- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, moi c'est Ewa, bienvenue dans Carrément. Aujourd'hui, je suis très contente d'accueillir un artiste bien singulier, Rabie Houti. Merci d'avoir accepté mon invitation. Bonjour,
- Speaker #1
merci pour l'invitation.
- Speaker #0
Rabie, tu es musicien, violoniste, professeur de musique et directeur artistique d'un festival. Tu fusionnes non seulement plein de métiers, mais aussi plein de styles, parce que tu passes du alain d'Alo par rail et même de sonorités un petit peu rock. Dans cet épisode, on va parler... Donc des créations, d'héritage et de tout ce qui se passe en dehors de la scène. Et comment tu trouves le temps pour faire tout ça ? C'est parti ! J'aime bien qu'on commence dès le début. Donc comment tu as commencé la musique ? Tu as grandi à Oran, en Algérie. Et tu as commencé la musique tout sérieusement, très très jeune. Donc je ne sais pas si c'était toi qui étais très sérieux ou si ce n'était plus tes parents. Mais tu as commencé. À 6 ans.
- Speaker #1
C'est ça, j'avais 6 ans quand j'ai commencé la musique. Je ne te cache pas, je n'avais pas du tout envie de faire la musique à cette âge. C'était ça ma question. C'était mes parents qui m'ont poussé pour faire la musique. Et surtout, c'est ma sœur qui m'a donné envie aussi de faire la musique, parce que c'est elle qui a commencé avant moi. Et en la voyant dans la maison faire un peu de mandoline, chanter et tout, je me suis dit, ok, pourquoi pas. Après, mes parents m'ont poussé, ils m'ont même forcé au début. Et après, au bout de deux mois, je me suis dit, finalement, c'est cool, pourquoi pas.
- Speaker #0
Ça t'est rapide, deux mois quand même à six ans. À quel moment tu as eu un déclic ? Tu te dis, en fait, c'est ça ce que j'ai envie de faire dans ma vie. Ce n'est pas juste, c'est sympa et je fais comme ma sœur, mais vraiment, c'est ça ce que je voulais faire.
- Speaker #1
Je pense quand j'avais 14-15 ans.
- Speaker #0
Ah oui, ça a pris quand même 8 ans. Oui,
- Speaker #1
14-15 ans. J'ai commencé à faire des soirées privées, des mariages, des événements. Avant, je faisais des concerts, mais c'était dans un cadre associatif avec l'orchestre arabe-ondalou. D'ailleurs, je suis passé à l'orchestre supérieur, c'est-à-dire avec les adultes, sachant que j'étais encore jeune. Je suis passé avec les seniors, mais on tournait un peu au niveau national dans les festivals de musique arabe-ondalou, traditionnels, musique latine.
- Speaker #0
Tu dis que c'est tourné, mais c'était par rapport à l'école ou c'était par rapport à des groupes ?
- Speaker #1
Non, c'était par rapport à l'orchestre, là où je jouais, l'orchestre National Andalus, là où j'ai commencé, parce qu'il y a l'école National Andalus et il y a l'orchestre principal. Donc j'ai intégré l'orchestre principal très jeune et j'ai commencé à tourner avec eux dans des festivals et des événements au niveau national. Et après, j'ai eu le déclic pour dire, j'ai vraiment envie de faire ça. J'avais 14-15 ans, c'est-à-dire de faire ça d'une manière professionnelle. Donc je commence à monter mon projet et je commence à animer des petits événements, des mariages, des soirées privées. Et après, je continue à faire ça. Sauf que pour mes parents, déjà, en première position, c'était les études. Et donc la musique, elle passait tout le temps en deuxième position.
- Speaker #0
D'accord, donc d'un côté, ils t'ont envoyé quand même à l'école de la musique comme tu avais 6 ans, mais l'autre, il voulait qu'il ait quand même des études. Donc eux, ils voyaient ça comme une passion.
- Speaker #1
Pour eux, c'était vraiment une passion. Donc c'était une passion jusqu'à mes 14 ans, 15 ans. Et après, je commençais vraiment à tourner un peu dans le milieu professionnel. Et quand même, j'ai gardé cette passion. J'ai gardé cette passion jusqu'à mes 23 ans, sachant que je faisais ça en mode professionnel. Mais ça reste quand même une passion parce que j'étais encore étudiant et je travaillais en informatique et tout ça. Et quand je suis arrivé à Montpellier, j'ai rencontré d'autres musiciens et j'ai créé le premier projet de Vrefusion.
- Speaker #0
Ok, donc vraiment si on dit à un moment... précis où tu t'es dit non mais vraiment là je suis en train de monter un projet, ça va être ça ma vie il n'y a pas une autre option, c'était à Montpellier ?
- Speaker #1
C'était vraiment à Montpellier sachant que j'avais un projet qui tournait pas mal en Algérie mais c'était pas vraiment ça que je cherchais comme sonorité j'arrivais pas en fait à trouver la sonorité que je cherchais et quand je suis arrivé à Montpellier, en marchant sur la place de la Comédie, je rencontre Clément Fernandez que je salue, un joueur de ang-drum Il était sur la place là, comme il dit, il jouait et je ne connaissais pas du tout cet instrument. Et pour moi, c'était un instrument spatial. Et je suis tombé amoureux de cet instrument et je me suis dit, en fait, c'est ce que j'ai envie de faire. Et surtout de le découvrir aussi. Et on a créé le groupe. ensemble et c'était de la musique orientale psychédélique. Et pour moi c'est un terrain vraiment nouveau que je connaissais pas du tout. Je connaissais pas du tout la musique psychédélique et j'ai commencé à Montpellier, on va dire, cette aventure 100% musicien pro.
- Speaker #0
Et si quelqu'un ne te connaît pas et te rencontre là, ça sera quoi l'été ? titre un peu référence, un titre signature qui nous permet de découvrir Rabi Outi Bank, mais vraiment les titres.
- Speaker #1
Il y a un avant et après.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
On peut faire ça ?
- Speaker #0
On peut faire ça, allez.
- Speaker #1
Il y a un Rabi Outi Bank avant, donc on a sorti un titre en 2018 qui s'appelle La Parapa.
- Speaker #0
C'est un titre très festif.
- Speaker #1
Tu as bien fait des recherches.
- Speaker #0
Je suis venue te voir en concert comme un plein de fois. En habitant à Montpellier à une certaine époque. Avant, comme tu appelles, c'était difficile d'aller sortir et de ne pas avoir l'avis outil en concert.
- Speaker #1
Et là, par la passe, c'était vraiment grâce à ce titre, on s'est fait un petit noix à Montpellier et un peu dans la région. C'était un chant très festif, très solaire, 100% instrumental. Et après, généralement, dans un nouveau projet, On cherche toujours la maturité, on cherche ce qu'on veut. Donc on commence à développer le projet. Et là, je pense qu'on a vraiment trouvé cette sonorité qu'on cherche depuis longtemps. Et pour donner vraiment le style musical et la sonorité Rabyouti Band, on va dire 2.0, actuelle, c'est-à-dire vraiment la direction artistique actuelle, c'est le titre Barani qu'on a sorti en juillet 2025. C'est très rock, avec bien sûr, on sent le côté roots, le côté traditionnel. C'est une composition d'Aïr Prané qui veut dire l'étranger.
- Speaker #0
je suis contente que tu m'en parles de ce titre parce que en préparant cette interview j'ai vu qu'il y a un nouvel album qui arrive donc tu m'as dit c'est un album qui s'appelle
- Speaker #1
Roi Roi Ro super, j'ai réussi comme le roi,
- Speaker #0
roi, ro j'aurais pu me donner cette astuce à vous bonsoir nouvel album Roi Ro qui arrive cette année
- Speaker #1
Exactement, on a prévu la sortie d'un album le 3 octobre au Rock Store.
- Speaker #0
Super, au Rock Store à Montpellier. Et donc là, le titre « Bérani » qui est sorti assez récemment, donc histoire, comme tu as dit, ça parle d'un étranger, d'un exilé. Et j'ai l'impression que c'est un titre beaucoup plus personnel que ce que je peux voir. Puisque jusqu'au-là, pour moi, Rabi Outi, c'est la musique qui est très festif et très joyeuse. Déjà, on te voit toujours avec un sourire sur scène. Et là, il y a quelque chose qui n'est pas que joyeux et festif et qui, ce que je comprends, ça parle beaucoup des contradictions, comme aussi d'être un exilé, de quitter son pays, de chercher des rêves ailleurs. Et qu'est-ce que ça implique et qu'est-ce que ça fait plaisir ?
- Speaker #1
Je ne l'ai pas vraiment pensé, genre, comme quelqu'un qui quitte son pays ou... En fait, on peut être tous branés et on peut être tous étrangers, même dans notre quartier. Si on se sent pas à l'aise dans notre entourage, on peut être aussi un étranger par rapport à notre entourage. Et donc, pour l'année, je l'ai pensé un peu de cette manière, d'une personne qui va quitter son entourage, ça peut être son quartier, sa ville, son pays, ou juste son lieu de travail, par exemple, et pour aller chercher ailleurs, une autre direction. Et chercher quelque chose de mieux.
- Speaker #0
Est-ce que c'est un peu aussi ton histoire ?
- Speaker #1
Un peu mon histoire, oui, c'est vraiment ça. C'est un peu mon histoire. J'ai quitté un endroit pour aller chercher... Pas chercher, mais plutôt suivre un rêve. C'était surtout ça. Parce qu'avant, j'avais vraiment tout ce que je voulais. Vraiment, genre, c'était pas question de conditions de vie. Ou c'était plutôt de suivre un rêve. développer mon projet pour atteindre un objectif. C'était surtout ça. Donc le Brani, c'était un peu ça pour moi, le titre. Et je raconte ça dans le clip. D'ailleurs, si vous allez regarder le clip sur Internet, on voit qu'il y a vraiment une histoire. C'est-à-dire, je suis dans ma chambre, je suis un peu très pensif dans cette image, et il y a tous mes artistes référents, genre Shep Khaled, Shikhar Emeteh, ça c'est des grands artistes qui ont donné beaucoup à la musique raï, ou par exemple, même Dehm Al-Kharrachi qui a donné beaucoup à la musique raï, enfin, la musique Ausha et rabo-ondalouse, et on voit leurs images, les penseurs sur les murs. Et je réfléchis, qu'est-ce que j'ai envie de faire ? Et je prends mon violon, je prends ma valise et je pars chercher l'inconnu en fait. Et après, je me retrouve, ok, sans rien. Et je commence à tout faire pour trouver, on va dire, l'opportunité pour montrer ce que je sais faire. Et après, soit ça à la fin, on clôture le clip avec le grand concert. C'était durant la fête de la musique l'année dernière au Pérou. Et on se retrouve devant une floue. Je ne sais pas, il y avait 10 000 personnes, je pense, au plus. Et tout le monde chante avec nous, chante avec nous. Et surtout, en fait, ces moments-là de partage et de transmission aussi de cette culture.
- Speaker #0
Donc, est-ce que cet album qui arrive, il a ces titres-là, mais il a aussi les titres « Roi Ro » comme les titres d'album qui sont disponibles. Donc, « Roi Ro » que j'ai appris, ça veut dire une espèce de « le voilà » .
- Speaker #1
Voilà, venez, venez faire la fête, venez chanter, venez danser. Et le roi, il est là. Genre, on est là aussi.
- Speaker #0
Ok. Et comment il va être cet album à venir ? Est-ce qu'il va garder ce côté très festif ? Ou c'est quand même un album, presque, je comprends, un petit peu peut-être plus personnel ?
- Speaker #1
C'est personnel quand même. Mais il y a pas mal de titres festifs.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Parce que je pense que ça représente aussi ma personnalité. J'aime bien vivre, j'aime bien le partage, j'aime bien chanter et danser. Et l'album, il va représenter un peu ça, c'est-à-dire tout ce que je dégage. C'est pour ça que je voulais vraiment l'appeler Rojo, pour dire aux gens, Rojo, venez chanter, venez partager ces moments et venez chanter avec nous.
- Speaker #0
Cet album, c'est presque que j'ai compris ce que je trouvais comme un faux. et il est un petit peu Encore en construction. Donc il y a des titres qui sont sortis, mais il y a des titres qui vont être encore enregistrés.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Tout est déjà composé, écrit ? Tout est composé,
- Speaker #1
écrit. Et là, on est en train de finaliser les enregistrements. Voilà. J'espère d'ici avril, début mai, tous les titres, normalement, ils seront finis, enregistrés.
- Speaker #0
Est-ce qu'on aura un nouveau titre qui va arriver avant cette date ? À grand-mère.
- Speaker #1
avant octobre sûrement on va sortir un single avant comme ça on prépare le terrain pour la sortie d'album dans le groupe vous êtes plusieurs vous êtes combien 4 ou 5 ?
- Speaker #0
on est 4 plus ingénieur 205 Julien vous êtes nombreux et chacun a un peu des différentes influences et vraiment j'ai l'impression que ton mot c'est fusion comment fusionner ces différentes énergies pour les faire sonner et en plus tu peux Merci. dans le groupe, vous êtes 4 et 5 avec ces différentes énergies, tu fais plein de collaborations puisque là, tu reviens d'un de tes atterris hier d'ailleurs. Tu étais avec Safian Saidi en tournée. Comment vous faites dans le groupe pour fusionner toutes ces énergies ?
- Speaker #1
Déjà pour le projet, je pense que c'est ça qui fait la force du projet, c'est que chacun rajoute son énergie et chacun rajoute sa patte perso. Et moi je pense sur le principe que ne jamais se poser des limites et Merci. Et on va en fait proposer tout ce qu'on a envie. Et si ça marche, ok. Si ça ne marche pas, on change. Donc, par exemple, Louis Huc, qui vient d'un milieu très, très rock. Donc, lui, à la guitare. Qui est à la guitare, Louis. Lui, il vient d'un milieu très, très rock. Moi, je viens d'un milieu très traditionnel. Je ne me pose pas les limites. Genre, non, moi, je fais du traditionnel. Il faut que ça sonne comme ça. Non, je pense que déjà, la musique arabe-vandalouse, elle vient d'une fusion. musique arabe et musique andalouse. Donc à la base, c'est une fusion. Donc je suppose qu'à cette époque-là, ils ne se sont pas posé des limites et dire « Non, moi je fais de la musique arabe, il faut respecter cette formule. Et la musique andalouse, non, nous on fait comme ça, donc on respecte ça. » Ils ont dit « Ok, on est là, on s'est rencontrés, allez, on va faire quelque chose ensemble. » Et c'est ça aussi l'ADN du projet Arabie Outimane. Chacun va rajouter sa touche perso. Bien sûr, chacun son caractère aussi. Parfois, il faut savoir aussi laisser de la place à l'autre. Parce que souvent dans les projets, le problème, c'est l'ego. C'est souvent ça. Si on arrive vraiment à gérer ça, franchement, c'est le cas. Pour nous, on arrive vraiment à s'entendre bien. Avant d'être musicien, on est vraiment des potes, en dehors de la musique. Donc c'est pour ça que je pense que ça fonctionne vraiment pour nous. On peut se permettre de dire des trucs, même si on est contre. On va dire, ok, Pedro peut me dire, non, Rabi, moi je ne suis pas d'accord, parce que je ne le sens pas, je ne le vois pas comme ça. Je ne vais pas dire, ah non, Il n'y aura pas mon ego qui va sortir et dire non, moi je le veux comme ça, c'est bon, on le fait comme ça. Ok, il y a toujours une marche pour dire ok, peut-être j'ai tort. Pas j'ai tort, peut-être de faire la chose de cette manière, ça va fonctionner mieux. Et comme ça, on essaie de trouver un terrain d'entendre et on le fait ensemble.
- Speaker #0
J'aime bien ce que tu dis, que vous êtes deux potes. Bien sûr, dans chaque groupe, il faut que les gens s'entendent bien pour que ça marche humainement. Mais c'est vrai, je sais que ton histoire, c'est l'effet qu'il y avait vraiment beaucoup de gens toujours autour de toi. D'ailleurs, on se rencontrait quand tu vivais dans une coloc où il y avait plein de musiciens avec un studio à Montpellier. Je sais après que tu as vécu dans une autre espèce de coloc, association qui organisait des concerts. Je sais que c'est vraiment important et c'est vraiment toi. Et d'ailleurs, en concert, il n'y a pas... plein de copains, jusqu'à point que vous remplissez une salle de 700 personnes. Comme tu disais, tu viens, toi, d'un milieu musical traditionnel. Et d'ailleurs, même ce qui se ressent aussi dans ton style, ce qu'on voit sur scène, parce que tu as un gilet traditionnel. Je ne sais pas si c'est un gilet traditionnel, mais en tout cas, ce que ça fait.
- Speaker #1
C'est traditionnel, un peu revisité.
- Speaker #0
Mais il y a cette tradition qui est un peu au centre du projet Arabi Outi. Et est-ce que, vraiment, on prendait à la musique traditionnelle, ça t'ajoute un petit peu de poids, une responsabilité ou pas forcément ?
- Speaker #1
Quand je parle vraiment de la musique avant la lousse traditionnelle, je trouve qu'elle n'a pas eu vraiment sa chance sur la scène internationale, malheureusement. Si on compare avec le rail ou le gnawa. Pourquoi ? Le rail, grâce à Chef Khaled, qui vient de la ville de Laurent, même ville que moi, et qui est algérien aussi. Lui, il a osé fusionner cette musique avec de la funk, avec du jazz. Et enfin, ça a donné un côté universel, c'est-à-dire facile à écouter pour les gens qui ne connaissent pas cette musique. Et ça a donné cette ouverture internationale qui a rendu cette musique raille, à la base qui est normalement traditionnelle, elle est devenue une musique internationale. Le Gnawa, c'est la même chose. Avec les fusions, surtout avec le jazz, le Gnawa, il était... beaucoup fusionnés avec le jazz, ça a donné cette ouverture sur le monde. Mais l'arabe mandalou, malheureusement, je respecte bien sûr, chacun fait ses choix. Les maîtres ou les musiciens ou les artistes qui font cette musique traditionnelle, et pour moi, je ne sais pas moi, mais avant 2014.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est l'arabe avant dont tu avais parlé. On est plutôt très conservateurs. pour dire non cette musique elle se joue comme ça point la ligne. C'est limite interdit de la route.
- Speaker #0
Donc ça met certains, peut-être pas poids, mais il y a quelque chose qui est compliqué.
- Speaker #1
Sauf que si on n'a pas vraiment l'oreille pour écouter cette musique, c'est très difficile à... Si je te fais vraiment écouter la musique abandalus traditionnelle, purement traditionnelle classique, au bout de trois minutes tu vas me dire, ah bien franchement j'en peux plus c'est bon.
- Speaker #0
Par exemple ça serait quoi le titre le très traditionnel que tu pourrais écouter ?
- Speaker #1
En fait, ce ne sont pas des titres, mais plutôt des nubas. Des nubas, c'est un peu l'équivalent d'une symphonie. Il y a plusieurs nubas. Et écouter une nuba complète, c'est hyper compliqué. Même pour quelqu'un qui a l'habitude d'écouter cette musique, si on n'a pas vraiment l'oreille pour ça, c'est comme si je prenais une personne, on va dire, qui n'a pas l'habitude d'écouter la musique classique, et je vais lui dire, viens, je t'emmène à l'opéra, tu vas écouter de la musique classique. Au bout d'un moment, il va me dire, oui, c'est trop. Moi, j'ai l'habitude de la musique pop, la musique rock, musique classique pour moi, c'est trop. C'est compliqué de l'écouter pendant un moment. Donc, quand je suis arrivé là, j'ai commencé à tourner un peu au niveau national ici en France et un peu à l'international. Je me suis dit, en fait, c'est ça ce qu'il faut pour donner la visibilité à cette musique et cette culture qui est très, très riche. En fait, on peut la fusionner vraiment avec n'importe quel style. Il y a beaucoup de similitudes. d'ailleurs avec la musique occitane de la région donc je me suis dit ok je vais prendre ce risque je vais prendre cette musique ce style musical traditionnel arabe mandalou et je vais le fusionner avec quelque chose je te cache pas au début Je ne savais pas avec quoi. J'avais juste envie d'évoluer pour autre chose. Au début, vraiment le tout début, j'avais essayé un petit peu avec la musique celtique. Vraiment, mais pendant quelques mois après, c'est chouette, mais je te jure, ça marche. après j'ai compris que musique celtique j'aime beaucoup mais c'était pas trop trop ce que je voulais c'est quoi la fusion le plus improbable qu'il y a par la musique celtique j'ai essayé avec la musique psychédélique justement donc t'imagines un morceau arabe-wandano version psyché dans un festival de musique techno-psychédélique c'est improbable quand même Et après, avec la rencontre avec Pedro, Benjamin, qui faisait partie du groupe il y a longtemps, avec Bobby Blues, justement, Quentin Aubignac, qui faisait partie du projet au début, on a commencé à trouver quelque chose. Et c'était comme un labo, et on a commencé à chercher, Et on a trouvé ce son maintenant, rock, avec parfois une petite touche de musique électro, et en gardant le fond qui reste traditionnel, arabe mandalo. Et là, les gens... c'est plus simple pour eux d'écouter cette musique parce qu'en fait ils ont quelques repères le repère c'est quoi ? c'est le rock ils ont l'habitude d'écouter du rock même s'ils ne sont pas fans du rock ça parle plus que la musique traditionnelle il y a le côté un peu de France aussi Béreni il y a quand même des paroles aussi parce que là c'est un autre titre qui était complètement instrumental et là il y a les paroles même si c'est chanté en arabe parfois on n'est pas obligé de comprendre les paroles Merci. mais plutôt de sentir. Sentir la musique, sentir les paroles et parfois à travers l'émotion, on arrive à transmettre un message.
- Speaker #0
Eh bien justement, tu enchaînes parfaitement comme j'avais vu. Bon, donc tu empruntes aussi à la musique Rai, d'ailleurs. La Oran où tu as grandi, c'est vraiment la capitale.
- Speaker #1
La capitale du Rai.
- Speaker #0
Et donc là, ce que j'ai trouvé, c'est que Rai, ça veut dire littéralement opinion, musique qui exprime ce qu'on pense librement. Donc message, c'est quoi le message d'Arabi Houthi ?
- Speaker #1
C'est exactement ça. Et surtout, en fait, à cette époque-là, l'aura, il était interdit en Algérie, mais pendant des années et des années, il était interdit dans les radios, la télévision algérienne aussi, parce que avant d'être fait musique, c'est une poésie. En fait, c'est, on chante tout ce qui est interdit à cette époque-là. Et surtout, en fait, Et... les chanteurs ou les poètes, ils osaient vraiment raconter la vie quotidienne du peuple. Ça ne plaît pas vraiment aux politiques, tout simplement. Et même parfois, ça raconte les interdits aussi, genre ça raconte l'affaire, ça raconte l'alcool, ça raconte tout. Vraiment tout et rien. Le rail, ce n'est pas juste une musique festive et des paroles. C'est vraiment, si je compare vraiment le rail, je le compare avec que... Le rock, c'est pas juste un style musical, c'est...
- Speaker #0
Oui, c'est une attitude, c'est la façon d'être. Exactement,
- Speaker #1
c'est la façon d'être, c'est l'état d'esprit. Et le rail, c'est pas juste chanter du rail, c'est vraiment la façon d'être, c'est l'état d'esprit. C'est un mode de vie, tout simplement. C'est vraiment un mode de vie. Et le rail, à cette époque-là, c'est interdit parce que ça racontait la vraie vie d'un Algérien standard.
- Speaker #0
C'était pas politique, c'était pas comme...
- Speaker #1
Ça plaisait pas beaucoup à cette époque-là, mais dans les années 90, même fin 80, je pense, début 90, là, ça commençait à être plus ou moins populaire, surtout grâce à aussi Shep Harlett, qui a travaillé beaucoup cette musique et qui a défendu cette musique.
- Speaker #0
Mais t'as pas répondu à ma question, c'est quoi le message de Rabi Houti ? Est-ce qu'il a un message ?
- Speaker #1
Bien sûr. je le dis déjà souvent je vais finir avec ça je pense mais on peut être différent toi t'es originaire polonaise moi je suis originaire d'Algérie peut-être ce que je fais ça peut te plaire peut-être là on était en Inde on a joué un répertoire devant un public qui connaissait pas du tout cette musique et ils ont trop adoré ce qu'on faisait avec Sofiane On peut être différent, mais on peut transmettre un message, une émotion aussi, à travers de la musique. Si on peut chanter ensemble, jouer ensemble la musique, ensemble, et danser ensemble, tout simplement, on peut vivre ensemble. Parce qu'il n'y a pas de différence. Chacun peut avoir ses avis politiques ou autres, mais si on en a... Vraiment, à se retrouver dans une salle de concert devant un artiste qui peut être étranger, africain, musulman, chrétien, juif ou extraterrestre, on est là, on ne se pose pas la question « Ah, à côté de moi, il y a un étranger » . Non, on est là, dans une salle de concert, on écoute de la musique ensemble, on partage un moment ensemble. Et c'est la musique qui nous rassemble.
- Speaker #0
Mais c'est un très joli message.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Je sais que pour toi... ça n'a pas toujours été facile, on va dire, parce que tu es arrivé en France, comme voulaient tes parents, tu disais pour que tu fasses tes études d'informatique. C'est ça. Et même quand tu avais fait tes études, tu avais un travail un moment dans l'informatique. On est très contents en France d'avoir ce système d'intermittence. Et si tu parles de bêtises, tu vois dans l'histoire, c'est que tu pouvais être intermittent de spectacle, mais par rapport aux exigences de titres de ce jour, tu ne pouvais pas, parce que sinon, tu ne gagnes pas assez d'argent. Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas toujours toujours facile. Est-ce qu'il y a un moment, pas juste économiquement, mais au niveau de la connaissance artistique, parce que là, tu fais des tours d'air international, et c'est super tout ça, mais est-ce qu'il y a un moment où vraiment tout a basculé, où tout a changé, où tu t'es dit, ça y est, maintenant c'est cool, là, c'est plus facile ?
- Speaker #1
Quand j'ai eu ma carte de résident permanent, là, c'est bon, j'avais le droit de faire ça, de devenir intermittent. Mais je n'ai pas fait ça directement. On ne va pas se mentir, Passez ! d'un statut d'informaticien à un statut d'intermittent du spectacle.
- Speaker #2
Ah bon ?
- Speaker #1
Déjà financièrement, c'est pas du tout la même chose. Donc, il faut prendre ce risque et l'assumer après. Donc je me suis dit, OK, je vais continuer à faire les deux en même temps. Je vais continuer un an d'être informaticien et continuer toujours ma carrière pro de musicien. Et au bout d'un moment, j'étais vraiment obligé de choisir. Soit je passe à l'étape au-dessus. pour les tourner et développer ma carrière d'artiste, où j'étais obligé de rester au même niveau. J'étais là et j'étais obligé soit de prendre la décision de passer à l'étape au-dessus, ou se décider et dire, c'est bon, je reste là et je reste toujours informaticien aussi.
- Speaker #0
Et tu t'es bien d'un moment très concret où tu t'es mis... Tu connais cette décision ?
- Speaker #1
J'ai été contacté par un groupe pour une tournée vraiment mondiale.
- Speaker #0
C'était qui ?
- Speaker #1
Un groupe qui s'appelle Fréré Électrique. Ils sont de Perpignan. Et un collègue à moi, il m'a appelé, il m'a dit, Rabi, voilà, il y a ce groupe qui cherche un chanteur et un instrumentiste pour une tournée mondiale. Moi, j'étais en Algérie. Et il m'a appelé, il m'a dit, demain, tu dois être à Prague. Pour de vrai. J'ai dit, mais attends, là, je viens d'arriver à Oran. C'est juste après le Covid. Ça fait deux ans que je ne suis pas rentré chez moi. Et il m'a dit, demain, tu dois être à Prague. Et ils me donnent la tournée, ils me donnent en fait les dates. J'ai dit, ah oui d'accord, il y avait genre l'Australie, Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis, Canada, il y avait le Qatar aussi, il y avait tourné vraiment dans tous les pays européens aussi, vraiment grosse grosse tournée, genre tournée de 5 ou 6 mois. Et je me suis dit, ok, qu'est-ce que je dois faire maintenant ? Est-ce que je prends la tournée ou je refuse ? J'écoute la musique et tout, je dis...
- Speaker #0
Parce qu'il y a cet aspect-là qui t'appelle, mais il faut que tu apprennes ce que tu vas jouer.
- Speaker #1
Exactement, c'est ça. La décision. C'est ça. Donc, j'avais 24, même pas 24 heures pour apprendre ça. Ou au moins la moitié. Et le reste, moi, généralement, j'arrive à improviser, voilà, improviser et suivre. Et voilà, et ça passe. Je me suis dit, OK, là, je commence à avoir des vraies propositions. Qu'est-ce que je fais ? Est-ce que je prends la tournée ou non ? Est-ce que... que je dis ok, peut-être pour les prochaines fois et on reste en contact. Et j'ai réfléchi, j'avais déjà quelques dates au niveau national avec mon projet. Je me suis dit, si je pars en tournée, ça veut dire que je dois annuler mes dates. Qui veut dire, moi j'ai tout fait pour, on va dire, pousser mon projet. Et même par rapport à mes amis, les musiciens qui travaillent avec moi, je me suis dit, en fait, ça se fait pas. si je demande un certain engagement. Et moi, là, j'annule tout pour partir avec un autre projet. Et donc, finalement, je n'ai pas accepté cette tournée. Et je me suis dit, là, je commence à avoir des vraies propositions. Ça veut dire que j'avance sur ce que je fais. Donc, il me faut juste plus de temps pour avancer encore plus. Et là, en rentrant de l'Algérie, je me suis dit, allez, je me donne un an. Je n'ai pas vraiment arrêté l'informatique, mais j'ai dit, ouais. Là, je prends un an, une année sabbatique, et je pars et je reviens dans un an. Ils m'ont dit, OK, il n'y a pas de problème. Je prends un an et je me suis dit, si je vois que ça avance vraiment, je continue. Et si je vois que je galère et c'est compliqué pour faire l'intermittence. Ce n'était pas vraiment juste d'être intermittent. Ce n'était pas important pour moi juste d'être intermittent, parce que d'être intermittent, ce n'est pas que c'est facile, mais en travaillant, en étant intelligent un petit peu, et en travaillant un peu, on peut être intermittent. Mais c'était surtout de faire l'intermittence avec mes projets et développer mes projets. Donc je me suis dit, je me donne un an. Si j'arrive à le faire, OK. Si je n'arrive pas à le faire, je reste comme l'ancien rabi et je fais l'informatique en parallèle. Et au bout d'un an, je me suis donné vraiment à fond. Et j'ai vu que les projets avançaient vraiment. Je commence à tourner.
- Speaker #0
C'était en 2021.
- Speaker #1
C'était mai 2021 exactement. Je suis devenu intermittent. Et je me suis dit, allez, OK, pour le moment, ça marche. La première année. Deuxième année, j'ai encore avancé. Ça fait cinq ans. Ça fait cinq ans et ça avance.
- Speaker #0
Dans ton projet, Rabie Houti, tu chantes, tu composes. tu joues du violon et pour les autres tu t'accompagnes au violon également exactement c'est ça j'aime bien quand on parle justement du violon parce que tu le joues un peu à l'envers ah non on peut dire ça exactement c'est ça je le vois ils t'ont mal appris à l'école ou c'est
- Speaker #1
vraiment la méthode traditionnelle arabe ondalous il y a deux versions il y en a qui disent vu que dans la musique arabe ondalous on chante et on joue en même temps
- Speaker #0
donc c'est plus simple de poser le violon sur le genou et de jouer et chanter la deuxième version j'imagine que tu essaies de tenir comme ça ça crase la gorge,
- Speaker #1
c'est plus compliqué de jouer et chanter et la deuxième version il y en a qui disent que l'enceintre du violon ça se jouait en fait on va dire sur le genou ou entre les genoux et pour moi les deux versions sont logiques parce que si on pose le violon sur le genou et on chante en même temps c'est Merci. beaucoup plus confortable. Et la deuxième version, quand ils disent que l'ancêtre du violon, ça se jouait comme ça, c'est vrai aussi. Parce que le violon, c'est un instrument récent. L'ancêtre du violon, dans chaque culture, le rebeb en Turquie, enfin, même en Algérie, on a le rebeb, la kamesha en Turquie, Grèce, même, on va dire, le violon indien, mais qui date de 10 000 ans. ça se joue sur le pied, genre là.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Ils sont assis par terre et le violon, ils le posent vraiment sur le pied. Les Turcs, pareil, ils le posent entre les cuisses.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Mais par exemple, en Occitanie, la musique baroque, d'une manière générale aussi, on a la viol de gambe. C'est comme un violon, il y a six cordes et ça se joue de la même manière.
- Speaker #0
Ok, donc c'est vraiment la question.
- Speaker #1
pratique. Je pense, mais vraiment, au moment de la création de la musique classique, et notamment du violon classique qu'on connaît maintenant, ils ont dit ok, nous, on va jouer comme ça sur l'épaule.
- Speaker #0
Est-ce que c'est vrai qu'au début, quand tu es allé à l'école, tu étais caléchant, et il y avait un maître qui t'a quand même poussé d'apprendre à le jouer. Exactement,
- Speaker #1
c'est ça. Le Père et son âme, d'ailleurs, le maître c'était mon premier maître. Comment ça marche dans la musique à Bandalouse ? En fait, c'est vraiment... C'est des écoles associatives. C'est vraiment... Il y a des maîtres qui créent des associations pour transmettre cette culture. On commence d'abord par le chant, pour l'apprentissage du répertoire et cette musique. Et après, si on veut faire du violon, on commence par la mandoline. Et le maître, il te montre Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si, Do. Après, c'est à toi de développer tout le reste.
- Speaker #0
Genre décomposer et tout ?
- Speaker #1
Et tu ajustes les notes sur l'instrument ? et après avec l'oreille, ça fait travailler vachement l'oreille, on essaie de trouver les notes de chaque on va dire chaque chanson et là on essaie de trouver, on sait que le mi il est là, le fa il est là, mais qu'on n'ait pas le fa dièse, donc c'est la case entre le fa et le sol, donc par accident tu vas découvrir que ça c'est le fa dièse et après tu vas développer ta technique de jeu, ça c'est pour la mandoline une fois on maîtrise vraiment bien l'instrument c'est à dire la mandoline, et bien le maître il voit que tu maîtrises vraiment l'instrument il va te dire Voilà. maintenant t'es prêt à passer au violon si tu veux, mais il va pas te montrer comment jouer le violon, t'achètes un violon et tu commences à jouer et vu que toi tu vois que ton maître il joue sur le genou, ben forcément tu vas prendre le violon, tu vas le poser sur le genou et tu commences à jouer après bien sûr ils donnent des conseils genre comment tirer l'archet sur quelques parties ils corrigent et en musique classique par exemple c'est l'archet qui tourne, on bouge l'archet en traditionnel arabe mandalou, l'archi ne bouge jamais. C'est le violon qui bouge. On bouge vraiment le violon.
- Speaker #0
Tu pourrais nous montrer ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Là, on a toutes les oeufs. Donc, pour ceux qui nous écoutent en audio, vous pouvez voir aussi ça sur YouTube. Et bien, effectivement, Rabille tient son violon sur les genoux. Qu'est-ce que tu es en train de jouer ?
- Speaker #1
Ce qu'on appelle des esserparades. Des esserparades, c'est un peu les préludes avant les morceaux. C'est une sorte d'échauffement dans un mode. Voilà, c'est un peu ça. Là on voit très bien que quand je passe d'une corde à l'autre, c'est le violon qui tourne et la chute qui tourne jamais, on joue vraiment avec le poignet, c'est pas vraiment comme la musique classique, tout le bras. Là, c'est vraiment juste le poignet et c'est le violon qui tourne. C'est un peu ça la particularité de ce jeu de violon traditionnel.
- Speaker #0
Alors, parlons de ton violon aussi. Parait-il que tu le perds tout le temps ? Tu le laisses dans les trains. À chaque fois, tu le perds, mais tu le retrouves.
- Speaker #1
Mais comment tu as eu la formation ? Tu as bien fait tes recherches. Vous avez une source. Exactement. Et d'ailleurs, avec Pedro Couti, on dit, c'est le karma RHB. Parce qu'à chaque fois, je vais pas exagérer quand même, mais je pense, allez, deux, trois fois, j'ai perdu mon violent pour de vrai. Mais c'est juste parce que j'ai la tête ailleurs. Une fois, on était dans le train et je voulais pas prendre la voiture parce que c'est compliqué. Je me suis dit, allez, je prends le train pour aller faire les balances. Et là, je sors du train, il y avait un collègue à moi avec moi. de l'autre fille. Et je suis allé, je dis, mais, il est où ? Il m'a dit, c'est le tien, je ne sais pas où il est. Il me dit, ah non, je l'ai oublié dans le tram. Et là, forcément, le tram, il est parti. Ok, je pars faire les balances sur le violon. J'essaie d'appeler la dame et tout. Ils m'ont dit, on ne sait pas, pour le moment, on n'a rien. et je te jure...
- Speaker #0
Donc tu parles de faire les ballons sans ton violon !
- Speaker #1
Je fais la ballon juste pour la voix mais pas pour le violon. Et 30 minutes avant, je suis en appel de la table, ils me disent oui monsieur on a retrouvé votre violon, c'est bon. En fait je joue dans 30 minutes, comment je fais ? Ils m'ont dit, ben en fait il y a le monsieur de... enfin le livreur de la table qui va...
- Speaker #0
Livreur de la table ?
- Speaker #1
Je sais pas comment je vais l'appeler, c'est un monsieur qui travaille à la table, qui se voit là dans le scout,
- Speaker #0
Ram, c'est le transport Montpellier.
- Speaker #1
Le transport Montpellier, qui se balade en scooter. Et en fait, il livre les objets perdus.
- Speaker #0
C'est génial.
- Speaker #1
Voilà. Donc, il me ramène mon violon jusqu'à la salle. Et genre, cinq minutes avant le concert, je récupère mon violon et je monte sur scène. Et ça, c'est la première fois. Deuxième fois, pareil, j'arrive. C'était où ? Heureusement, c'était à Montpellier. en plus c'est juste un petit peu comme ça.
- Speaker #0
Si tu avais été partir à Toulouse et à Paris, il aurait fallu un livraire.
- Speaker #1
Et là, j'arrive pareil à la salle de concert, et là, j'ouvre l'étui, et je trouve un mot violent. J'ai dit ah non. Donc heureusement, j'habitais pas trop loin, donc je prends le vélo d'un pote, c'est plus rapide le vélo, et je rentre chez moi, je récupère le violon, et pareil, vraiment j'arrive 2-3 minutes avant le concert. Et le pire, c'était avec. avec, je ne sais pas si tu connais le groupe Zara Électrique, un groupe de Martel, c'est des potes. Ils étaient de passage dans la région, ils ont joué vers
- Speaker #3
Nîmes. Ils m'ont dit,
- Speaker #1
rapide, c'est dispo, viens jouer avec nous, on t'invite et tout. J'ai dit, ok, j'ai un concert l'après-midi, je finis et je vous rejoins le soir. Et eux, ils jouaient à minuit. C'est dans un festival. Sauf que bien sûr, je n'ai pas eu le temps pour faire les balances, donc j'arrive directement, check line, et normalement, je joue. Là, c'est bon, je suis au devant du plateau à 23h30. je monte, je branche ma pédale et tout, et là je vais ouvrir mon violon, cette fois-ci il y a le violon, mais je vais pas l'archer. Et là je me suis dit, ah non, encore une fois, sauf que je me suis tapé genre une heure de route. Et je voulais vraiment faire le titre avec eux parce que C'est mes potes, j'aime bien ce qu'ils font et tout. Et je me suis dit, OK, je suis très content, je vais le faire avec eux. Et là, j'ouvre et je n'ai pas lâché. Et là, à chaque fois, on se croise et on me dit, ah oui, tu as pris lâché. Donc à chaque fois, je dis...
- Speaker #0
Mais comment tu as fait comme tu n'avais pas lâché ?
- Speaker #1
Je n'ai pas joué. Je t'ai dégoûté, mais là... Il n'y a pas une libraire. Exactement. Cette fois-ci, je n'avais pas trop le choix. Et je dis, OK, c'est bon, je lâche l'affaire. Genre à minuit, je ne peux même pas... appeler quelqu'un à Nîmes pour qu'il me ramène un archeur c'était impossible c'était impossible c'est sa vie que cette fois-ci t'as amené Violon l'arche tout était là donc à chaque fois j'ai des histoires avec le Violon mais j'arrive à le retrouver à la fin donc
- Speaker #0
Violon tu fais pas que le perdre à le retrouver tu l'enseignes également donc tu as monté une école c'est bien ça c'est ça de musique arabe onalouse donc en 2023 à Saint-Jean-de-Vedas
- Speaker #1
Ah non, ça c'était une classe avec l'école de musique municipale de Saint-Jean-de-Vedas.
- Speaker #0
Ok, mais en plus tu as monté une école à... À Rab-Andalus,
- Speaker #1
exactement en 2016.
- Speaker #0
Tu fais trop de choses, c'est pour ça que je me perds.
- Speaker #1
Moi-même je me perds par toi. Exactement, en 2016 j'ai monté la première école à Rab-Andalus à Montpellier. Et d'ailleurs jusqu'en 2026, donc jusqu'en 2025. Et j'ai arrêté en 2025 parce que j'étais vraiment dépassé. J'en pouvais plus et j'étais obligé de faire des choix. Donc j'ai arrêté, on va dire, temporairement cette école associative. Par contre, je n'ai pas arrêté l'enseignement. Pourquoi j'ai arrêté ? Parce que j'ai intégré le conservatoire de Montpellier.
- Speaker #0
Ok. Alors avant que tu me dises pourquoi tu as arrêté, moi je veux savoir pourquoi tu as commencé. Pourquoi tu avais cette envie de transmettre quelque chose ?
- Speaker #1
Pour être honnête, à la base, ce n'était pas une envie de transmettre. C'était une envie...
- Speaker #0
De gagner ta vie.
- Speaker #1
Non, même pas. En fait, je n'ai jamais gagné de sous avec ça. Je faisais ça vraiment bénévolement pendant des années et des années. Quand je suis arrivé à Montpellier, je cherchais des groupes ou des associations qui font ça. Et je n'ai pas trouvé. Je me suis dit, comment je vais faire maintenant ? Et je me suis dit, je vais créer une. J'ai créé une, on était... La première année, on était 5. Et en 2025, j'ai fini à 40 ou 45, je pense. Sachant que je refusais des gens, parce que j'étais toussé, je ne pouvais pas gérer tout. Donc j'ai commencé vraiment en 2016 avec 5 inscrits. Et à la fin, j'ai fini avec 40, 45 inscrits. Mais vraiment, l'idée de départ, c'était de juste jouer cette musique. Et je cherchais ça. Et c'était en fait l'envie. Et je n'ai pas trouvé ça, donc j'ai créé cette musique. cette école de musique arabe andalouse, et qui est devenue après une vraie école de musique arabe andalouse. J'avais des inscrits du plus jeune, il avait 7 ans, jusqu'à, je pense, 80-82 ans. Vraiment, c'était multigénérationnel, vraiment. Donc, je me suis régalé pendant pas mal d'années. Et après, à la fin, j'étais obligé de choisir. D'ailleurs, même mon manager, il m'a dit, « Rabi, au bout d'un moment, il faut choisir. Tu peux pas être partout. » Les tournées, le studio, l'école, le festival. Vraiment, j'étais dépassé à la fin. Donc, j'ai dit, OK, qu'est-ce que je fais maintenant ? Vraiment, par priorité, j'ai commencé à faire l'esprit. Et vu qu'en fait, j'ai lancé une classe du Musique arabe andalouse à la Cité des Arts au Conservatoire de Montpellier. Donc, je me suis dit, OK, j'ai toujours le côté transmission dans un cadre bien précis. dans un cadre, on va dire, bien organisé. Déjà, c'est pas moi qui gère les inscriptions. Moi, j'arrive déjà, c'est un privilège parce que dans l'association, c'est moi qui gérais ça.
- Speaker #0
Donc là, t'es vraiment juste parfait.
- Speaker #1
Voilà, j'arrive, je fais mes cours, je transmets cette musique, cette culture et j'ai mes vacances pour faire autre chose. Pas pour prendre des vacances, mais pour faire autre chose. Là,
- Speaker #0
tu parles du côté transmission, donc finalement, c'est quelque chose que t'aimes bien, on s'est mis. J'aime bien.
- Speaker #1
J'aime bien parce que moi, généralement, je suis vraiment dans cette vibe de partage, de surtout aller rencontrer les gens et transmettre et faire connaître cette culture. Et surtout, je voulais défendre ce répétition arabe-wandalou et montrer et expliquer aux gens la différence entre musique orientale, musique arabe-wandalouse, musique nawa, musique arabe. Parce que souvent, les gens, une fois qu'ils chantent en arabe, Ah tu fais de l'oriental ou maintenant c'est la tendance, ah tu fais de l'arabe ondalo.
- Speaker #0
Tu fais du world.
- Speaker #1
Ben non en fait, là ça c'est du raré, ça c'est du gnawa, ça c'est de l'amuse orientale et ça c'est de l'arabe ondalo. Et donc l'idée aussi... C'était de montrer et expliquer la différence entre tous ces styles musicaux. Parce que la Rabondano, ça reste quand même vraiment une musique savante. Et vraiment de la vraie poésie ancienne, qui date du XIe, XIIe siècle, vraiment très ancienne. Et le Rai, par exemple, c'est de la musique, on va dire, récente. Et le Gnawa, pareil. Mais la musique arabe andalouse, c'est vraiment très spécial comme signe musical.
- Speaker #0
Et donc justement, ce style à l'Andalouse, tu donnes pas mal de visibilité à ce style, parce que tu as un festival également.
- Speaker #1
Exactement, c'est ça.
- Speaker #0
Qui s'appelle à l'Andalouse, qui va fêter sa dixième édition cette année.
- Speaker #1
Ça passe tellement vite.
- Speaker #0
Le festival, il est au mois d'avril. Tu peux nous rappeler les dates exactes ? C'est du
- Speaker #1
1er au 11 avril 2026.
- Speaker #0
À Montpellier. Donc, on peut déjà prendre des places.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et pareil, d'où ça t'est venu cette envie ? C'était encore, c'était de donner de la visibilité, c'était d'ouvrir des portes aux autres. Pourquoi ce festival ?
- Speaker #1
Je n'avais jamais prévu de faire un festival à la base. En quelque sorte, c'était grâce à l'école. Quand j'ai créé l'école en 2016, en fin d'année, c'est-à-dire en décembre, je me suis dit, allez, on va faire un petit concert des élèves. Et c'était à la Casa, la grosse coloc là. Et on avait un grand salon, c'était chez nous, donc les cours c'était chez nous dans l'appart, et le concert c'était chez nous aussi dans l'appartement. On avait un grand salon, mais on pouvait accueillir 80 personnes max. Donc je me suis dit, si on va faire déjà 50 personnes, c'est déjà bien. Donc on lance la camp sur les réseaux, on fait le camp. C'est entré gratuit en plus. Et là on se retrouve, salle pleine. et 200 personnes à l'extérieur. On a dit « Wow, c'est quoi ça ? » Donc on a dit en fait, il y a un public pour ça. Donc moi pour rigoler, j'ai dit à Clément, le premier musicien que j'ai rencontré à Montpellier, c'est mon colloque aussi, je lui ai dit « Ben Clément, je pense on peut faire un festival de musique à la bandalouse. » Il m'a dit « Vas-y, je suis chaud. » Il m'a dit « Moi je fais, c'est-à-dire Clément, t'es très très fort en tout ce qui est admin, montage du dossier. Elle m'a dit, moi, je fais tout ce qui est montage du dossier et toi, tu t'occupes du reste. J'ai dit, ok. On a monté le festival en deux mois. La première décision, c'était à la Salle Petrarch, place de revue de Montpellier. C'était pendant deux jours. Il y avait trois concerts par soir. Il y avait... J'ai invité justement mon école d'Algérie, là où j'ai appris la musique. L'orchestre principal, je l'ai invité. et d'autres orchestres de Paris, mais surtout d'Algérie, pour la première édition. Et c'était un carton, vraiment un carton. Et on a dit, en fait, ça fonctionne. Et après, on a continué le deuxième, le troisième, le quatrième, et on est là. Dix ans maintenant, où tu fais la direction. Et tout ça, ça a commencé grâce à l'école, grâce à des élèves qui nous ont donné l'envie de faire plus.
- Speaker #0
Qu'est-ce que ça change de voir la casquette du directeur artistique et programmer des artistes par rapport à être sur scène ?
- Speaker #1
Déjà, justement, ça m'a permis aussi de comprendre les organisateurs.
- Speaker #0
T'es plus compréhensible maintenant.
- Speaker #1
Vraiment, ça m'a donné vraiment une autre vision. En fait, les difficultés, surtout maintenant, d'organiser un festival. Parce que parfois, quand on est artiste et on a envie de jouer dans un festival et on veut être programmé dans un festival, après le programmeur, il te l'appelle, soit pour négocier le prix. ou soit pour te dire, oui, malheureusement, cette année, ce n'est pas possible parce qu'on n'a pas de budget, il n'y a pas assez de subventions. Parfois, on se fait des idées, ah oui, peut-être mon projet ne marche pas, ou juste il ne veut pas me programmer, ou juste il veut gratter plus pour gagner plus sur la com. Et en fait, en faisant ça, j'ai compris que, j'ai compris, enfin, j'ai vu la réalité d'organiser un festival. Parce que parfois, tu as l'impression... un grand festival, forcément, il y a beaucoup d'argent et il y a beaucoup de budget. En fait, il y a ça, mais il y a aussi beaucoup de difficultés. Tu as un chargé de prod à payer, tu as une relation presse à payer, tu as la com, toute la com à payer, tu as les runners, les chauffeurs et tout ça à payer.
- Speaker #0
Il y a plein de personnes qui travaillent autour de ça et qui ont envie d'être rémunérées, bien évidemment, parce qu'ils ont travaillé à ton plan.
- Speaker #1
Il y a le côté technique qui prend Oh ! pour moi je pense qu'il prend presque 50% du budget parce que déjà dans le festival à Londres vu que je suis musicien ma priorité c'était de mettre bien les artistes niveau son, enfin niveau technique pour moi je préfère jouer dans un festival, être invité, et même si il n'y a pas un gros crashé, mais par contre, je préfère être accueilli dans des vraies conditions techniques, et je suis à l'aise sur scène, et il y a tout ce qu'il faut pour donner une belle prestation. Au lieu d'être très bien payé, et avoir le minimum de technique. Parce que parfois, il y a quelques événements comme ça. Mais nous, avec toute l'équipe, et d'ailleurs c'est Julien... L'ingénieur du Rabiot-Tibbène, c'est lui qui est le directeur technique du festival. Et vraiment, j'ai de la chance de l'avoir à mes côtés pour le festival. C'est son travail. Il gère tout de A à Z. Et tous les artistes pendant 10 ans, tous les artistes qui sont passés au festival, ils nous disent, franchement, le son, la technique, c'est au top. Sauf que la technique, ça coûte trop cher aussi. Donc, c'est pour ça, en fait, je comprends aussi maintenant, vu que j'ai la double casquette artiste, et directeur artistique d'un festival. Donc, en fait, je comprends l'artiste et je comprends aussi l'organisateur.
- Speaker #0
C'est qui les artistes avec qui le VodVid a envie d'ouvrir la porte ?
- Speaker #1
Surtout les artistes émergents. Dans la musique arabe mandalouse, il y a les gros sets d'affiches et il n'y en a pas beaucoup. Sur réalité, il n'y en a pas beaucoup. Malheureusement, dans le fonctionnement des artistes arabes andalous, ils sont restés trop trappés dans leur fonctionnement, y compris la com' et tout ça. Donc ils peuvent avoir un niveau mille fois mieux que les têtes d'affiche qui sont vraiment devant, sauf que malheureusement, ils sont beaucoup moins connus. Donc moi, on va dire, ce que je défends vraiment, c'est de donner cette chance et cette visibilité à ces artistes-là, parce que déjà la plupart quand ils... passent au festival, ils repartent avec un album photo, faire un vrai shooting sur scène, une vraie captation. Et donc, il y a tout le côté communication qui va permettre aux artistes aussi, plus tard, de démarcher dans le festival.
- Speaker #0
Voilà, ça donne envie. Exactement. On voit des belles photos, les gens étaient là, les conditions sont superbes.
- Speaker #1
C'est vraiment une réalité. Dans la musique traditionnelle arabe en Angleterre, la plupart des groupes, ils sont vraiment en version crade. De A à Z, surtout les côtés. Donc, voilà, je fonctionne beaucoup avec les coups de cœur. Et là, depuis trois ans, on commence vraiment à ouvrir sur la Méditerranée d'une manière générale. Pas seulement arabo-andalo-traditionnelle, mais on commence à ouvrir sur la Méditerranée. Donc, tout ce qui est musique méditerranéenne, traditionnelle. Ça peut être la musique grecque,
- Speaker #0
italienne. Exactement,
- Speaker #1
italienne, grecque, le flamenco aussi. Chaque année, déjà, il y a un concert flamenco. Par exemple, on a fait un concert raï. c'est pas arabe on a l'eau mais pour moi ça reste méditerranéen très festif et voilà donc depuis 3 ans on commence vraiment à s'ouvrir sur les musiques surtout les musiques actuelles aussi et c'est qui les artistes qu'il faut absolument aller voir si on reste encore de la place cette année ? un concert au rock store d'ailleurs c'est la première fois qu'on fait un concert au rock store c'est
- Speaker #0
Electro Chabi donc c'est un peu un Paris parce que c'est une grande salle quand même exactement c'est 700 places il faut rencaler 700 places
- Speaker #1
Djam et Timur Merci. Super, super, super projet. Jam, c'est vraiment, avec Timois, c'est des grands, grands stars de musique actuelle en Algérie et au Maghreb. D'ailleurs, il y a deux mois, ils étaient au Badaclan de Paris, et là, ils viennent de finir leur tournée avec le projet Rife Hiver, tournée des arénas. Ok,
- Speaker #0
d'accord et là ils vont arriver à ton festival. Voilà c'est ça. Super !
- Speaker #1
Donc c'est des artistes que j'aime beaucoup, que je suis depuis très très longtemps. Avant d'être directeur de festival, je le suis parce que j'adorais ce qu'ils faisaient. Et là ils ont ce nouveau projet, ElectroJaby, et franchement, super projet à découvrir. Pour les puristes, ils vont te dire, ce n'est pas de l'arabe mandalou, parce que c'est électro. Mais le fond, vraiment, il y a un fond traditionnel arabe mandalou, avec le mandol, avec des thèmes shabby et tout. Donc il y a ce concert vraiment à ne pas rater. Et il y a le concert d'Abdelkader Shao, au Jam. C'est parmi les derniers maîtres de musique shabby qui sont vivants. C'est vraiment les derniers maîtres qui nous restent. Il doit avoir 78-80 ans, je pense. Oui, entre 73 et 80 ans. Il vient pour un concert exceptionnel au jam. Déjà, on a lancé... C'est la biterie, il y a 2-3 jours, on est déjà à 50% de remplissage.
- Speaker #0
Oui, donc il peut se dépêcher.
- Speaker #1
C'est ça. Et aujourd'hui, on a annoncé justement qu'il y aura une guest avec lui, Lila Boursali, qu'on adore beaucoup. Elle est venue plusieurs fois au Festival Al-Andalus et qui a révolutionné vraiment la musique arabe andalou, je trouve, qui a donné un côté un peu actuel et structuré aussi dans le fonctionnement. Donc, elle sera son invitée au Jam. Donc il y a deux grosses sets d'affiches au Djinn pour un seul concert. Donc ce concert le 5 avril, vraiment à ne pas rater aussi. Et on finit, on clôture à l'Andalouse, le festival à la 10e édition, avec un concert qui n'est pas du tout arabe-andalou, avec Samia Abramia, un concert rock, rail, on va dire rock-rail, pareil, qui tourne un peu partout au niveau national et international. Grosse synergie sur scène et c'est un concert en plein air.
- Speaker #0
à la paillade et gratuit ce concert aussi vraiment pour clôturer tous ensemble en beauté et vraiment à ne pas rater sinon il y a tout le programme sur les réseaux sociaux super c'est pareil donc pour que tu es on peut te suivre aussi sur les réseaux sociaux tu es sur Instagram Facebook Youtube merci beaucoup je suis très contente que tu étais mon invité dans le podcast merci pour l'invitation avec plaisir je te souhaite plein plein de bonnes choses autant pour les festivals que pour ton album à venir Merci à vous aussi, celles et ceux qui nous écoutent et qui ont passé ce temps ce moment avec nous si le podcast vous a plu et que vous avez envie de me soutenir, c'est très très simple vous pouvez liker, commenter et partager ce podcast autour des gens que vous connaissez et que vous aimez bien moi je m'appelle EWa le podcast s'appelle Carrément et je vous dis à tout bientôt Carrément
- Speaker #2
Carrément
- Speaker #0
Carrément !