- Alexandre Franco
Bienvenue sur Capté Podcast. Je suis Alexandre Franco. À travers ce podcast, je pars à la rencontre de femmes et d'hommes qui ont osé entreprendre. Ils partagent leur parcours, leurs réussites, leurs galères et surtout les petites étincelles qui ont fait la différence dans leur aventure. Si tu aimes découvrir des trajectoires inspirantes et des récits authentiques qui mêlent business, créativité et humain, tu es au bon endroit.
- Laurianne Venet
À capter !
- Alexandre Franco
Pour ce premier épisode de Capté Podcast, je reçois Lauriane Venet d'Azuka Coaching.
- Laurianne Venet
On n'est pas obligé de faire le grand changement, de changer du tout au tout, de claquer la porte et de faire demi-tour. On peut juste avoir envie d'évoluer, de prendre conscience de qui on est et de continuer d'avancer en optimisant déjà les ressources qu'on a déjà. En fait, ce que j'ai compris par la préparation mentale, c'est qu'en fait, mon principal adversaire, c'était moi-même. L'idée, en fait, c'est d'aller enlever tous les petits cailloux qui nous gênent et de voir comment, à l'instant T, je reste focus et j'ai confiance en moi et je suis motivée et j'ai envie de découper.
- Alexandre Franco
Alors aujourd'hui on parle de performance, de leadership et de quête de sens et pour ça j'ai la chance de recevoir Lauriane Venet, ancienne sportive de haut niveau, coach en développement personnel et experte en leadership humaniste. Elle a transformé la discipline du tatami en une philosophie de vie et à travers Azuka Coaching, elle accompagne celles et ceux qui veulent évoluer, se réaligner et débloquer leur potentiel. Alors que vous soyez dirigeant sportif ou en quête de transformation, préparez-vous à un échange inspirant, pragmatique et plein d'énergie. Salut Lauriane, est-ce que tu es prête à nous dévoiler les recettes secrètes de tes accompagnements ?
- Laurianne Venet
Avec grand plaisir, merci Alexandre pour cette présentation magnifique. L'alignement, le leadership humaniste, etc. C'est des mots qui résonnent beaucoup.
- Alexandre Franco
Ouais, pourquoi humaniste justement ?
- Laurianne Venet
Pourquoi humaniste ? Parce que je pense que l'humain est au cœur de la performance et que sans être humain, en fait, il n'y a pas de performance.
- Alexandre Franco
Moi, je voulais savoir un petit peu comment ton parcours de sportif de haut niveau a influencé ton approche du coaching et du leadership.
- Laurianne Venet
Alors, écoutez, moi, du coup, j'étais sportif de haut niveau depuis que j'ai 15 ans. J'ai fait le parcours classique, club, sport et études, et puis structure de haut niveau jusqu'à l'INSEP, où j'étais sportif de haut niveau en judo. Et puis, j'ai mis un terme à ma carrière de sportif de haut niveau en judo suite à un championnat de France où, justement, je n'avais pas atteint mon objectif. Et j'avais décidé de tourner la page. Et puis ensuite, j'ai eu l'opportunité de me relancer sur une carrière en Jiu-Jitsu. Et là, ça a fonctionné. Et justement, dans cette période-là, je me suis dit, tiens, Lauriane, qu'est-ce que tu n'as pas fait au judo que tu pourrais mettre en place sur ta carrière de Jiu-Jitsu ? Parce qu'a priori, tu as la chance d'avoir une deuxième carrière. Et donc, du coup, j'ai fait de la prépa mentale. Ah, en fait. Et donc, du coup, j'ai mis en place, en gros, tout ce que je n'avais pas. pu mettre en place ou que voilà, où j'étais passée un peu à côté en me disant non, c'est bon, je peux réussir toute seule. Là, je me suis dit allez, je ne passe pas à côté de ma chance et je mets tout en place pour réussir cette deuxième carrière.
- Alexandre Franco
Ok, du coup, maintenant, ça façonne ton regard sur la performance et la résilience en général dans tes accompagnements.
- Laurianne Venet
En fait, ce que j'ai compris par la préparation mentale, c'est qu'en fait, mon principal adversaire, c'était moi-même.
- Alexandre Franco
Souvent, c'est souvent ça.
- Laurianne Venet
Ouais. Et que du coup, pour le coup, j'avais besoin d'aide pour me dépasser moi-même, en fait, et pour lever mes blocages.
- Alexandre Franco
Et forcément, ça aide aussi au niveau de la concentration, de la performance pure,
- Laurianne Venet
c'est ça ? Bien sûr. L'idée, en fait, c'est d'aller enlever tous les petits cailloux qui nous gênent dans notre vie, dans notre préparation, dans notre passé. et de voir comment à l'instant T sur le tapis et dans ma... Au moment du combat ou même au moment de l'entraînement, je reste focus et j'ai confiance en moi. Je suis motivée et j'ai envie de découper.
- Alexandre Franco
Ça marche. Et ça, comment tu le transposes justement au milieu de l'entreprise quand tu accompagnes soit en individuel ou des équipes ?
- Laurianne Venet
En fait, on a tous et toutes des petits cailloux qu'on a plus ou moins envie de voir. Et on a plus ou moins besoin d'aide pour les enlever de notre chaussure. Mais on a tous et toutes des petits cailloux. Et l'idée, c'est d'aller voir de quoi ils relèvent. Et puis de voir est-ce que ce caillou-là, il fait partie du pôle un peu confiance en soi ? Est-ce qu'il fait partie du pôle motivation ? Est-ce qu'il fait partie du pôle manque de sens ? Et d'aller gratter pour aller avancer vers un peu plus d'alignement et un peu plus de cohérence. Moi, j'aime bien une phrase de Gigoro Cano, qui est d'ailleurs sur mon site, qui est « On ne juge pas un homme au nombre de fois qu'il tombe, mais au nombre de fois qu'il se relève. » On essaye et puis on valorise le fait d'avoir essayé. Et si on se plante, ce n'est pas grave, on aura appris. Et puis, on a le droit de recommencer aussi.
- Alexandre Franco
C'est important ça, qu'il y a beaucoup de gens qui disent qu'on apprend plus d'un échec que d'une réussite. Donc, c'est hyper important.
- Laurianne Venet
Il y a une autre petite phrase que j'aime bien qui dit « C'est en se plantant qu'on pousse. »
- Alexandre Franco
Ok.
- Laurianne Venet
Voilà.
- Alexandre Franco
Ouais, on grandit.
- Laurianne Venet
Exactement. Et puis après, par rapport à Jigoro Kano et à la philosophie plus globale du judo, je pense que là où j'ai transposé, c'est la rigueur, c'est le dépassement de soi, c'est le fait de rester focus aussi et puis de se donner les moyens de réussir. C'est surtout ça. C'est, ok, j'ai envie d'atteindre un objectif. Qu'est-ce que je mets en place pour y arriver ?
- Alexandre Franco
Et dans tes accompagnements, quelle part vient de ton parcours sportif ? et qu'elle peut être part vient de ton expérience professionnelle et la formation. Alors, on en a parlé déjà un petit peu, mais on a surtout parlé pour l'instant du parcours sportif et puis des parallèles qu'on pouvait faire avec le judo, la philosophie autour des arts martiaux, etc. Donc, tu as aussi ton expérience professionnelle, tes formations qui viennent compléter tout ça.
- Laurianne Venet
Alors, mon parcours professionnel, c'est un parcours académique avec un master en sciences humaines et sociales. et ensuite il s'est complété de plein de formations professionnalisantes. Et en fait, moi aujourd'hui dans ce que je propose, aujourd'hui dans mon parcours, je suis formatrice en intelligence collective, je suis animatrice aussi, facilitatrice de débats philosophiques pour la situation de CESF, savoir-être et vivre ensemble justement. Je suis formatrice aussi soft skills, et ça c'est ce que je propose aujourd'hui dans la partie formation, Je propose de la formation de manager notamment en entreprise ou en collectivité, pour toutes les personnes qui sont en lien avec d'autres personnes, pour pouvoir mieux travailler ensemble, élever les freins et apprendre à mieux se connaître soi, à mieux connaître les autres. Et en fait, toutes mes formations complémentaires me servent à prendre la cascade dont j'ai besoin en tant que facilitatrice en fonction des groupes.
- Alexandre Franco
Ok.
- Laurianne Venet
Voilà.
- Alexandre Franco
Et ça, c'est bien accepté en général dans les entreprises ? Alors, au niveau individuel, je pense que oui, parce que les gens qui viennent te voir, ils ont déjà identifié ce besoin, plus ou moins. Enfin, même s'ils ne l'ont pas complètement identifié, mais ils ont conscience qu'il y a quelque chose qu'il faut travailler. Mais c'est peut-être moins évident quand tu arrives face à une équipe, avec des managers, etc.
- Laurianne Venet
C'est vrai qu'en fait, tout dépend de qui vient à la commande. Est-ce que la commande vient du N plus 1 parce qu'il y a une problématique dans le groupe et donc du coup, auquel cas, je ne suis pas forcément bien accueilli ? Mais pour moi, ce qui est essentiel aussi, c'est dans ma posture de prendre la température. Ok, moi je suis là, vous aussi. Comment on fait pour passer un moment utile et agréable ensemble ? Et en fait, pour moi, ça c'est la base de l'accompagnement, c'est-à-dire co-construire le cadre. Le cadre de notre relation, qu'elle soit en tête-à-tête ou qu'elle soit en groupe. C'est-à-dire on est ici, vous et moi. Et maintenant, qu'est-ce qu'on va faire pendant ces 3, 4 heures, 1 jour, 2 jours, si ça se décline sur des séminaires ? L'idée, c'est vraiment de se dire, d'instaurer, de faire l'alliance en fait. De faire l'alliance parce que moi, je suis là pour les personnes qui sont en face de moi. Mais si les personnes qui sont en face de moi n'ont pas envie d'être là, je vais pisser dans un violon. Et moi, ça ne m'intéresse pas. Ce n'est pas pour ça que je fais ce métier-là. Donc, l'idée, c'est d'être à l'écoute de leurs besoins et moi, du coup, d'y répondre.
- Alexandre Franco
Ok. Comment tu définis l'alignement personnel et professionnel ? L'alignement, ça c'est important, non ?
- Laurianne Venet
J'avais monté ma structure d'accompagnement avant de faire mon école de coaching. Et pour moi, j'avais déjà trouvé le nom Asuka et j'avais déjà aussi trouvé le petit triptyque en bas, alignement corps-cœur-esprit. Pour moi, je ne savais pas encore comment j'allais pouvoir aider les gens à être alignés, mais j'avais déjà compris que... Pour être bien dans sa vie, il fallait être au bon endroit, il fallait être bien dans sa tête et il fallait être bien dans son corps. Et du coup, pour moi, en fait, cet alignement-là, l'alignement dans ta vie personnelle, elle est indissociable de dans ta vie professionnelle.
- Alexandre Franco
On entend parler de l'ikigai, pour trouver une mission de vie, c'est ça ?
- Laurianne Venet
Oui. En fait, l'ikigai, ce qui est intéressant, je peux faire une petite genèse de l'ikigai ?
- Alexandre Franco
Oui, carrément, parce que moi, je n'y connais pas grand-chose, donc n'hésite pas.
- Laurianne Venet
En fait, l'ikigai, ce qui s'est passé, c'est qu'il y a eu une étude qui a été faite et on a regardé là où il y avait le plus de centenaires sur Terre. Et il s'est avéré que là où il y avait le plus de centenaires sur Terre, c'était sur l'île d'Okinawa au Japon. C'est une philosophie de vie, c'est-à-dire que c'est une manière de manger, une manière de travailler, une manière de méditer. Et donc, du coup, c'est une manière d'évoluer, de toujours être aligné entre qui je suis, ce que je fais et où je le fais.
- Alexandre Franco
Ok.
- Laurianne Venet
Ok. Et donc, du coup, nous, occidentaux, on s'est dit, c'est super sympa, on va le récupérer, on va en faire un bel outil de développement personnel. Donc, voilà, l'Ikiaï, c'est ça. C'est une rosace à quatre cercles. Et nous, on a rajouté un cercle, c'est-à-dire qu'il y a ce que tu aimes, tes talents, ce dont le monde a besoin. qui est la notion du sens, en fait. Et nous, on a rajouté ce pourquoi tu pouvais être payé. Parce qu'on est dans une société capitaliste où la monnaie d'échange, c'est l'euro. Et donc, du coup, c'est qu'est-ce que je vais vendre ? Quelle est ma valeur ajoutée ? Et du coup, quelle est la valeur ajoutée que je peux vendre, qu'on peut m'acheter pour, moi, pouvoir vivre convenablement sur cette terre ?
- Alexandre Franco
Comment tu arrives à l'intégrer dans tes méthodes d'accompagnement ?
- Laurianne Venet
Par la connaissance de soi. Déjà, l'écoute. le questionnement, faire le point sur ce que j'aime, mais pas juste qu'est-ce que j'aime, c'est pourquoi j'aime ça. Et en fait, on se rend compte que ce qu'on aime faire, ça vient nourrir des besoins chez soi, des différents besoins fondamentaux. Et on va vite comprendre que ce qu'on fait, ce qu'on aime faire, ça vient nourrir ces besoins-là. Et du coup, l'idée, c'est de dire, OK, moi, j'ai besoin de ça pour être heureux dans ma vie. Comment je fais pour le mettre au service du monde ? Et on le voit dans les équipes de managers ou dans les équipes tout court, on n'a pas tous les mêmes rôles. Il y en a qui vont être coordinateurs, il y en a qui vont être propulseurs, il y en a qui vont être experts, il y en a qui vont être soutiens. Et il y a plein de rôles différents. Et en fait, c'est juste être au clair sur le fait que ça, c'est facile pour moi, ça, c'est facile pour toi. Dans notre équipe, il y a des manques. Comment on fait pour y pallier ? Et aussi, il y en a deux qui ont le même rôle. Comment on fait pour ne pas se marcher dessus ? Et en fait, c'est juste faire un état de lieu de qu'est-ce qui fonctionne, de qu'est-ce qui est là, de comment je fonctionne, de qui je suis. Et comment on fait maintenant pour composer avec tout ça ?
- Alexandre Franco
Comment tu distingues le coaching individuel et le coaching professionnel ?
- Laurianne Venet
En fait, pour moi, ce sont des vases communiquants. Coaching personnel et coaching professionnel. Après, le coaching individuel, il peut être dans le cadre pro ou perso. Parce que du coup, le coaching individuel, il faut savoir que dans le monde de l'entreprise, le coaching pro peut être collectif aussi. Donc du coup, l'accompagnement, la distinction, elle est là. Dans le coaching professionnel, est-ce qu'on va proposer un accompagnement collectif ou est-ce qu'on va proposer un accompagnement individuel ? Et ensuite, il y a l'accompagnement personnel qui peut aussi être appelé coaching de vie.
- Alexandre Franco
Toi, ton rôle ? ton rôle ou ta posture face à une équipe ou face à un individu ? Est-ce que tu sens une différence ?
- Laurianne Venet
Bien sûr, parce qu'en fait, quand tu es face à un groupe, il y a quelque chose qui joue entre les personnes. Et pour faire un coaching qui avance, il faut aussi accepter d'être vulnérable pour pouvoir prendre conscience que peut-être on n'a pas que des forces ou peut-être on a des forces qui étouffent celles des autres. L'idée, c'est comment je prends ma place et comment je laisse aussi la place à l'autre. L'idée, c'est de semer des graines. En collectif, on va venir semer des graines qu'après, on va aller débroussailler en individuel. Si jamais ça a résonné ou si elles ont poussé, on ne sait pas trop quoi en faire.
- Alexandre Franco
J'aime bien cette idée de semer des graines.
- Laurianne Venet
Oui.
- Alexandre Franco
Parce que, de mon expérience aussi, c'est aussi laisser la place à la personne de... D'avoir l'initiative, même si on a mis la graine, pour qu'elle pousse, il faut que la graine soit alimentée et qu'on la laisse pousser.
- Laurianne Venet
Et c'est pour ça qu'en fait, moi, je ne peux rien faire sans mon coaché. C'est-à-dire que c'est lui qui va faire tout le boulot. Moi, je peux voir les choses, je peux voir là où ça bloque, je peux aller gratter, mais moi, je ne peux pas prendre conscience à sa place. Donc l'idée, et c'est pour ça que c'est puissant le coaching, c'est parce qu'en fait la personne prend conscience elle-même des choses et c'est elle-même qui va mettre en place son plan d'action ensuite. Et du coup, là on est vraiment dans, ok, j'ai identifié qu'il y a un truc qui n'allait pas, j'ai identifié qu'il fallait mettre quelque chose en place pour lever ce blocage-là, qu'est-ce que je mets en place ?
- Alexandre Franco
Tu arrives à identifier les principaux défis que rencontrent tes clients en général ?
- Laurianne Venet
Alors... Il peut y avoir une question de légitimité. Légitimité sur le poste, légitimité sur la posture, notamment en termes de management. Généralement, tu remplaces un manager, ça peut être ton premier poste en tant que manager. Tu peux être plus jeune que les personnes que tu vas manager, etc.
- Alexandre Franco
Plus jeune ou plus âgé aussi, il peut y avoir un décalage de génération dans le temps.
- Laurianne Venet
Alors, la question du gap générationnel est un gros sujet en termes de clé de compréhension, parce que les motivations ne sont pas les mêmes pour le travail. et c'est vraiment un gros champ d'action mais effectivement en fait il va y avoir problème de légitimité il va y avoir de la confiance en soi aussi je travaille sur la confiance en soi sur aussi la question de la performance, de comment je fais pour être performant en fonction de qui je suis donc là moi j'aime plutôt parler d'efficience c'est faire le point sur quelles sont les ressources que j'ai à ma disposition pour continuer d'avancer voilà mon gros pour la partie Et... pour la partie coaching.
- Alexandre Franco
Est-ce qu'il y a un moment pour faire appel à ton accompagnement, un état d'esprit, ou est-ce qu'il y a des signes à un moment, justement, quand quelqu'un se dit soit dans sa vie perso ou au travail, commence à se poser certaines questions, de se dire c'est peut-être le moment d'avoir un support, que ce soit avec toi ou avec quelqu'un d'autre. Mais c'est quoi ? Tu arrives à identifier ces signes ?
- Laurianne Venet
Pour moi, tu peux te poser la question de l'accompagnement quand déjà tu commences à t'ennuyer, quand tu n'as plus envie d'aller au travail le matin. Qu'est-ce qui se passe ? Quand tu es stressé d'aller au travail le matin, quand il y a une question de routine aussi, quand il y a des échéances, des échéances pour préparer un entretien annuel, ce genre de choses. En fait, quand il y a une question d'évolution, Quand on commence à tourner un peu en rond d'évolution ou de changement. Envie de changement ou envie d'évoluer.
- Alexandre Franco
Mais tu vois, justement, je pense que l'ennui, la routine, on a peut-être tendance à se dire que c'est un peu banal, en fait, et que ça va passer ou que ça va... Mais pour toi, c'est déjà des signes où il faut commencer un petit peu à remettre un petit peu le fonctionnement en cause.
- Laurianne Venet
Bon, en fait... En fait, c'est toi qui sais quand est-ce que le red flag arrive. On va dire que l'ennui, ça peut être un red flag pour une personne et pour d'autres, c'est OK, ça leur va parce qu'ils trouvent leur compte à côté. Mais en fait, c'est quand ça commence à tirailler, quand je commence à ne plus avoir envie d'aller au boulot le matin, quand je commence à ruminer le soir avant de m'endormir. Chacun va, quand je commence à être frustré, quand je commence à être en colère. quand je ne m'énerve pour rien, quand je suis facilement irritable, etc. En fait, nous, êtres humains, notre but, et là où on se sent bien, c'est quand on est dans la joie, en termes d'émotion. Donc, tout ce qui t'éloigne de la joie, si tu n'arrives pas à revenir vers ta joie tout seul, c'est que peut-être tu as besoin d'aide.
- Alexandre Franco
Ok.
- Laurianne Venet
Voilà. Sièrement. Dans la grande ligne.
- Alexandre Franco
Ça marche. Moi, ce que j'entends, c'est que forcément, l'intelligence relationnelle est au cœur de tes méthodes. Et comment elle impacte la performance individuelle, collective ?
- Laurianne Venet
J'ai envie de te dire, tout seul on bat plus vite, ensemble on bat plus loin. Ça marche toujours. Ça marche toujours, oui. Non, mais en fait, ce qui se passe, c'est que l'intelligence collective, est une démarche un peu inhabituelle, parce que de toute façon à l'école, on nous a toujours appris, en tout cas des personnes de ma génération, à faire nos interros écrits tout seuls dans nos coins, avec un classeur de chaque côté pour pas qu'on se recopie, etc. Sauf qu'en fait, la vraie intelligence, moi j'ai pas toute l'intelligence et tout le savoir dans ma tête. Sauf que déjà, si j'utilise un peu des savoirs de mon voisin de droite, de mon voisin de gauche, de toi qui es en face de moi, déjà à nous quatre, on peut...
- Alexandre Franco
On nourrit une réflexion qui est beaucoup plus importante.
- Laurianne Venet
Bien sûr.
- Alexandre Franco
Même si on n'a pas... Enfin, justement, d'autant plus si on ne se retrouve pas forcément sur les mêmes valeurs, sur les mêmes points, etc. Puisque la confrontation va aussi amener du débat et de l'enrichissement.
- Laurianne Venet
Exactement. Et en fait, c'est ça. Pareil, on a tendance à apporter des solutions qui ne répondent pas vraiment aux bons problèmes. Donc déjà, l'idée, c'est d'identifier le problème et d'apporter une solution qui est adaptée. Ah, c'est super, on a fait une super invention, etc. Et en fait, elle ne se vend pas. Pourquoi ? Elle est géniale, mais en fait, elle ne répond à aucun besoin. Donc déjà, on identifie le bon problème. Et ensuite, on va venir apporter les solutions à ce problème-là. Et en fait, l'intelligence collective, elle permet aussi la créativité. Et elle permet aussi d'innover. C'est-à-dire parce qu'en fait, les réponses banales, on va dire, on les a déjà. L'idée, si ça ne fonctionne pas, peut-être qu'il faut aller chercher un peu plus loin. Et en fait, c'est pour ça que l'intelligence collective, elle est hyper puissante.
- Alexandre Franco
En tout cas, on a évoqué pas mal de choses et puis on est arrivé un petit peu au dernier point que je voulais voir, qui est plutôt autour de transmettre un message à ceux qui cherchent à évoluer et à se transformer. S'il y a déjà quelque chose qui te vient en tête spontanément.
- Laurianne Venet
Déjà, j'aime bien les deux derniers mots de ta question, c'est-à-dire évoluer et se transformer. On n'est pas obligé de faire le grand changement, de changer du tout au tout, de claquer la porte et de faire demi-tour. On peut juste avoir envie d'évoluer, de prendre conscience de qui on est et de continuer d'avancer en optimisant déjà les ressources qu'on a déjà.
- Alexandre Franco
OK, brique par brique, petit pas par petit pas.
- Laurianne Venet
Ah mais exactement. Tu vois, là, tu dis ça, j'ai la vision de la montagne. En coaching, on aime bien prendre... Si je vise directement le sommet, ça va être un peu compliqué. Je vais me dire que c'est impossible. Alors qu'en fait, si je monte une marche après une autre, je me rends compte que le sommet, je peux l'atteindre. Et en fait, c'est un pas après l'autre. C'est un virage après l'autre. Et si jamais j'ai besoin de faire demi-tour et de descendre trois marches pour reprendre un peu d'énergie, ce n'est pas grave. Et en fait, en termes de performance, et je vais conclure là-dessus, promis, c'est comme dans le sport. C'est-à-dire que tu montes, tu as une phase d'apprentissage, tu es en haut, tu as l'impression que tu es au top. Et en fait, le cours d'après, tu tombes dix fois. Alors que tu avais fait tomber dix fois la fois d'avance sur ton truc. Et donc, du coup, en fait, tu as toujours des phases de régression pour pouvoir remonter encore. Hop, régression et on remonte. Et c'est comme ça qu'on apprend aussi. En fait, c'est qu'il y a des phases d'apprentissage. Et c'est important de laisser chaque phase s'installer. OK, c'est acquis. Ça ne sert à rien de vouloir tout chambouler d'un coup. OK, je veux changer de vie. Je déménage, je quitte tout, je change de boulot, virage à 360. On peut aussi faire ça par étapes et ça se passe très bien.
- Alexandre Franco
Maintenant que tu te sens vraiment légitime, tu n'as plus de syndrome de l'imposteur là-dessus ?
- Laurianne Venet
Je n'ai jamais eu de syndrome de l'imposteur. Non. En fait, quand je suis formatrice ou quand je suis coach, je me sens à ma place. Et je sais que je fais bien ce métier parce qu'en fait, c'était déjà toutes des compétences que j'avais en moi et que je suis juste venue légitimer par un diplôme en fait.
- Alexandre Franco
ok le syndrome de l'imposteur il est pas présent en moi tant mieux tant mieux mais en même temps je reviens sur le parallèle avec le sport donc t'étais en tout cas dans la carrière sportive forcément t'es dans la position d'être coaché surtout pour avoir des résultats t'as des accompagnements j'imagine que t'as pas qu'un entraîneur non plus il y avait peut-être de la préparation physique enfin voilà donc de plusieurs personnes qui interviennent justement pour t'accompagner sur ce chemin-là. Et en fait, tu t'es nourrie de ça ? Tu sentais déjà que ça te nourrissait, que tu avais envie de passer de l'autre côté ?
- Laurianne Venet
Mais en fait, effectivement, ce qu'il faut prendre conscience, c'est qu'autour d'un sportif, il y a la diète, le prof, le coach, le préparateur physique, le préparateur mental, le psychologue, etc.
- Alexandre Franco
Et maintenant, il y a des staffs qui sont de plus en plus fournis.
- Laurianne Venet
Bien sûr.
- Alexandre Franco
Ce qui n'était pas forcément le cas avant.
- Laurianne Venet
Ce n'est pas forcément le cas avant. Tout le monde, moi, à l'époque, la préparation mentale, ça coûtait un bras. Et du coup, c'était aussi un investissement. Si tu n'étais pas dans un grand club ou si tu n'étais pas déjà champion du monde, tu n'avais pas forcément accès. Et c'est pour ça que moi, dans le Jiu-Jitsu, j'ai eu accès parce qu'en fait, j'étais déjà dans le monde du travail à côté. Donc, j'ai pu me payer ça. Je n'étais pas sponsorisée ou quoi que ce soit. donc euh Donc voilà, l'idée c'est que vraiment, fasse le métier qu'il sait faire. Aujourd'hui, moi j'ai un DUS GEPS en performance sportive, je pourrais faire des cours de prépa physique, j'ai une licence de STAPS, etc. Mais aujourd'hui, ce n'est pas là-dedans que je m'épanouis. Ce n'est pas pour autant que je ne sais pas le faire. Mais c'est juste qu'il y a des personnes qui sont alignées en faisant ça, c'est leur métier, ils s'épanouissent en faisant ça. donc eux ils font ce qu'ils savent faire, ils font la préparation physique, moi je ne mets pas de délit dans la préparation mentale, mon conjoint est prof de judo, il s'occupe de l'aspect technique, et voilà, et ça forme une équipe. Et la différence entre la préparation mentale et le coaching professionnel, c'est qu'en fait, justement, le côté préparation mentale du sportif, c'est qu'on travaille en équipe avec tous les autres intervenants qui oeuvrent pour l'athlète. Alors que le coaching, C'est confidentiel. Tu vois ce que je veux dire ? Oui, oui, clairement. Ça veut dire que si toi, tu viens me voir pour te faire côté, il n'y a rien qui sortira de ces deux micros.
- Alexandre Franco
Non, mais génial. Et puis là, je pense qu'on arrive vraiment au dernier point. Mais qui peut aussi nous emmener très loin. Parce que j'ai envie de te dire, rêvons un peu. Et quelle serait pour toi, en fait, ta meilleure situation professionnelle dans trois ans, ta zone d'influence ? tes collaborations, ton évolution ?
- Laurianne Venet
Écoute, moi, c'est simple parce que je n'ai pas trop de rêves. Comme ça, ça m'a un point final. Je fais vraiment étape par étape. Pour moi, en fait, juste ce qui me ferait plaisir dans trois ans, c'est de pouvoir coacher des sportifs, de haut niveau ou pas de haut niveau, tout simplement, d'accompagner aussi les sportifs. dans leur reconversion professionnelle, que ce soit des sportifs de haut niveau quand tout s'arrête suite à une blessure ou suite à un objectif qui est atteint ou pas atteint. Et après, la vie en entreprise. La vie en entreprise, comment on fait pour performer en mettant l'humain au cœur de la performance et comment on fait pour être heureux au travail.
- Alexandre Franco
Parfait. Merci beaucoup pour tout ce témoignage.
- Laurianne Venet
Avec plaisir.
- Alexandre Franco
On a appris pas mal.
- Laurianne Venet
J'espère et peut-être que si tu me réinvites dans un an j'aurai encore appris de nouvelles sur moi et je pourrais en dire encore plus
- Alexandre Franco
J'en suis sûr Où est-ce qu'on peut te retrouver ? Site internet, réseaux sociaux Où est-ce qu'on a toutes les informations justement pour suivre l'actualité d'Azuka ?
- Laurianne Venet
Vous pouvez me suivre sur Instagram à Lauriane Venet sur LinkedIn Lauriane Venet et sur mon site internet azukacoaching.fr Merci.
- Alexandre Franco
Merci,
- Laurianne Venet
à bientôt Merci Alexandre, à bientôt à toi aussi