- Speaker #0
Salut à toutes et à tous, moi c'est Eva, bienvenue dans Carrément. Dans mon podcast, je rencontre des artistes pour parler de musique, de la vie d'artiste, mais surtout de l'envers du décor, de tout ce qu'on ne voit pas quand les artistes sont sur scène. Les déclics, les galères et les anecdotes que vous n'entendrez nulle part ailleurs. Aujourd'hui, je suis très contente d'accueillir Léo L'Envers, artiste, membre du groupe sport, producteur et cofondateur du label Floral Records. Bienvenue Léon.
- Speaker #1
Salut Eva, merci de m'accueillir dans ce podcast.
- Speaker #0
Je suis très contente vraiment que tu sois là. Ça va, t'es bien installé ?
- Speaker #1
C'est super, écoute, j'adore ces fauteuils orange, je les trouve très stylés en vrai.
- Speaker #0
C'est vrai, ça m'a bêché avec ta veste en fait. Mais écoute, c'est parti alors ! Carrément. Carrément. Carrément. Carrément. Carrément. Léo, j'avais vraiment envie de t'inviter dans le podcast pour plusieurs raisons. Déjà parce que j'ai un vrai coup de cœur pour ton nouveau projet sport. Je trouve que c'est important de le souligner que tous les artistes qui sont là, j'aime beaucoup ce qu'ils font. Mais aussi ce qui m'intéresse tout particulièrement, c'est ton parcours. Un parcours qui raconte quelque chose de très actuel dans la musique. Le fait qu'à la fois tu es artiste, tu es sur scène, tu accompagnes d'autres artistes pour développer leur carrière. Tu as cofondé un label, tu organises des concerts. Je trouve que ça ouvre plein de questions sur ce que ça veut dire être artiste aujourd'hui. Et sur tout ce qui accompagne la création. C'est un peu comme ça que je le vois. Je ne sais pas si ça te parle, ça te résonne avec toi.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Je pense que j'ai toujours aimé cette dualité entre la création artistique et la production peut-être un peu... technique, j'ai un parcours scientifique à la base, j'ai fait un IUT de mesures physiques à Montpellier, j'ai fait un parcours une école d'ingénieurs etc. Voilà tout au long de ma vie j'ai toujours eu la musique qui m'a accompagné par le piano, la guitare etc. et les sciences aussi. Et en fait je trouve que des années plus tard cet équilibre là c'est être artiste et producteur. Personnellement je préfère le terme de artiste producteur, on en a un petit peu parlé en off mais... Mais le terme entrepreneur, artiste entrepreneur qui existe un petit peu, je trouve qu'il y a toujours quelque chose de très capitaliste de connoter derrière. Oui,
- Speaker #0
ça reste carrément le délire artistique. Comme tu dis, capitalistique, on est tout de suite dans le monde entrepreneur.
- Speaker #1
Pourquoi pas, mais en tout cas voilà, artiste-producteur me va très bien Oui,
- Speaker #0
pour comprendre un peu mieux Normalement je t'aurais demandé c'est quoi ta journée type Mais j'imagine qu'il n'y en a pas de journée type Alors qu'est-ce que t'as fait hier ?
- Speaker #1
C'est une bonne question, en fait c'est ça, il y a plusieurs journées type Qu'est-ce que j'ai fait hier ? Alors comme on est un label, donc Floral Records c'est le label de musique que j'ai monté avec deux camarades On est un label qui est réparti entre Tours, Montpellier et Avignon Ok Merci. Donc, en réalité, on n'a pas de bureau à un endroit. On bosse tous et toutes en télétravail.
- Speaker #0
C'est très entrepreneur.
- Speaker #2
C'est très entrepreneur.
- Speaker #1
Mais oui, c'est vrai qu'on est tous à distance. Donc, on fait quand même beaucoup de visio. Donc, ma journée type, c'est un petit peu quand même faire des visio. C'est effectivement répondre à des messages sur différentes plateformes de communication, etc. C'est toujours faire... Essayer de faire un peu de préparation physique à la scène aussi, que ce soit du sport, soit faire de la classe. Mais ça vous le faites en visio aussi à préparation ? Alors ça non, il y a une limite à la visio quand même. Mais ouais, ma journée type c'est ça, c'est quelques réunions, quelques messages. Et se préparer aussi à la scène, que ce soit autant le corps que les doigts, que la tête, que tout ça.
- Speaker #0
Mais écoute, avant qu'on rentre dans tous ces détails, j'ai une question à te poser. Imagine une panne numérique mondiale, une catastrophe. Les serveurs vont lâcher, il n'y aura plus de Spotify, plus de Deezer, plus d'Apple, plus de stockage numérique possible. Et toi, tu as l'enfant un petit peu à l'avance. Donc tu as juste ce qu'il faut pour sauver un album, lequel tu sauves et pourquoi avant qu'il tombe dans l'oubli.
- Speaker #1
J'aime beaucoup cette question, la panne de l'Internet.
- Speaker #0
Ça résonne bien avec ce que tu viens de dire. Donc tu n'as plus de réunion non plus. Oui,
- Speaker #1
mais c'est très bien. Vraiment, c'est OK loup. qui est une artiste que j'adore. Ça a été difficile de choisir quel album et quel projet de Okélo, mais le dernier, Choke Enough, est vraiment super. En fait, j'aime beaucoup de musiques extrêmes, on va dire au sens large. J'adore la techno hardcore, le métal. J'écoute plein de musiques très intenses.
- Speaker #0
Oui, mais là, on n'y est pas du tout là.
- Speaker #1
Justement, c'est des morceaux qui m'ont fait beaucoup de bien aussi de dire avec très peu d'éléments. On peut arriver à raconter énormément de choses. Il y a beaucoup de simplicité et en même temps c'est très poétique. Et en plus, je suis quand même assez souvent attaché au texte en français, mais là c'est en anglais. Donc voilà, il n'y a rien qui va justement dans mes habitudes. Justement, ça m'a bousculé dans mes habitudes et c'est ça qui m'a fait beaucoup de bien.
- Speaker #0
Comment tu l'avais découvert, Anke Lou ?
- Speaker #1
Alors, à la toute base, je l'ai découvert par des vidéos sur YouTube. YouTube qu'elle faisait il y a une dizaine d'années. Et pour être tout à fait honnête...
- Speaker #2
Je pensais que c'était un projet assez récent. Mais bien évidemment,
- Speaker #0
ça prend toujours le temps de développer un artiste et une carrière.
- Speaker #1
Tout à fait, on parle souvent de 5-10 ans, avant d'arriver à un palier, peu importe. Mais sur YouTube, il y a une dizaine d'années, Okelou postait des vidéos de live dans sa chambre, très simples et intimistes. Et pour être tout à fait honnête, je trouvais ça sympa. mais je n'ai pas été renversé à ce moment-là. J'avais identifié le projet, je trouvais ça intéressant mais je n'étais pas encore dans une espèce de boucle comme je peux l'être aujourd'hui. Et donc j'ai suivi un petit peu le projet par différents collectifs qu'elle a eus à Paris et puis elle a bougé en Angleterre pour développer différentes collaborations et quand elle a sorti la mixtape Galore, j'ai fait... ok, c'est quoi cette dinguerie ? Je kiffe trop. Et donc, je me suis refait les sons précédents. Et j'ai fait, en fait, c'était quand même très bien.
- Speaker #0
Elle m'a écouté très pop. Moi, je l'avais découvert tout récemment. Je l'avais vu sur les réseaux avec une artiste que moi, j'adore tout particulièrement. D'ailleurs, si c'était moi qui sauvais un album, ça aurait été Pomme. Elle avait fait justement un morceau avec Pomme sur ses réseaux. Et donc, je l'avais écouté. Et c'est vraiment très pop, très doux. Mais il y a un petit côté aussi K-pop, moi, je dirais.
- Speaker #1
Ah ouais c'est intéressant, c'est marrant je ne m'attendais pas à ça mais j'adore. Ouais pourquoi pas le côté K-pop ça pourrait peut-être même être de la UK-pop si je pouvais oser le terme. Mais il y a peut-être un truc par là. En fait ce que j'ai trop aimé c'est ce côté intimiste. Je suis allé la voir à la Seagal et en fait il y a un rideau qui ferme toute la profondeur de la salle avec des lumières hyper basses et en fait on a l'impression d'être dans son salon. Et trop bien, trop classe d'arriver à recréer un espace qui soit plus cocooning sur scène, c'est génial. qui penseront aussi j'ai enfin je l'espère oui on a envie de les sauver aussi on a demandé qu'un seul c'est dur aussi j'essaie j'essaie je suis d'accord mais je suis contente que tu aies choisi une artiste assez récente quand même mais écoute elle est sauvée mais j'ai bien qu'on
- Speaker #0
part un petit peu en arrière donc on repart de tes débuts à quel moment tu as commencé la musique qu'est-ce qui t'a donné envie de commencer à la toute base mon père est musicien il était guitariste et et...
- Speaker #1
Du coup, un peu mécanique.
- Speaker #0
Même avant que tu aies né, c'était un peu un projet.
- Speaker #1
J'ai déjà entendu de la guitare dans le ventre de ma mère. Donc, je pense que déjà, j'étais un peu percé à ça. Et donc, en fait, j'ai voulu essayer la guitare très jeune. Donc, j'avais 4-5 ans. Et en fait, assez vite, j'ai eu envie de trouver mon propre instrument. Donc, je suis allé sur le piano quelques années après. Donc, entre mes 8 et 14 ans à peu près. Je n'ai pas fait spécialement de conservatoire. je fais plutôt des écoles de musique ou avec des profs en particulier. particulier. Donc on va dire un peu un parcours itinérant entre différentes structures d'apprentissage de la musique. Et après, arrivé au lycée, j'ai eu mon premier groupe de rock.
- Speaker #0
Qui s'appelle ?
- Speaker #1
Je ne dis pas le nom. Ah si,
- Speaker #0
si, à la place, il faut que tu le dises.
- Speaker #1
Non, non, il y a encore des vidéos qu'on n'a pas réussi à enlever.
- Speaker #0
J'espère que quelqu'un va commenter.
- Speaker #1
Mais en fait, on s'est dit entre nous qu'on ne disait pas le nom mais qu'on racontait toutes les histoires. Ok, vas-y,
- Speaker #0
l'histoire alors.
- Speaker #1
Et donc du coup là je me remets à la guitare mais électrique Donc génial, le rock, la distorsion, j'achète des pédales, des fées Donc ouais, ce lycée a été un peu marquant pour la musique un peu plus extrême que j'écoutais déjà Mais que je commençais à faire par mes instruments C'est là aussi où je rencontre pas mal de mes amis très proches aujourd'hui Dont Aurélien Ponce qui est aujourd'hui streamer sur Twitch Merci. et avec qui j'ai créé le label Floral Record quelques années plus tard.
- Speaker #0
Et le groupe Sport aussi. Et le groupe Sport aussi,
- Speaker #1
tout à fait. Mais je finis sur le parcours musical.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a vraiment des déclics au-dessus ? Tu te dis, c'est vraiment ça ce que j'ai envie de faire dans ma vie ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. En fait, ça a tellement toujours fait un peu partie de ma vie qu'il n'y a pas eu de moment... C'était tout à fait. ça mais je vais je te rejoins dans ce truc là c'est à dire que il ya eu des étapes clés genre effectivement la guitare électrique je me dis ok en fait le piano et jouer du schubert que j'adore un par rapport à l'air c'est génial mais en fait le fait de commencer à avoir une approche plus sur la texture sonore je pense que c'est arrivé par le rock et par la guitare électrique Et en fait, quelques années plus tard, je découvre un peu après le lycée, la MAO, la musique assistée par ordinateur. Donc la création sur ordinateur avec des logiciels type Ableton Live, etc. a vraiment créé des sons. J'achète mes premiers synthés. Donc pareil, j'ai eu les petites basses de piano. Mais là, je me dis, OK, la musique, elle se fait en tournant des boutons.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est trop bien. Je me forme au chant aussi à ce moment-là, vers mes 18-20 ans. et en fait le déclic c'est un petit peu ça c'est de se dire bon ok j'aime en fait beaucoup plus la texture sonore et comprendre le placement des sonorités que vraiment des notes même si c'est important et ça va ensemble du
- Speaker #0
coup je continue mes études etc je monte à Paris et donc je fais mon école d'ingénieur je travaille un peu en tant qu'ingénieur et tous les congés c'est vraiment pas le projet d'être musicien tout de suite si tu fais ton école d'ingénieur tu cherches Oui,
- Speaker #1
tout à fait. Évidemment, je fais partie de l'association de musique de l'école d'ingénieurs. Donc, j'apprends à organiser des premiers concerts. Donc, en fait, ça a toujours été un peu là. C'est à ce moment-là que je crée mon groupe Princesse Napalm aussi, avec lequel j'ai tourné. tourné pendant une dizaine d'années.
- Speaker #0
C'était d'ailleurs un moment où tu avais encore le groupe Princesse Napalm qu'on s'est rencontré.
- Speaker #1
Tout à fait. Un autre déclic, c'est celui-ci, c'est que en tant qu'ingé, je prenais tous mes jours off pour soit organiser des concerts, soit jouer avec Princesse Napalm. Donc je me suis dit, bon, peut-être que c'est le moment de faire un choix et de basculer d'un côté ou de l'autre. Et donc j'ai dit, bon, j'arrête ce travail-là technique d'ingé pour me concentrer sur la musique. Et voilà. Voilà, c'est là où j'ai essayé cette grande aventure de l'intermittence. Et j'ai mis quatre ans avant d'y arriver. Ça, c'est important de le dire, c'est que ce n'est pas automatique.
- Speaker #0
Dis-moi, aujourd'hui, si quelqu'un te rencontre à travers ce podcast et il doit découvrir un son, une chanson de toi, mais genre le son signature de Léon L'Envers, ça serait quoi ?
- Speaker #1
C'est une bonne question et c'est difficile d'en choisir un toujours mais bon.
- Speaker #3
Bien sûr.
- Speaker #1
Mais c'est vrai que heureusement tu m'avais envoyé la question et j'ai pu la préparer. Mais oui, je pense que dernièrement, en tout cas dans les dernières... La ressortie, le morceau, la référence de sport, marche bien dans le sens où il y a plein de styles en un. C'est un morceau où je chante, je raconte une espèce de relation avec une entité. qui serait Internet, cette espèce d'aliénation des outils numériques qu'on peut avoir un peu tous les jours dans notre quotidien. Donc à la fois, le thème me plaît parce qu'on retrouve ce côté geek et technique qui me parle. Et en même temps, en termes de sonorité, c'est un espèce de néo-métal qui finit en techno. Donc c'est assez moi. Je pense que ce morceau est assez moi. Même si, évidemment, c'est une offre collective. qu'on compose à cinq avec les autres membres de sport.
- Speaker #0
Allez,
- Speaker #3
on va s'écouter un petit extrait. J'ai écouté ce morceau pour la première fois.
- Speaker #0
Au début, je me dis, attends, c'est une histoire d'amour, tu ne me connais mieux que personne et tout ça. et après effectivement... Effectivement, tu t'adresses direct à l'algorithme. Donc, on comprend qu'il y a cette histoire d'Internet. Mais tu finis, tu es en chant avec une phrase qui est « Je baisse la tête » . Et alors, c'est quoi la finalité de ton rapport, ta relation avec Internet ?
- Speaker #1
Alors, est-ce que c'est Lou qui chante cette phrase ? C'est Lou qui chante. C'est ça. Donc, du coup, c'est là où j'ai un peu du mal à parler à sa place parce que c'est elle qui a écrit cette partie-là. moi j'écris les couplets, elle elle a écrit les refrains donc on est cette espèce de dualité je baisse la tête, c'est vrai que ça peut avoir un côté défaitiste peut-être, mais je ne pense pas connaissant Lou que ce soit quelque chose qu'elle mette en avant je pense qu'il y a ce côté peut-être, on va de l'avant finalement avec tout ça, je pense que c'est là, c'est autour de nous et comment on reprend du pouvoir avec ces technologies là et parfois c'est pour passer des messages chouettes comme certainement sur ce podcast actuellement.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, au quotidien, c'est quoi ton rapport justement au réseau ? Est-ce que tu es bien présent sur Twitch, sur Insta ? J'ai vu que tu fais pas mal de vidéos post-cam derrière. C'est quelque chose qui t'a fait plaisir ou c'est plus une nécessité pour exister en tant qu'artiste ? Comment tu les vois, comment tu les vis ?
- Speaker #1
Super question. C'est une question que je partage avec plein d'artistes du label, mais pas seulement. Pour moi, c'est un outil. Tout dépend de ce qu'on en fait. Tout dépend de ce qu'on raconte. Moi, la finalité, c'est de proposer de la musique, proposer des concerts, etc. Donc, c'est vrai que le côté trop donner des éléments de ma vie privée, je ne suis pas spécialement pour. Je sais que... Par exemple, Ponce avec qui j'ai monté le label qui est du coup sur Twitch et qui se filme quasiment 6-7 heures régulièrement. Je sais que moi j'aurais du mal, c'est un exercice que je fais avec lui, que je partage de temps en temps avec grand plaisir. pour autant je ne le ferai pas tous les jours et c'est en ça qu'on est très complémentaires aussi dans l'équipe on a chacun et chacune une vision autour de ça qui est différente et pour ma part je pense que c'est un outil tant que ça reste amusant, je le fais avec plaisir.
- Speaker #0
Mais tu arrives à avoir ce plaisir que ça soit amusant, que ça soit pas quelque chose à mince, il faut encore que j'aille sur les réseaux faire ça
- Speaker #1
J'ai la chance d'avoir des gens autour de moi qui savent le faire très bien aussi donc si il y a des jours où je le sens moins on va dire que je peux peut-être le déléguer aussi
- Speaker #0
Moi je trouve que c'est vachement en fait en tant que public c'est génial d'avoir ce rapport direct à l'artiste par exemple je pense à qui a récemment sorti son album et tu les vois comme un faire des stories des vidéos face cam comme tous les autres tu as vraiment cette sensation de proximité avec l'artiste et donc les artistes qui arrivent à les faire et qui les sont bien qu'il arrive à jouer avec je trouve qu'il ya presque quelque chose d'artistique de dons et
- Speaker #1
affrontent que public c'est juste génial de pouvoir avoir ce lien c'est vrai je pense que oui il ya quelque chose de proximité et en même En même temps, je suis obligé de dire que pour moi, la proximité... maximale, c'est sur scène. Même si ça peut paraître paradoxal, parce qu'il y a un peu ce quatrième mur qui est parfois pas traversé, etc. Il peut y avoir une forme de barrière, mais en même temps, tout le sens de ce qu'on fait, je trouve, c'est ces moments-là sur scène où c'est un échange. C'est-à-dire que si le groupe n'est pas dedans, le public le sent. Du coup, le public redonne moins et ça crée des moments un petit peu peut-être de faible cohésion. Donc, on est en permanence en train de se dire ok je suis concentré sur ce que je joue je suis concentré sur ce que je donne ah tiens là je vois quelqu'un qui vient de sourire génial ça me donne de la force et c'est vraiment quelque chose qui fait effet boule de neige qui se crée avec plusieurs entités moi
- Speaker #0
aussi j'aime bien quand je vois l'artiste sur scène d'avoir cette sensation d'une rencontre et que les gens partagent quelque chose et pas juste ils jouent leur album en live mais vraiment j'ai besoin de sentir que j'ai rencontré la personne et Et ce n'est pas forcément qu'il nous raconte je ne sais pas quoi sur scène, mais qu'il est réactif justement au public et qu'il y a quelque chose qui se passe. Donc parlons justement de la scène. Ton projet a activé le groupe Sport. Il y a une histoire tout particulière qui est à la base de la création de ce projet dont tu as mentionné Ponce. C'est un peu à cause ou grâce à lui que ça se fait. Parce que d'après ce que j'ai vu, c'est par rapport au... les e-events, il avait participé. Donc, c'est un événement où il y a une quarantaine de tweeters qui participent pour faire une collecte de l'argent pour des buts caritatifs. Et lui, il avait un des objectifs, que s'il atteint ça, il va créer un groupe. C'est bien ça ?
- Speaker #1
Alors, c'est presque ça. Il a effectivement participé aux e-events régulièrement et il avait ce défi de créer un morceau.
- Speaker #0
Ah, d'accord, ouais.
- Speaker #1
Donc, à ce moment-là, il n'y a pas encore d'idée de groupe. C'est vraiment juste créer un morceau. l'intitulé c'était un morceau rockstoner donc très naturellement il s'est tourné vers ses amis qui font de la musique à savoir Mathéo et moi de Princesse Napalm, Lou et Tristan de Ceylon.
- Speaker #0
Et comment tu as réagi ?
- Speaker #1
Du coup j'étais en mode génial c'était marrant parce qu'on a vraiment eu toutes les étapes aux réponses où il stream depuis chez lui de manière très ponctuelle avec une dizaine de personnes qui le regardent En fait, il y a quelque chose qui se passe. Le confinement joue, évidemment. Donc, il y a de plus en plus de visibilité. Et ça nous dépasse un peu tous et toutes. On ne comprend pas vraiment. Et là, il a cette opportunité de dire, j'ai ce défi-là qui me dit, créons un morceau ensemble. Génial. C'est à la fois une... Une occasion qui pour lui est intéressante en termes de communauté, c'est une occasion de se retrouver entre amis et c'est une occasion de créer. Génial ! Donc on passe tout un été à créer un morceau, c'est le morceau floral. Et donc c'est le premier morceau de sport mais sans encore qu'on s'appelle sport.
- Speaker #0
C'était juste répondre à ses défis, s'amuser.
- Speaker #1
C'était un one shot à la base, c'était vraiment... Et un autre des défis qu'il avait, c'était d'organiser une soirée en direct sur Twitch. soirée concert avec Tip Stevens qui est un artiste qui crée aussi de la musique sur Twitch. Donc il atteint ces deux défis là et voilà avec JB qui est un des autres fondateurs du label, tous les trois et Céline aussi qui travaille avec Pons ont créé un événement au Bataclan qui est la Floral Party et qui est cette soirée en direct sur Twitch où on invite trois groupes pour venir se produire sur scène et on vient jouer le monde morceau floral au Bataclan un peu en surprise. Bon voilà, génial, tout se passe bien. Et on en profite aussi pour annoncer la création du label. Parce qu'en ce moment-là, il n'y a rien encore. Vraiment, personne n'est au courant. Donc c'est un peu tout cet enchaînement-là, en septembre 2022, où on fait toutes ces annonces. On voit qu'il y a une très bonne réception de tout ça. Et quelques mois plus tard, on se dit, ça a trop bien marché quand même ce morceau. On a bien aimé. aimer créer ensemble, faisons un groupe. Et voilà, on passe...
- Speaker #0
Et quand il y a des groupes, il est né. Le premier album l'a déjà disponible.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Je pense qu'on a passé peut-être un an et demi derrière à créer des morceaux. Donc, pour arriver à la... album Ouverture qui est disponible aujourd'hui. Mais c'était très agréable aussi de créer sans que personne nous attende. Vraiment, il n'y avait pas de groupe, il n'y avait pas d'entité. On a d'ailleurs passé, je pense, des mois à trouver le bon nom de groupe qui convient à tout le monde. monde, ça c'était...
- Speaker #0
Oui, j'avais été demandé, même par le nom du groupe, comment ça se passe une création et des décisions à 5 que vous votez ? J'ai déjà pensé à une demande par exemple sport, comment vous avez fait ? Chacun m'a fait des propositions, mais il y avait des votes après ?
- Speaker #1
C'est une très très bonne question. Je suis très fan de tableurs, et on a un tableur avec des milliers, j'exagère, mais des centaines en tout cas d'idées de noms. Je pense que j'ai jamais mis autant de temps à trouver un nom de groupe pour être
- Speaker #0
Oui après il y a un nom que tu ne veux pas nous dire Tu vois Tu peux dire des raisons à ça
- Speaker #1
C'est vrai Mais ouais On est 5 entités Très fortes Avec des personnalités différentes Et complémentaires Et donc il y a certaines sensibilités qui vont pencher Peut-être pour des noms plutôt absurdes D'autres plutôt poétiques Donc du coup il y avait un petit peu tout ça à équilibrer entre entre nous nous tous et je trouvais ça je pense que on trouvait ça important d'avoir un nom de groupe à cinq lettres comme on est 5 ok donc spore c'est bon ça fonctionne il y avait le morceau floral et qui était forcément une base et qui avait déjà une direction artistique on a créé le label floral records donc il y avait quelque chose autour de la végétation de ya eu il ya eu une idée de on a On a failli s'appeler Botan, B-O-T-A-N. en référence à la botanique. Bon, mais on trouvait que ça ne marchait pas exactement. Ça faisait un peu Goten Project, Boten Project. Tu vois, il y avait un truc qui avait une sensation de déjà vu. Et sport, ouais, ça nous a amusés parce qu'il y a la connotation, évidemment, avec le sport. On aime bien faire du sport aussi. Donc, ouais, tout ça, au bout d'un moment, on s'est dit, non, mais il faut trancher, c'est ça. Allez, on y va.
- Speaker #0
Et après la création des chansons, comment ça se passait ? Chacun avait un titre à faire. comme vous avez fait. fait à cinq mains ?
- Speaker #1
Il y a plein de manières différentes de faire. Des fois, on part d'un riff de quelqu'un. Des fois, on fait des binômes. En tout cas, il y a quelque chose qui revient dans notre manière de créer qui est, on fait des résidences sur une certaine période, entre cinq jours et sept jours à peu près. Et ça peut être autant, chacun est sur un ordi à écrire des riffs, à composer. Mais on se fait écouter assez régulièrement au moins deux trois fois par jour on se redit ok moi j'en suis là ok peut-être tu vas venir poser des guitares sur cette prod trap ok tiens voilà loulou va venir poser un texte sur telle chanson donc on est tout le temps en train de se de se refaire écouter et de discuter on parle on parle beaucoup aussi de la direction dans laquelle on va et quand on a fait ça on fait des résidences plutôt live où on essaye de jouer les des morceaux et c'est là en les jouant et en pratiquant où on se dit ok peut-être pour finir la compo il faudrait faire ça comme ça peut-être ça commence à nous donner des idées de aussi de deux versions live qui vont être peut-être plus longue peut-être parfois dans des riffs complètement différent mais en tout cas ce jonglage entre le home studio et le studio de répétition il est vraiment important dans notre création et souvent quand il ya des débats et et qu'on n'arrive pas à trancher. on se tourne vers Ponce, Auré, qui est un peu l'arbitre parce que aussi peut-être un peu moins présent à la compo. Il est un peu plus interprète parce qu'il a un métier de streamer qui lui prend déjà énormément de temps. Donc il est là à la compo, mais peut-être un peu moins régulièrement que nous. Et donc il est aussi cette oreille extérieure qui a moins la tête dedans. Donc c'est intéressant pour nous d'avoir... cette confiance là aussi d'avoir quelqu'un qui dit non mais en fait ce couplet il sert à rien on divise on l'enlève on le divise par deux ou alors ça ce refrain c'est génial et on part de ça on part de ça pour créer le morceau comment on prend que ça est comme quelqu'un qui dit mais en fait ça sert à rien et toi tu as passé deux trois quatre jours à écrire moi je suis assez en paix avec ça il ya forcément on met une part de nous dans nos chansons je pense que tu vois très bien bien de quoi je parle aussi mais... on met des choses de nous dans nos projets créatifs et en même temps là on est un groupe donc en fait c'est au service du collectif si l'un de nous ne se sent pas à l'aise avec un texte avec une partie etc le but c'est pas de l'imposer on va essayer de voir collectivement comment on peut faire en sorte que ça convienne à tout le monde c'est pas grave C'est peut-être ce que vous voulez bien.
- Speaker #0
collectif.
- Speaker #1
Je pense même que je dois être peut-être un peu le pire dans le côté ça, ça marche moyennement, on l'enlève. Je pense que j'ai vraiment... Je ne vais pas dire ce rôle, mais en tout cas, je vais le prendre comme ça. Vu qu'avec le label, je fais de la direction artistique aussi, j'essaye de voir où est-ce qu'un album peut être amené pour qu'il soit compris. Ça ne veut pas dire que ce soit que compris et que ce soit trop lissé tu vois mais c'est important pour moi qu'il y ait ce concept de porte d'entrée dans un univers pour après être surpris et se dire ok ils sont partis dans complètement autre chose ici mais moi j'aime bien cette idée de partager un message et qu'il soit compris Et personnellement, je n'ai pas trop de mal à me dire, s'il y a un doute sur quelque chose, on va faire tellement de choses tellement bien ailleurs qu'on peut le mettre de côté. On le met dans un dossier à trier ou un dossier peut-être ne sera jamais utilisé.
- Speaker #0
Et je vois bien ton côté des petites tablatures, des petites choses, des petits dossiers. Donc, tu ne prends pas tout à fait sur toi, tu les ranges dans un petit dossier au cas où.
- Speaker #1
Voilà, exactement. Mais pour tout le monde, c'est très rassurant de faire ça. Et en même temps, je dis ça, j'arrive beaucoup plus à le faire parce qu'on est dans un projet. projets de groupe parce qu'il y a ce truc en commun qui fonctionne sur mes projets solo que j'ai pu avoir ça a été beaucoup plus dur parce que j'étais tout seul à arbitrer et en fait j'ai certainement un côté perfectionniste aussi donc j'étais tout le temps en train de me dire ça ça peut être amélioré ça ça peut être amélioré et à un moment le côté groupe et le côté deadline aussi aide à finir les choses à se dire ok on va sortir un album dans un un an, il faut qu'on rende les masters au moins six mois avant, donc il faut qu'on ait des riffs finis à cette période-là.
- Speaker #0
Et comme tu dis, je pense que ça aide certainement d'avoir plusieurs personnes dans le projet, parce qu'il y a un qui peut avoir ce rôle-là, il faut qu'on y aille, il faut qu'on s'arrête, et comme tu es tout seul, moi je le vois aussi sur mon podcast, de temps en temps, c'est hyper schizophrénique, tu changes des casquettes, tu dois être la personne qui regarde extérieur, la personne qui, dans mon cas, qui fait le montage, qui prépare des choses. Et on ne sait pas qui on en est à la fin de la journée.
- Speaker #1
On fait des métiers à beaucoup de casquettes, effectivement.
- Speaker #0
Et au niveau du groupe sport, qu'est-ce qui arrive ? Parce qu'il y a des dates de concerts, je crois. Il y a des clips. Qu'est-ce qui se passe ?
- Speaker #1
Oui, alors, on a sorti l'album Ouverture fin novembre. Donc, il est disponible sur toutes les plateformes. Là, on sort en ce moment, on a joué à la maroquinerie à Paris. Donc, en mars, c'était incroyable. C'est une expérience. Oui, c'est une belle salle au plus. Franchement, emblématique de ouf, tout le monde était archi stressé mais ça s'est super bien passé, on est très contents, c'était complet donc voilà. Et on a pu faire une captation du concert donc là on va sortir petit à petit des capsules, des morceaux live à la maroquinerie. On travaille avec un super réalisateur. qui s'appelle Julien Philips qui est à Tours et qui a beaucoup participé à notre DA graphique et qui sort des visualiseurs donc là on a encore quelques visualiseurs à sortir.
- Speaker #0
D'ailleurs l'univers est juste complètement ouf vraiment avec plein plein de couleurs des choses bêtes qu'on voyait dans ton dans les clips de ton titre la référence vraiment et c'est un truc un peu je sais pas d'un autre monde un peu space et j'adore vraiment.
- Speaker #1
Pour le coup, la référence, c'est effectivement Julien Philippe, ce qu'il a réalisé. Et dans le groupe aussi, j'ai la chance d'avoir Mathéo et Lou, qui ont un regard très créatif sur le visuel, sur l'esthétique.
- Speaker #0
Ça m'a vraiment... Tu vois, moi, je te suis sur les réseaux. D'ailleurs, j'ai découvert comme ça les projets sous les réseaux. Mais vraiment, on s'arrête. On arrête de se coller comme on voit ces couleurs, cet univers qui est complètement de notre monde.
- Speaker #1
C'est très chouette. Et... Et après, pour les autres actus, effectivement, on est en tournée. On va jouer, je ne sais pas quand on va sortir le podcast, mais en tout cas, en mai, on va jouer au Gueulard Plus à Nile Vange. On va jouer à Beauvais sur quelques festivals. Et voilà, on a hâte d'être sur la route pour défendre cet album sur scène. Et en vrai, on est aussi en résidence pour préparer un deuxième projet. Mais voilà, les choses se font en parallèle.
- Speaker #0
Mais projet du groupe sport ? Projet sport ! Ok, ouais.
- Speaker #1
On ne sait pas à quelle forme...
- Speaker #0
Vous n'avez pas encore eu le défi qu'il faut lancer un autre truc ? Une salle de concert ? Je ne sais pas, non. Non,
- Speaker #1
non, pour l'instant.
- Speaker #0
Je vais m'y conspire un petit peu. Tu as commencé la musique assez jeune, pas assez jeune, depuis pratiquement toujours, j'ai l'impression que tu baignes dans le milieu de la musique. Avec toute ton expérience aujourd'hui, d'après toi, c'est quoi l'arnaque ? qu'on ne dit pas sur la musique et sur le métier de l'artiste ?
- Speaker #1
Alors, je pense qu'on ne nous dit pas assez à quel point... Il faut comprendre l'admin, quand même. Je pense que quand tu découvres le statut d'intermittent, c'est incompréhensible au début. On te dit, non, mais c'est très simple, il faut faire 507 heures sur 12 mois de je ne sais pas quoi. Tu es là, mais qu'est-ce que vous me racontez ? Moi, je veux faire des concerts. Et en fait, très vite, on est poussé dans un statut qui est particulier et qui est une chance. En vrai, en France, c'est quand même super qu'on ait ce statut. Mais je trouve qu'on nous a... apprend pas assez à comment ça fonctionne pour moi une des premières étapes en tant qu'artiste en tant que groupe c'est de s'auto structurer ça je trouve qu'on ne l'apprend pas aussi de de monter une association de voilà c'est des choses qu'on apprend sur le tas et je trouve ça ouf quand alors peut-être qu'il y en a de plus en plus et voilà mais je trouve ça ouf quand conservatoire ou en école de musique on nous transmettent pas un peu plus cette réalité de structuration de la musique et d'auto-production, puisqu'en vrai, beaucoup d'artistes démarrent par l'auto-production.
- Speaker #0
Oui, peut-être que c'est vraiment l'arnaque de la vie d'adulte, en vrai.
- Speaker #2
On a tellement eu envie, on rêve de faire nos projets, de faire des choses, et finalement on se retrouve dans la période des emports d'ailleurs.
- Speaker #1
C'est très juste ce que tu dis, c'est juste l'arnaque de la vie d'adulte, c'est réel.
- Speaker #0
Non, mais c'est important que tu en parles, parce que les musiciens, on les voit souvent, la tête en l'air, en tout cas dans l'imagination collective, la tête en l'air et à chaque fois... Chaque fois qu'il y a des artistes ici, tout ce qu'on comprend, il faut bien avoir les pieds sur terre plutôt que la tête en l'air pour faire ces métiers.
- Speaker #1
Et en même temps, il faut garder cette part d'être un peu dans la lune et d'avoir cette part de contemplation d'enfants et de liberté créative. C'est trop important. Et je pense qu'il y a certains artistes qui sont peut-être épargnés de cette réalité administrative. Ça existe, mais je crois, force est de constater que c'est de moins en moins le cas. Et que si à un moment on n'a pas impulsé un... minimum de structuration au début de son projet, je pense que c'est limitant si en fait on ne pose pas une certaine base. Parce qu'aujourd'hui les gros labels, les gros tourneurs aussi, ont moins en moins de budget et de possibilités à prendre des risques pour des groupes émergents. Donc en fait, presque, on fait ce travail de j'allais dire de défrichage en fait, avant de trouver le bon partenaire qui va pouvoir amener le projet une marche après. Oui,
- Speaker #0
complètement. en fait l'artiste aujourd'hui comme on parle des artistes qui cartonnent aujourd'hui récemment Sam Sauvage ou Oteo Dura et ces artistes qui ont construit toute leur public autour d'eux avant que les labels et tous les autres partenaires ils arrivent finalement et on revient dans la puissance des réseaux sociaux toi tu es depuis toujours aussi engagée justement à cet accompagnement pour les artistes parce que j'ai vu Tu m'as parlé d'organisation de concert, quand tu as fait des études, qu'au lycée pareil. J'ai l'impression qu'en parallèle de faire de la musique, toujours tu accompagnes les autres aussi.
- Speaker #1
C'est vrai. Je pense que c'est ma manière de fonctionner aussi par le groupe dont on parlait un petit peu avant. C'est un peu banal ce que je vais dire, mais je vais quand même le dire. Je pense que je suis quelqu'un de très curieux et j'ai envie de tout apprendre. Et presque, pour déléguer, si je connais un métier, on va dire, ça va m'aider à le déléguer parce que je me dis, je sais de quoi je parle. Et je comprends en fait qu'est-ce qui...
- Speaker #0
C'est pour ça que tu cumules tant de métiers.
- Speaker #1
Mais du coup, c'est tout ce travail aujourd'hui de me faire confiance et de me dire, ça, je sais le faire. Maintenant, est-ce que vraiment ça me passionne ? Est-ce qu'il n'y a pas des gens qui seraient plus compétents pour le faire ? Vaste sujet qu'arriver à déléguer. Mais sur le côté collectif et accompagné d'autres projets, c'est un miroir. C'est peut-être un peu pour ça que je m'appelle Léo l'envers. Il y a ce côté de... de l'envers du décor, mais à travers d'autres projets aussi. Qu'est-ce que ça nous renvoie ? Qu'est-ce que ça nous rapporte ? Et j'ai été manager d'artistes de Ceylon, de Anglomore et Clignotant, de Ausha. Et d'accompagner ces projets-là...
- Speaker #0
C'est des artistes qui sont d'ailleurs sous la belle fleur à l'écorce aujourd'hui.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. C'est des artistes que j'ai rencontrés à Paris à la base, que j'ai accompagnés avec Fauchage Collectif, donc mon ancien ex-so. Comment d'ailleurs,
- Speaker #0
parce que c'est très spécial comme métier manager, Comment on décide ? de devenir manager d'artistes c'est un coup de coeur et comment ça t'est arrivé pour toi sur ces projets ? ça s'est un peu fait comme ça en vrai je sais pas vraiment à quel moment ça a été officiel c'est comme une relation attends est-ce que tu veux sortir avec moi ?
- Speaker #1
en vrai alors oui il y a eu un moment comme ça avec Anglomore et Clignotant où je les accompagnais un petit peu dans leur développement et ils m'ont dit on est pris aux inuits du président. Printemps de Bourges, c'était en 2018 est-ce que tu veux nous accompagner en tant que manager ?
- Speaker #0
Ah oui, c'est avec lui qu'on fait la demande.
- Speaker #1
Du coup ils m'ont fait la demande officielle que j'ai acceptée j'ai dit yes et voilà, je pense que c'est ce moment là qui a été un peu la bascule officielle vers ce métier de manager mais ouais ça m'a toujours plu en tout cas d'accompagner d'autres projets parce que il y a ce fameux regard extérieur dont on a tout le temps besoin sur nos projets artistiques et tous nos projets en général et parce que c'est une relation de confiance aussi le regard extérieur que je pouvais apporter sur Anglemore et Clignotant par exemple, eux me le repartageaient aussi sur mes projets et ça nourrit, le collectif nourrit je crois vachement à ça
- Speaker #0
Est-ce que c'était la raison pour laquelle vous avez eu envie de créer Labelle Floral Records ? Ou vous avez eu trop de temps libre ?
- Speaker #1
Oui, énormément de temps libre effectivement c'était Merci. réunion de plein de facteurs. À ce moment-là, je développais pas mal l'association Fauchage Collectif à Paris, où c'était une asso d'organisation de concerts principalement, mais aussi de développement d'artistes. On était une quinzaine de membres actifs bénévoles dans l'association. On a organisé un festival qui s'appelle le Fauché Fest, qui était une super expérience, dans des esthétiques très alternatives, punk, électronique, C'est...
- Speaker #0
c'est une parenthèse, mais c'est fou quand il y a vraiment toutes ces esthétiques électroniques, comme on te voit sur scène, il y a plein d'énergie, mais de l'autre côté, tu as vraiment tout ce côté très posé, tu nous parles de tes petits tableaux, bien organisés, et c'est valable pour tellement d'artistes qu'on les voit en dehors de la scène et après sur scène, et il y a tout qui change, en fait. Tu as un personnage sur scène ? Oui,
- Speaker #1
c'est... Je pense que les deux existent. Évidemment, la scène est quelque chose de très cathartique et défoulatoire. Je pense même que, pour me confier un peu, dans ma vie, ça a été un besoin de monter sur scène pour exprimer des choses que je n'arrivais peut-être pas à exprimer ailleurs. Mais aujourd'hui, j'ai cet équilibre-là et en fait, je me sens apaisé. Et monter sur scène, c'est toujours un plaisir. mais avoir cette même énergie là avec mes amis aussi et sauter partout aussi si il y a quelque chose qui existe. Mais c'est vrai que j'ai un tempérament plutôt calme. J'ai trouvé un mot, je trouve, je fais une parenthèse, mais je lis un bouquin de Fabien Olicard, je ne sais pas si tu le connais, sur la gestion du temps. Et il nous propose de nous accompagner à trouver un peu notre mantra, un peu ce qui nous accompagne, un peu notre leitmotiv. J'ai deux mots qui ressortent un peu, que je te donne en exclusivité, qui sont l'harmonisation et la passion.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et je trouve que c'est... Là,
- Speaker #0
on l'envergne en deux mots, l'harmonisation et passion.
- Speaker #1
En fait, bon, je suis toujours en réflexion, mais j'ai l'impression que ces deux mots-là, personnellement, me conviennent, dans le sens où il y a un truc d'équilibre dans l'harmonisation, et en même temps, il y a ce truc très fort de la passion, de grande chaleur. Et ces deux mots-là vont bien ensemble, parce qu'il faut parfois la canaliser. Et si on est... tout le temps à 3000% dans la vie, on se fatigue. Peut-être qu'on peut fatiguer les autres aussi. C'est vrai. Trouver cet équilibre d'espace. J'aime bien cette idée de trouver des espaces-temps pour chaque chose. Cette harmonisation me plaît pas mal.
- Speaker #0
C'est un mot musical. T'as un rituel à remonter sur scène ? Pour trouver cette harmonisation et ces calmes ?
- Speaker #1
On en a un avec sport.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
un petit peu de préparation physique à la scène, comme on disait, donc un peu d'échauffement, mais surtout...
- Speaker #0
Vous faites un sport collectif !
- Speaker #1
Oui, on pourrait en faire plus, en tout cas on fait pas mal d'entraînement de pilates, il y en a qui... Parfois, on fait un peu de foot, on tape dans un ballon. Bref, c'est juste le côté defoulatoire, on va dire. Mais le vrai rituel, c'est qu'on est tous les cinq ou tous les six, si on a notre ingé son avec nous, ou juste on se fait un câlin. On se dit tout ce qui nous passe par la tête, tout ce qu'on a sur le cœur, juste avant de monter sur scène. Des fois, ce n'est pas grand-chose.
- Speaker #0
C'est quoi les choses les plus absurdes ?
- Speaker #1
En fait, on est tellement dans un état de préparation au concert que je ne saurais même pas te dire. Je ne sais pas ce qui se dégage.
- Speaker #0
Il n'y a pas de choses. Merde, je n'ai pas sorti de poubelle.
- Speaker #1
Non, non,
- Speaker #0
non. Je pense que dans ces moments-là... Vous êtes plus sur la scène quand même.
- Speaker #1
Puis c'est plus genre... on est trop heureux de partager. partager ce moment ensemble. Mais oui, je pense que, je pense à Mathéo en disant ça, je pense que oui, parfois, il a toujours une petite blague décalée qui fait beaucoup de bien aussi, tu vois, dans ses moments. Donc, j'imagine qu'un jour, il sera capable de nous dire « Merde, j'ai complètement oublié les poubelles ! »
- Speaker #0
Bon, revenons, parce qu'on a fait une longue parenthèse par rapport au label, justement, Floral Records. Est-ce que vous avez eu l'impression qu'il y avait une manque ? dans le paysage musical pour monter ce label ou c'était vraiment une volonté d'accompagner les autres ?
- Speaker #1
Très bonne question. On était sur Fauchage Collectif et à ce même moment-là, ça commence à bien fonctionner pour Ponce et je sais qu'il me dit j'ai envie d'investir dans un projet qui fait sens. Évidemment, quand ça commence un peu à marcher, tu as tout un tas de rapaces, j'allais dire, qui viennent en disant il faut... investir dans tel truc, Et lui, il se sentait en décalage avec ça. Donc, c'est là où on s'est dit, est-ce qu'on ne serait pas en train de créer un projet culturel qui fait sens et peut-être créer le label dont on a toujours un peu rêvé ? Donc, oui, ça s'est vraiment décidé sur un soir.
- Speaker #0
C'était avant que les groupes sports aient créé ? Oui,
- Speaker #1
tout à fait. Tout ça, c'était début 2022. Et donc, voilà, vraiment sur... Un soir, on se dit, bon, allez, on le fait, on y va. On crée un nouveau projet ensemble qui est un label de musique. Moi, je venais surtout du live et de l'organisation de concerts, un petit peu du management d'artistes, mais je n'y connaissais rien du tout en label.
- Speaker #3
Encore un nouveau métier.
- Speaker #1
Et par chance, j'ai rencontré Jean-Baptiste Goubard, avec qui on avait déjà organisé des soirées à Paris. Et lui a travaillé à la 75e session à Paris, qui est un label de rap. Il a beaucoup bossé à Leuc Music.
- Speaker #0
Il a eu un peu d'expérience, pas de niveau 3. Quand même.
- Speaker #1
Donc Loïc Musique qui a un label en Belgique qui développe des groupes de noise comme It's a Nita, La Jungle, bref. Et donc lui, il avait cette expérience de label un peu plus prononcée. Donc assez vite, je l'appelle et je lui dis « Viens, on fait ce projet de label, on y va tous les trois. » Et donc voilà, c'est comme ça qu'on a créé Floral, tous les trois. En se disant qu'on avait envie de développer des groupes. alternatifs, des groupes dans des esthétiques peut-être pas toujours très représentés, que ce soit dans le rock, alors ça va du post-rock au post-punk.
- Speaker #0
Et les premiers projets que vous avez signés c'était qui ?
- Speaker #1
Il n'y en a pas eu qu'un seul, il y a eu une première salve. Mais la première salve c'était donc Tip Stevens, l'artiste qu'on a fait jouer à la soirée Floral Party. Il y a eu C'est Long que je manageais, Il y a eu Endless Dive, un projet que JB a managé. En fait, les premières signatures, c'était des groupes qu'on défendait déjà dans nos structures précédentes.
- Speaker #0
logique pratiquement. Voilà,
- Speaker #1
tout à fait, c'était dans la continuité.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, ce label, qu'est-ce qu'elle apporte concrètement les artistes ? Comment ça se passe le travail avec les artistes ? Qu'est-ce que tu fais concrètement avec eux ?
- Speaker #1
On fait plein de choses différentes parce que dans l'accompagnement d'artistes, il n'y a pas un seul parcours type, donc c'est beaucoup du cas par cas, évidemment. Maintenant qu'on a dit ça, il y a quand même des choses qui reviennent. Ça peut être de l'accompagnement structurel, ça peut être des fois... Ça, c'est plutôt du management, mais comment sortir une première intermittence ? C'est ça, déjà, le premier défi. Ça peut être de la direction artistique.
- Speaker #0
C'est-à-dire, par exemple, tu conseilles là-dessus sur quoi ?
- Speaker #1
J'aime bien cette idée que la musique, le texte, l'image, les clips, les réseaux sociaux, tout ça, c'est un langage. Et le but, c'est que toutes ces langues racontent la même histoire. Et c'est vraiment ça, pour moi, la direction artistique. C'est comment jouer. avec peut-être les codes de certaines esthétiques, de certains courants musicaux est-ce qu'on y va ou pas après ça c'est, j'aime bien la surprise aussi, mais évidemment c'est juste avoir conscience de ce qu'on raconte dans tous ces univers de création, donc musical textuel, visuel et pour moi c'est ça la direction artistique c'est Essayer de comprendre ce que l'artiste veut raconter et de dire ce qu'il y a de besoin.
- Speaker #0
Il y a des mots à réécrire là-dessus.
- Speaker #1
Et juste lui dire, ok, toi tu veux raconter ça, ta musique, elle raconte peut-être plutôt ça. Elle peut être perçue peut-être plutôt comme ça. Et est-ce qu'on n'essaye pas d'aligner le tout ? Des fois, ça marche très bien. Des fois, il y a des artistes qui sont alignés entre ce qu'ils veulent raconter et comment c'est perçu.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Mais des fois, il y a un petit décalage qui n'est pas du tout grave, mais qui, en tant que label et en tant que regard extérieur, extérieur, on aide à affiner parfois. Et dans cette direction artistique, pour nous, c'est très important d'être de l'ordre de la suggestion et du conseil et de jamais imposer parce qu'en fait, on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise. Comme on dit dans la musique, on n'est jamais à l'abri d'un succès.
- Speaker #3
Donc,
- Speaker #1
si l'artiste, des fois, nous dit, ben non, moi, c'est ça que je sens, on y va, on teste. Et voilà, parfois, ça fait des très belles surprises.
- Speaker #0
Vous n'imposez pas à l'artiste qu'il faut absolument qu'il fasse ça comme des gros labels.
- Speaker #1
Non, c'est vraiment pas notre vision.
- Speaker #0
Est-ce que tu aurais un exemple très concret, par exemple, d'une direction artistique ou d'un travail comme ça avec un artiste que tu peux nous partager ?
- Speaker #1
Alors, j'ai un exemple que j'aime bien raconter. Un peu après la création du label, il y a une artiste que moi je suis un petit peu, qui s'appelle Jeanne Thau. Et on a mis, voilà, la vie a fait qu'on a mis du temps avant de discuter vraiment concret sur une collaboration avec le label. où on discute, il nous envoie des premières maquettes. que je trouve intéressante, mais je leur dis, je ne sais pas si c'est exactement ce que personnellement j'attendais en termes de direction artistique. Je suis un peu surpris en me disant, bon, je sens qu'il y a une espèce de virage. Peut-être qu'il faut encore un petit peu patienter, sortez-le en un dé ou sortez-le avec un autre label et nous, peut-être, on se retrouve au projet d'après. C'est une manière polie de dire, c'est peut-être pas le bon moment qu'on se retrouve. et ça veut pas dire que c'est pas de la bonne musique, ça veut juste dire que aujourd'hui ça correspond peut-être pas exactement à ce qu'on défend avec le label. Ce à quoi ils nous ont dit ok bah en fait ça c'est intéressant parce que nous aussi on avait des doutes sur cet axe là et donc ils ont mis de côté ces morceaux ils ont refait un EP génial, ils ont refait cinq titres et on l'a sorti on a fait ok c'est ça c'est exactement c'est exactement ça en plus c'est un duo Jeanne Tho donc il y a Jeanne qui chante et Kadillac qui produit les des sons. C'est un duo qui est très efficace. très complémentaire. En fait, en même pas un mois, il nous avait refait 5 titres géniaux et on a sorti Rave Pop, cette EP ensemble. Je trouve que c'est une belle histoire de réflexion sur la direction artistique où on a trouvé quelque chose de commun très fort, je trouve.
- Speaker #0
Bon, super. J'ai envie de te montrer quelque chose en préparant cette interview, j'ai trouvé. Ça va faire en plus tout un sens avec des choses que tu m'as racontées.
- Speaker #1
avant dans mon milieu par exemple il ya très peu de gens qui ont une page facebook et donc tout ce questionnement de pourquoi faire une page facebook pour mon groupe je comprends pas etc et donc ce questionnement bat de respecter en même temps le choix de l'artiste et de lui dire mais ouais mais s'il ya pourquoi pas un programme amateur qui tombe sur ta page peut-être que ça va enchaîner sur une date d'accord du coup ces discussions là sont vachement intéressant parce qu'il ya le côté bas moi j'ai pas envie d'être dans le système j'ai pas envie de marcher mais en même temps j'ai quand quand même envie de faire des dates et de trouver des concerts. parce qu'on est là pour leur dire qu'on ne demande pas de poster un selfie toutes les heures mais pourquoi pas simplement mettre un peu d'actu, parler de ta musique sur Facebook C'est assez intéressant et pour moi, Facebook, c'est un outil public et point barre. Il n'y a pas de notion de privé là-dedans. Le privé, c'est avec les potes à la maison et voilà.
- Speaker #0
Il y a des choses encore actuelles.
- Speaker #1
Trop mignon cet archive.
- Speaker #0
Je l'ai trouvé trop chouette.
- Speaker #1
C'est quoi, c'est 2017 ?
- Speaker #0
C'est il a 8 ans, donc ouais, 2018. 2018, ok. Ça a évolué, qu'est-ce que tu gardes de ces conseils pour les artistes aujourd'hui et qu'est-ce que tu enlèves ?
- Speaker #1
J'adore, pour le contexte c'est une interview qu'on a fait à l'Espace B à Paris, qui était une super salle dans le nord de Paris, mais je trouve que je suis assez... En ligne avec ce que je raconte aujourd'hui. Complètement, tu vois ! Dans le sens où, ouais, il y a des outils de communication pour mettre en avant sa musique. Maintenant, l'idée c'est d'en parler et pas d'imposer à qui que ce soit de le faire. Il y a plein d'artistes aujourd'hui. encore aujourd'hui, qui ne sont pas sur les réseaux et qui arrivent à tourner, et c'est super.
- Speaker #0
Oui, complètement. On découvre que tout le monde n'est pas sur les réseaux, de temps en temps, et il y a tous ces publics-là. Et si l'artiste, il tourne, il peut jouer devant le monde de gens.
- Speaker #1
Bien sûr. Donc ouais, je pense que c'est très drôle de parler spécifiquement de Facebook, qui est une plateforme qu'on n'utilise quasi plus aujourd'hui. Et c'est d'autant plus intéressant de se questionner sur ce côté éphémère de ces plateformes aussi. Donc peut-être qu'aujourd'hui, je vais plus dire aux artistes comment on peut aussi être, enfin comment vous et comment on peut être notre propre média. C'est-à-dire, en vrai, son site web, sa newsletter, sa base de données de contact. Peut-être que c'est ça la clé aujourd'hui de décentraliser des GAFA pour aller un peu plus sur nos propres outils de communication.
- Speaker #0
Et parler de propres outils de communication avec Ponce encore, vous avez créé tout récemment une émission sur Twitch qui s'appelle Soundcheck. Pourquoi il y avait cette envie-là ?
- Speaker #1
Comme on en a parlé, la genèse du label, c'est la Floral Party en direct du Pataclan sur Twitch. Et en fait... Floral Records on est un label entre la musique et le numérique donc ça fait sens de faire des projets comme ça et on s'est dit En vrai c'est parti de ça la toute basse c'est parti de ça on a eu pas mal de propositions de labels d'artistes du milieu avec une envie de faire quelque chose avec Pons avec une envie de faire quelque chose sur Twitch Et c'est juste que c'était parfois des propositions un peu décalées. On l'a déjà dit en interview, donc je peux le raconter, mais on a eu une proposition de l'équipe de Justice pour couvrir Bercy. Trop bien, mais c'était deux jours avant. Donc ingérable en fait, faire une émission Twitch, c'est pas faire une story Instagram. Donc on avait cette idée de dire, bon bah génial, il y a des artistes comme ça qui viennent nous voir, pour des propositions comme ça, qui viennent voir aussi Ponce, en soyons tout à fait honnêtes. et en même temps nous on a cette expertise là de trouver aussi la bonne temporalité pour animer une émission twitch twitch c'est vraiment un format qui prend le temps on peut faire des émissions de trois heures que c'est pas gênant là où en télé ça va être beaucoup plus time et ça va être une heure où voilà voir sur les sur instagram tik tok etc ça va être une minute donc Donc voilà, chaque plateforme a sa contrainte de temps. Donc Soundcheck, on l'a créé parce que... on identifie qu'il n'y a pas assez d'émissions de musique sur Twitch qui prennent le temps et qui surtout proposent des groupes live complets. Dans le sens où il y a des émissions qui existent, mais c'est toujours des formations légères. Si un groupe est cinq sur scène, on va leur dire « Ah bah non, il ne faut être que deux, ça va être juste en acoustique. » Et nous, on s'est dit « Mais ça raconte autre chose. » On veut que les groupes puissent raconter. raconter leur musique telle qu'ils sont sur scène réellement. Voilà, la création de Soundcheck, ça part de là.
- Speaker #0
Voilà, vraiment au service des artistes pour qu'ils puissent se produire dans de meilleures conditions.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Je trouve ça superbe et je sais qu'on peut aussi même venir vous assister. à l'émission en direct si on en a envie. C'est à côté de Paris, non ?
- Speaker #1
Tout à fait. C'est à l'empreinte à Savigny-le-Temple qui est une SMAC, une scène de musique actuelle qui avait déjà une base d'équipement vidéo. C'est pour ça qu'on a voulu aller là-bas. Et qui ont très vite compris le projet et qui sont incroyables en termes d'accueil et d'accompagnement. Ils sont géniaux.
- Speaker #0
Moi, je pense que je vais essayer de venir à un moment. moment pour voir parce que je suis vraiment curieuse et moi ça aussi ça m'a touchée particulièrement parce que moi j'avais envie d'écrire mon podcast qui était lancé fin septembre et moi je trouvais qu'il n'y avait quand même pas assez de podcasts ou de émissions consacrées aux artistes, à Mergent, sur Internet. Finalement, aujourd'hui, il y a tellement de formats, mais pour parler de musique, je ne trouve pas forcément qu'il y en avait tant. Donc, super, bravo, c'est tout ce que je peux vous dire.
- Speaker #1
Merci, merci à toi de faire ça aussi. Il y a un vrai problème, un vrai questionnement, j'aime pas trop le mot problème, un vrai questionnement sur les médias en France. Il y a plein de choses qui existent. Il y a la Ferraroc, par exemple, qui est un réseau de radio indépendant. Super, mais c'est vrai qu'on... on sent qu'il y a de moins en moins de place pour l'émergence aussi dans les médias. Mon collègue JB, lui, vient des médias aussi. Il a bossé en radio, donc plutôt Radio Nationale, etc. Et il a pu voir toutes les strates et tous les fonctionnements de l'évolution de ces dernières années où, effectivement, il y a de moins en moins de place au risque. Et en même temps, il y a des tentatives. Je ne sais pas si tu connais le média Loud.
- Speaker #0
Non, je ne connais pas.
- Speaker #1
C'est un média qui... qui s'est lancé assez récemment sur la musique et qui font des capsules plutôt type réel, format court, pour parler de musique de niche, donc voilà, de choses très précises. Et en même temps, j'ai l'impression que cette proposition est géniale, mais qu'on n'en a pas encore entendu assez parler, donc j'en parle maintenant.
- Speaker #0
Allez, écoutez Loud. Merci beaucoup Léo d'avoir été invité du podcast. J'étais très contente d'avoir cette... cet échange avec toi. Peut-être pour résumer, c'est quoi pour toi être artiste aujourd'hui ?
- Speaker #1
une petite question simple à la fin déjà merci de m'avoir accueilli sur ce podcast j'ai gagné un peu du temps prends ton temps être artiste aujourd'hui je pense j'ai pas envie de redire harmonisation parce que je l'ai déjà utilisé mais en tout cas c'est un équilibre entre garder sa liberté créative d'enfant et s'auto-structurer et s'autoproduisent. produire pour gagner un maximum d'indépendance.
- Speaker #0
C'est vraiment pas mal comme résumé. Merci Léo.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Merci à toutes et à tous qui nous ont écoutés jusqu'au bout et ceux qui nous ont pas écoutés jusqu'au bout. Si le podcast vous a plu, vous avez envie de réagir sur ce qu'on a dit, vous pouvez commenter, vous pouvez nous envoyer des messages aussi. N'hésitez pas à suivre moi sur les réseaux, autant qu'à sur Instagram, sur TikTok pour m'aider à faire grandir ces podcasts, mais aussi Léo sur sur Insta, sur TikTok, les groupes sport dont on a parlé, et on va à Floral Records. Bref, je vous mettrai toutes les infos dans la description. Et je vous dis à tout bientôt.
- Speaker #3
Carrément.
- Speaker #2
Carrément. Carrément.
- Speaker #3
Carrément. Carrément.