- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast Carnet de vie pro. Je suis Marine Le Guillaume, coach en transition professionnelle. J'accompagne les personnes qui ressentent le besoin de faire le point sur un parcours pro à travers des bilans de compétences et du coaching carrière. L'idée est de retrouver du sens dans sa vie professionnelle, préparer une évolution, une reconversion, un projet entrepreneurial ou même préparer son départ à la retraite. Bref, ici, on parle vrai. Dans ce Carnet vivant, tu vas entendre des histoires de transition, des chemins de réflexion, des prises de conscience, mais aussi des élans inspirants. Parce qu'au fond, changer de direction, c'est souvent se rapprocher de soi-même. Alors installe-toi et laisse-toi inspirer par celles et ceux qui ont pris le large.
- Speaker #1
Hello Alix ! Hello !
- Speaker #0
Merci d'avoir accepté de venir témoigner et parler de ton parcours pour ce podcast au sein de Carnet de Vie Pro.
- Speaker #1
Merci à toi Marie-Eve.
- Speaker #0
Bonne invitation. De rien, c'est avec grand plaisir. Est-ce que dans un premier temps, tu peux te présenter auprès des personnes qui nous écoutent ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Donc moi c'est Alix. Je suis à mon compte depuis un peu plus de 13 ans maintenant. Aujourd'hui, mon métier, c'est d'accompagner les freelances sur toutes les questions un peu existentielles qui vont se poser. Donc, des questions un peu chiantes aussi, c'est-à-dire la compréhension de statut, comment on fixe aussi ses tarifs, comment on gère son admin, sa compta, comment on pilote une prestation, comment on fait pour trouver ses premiers clients. Vraiment un peu tout ce qu'on n'apprend pas à l'école. Et moi, mon cœur de cible, c'est vraiment les gens qui sont freelances, qui vendent de la prestation de service. et qui sont plutôt entrepreneurs individuels, micro-entrepreneurs, des gens qui entreprennent seuls. Et moi, j'ai un parcours tout autre, c'est que j'ai fait un peu plus de 10 ans de direction artistique, parce que c'est ma formation initiale, donc j'ai un parcours créatif, et c'est un milieu que je connais bien, et que j'ai décidé de laisser de côté pour me consacrer à 100% à l'accompagnement des freelances, grâce à Bonaparte, qui est mon activité principale aujourd'hui.
- Speaker #0
Que tu as créé, et du coup, où tu arrives à réunir pas mal de personnes.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
comment tu t'es dit ok moi c'est ça que je veux faire, je veux être indépendante déjà, comment tu t'es dit moi je veux être indépendante et pas du tout salariée ?
- Speaker #1
Je pense que je me suis dit exactement comme ça faut pas aller chercher plus loin c'est un peu cliché ce que je vais dire mais ça a été une évidence c'est à dire que j'ai toujours aimé avoir des projets mettre en place des projets depuis toute jeune déjà. J'ai toujours aimé faire des initiatives, monter des choses, être impliquée aussi dans plein de choses différentes, sur différentes formes. Et quand j'ai fait mes études, le salariat, c'est quelque chose que j'ai découvert à travers les stages, et je me suis vite rendue compte que, comme beaucoup de freelancers le pensent, certains vont se reconnaître là-dedans, je ne tiens pas trop en place, j'aime pas trop... J'ai une vraie perte de sens de dire... On est derrière un bureau, mais peut-être qu'on serait mieux ailleurs aussi à faire d'autres choses. On est juste là parce qu'on nous a dit d'être là. Finalement, nos journées pourraient être un petit peu plus efficaces, on va dire, agencées différemment. Et puis, cette idée aussi de cette hiérarchie qui est compliquée, en fait. J'ai toujours eu un souci avec ça même à l'école. Je n'ai jamais compris pourquoi, en fait, on avait des rôles un petit peu assignés et qu'on ne venait pas d'écloisonner les choses. Et moi, j'ai toujours trouvé ça très intéressant de se dire, on est confronté à des gens qui ont tous des choses à nous apprendre. Et c'est aussi ce que j'adore dans l'entrepreneuriat, c'est qu'on est un peu des électrons libres, et on est toujours en mouvement, et on n'est pas assigné à une case, à un truc, à une tâche. Et donc, l'entrepreneuriat, c'était un peu une évidence, parce que je ne me voyais pas du tout rentrer dans le milieu du salariat. Et puis, mon contexte de vie perso aussi fait que cette flexibilité, je l'apprécie beaucoup. Moi, j'ai une petite maladie auto-immune qui fait que j'ai nécessité des fois d'être clouée au lit pendant 48 heures et donc le salarié un petit peu compliqué et ce qui fait que j'ai trouvé mes marques très rapidement et c'est quelque chose que je ne regrette pas du tout parce que c'est une aventure qui est incroyable et avec les montagnes de risque ça comprend mais c'était vraiment une évidence pour le coup
- Speaker #0
Tu penses que les profils justement créatifs ont davantage besoin de se lancer peut-être en tant qu'indépendant, en entrepreneur ?
- Speaker #1
C'est très difficile de mettre tout le monde dans le même panier parce que c'est aussi une question de personnalité, de cadre, de vision aussi d'avis, de valeur. Après, nos métiers créatifs font aussi qu'on a besoin d'être beaucoup en mouvement. On a besoin de se nourrir un peu aussi à l'extérieur, au contact des autres. Et donc, juste la nature même de cette phase de recherche et de créativité pure et dure or, quand on conçoit. elle nécessite de ne pas rester assise statique et derrière un ordinateur à 24 parce qu'on est beaucoup moins productif et créatif en soi, on a besoin d'expérimenter et ça c'est au contact des gens, c'est en bougeant c'est aussi avec notre corps c'est un truc tout bête donc cette liberté C'est important, je pense.
- Speaker #0
Ok. Et notamment les personnes qui nous écoutent et qui peuvent se dire « Oui, moi, j'ai envie de me lancer dans l'entreprenariat, mais je ne sais pas par quel bout commencer. » En soi, créer une micro-entreprise, ça se fait en deux, trois clics, on est d'accord. Mais après, c'est quoi les... Les conseils, les choses que tu peux, toi, nous dire après 13 ans en tant qu'indépendante ?
- Speaker #1
Alors, en effet, je vais déconstruire totalement mon métier, c'est n'importe quoi, mais la question du statut, c'est souvent un truc auquel on pense tout de suite, un cadre à donner, là où finalement, c'est une des dernières étapes. C'est-à-dire que le cadre, il va venir et ça va être pinot les doigts dans le nez, il n'y a pas de souci. Les questions pratico-pratiques, elles vont venir, mais soutenir un projet. l'amour. Moi, j'aurais envie de te dire, il y a deux choses qui me viennent à l'esprit qui sont pour moi fondamentales. La première chose, c'est de bien définir son projet. C'est-à-dire que l'écueil qu'on retrouve quand même beaucoup aujourd'hui, c'est « j'ai un bout d'envie, je ne sais pas trop où je vais, et on va voir où ça va m'amener » . Ça, je suis d'accord qu'il faut se mettre en mouvement et essayer d'aller découvrir, mais il faut rapidement essayer de poser un peu les contours et quelle est l'intention, quelle est le fil rouge derrière notre projet professionnel, c'est-à-dire qu'est-ce que j'ai envie de faire, à qui, pourquoi, pour qui. Et ces questions, elles sont centrales parce que si on n'arrive pas à y répondre, il faut prendre le temps d'aller investiguer, d'y mettre une réponse parce que si on entreprend trop vite, c'est aussi soit une perte d'énergie, soit une perte de temps, soit une perte d'argent aussi. Et des fois, on va passer à côté de notre projet en pensant qu'on n'a pas réussi. Alors en fait, on n'a pas juste soigné un petit peu le départ et on n'a peut-être pas pris assez le temps d'aller se poser les bonnes questions ou d'aller chercher les réponses. Donc cette idée du positionnement et de savoir réellement ce qu'on a envie de déployer, c'est important pour tenir sur le long terme aussi. parce qu'entreprendre c'est une aventure qui est censée durer plus de 6 mois normalement en tout cas si on en a l'envie donc autant que tu les choses d'un autre côté et puis le deuxième tu me vois venir avec mes grands chevaux moi je dirais que ça réside dans le réseau aussi l'importance du réseau et je pense que ça n'a jamais été plus le cas que là au moment où on se parle en 2006 et dans les années à venir, le réseau il est fondamental, c'est à dire le lien et le sens qu'on va pouvoir mettre aussi dans nos activités et de Merci. de réussir à venir créer vraiment du lien avec des gens qui vont comprendre notre message et notre projet et notre personnalité aussi il faut pas essayer d'être quelqu'un qu'on n'est pas, de mettre un masque je pense que l'entrepreneuriat c'est intrinsèquement lié aussi à qui on est en tant que personne et c'est ce qu'on vend aussi, c'est ce pour quoi on vient nous chercher même si des fois on est un peu dans le déni en disant non non j'ai une super offre et regardez que mon offre en fait cette offre on va l'incarner et ça sera pas la même chose donc travailler aussi ça ce truc de notre propre propre individualité et c'est trop bien parce que ça nous apprend des choses sur nous-mêmes finalement. Ça serait mes petits points.
- Speaker #0
Et justement, par rapport à ce que tu dis où on incarne vraiment aussi nos offres, comment toi tu t'es dit, moi je vais proposer, c'est vraiment l'accompagnement des personnes qui vont se lancer. Comment tu t'es dit c'est ça que j'incarne et c'est ça que je veux faire ?
- Speaker #1
Alors, j'ai encore tous les questions, mais j'ai travaillé complètement à l'envers. Ça peut paraître aussi contre-intuitif. Je ne me suis pas dit qu'est-ce que je veux mettre en place ou tiens je vais faire de l'accompagnement et quelle forme ça va prendre. C'est-à-dire que j'ai été moi-même et j'ai fait des choses de manière très instinctive et très naturelle. Et je me suis rendue compte qu'il y avait un écho. Et donc, j'ai commencé à me dire « Ah, est-ce qu'il n'y a pas un truc là à gratouiller ? » Et c'est souvent d'ailleurs la réponse à des activités qui fonctionnent bien. C'est que des fois, on s'efforce à essayer de venir sculpter un truc parfait, un cadre, qui finalement ne nous ressemble pas vraiment. Et nos forces, elles sont un petit peu à côté, mais on ne les voit pas par nous-mêmes. Il faut aussi faire confiance aux gens qui nous entourent et qui nous soutiennent. Et moi, cette chose de l'accompagnement, Enfin, vraiment, je n'étais pas partie pour... J'avais une carrière fortement tracée dans la direction artistique avec des super clients. Et au final, je me suis rendue compte que je m'amusais beaucoup à animer des choses, à faire de la pédagogie, à essayer de déconstruire des mythes et puis d'essayer de faire juste mieux que les cadres d'accompagnement qu'on pouvait trouver pour les entrepreneurs qui étaient vraiment, excuse-moi le terme, mais un peu boring. Je me suis dit, il faut quelque chose d'incarné. Et naturellement, j'avais cette personnalité qui aimait partager avec les gens, qui aimait faire des traits d'humour. qui aimait être aussi dans du vrai et dans du concret. Et donc, ça s'est construit un peu en même temps que moi, finalement, cette offre-là. Et je l'incarne comme d'autres peuvent faire mon métier, en l'incarnant de manière totalement différente. Et donc, c'est une autre offre qui crée. Et pourtant, on a un fondement similaire, mais notre individualité, elle est différente. Donc, on va attirer des gens aussi qui viennent chercher ça.
- Speaker #0
Clairement. Et du coup, toi, c'est bande à part. Moi, j'aime trop savoir... Pourquoi les gens décident de choisir tel ou tel nom ? Est-ce qu'il y a une histoire derrière ça ?
- Speaker #1
Bien sûr. Je pense que ça recoupe ce que je t'ai dit un petit peu tout à l'heure. Bon, d'un part, chercher un mot qui ne vienne pas tout de suite mettre en avant indépendant, freelance, voilà. Je voulais quelque chose d'un peu incarné, un petit peu décalé. Alors moi, je fais littéraire de base, donc j'aime bien les mots, j'ai fait plein de recherches. Et j'aime les expressions. Alors si tu m'écoutes sur un format bon, il y en aura. Et c'est vraiment quelque chose qui fait partie de ma personnalité. Et en fait, j'ai tout de suite été chercher dans les expressions, les mots, les choses comme ça, en me disant, ça fait partie, moi, de ma manière d'être et de ma manière aussi de parler. Et la parole est très centrale dans mon activité et l'échange. Et donc, bande à part, c'est venu vraiment... comme une évidence. Pour ce clin d'œil, justement, bien évidemment, on est indépendants. Donc en fait, l'idée principale, c'est qu'on est seuls. Et j'aimais bien prendre le contre-pied de dire, on est seuls, mais on est en... bande, donc c'était un peu bizarre parce que d'habitude on est plutôt dans solo quelque chose et moi j'ai voulu dire plutôt l'inverse, donc le collectif, et le à part c'est pas à part bien évidemment on est à part, on est mieux, non on est à part parce qu'on a peut-être décidé de prendre notre propre chemin et de pas suivre des chemins qui étaient tracés pour nous et d'essayer de voir où ça allait nous mener, et puis cette bande à part j'aimais bien l'idée aussi de cette petite bande qui se soutient et... qui trace un peu sa life dans les cours de récré et qui va se soutenir et j'aimais bien dans l'individualité retrouver du collectif chose qui est centrale comme je te le disais moi dans mon approche nous on s'est rencontré avec Alix du coup lors d'un co-working que toi t'avais animé
- Speaker #0
ou en tout cas créé où c'était des moments où on pouvait se retrouver c'est dans ce cadre là qu'on s'est retrouvé t'as aussi organisé des événements pour que les d'ailleurs Je continue un peu, je suis un peu du coq à l'âne, mais c'est juste, tout le monde dit que c'est compliqué, indépendant, auto-entrepreneur, entrepreneur, est-ce que c'est la même chose ? Ou est-ce que c'est différent ?
- Speaker #1
Alors c'est vrai que là on a une myriade de mots pour signifier des choses qui des fois sont similaires, des fois sont différentes. Alors si tu veux, je peux te faire rapidement les quelques mots qu'on va retrouver. on va avoir les freelances. Les freelances, c'est quelqu'un qui va vendre normalement la prestation de service, la prestation intellectuelle. Mais un freelance peut très bien ne pas être auto-entrepreneur, il peut avoir un autre statut. On va retrouver les auto-entrepreneurs qui aient une forme de statut. En fait, c'est un entrepreneur individuel au régime de la micro-entreprise. Là, on parle plutôt du cadre juridique, fiscal et légal, qui est le même mot que micro-entrepreneur. Ça, c'est le micro-entrepreneur, c'est juste le nouveau nom. vraiment la même chose. Un auto-entrepreneur, un micro-entrepreneur, c'est la même chose. Et puis après, on va trouver tous les noms. Être indépendant, c'est être une personne qui entreprend en solo, quel que soit son statut, parce qu'on a plusieurs. Donc là, c'est vraiment juste l'idée d'être solo derrière son activité. Et puis, on va avoir les mots comme solopreneur aussi. Et attention, celui-ci, c'est un peu un mot qui des fois est mal interprété. Un solopreneur n'est pas quelqu'un qui entreprend seul. Un solopreneur, c'est quelqu'un qui va avoir un business model, un modèle économique qui va être basé sur la vente de produits passifs et un écosystème d'offres qui peut se vendre seul sans être forcément racolé à du temps. Mais malheureusement, ou heureusement, je ne sais pas, chacun va un peu mettre ce qu'il veut. Donc en fait, tu entendras dans la bouche de quelqu'un, moi je suis solopreneur, mais il n'a pas un modèle économique de produits passifs. Chacun vient un peu faire sa tambouille, il est un peu perdu des fois, mais en gros, on met à notre compte. Oui, voilà.
- Speaker #0
Pour résumer, on a à notre compte. Mais en tout cas, si on a des problématiques sur... quel statut je dois prendre je sais que moi je t'avais posé une question sur mais là j'ai quelqu'un qui vient me chercher pour ça mais je sais pas quel prix mettre et j'avais plutôt moi tendance à mettre prix un peu à la baisse en me disant bah je suis nouvelle et tout ça et c'est vrai que j'ai gardé en mémoire et tu m'as dit mais Marine il y a toute ton expérience d'avant en tant qu'RH et tout que tu valorises aussi dans ton prix donc Merci. Si on a besoin en soi d'un accompagnement et aussi de fixer ces tarifs qui est un vrai sujet, je trouve. Enfin, il faut faire appel à toi. On est d'accord.
- Speaker #1
En fait, il y a vraiment cette injonction, et tu le dis très très bien, les personnes qui vont être en reconversion ou qui vont réfléchir à un projet professionnel à se dire je commence une nouvelle aventure comme si on faisait un reset et qu'on revenait à zéro. Ce qui est totalement faux en fait. Parce qu'encore une fois, je ne dis rien, mais ce qu'on va mettre dans notre manière de piloter notre activité et de la vendre aussi auprès de nos... nos clients, ça va être nous. Et c'est-à-dire, avec tout le bagage qu'on a eu aussi précédemment, et je le dis aussi aux étudiants, quand on est en sortie d'études et qu'on décide de se lancer pour certains, ben oui, on est peut-être junior dans la pratique de nos métiers, mais finalement, on a aussi nos individualités, avec des fois, pour certains, un gros cran d'avance, parce qu'on a eu une expérience en alternance qui s'est bien passée avec des responsabilités, des choses comme ça, ou une expérience bénévole, ou que sais-je, en fait. Et donc, si on a eu une carrière avance, si on a eu des expériences même autres que dans le travail, ça peut... peut tout à fait avoir sa place et être valorisée dans notre manière d'apporter une réponse concrète à nos clients en dehors de notre cœur d'activité parce que ça va la soutenir en fait. Et ça, il faut absolument le valoriser financièrement parce que on a des qualités des fois où ça nous paraît évident et en fait, elles sont propres à nous, elles sont propres à notre manière de faire et donc il faut vraiment le conscientiser. Et la plupart des indépendants ne le conscientisent pas parce que ça leur paraît évident. voire même des fois ils passent juste à côté ou ils pensent que c'est pas nécessaire d'en parler parce que c'est eux et sans doute que tout le monde a ça pas forcément et dans nos défauts aussi d'ailleurs c'est hyper important de conscientiser nos faiblesses et nos forces pour réussir aussi à miser sur ce qui roule et pas vouloir être moyen dans tout, moi j'ai tendance à dire il faut aussi se regarder le nombril des fois et se dire là dedans je suis mauvaise et vraiment ça ne m'intéresse pas et c'est ok, dans ces cas là moi je vais... aller regarder là où vraiment j'ai ma petite zone de génie. C'est comme ça qu'on augmente nos tarifs.
- Speaker #0
Mais c'est vrai que sur les tarifs, pour avoir du coup pas mal d'indépendants et indépendantes autour de moi maintenant, c'est un vrai sujet et on se dit bah... Enfin même quand moi je regardais un peu, je sais pas si c'était bien de faire ça, mais on se dit bah je fais du coaching mais en fait y'a pas de... C'est quoi la fourchette ?
- Speaker #1
De gris, de... Ouais !
- Speaker #0
On est en recherche, bien sûr. Moi, je me suis dit, bon, comme quand on est en entreprise, on se dit, allez-vous la fourchette salariale là-dedans ? Et combien je mets comme prix ?
- Speaker #1
Alors ça, c'est la grosse difficulté, c'est que nous, on arrive sur des marchés. Déjà, on a tendance à avoir un gros problème chez nous indépendants, et je pense globalement dans le monde du travail, c'est qu'on est très porté sur les intitulés métiers. Sauf qu'il y a beaucoup d'intitulés métiers qui sont, en fait, qui sont très différenciants en fonction... de notre manière justement de faire, de vendre, d'avoir des offres spécifiques. Donc je prends les offres par définition que moi je croise tout le temps. Un graphiste, ça veut rien dire en fait. C'est extrêmement diversifié ce qu'on va pouvoir y mettre derrière. On peut très bien, quand on dit graphiste, on peut très bien avoir quelqu'un qui fait de la direction artistique poussée, de la stratégie de marque, de l'ADN de marque, de la plateforme de marque, comme quelqu'un qui va vendre essentiellement un logo et deux déclinaisons. On parle pas du tout du même métier. Et on ne parle pas du tout non plus. Et pourtant, on va regarder quoi ? Le marché du graphisme. Ça ne veut rien dire, en fait. Il faut venir là-dedans aussi, faire des focus. Et donc, c'est aussi ce qui va nous aider dans la manière de poser des tarifs. C'est de se poser vraiment la question de où est notre champ de compétences ? Jusqu'où on va ? À qui on s'adresse ? Qu'est-ce qu'on va leur vendre ? Et à partir de ça, de venir aussi miser sur, comme je le disais tout à l'heure, les à-côtés. C'est-à-dire, comment je fais ma gestion de projet ? Est-ce que... Est-ce que mon client, il va être complètement... Je vais lui prendre la main et je vais réussir à l'amener, franchement, de A à Z, les doigts dans le nez, et il n'aura rien à faire à part venir donner son avis et un ressenti ? Ou est-ce que finalement, je suis plutôt exécutant et j'écoute un petit peu ce qu'on va venir me demander et je ne vais pas dépasser la demande et je ne vais pas être force de proposition ou de conseil ? Il y a énormément de choses à prendre en compte quand on pose ces tarifs et que malheureusement, tout ça, il y a des méthodologies, mais qui ne sont pas très connues. des indépendants parce que déjà c'est pas des sujets qui sont trop mis en avant et puis aussi tout simplement c'est qu'on a des facilités maintenant on va quoi sur une plateforme de mise en relation où les tarifs à la journée des gens ils sont complètement accessibles et qu'on préfère la facilité de se dire bah moi je vais aller poser la question à 2-3 copains mes copains ils sont à peu près à ça, on fait à peu près la même chose mais on va pas trop rechercher dans le détail et puis bah tiens je vois que la moyenne de ça c'est là je vais me mettre un tout petit peu en dessous pour être concurrentiel et puis zoup ce qui fait qu'on fait des marchés H24 aussi non ? Et puis, on met en danger certaines activités. Et il y a quelques titres qui ont perdu leur lettre de noblesse depuis déjà quelques années, parce que malheureusement, c'est aussi des Indés qui ne portent pas haut et fort les couleurs de leur métier. Donc, ils font que ça se casse un peu le vignette. Donc, voilà. C'est un travail d'éducation, on va dire, et puis de posture, de se dire « je me prends au sérieux, mon activité... » Elle a du sens et j'ai envie de la faire et de la faire bien, selon moi, mes propres codes. Donc, comment je fais pour valoriser ça ? C'est important.
- Speaker #0
Et... On le sait que, en étant indépendant, là où on peut en tout cas avoir plus facilement, pas de l'argent parce que ce n'est pas forcément facile d'y rentrer, mais où les tarifs peuvent être plus importants, c'est notamment auprès des entreprises. Toi, comment tu as fait pour travailler avec des entreprises ? Comment tu fais encore pour travailler avec des entreprises ? C'est quoi ton conseil pour les indépendants qui souhaitent Travailler avec des entreprises.
- Speaker #1
Toujours pareil, on s'intéresse aux besoins. On en revient toujours aux mêmes choses, mais je pense que c'est le meilleur conseil. Et ce n'est pas pour rien qu'on nous le rabâche à 24, mais c'est de se poser réellement la question, d'essayer en tout cas de sortir un peu des injonctions qu'on peut avoir, des projections. Il faut aller toquer à la porte, il faut recueillir le besoin, il faut recueillir... la parole aussi un peu de nos prospects. Et il n'y a que là qu'on arrivera à savoir réellement de quoi ils ont besoin et de façonner quelque chose qui a du sens et qui répond à une demande du marché. Parce que là, à l'heure actuelle, on est au chaud dans nos petits bureaux et on se projette en se disant « tiens, je vais m'adresser à telle personne et puis il doit avoir tel problème, donc je vais faire ça » . Sauf qu'en fait, après, on n'en peut pas être les peaux cassées parce qu'au lieu d'être rentable en un an, en deux ans, en trois ans, on n'est jamais rentable ou alors ça met beaucoup plus de temps et d'énergie. Donc oui, d'aller vraiment juste s'enquérir. Est-ce que ça a du sens ce que je propose ? Est-ce que ça répond à un réel besoin marché ? Et les entreprises, elles sont particulièrement concernées. Et aussi, je reviens à cette histoire de réseau. Je pense que c'est très difficile aujourd'hui de rentrer comme ça, à froid, en disant toc, C'est possible. Je ne dis pas du tout que ce n'est pas possible. Il y a plein de manières de faire. Mais l'humain avant tout, c'est-à-dire qu'on peut très bien ne pas avoir de réseau. Oui, moi, mon cousin, il connaît un tel dans machin. Mais c'est de se dire peut-être que je vais aller à ce fameux salon et je vais me déplacer, moi, physiquement, pour aller à la rencontre des gens. Et je ne vais peut-être pas avoir cette automatisme de vouloir me vendre moi, mais de m'intéresser aux gens. Et avant de me vendre, de créer du lien. Ce qui fait que c'est toujours pareil, la prospection, il y a plein de manières de faire. Mais d'aller frontalement en disant « Bonjour, je m'appelle Alix et voilà tout ce que je vais faire. » Et de venir jongler. ok c'est cool mais en fait je t'ai rien demandé on arrive un peu comme un cheveu sur la soupe c'est peut-être pas le bon moment c'est peut-être pas le bon machin et là je vais parler purement de mon expérience mais j'ai vraiment l'impression que toutes les missions que j'ai pu avoir jusqu'aujourd'hui même encore c'est toujours d'abord un lien humain qui m'a amenée à avoir des opportunités c'est à dire qu'au lieu d'être une grosse forceuse et d'envoyer des mails en disant regardez tout ce que je sais faire j'ai plutôt dédié de l'énergie à aller à la rencontre de soit mes prospects, soit juste du réseau autour de mes prospects. Des fois, on veut juste contacter telle, je ne sais pas, la personne qui est en charge de tel service ou la directrice de cet agent. Oui, mais peut-être qu'est-ce qu'on n'irait pas au contact aussi, je ne sais pas moi, de leur propre écosystème, de leur partenaire. Et finalement, si notre pitch est bon, on va se souvenir de nous avec les bons mots. Et on plante des graines un peu à 24, et il y a certaines graines qui vont germer au bout d'une semaine, d'autres au bout de 5 ans. Mais finalement, c'est un travail qui est beaucoup plus facile aussi, parce qu'il est incarné, parce qu'on s'intéresse sincèrement aux gens, et qu'on n'est pas en train de faire le monde pour avoir du travail. Et je pense que cette notion de culture aussi, dans notre manière de faire, d'être curieux des choses, et d'être curieux de l'autre, de s'intéresser sincèrement à certains domaines d'activité, et certaines personnes, fait qu'on grandit, parce que les échanges nous amènent aussi à changer de vision. Et c'est passionnant et c'est beaucoup plus sympathique que d'envoyer des mails LinkedIn à H24. Enfin voilà, je pose ça là, après vous allez voir le fait, d'accord ? Mais en tout cas, moi c'est ma condition et autour de moi je vois que ça paye aussi. C'est vraiment super d'être recommandée par quelqu'un parce que le feeling est bon et parce que humainement, on a ressenti quelque chose chez vous, c'est déjà 60% du travail en fait. Oui,
- Speaker #0
les gens viennent pour toi quoi.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Et si T'as guidé ton discours pour t'amener justement au bon endroit et qu'on comprenne bien ce que tu fais, il y a de grandes chances aussi que t'aies des missions qualifiées. C'est-à-dire que t'es pas ce truc justement où on n'a pas trop compris ce que tu faisais, donc finalement quelqu'un t'a recommandé mais c'est pas vraiment ça que tu fais, et donc toi t'es là, ouais je vais accepter mais c'est trop bizarre, bon bah c'est cool parce que c'est payé mais c'est pas vraiment mon cœur d'activité, mon prime idéal. Et donc ça permet aussi de vraiment venir... poser un peu les rails des missions qualifiées, en fait, par la suite, parce que tu vois bons endroits, bons interlocuteurs, et que ton discours est aussi clair, quoi, et cohérent.
- Speaker #0
C'est hyper important, ce que tu dis. En fait, plus on est soi, normalement, plus c'est censé fonctionner.
- Speaker #1
Ben, oui. Je suis en train de me poser la question. Est-ce que ça marche pour tout le monde ?
- Speaker #0
Ça dépend peut-être de la personnalité, mais en tout cas, si tu mets vraiment de ta personnalité et ton cœur à le faire...
- Speaker #1
Oui, en fait, il faut que tout ça soit un peu aligné. C'est-à-dire que ça ait du sens et que les choses ne soient pas... pas forcée. Après, ce discours, il faut aussi s'en méfier parce qu'il est très facile parce que là, je suis confortablement assise dans un fauteuil et que je donne des grands discours. Ça met du temps aussi de découvrir cette place. Moi, là, je fais la maligne, mais si tu reprends la Lix d'il y a 13 ans, c'était pas si simple que ça. Il en a fallu du temps aussi. Et il a fallu que je teste énormément de choses avant de réussir là à me sentir alignée à 1000% dans un métier que j'ai choisi et que j'ai façonné. Si tu m'avais dit il y a 13 ans, Ali, que tu as un master en direction artistique et dans 10 ans, tu feras du conseil sur la comptabilité ou sur le statut, je ne t'aurais pas cru. Tu m'aurais dit, mais n'importe quoi ! Moi qui ai toujours été une bi en maths et qui, voilà. Et tu feras des conférences devant 100 personnes, il n'y aura pas de souci, là où j'étais complètement introvertie et hyper mal à l'aise. Mais en fait, tout ça, c'est aussi un chemin où il faut se laisser, je pense. Et tu le portes très bien dans ton discours, toi, Marine. Je sais que tu partages ça avec moi. Ce truc de, il faut aller explorer, il faut essayer de se faire confiance, mais il ne faut surtout pas rester figé. Il faut tester, il faut aller voir, il faut découvrir. Et puis, vraiment, moi, je dis souvent, il n'y a pas mort d'homme. Si on se trompe, si on se prend les pieds dans le tapis, jamais... Souvent, moi, je dis à mes étudiants, vous risquez quoi ? Vous allez vous prendre un vu, au pire. La personne ne va pas vous répondre. Ou au pire, elle va vous dire, désolé, je n'ai pas le temps, merci, à plus. Voilà. Personne ne va se dire, oh là là, Alix, vraiment, elle s'est prise pour qui de me demander un café ? C'est des trucs tout bêtes, mais il faut tester, il faut sortir un peu de sa zone de confort et l'ajuster, et puis y aller à son rythme et être indulgent envers soi-même. Les choses, elles n'arrivent pas en deux jours comme ça, en se disant, allez, si tu veux, tu peux, ça ne marche pas ça. Merci Alix de dire ça, parce qu'on a l'impression, quand tu regardes sur les réseaux, ça a l'air super facile d'être indépendant et on gagne super bien sa vie en étant indépendant. Non, et c'est ok si ça prend du temps et c'est ok si on change d'avis aussi. Et c'est OK que ça ne marche pas du premier coup. Et autour de moi, je pense que les gens auxquels je pense, que j'ai en tête, qui sont là aujourd'hui, qui sont là depuis plusieurs années, et qui sont épanouis, qui jouent de leur activité, c'est des gens qui se sont pris les pieds dans le tapis plein de fois et qui ont fait plein d'erreurs. Ils ne sont pas arrivés au bon endroit. En fait, c'est tout un parcours d'apprentissage aussi. Là, tu te dis, tiens, j'ai testé ça. Là, je ne me sens pas bien. Vas-y, je vais mettre ma boussole un peu plus par ceci. Et tiens, là, je sens qu'il y a un truc. J'y vais. Ah ouais, non, là, j'ai foiré. Et puis, on est des versions améliorées de nos mètres chaque mois qui passent. Donc, c'est super vu qu'on est là pour porter nos métiers. Donc oui, non, ça ne se fait pas. On ne va pas gagner 400 000 balles par mois dès la première année. Et il y a quelques rares élus. Et tant mieux pour eux si ça fonctionne. Mais en tout cas, oui, c'est un discours que moi, je ne porte pas personnellement. Et j'ai toujours tendance à dire, oui, la rentabilité, c'est important parce que ça porte les projets. Mais c'est quand même l'épanouissement professionnel et personnel qui doit être. toujours racolé à la rentabilité. C'est important. C'est des projets entrepreneuriaux qu'on mène. Ce n'est pas juste une rentabilité. C'est clair. Tu le sais, dans le podcast, je souhaite que ça soit 100% authentique.
- Speaker #0
En tout cas, j'essaye d'avoir des invités qui le sont aussi, qui partagent vraiment les vraies choses. Tu parlais justement de toi que la Alix, il y a 13 ans, elle s'est pris les pieds dans le tapis. Est-ce qu'il y a des petites erreurs où tu te dis... C'est quoi tes petits tips pour peut-être faire gagner un peu de temps à certains indépendants ou indépendantes,
- Speaker #1
en tout cas, qui souhaitent l'être ? Tu vois, là, tout à l'heure, je parlais de quelque chose que j'ai appris, mais clairement, moi, quand je me suis lancée, je n'avais pas de positionnement. C'est-à-dire que je vendais des milliards de trucs. En fait, je répondais à la demande. Quand on me disait... « Oh, Alix, tu pourrais pas faire ça ? » Il y avait jamais de problème. Il se trouve que moi, j'aime bien les défis. Je suis débrouillarde, j'ai pas les deux pieds dans le même sabot. Donc, je me disais, pourquoi pas ? J'ai fait du wedding planning dans ma vie. Excusez-moi, mais si c'est pas what the fuck, j'ai organisé quatre mariages. Et ça s'est bien passé. Mais je veux dire, c'est super parce que ça a appris des choses de moi, mais ça m'a peut-être fait perdre du temps aussi, dans le sens où, avant de me sentir 100% alignée, et de trouver cette zone de génie dont je te parlais tout à l'heure, j'ai mis beaucoup de temps. Et je pense que j'ai perdu de l'énergie, et j'ai aussi perdu financièrement. Je pense que j'aurais pu être plus rapidement au bon endroit si j'avais réussi tout de suite à miser, à être honnête avec moi-même aussi, en me disant « Alice, ne va pas là, sous couvert de gagner des pichenettes, parce que bon, on ne va pas dire non, c'est quand même ça. » Et peut-être mettre mon énergie tout de suite à me dire « Alice, pose-toi deux minutes. » Et qu'est-ce que tu veux ? C'est quoi ton projet ? Juste pas « j'ai des capacités, j'ai des cordes à mon arc, venez, on verra ce qu'on peut faire » . Ça, je pense que c'est important. Et puis après, dans les autres erreurs...
- Speaker #0
Moi, j'ai eu la chance de réussir à construire un réseau rapidement. Donc ça, c'était vraiment super. Mais peut-être aussi de m'en détacher sous couvert du travail. C'est-à-dire que quand les clients affluent et qu'on prend une grosse charge de travail, il y a un moment où on délaisse aussi tout ça et on se dit « non, j'ai pas le temps » et on est sous le focus sur nos clients. Et je pense que ça, c'est une erreur que j'ai faite encore récemment, de me sentir tellement sous l'eau, concentrée pour mes missions, de ne plus prendre le temps de continuer à... voir des gens, à grandir, à se former, etc. Parce qu'on est dans l'opérationnel H24, parce qu'une fois que ça roule, on a cette pression aussi, que ça continue, et donc on est 100% pour nos clients, alors qu'en fait, non, il faut que nous aussi, on continue à grimper en compétence, à être présents sur le terrain, à se faire voir, et d'autant plus avec le monde qui va très très très vite aujourd'hui, on sait que quelque chose qui fonctionne là, ne fonctionnera pas peut-être dans 6 mois, ou que le monde sera un petit peu différent. Donc, ouais, de continuer aussi là. à être un peu sur ses deux tableaux et trouver un équilibre aussi en fonction de sa vie perso, c'est important.
- Speaker #1
C'est marrant quand tu disais tout à l'heure d'incarner qui on est et qu'il y a des choses qui viennent à nous. Moi, toutes les personnes qui sont venues à moi aujourd'hui viennent sur l'équilibre pro-perso. Mais c'est pas quelque chose que j'ai décidé.
- Speaker #0
T'as pris un panneau, Marine ?
- Speaker #1
Bienvenue !
- Speaker #0
Ça vous parle ?
- Speaker #1
J'adore cette thématique. Bon, je me dis, Marine... Il y a peut-être un signe de la vie qu'il faut que j'approfondisse. Mais tu vois, en en parlant aussi, je me dis, oui, il y a peut-être quelque chose vraiment à créer, quelque chose. En tout cas, tout bien construire. Après, ça se fait petit à petit aussi. Mais tu parlais aussi du réseau. Et je pense que quand on est indépendant, et les autres personnes que j'ai pu recevoir aussi au micro, au final, c'était beaucoup ça qui revenait, c'est de ne pas rester seule. Parce que quand on est indépendant, on peut vite être seul. Mais comment on crée son réseau ?
- Speaker #0
Alors ça, c'est la question à mille mots, mais en fait, c'est hyper simple. Et c'est la question qui revient tout le temps, mais créer son réseau, il y a tellement de manières de faire. Moi, premièrement, je vais prendre le contre-pied, c'est arrêtons de penser que faire du réseau, c'est de se connecter sur des réseaux sociaux, d'accord ? Oui, tu peux très bien échanger par contre sur les réseaux sociaux, j'ai rien contre ça. mais ayons des vrais échanges, d'accord ? C'est pas parce qu'on se suit et qu'on lit des actus sur des feeds qu'on a un réseau. Non, un réseau, c'est du lien, c'est... Je veux dire, moi, quelqu'un à qui j'ai jamais parlé, ou en tout cas, j'ai pas ressenti juste une connexion, j'ai pas vraiment envie de le recommander à quelqu'un parce que je me dis juste que je le connais pas encore, en fait. Donc, faire du réseau, ça va être des fois juste proposer un café. Ça va être, bah, tiens, c'est super, t'as fait ça, ça me touche... Ça me parle, je sais pas, j'ai envie de parler peut-être télématique avec toi, ou à l'inverse, tiens, on travaille dans les mêmes domaines, ça me plairait de partager un café. Et j'insiste sur le café, parce que le café, c'est un temps court, ça peut très bien être une demi-heure si le feeling passe pas des masses, c'est assez rare, mais ça peut arriver, donc c'est-à-dire qu'on est en maîtrise aussi, ça peut durer quatre heures quand c'est super cool et se finir en apéro à la fin de la journée. On peut rencontrer des gens où on était venus en se disant ça serait cool qu'on travaille ensemble, puis si on se rend compte, en fait on va jamais travailler ensemble mais on va jamais ben je sais pas, deux mois plus tard en fait, on participe à des soirées karaoké parce qu'on est devenus copains copines et juste de provoquer la rencontre ça c'est chouette, et d'aller à des événements c'est quelque chose qui peut paraître complètement ah oui c'est bon, on a déjà entendu ce conseil là 15 000 fois oui ça peut faire,
- Speaker #1
mais faisons-le en fait un événement non mais tu sais pour des personnes qui peuvent être introverties comment on fait pour avoir un événement on dirait peut-être pas comme ça,
- Speaker #0
mais moi je suis la plus grande introvertie du monde et ben en fait, il faut trouver des alliés c'est à dire que On n'a pas besoin de connaître la planète entière. On a juste besoin, par exemple, on commence petit. Peut-être qu'on ne va pas aller à ce salon tout seul. Peut-être qu'on va d'abord aller à un apéro ou à un petit déjeuner, je ne sais pas, de rencontre d'un réseau, d'une communauté, d'un truc, je ne sais pas, un truc simple. Un truc où on peut aussi s'extirper si on ne se sent pas bien. Qu'on ne se tape pas la fiche si on prend la porte, c'est ça ce que je veux dire. Donc, faire des choses simples, à ces instants-là, on risque. Il y a de grandes chances. Qu'on croise quelqu'un avec qui, je ne sais pas, l'échange a été sympa, cette personne, on a eu un bon feeling, c'est quelqu'un de souriant, qui nous a plutôt bien accueillis. Et donc, des fois, ça suffit. C'est juste de se dire, tiens, là, j'ai une connexion avec cette personne, on a pas mal parlé pendant cette soirée, et bien, le conseil que j'ai envie de donner, c'est d'ayez cette audace, peut-être, de juste renvoyer un petit message après, sur Insta, sur LinkedIn, que sais-je, directement. Et de dire, tiens, j'ai vu un autre événement, est-ce que ça te dirait d'y aller avec moi ? on ne se connaît pas des masses, on n'est pas copains, mais on sent qu'on peut partager un petit truc. Et donc, en fait, cette connaissance-là va peut-être nous accompagner, ou peut-être pas, peut-être que ce sera une autre, peut-être que ce sera un copain de copain qu'on connaît, des freelancers, juste des petits allers comme ça. Et au final, ça va juste nous donner des petites ailes pour peut-être se dire, je ne suis pas tout seul dans la salle. Là, par contre, je suis accompagnée. Je vais aussi oser aller rencontrer cette autre personne. Et puis, il résout parce qu'on sort petit à petit. Bien évidemment, ce n'est pas une to-do liste où on coche. C'est bon, il fait partie de mon réseau. Ça ne se passe pas du tout comme ça. C'est complètement des liens qui, des fois, on a l'impression qu'ils sont inexistants. En fait, d'un coup, au bout de, je ne sais pas, il va peut-être se passer six mois et on va se reproiser. Ah, d'un coup, ça encadre. Mais en tout cas, il faut aller à des événements. Il faut juste entrer en contact avec les gens. Et on n'est pas obligé de rentrer en contact avec 50 personnes dans la soirée. Si des fois c'est... une, deux ou trois, c'est déjà super bien. Et on n'a pas tous les mêmes cuillères. C'est-à-dire que peut-être que pour certains, ça va être hyper facile et on aura l'énergie d'aller entre 10 à 15. Et pour d'autres, déjà, de tenir une conversation de 5 minutes avec une personne inconnue, ça nous prend peut-être toute notre énergie. Et c'est OK. Encore une fois, c'est pas grave. C'est déjà super bien. Pas plus tard que hier soir, j'étais à une soirée entre freelance. Il se trouve que je connaissais pas mal de gens. La facilité, ça aurait été de rester avec eux. je me suis quand même dit, non Alix, t'es quand même venue là pour rencontrer d'autres gens. Et donc, bien sûr qu'à un moment dans la soirée, je me suis levée et je me suis dit, allez, Alix, c'est parti. Et c'est très simple, c'est juste, salut, je viens te voir, parce qu'en fait, le principe, c'était de se rencontrer, donc je viens savoir qui tu es. Et encore une fois, quand on s'intéresse aux autres, les choses sont très fluides. Il faut déjà se dire que tous les indépendants, ils ont une base commune, c'est que ils se sont lancés. Donc je pense que il y a pas mal de choses à checker, c'est-à-dire, toi tu faisais quoi avant, mais comment t'as osé ? Et c'est quoi tes problématiques ? Et on risque de trouver des atomes quand je suis très très très en vie. Donc finalement, encore une fois, c'est de l'humain. Enfin, j'en reviens toujours à l'humain. Et ce réseau, il va se construire sans qu'on se rende trop compte. Par contre, encore une fois, on reste pas figé. Il faut toujours être en mouvement.
- Speaker #1
Mais le mot que t'as dit, je trouve qu'il résume bien, c'est oser, en fait.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Faut oser faire les choses, de pas avoir peur. Et puis oui, en soi, la pire chose qu'on peut avoir, c'est un vu, un non. Et est-ce que toi,
- Speaker #0
Marine, t'as déjà fait un événement où t'as été vers quelqu'un, lui dire bonjour, salut, je m'appelle Marine, et toi, tu fais quoi ? Tu fais quoi ? T'es lancée depuis combien de temps ? Et la personne t'aurait dit, non mais tu fais quoi là ? Genre, tu te prédis un vieux vent où tu te dis, non mais c'est bon, je suis pas venue là pour te parler. Jamais ! En fait, les gens, ils sont là, donc ils sont trop contents. Déjà, le postulat de base, c'est t'es sortie de chez toi. T'es sortie de chez toi pour voir des humains. Donc, je veux dire, à part quelqu'un qui n'aurait pas compris le principe juste d'un événement, voilà, c'est la moitié du chemin à l'effet.
- Speaker #1
Clairement.
- Speaker #0
Moi, je ne peux pas te dire, j'ai eu des mauvaises expériences déjà de gens qui m'ont dit « Alex, tu te crois où de me proposer un café ? »
- Speaker #1
Et j'ai envie de dire,
- Speaker #0
si cette personne a fait ça, peut-être qu'il ne fallait pas que tu prennes un café avec elle. Donc, c'est OK. Et la plupart des gens, ils sont... Ils sont gentils. Voilà, ils sont comme nous. Et puis si le feeling passe pas, le feeling passe pas. Il faut pas forcer. Et il y a largement de gens avec qui ça peut matcher. Et il faut se lâcher la grappe là-dessus aussi. C'est pas la quantité, encore une fois, du réseau. Ça c'est important, je parle de réseau depuis tout à l'heure. C'est un réseau qualifié. Pas un réseau quantifié. Avoir, connaître 5000 personnes, c'est comme sur les réseaux sociaux, si t'interagis pas, c'est l'engagement. C'est pas la visibilité. Donc, clairement, des fois, il suffit aussi d'une petite équipe de quatre qui vont être convaincus par ce que tu fais et par l'intérêt de ton travail. Donc, ils vont être tes super ambassadeurs. Et toi, tu seras aussi une super ambassadrice pour eux. Et ça vient du cœur, c'est sincère aussi. C'est pas biaisé, quoi. Non,
- Speaker #1
non, mais c'est plus, au final, t'es sincère, authentique, plus, au final, t'as les gens qui plus ou moins te ressemblent autour de toi et, du coup, qui sauront parler de toi.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Par contre, en parlant de réseau et d'événements, quand je me suis lancée, ça va faire quasi que deux ans. Enfin, déjà deux ans. Je ne sais pas trop. Du coup, je me suis dit, il faut que j'aille à plein de salons, plein d'événements. J'en ai fait, j'en ai fait, j'en ai fait. Et ça m'est arrivé une fois d'aller à un salon. En fait, la vibe, ce n'était pas du tout le truc. Et en fait, je crois que je suis restée. J'ai vraiment observé en hauteur. Et je me suis dit, mais qu'est-ce que je fous là ? Et du coup, j'ai repris mes clics et mes claques.
- Speaker #0
Et t'as bien fait. Et c'est OK, en fait, ça aussi. Et puis, des fois, on a une erreur de casting comme ça sur l'événement, sur le truc. Et c'est pas une question d'être hautain ou... C'est juste, il y a des fois des microcosmes dans lesquels on se sent pas bien parce que c'est pas notre manière de faire. Et je pense qu'il faut être alerte de ça aussi parce que ça dit des choses sur nous. Comment ça se fait ? Pourquoi j'étais pas à l'aise ? Les modes de fonctionnement. Et des fois, c'est juste des temporalités. Tu vas te chauffer un mois avant en disant « Ah ouais, je vais aller à ce super événement. » Tu prends ta place, tu vas tout donner. Et il se trouve que le soir même, je sais pas, t'es en SPM ou je sais pas, t'as eu une mauvaise nourrie dans la journée ou t'es épuisée parce que t'as pas dormi de la nuit parce que t'as des gosses dans la vie. Et en fait, c'est OK aussi des fois d'aller... un événement et puis se dire non là je suis pas dans la vibe en fait j'ai rien à donner et de faire demi-tour en fait c'est pas grave t'as perdu un peu de ton temps mais au moins tu pourras te féliciter d'avoir essayé et il faut s'écouter aussi là dessus en fait tant que c'est pas récurrent et qu'à chaque événement t'annules parce que je suis un peu fatiguée voilà c'est juste ça et je pense que je suis partie tu m'as lancé mais sur les conseils aussi sur le réseau un truc important faut pas se cramer quand on se lance Merci. comme on entend ce conseil de oui il faut faire du mozo il faut sortir, il faut voir des gens et bien on y va en plein de bousin jardin et on veut rencontrer tout le monde mollo quand même parce qu'on a peut-être d'autres trucs à gérer aussi parce que c'est bien mignon mais si t'as pas bossé ton pitch en fait je sais pas t'as plein d'autres trucs à faire ce qui est intéressant moi je trouve c'est plutôt de voir ça comme un challenge et de venir se dire tiens je me mets des objectifs je dois proposer je dis n'importe quoi, 3 cafés dans mon mois à telle et telle personne, je dois faire un événement de tel type et faire un événement de tel type et ça par contre C'est un pacte à faire avec soi-même, de se dire, ça je vais le faire tous les mois pendant mes six premiers mois. Après, je vais peut-être revoir, dans six mois j'aurai peut-être moins besoin de ceci, et donc je vais plutôt passer à tel rythme. Et en fait, de vraiment se mettre une routine et de la garder, et de la garder que tu sois à six mois d'activité ou à vingt ans d'activité. C'est-à-dire que ça, ça s'entretient constamment, mais vraiment. Ça ne s'arrête pas. Parce que je suis lancée et j'ai des clients. Non, non, non.
- Speaker #1
Ça s'entretient.
- Speaker #0
Ça s'entretient. Et ça s'entretient encore plus facilement quand tu es lancée. Parce qu'après, c'est un effet boule de neige. Ton réseau t'amène du réseau qui t'amène du réseau qui t'amène du réseau.
- Speaker #1
Et au final, quand tu vas à des événements, tu recroises toujours une personne que tu connais qui te met en contact avec elle. Après, ce n'est pas que c'est facile, mais du coup, on est plus facile et c'est plus à l'aise, en tout cas pour les personnes qui... qui n'osent pas forcément la première fois, on va dire peut-être que le premier pas peut être un peu compliqué. Mais franchement, après, c'est fluide. Oui,
- Speaker #0
totalement. Moi, je trouve... Depuis tout à l'heure, on parle beaucoup du présentiel parce que je pense que c'est dans notre approche aussi. Après, il faut aussi voir qu'il y a tout un monde aussi de connexions qui se font en distanciel ou en ligne. Et c'est la même chose. On peut très bien avoir des discussions passionnantes avec des gens, mais toujours pareil. C'est-à-dire que pour moi, toujours sur le prisme de l'humain et de vous et moi, a ce truc-ci et je pense qu'on partage ça. Tiens, il y a ça qui m'intéresse et d'être sincère, de déclencher des discussions mais toujours sous le prisme de on est deux humains qui avons sans doute des points communs plutôt que, bonjour, je m'appelle Ali, c'est regarder tout ce que tu as. Ça ne marche pas.
- Speaker #1
Je pense que si ça marche,
- Speaker #0
il faut arriver au bon moment, il faut que tout soit aligné. Franchement, le nombre de coachs business qui te dirait Amen. Elles sont bullshit les deux, là. Donc, elles parlent bien sûr que si ça marche. Mais après, c'est aussi d'autres valeurs. Est-ce que tu as envie de faire de l'identité et d'éshumaniser pour avoir... d'envoyer deux emails pour un retour de quatre ? Moi, c'est juste pas ma veille parce que c'est peut-être pas mon métier aussi. Ça dépend des typologies, des métiers des personnes, encore une fois. Et il faut faire selon ce qui nous est cher, ce qui nous est propre et selon nos propres valeurs aussi. Ouais, tout à fait. Trouver ses marques.
- Speaker #1
Et je poursuis juste un petit peu sur le réseau. toi t'as organisé aussi tes événements toi ton objectif quand justement t'as animé cet événement là c'était de mettre en réseau des gens parce qu'en soi tu les connaissais peut-être un peu tous bah oui mais bon moi je moi
- Speaker #0
je suis toujours partie du principe que comme j'avais une facilité d'organisation et de mise en relation j'aimais ce rôle là j'avais aussi envie de rendre la pareille. C'est-à-dire que, oui, j'ai peut-être la chance d'avoir une facilité de me connecter aux gens parce que j'aime ça, naturellement. Et donc, si je peux créer des espaces qui permettent aux gens de se sentir bien et justement de passer les barrières de « Ah, il y a cet événement, mais je ne sais pas, et ça se trouve, ce n'est pas la vibe » , et de leur donner un cadre où ils se disent « Ah ouais, ça, ça va, je suis en maîtrise, on ne sera pas nombreux. En plus, je connais Alix, je lui fais confiance. » Je me sentais un peu le devoir de le faire. En fait, c'est tout bête. Et c'était aussi tous ces... alors là, je parle. pour que les auditeurs et auditrices comprennent bien, c'était surtout des temps de coworking que j'animais toutes les semaines. Et puis là, j'anime des apéros freelance. Là, on n'est pas le même nombre. Là, on est beaucoup plus. Et... Et en fait, j'ai quand même un avantage, c'est-à-dire que le fait de permettre aux gens de se rencontrer, moi ça me permet aussi de continuer le lien que j'ai avec d'autres. Et il y en a certains que je ne vois qu'au coworking et je ne les vois pas le reste du temps, et d'autres qui sont devenus des amis. Et si je dois être honnête, autour de moi, tous les gens proches dans ma vie personnelle sont des gens que j'ai rencontrés grâce à mon appart. Je crois que j'ai... 90% des personnes proches dans ma vie, c'est ce que j'appellerais du bon départ. C'est fou quand même. C'est parce qu'encore une fois, c'est de l'humain bien au-delà. La marraine de ma fille, je l'ai rencontrée grâce à mon départ. C'est quand même assez fou. Et mes meilleurs amis aussi. Et c'est ça qui est trop bien. Sur ces temps-là, qui peuvent être des fois difficiles pour certains, il faut rendre ça léger. Et il faut rendre ça facile. et je trouve que Il y a trop de formats maintenant où on se met une espèce de pression de faire des speed meetings, des machins, et on doit connaître notre pitch par cœur. Mais en fait, ce pitch, si finalement, il est amené un peu de manière naturelle quand on parle d'autres choses. Ah oui, parce qu'en fait, toi, tu fais ça. Vas-y, redis-moi, parce qu'en fait, on parle de ça depuis tout à l'heure. Et ça se fait naturellement, ce qui fait qu'on se met moins l'impression, encore une fois, on est plus nous-mêmes. Et que, je reboucle, mais quand on t'apprécie quelqu'un et que tu te dis, tiens, j'ai trop aimé ça, ça vibe quand on a pris un café. T'as grave envie d'en parler autour de toi parce que tu dis « Ah, j'ai rencontré cette personne, c'est super ! » Et puis, zoup ! Et c'est que comme ça. De toute façon,
- Speaker #1
on le sait que la meilleure communication est le bouche-à-oreille.
- Speaker #0
Pour des métiers de prestation ou des métiers intellectuels, oui, je pense que le bouche-à-oreille, c'est très très très fort. Et c'est fort aussi parce que les gens vont faire le truc pour nous parce qu'ils nous connaissent. Donc, on ne va pas avoir des choses un petit peu étranges comme demandes où on est là, on ne s'est pas qualifié. Et c'est super, ça fait un système qui travaille pendant qu'on dort.
- Speaker #1
Ça, quand on arrive à faire ça, franchement...
- Speaker #0
C'est super.
- Speaker #1
C'est hyper chouette. Ça fait déjà 45 minutes qu'on parle. Le temps file. J'ai quand même une autre... question sur... Est-ce que toi,
- Speaker #0
il y a une anecdote que t'aimerais nous partager sur ton parcours pro qui fait que t'en es arrivée là, aujourd'hui, avec Bande à part ? Ah, oh là là ! Une anecdote ? Trop d'anecdotes, attention ! Une anecdote sur comment j'en suis arrivée ? Est-ce qu'il m'a permis d'en arriver là ? Ouais, je pense qu'il y en a une que je raconte à chaque fois, mais parce que je la trouve forte. Je ne sais pas si tu peux appeler ça une anecdote, mais je t'explique. Quand j'ai commencé à définir mon positionnement, donc on va dire deux, trois ans après mon lancement, je me suis lancée pendant mes études, je suis un peu en décalé par rapport aux autres. Donc au bout de deux ans, vraiment à mon compte, j'ai eu un espèce de flash et j'ai commencé vraiment à asseoir mon positionnement et à décider, selon ce que je t'ai parlé tout à l'heure. Ce qui fait que j'ai commencé à mieux gagner ma vie, tout allait mieux, j'étais plus épanouie, et j'ai déménagé. Quand j'ai déménagé, il se trouve que j'ai eu cette chance d'avoir un super appartement avec un méga salon. Et donc j'avais un salon de 65 mètres carrés, mais à côté j'avais un bureau. Et donc, un bureau chez moi aussi, une pièce attitrée. Et donc je me suis dit, mais Alix, qu'est-ce que tu vas être dans ton petit bureau là et être toute seule toute la journée ? Et moi, tous mes clients, grâce à mon repositionnement, c'était plutôt des grands comptes. Et donc pas du tout à Nantes, et donc plutôt à Paris, à Londres et en Belgique. Et ce qui fait que j'ai commencé à lancer, à l'époque, ce qui s'appelle le co-homing. Et donc, c'était de recevoir chez moi... Alors, attention, on est en 2026 maintenant, ne faites pas ça chez vous ! De recevoir des inconnus chez moi tous les lundis, et de dire à des freelances que je ne connaissais pas, « Coucou, venez, on va travailler ensemble. » Et puis, j'avais de la plage méga table, on pouvait être une douzaine. Et donc, en fait, je recevais 8 inconnus chez moi. 8 inconnus qui n'en sont plus un. Et chaque lundi, il y avait une petite équipe qui tournait. Pourquoi je te raconte ça et pourquoi ça a été pour moi les prémices de ce que je fais aujourd'hui ? C'est que c'est grâce, je pense à ça, que je me suis rendue compte que j'avais cette appétence toute particulière pour la gestion de l'administratif. Et je me suis rendue compte aussi que tout le monde ne lisait pas des décrets le dimanche matin au petit déjeuner. Que la plupart des gens étaient... Il y avait deux équipes, il y avait les gens hyper stressés comme moi d'aller en prison s'ils faisaient une erreur, mais qui ne trouvaient pas les infos. Ou alors les gens qui n'en avaient rien à carrer, mais qui, eux, s'ils avaient juste un contrôle, en fait, ils mettaient à mal leur activité, alors qu'ils étaient hyper doués. Donc ça, ça a été une première prise en conscience de me dire, ah mais attends, parce qu'on a beau être bon dans nos activités, il y a un cadre quand même qui encadre tout ça. Et il est super important ce cadre pour réussir à se concentrer sur notre activité et générer de l'argent parce qu'on ne vit pas encore d'amour et d'eau fraîche. Donc ça, c'est une première prise de conscience. Et la deuxième, ça a été tout simplement de me dire, ouais, mais c'est bien mignon, moi j'ai un taf super créatif. C'est cool, je fais des DA de l'infini, j'ai un taf trop cool, mais l'humain là-dedans, parce que je rencontrais jamais mes clients, parce que je bossais pour des grands comptes quand les valeurs étaient un petit peu... Et donc de me dire, je me sens hyper utile, j'ai l'impression vraiment d'avoir du sens, ça a redonné du sens à mon quotidien, et de me dire que j'adore cette sensation de lien aussi avec les gens, et de me dire, je leur ai peut-être permis de se sentir mieux ce soir, ou juste de comprendre un truc qui ne vitait pas depuis longtemps. Et là, pour moi, ça a été le déclic et je me suis dit, il y a un truc à en faire. Et je pense que ça a été vraiment le début de mon appart pour moi. Et je n'aurais jamais pu imaginer tout ce qui allait s'en suivre sur les 9 ans à suivre. Et là, de faire ma première rentrée en lançant mon propre bout de compte, je me dis, waouh, c'est ouf parce que rien n'était pré-destiné à ça non plus. Et encore une fois, c'est grâce à un petit truc, quoi. Si je n'avais pas début d'AG, peut-être que... Je ne sais pas, aujourd'hui, je serais peut-être un autre métier. Je serais une autre personne, tu vois. C'est fou comme quoi, comme ça. C'est des petites choses qui font des fois que... Ouais, des petites choses mais qui ont beaucoup d'impact en fait, beaucoup de sens et qu'il faut être à leur écoute, de se dire pourquoi il se passe un truc là-dedans, pourquoi je me sens comme ceci, pourquoi là je me sens bien et ça il faut l'écouter à mort. Et aussi pourquoi je ne me sens pas bien dans d'autres situations. C'est des tout petits marqueurs mais qui disent beaucoup et comme on a cette chance de pouvoir façonner nos activités, pour moi c'est un devoir de les écouter vraiment.
- Speaker #1
Ton intuition, il faut...
- Speaker #0
Ouais, ce qui se passe un peu dans nos propres sensibilités.
- Speaker #1
Très important.
- Speaker #0
Ouais, hyper important. Je ne sais pas si c'était une anecdote en soi. Non,
- Speaker #1
c'est une histoire. En soi, c'est une anecdote. C'est une histoire pourquoi aussi Bonaparte s'est créée. Aujourd'hui, c'est quoi tes actualités ?
- Speaker #0
Là, comme je viens de te le dire, je passe à 100% sur Bonaparte pour cette rentrée. C'est-à-dire qu'avant, j'avais plein de métiers. J'étais toujours déjà encore jusqu'à l'année dernière. Donc là, je j'ouvre une grande porte à Bonaparte. C'est un gros saut dans l'inconnu, mais en même temps dans le connu parce que ce n'est pas tout nouveau Bonaparte. mais... Donc, je me consacre à 100% à mon appart. Et là, je lance mon premier bootcamp. Donc, en gros, c'est quelque chose que j'ai déjà pu faire, que j'anime aussi pour des associations, des incubateurs, des collectifs régulièrement. Et là, j'ai envie de le porter en nom. Et j'ai envie aussi de le faire à ma façon. Donc, l'idée, c'est d'étaler ça sur six semaines avec du théorique. Parce que moi, j'ai vraiment cette approche aussi pédagogique et un peu ludique. Donc, de faire le lundi matin, trois heures de théorie. sur les 5 piliers du freelancing, donc vraiment les trucs de base qu'il faut maîtriser quand on se lance, à savoir c'est quoi ton positionnement, comment tu fixes tes tarifs, comment tu choisis ton statut, comment tu trouves tes premiers clients et tu fais du réseau, on en a bien parlé aujourd'hui, et comment après tu arrives à piloter, gérer tes clients, être un peu dans l'opérationnel, faire en sorte que ça se passe bien et gérer ton équilibre pro-perso. Et donc du théorique tous les lundis matins et ensuite tous les jeudis, donc c'est une cohorte, on est une douzaine de freelancers tous ensemble et moi je suis présente tout le temps. Et le jeudi, on fait plutôt un échange de questions-réponses. Et entre-temps, je leur donne des exercices et on travaille vraiment de fond pour réussir à poser toutes les bases de l'activité freelance et qu'en six semaines, les indés soient opérationnels et qu'ils aient tous ces rouages que j'ai mis de raison à comprendre et de leur livrer en six semaines. Trop bien. Pour leur faire gagner du temps et surtout se sentir soutenus et accompagnés aussi. Hyper important. Ça, c'est ma grosse actuelle.
- Speaker #1
Trop, trop bien. et ça pour le bootcamp c'est en présentiel ou en distanciel ?
- Speaker #0
non c'est en distanciel parce que c'est important aussi de parler un peu à tout le monde et que moi je suis pas je suis physiquement à Nantes mais en fait maintenant en Bonaparte c'est au national c'est à dire j'ai des gens en rendez-vous conseil qui viennent un petit peu partout en France donc voilà,
- Speaker #1
c'est en distanciel à Saint-Denis un petit dernier mot de la fin ?
- Speaker #0
oui, comme ça là j'improvise pour clore ce qu'on a dit moi je dirais Faites-vous confiance.
- Speaker #1
Faites-vous confiance. Ouais, faites-vous confiance. Ok, trop bien. On termine là-dessus. Trop bien. Merci beaucoup. Merci à toi, Marine, pour ton invitation. Merci beaucoup. À bientôt, les auditeurs-auditrices. Merci d'avoir écouté ce nouvel épisode. Et si cet échange t'a inspiré, et que toi aussi tu ressens l'envie de faire le point sur ton parcours, discutons ensemble via mes réseaux sociaux. Et si tu veux continuer à suivre ces belles histoires de transition, n'hésite pas à me dire si l'épisode t'a plu, à le noter et commenter. Et pense à le partager ou à laisser un avis. C'est ce qui fait grandir ce beau carnet de vie. Allez, ciao et à vous.