Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans ce tout nouvel épisode. Aujourd'hui j'ai envie de parler avec vous de la blessure d'injustice. Pourquoi est-ce qu'on veut toujours bien faire ? Pourquoi est-ce qu'on se sent tendu ou encore frustré quand les choses ne sont pas faites comme il le faut ? Dans cet épisode on va explorer ensemble cette blessure et surtout comment s'en libérer. pour retrouver plus de légèreté, de confiance et de douceur envers soi. Je m'appelle Candice, je suis psychopraticienne et à travers mes accompagnements, j'aide à libérer les blocages émotionnels, à réconcilier le corps, le cœur et l'esprit et à retrouver une vie plus alignée. Ici, je vous partage des clés, des réflexions, des pratiques concrètes pour mieux vous comprendre, vous apaiser et cultiver une vie qui vous ressemble. Chaque semaine, je vous retrouve pour un nouvel épisode où nous explorons ensemble un thème en lien avec nos émotions, nos pensées et notre bien-être. Si cet épisode t'a plu, n'hésite pas à le partager à quelqu'un de ton entourage qui pourra en avoir besoin. Et si tu veux soutenir le podcast Les Sens de la Vie, tu peux aussi laisser une jolie note ou un commentaire. Ça m'aide énormément et ça permet au podcast de toucher encore plus de personnes. Je suis très contente de vous retrouver aujourd'hui pour... continuer notre série sur les blessures de l'âme et aujourd'hui j'ai envie de parler avec vous de la blessure d'injustice. Donc pour rappel, nos blessures, donc les blessures de l'âme, prennent racine dans des expériences vécues durant notre enfance. Elles vont pas forcément venir de notre vécu mais plutôt de la manière dont on l'a ressenti à ce moment-là parce que lorsqu'on est enfant, on va pas comprendre le monde comme un adulte. On ne va pas mettre de mots, on ressent les choses hyper différemment. Et quand une émotion est trop forte et qu'on ne sait pas quoi en faire, elle va laisser une trace à l'intérieur de nous, comme une empreinte émotionnelle. Et ces blessures nous marquent profondément. Et pour ne plus les ressentir, on va chercher à apprendre à les cacher derrière des masques, des comportements, des attitudes et des façons d'être aussi qu'on va avoir tendance à répéter sans s'en rendre compte. Et ces masques, on les porte pour se protéger, pour éviter de revivre la douleur. Mais en grandissant, ils finissent souvent par nous enfermer, parce qu'ils vont nous éloigner de ce qu'on est vraiment. Et c'est tout l'enjeu de ce travail intérieur, c'est vraiment de comprendre nos blessures, non pas pour les juger, mais plutôt pour apprendre à les reconnaître. Et peu à peu, à s'en libérer. Donc voilà, la blessure d'injustice, elle, elle va se construire autour d'une idée. Celle qu'il faut mériter sa place, qu'il faut bien faire pour être aimé. Et quand cette blessure est active, on va avoir tendance à chercher à tout contrôler, à tout équilibrer, on veut que les choses soient justes, soient droites, soient cohérentes. Et dès qu'il va y avoir un déséquilibre, quelque chose va se crisper à l'intérieur. Mais ce qu'il y a derrière cette rigidité, c'est souvent une immense peur. La peur d'être jugée, la peur d'être mal compris ou encore de décevoir. Alors on va avoir tendance à se montrer fort, calme, organisé. On va garder tout à l'intérieur, mais ce contrôle permanent finit par créer une fatigue émotionnelle immense et une sensation d'injustice permanente envers soi et parfois envers les autres. Donc cette blessure, comment elle se manifeste ? Si tu portes cette blessure, tu peux te reconnaître dans certains comportements que je vais te citer. Ça peut être le fait que tu aies un besoin que tout soit juste, que tout soit équilibré. Tu peux aussi avoir du mal à supporter l'erreur, que ce soit la tienne ou que ce soit celle des autres. Tu peux aussi avoir tendance à retenir tes émotions. À chercher aussi à faire que les choses soient parfaitement faites, à être irréprochable dans, par exemple, ton travail. Et souvent, tu peux aussi ressentir une grande exigence envers toi-même et envers les autres. Dans tes relations, tu veux que tout soit loyal, que tout soit cohérent. Mais tu as parfois du mal à exprimer ce que tu ressens vraiment. Tu veux être juste, mais tu as peur d'être sensible. Dans le travail, ça peut être le fait que tu es une personne sur qui on peut compter. Tu sais bien faire les choses, tu assumes, tu gères, mais tu t'imposes un rythme très fort et souvent sans t'en rendre compte. Dans ta vie personnelle, tu peux te sentir frustrée ou en colère lorsque quelque chose n'est pas fait comme il le faudrait. Parce que tu as ce besoin d'harmonie, tu vas remarquer que tu cherches à tout maîtriser, ton environnement, ton image. même tes émotions. Tu veux que tout soit en ordre, que tout soit parfait, parce que le désordre va te mettre mal à l'aise, va te donner l'impression surtout de perdre le contrôle. Donc ça, ça peut être super inconscient, donc c'est important de venir remarquer nos propres comportements. Tu peux aussi avoir du mal à te poser, à ne rien faire, parce qu'à l'intérieur de toi, il peut y avoir cette petite voix qui te dit « je devrais faire mieux, je pourrais encore m'améliorer » . Alors tu vas avoir tendance à te mettre énormément la pression, tu veux être aimé, reconnu, mais tu as l'impression que ce n'est jamais assez et paradoxalement, plus tu vas chercher à tout bien faire, plus tu vas te sentir parfois incompris ou seul dans ton exigence. C'est ce besoin de perfection en apparence noble qui devient à la longue un masque de protection. Tu veux être irréprochable pour ne pas être jugé et tu crois... inconsciemment que c'est en étant parfait que tu seras aimé. Mais derrière cette force, il y a une vraie fatigue et une envie parfois de lâcher prise. Il y a aussi un grand besoin de reconnaissance et une difficulté à la recevoir. Et ce qu'on oublie souvent, c'est que cette blessure ne s'exprime pas seulement à travers le besoin de perfection ou de contrôle. Elle se manifeste aussi dans nos schéma de vie et même dans notre corps. Dans des situations où, par exemple, on a l'impression de revivre encore et encore les mêmes choses, d'avoir l'impression de faire tout ce que tu peux, mais de n'être jamais assez suffisant. Ces répétitions, pour moi, elles ne sont pas là pour punir, c'est ce que je dis dans les autres blessures, et pour chaque blessure, elles sont là pour nous montrer quelque chose. Et elles se réveillent pour que tu puisses enfin t'en libérer. Parce que tant qu'une blessure n'est pas reconnue, elle se rejoue. Et ces scénarios, aussi douloureux soient-ils, sont juste des invitations à te choisir, à te reconnaître et surtout à t'accorder la valeur que tu attends souvent des autres. Et puis ce qu'il y a de très intéressant avec cette blessure, c'est qu'elle se reflète aussi dans le corps. Comme chacune des blessures, elle a un petit peu sa particularité. Les personnes touchées par l'injustice ont souvent une posture assez droite, assez tendue, comme si tout devait rester sous contrôle. Ça peut passer par des épaules légèrement tirées en arrière par exemple, ou encore le dos bien droit, parfois même rigide. Et c'est une façon inconsciente de montrer que je tiens debout, que je maîtrise. Mais il peut y avoir une forme de tension permanente, de raideur musculaire ou articulaire, et parfois une sensibilité au niveau du cou, du dos ou encore des épaules. C'est comme si le corps lui aussi voulait être... parfait et qu'il s'interdisait de lâcher prise. Pour moi, le corps parle toujours et ici, il exprime cette volonté de garder le contrôle et de ne rien laisser dépasser. Donc maintenant, on va venir voir d'où elle vient cette blessure avec la vision de l'enfant. Cette blessure déjà, elle se crée souvent très tôt dans un environnement où on a ressenti qu'il fallait bien faire pour être aimé par exemple. Peut-être qu'on avait tendance à te dire qu'il fallait que tu sois sage, qu'il fallait que tu arrêtes de pleurer, que ce n'était pas grave, qu'il fallait être fort. Et sur le moment, ton parent voulait sans doute t'aider à aller mieux. Mais toi, dans ton cœur d'enfant, tu as pu le comprendre d'une façon différente. Par exemple, je n'ai pas le droit de ressentir. Je dois être parfait pour être aimé. Ou peut-être que tu as souvent entendu, tu peux mieux faire. Ça peut aussi être au niveau de la justice. Donc peut-être qu'on avait tendance à te dire que ce n'était pas juste. Et sans t'en rendre compte, tu as associé l'amour à la performance. Et ça, ça peut énormément se jouer aussi au niveau de l'école. C'est là que tu as commencé à construire ce masque de droiture, de maîtrise. Et c'est très important à chaque fois, j'aime bien le rappeler, mais on a tous des blessures. Et souvent, les adultes vont reproduire ce qu'ils ont appris. et le but ce n'est pas de se juger ou chercher à savoir qui a la faute. C'est simplement de comprendre pour pouvoir s'en libérer. Donc voilà, maintenant j'ai envie de parler un petit peu avec vous de ce qui se passe après, de ce masque de rigidité qu'on va créer pour ne plus souffrir de l'injustice. On va apprendre à se contrôler, on devient exigeant, on devient fort, on devient très stable. Et ce masque qu'on appelle souvent le masque de rigidité va donner l'illusion d'une grande maîtrise. Mais à force de vouloir être comme il faut, on va s'éloigner. de soi. On perd le contact avec sa sensibilité et souvent on va se couper de ses émotions. Et cette rigidité se manifeste souvent dans notre corps. Une tension au niveau de la nuque, une douleur au niveau des épaules, au niveau du dos, comme si on devait rester tout le temps et en permanence sous tension. Et souvent il y a aussi une colère qui est enfouie derrière cette blessure et une frustration de ne pas pouvoir juste... être. Guérir de la blessure d'injustice, c'est apprendre à se détendre. C'est apprendre à relâcher le besoin de tout contrôler. C'est aussi accepter que la vie n'est pas toujours juste et que tu peux être aimé même quand tout n'est pas parfait. Et pour moi, c'est vraiment une notion très importante. C'est vraiment de s'accepter dans son imperfection. Parce que ce besoin d'être parfait dans la blessure d'injustice, c'est vraiment très présent. Mais la guérison, c'est justement de venir remettre de la douceur là-dedans. Alors je te propose un petit exercice un peu introspectif pour te permettre de te libérer de cette blessure. Pour commencer, c'est de venir prendre une feuille et venir noter trois défauts ou encore trois traits de ta personnalité que tu as tendance à juger souvent. Des choses aussi qu'on peut te reprocher. Et pour chacun d'eux, de venir écrire une phrase qui transforme ta croyance. Par exemple, si c'était « je suis trop sensible » , ça peut devenir Ma sensibilité est une force, elle me permet de ressentir profondément. Si c'est par exemple je n'en fais jamais assez, ça peut devenir je fais déjà de mon mieux et c'est suffisant. Le but en fait c'est de vraiment venir noter trois défauts et de venir changer cette croyance derrière l'image et la perception que tu peux avoir. Ce petit exercice de reprogrammation te permet de réaligner ton mental avec ton cœur. de remplacer la rigidité par de la compassion et de réapprendre à t'aimer sans condition. Tu peux même garder ces phrases près de toi, donc dans ton téléphone, sur ton bureau ou par exemple sur un post-it. Et chaque fois que ton esprit te ramène à la perfection, je t'invite vraiment à les relire et à laisser ces mots te rappeler que tu es déjà assez. Pour conclure, la blessure d'injustice, c'est celle du contrôle, de la perfection, de la retenue. Mais derrière, il y a une immense sensibilité et un vrai besoin d'amour et surtout de reconnaissance. La guérison commence quand tu t'autorises à respirer, à te détendre, à ressentir et à te dire que tu n'as plus besoin d'être parfait pour être digne d'amour. Voilà, si cet épisode t'a parlé, n'hésite pas à le partager, à le noter ou à l'envoyer à quelqu'un qui pourrait s'y reconnaître. Et si tu sens que cette blessure est très présente chez toi, je propose des accompagnements Alors, pour t'aider à libérer ces schémas et à retrouver un rapport plus doux à toi-même. Tu retrouveras le lien de mes réseaux en description de l'épisode si tu veux qu'on puisse aller plus loin ensemble. Et dans le prochain épisode, on plongera dans la blessure d'abondance, celle qui touche à la peur d'être seule, aux besoins d'amour, d'attention et à cette quête de lien qu'on cherche souvent à combler à l'extérieur de nous. D'ici là, prends soin de toi et rappelle-toi que tu n'as rien à prouver. pour mériter ta place. Et je te dis à la semaine prochaine pour un tout nouvel épisode.