- Alexandre Franco
Bienvenue sur Capté Podcast. Je suis Alexandre Franco. A travers ce podcast, je pars à la rencontre de femmes et d'hommes qui ont osé entreprendre. Ils partagent leur parcours, leurs réussites, leurs galères et surtout les petites étincelles qui ont fait la différence dans leur aventure. Si tu aimes découvrir des trajectoires inspirantes et des récits authentiques qui mêlent business, créativité et humain, tu es au bon endroit.
- Jingle
T'as capté !
- Rémi Reibel
J'aime bien raconter des histoires. J'ai voulu faire du journalisme déjà vers l'âge de 7-8 ans. J'ai toujours été intéressé par ce métier-là, par l'intérêt des autres. Voilà, un papa entrepreneur dans l'imprimé. qui m'a emmené déjà à 5-6 ans de samedi matin. Après, je dis souvent, j'ai compris à l'âge de 12 ans que j'avais une maladie qui serait avec moi tout le temps. Soit je fais avec et je m'en sors, ou je fais contre, je me plains, et pardonnez-moi les auditeurs, mais je fais chier tout le monde. J'ai toujours fait du réseau et pour moi, le virtuel est un levier pour faire du réel. Vice versa. C'est plus compliqué, oui, mais quand on est passionné comme je suis, qu'on tient à ses projets, on arrive toujours à quelque chose. C'est normal, je suis un gourmand de la vie.
- Alexandre Franco
Aujourd'hui dans Capté, je reçois Rémi Reibel. Journaliste, rédacteur, auteur, un homme qui raconte les territoires et les gens avec une plume au service du réel. Tu as traversé des épreuves lourdes, plus de 20 ans de dialyse et de greffe d'organes. Et pourtant, tu as toujours gardé cette énergie de raconter, transmettre et mettre en lumière ceux qui font vivre nos régions. Cette histoire personnelle n'est pas seulement un chapitre de ta vie. Elle a forgé ta façon de travailler, ta manière d'écouter et ta volonté d'agir. Et dans cet épisode, on va parler d'écriture, de transmission et d'entreprenariat. Comment tu réussis à transformer une expérience intime en moteur professionnel ? Comment rester moderne et vigilant dans ton activité ? Et surtout, comment tu mets ton talent au service des acteurs locaux ? Bonjour Rémi, merci d'être là. Je suis ravi de t'accueillir sur ce nouvel épisode.
- Rémi Reibel
Bonjour Alexandre et merci pour cet accueil. Et ces premiers mots, ça se voit pas mais je vais rougir.
- Alexandre Franco
C'est vrai. Et puis tu n'es pas venu tout seul, tu es venu aussi avec Romane. Salut Romane.
- Rémi Reibel
Bonjour.
- Alexandre Franco
Pour commencer, raconte-moi la première fois où tu as su que tu voulais raconter la vie des gens.
- Rémi Reibel
Un vaste sujet. J'ai voulu faire du journalisme. Déjà vers l'âge de 7-8 ans, donc assez tôt. J'ai un parcours aussi, mon grand-père paternel, je suis d'origine alsacienne, et mon grand-père paternel était pionnier de la radio en France, Joseph Reibel, journaliste éditeur pendant 40 ans. Je ne l'ai pas connu, mais on m'a transmis ça par mon papa, qui lui avait une imprimerie, donc j'ai toujours été un peu dans ces... J'allais dire, le jet d'encre de l'imprimerie s'est transformé en jet de mots. Et j'ai toujours été intéressé par ce métier-là, par l'intérêt des autres.
- Alexandre Franco
C'était sur quelle antenne ?
- Rémi Reibel
Alors, mon grand-père, lui, était pionnier de la radio. C'était Radio Lyon à l'époque.
- Alexandre Franco
D'accord.
- Rémi Reibel
Donc, il y a vraiment très, très longtemps. Et puis, il a tenu un magazine pendant 40 ans, un hebdo, qui s'appelait TSF Phono Ciné, Électricité et Télévision. Et au fil du temps, il l'a fait améliorer justement jusqu'en dans les années 50 où il a parlé un peu de télévision, ça commençait. Et puis il est mort en 62, mais il a créé ça en 22 et il a tenu 40 ans. Donc voilà, avec un salon sur Lyon, sur la TSF, il était vraiment moteur de tout cela sur la région lyonnaise.
- Alexandre Franco
Et bien bravo, c'est un peu dans tes gènes, cette envie de raconter, de transmettre.
- Rémi Reibel
Tout à fait, oui, c'est dans mes gènes. Ça fait un saut de génération. Mon papa et son frère étaient dans l'imprimerie et moi, j'ai toujours été dans cette mouvance-là.
- Alexandre Franco
Parfait. Qu'est-ce qui t'a donné envie de passer du journalisme à l'entrepreneuriat ?
- Rémi Reibel
Un petit peu par « obligation de parcours » . Comme cité tout à l'heure, j'ai dialisé 22 ans trois fois par semaine. Malgré tout, j'ai fait une école de com, pas mal de stages dans la presse lyonnaise. Et puis, au bout d'un moment, se faire embaucher, quand on délise trois fois par semaine, c'est un peu compliqué. Et puis, j'ai eu l'idée, fin 1998, de créer un magazine web. Sur le vin, le tourisme, la gastronomie, l'art de vivre, j'étais un pionnier dans l'histoire.
- Alexandre Franco
Oui, c'est ça. En 1998, il n'y avait pas encore beaucoup de contenu sur le web, en tout cas de vrai contenu comme ça.
- Rémi Reibel
Non, c'était, je crois qu'il y avait un truc qui s'appelait Epicuria, qui valorisait un petit peu les territoires, mais qui vendait les produits derrière. Donc, c'était plus un peu un des premiers commerces dans l'agroalimentaire, on va dire, sur Internet. Et puis moi, je fréquentais beaucoup le salon des métiers de bouche, le cirage, les rencontres telles que Paul Bocuse et tout. Et ça m'a fait titre parce que... Et puis j'en ai parlé à mon papa qui m'a dit que ça peut être une bonne idée, sachant que vis-à-vis de ma santé, reprendre une imprimerie, ça allait être lourd. L'avantage déjà à l'époque d'Internet, c'est que je pouvais au moins travailler chez moi en fonction de l'alternance avec les dialyses trois fois par semaine.
- Alexandre Franco
Tu as également créé RDM Éditions ?
- Rémi Reibel
Donc là,
- Alexandre Franco
on revient sur du physique quelque part, c'est ça ?
- Rémi Reibel
Oui, mon papa a tout de suite lu l'idée, m'a dit si on monte quelque chose, on monte une société d'édition qui exploitera Rhône Alpes et passion. Et derrière, ça pourra ouvrir d'autres portes pour faire de l'édition classique. Et c'est ce qui s'est passé puisque je l'ai gardé 20 ans et j'ai édité 25 livres. J'avais une branche vidéo que je n'avais pas fait en production. Avec un ami qui était mariton, coach vocal, et qui adorait filmer, aider, prendre des gens devant la caméra. Donc voilà, j'ai mis même en place des magazines web. Rhône Alpes et passion, le mag, papier, pour valoriser les territoires. Toujours cette idée de bon vin, bon mai, bonne personne.
- Alexandre Franco
Parfait. Tu commences dans le journalisme, et puis ensuite, tu te diriges plus vers la rédaction pour les entreprises, pour mettre en valeur les entreprises. Oui. Ce qu'on appelle du media planning, c'est ça ?
- Rémi Reibel
Oui, donc le côté média planeur, là, c'est plus du public reportage que je fais toujours et que j'ai déjà fait pour pas mal de sociétés et de rayonnement touristique. On va dire, c'est de rédiger le public reportage et de faire de l'achat d'espace dans les médias. Parce que j'en connais quelques-uns, même si ça évolue un petit peu maintenant.
- Alexandre Franco
Et qu'est-ce qui t'attire en fait dans cet exercice ?
- Rémi Reibel
Toujours le contact humain. D'aller à la fois rédiger, parce que ça, c'est quand même... Je dirais comme Rabelais l'a substantifié, le cumul de mon activité, mon attractivité. Et puis derrière aussi, ce côté d'aller voir les gens pour faire de l'achat, négocier en voyant l'intérêt aussi du client, parce que dans ces cas-là, c'est quand même le client, l'intérêt général et final, et de voir en fonction de la diffusion, de l'audience, de pas mal de choses, qu'est-ce qui peut être meilleur, est-ce que ça peut être le tout Lyon, est-ce que ça peut être Lyon-Mag ? Les magazines sur la Savoie également, en fonction si c'est des frontaliers, parce qu'ils ont une clientèle pour.
- Alexandre Franco
Donc ces magazines-là, ça reste tes partenaires encore à l'heure actuelle, c'est ça ?
- Rémi Reibel
Oui, j'ai toujours des contacts. Donc là, justement, j'ai deux personnes qu'on a rencontrées avec Romane qui sont intéressées. Donc voilà, c'est plus le côté avocat que j'aime beaucoup aussi, parce que c'est des métiers où ils prennent... C'est l'humain qui compte, notamment... avant le sauvetage des entreprises, la liquidation. Et là, je connais une avocate qui est très pointue là-dedans. Et c'est quelque chose qui me plaît beaucoup. Donc, on essaie de travailler ensemble. On est en train de créer le lien pour trouver la meilleure solution.
- Alexandre Franco
Moi, je voulais savoir aussi, quand tu accompagnes une PME ou une association comme ça sur un territoire, quelle est ta première démarche ? En fait, comment tu repères l'histoire qui... qui va être raconté, qui vaut le coup d'être raconté.
- Rémi Reibel
Ça, c'est mon côté bestiole, c'est mon côté fouine. En fait, pour moi, si on ne s'intéresse pas à l'humain dans ce qu'on fait, quel que soit le métier, et encore plus particulièrement le métier de journaliste, c'est déjà aller un peu voir sur les réseaux ce qui se passe. On a cette chance-là aujourd'hui d'avoir les réseaux,
- Alexandre Franco
d'avoir énormément d'informations,
- Rémi Reibel
d'avoir des informations, de pouvoir les recouper pour voir quelles sont les bonnes, quelles sont les moins bonnes, entre guillemets. Et puis, en fonction de ça, travailler sur ça et rencontrer la personne, s'intéresser à elle avant de vendre quoi que ce soit. Pour moi, déjà, il faut aller s'intéresser à elle. Et j'allais dire un peu échanger, parler, connaître même le côté un peu perso. Le sport qu'il aime, la passion et tout comme ça. Ça permet aussi de pouvoir travailler différemment.
- Alexandre Franco
Romane, tu confirmes la démarche ?
- Romane Santailler
Oui, il est beaucoup comme ça. Il aime bien, de toute façon, le contact humain. Tous les réseaux où on va, il s'intéresse à tout le monde. Même les personnes qui sont seules ou en groupe, il va partout. Donc, pour le coup, Rémi, il est fortement comme ça.
- Alexandre Franco
Super. Mais ça se sent.
- Rémi Reibel
J'ai bien fait de venir, moi.
- Alexandre Franco
Oui, on te met à l'honneur.
- Rémi Reibel
Non, mais ceci étant, pour rebondir aussi là-dessus, j'ai la chance de parler un peu de transmission. J'aime beaucoup transmettre avec des étudiants et des étudiantes parce que la transmission, je dis souvent, se fait dans les deux sens. Moi, j'apporte un petit peu mon savoir-faire, mon savoir, mes réseaux. Et du autre côté, leur jeunesse avec les nouveaux technologies, la façon de faire les choses et tout. Ça évite de finir vieux bip bip. Et ça permet toujours aussi de se former, d'apprendre des choses. Et ça, je suis très preneur.
- Alexandre Franco
C'est hyper important. Et moi, je voulais revenir un petit peu dans ta façon aussi. Comment tu repères les histoires, mais il y a aussi la forme et comment tu aimes les raconter. Qu'est-ce que toi, tu as envie de transmettre à travers les mots ?
- Rémi Reibel
Alors, je pense que c'est déjà d'interpeller les gens, parce que je pense qu'on peut interpeller par la voix, par le visuel, mais on peut interpeller par les mots. Ça, ça fait partie des choses. Et puis, c'est vrai qu'aujourd'hui, avec les réseaux virtuels et tout, il faut interpeller différemment. Ça se mélange un petit peu aussi au marketing, quelque part. Quand on fait un titre et tout, il faut aussi penser que ça soit lu. Donc, les premiers mots sont... Je dis souvent, mon slogan, c'est « Le poids des mots, le choc du bon propos » . Ça me va bien. Ce slogan me va bien, n'est-ce pas, Romane ?
- Romane Santailler
Oui,
- Rémi Reibel
très bien. Donc voilà, c'est vrai que c'est vraiment... Il faut attirer les gens, parce qu'il y a beaucoup, beaucoup de choses. Et c'est vrai que j'ai sans prétention cette force-là. et d'être à l'écoute et de partager au-delà sur les réseaux de ce que je fais moi, mais partager aussi des choses qui m'importent et qui sont intéressantes pour les autres, ce qui permet d'être interactif aussi dans l'humain réel, mais dans l'humain virtuel.
- Alexandre Franco
Justement, c'est un peu ce que je voulais aborder aussi. En fait, le rapport à l'écriture et à la lecture, ça a changé avec le digital, mais c'est quelque chose que tu suis déjà depuis un moment, puisque tu m'as dit qu'avec Rhône Alpes et passion c'était déjà du digital, mais le digital, ça reste un outil. Je veux dire, le web ou les réseaux sociaux, ça reste des outils. Qu'est-ce qui reste essentiel dans cette transmission ?
- Rémi Reibel
De toute façon, ce qui reste essentiel, moi, le digital, je ne le conçois pas sans dire rencontre humaine. C'est-à-dire qu'on peut avoir tous les réseaux du monde. Moi, j'ai des contacts sur les réseaux, mais je ne dis pas que j'ai vu tout le monde, mais la plupart, c'est des gens que je connais. Notamment parce que j'étais dans les réseaux, j'étais à la Jeune Chambre économique, j'étais au Lyons, j'étais au BNI, je suis à Dinabaye, La Padelot. J'ai toujours fait du réseau et pour moi, le virtuel est un levier pour faire du réel ou vice versa. On a rencontré des gens, ça permet aussi de les avoir sur le virtuel et de permettre de communiquer, de voir comment on travaille et de pouvoir après poursuivre pour collaborer avec eux.
- Alexandre Franco
Parfait.
- Rémi Reibel
L'un ne va pas sans l'autre pour moi.
- Alexandre Franco
Parfait. Donc, il y a ce côté hybride où tu utilises aussi bien les leviers, comme tu dis, du digital, mais le rapport, le contact humain et les rapports restent essentiels. Pour moi,
- Rémi Reibel
c'est incontournable. J'allais dire avec les mots, c'est de l'hybride rechargeable.
- Alexandre Franco
C'est ça. Et en quoi transmettre en alliant le fond et la forme, en quoi c'est important à l'heure des réseaux, à l'heure où... Je pense qu'on peut voir un certain appauvrissement du langage ou des choses comme ça. Enfin, ou pas, c'est juste que ça se transforme. Mais des fois, en vieillissant, on a l'impression que ça s'appauvrit. Mais en fait, ça s'enrichit d'une autre façon.
- Rémi Reibel
Ça s'enrichit d'une autre façon. Après, il y a toujours... Tout dépend de ce qu'on regarde et de ce qu'on lit. C'est toujours pareil. Bien sûr. Ça dépend de ce qu'on cherche, de ce qu'on veut, de comment on a envie d'évoluer. Si on a envie de stagner ou de régresser, ou si on a envie d'évoluer, moi je suis capable d'aller voir plein de choses différentes, parce que ça m'intéresse. Et justement, pour évoluer et critiquer intelligemment et positivement, il faut connaître les choses. La critique sur les réseaux est facile. Justement, c'est souvent de la critique d'appauvrissement de l'esprit. Voilà, j'allais dire, c'est du basique et ça n'a pas d'instinct pour faire encore un jeu de mots sur un joli film que j'aime beaucoup.
- Alexandre Franco
Et justement, cet amour de la phrase, du mot, du jeu de mots, etc. Qu'est-ce que ça vient apporter pour toi ? Qu'est-ce que ça vient transmettre en plus dans le message que tu veux faire passer, dans le fond ?
- Rémi Reibel
Je trouve que quelque part, je cultive la différence. par rapport à ça, parce que voilà, je rencontre des gens, et c'est vrai, comme le disait Romane, des fois, je suis un peu provocateur dans les mots, dans les réseaux, et j'adore ça. Des fois, je suis capable de dire, moi, quand on se présente, je fais le plus vieux métier du monde. Ça interpelle. Ben oui, je fais de l'écriture, parce que ça date des Égyptiens, ça date des Romains, des Grecs, et même d'après l'histoire, où ils écrivaient déjà. Voilà. Je suis très provocateur, je sais toujours où je veux aller, par contre. Ça, c'est très important.
- Alexandre Franco
J'ai l'impression que tes soucis de santé ont renforcé le pouvoir des mots.
- Rémi Reibel
Certes, certes. Après, je dis souvent, j'ai compris à l'âge de 12 ans que j'avais une maladie qui serait avec moi tout le temps. Soit je fais avec et je m'en sors, ou je fais contre, je me plains, et pardonnez les auditeurs, mais je fais chier tout le monde. Donc voilà, j'ai eu la chance d'avoir un entourage familial important. Une maman qui était là depuis ma naissance. Pendant dix ans, il fallait changer des pansements. J'avais des urtères à la peau et toutes les deux heures, elles se coltinaient de ça. Voilà, un papa entrepreneur dans l'imprimerie et tout, qui m'a emmené déjà à 5-6 ans le samedi matin, puisqu'on bossait encore dans ce pays. Ça, c'est ma petite taquinerie que j'aime bien. Et qui m'emmenait, comme on dit vulgairement, au cul des machines. Je posais déjà des questions à 5-6-7 ans parce que j'ai toujours été éveillé par mes parents. et puis je suis tombé dans la maladie à ma naissance donc je suis tombé dans le monde adulte tout de suite,
- Alexandre Franco
j'ai dialysé à l'âge de 10 ans ça t'a donné une maturité très rapidement tout à fait,
- Rémi Reibel
j'ai dialysé à l'âge de 10 ans dans un service d'adulte à l'hôpital Édouard Réau donc là, déjà les gamins ne font pas de cadeaux mais alors là c'est encore pire mais bon c'est bien, ça permet aussi de... Je dois avoir un petit peu de caractère aussi,
- Alexandre Franco
je pense. Et du coup, tu étais vraiment dans un environnement d'adulte. Tu avais moins de contact avec les enfants de ton âge, forcément ?
- Rémi Reibel
Oui, parce que déjà, j'ai commencé le CP à l'âge de 7 ans. Avec mes pansements, je ne pouvais pas... C'était compliqué. Après, quand j'ai commencé à diéser à l'âge de 10 ans, j'y allais trois fois par semaine, trois après-midi. Donc, ça limitait déjà les cours. Alors, ça tombait bien parce que je n'aimais pas l'école. Je n'ai jamais aimé l'école. Il ne faut pas le dire, mais je le dis quand même. J'ai eu cette culture où on m'appelait à jouer aux échecs avec un oncle, à jouer aux cartes très tôt, à savoir lire, écrire, et j'allais dire penser. Et je m'ennuyais. Pour rester poli, je m'ennuyais à l'école parce que, voilà, je prends un exemple. Quand on me parlait d'équation, il fallait que je cherche pendant deux heures comment on a réussi à faire le développement, factorisation et résultat d'équation. Moi, j'ai toujours été un pragmatique. Peut-être la maladie qui veut ça aussi. J'aime bien aller à l'essentiel.
- Alexandre Franco
Et puis j'imagine que ça a développé ton imagination aussi.
- Rémi Reibel
Oui, et puis le monde d'adulte, je me suis vite adapté. J'avais des échanges. Il m'arrivait de jouer aux échecs pendant la dialyse. J'avais des échanges avec des adultes et je me suis très, très vite mis dans le monde adulte et de la réflexion. Pour rebondir sur les mots, moi, mes maîtres, ce sont Jean Dormesson, Audiard, pour les dialogues d'Audiard que j'adore. Et puis... Raymond Devos.
- Alexandre Franco
On voit d'où vient la forme et les jeux de mots.
- Rémi Reibel
C'est des gens que... Là, j'ai encore lu un texte de Jean Dormaison, il n'y a pas longtemps, et comme quoi la langue française est animale. Et quand on regarde, comme un coq en pâte, par exemple, il y a plein d'expressions comme ça qui sont liées au monde animal. Et moi, ça me plaît.
- Alexandre Franco
On le voit. Ça s'entend. Ça s'entend. Bon, après tout ce que tu as traversé, justement, est-ce que tu peux nous dire en quoi ça modifie ta manière de travailler ? Ou la manière de choisir tes sujets ?
- Rémi Reibel
Déjà, ma manière de travailler, comme je l'ai dit, c'est dans l'humain.
- Alexandre Franco
Oui.
- Rémi Reibel
Dans la transmission. Pourquoi ? Parce que déjà, j'ai eu deux greffes de rein, une en 2000 et une en 2020. Et lorsqu'on a la chance de vivre au travers de deux personnes que je ne connais pas, qui sont décédées, qui m'ont redonné une vie normale, pour moi, il n'y a pas besoin de réfléchir. C'est juste un acte de vie que je mènerai. J'aime pas dire combat parce que c'est pas un combat, c'est quelque chose de pragmatique et ancré en moi pour essayer de donner la bonne parole. Ça fait un peu un prêche de bons propos.
- Alexandre Franco
Oui, tu es quand même ambassadeur du don d'organes, ça c'est évident.
- Rémi Reibel
Ah oui, de toute façon c'est logique. J'écris un livre pour remercier justement le monde médical et mes donneurs, ma famille et mes parents notamment. Voilà, et que je fais du réseau, j'arrive toujours à en vendre quelques-uns. Je fais des congrès, je fais des choses comme ça.
- Alexandre Franco
On en profite, comment il s'appelle le livre ?
- Rémi Reibel
Rencontre avec la vie.
- Alexandre Franco
Rencontre avec la vie, ok.
- Rémi Reibel
Et c'est préfacé par deux chefs, parce que je suis un gourmand de la vie. Donc c'est Guy Lassoset et Christian Tête-Doi, qui sont deux chefs lyonnais, qui sont des amis à moi depuis très très longtemps. Et voilà, je suis un gourmand de la vie, j'aime les bons mots, et j'aime bien la bonne table aussi. Et là, je m'entends bien avec Romane aussi.
- Alexandre Franco
À dévorer.
- Rémi Reibel
Exactement. Je croque la vie, donc j'espère que les gens vont dévorer mon livre.
- Alexandre Franco
Parfait. Tu dis que la maladie t'a rendu plus volontaire. En fait, au quotidien, comment ça se traduit professionnellement ?
- Rémi Reibel
Vaste sujet. Ça se traduit par l'envie d'avoir envie. J'aime beaucoup cette chanson de Johnny Hallyday. Ça traduit bien un petit peu ce que je suis. Et puis, sans aucune prétention, la chanson de Tina Arena que j'aime beaucoup, elle est plus haut. Mais elle est plus haut, mais en fédérant. Seul on avance plus vite et seul ensemble on avance plus loin.
- Alexandre Franco
Aller plus haut en tirant aussi les autres.
- Rémi Reibel
En tirant les autres, en accompagnant, en emmenant les autres. J'avais monté le club affaires 69 avec quelqu'un de la jeune chambre en 2006. A l'époque, il n'y avait pas beaucoup de clubs d'affaires. Maintenant, il y en a beaucoup. J'essaie toujours d'être innovant et de penser vite. Des fois, c'est un peu compliqué pour ceux qui sont avec moi.
- Alexandre Franco
Belle transition parce que moi, j'ai envie de dire après tout ça. Comment as-tu réinventé ton activité ? Et j'ai envie de laisser la parole à Romane aussi là-dessus pour avoir son œil aussi, parce qu'elle t'accompagne au quotidien, il me semble, et de voir un petit peu, d'avoir ton œil, Romane, de ce plus vieux métier du monde, de l'écriture. Comment il reste actuel pour toi ?
- Romane Santailler
Alors, pour moi déjà, ce métier, il évolue en fonction des réseaux sociaux. notamment Rémi il travaille énormément sur les réseaux LinkedIn il y est très souvent sur Youtube aussi sur Instagram t'aimes bien mettre tout ce que tu fais en fait sur chaque réseau donc là c'est quelque chose du temps dans l'air du temps parce que les réseaux c'est important pour pour évoluer et notamment dans l'écriture parce que maintenant c'est rare d'écrire sur papier dans notre génération et
- Alexandre Franco
comme je vous avais dit et d'être lu justement enfin d'écrire sur papier et d'être lu c'est vraiment pas évident c'est hyper important d'avoir ces relais digitaux Merci.
- Romane Santailler
C'est sûr. En plus, quand vous parliez tout à l'heure de l'écriture qui s'appauvrit, moi, je le sens. Dans ma génération, je le sens honnêtement parce que j'ai l'impression que maintenant, l'écriture, elle ne s'apprend plus dès le CP, mais il faut l'apprendre dans le temps. Il faut continuer sur le long terme parce qu'on parle de Verlan, etc. Mais il faut aller plus loin que ça. C'est-à-dire que je vois beaucoup de jeunes qui ont du mal à parler français correctement, du moins. Voilà. mais après il y a aussi la question de l'IA et on en parlait avec Rémi justement il n'y a pas si longtemps et pour moi l'IA, il ne faut pas tout déléguer c'est un outil et Rémi l'utilise comme un outil pour des fois écrire ou construire des dossiers mais l'écriture reste humaine et elle vient de Rémi ou même moi dans mon cas en tant qu'étudiante ça m'aide mais il ne faut pas déléguer et j'essaye de mettre du cœur dans ce que j'écris.
- Alexandre Franco
Je suis tout à fait d'accord c'est un outil et même moi pour préparer l'émission bien sûr j'ai utilisé de l'IA mais après il y a ce qu'on en fait ces outils qui nous font gagner du temps ou qui nous font gagner de l'audience, on parlait des réseaux sociaux justement, partager un livre c'est pas la même chose que partager quelque chose sur les réseaux sociaux et d'avoir une autre portée mais voilà c'est important de se réinventer et toi Rémi, en fait les outils ou les formats qui t'ont aidé à rester pertinent pour compléter un petit peu ce qu'a dit Romane
- Rémi Reibel
De toute façon, ce que me disait Romane, c'est que... Alors déjà, je vais vous faire une petite parenthèse, c'est qu'elle écrit très très bien. Pour son âge, elle a une bonne plume, même si on est passé à la souris, ça fait un peu plus moderne quand même. Non, non, elle écrit très très bien et c'est rare, mais c'est à souligner. Et puis, quant aux outils, ça impulse, ça aide. Mais moi, personnellement, quand je vois sur les réseaux... C'est des textes qui ont été faits par l'IA. Ça se sent à 3 km. Il n'y a pas d'humains. C'est faux usage de faux. C'est mon avis personnel.
- Alexandre Franco
Ce qui me glace encore plus, c'est les images sans vie générées par l'IA.
- Rémi Reibel
De toute façon, ce qui est... Roman crée des choses sur Canva aussi. Mais elle a ce côté... J'ai arrêté de lui faire des compliments. plus à se sentir après. Non, non, mais elle a ce côté aussi créatif qui marche bien. Et en fait, il faut utiliser ces outils. Il faut que ça impulse. Quand le web est sorti, moi, j'ai eu l'idée, ça m'a impulsé, mais j'ai aussi complété par de l'écrit papier, avec des magazines papier. Donc, comme je fais aujourd'hui, il y a mon livre, mais voilà, on fait... Pour moi, on ne peut pas séparer les deux. Parce qu'apprendre devient il y a. J'allais dire qu'à un moment donné, on peut très bien lire un livre sur écran, mais je ne sais pas si on capte aussi bien l'information puisqu'il y a quand même un écran au milieu. Je ne sais pas si ça impulse la même réflexion. qu'un livre papier. Ça, c'est une question.
- Alexandre Franco
Le support physique amène d'autres avantages. Je suis d'accord avec toi.
- Rémi Reibel
Le côté sensation, émotion qu'on n'a peut-être pas sur un écran.
- Alexandre Franco
Tu parles de livres, mais moi je l'ai aussi avec le support physique pour la musique. C'est pas la même chose de manipuler un vinyle ou même un CD que d'écouter un MP3. Il y a des choses qui se transmettent en plus.
- Rémi Reibel
Bienvenue dans l'émission des vieux.
- Alexandre Franco
Ouais.
- Rémi Reibel
Bip bip. Heureusement que Romane est là pour équilibrer.
- Alexandre Franco
Et tu fais des conférences, t'écris des livres. En fait, ce que je voulais savoir, ce qui m'intéresse aussi, c'est comment tu choisis, selon le sujet, le format que tu vas mettre en avant-priorité.
- Rémi Reibel
Alors, encore une fois, c'est les rencontres humaines. Preville en est. J'ai fait un atelier avec Christophe de Cugis, donc voilà. « Provoquer sans choquer » , c'est un premier essai. Comment provoquer sans choquer positivement ? J'aime bien mélanger les mots. Et en fait, voilà, c'est un premier essai. On a des choses à corriger, parce que de toute façon, si dans l'évolution de soi, on ne se corrige pas, ça ne sert à rien. Je pense qu'il faut toujours, entre guillemets, performer, évoluer, pour être meilleur soi déjà et en faire profiter aux autres. Moi, c'est les rencontres qui font les choses. Christophe, on se connaît depuis quelques mois. Ça a matché. On s'est dit, tiens, on va faire ça. Et c'est comme ça que la vie est faite. J'ai rencontré Patrick Gijaco, le directeur de Dinaba et à Lyon. Pareil, il a fait un salon. Il m'a dit, tu fais une conférence débat. Donc, voilà, c'est les rencontres qu'ils font. Après, je sais provoquer. Je dis souvent, je suis un provocateur.
- Alexandre Franco
OK. Moi, je voulais qu'on revienne un petit peu aussi au quotidien. Comment tu mets en valeur ton écriture ? Qu'est-ce qu'elle met en valeur ?
- Rémi Reibel
Qu'est-ce qu'elle met en valeur ? J'aime bien raconter des histoires. J'aime bien raconter des histoires à la fois... Pour moi, une histoire d'entreprise ou une histoire de territoire ne se fait jamais sans l'humain. Je veux dire, si aujourd'hui, j'ai rencontré la lettrerie des 13, par exemple... en train de voir pour monter un projet ensemble, pour réfléchir. J'ai lancé un nouveau concept, Destin d'entreprise, parce que je suis un mordu d'entreprise. Et j'aimerais bien faire des bouquins pour des entreprises qui ont une longue, longue histoire. Sa compétence et partage, c'est parti d'un coup, peut-être, après ma greffe, j'ai discuté avec un de mes amis. C'est plus compliqué. Oui, mais quand on est passionné comme je suis, qu'on tient à ses projets, on arrive toujours à quelque chose.
- Alexandre Franco
Oui, et puis en plus, en région lyonnaise, il y a quand même des belles sagas d'entreprises. Il y a des très belles choses à raconter. On n'a pas parlé du cercle compétences et partages ?
- Rémi Reibel
Oui.
- Alexandre Franco
Qu'est-ce que c'est ?
- Rémi Reibel
Génius de bord, partage sur l'usine. Quel bonjour, d'habitude. Qu'est-ce que tu fais, mon cher Alex ? On retrouve le groupe sur LinkedIn. C'est un réseau que j'ai créé il y a trois ans. On a fêté les trois ans, donc le 25 juin, dans un magnifique lieu à l'hôtel Lyon Métropole. donc voilà bien entendu tu seras là et j'invite tout le monde à venir circompétence et partage c'est parti d'un coup de tête après ma greffe où j'ai discuté avec un de mes amis et il est parti de deux choses il est parti de circompétence et partage au début on le faisait assez régulièrement puis maintenant je le fais tous les trois mois quand j'ai envie en fait, pourquoi ? Parce que déjà il y a beaucoup de réseaux et alors non pas que j'ai peur de la concurrence mais j'ai pas envie de courir après les gens pour qu'ils viennent. Je n'ai pas d'association, je n'ai pas d'abonnés, j'ai une newsletter, je partage sur le réseau. Ça permettait d'avoir aujourd'hui 1 400 personnes.
- Alexandre Franco
On retrouve le groupe sur LinkedIn. Oui,
- Rémi Reibel
tout à fait. Il y a 4-5 000 personnes qui regardent régulièrement. Et puis après, l'idée, c'est de se présenter. Qui je suis ? Ce que je fais ? Ce que je recherche ? Très pragmatique.
- Alexandre Franco
mixte mode BNI et mode Rémi parce qu'après, il y a un cocktail. Parce que j'attache beaucoup d'importance aussi sur les bons mets et les bons vins. Et je vois le petit sourire de Romane quand je dis ça.
- Romane Santailler
Ça, c'est sûr que tu ne manques pas de gourmandise.
- Alexandre Franco
C'est normal, je suis un gourmand de la vie.
- Rémi Reibel
Il est quand même relativement actif, ce réseau sur LinkedIn ?
- Alexandre Franco
Oui, en fait, LinkedIn, au départ, il y avait le Club Affaires 69.
- Rémi Reibel
D'accord.
- Alexandre Franco
Et quand le club s'est arrêté... après le Covid. Moi, j'étais administrateur, j'ai récupéré. Donc voilà, ça permettait d'avoir aujourd'hui 11 400 personnes sur ce groupe. Et il y a 4-5 000 personnes qui regardent régulièrement. Donc je t'invite aussi à mettre tes podcasts. Tu peux tout à fait communiquer dessus. C'est open.
- Rémi Reibel
Avec plaisir. Moi, j'ai l'impression que ce groupe... Enfin, où est-ce que tu peux nous dire si tu as des exemples sur le groupe ? Et puis après, on va revenir aussi sur ton travail quotidien. s'il y a déjà des choses que tu as vues qui changent un petit peu la vie des gens dans les partages qui sont sur ce groupe LinkedIn ou autre. Ma question au départ, c'était surtout sur les acteurs locaux, c'est-à-dire les gens sur les entreprises que tu peux accompagner, que vous pouvez accompagner. Mais on peut peut-être faire le parallèle avec les deux.
- Alexandre Franco
Oui, de toute façon, le parallèle est vite fait. Il y a des choses qui se font. Comme on est dans une région où les choses se font mais ne se disent pas toujours. Donc, je sais qu'il y a eu des affaires qui se sont créées, même des rachats de boîtes, des choses comme ça, ou des partenariats. Moi, l'idée, de toute façon, c'est d'impulser. Après, les gens, ils viennent pour pas être seuls, à une soirée, à un événement, pour se présenter, pour échanger. Ça peut trouver un partenariat. J'ai fait un dîner des producteurs il n'y a pas longtemps. C'est une petite idée qui me traversait l'esprit depuis pas mal d'années. Résultat des courses.
- Rémi Reibel
C'est-à-dire dîner des producteurs ?
- Alexandre Franco
En fait, l'idée... Parce que les producteurs,
- Rémi Reibel
ça peut être plein de choses.
- Alexandre Franco
Eh bien, l'idée, c'est simplement... On parle beaucoup de créer l'envergure. Voilà, c'est ça. C'est une consommation, créer les liens et local. Chacun a une idée. C'est de faire venir les producteurs d'un établissement avec nous pour qu'ils se présentent, qu'ils exposent, qu'ils se présentent et que le chef fasse la cuisson avec les produits des producteurs. Et là, on était une vingtaine, on a fait un petit tour de table, chacun s'est présenté. Ça reste convivial, surtout, beaucoup business. Et c'était aussi à l'hôtel Lyon Métropole. Et le chef a joué le jeu avec les producteurs. Tout le monde était ravi. Il y avait un gars qui fait de l'événementiel, qui fait des pizzas, notamment avec son four qu'il emmène. Et il a trouvé des clients sur place. Donc ça, c'est deux. De créer l'envie, voilà, c'est ça. C'est de créer les liens et que chacun y trouve son compte.
- Rémi Reibel
Est-ce qu'il y a des pièges à éviter quand on veut valoriser une entreprise et son territoire ?
- Alexandre Franco
Le piège à éviter, c'est d'essayer de ne pas raconter d'importe quoi. C'est déjà pris. Partir un peu sur des grands trucs, d'être serein dans les propos et d'être factuel. Je ne sais pas, il y a des impôts de projet. De ne pas essayer de faire des phrases à rallonge, ça ne sert à rien de dire les choses. Au plus c'est long dans les phrases, au moins les gens lisent. Et que ça soit factuel et qu'il y ait vraiment les bonnes informations.
- Rémi Reibel
Et quel est le message concret que tu veux laisser aux auditeurs sur ta façon de voir l'entrepreneuriat ?
- Alexandre Franco
Intéressez-vous à l'autre ? Et soyez vous-même. Encore. Le côté factuel.
- Rémi Reibel
Oui, tu disais soyez vous-même. Tout à l'heure, tu avais une petite citation qu'on n'avait pas au micro. Tu peux nous la redonner ?
- Alexandre Franco
Ah oui, n'essayez pas d'être quelqu'un d'autre, c'est déjà pris.
- Rémi Reibel
Parfait, j'aime beaucoup. J'aime beaucoup. Est-ce qu'il y a des nouveaux projets d'ailleurs ?
- Alexandre Franco
Je ne sais pas, il y a des nouveaux projets.
- Romane Santailler
Moi, de ce que je fais avec toi, tu me demandes de rendre un peu le cercle plus gourmand. l'aspect un peu plus cocktail, fin de soirée. Après, tu essaies toujours de développer ton projet de destin d'entreprise, quelque chose qui te plaît beaucoup. Mais autrement, je pense que j'ai tout dit.
- Alexandre Franco
Oui, donc après, il y a les dîners des producteurs, ça s'est mis en place. Après, on a eu quelque chose d'assez exceptionnel. Donc, il ne faut pas redescendre, il faut rester un petit peu dans ce même tempo. Et puis après, on est en train de créer avec quelqu'un aussi une émission un peu gourmande. Normalement, la première se fait début juillet, mais pour l'instant, et là, ça sera avec de la vidéo. Mais c'est encore off, mais rendez-vous début juillet. Et me suivre sur les réseaux et vous saurez tout. Et me contacter sur les réseaux, il n'y a pas de problème.
- Rémi Reibel
Bien sûr, bien sûr. Eh bien, merci Rémi et Romane. Et pour ceux qui veulent aller plus loin, en tout cas sur la partie d'Ondorgan, etc., il y a ton livre qui s'appelle Rencontre avec la vie.
- Alexandre Franco
Et un site web également.
- Rémi Reibel
Il y a un site web également. Justement, un site web. Tu peux nous donner les adresses ?
- Alexandre Franco
Rencontre avec la vie, parce que je m'amuse de tout, c'est au pluriel, il faut que je me la pête un peu. C'est rencontreaveclavie.com et puis après mon site internet remireibeljournalisteredacteur.com aussi.
- Rémi Reibel
De toute façon, je remettrai les liens dans l'inscription.
- Alexandre Franco
Et puis, de toute façon, Rémi Reibel, sans prétention, tapez sur Google, je crois que... Je suis un peu googlisé, il me semble. Ça marche bien, ça marche bien. Je ne sais pas, Alexandre. J'ai même fait une intervention à l'Assemblée nationale il y a très, très longtemps.
- Rémi Reibel
C'est vrai ? Tu veux nous en parler ?
- Alexandre Franco
Oui, en deux mots, c'était par rapport au professeur Dubernard. Justement, à l'époque, je dialysais. C'est de parler comment peut-on être malade, essayer de travailler, de s'investir. Il était président de la commission santé à l'Assemblée nationale. J'ai pris la parole dans une centaine de personnes, je crois. Ça m'a beaucoup amusé. Je m'amuse de tout. Je suis sérieux sans me prendre au sérieux, mon cher Alexandre.
- Rémi Reibel
Ah, mais c'est génial. Romane, ça t'a plu l'exercice de parler un petit peu au micro ?
- Romane Santailler
Oui, oui, tout à fait. Moi, de toute façon, ça m'entraîne toujours pour mes études, mais oui, ça me plaît, oui.
- Rémi Reibel
Parfait. Eh bien, merci de nous avoir suivis. On se retrouve bientôt pour un nouvel épisode de Capté. Et en attendant, si cet épisode t'a parlé, abonne-toi, like et partage. Merci Romane et Rémi, et à bientôt. Merci.
- Romane Santailler
Merci.
- Rémi Reibel
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- Jingle
T'as capté !