- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans ce tout nouvel épisode du podcast Les Sens de la Vie. Aujourd'hui, on avait envie d'apporter un sujet avec Lucie qui, je pense, concerne beaucoup plus de monde qu'on le croit. Cette sensation de ne jamais être suffisamment bien, ce besoin d'être vu, d'être apprécié, d'être choisi, que ce soit dans nos relations amoureuses, dans notre travail. dans nos amitiés ou même dans notre rapport à nous-mêmes ? Pourquoi est-ce qu'on a parfois autant besoin que les autres nous renvoient une image positive de nous-mêmes pour réussir à nous sentir bien ? Pourquoi est-ce qu'on passe énormément de temps à essayer de plaire, à faire nos preuves, à nous comparer, ou encore à chercher cette petite reconnaissance qui va nous rassurer ? Voilà, c'est un petit peu des questions qu'on s'est posées avec Lucie et aujourd'hui on va justement aborder ce sujet ensemble. Lucie, c'est une personne que j'ai déjà reçue dans des épisodes auparavant et aujourd'hui, on avait envie de pouvoir explorer ce thème-là. Donc si ça vous intéresse et si ça vous parle, je vous laisse avec la suite de l'épisode. Je m'appelle Candice, je suis psychopraticienne et chaque mardi, on se retrouve pour un nouvel épisode pour t'aider à libérer les blocages émotionnels, à réconcilier le corps, le cœur et l'esprit et à retrouver une vie plus alignée. Si cet épisode t'a plu, n'hésite pas à le partager avec quelqu'un de ton entourage qui pourra en avoir besoin. Et si tu veux soutenir le podcast Les Sens de la Vie, tu peux aussi laisser une jolie note ou un commentaire. Ça m'aide énormément et ça permet au podcast de toucher encore plus de personnes. Donc aujourd'hui, on va essayer justement de parler de ce besoin de reconnaissance à travers l'expérience de Lucie qui est présente aujourd'hui. Voilà, d'ailleurs, merci beaucoup Lucie d'être venue aujourd'hui. pour parler de tout ça.
- Speaker #1
Et bien, avec plaisir. Merci à toi de laisser cette opportunité.
- Speaker #0
Et bien, merci à toi. Et donc, aujourd'hui, on a voulu un peu faire cet épisode parce que c'est vrai qu'on se reconnaît toutes les deux dans ce besoin de reconnaissance, ce besoin d'être vu, de nos expériences de vie qui sont parfois assez similaires. Et le fait d'en parler ensemble... on s'est dit qu'on allait peut-être pouvoir partager nos expériences pour les personnes qui peuvent peut-être se reconnaître et surtout essayer de donner des conseils pour essayer de se sortir un petit peu de ces mécanismes bloquants, je dirais. Avant de commencer, on voulait d'abord vous donner un petit contexte sur cet épisode. À la base, on a eu envie de parler du besoin de reconnaissance et de validation des autres. C'est la suite d'une expérience que Lucie a vécue. lors d'une prestation de maquillage. Et cette situation a fait remonter chez elle beaucoup de questionnements, de blocages et notamment cette peur du regard des autres, ce besoin de se sentir validé, reconnu, accepté. Et en fait, on a commencé à échanger là-dessus, à creuser un petit peu le sujet. Et on s'est rendu compte qu'il y avait énormément de choses à explorer derrière ce mécanisme. Et finalement, on s'est dit que ce serait intéressant de vous partager cette réflexion parce que je pense que beaucoup d'entre nous peuvent se reconnaître. dans ce besoin de validation, parfois même sans s'en rendre compte. Et donc, voilà, j'espère que vous pourrez apprécier cet épisode. Et donc, Lucie, est-ce que tu pourrais nous expliquer, nous raconter un petit peu ce qui s'est passé pour qu'on puisse un petit peu plus comprendre ?
- Speaker #1
En fait, déjà, si je dois commencer par quelque chose, c'est avant de faire cette prestation, ça a été un challenge pour moi parce que ça me faisait carrément sortir de ma zone de confort. Donc déjà, avant de faire la prestat, j'étais pas mal... stressée, j'avais des peurs notamment que ça ne te laisse pas ce que je passe ou que je n'y arrive pas, enfin voilà plein de ruminations donc j'ai fait cette prestation après avoir fait la prestation je pensais que j'allais me sentir libérée et en fait pas du tout, mes pensées elles se sont focalisées sur les potentielles erreurs que j'aurais pu faire ou les potentielles choses négatives et je me suis rendue Merci. compte qu'à travers ces peurs, ces questionnements, en fait, ce qui ressortait le plus, c'était la validation d'autres trucs, la validation de l'équipe du bar, la validation des clients, mais à travers de petites choses, parce que j'ai eu quand même des retours positifs, mais mon esprit se focalisait vraiment sur des trucs sur lesquels je n'avais... Je n'ai pas la main dessus, je n'ai pas... Je ne peux pas avoir la certitude. Si je dois donner un exemple, c'est par exemple... Moi, j'ai... J'ai peur qu'un des matiages ne me plaise pas et que la personne en face n'ose pas me le dire. Ah oui, ça,
- Speaker #0
tu m'en avais parlé, ouais.
- Speaker #1
Ça, ça ne m'appartient pas. Donc, j'ai le choix d'alimenter ces ruminations ou... de les stopper et de focaliser mon esprit sur les choses concrètes et les choses que je sais et qui sont positives. Parce que si je décide de nourrir l'autre partie, en fait, à part ruminer et avoir des questions, et ne jamais avoir de réponse, au final, je ne vais pas avancer comme ça. Donc vraiment, par rapport à cette expérience, c'est dans le regard des autres où je pense que du coup, c'est là aussi que ça ne va pas, parce que... J'attends quelque chose, j'attends une validation, mais parce que moi-même, je ne me la donne pas, je pense. Et du coup, c'est là où ça devient compliqué.
- Speaker #0
En fait, oui, c'est ça. C'est que tu as vécu cette expérience où tu as eu ce besoin un petit peu de validation extérieure. Et donc, tu m'avais expliqué que tu avais eu des retours positifs, mais que toi, en fait, tu n'arrivais pas à prendre ces retours positifs en considération.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'est ça. Oui. Du coup... qu'est-ce qui t'a vraiment challengé dans cette expérience-là, toi ?
- Speaker #1
Il y a eu plusieurs choses. Pour le coup, bon, alors déjà, le plus gros truc, c'était vraiment peut-être de, je dirais, de dépasser le regard des gens. Parce que déjà, à cette préparation de maquillage, j'ai dû y aller maquillée. Donc, le fait déjà d'aller au rendez-vous maquillée... ensuite me retrouver face à l'équipe que je ne connais pas. Donc, c'est comme s'il allait falloir que je prouve mon talent, entre guillemets, ou ma valeur. Mais le fait de ne pas avoir la certitude, ça me met en difficulté. Sauf qu'il y a des fois où on ne peut pas avoir la certitude. Donc, c'est là aussi l'ambivalence. Et sinon, ce qui m'a vraiment mis en difficulté, c'est de... D'avoir envie que ça plaide et de ne pas avoir cette certitude-là. En fait, il y a l'envie de bien faire, il y a l'envie d'être reconnu, que les gens m'apprécient. J'apprécie aussi mon travail et du coup, il y a plein de doutes par rapport à tout ça.
- Speaker #0
Ce que tu racontes, c'est hyper intéressant parce que finalement, le besoin de reconnaissance, c'est quelque chose de profondément humain. Et on a tous besoin de se sentir, pour moi, je pense, considérés, appréciés, écoutés. et même reconnu dans ce qu'on va faire. C'est quelque chose qui va participer aussi à notre construction personnelle et à notre estime de nous. Mais là où ça devient un peu compliqué, comme on en avait parlé, c'est lorsque cette reconnaissance devient une condition pour se sentir suffisamment bien et que ça prend beaucoup de place. Par exemple, quand on fait quelque chose pour être... pour que les autres soient satisfaits de notre travail, si personne ne nous fait remarquer, si... On ne va pas avoir forcément ce retour, c'est à ce moment-là qu'on va commencer à douter. En tout cas, moi, c'est quelque chose qui me parle beaucoup. Toi, je ne sais pas si c'est le cas, mais c'est dans des moments comme ça où, en fait, quand on n'a pas vraiment de retour sur ce qu'on a fait, que les ruminations vont commencer à arriver.
- Speaker #1
Oui, alors je te rejoins complètement. Ça, c'est sûr que quand on n'a pas le retour attendu ou qu'on n'a pas forcément de retour, ça laisse place au flou. Et c'est là où les ruminations mentales commencent.
- Speaker #0
Oui, et finalement, on donne aussi aux autres une partie, pour moi, je trouve, du pouvoir de déterminer la manière dont on se perçoit et dont on fait les choses. Et on peut même finir par confondre notre valeur personnelle avec ce qu'on va réellement apporter, ce qu'on accomplit ou ce que les autres vont penser de nous. Et je trouve que c'est hyper intéressant de se demander, pour moi, d'où ça vient ce fonctionnement. parce qu'on ne naît pas Avec ce mécanisme-là, avec cette impression qu'il faut constamment faire ses preuves. Et en fait, ça va se construire au fil du temps et de nos expériences. Et c'est pour ça que je voulais, moi, te poser cette question-là. Et je pense que les personnes qui vont nous écouter vont peut-être aussi, enfin, peuvent aussi se poser cette question. C'est, selon toi, d'où vient ce besoin de reconnaissance ?
- Speaker #1
Alors, moi, je pense à deux choses. Tu me confirmeras ou pas si... Si je me trompe, la première chose, c'est quand j'étais petite, avec ma maman, je sais qu'elle attendait beaucoup de mes résultats scolaires et qu'elle se focalisait très souvent sur ce qui était faux plutôt que juste. Et j'ai souvenir que la petite que j'étais à l'époque souffrait de ça. Donc tu me diras, mais il me semble, enfin on en avait déjà parlé, et il me semble que les parents, enfin c'est un peu la source. des fois du développement et tu pourras je pense plus m'éclairer là-dessus et la deuxième chose à laquelle je pense c'est Merci. L'harcèlement que j'ai vécu pendant ma scolarité, où ça m'a enlevé beaucoup d'assurance et de confiance en moi parce que je ne comprenais absolument pas pourquoi j'étais harcelée et mise de côté. Et je sais qu'il y a eu toute une remise en question de ma personne pour essayer d'expliquer le fait que je sois mise de côté, mais je n'avais pas de réponse. Donc, je pense que ça a un lien.
- Speaker #0
Oui, bah... Complètement, en fait, c'est ça. C'est que parfois, je pense qu'on apprend très tôt à associer l'amour, l'attention ou la fierté de nos figures d'attachement. Donc, comme tu disais, par exemple, avec tes parents, c'est ça ? Oui. Et quand on est enfant, en fait, c'est un petit peu ce qui va se passer. Si on va recevoir beaucoup de compliments lorsqu'on réussit, on va ressentir un petit peu cette reconnaissance-là. Sauf que parfois, en fait, on... C'est jamais suffisant, comme tu le disais. En tout cas, c'est quelque chose qui me parle beaucoup. Parce que c'est ça, en fait. C'est vraiment... On va jamais être à la... Assez. On va jamais être assez bien, assez à la hauteur. On a vraiment ces croyances qui commencent à se créer de devoir réussir pour être reconnue. Et en fait, ça va vraiment se jouer dans le faire plutôt que dans le fait d'être, tout simplement. Ça fait vachement écho, d'ailleurs, à l'épisode que j'ai proposé. Il n'y a pas longtemps, sur le besoin de reconnaissance, je me répète un petit peu, mais je pense que c'est quelque chose qui va parler à beaucoup de personnes. Et c'est très intéressant de pouvoir prendre conscience, je pense, de ces mécanismes-là qui se créent, comme tu le disais, avec nos figures d'attachement, mais qui peuvent aussi se créer dans d'autres domaines. Enfin, du moins, ça peut aussi se ressentir dans... d'autres expériences, comme tu disais, quand tu étais à l'école avec tes camarades. Toi, quels liens tu fais entre ce que tu as pu vivre à ce moment-là dans ton enfance, avec tes figures d'attachement, avec les personnes, justement, comme tu disais, à l'école ? Quels liens tu vas faire entre ce qui s'est passé quand tu étais plus jeune et aujourd'hui les expériences que tu vis ?
- Speaker #1
Ok, intéressant comme question, parce que... En fait, je dirais que les expériences un peu traumatisantes, si je peux dire ça comme ça. En tant qu'enfant, j'ai mis des choses en place et vu que je me suis vue comme le problème et j'ai remis toute ma personne en question, je me suis un peu construite sur ça. Et du coup, aujourd'hui, je vais me baser sur ça et ça va être hyper dur quand je vais vouloir faire des nouvelles choses. Quand je vais vouloir sortir de ma zone de confort et aller vers des nouvelles expériences, c'est un peu tout ça qui remonte. Parce qu'il y a toutes ces fausses croyances qui me reviennent un peu en pleine face. Où je me dis, est-ce que je vais y arriver ? Est-ce que les gens vont me trouver bizarre ? Est-ce que mon travail va être apprécié ? C'est des questionnements et j'ai remarqué que tous ces questionnements, c'est des questionnements par rapport aux autres. Et ça remettait ma valeur et ma personne en question. Donc en fait, je me base, comme tu disais tout à l'heure, sur l'approbation des autres. Et si je n'ai pas un retour comme je l'espère, et encore, je pense même que si j'avais un retour comme je l'espérais, mon cerveau, il partirait quand même dans des questionnements, dans des remises en question, je pense. C'est comme si j'étais en recherche de la perfection constamment. Mais comme on dit, la perfection n'existe pas. S'il reste dans cette dynamique-là, je risque de tourner en rond longtemps, je pense.
- Speaker #0
Ouais, je vois complètement ce que tu veux dire et je pense qu'il y a quelque chose d'assez important à comprendre. C'est pas parce que tu vas prendre conscience de ta croyance que tu vas tout de suite, immédiatement arriver à t'en libérer. En fait, une croyance, c'est pas simplement une pensée qu'on a dans le coin de notre tête, c'est quelque chose qu'on a parfois construit justement au fil de nos expériences. qui a fini par devenir une manière de voir notre monde, de voir les autres, et surtout de voir notre propre valeur. Et en fait, ce qui est ultra frustrant pour moi, c'est que même à l'âge adulte, on va intellectualiser le fait que ces fonctionnements-là, ils sont plus bons, on a envie de s'en détacher, mais on continue à fonctionner de cette façon-là. Et d'ailleurs, tu m'as dit quelque chose quand on en a parlé. qui est très vrai par rapport à ce mécanisme, c'est le perfectionnisme. Je comprends totalement ce que tu veux dire d'ailleurs avec tout ça, parce que je trouve que c'est extrêmement lié à ce besoin de reconnaissance. Quand on a besoin d'être validé par les autres, on a souvent tendance à chercher à bien faire, à donner le meilleur de nous-mêmes, parfois justement à en faire trop. Et sans s'en rendre compte, on se met une pression énorme et en fait on va placer la barre très haut. Sauf que le problème avec le perfectionnisme, c'est que cette barre, finalement, on ne l'atteint jamais vraiment. Comme tu dis, le perfectionnisme, en fait, la perfection n'existe pas vraiment. Parce qu'une fois qu'on a atteint, finalement, cet objectif, on va s'en fixer un autre encore plus élevé. Et on ne va jamais atteindre... cet objectif-là, cette barre qu'on a placée. Et je pense que ça peut aussi venir de certaines expériences qu'on a vécues dans notre enfance, par exemple, lorsqu'on a vécu avec le sentiment qu'on n'en faisait jamais assez, je sais qu'on en a parlé ensemble, de ces moments-là où, en fait, ce qu'on faisait, il fallait toujours qu'on fasse davantage pour répondre à certaines attentes de notre entourage et surtout, du coup, pour être reconnus, parce que quand on est enfant, c'est comme ça que ça se passe. Et ça peut justement se construire à travers ce qu'on a vécu à l'école, dans nos expériences de vie, avec nos parents. En tout cas, moi, ça me parle énormément parce que je pense que ce besoin de perfection, il peut parfois être une manière de chercher une reconnaissance de ce qu'on a du mal à s'accorder à soi-même par rapport à nos expériences passées. En fait, on va comprendre très tôt que pour être reconnu par notre entourage, pour éviter les remarques ou recevoir de l'attention, il va falloir... Faire certaines choses, comme par exemple être sage, bien travailler à l'école, voilà, en fait ça va vraiment être des choses qu'on va nous faire croire qu'il faut faire pour mériter entre guillemets de l'amour, de l'attention, de l'affection, de la reconnaissance. Et ce mécanisme-là, on va continuer en fait à l'utiliser et à le faire à l'âge adulte. Et donc c'est pour ça que ce perfectionnisme-là, on va inconsciemment le faire pour avoir cette reconnaissance extérieure comme on le faisait quand on était enfant. On avait justement parlé de ce mécanisme avec Lucie. D'ailleurs, est-ce que toi tu peux nous dire ce que tu en penses par rapport à ce mécanisme ?
- Speaker #1
Je pense que c'est un mécanisme qui s'est mis en place durant l'enfance quand il y a eu... les traumatismes ou les choses difficiles à vivre parce qu'à ce moment-là, ça m'a servi, ça m'a sauvée. Mais aujourd'hui, en étant adulte, ce mécanisme me dessert. Et c'est souvent ce qui se passe. D'ailleurs, j'ai l'impression, quand on passe de l'âge enfant à adulte, c'est difficile de se détacher de ces mécanismes-là. Vu qu'à un moment donné, ça a été notre porte de sortie et c'est ce qui nous a sauvés.
- Speaker #0
Oui, complètement, c'est ça. C'est ça en fait, c'est des mécanismes qu'on a mis en place pour nous protéger. Et à l'heure d'aujourd'hui, ce mécanisme-là a tellement été présent en nous qu'il y a une partie de notre cerveau qui ne comprend pas que c'est quelque chose qui, comme tu le disais, nous dessert. Et c'est pour ça que c'est très compliqué de s'en libérer parce qu'il y a un petit peu notre côté conscient qui vient nous dire que c'est quelque chose dont on aimerait se libérer parce que ça nous bloque. Et en même temps, il y a ce côté... inconscient de cette croyance et de ce mécanisme qui revient dans ces situations-là et qui continue finalement de nous bloquer.
- Speaker #1
Et en fait, quand je dis que du coup ça me dessert aujourd'hui en étant adulte, c'est que quand je veux entreprendre des nouvelles choses, donc forcément sortir de ma zone de confort, c'est là où ça devient très... ça devient difficile parce que du coup c'est comme si dans mon cerveau il y avait des alarmes qui se mettaient à bipper. dans tous les sens en disant danger, danger. Là, tu es en train de t'éloigner de tes modes de fonctionnement qui t'ont sauvé à l'époque. Sauf que si je reste dans ces modes de fonctionnement, en fait, je n'agis pas. Donc, ça veut dire que je ne crée rien, je ne sors pas de ma zone de confort, je ne teste pas de nouvelles expériences et je n'élargis pas ma zone de confort non plus. C'est là où c'est... D'où l'importance, en fait, de reconnaître ces mécanismes et d'arriver à en sortir pour essayer justement. d'évoluer et d'aller vers ce qui nous anime aussi.
- Speaker #0
Oui, c'est ça exactement. Et on en avait parlé. Et en fait, c'est quelque chose que j'ai aussi réalisé. C'est que moi, j'étais beaucoup concentrée sur le fait d'aller un petit peu, de savoir d'où ça venait et de reprogrammer les croyances qui sont reliées à ces expériences qu'on a pu vivre. Et en fait, je me suis aussi rendue compte que c'était... important d'apprendre à sortir de cette zone de confort-là, même si ce n'est pas facile, mais pour apprendre à vivre autrement, à vivre des nouvelles expériences qui peuvent justement reprogrammer ces mécanismes, en bons mécanismes, du moins faire comprendre à notre cerveau qu'on peut faire autrement. et qu'on n'a pas forcément besoin de cette validation des autres. Et surtout, il y a quelque chose qui m'a beaucoup marquée. J'en avais discuté avec quelqu'un et encore une fois, ça fait écho à ce que je disais dans mon ancien épisode sur le besoin de reconnaissance. C'est que parfois, on nous fait des compliments, comme tu disais, toi, dans ton expérience. On a reconnu ton travail. On a dit qu'on était content de ta prestation, de ta personne, etc. Et en fait, on a tendance, dans ces moments-là, à retenir que le négatif. et à ne pas intégrer le positif. Et je pense que ça, c'est hyper important d'arriver à prendre les compliments, en fait. Tu vois ?
- Speaker #1
Oui, carrément. Et en plus, tu parlais de reprogrammation. Donc, je pense qu'on peut parler de reprogrammation mentale, du coup. Et en plus, c'est toi qui m'as dit ça lors de nos échanges sur Snap. Où tu m'as dit... En fait... même si on a du mal à prendre en compte les compliments ou à les incarner ils sont quand même hyper importants tu vois aller à la reprogration mentale pardon c'est dur à dire parce qu'en fait du coup on se base quand même sur des choses extérieures pas que des choses qui viennent de nous même si à la base ça passe par nous pour reprogrammer on peut aussi se souvenir en fait que telle personne a fait tel compliment sur quelque chose Et c'est vrai que ça, ça aide. Enfin, ça aide beaucoup. Mais c'est un travail quand même... C'est pas évident, mais ça marche. Et pour le coup, j'ai une jolie expérience par rapport à ça, notamment avec mon physique, où c'était très difficile à l'époque, au lycée, où j'avais vraiment un problème avec mon image. Et en fait, le jour où j'ai arrêté de me répéter constamment que je suis moche, parce que c'est clairement la phrase qui me venait dès que je me regardais dans une glace, le jour où j'ai arrêté... de me le répéter tous les jours et que j'ai essayé de me forcer à me dire non mais là je suis belle ou alors au moins de complimenter un truc sur mon physique quelque chose que je trouvais beau c'est là où le travail a commencé et aujourd'hui je n'ai plus du tout le même rapport avec
- Speaker #0
mon physique avec la perception que tu as de toi que tu avais avant mais ça je m'en souviens et c'était très fort je trouve que c'est très fort de... quand tu m'avais partagé la façon dont tu te voyais auparavant et je trouve comme tu dis que c'est hyper puissant de pouvoir conscientiser le fait que tu as arrêté de te répéter ces phrases-là pour vraiment pouvoir en créer d'autres et surtout changer cette perception-là. Et c'est exactement ça. C'est vraiment de... De changer son discours aussi, puisque le discours qu'on va se porter, alors ça c'est quelque chose je pense qui est hyper important, c'est vraiment de changer le discours qu'on se porte parce qu'il est souvent très dur. Et si on commence par être beaucoup plus bienveillant avec nous-mêmes, je pense que ça peut changer beaucoup de choses dans justement ces besoins un petit peu de reconnaissance, de validation, parce qu'on va plus se la porter à soi et moins attendre que les autres nous la portent.
- Speaker #1
Oui, totalement. En fait, on incarne nos pensées, finalement. Ça paraît si simple dit comme ça sur le papier, mais plus on va dire quelque chose et penser la chose, plus on va l'incarner. Donc forcément, quand on est plus doux avec nous-mêmes, les choses sont plus douces aussi avec nous à l'extérieur. Ou en tout cas, on les perçoit d'une autre manière.
- Speaker #0
Oui, c'est exactement ça. c'est vraiment ce qu'on disait que c'est vraiment Pour moi, je pense qu'on expérimente ce que l'on croit. Alors, je pense qu'il y a des personnes qui ne vont pas être vraiment d'accord avec ce que je vais dire, mais je sais que nous deux, on a cette perception-là des choses. Et je pense que si on commence à changer nos croyances et notre perception des choses, notre monde va aussi changer, en fait. Et les expériences qu'on va vivre vont aussi être différentes.
- Speaker #1
Tout à fait, oui. Et puis sur ça, on se rejoint. Il y a quand même une force dans la pensée. Après, voilà, c'est apprendre avec de la hauteur. Mais quand on comprend ça, il y a quand même quelque chose qui change dans la manière de vivre et de percevoir les choses et les situations aussi.
- Speaker #0
Exactement, complètement. Si on devait faire un petit récapitulatif de cet épisode, je pense que ce qu'on peut retenir de l'échange qu'on a eu aujourd'hui, enfin ce que vous pouvez retenir de notre échange, c'est que ce besoin de reconnaissance et de validation, c'est quelque chose déjà de profondément humain. C'est normal, on a tous besoin à un moment donné de se sentir apprécié, écouté, considéré, reconnu. C'est juste que là où ça va devenir compliqué, c'est lorsque notre valeur va commencer à dépendre complètement du regard des autres. On a vu ensemble que certains de nos mécanismes On pouvait prendre aux racines justement dans notre histoire, dans notre enfance, dans les expériences qu'on vivait avec nos figures d'attachement ou dans certaines situations de notre vie. Et parfois, même lorsqu'on va conscientiser ces croyances-là et ces mécanismes, on va continuer à fonctionner de cette manière parce qu'elles sont devenues familières, parce qu'on les a répétées pendant des années et parce qu'elles nous ont aidées à un moment donné. Mais la bonne nouvelle, c'est que ces croyances... C'est pas des vérités absolues sur nous et surtout on peut apprendre à les déconstruire. Ça passe notamment par de nouvelles expériences comme on a dit, apprendre à faire des choses pour soi, accepter de pas toujours être approuvé, à poser ses limites, à oser aussi être soi-même sans chercher à plaire à tout le monde et aussi apprendre à recevoir les compliments, ne pas être systématiquement dans la minimisation et surtout des fois on est gêné. quand on va nous faire des compliments. Donc c'est vraiment de pouvoir accueillir ce qu'on nous donne, de l'accueillir vraiment. Et si vous vous reconnaissez dans ce qu'on vient de raconter, je vous invite à vous demander dans quel domaine de votre vie ce besoin de validation apparaît le plus. Est-ce que c'est dans vos relations amoureuses ? Est-ce que c'est peut-être dans votre besoin que l'autre vous rassure constamment, qu'il vous choisisse, qu'il vous montre que vous comptez ? Est-ce que c'est plutôt dans le travail ? que... Vous avez tendance à en faire toujours plus, à vous surinvestir dans l'espoir que quelqu'un remarque vos efforts ou qu'on vous dise que votre travail est bien fait. N'hésitez pas à partager vos expériences en commentaire sur YouTube. Vos témoignages et vos questionnements pourront justement nous inspirer pour créer des prochains épisodes autour de ces sujets qui nous parlent et qui nous touchent beaucoup avec Lucie. En tout cas, j'espère que cet épisode vous aura plu. Merci beaucoup.
- Speaker #1
d'ailleurs Lucie d'avoir participé à cet épisode aujourd'hui et bien merci à toi c'est toujours avec plaisir et puis on attend vos retours avec impatience carrément n'hésitez pas à partager cet épisode à quelqu'un qui pourrait en avoir besoin merci
- Speaker #0
pour votre écoute et je vous dis à la semaine prochaine pour un tout nouvel épisode