- Speaker #0
Salut à toutes et à tous, moi c'est Ewa, bienvenue dans Carrément. Dans mon podcast, je rencontre des artistes pour parler de la musique, la vie d'artiste, mais surtout de l'envers du décor, de tout ce qu'on ne voit pas quand les artistes sont sur scène. Les déclics, les galères et les anecdotes que vous n'entendrez nulle part ailleurs. Aujourd'hui, je suis très contente d'accueillir Petite Gueule, autrice et compositrice qui mélange rap, chanson et théâtre pour créer des chansons pleines de sincérité, des malices et parfois des colères, mais qui touchent toujours en plein cœur. Je suis très contente que tu sois là et d'être accueillie dans le podcast. Bienvenue, petite Geuele.
- Speaker #1
Merci, je suis ravie d'être invitée. Merci beaucoup, Ewa.
- Speaker #0
Ça va, t'es bien installée ?
- Speaker #1
Oui, très bien installée.
- Speaker #0
Mais moi aussi, c'est un petit changement pour le podcast parce qu'on est à Paris, dans le 13e, pas à Montpellier, mais il fait aussi beau qu'à Montpellier et on est aussi bien reçus. Écoute, si toutes les deux on est bien, c'est parfait. C'est parti. Carrément. Petite Gala, j'avais vraiment envie de t'accueillir dans le podcast. déjà parce que je suis ton parcours quasi dès le début. Je t'avais découvert avec l'émission The Artist de Nagui. Et tout de suite, rapidement, après cette émission, j'ai pu te voir en concert. Donc, c'était à la Rochelle, pendant le Francophonie, au terrasse d'un petit café. Et c'était un concert organisé par la Pietà. Je ne sais pas si tu t'en souviens.
- Speaker #1
Si, je m'en souviens très bien.
- Speaker #0
Mais moi, je me souviens de toi, tu étais avec un petit tutu, tu faisais encore ton solo de triangle. Et franchement, moi, tu m'as amenée complètement dans ton monde.
- Speaker #1
Ah super, oui, je me souviens. C'était une... J'avais fait plein de concerts tout l'été et c'était un super concert. Et oui, c'était dans la rue, dans un bar, mais c'était vraiment hyper sympa.
- Speaker #0
Et donc, le conseil est organisé par La Pieta. Oui, c'est sympa. Et La Pieta, à qui je fais un gros coucou, qui est une artiste que je suis depuis longtemps et qui était la première invitée dans mon podcast. Aujourd'hui, on tourne les derniers épisodes de cette saison. Je suis très contente de finir cette saison avec toi. Ça fait un joli pan entre vous deux. On boucle la boucle. Complètement. Mais pour revenir à toi et vraiment mon envie d'échanger avec toi aujourd'hui, je trouve qu'il y a quelque chose de très actuel dans ton parcours en fait. Tu passes du théâtre à la musique, d'un tel écroché à un parcours plus indépendant avec des chansons très très personnelles. Et je trouve que ça pose vraiment des questions très actuelles sur la vie d'artiste. Comment trouver sa place, comment évoluer, comment se réinventer sans se perdre. Est-ce que ça résonne un peu avec toi ? Est-ce que tu vois cette évolution et l'invention constante dans ton parcours ?
- Speaker #1
Oui, ça me parle complètement. Oui, tout à fait. C'est exactement ça. C'est une quête permanente. Et puis, on s'aventure. Et puis, je cherche aussi. Et des fois, je trouve. Alors, c'est agréable. Et puis, des fois, c'est dur. Mais j'ai quand même plutôt de la chance depuis le début.
- Speaker #0
Oui, je trouve que c'est presque quelque chose de très actuel, pas qu'est-ce sur les artistes, mais sur nous tous, comment trouver notre place dans la vie et puis c'est réinventé, on fait tous souvent plein de métiers en réchange des carrières.
- Speaker #1
Oui, puis la place, en fait, elle change tout le temps. En fait, on se dit ça y est, j'ai trouvé ma place et puis ça y est, ça rebouge en fait très vite. Il faut accepter en fait que ça bouge et que ça change et qu'on se déplace et que ça, c'est pas toujours évident en effet. Et en même temps, c'est ça qui est passionnant.
- Speaker #0
C'est vrai. Mais écoute, avant qu'on rentre dans tous ces détails-là, j'ai une question à te poser. J'ai vu que tu avais grandi avec des parents musiciens. Oui. Qui t'ont transmis, j'imagine, pas mal de choses. Donc maintenant, c'est un peu à ton tour. Tu es devenue maman. Quel est l'album qu'il faut absolument que ta fille écoute ? Qui ou quel album tu aimerais la faire découvrir pour qu'elle l'écoute vraiment au moins une fois dans sa vie parce qu'elle était super importante pour toi ? Donc je sais qu'elle a encore un bébé. Donc on peut imaginer que ça va être plus tard.
- Speaker #1
Oui. Oh là là, il y en a tellement. J'ai beaucoup d'albums que j'adore. S'il n'y en avait qu'un, ça n'a rien à voir avec ce que je fais, mais ça fait quand même partie de mon parcours. C'est un album qui s'appelle Lagrimas Negras, qui est un album avec un chanteur qui s'appelle Diego El Sigala et un pianiste qui s'appelle Bebo Valdés, qui est mon pianiste préféré. C'est entre la musique cubaine. Et le flamenco. C'est un album que je connais par cœur, que j'ai écouté tellement, qui n'existe plus. Et j'en ai encore un, il m'en reste un, et il est pour elle.
- Speaker #0
Comme tu dis, il n'existe plus, c'est-à-dire qu'il n'est pas sur les plateformes ? Si,
- Speaker #1
il est sur les plateformes, mais par contre, il n'existe plus en physique. Il n'y a plus d'édition physique, c'était une édition limitée. Donc... Et c'est un pianiste qui a énormément marqué ma passion du piano, le fait que je me remette au piano. J'ai fait beaucoup de musique cubaine avant de faire tout ce que je fais là. Et donc du coup, c'est un album qui a un peu changé ma vie aussi et qui m'a fait revenir à la musique.
- Speaker #2
Et tu te souviens des circonstances,
- Speaker #0
comment tu as découvert ? Non, je ne sais plus. Je crois que c'est mes parents qui m'ont fait découvrir cet album,
- Speaker #1
mais par contre que je connaissais déjà ce pianiste parce que je... J'étais pianiste dans des groupes de salsa et donc j'écoutais beaucoup, beaucoup, beaucoup de musique cubaine. Et donc, il y avait cet album aussi.
- Speaker #0
Tiens, ton exemplaire, j'espère que ta fille va aimer.
- Speaker #1
Oui, parce que ça, c'est vrai que j'espère qu'elle va forcément écouter des trucs nuls à l'adolescence, c'est sûr. Et du coup, c'est bien. En même temps, elle va me faire aussi découvrir plein de trucs super. Et j'ai hâte qu'on puisse partager ça, de se faire découvrir nos musiques. Et puis, ça serait intéressant de savoir si elle n'aime pas, pourquoi et tout ça.
- Speaker #0
J'espère qu'elle va aimer. Oui, j'espère aussi. J'aimerais bien qu'on parle un peu de tes débuts pour un peu qu'on restitue ton parcours. Toi, tu avais commencé pendant le confinement. Oui. Donc, c'était en 2020-2021 avec des vidéos que tu avais postées sur Internet, des vidéos un peu homemade. Est-ce que tu peux nous raconter un petit peu comment ça a commencé pour toi ? À quel moment pendant le confinement, tu t'es dit, je vais écrire de la chanson, je vais faire du rap ?
- Speaker #1
En fait, j'ai commencé, j'ai composé des musiques. Et puis, en fait, j'écoutais un podcast, justement, pendant tout le confinement, qui était le podcast d'un dramaturge qui s'appelle Wajdi Mouawad. Et ça s'appelait Journal de confinement. Ça durait, je ne sais plus, 15 minutes. Et c'était presque tous les jours pendant le confinement. Et j'ai adoré ce que ça me procurait. Et il y a un podcast un jour où il parlait de l'écriture. Et moi, au début, je me suis dit, tiens, je vais... J'ai des carnets où j'écris les phrases qui me marquent, que j'entends tout le temps. Et dans son podcast, il y en avait plein. Donc, j'ai commencé à noter toutes les phrases, tous les passages que j'adorais dans le podcast. Et puis, je m'étais dit que j'allais les mettre sur les musiques que j'étais en train de faire. Et puis, en fait, ce jour où il a parlé de l'écriture, je me suis dit, ben non, mais je vais essayer d'écrire, en fait, directement. Et donc, j'ai pris mon casque et j'ai mis mon instru. Et j'ai commencé à essayer d'écrire sur l'instru en écoutant la musique. Et en fait, là, j'ai adoré. Et ça sortait tout seul. Et j'ai eu une sorte de moment d'euphorie, de découverte. Je n'imaginais pas à quel point ça allait me parler de faire ça et me plaire et m'exciter et tout. Et donc, je me souviens... C'était la toute première qui s'appelle Petite Gueule, qui est d'ailleurs l'intro de mon premier album. Parce que justement, c'était important pour moi que ce soit l'intro puisque c'est ça qui a tout lancé. Et c'était drôle. Et du coup, je l'ai chanté à mon copain et je n'oublierai jamais la joie que j'ai eue de découvrir ça. Et donc après, je lui ai dit vas-y, filme-moi comme si j'étais trop petite. Pour la caméra, donc il m'a filmé comme ça. Et j'ai mis ça sur les réseaux sociaux. Et là, il y a eu plein de retours. Et donc après, j'en ai fait un autre et un autre et un autre. Et comme ça, on a fait une dizaine de morceaux comme ça au téléphone portable où on filmait. J'ai appris le montage, j'ai adoré ça. J'ai continué de faire des musiques, d'écrire dessus, de penser au montage, de faire des petits clips, de les mettre sur les réseaux. Il y a eu un petit engouement. Au bout d'un moment, j'ai des potes qui me disaient, tu vas faire un album, j'étais là, oh non, pas du tout. Après, j'étais là, il a peut-être raison. Et donc, c'est né comme ça.
- Speaker #0
C'est incroyable qu'à quel point, souvent, ça revienne aussi les confinements. Et finalement, comme période, on avait le temps de faire ce genre de choses.
- Speaker #1
Mais c'est ça. En fait, je pense que sinon, je n'aurais jamais pris le temps parce que je suis tout le temps hyper active. Moi, je fais plein de projets avec plein de gens différents. Et donc, du coup, je... Je suis trop éparpillée pour me centrer comme ça. Et là, le confinement, en fait, ça m'a donné cet ancrage et ce truc de me dire, tiens, qu'est-ce que j'ai vraiment envie de faire ? Et en même temps, de le faire avec légèreté.
- Speaker #0
Oui, complètement.
- Speaker #1
C'est ce dosage-là, en fait, que j'ai presque... J'ai peur de perdre, en plus, à force, parce qu'après, il faut faire évoluer un projet. Et on se dit, comment je vais... En fait, on ne peut pas arrêter le temps. Je ne peux pas garder ce que j'ai vécu à ce moment-là. Tant pis, il faut accepter que ça file. Mais il faut quand même réussir à... à garder cet endroit qui était le bon endroit.
- Speaker #0
Qu'est-ce que t'as fait ? Parce que finalement, comme tu as dit, ces vidéos, c'est explosé en fait au début. Comme tu as vu que ça marche. Oui, je t'ai dit quoi ? Waouh,
- Speaker #1
c'était génial, j'ai adoré. J'ai adoré parce que je me rappelle, il y avait l'ordinateur, on postait la vidéo. Après, il faisait hyper beau, on avait un appartement à Montreuil où on était au deuxième étage, mais il y avait une très belle vue. Et donc à chaque fois, il y avait des super couchers de soleil et tout. Et on faisait des yams. On jouait au dé, en fait. On faisait des yams, on se faisait une grenadine. Et là, on se lançait dans un yams. Et là, tout d'un coup, on entendait... C'était les notifications. C'était les notifications Facebook. C'était sur Facebook au départ. C'était sur Facebook. Je n'avais pas du tout Instagram à ce moment-là. Je connaissais même... Je n'avais pas envie d'y être, je crois. Je suis sûre, même. Et c'était dingue. C'était énorme. Et puis, tous les gens... Ça envoyait énormément de joie et d'encouragement pour continuer. Ça me donnait envie de continuer, de me prêter au jeu. Parce que moi, j'écoutais beaucoup de rap. Et quand je disais que j'avais envie de faire du rap, souvent, on se foutait un peu de ma gueule. Et là, il n'y avait personne pour se foutre de ma gueule. J'étais chez moi. Donc, je me suis dit d'y aller. Et puis, je me souviens, j'ai fait une sorte de... de playback sur Kerry James, un peu pour rigoler. Et puis je me souviens que mon père au téléphone, il m'avait dit, mais c'est vachement bien, pourquoi tu le fais que pour rigoler ? Fais-le vraiment, c'est super, ça te correspond bien et tout. Et ça, ça m'a un peu aussi... Je me suis dit, ouais, pourquoi pas.
- Speaker #0
C'est fou, par rapport à ce que tu disais, que les gens se foutaient de ta gueule, à quel point les regards des gens peuvent nous bloquer. Et finalement, les réseaux sociaux, ça fait qu'on fait des choses chez nous. Donc effectivement, le rétro peut être beaucoup plus puissant après. Oui, mais avant, quand on le poste et que l'on le voit, on est tout seul face à notre caméra. Donc, ça peut débloquer des choses, en fait. Oui,
- Speaker #1
complètement. Et après, ce qui n'est pas évident, c'est qu'après, on s'habitue. Donc, on a envie de toujours plus. Et là, par exemple, avec les algorithmes qui changent le projet. Maintenant, les gens, il n'y a plus la découverte du début. Donc, des fois, ça crée une sorte de quête de reconnaissance permanente. Il faut se méfier de ça parce que... Ça peut être pas hyper sain, pas hyper... Enfin, on peut se dire, ah merde, ça veut dire que c'est nul. Ça peut aussi apporter du doute. Donc, il faut aussi à la fois écouter ça et se remettre en question et en même temps, pas trop se laisser influencer non plus parce que ça peut aussi décourager et ça serait dommage, quoi. Complètement.
- Speaker #0
Si quelqu'un ne te connaît pas, il te découvre aujourd'hui avec ce podcast. Quels sont les titres de petites gueules qu'il faut... absolument écouter ton titre signature.
- Speaker #1
Alors, mon titre signature, je dirais quand même que c'est Moi, je crois aux fées, qui est sur le premier album, qui est même sur le premier EP que j'avais chanté à The Artist,
- Speaker #0
et qui est un texte, surtout pour le texte, en fait, je pense. Et après, pour le clip, il faut regarder Seth.
- Speaker #1
Je ne sais pas si j'ai le droit d'en dire deux.
- Speaker #0
Mais oui,
- Speaker #1
pour le clip, ouais.
- Speaker #0
Alors donc, moi, je n'étais pas du tout préparée à ça. Je m'attends de l'espoir. Le jour où je commençais de l'erreur, ça m'énerve.
- Speaker #1
C'est vrai, c'est drôle parce que j'avais cela dans la tête. Et puis finalement, j'ai dit, moi, je crois au fait. Mais il y a aussi le jour où j'ai commencé le rap, c'est vrai. Et ça m'énerve évidemment aussi parce que c'est... Il y a aussi... Oui, tout ce qui m'énerve, parce que je suis quand même quelqu'un qui s'énerve. En tout cas, j'ai transcendé la colère dans la musique avec ce titre, avec de l'humour. Et ça, ça me correspond bien aussi. Donc, c'est vrai que... Et puis, le clip aussi, on l'a fait au téléphone portable, partout dans Montreuil. Et Montreuil, c'est ma ville. Et donc, du coup, c'est ma ville. Et c'est ma ville aussi pour Petite Gueule. C'est-à-dire que c'est là où j'ai vécu, moi, Manon. Mais c'est là aussi que... C'est aussi par ce titre que Petite Gueule s'est fait un peu plus découvrir encore et tout. Donc oui, c'est un titre assez phare aussi. Alors si tu choisis vraiment l'étant.
- Speaker #0
Du coup, un seul... Pourquoi je te laisse choisir parce que je suis nulle pour choisir ? Alors rédis-moi les premières que tu me dis.
- Speaker #1
Je crois au fait ?
- Speaker #0
Moi, je crois au fait. Moi, je crois au fait. Alors on va s'écouter un petit extrait.
- Speaker #1
Moi je crois aux faits, je crois même qu'on en rencontre plusieurs, je crois que notre route c'est une piste de dés, je crois que l'illusion elle est ailleurs, je crois qu'on peut même tous en être une, être la fée de quelqu'un ou de quelqu'une, faut juste les voir, c'est ça qui compte, ce qui fait ce qu'on est c'est les rencontres, ce qui fait ce qu'on fait, ce qui fait ce qu'on dit, ce qui fait ce qu'on pense, ce qui fait ce qu'on rit, parfois quelqu'un qu'on connaît pas, qu'on a croisé...
- Speaker #0
Alors pourquoi vraiment ces titres là ? Pourquoi cette petite signature ?
- Speaker #1
Oui je dirais pour le texte parce que ça parle de... Des rencontres qu'on fait dans la vie qui vont marquer notre chemin. Et c'est un sujet qui m'est tellement précieux parce que ça réunit les gens, les relations qu'on a. Ça parle de l'amitié, ça parle de ma famille, ça parle des rencontres aussi complètement incongrues qu'on peut faire. Des fois, on rencontre quelqu'un qu'on va voir une seule fois dans notre vie, qui va nous dire un truc, mais ça va nous marquer pour toute notre vie. Ça parle aussi des hasards, de la chance. Les faits, c'est dans ce sens-là, en fait. C'est les faits, c'est les gens. Et c'est les petits signes de la vie auxquels il faut être attentif parfois et que j'aime bien voir aussi. Et ça parle de... À la fin, je dis, ce qui nous caractérise, je crois que c'est comment on voit. Et je crois que cette phrase, elle... Oui, j'aime bien ce que ça raconte, quoi.
- Speaker #0
Moi aussi, j'ai ça, en tout cas dans ma vie, ça me parle, qu'il y a des signes, il y a des faits dans notre vie qui comprennent pour des signes et des rencontres absolument qui changent nos vies. Ou quand on est dans un moment où on se pose plein de questions et quelqu'un fait une impulsion, nous donne des lents et puis on avance. Et oui, il y a tout qui bascule et qui change.
- Speaker #1
Et c'est vrai que la vie, elle est faite que de petits moments comme ça. Et en même temps, il faut savoir les voir aussi et être dans cette... Oui, dans cette perception des choses. Pour pouvoir... Par exemple, il y a des gens qui détestent se prendre le métro. Je comprends. Mais en fait, moi, j'adore. Parce qu'on peut quand même un peu discuter avec des gens. Et ça, c'est pareil. C'est une façon de voir la vie. C'est une façon de prendre les choses. Et ça, moi, j'ai envie de revendiquer ça. D'être positive. Sans être ni ennuyant ni naïf. Mais d'être ouvert. Et des fois, en voyage, on est ouvert.
- Speaker #0
Et puis quand on recourte dans notre quotidien,
- Speaker #1
on a tendance à oublier ça. Et en fait, j'aime bien me dire, fais gaffe, on reviendra à ce truc-là.
- Speaker #0
Ça serait l'idéal si on pouvait tout le temps avoir notre esprit voyage et l'esprit vacances. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Mais c'est très, très difficile, c'est vrai.
- Speaker #0
Dis-moi, toi, tu as commencé la scène avec le théâtre. Tu étais comédienne. Quand tu es passée à la musique, est-ce que tu avais l'impression de... que ton expérience de comédienne t'ait carrément servi et c'était hyper facile, ou au contraire, t'avais des choses à déconstruire et t'avais l'impression d'apprendre vraiment un nouveau métier ? Non, c'était vraiment pour moi une continuité.
- Speaker #1
Je me suis... Pour moi, petite gueule, j'ai pas l'impression d'avoir arrêté de faire du théâtre parce que, en plus, sur scène, je réfléchis toujours à la mise en scène, à l'espace, à ce que je pourrais dire entre, aux lumières. au côté scénique, etc. L'interprétation,
- Speaker #0
je me sers énormément du théâtre. On me dit souvent c'est super, on comprend tout ce que tu dis. Absolument, moi ça m'a marquée. Tu as préparé l'interview souvent et je complète avec d'autres interviews les choses qui sont dans le dossier de presse et tout. Et toi, j'ai écouté vraiment tes titres. Tu as vraiment articulé tellement parfaitement. On comprend tout. Et puis c'est... tellement accessible ce que tu racontes dans tes textes. On sait vraiment de quoi tu parles.
- Speaker #1
Ça, c'est le théâtre. Parce qu'en gros, au théâtre, on nous apprend à faire parvenir un texte. On va avoir un texte et en fait, il ne s'agit pas de l'apprendre par cœur et de le dire. Il faut que les gens le comprennent, le ressentent. Et c'est en fait ça, tout le travail d'un acteur. C'est de faire parvenir l'émotion, le sous-texte qui va avec et tout ça. Et donc là, c'est exactement ce que je fais, en fait. Et sauf que c'est mes textes. Donc, je sais encore mieux comment j'ai envie de les transmettre. Et après, par contre, ce n'est pas hyper à la mode. Parce que là, par exemple, en ce moment, il faut avoir une articulation presque comme de l'eau, très fluide et tout. Et donc, moi, c'est presque un peu trop marqué par rapport à ce qui se fait aujourd'hui. Mais je pourrais m'amuser avec ça. Et pour le coup, déconstruire ça, ça serait intéressant que je m'amuse avec ça, je pense. Pour la suite, par exemple. Mais oui, en tout cas, la musique et le théâtre, j'ai toujours aimé mélanger les deux. Même avant, je faisais beaucoup de projets qui mélangeaient vraiment le théâtre et la musique, avec une compagnie qui s'appelle Les Épinoirs, dans le Cid. Là, je joue toujours le Cid. Et c'est vrai que c'est des alexandrins, c'est extrêmement musical, c'est très rythmique. Et du coup, d'imaginer une musique derrière un peu épique pour jouer, c'est génial.
- Speaker #0
Donc pour toi, c'était vraiment une évolution, une continuité qu'on a décidé de passer du théâtre à la musique. Je t'avais entendu, dans un des podcasts, raconter aussi que ce changement du théâtre à la musique, il y a aussi quelque chose d'autre. Ce n'était pas dans ma question, mais que le théâtre, c'est vraiment interpréter aussi des rôles. Et là, tu n'es pas dans l'interprétation de quelque chose, mais tu assumes en fait ton propre projet. Oui. Tu les portes aussi.
- Speaker #1
Oui, ça, ça change.
- Speaker #0
Oui, qu'il y avait vraiment cette... cette volonté en fait de se mettre en scène.
- Speaker #1
Oui, mais que ça reste en effet, c'est moi, c'est authentique. Après, il y a le nom Petite Gueule et ça c'est bien parce que ça permet de créer une sorte de personnage scénique pour mettre une petite distance. Mais en même temps, c'est très très sincère, comme tu disais tout à l'heure. Il y a quelque chose, j'ai une envie d'authenticité. Les paroles, il n'y a pas... mensonge dans tout ce que j'écris. Tout est vrai. D'ailleurs, il y a des phrases où je me dis, tiens, il faudrait que je change ça, parce que ça, c'est plus...
- Speaker #0
Je ne me la trouve plus.
- Speaker #1
Oui, par exemple, il y a une chanson qui s'appelle « Viscéral » , qui est une chanson que j'ai écrite pour ma maman, sur le thème des relations mère-fille. Et à un moment, je dis, je ne sais pas ce que c'est que d'être une maman. Et puis, bah, maintenant, si, depuis un an et demi, je suis maman. Et donc, du coup, je me dis, tiens, il faudrait que je... Faudrait que je change cette phrase, quoi. C'est trop marrant.
- Speaker #0
Mais je trouve quand même super de se dire il faut que j'ajuste mes paroles pour que je me retrouve.
- Speaker #1
Oui, un petit peu. C'est rare, évidemment.
- Speaker #0
J'espère pour toi que tu n'écris pas à chaque fois.
- Speaker #1
D'ailleurs, il y a une chanson où je le fais à chaque fois parce qu'il y a une chanson qui s'appelle Deux ans au départ. Parce que c'est une chanson que j'avais écrite pour fêter les deux ans de Petite Gueule pour l'anniversaire. Et en fait, tous les ans, je change. Donc là, maintenant, je suis à six ans. Et à chaque fois, il faut que je change les paroles. Et je m'étais dit, plus jamais je fais ça. Donc, il y en a une, il n'y en aura pas d'autre.
- Speaker #0
J'ai vu qu'on reparle rapidement, qu'on reparle un peu de l'émission The Artist. Oui, tu l'avais fait en 2021. Moi, comme ça, je t'avais découvert. Et tu es arrivé en deuxième place. Donc, non seulement tu es passé à la télé, mais vraiment en deuxième place. Il y avait, je crois, 1600 candidats ou quelque chose comme ça. Oui,
- Speaker #1
au départ, oui.
- Speaker #0
Et donc, ça devait être vraiment incroyable d'imaginer de là-bas. Mais là, ce qui m'intéresse, c'est comment ça se passe après, une fois que tout ça s'arrête et qu'il n'y a plus de télé, en fait. Est-ce qu'il y a une espèce de gros vide, une espèce de déprime ? Ou au contraire, tu es vraiment sur une lancée, tu te dis, là, j'ai plein de visibilité, il faut que j'aille à fond. Comment tu as vécu cette période après l'émission ?
- Speaker #1
Il y a eu deux choses. Il y a eu un truc qui était un peu négatif parce qu'en fait, j'étais dans un label. qui n'était pas bien et qui du coup m'a un peu bloquée ce qui fait que moi j'aurais eu envie de rebondir pour que à la sortie on sorte les titres, qu'on sorte des visuels etc et en fait ils étaient hyper lents eux ils voulaient construire alors ils avaient peut-être raison mais pour moi c'était pas c'était pas ça donc moi j'ai trouvé ça dommage parce que je pense qu'on aurait pu Merci. mieux rebondir sur la suite. Heureusement, en fait, j'avais aussi à ce moment-là des tourneurs qui sont toujours mes tourneurs, qui sont à Donn Productions et qui sont devenus maintenant aussi mon label, qui m'ont un peu sauvé des griffes de cet ancien label qui m'a vraiment... empêchée et pas rendue heureuse. Et avec Add-On Productions, mes tourneurs, là, heureusement, j'ai eu une immense tournée, plein de concerts. Et donc ça, ça a été grâce aussi à cette visibilité de la télévision.
- Speaker #0
Je crois que j'avais vu 200 dates ou un truc comme ça. C'est énorme.
- Speaker #1
Oui, j'ai fait 250 dates de concerts. Il y avait des premières parties, il y avait des festivals, il y avait des concerts en mon nom, des co-plateaux. Et moi, c'est vraiment la scène, mon élément. Donc en fait, à la limite, je m'en fichais un peu de cette histoire. Heureusement, cette histoire avec le label n'a pas pris le pas sur le reste. Parce qu'il y avait les concerts, la rencontre avec le public. Et du coup, on a quand même réussi à sortir un album ensuite. Donc en fait, c'est juste que ça a mis un peu plus de temps. Et je pense que ce temps m'a porté un peu préjudice. parce que Du coup, c'est un peu retombé. Les gens ont un peu oublié, un petit peu. Donc ça, ça a été un peu dommage. Mais heureusement, j'avais aussi un manager à cette époque qui était super, complètement déterminé, avec moi, très dynamique, qui était du même amélie que moi en plus, par rapport à ce label, mes tourneurs aussi. Donc, je n'étais pas seule dans cette prise de décision de quitter ce label, etc. On était tous d'accord. Donc ça, c'était chouette parce que... Parce que ça fait un peu peur, quand même, ce genre de décision. Et donc, de sentir qu'on est tous d'accord, ça rassure. Et c'est important d'être rassurée dans ces moments-là. Et donc, voilà. Et encore aujourd'hui, il y a des gens qui me disent « Ah mais oui, je vous reconnais, vous étiez dans The Artist et tout. » Donc ça, ça a été super. Et j'ai fait des belles rencontres aussi qui ont continué de faire partie de ma vie ensuite.
- Speaker #0
Mais c'est ce qu'as-tu dit ? Des petits feux.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
Je ne connaissais absolument pas cette histoire. C'est hyper intéressant parce que ça, c'est vraiment les coulisses. J'imaginais vraiment plus que tu vas me parler comment tu t'es sentie une fois que tu n'es plus à la télé. Je ne savais pas qu'il y avait même toute une histoire. Il y a des coulisses derrière avec un label et ça doit être hyper frustrant.
- Speaker #1
C'est très frustrant. Et en plus, sur le moment, je ne voulais pas en parler parce que je trouvais que c'était trop négatif. En plus, je n'avais pas le recul de pouvoir en parler. J'étais en plein dedans. Donc, je préférais parler de la joie des concerts, de tout ça. Mais oui, il y a eu ça. Et par contre, c'était génial parce qu'il y a eu tout l'amour des proches. C'était une émission pour ça. C'était incroyable de sentir comme ça tout le soutien de tout le monde autour de moi. C'était énorme. C'était une expérience. Je suis très heureuse d'avoir vécu ça. En plus, c'était en direct, donc c'était palpitant.
- Speaker #0
Avec les votes des gens, tu as une espèce d'évaluation permanente des gens que tu ne connais pas. Je n'imagine même pas. Pour continuer avec cette évolution et réinvention, là, tu es sortie un nouvel album en mois de mars. Oui. L'album qui s'appelle L'Entrainte. L'Etreinte, oui. L'Etreinte, par exemple. Non, il n'y a pas de souci. J'essaie de m'entraîner ce matin. Bravo déjà parce que j'espère. Déjà hier, j'essaie de m'entraîner avec ton nom. J'ai du mal avec petit. Ah oui ? Oh oui, mon copain, il n'en faut plus de moi. Je reprends. Lettreinte. Allez, comme ça, je voulais vraiment pas écourcher le nom. En mars, tu as sorti un nouvel album, Lettreinte. Donc, neuf titres pour neuf mois de grossesse. L'album que tu appelles aussi l'album de la maternité. Mais j'ai entendu te dire qu'à la base, tu ne voulais pas faire un album sur la maternité, grossesse et tout. Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis et qu'est-ce qui a fait que tu as voulu raconter cette histoire ?
- Speaker #1
C'est qu'en fait, je n'ai pas réussi à m'empêcher d'écrire là-dessus. C'est l'inverse. C'est que je veux m'empêcher d'écrire là-dessus, mais que du coup, je n'écrivais rien d'autre. Parce qu'en fait, je pense que hum... C'est de ça dont j'avais envie de parler, besoin de parler. Du coup, ce que j'écrivais d'autre, ça manquait de ventre, de provenance. Du coup, j'ai écrit une chanson pour elle. C'est celle qui s'appelle Le ruban. J'ai écrit aussi une autre chanson qui s'appelle Le pompon dans un stage. Puis après, j'en ai écrit une autre. Et puis en fait, il y avait un thème commun. Donc déjà, bon, voilà. Petit à petit, il y a eu ça. Et puis, j'ai fait, quand j'étais enceinte, ma maman m'a offert une séance photo avec une amie pour que j'aie des photos de moi enceinte. Et on a fait cette séance photo. Et puis, à un moment dans la séance photo, j'ai dit, je vais mettre des trucs un peu de petite gueule. On ne sait jamais. C'est quand même sympa d'avoir des photos de petite gueule enceinte.
- Speaker #0
Ça fait pression de dire quelque chose peut-être.
- Speaker #1
Je ne sais rien, mais en tout cas, je me suis dit, c'est peut-être bien de le faire aussi tant qu'on y est. Et donc, on a fait quelques photos comme ça. Et en fait, quand j'ai vu les photos, je me suis dit, waouh, il y en avait quelques-unes, ça faisait vraiment pochette, quoi. Et là, tout d'un coup, je me suis dit que c'était... Mais un peu comme pendant le confinement, avec les clips, en fait, c'est là aussi où je pense que je suis vraiment et comédienne et musicienne en même temps. C'est qu'en fait, le... Même quand j'écris des chansons, je pense au concert. Il y a un aller-retour tout le temps avec l'image. Et pas l'image dans le sens le regard des autres, mais plus comme une envie de...
- Speaker #0
de cueillir une entièreté, de penser le projet dans son ensemble. Et là, tout d'un coup, la pochette, ça faisait le puzzle.
- Speaker #1
Elle est super jolie, cette pochette. Merci.
- Speaker #0
C'est Justine Schmitt, la photographe, et c'est Greg Ruud Pixels, le graphiste. Et c'est deux personnes avec qui je travaille souvent depuis l'existence de Petite Gueule. et qui ont vraiment beaucoup de talent. Et en plus, j'ai souvent des idées, des envies très précises. Et ils ont à la fois un regard qui apporte énormément et en même temps, ils savent être à l'écoute. Donc, c'est un vrai bonheur de travailler avec eux. Donc,
- Speaker #1
c'est vraiment un peu à partir de cette pochette, tu as commencé à réaliser qu'en fait, tu commences à faire un album autour de la maternité et la grossesse.
- Speaker #0
Oui, là, tout d'un coup, il y avait la pochette, il y avait 4-5 titres. Et en fait, on s'est dit que ça allait être un EP. Au début, je voulais faire l'EP de la maternité. Et puis en fait, pareil, il y a eu des contretemps. Finalement, il devait sortir pour les un an de Mina. Et puis en fait, ça n'a pas été possible parce que le réalisateur artistique avec qui je travaillais, il ne pouvait pas être dans les temps. Donc il avait trop de travail. Donc finalement, il a quitté le projet. Et en fait, j'ai avancé seule et j'ai fini avec quelqu'un d'autre, mais au mixage. Du coup, c'était plus moi, la réalisatrice artistique. Et j'ai travaillé avec un ami, un gesson qui est super, qui m'a vraiment sauvé une fée, une fée sur mon chemin. Et là, on a fini cet album qui, du coup, a été en fait beaucoup plus personnel. En fait, on a rajouté des titres. Puis du coup, il y en avait huit. Du coup, on s'est dit, bah, huit, ça peut être un album. Puis après, je me suis dit, il faudrait que ce soit neuf pour la maternité. Là, ça aurait du sens et tout. Donc là, j'ai demandé à Blanche Stromboni, qui est la contrebassiste de Tango Motane, qui est le groupe avec qui on a fait le titre L'Etreinte, qui est le titre aussi de l'album, mais qui est le single, le premier single qu'on a sorti de l'album, qui est une chanson sur l'accouchement. En concert, quand on fait ce morceau, il y a une grande introduction de contrebasse, qui est magnifique. Et en fait, je me suis dit, il faut la mettre sur l'album et faire une piste instrumentale. Et puis moi, j'avais, quand j'étais enceinte, pendant mon accouchement, on avait enregistré le monitoring de mes contractions. Et donc, elle, elle m'a envoyé la piste de contrebasse. C'était super beau. Et puis, j'ai repensé à ça et je me suis dit, je vais essayer. Et j'ai mis la piste de monitoring dessus. Et c'était magique, c'était trop bien, ça rendait trop bien. Puis ça racontait ce qu'il fallait que ça raconte aussi. Donc ça avait vraiment du sens. Et donc cette piste s'est rajoutée et qui était hyper importante en fait.
- Speaker #1
C'est absolument fou comme on écoute l'album. Vraiment l'impression de vivre avec toi, d'arriver dès ton bébé. Parce que finalement, tu nous parles de tes doutes au début, de comment ça va y être. Et vraiment, on a l'impression d'arriver à la maternité. On entend, on dit, ça va arriver. Comme tu dis, c'est le piste instrumentale. Moi, je me dis, c'est quoi en fait ? Où tu m'amènes ? J'aime bien qu'on continue justement avec les titres d'entraide, parce que tu avais fait tout un clip aussi là-dessus. Oui. Et où tu nous amènes carrément à la maternité.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Pourquoi tu avais cette envie vraiment ? Parce que comme tu l'as dit, c'est très, très personnel. Est-ce que c'était pour, je ne sais pas, immortaliser pour toi quelque chose ? Est-ce que c'est pour vraiment... parlaient de cet accouchement comme quelque chose très universel pour que d'autres femmes puissent se retrouver ? Pourquoi il y avait cette envie-là ?
- Speaker #0
C'est vrai que j'ai réalisé qu'il y avait beaucoup de chansons sur le fait de devenir parent, mais pas tant que ça sur le moment de l'accouchement. Et en fait, moi, dans le fait d'hésiter à faire un album sur la maternité, c'était aussi parce que j'avais peur d'un côté un peu gnangnan. Et que Petite Gueule, pour moi, c'est aussi une certaine fougue. Il y a le rap, il y a quelque chose de... Il y a du mordant, quoi. Et il faut du... Et tout d'un coup, je me suis dit, là, on y est. Avec les contractions, il y a quelque chose d'extrêmement tendu, de puissant. Et là, je me suis dit, là, pour moi... Sans ce titre, l'album, c'était presque pas Petite Gueule, c'était presque plus Manon, en fait. Et là, du coup, ça amenait justement cette hargne, en fait, quoi. Et parce qu'il y a ce moment si animal, en fait, aussi, quoi. Et donc, pour moi, c'était hyper important de parler de ça. Et avec une musique, j'avais envie de quelque chose d'upstep, de très électro. J'ai tout de suite pensé, au début j'ai fait une instru, et puis en fait je me suis dit, mais c'est peut-être avec Tango Motane, on voulait travailler ensemble depuis longtemps, c'était jamais le bon timing et tout. Et là, je me suis dit, putain, il faut que je leur propose, parce qu'avec le tango, il va y avoir le côté, les instruments, le bandoneon, avec le souffle, les cordes, ça apporte forcément énormément de lyrisme et d'émotion. Il y a ça dans une naissance, parce que c'est à la fois sublime et en même temps, c'est hyper violent, c'est effrayant. On a peur, il y a du sang. Donc, en fait, du coup, l'électro amène ce côté tendu des contractions. Et puis, le rap amène aussi tout ce qui se passe à l'intérieur, à la fois pour elle, mais pour moi, dans ma tête, les peurs, les doutes, la peur de mourir. en même temps la vie qui naît. Du coup, tout ce qu'il y a à dire, mettre des mots là-dessus. Donc voilà, pour moi, c'est le titre le plus fort de cet album. Et il n'y aurait pas eu d'album sans ce titre, c'est sûr.
- Speaker #1
Je trouve qu'il est très, très fort. On sent tout ce que tu nous dis, vraiment, cette peur. Mais il y a aussi un moment où il y a le violent, c'est le violent qu'on entend, qui a quelque chose de très doux. Oui, c'est ça. Cette arrivée. Oui,
- Speaker #0
comme un nouvel italien. Oui,
- Speaker #1
oui. C'est un mélange de deux choses complètement improbables.
- Speaker #0
Mais complètement. Mais j'adore mélanger les univers. Et en vrai, je trouve que c'est ce mélange qui procure l'émotion et qui fait que ça raconte quelque chose et puis que ça va émouvoir. J'espère. Jamais étreinte ne fut si belle. Découvre ton visage. Et l'amour maternel.
- Speaker #1
Je t'entendais dire, je crois que c'est dans l'émission Chanson Mania, que tu avais peur de devenir maman, que tu avais peur que... tu vas devoir renoncer à certains rêves de l'artiste et jusqu'à maintenant, comme tu es maman depuis un an et demi, tu as l'impression que tu as dû te déplacer certains rêves ou encore plus que tu as envie d'aller vers tes rêves ?
- Speaker #0
Je suis contente parce que j'ai réussi à me prouver que c'était possible d'être et maman et artiste sans devoir sacrifier l'un à l'autre alors c'est difficile c'est fort, c'est intense, c'est fatigant Merci. Heureusement, je suis aussi avec un homme qui est un papa fantastique, qui m'aide aussi dans mon projet, qui est très présent. Et donc, sans lui, ça n'aurait pas pu se faire. Mais du coup, non, non, je... À la limite, ce qui est un peu, pour l'instant, un peu effacé et qui, parfois, me manque, c'est presque la femme. En gros, il y a la maman, être femme, être mère, être artiste. Et la femme, par exemple, sortir, voir ses amis, prendre du temps pour soi. Ça, bon, là, je commence à le faire. Mais il y a eu toute une période où ça, c'était pas... Mais bon, on ne peut pas tout faire et ça va quand même.
- Speaker #1
Tu vois que ça s'est rééquilibré tout de suite. Oui,
- Speaker #0
je me suis entraînée. Parce qu'aussi... J'avais tellement peur que justement avoir un enfant coupe un peu l'élan du projet ou que les gens se disent « Ah ben elle arrête du coup, elle est maman donc elle fait plus de musique » ou je sais pas quoi, que du coup j'ai lancé plein de pistes de projets. Donc l'album, la nouvelle tournée, des envies aussi avec Tango Motan, cette collaboration artistique, la collaboration aussi avec une fanfare d'enfants là, avec qui on fait des concerts. que J'ai lancé plein d'envie. Et en fait, tout se fait. Tout s'est fait. Mais tout s'est fait en même temps. Il y avait tout à mettre en place.
- Speaker #1
Tu avais tellement peur de renoncer à des choses que tu voulais y aller tellement à fond.
- Speaker #0
Exactement. Donc, il y a eu un peu ça. Mais en même temps, il y avait aussi besoin de ça parce qu'il faut quand même en vivre. Et ça met du temps, tout ça, à se mettre en place. Et si je veux renouveler mon intermittence, etc., il fallait aussi faire tout ça pour être aussi rassurée. pour qu'aussi Mina puisse, que je puisse la voir, être aussi présente, pas devoir trouver un autre travail ou je ne sais pas quoi. Donc en fait, c'était aussi très important à la fois artistiquement pour ne pas être frustrée au niveau des rêves et des envies, mais aussi pour assurer. Donc c'était aussi un besoin très pragmatique. Et tout ça, c'est vrai que c'est... Ben oui, j'ai pas beaucoup dormi la nuit.
- Speaker #1
Mais j'osais pas demander.
- Speaker #0
Mais quand même, ça va. J'ai eu de la chance parce qu'elle est très cool. Elle dort, elle est cool, elle mange bien. Donc ça, c'est pareil aussi. Et puis je l'ai amenée avec moi en tournée. Moi, je l'ai allaitée pendant un an. Donc du coup, je l'ai amenée avec moi et c'était... C'était fantastique de faire ça. Puis du coup, elle est très sociable. Je pense que ça... Ça ne plaît pas déjà à la scène, en fait. Oui, elle est venue me voir en concert la semaine dernière avec la fanfare de Cuivre. Elle avait un petit casque sur les oreilles. Et au début, je pensais qu'ils allaient sortir. Mes parents étaient avec elle et je pensais qu'ils allaient devoir sortir à un moment. Et en fait, elle est restée tout le concert. Ça l'a plu. Je crois. Puis moi, c'était beau de la voir tout le long et tout. Quand j'ai fait les 30 avec les cuivres, ma mère l'a pris et l'a porté comme ça. C'était trop beau.
- Speaker #1
C'est vrai que c'est vraiment ce que tu as fait. Ta fille est au centre de ton dernier projet, de ton dernier album finalement. De la voir en public et presque de lui chanter tout ce qui s'est vécu avant qu'elle n'arrive. Elle doit être extrêmement forte.
- Speaker #0
Oui, très.
- Speaker #1
D'être parent, d'être papa, c'est un sujet qui était... très, très aussi discuté ces derniers temps par un autre rappeur. Donc, tu as déjà fait la première partie avec l'album d'Aurèle Sann. On a pas mal parlé aussi d'être papa et à quel point c'est un sujet assez nouveau quand même qui arrive. Mais le sujet d'être maman et de faire l'accouchement, comme tu as dit, moi, je n'en ai pas entendu parler. Peut-être que je n'ai pas cherché, mais en musique, je ne connais pas des titres qui parlent de ça.
- Speaker #0
Tu connais des titres ? Du coup, j'ai demandé quand j'ai sorti celui-là, j'ai dit, vous en connaissez vous, des titres sur l'accouchement ? Et il y en a quelques-uns. Mais c'est vrai que par rapport à l'universalité du sujet, c'est fou qu'il n'y en ait pas plus.
- Speaker #1
C'est quelque chose qui nous touche tous, finalement.
- Speaker #0
Ah oui, d'un point de vue ou d'un autre, mais obligatoirement. On est tous nés.
- Speaker #1
J'aime bien qu'on parle d'un autre titre de ton album, les titres qui ouvraient ton album. Écrire la suite. Oui. Parce que tu parles vraiment de la pression de revenir avec un nouvel album, un nouveau projet, une fois qu'on a fait quelque chose qui nous a plu, qu'on a réussi. Il y a quelques semaines, j'ai un cliquet dans le podcast d'un artiste qui s'appelle Le Holland Vert, qui fait partie du groupe Sport. Et lui, il m'a raconté qu'ils ont fait un premier album. Donc, premier, il est très facile parce que personne ne t'attend.
- Speaker #0
Tu prends ton temps, tu n'as pas de pression. Toi, tu avais cette pression de revenir avec un deuxième projet ? Oui, oui, beaucoup, oui. Oui, j'avais peur d'avoir tout dit dans le premier. J'ai mis 30 ans à faire le premier. Oui, il n'y en a pas fait 30 pour faire le deuxième. Du coup, là, en deux ans, tu te dis, mais il faut que je vive. Qu'est-ce que je vais dire ? Qu'est-ce qu'il faut bien vivre des trucs ? Alors bon, là, j'ai vécu des trucs. Donc là, il y avait un sujet qui s'est révélé aussi à moi-même, qui était un peu évident. Et puis, ça ne m'a plus de le faire et tout. Mais oui, puis même de ne pas décevoir. Et en même temps, de rester intègre à ce qu'on fait. En même temps, d'évoluer, d'essayer d'aller un peu ailleurs. Mais tout en gardant quand même l'essence de ce qui fait Petite Gueule au départ. Et ouais, c'est difficile. C'est très difficile. Et là, je suis contente parce que depuis la sortie de l'album, j'ai des retours qui... où je me dis, bon, je crois que j'ai réussi mon coup. En tout cas, moi, je suis contente. En tout cas, ouais.
- Speaker #1
Oui, justement, dans ce titre, écrire la suite, c'est ce que tu racontes. Comment revenir ? Mais je ne suis pas partie nulle part.
- Speaker #0
Oui, mais c'est vrai que j'ai quand même pris un peu de temps. Voilà, de trouver aussi. Il faut vivre aussi pour pouvoir raconter. Donc, il faut avoir vécu. Donc, il faut qu'il y ait un peu de temps. Là, d'ailleurs, si je fais un troisième album, je pense qu'il y aura du temps pour aussi vivre d'autres choses. J'ai peut-être envie même aussi de travailler un peu différemment, d'essayer des trucs. Du coup, je vais prendre le temps. Je pense que c'est important.
- Speaker #1
Et donc, pour toi, par exemple, une inspiration pour écrire, c'est carrément ta vie. Des choses que tu vas vivre. Tu ne vas pas aller observer plus les autres et chercher des histoires.
- Speaker #0
Aussi, quand même, de voir un peu ce qui se passe autour. Mais c'est vrai qu'il y a beaucoup de chansons qui parlent de ce que je vois ou de ce que je vis. ou des émotions à travers ce que je m'inspire aussi beaucoup en voyant les autres, les projets, les spectacles. Je vais beaucoup au théâtre voir des concerts. Et ça me donne des idées. Ça me donne vachement d'idées. Il ne s'agit pas de voler des idées, mais de se les approprier quand même. Parce que moi, à chaque fois, ça résonne et ça me donne mille envies. Je trouve ça très, très inspirant. J'ai besoin de ça, même un film. Je vais voir un film, puis ça va me donner... J'ai l'impression que c'est ce qui est artistique qui va, moi, me nourrir l'artistique aussi chez moi.
- Speaker #1
C'est quoi tes coups de cœur du moment ? Oh là là !
- Speaker #0
En musique, c'est Noga Erez. J'écoute Noga Erez, j'adore, je suis complètement fan.
- Speaker #1
Tu l'avais vue en concert ?
- Speaker #0
Ouais, c'est incroyable. Elle est incroyable. C'est vraiment tout ce que j'aime. En théâtre, il y a beaucoup de choses que j'aime. Là, le dernier spectacle qui m'a marquée, c'était au Festival d'Avignon l'année dernière. Bon, attends, depuis, il y en a eu d'autres quand même. Là, je donne un spectacle. Cela dit, je vais quand même beaucoup moins au théâtre. Là, avec cette année-là, j'ai beaucoup, beaucoup bossé quand même. Et c'est vrai que Avignon, c'est un festival où tout d'un coup, j'y vais, puis je vois 25 spectacles, je me recharge les batteries. Je me recharge les batteries et c'est génial. Et c'est vrai que j'ai vu notamment le spectacle de Leïla Martial, qui s'appelle Jubila. C'est une clown, mais c'est une musicienne, chanteuse. Donc, c'est de la musique et du théâtre et c'est superbe. J'adore. J'ai vu aussi le spectacle d'Estelle Meyer, qui s'appelle Niquer la fatalité, qui est super beau aussi. Pareil, c'est une comédienne. Alors là, c'est deux seules en scène. Après, j'aime aussi les spectacles où il y a du monde sur scène. Évidemment, ça fait du bien. Je trouve que là, c'est dur parce qu'il y a des coupes budgétaires. Donc, on est tous tout seuls. Mais là, je vais être deux. On va être avec un musicien. On va être deux sur scène et ça fait du bien. C'est un batter.
- Speaker #1
qui t'a conduit ?
- Speaker #0
Oui, il est multi-instrumentiste. Il est batteur, mais il fait aussi de la guitare, de la basse, du SPD, du finger pad. Il y a plein de trucs sur scène. Il faut venir.
- Speaker #1
Oui, mais j'ai vu justement ton nouveau spectacle qui va être joué à l'Europe 1.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu peux nous rappeler la date ?
- Speaker #0
Le 3 novembre à l'Europe 1.
- Speaker #1
Le 3 novembre, la billetterie est ouverte. Et donc, la salle, c'est assez particulier parce qu'il y a un truc un peu très théâtral, un petit peu rond. Oui.
- Speaker #0
C'est ça ? Oui. et Qu'est-ce que tu nous prépares pour cette 3 novembre ? On a un peu revisité tous les morceaux, avec des nouveaux arrangements live qui sont du coup à la fois encore plus organiques, parce qu'il y a plus d'instruments justement, il y a la batterie, il y a la basse, il y a la guitare, moi il y a le piano, il y a plein d'instruments en fait. Et en même temps, il y a quand même les prods, donc ça reste très produit. très puissant, il y a du gros son mais voilà et donc du coup voilà on a fait plusieurs résidences et franchement ça claque, il faut venir
- Speaker #1
Juste pour restituer,
- Speaker #0
les résidences c'est vraiment le temps de création que tu prends pour travailler ton spectacle En gros c'est les répétitions et on travaille à la fois les morceaux donc la musique en elle-même mais aussi tout le travail du son Et là, pour ce concert, il était énorme parce que justement, en fait, pour que ce soit plus organique, mais aussi produit, c'est pas que acoustique. Donc, il y a le mélange des deux. Du coup, il y a des sessions à Bolton qui tournent, qui sont énormes. Nous, on a des ears. Enfin, voilà, ça nécessite un gros travail technique pour que ça ait l'air plus vivant. Et ça, c'était tout le travail de ces résidences. Et j'avais envie que ce soit à l'européen parce que justement, ça va être en assis debout. Pour qu'il y ait ce côté concert-spectacle, quoi. Ouais, ouais. Écoutez, j'ai trop envie de venir. Il y aura des surprises et tout. Ah oui, il y aura des invités, peut-être. Peut-être. Pour découvrir tout ça, il faut venir voir.
- Speaker #1
Et on a parlé pas mal de ces réinventer, réadapter et tout. Parce que tu disais, même ton spectacle, il faut le réadapter. Donc, j'ai envie qu'on finisse un petit peu avec ça. Quels sont tes projets futurs au-delà de l'europe ? Qu'est-ce que tu aimerais bien faire ? Est-ce qu'il y a des disciplines que tu as envie d'essayer peut-être ? Qu'est-ce que tu verrais pour ton évolution prochaine ?
- Speaker #0
Au-delà de Petite Gueule ?
- Speaker #1
Oui, allez, au-delà de Petite Gueule.
- Speaker #0
En fait, d'avoir écrit des chansons et d'avoir fait les clips et réalisé les clips et monté les clips, j'aimerais bien faire un film. réaliser et monter un film.
- Speaker #1
Attends, donc t'as appris le montage pendant les confinements en faisant tes vidéos sur les réseaux et là,
- Speaker #0
tu y es. Depuis six ans, du coup, j'ai monté, je fais tous les montages de tout, tout le temps, à force.
- Speaker #1
Tout ce qu'on voit sur tes réseaux, c'est ton commentaire. Alors,
- Speaker #0
pas tout, non. J'ai quand même travaillé avec un réalisateur qui s'appelle Nelson Rodrigo. J'ai travaillé aussi avec un chef-op qui avait fait aussi l'étalonnage, etc. qui s'appelle William Hulin. Là, pour l'étreinte, c'est pas moi qui l'ai réalisé. C'est Tania Hulbert. Donc voilà. Mais quand même, j'ai quand même souvent eu un regard de mise en scène en fait à chaque fois. Et donc du coup, avec Nicolas, on est en train d'écrire une pièce de théâtre qui est un huis clos. Donc ça pourrait être d'abord une pièce de théâtre et ensuite un film. Et qui est sur le thème de... La place qu'on a justement dans un groupe de gens.
- Speaker #1
Ok, je ne savais pas tout ça. Et justement, pour parler avec toi, j'ai pensé comment trouver sa place. Donc je trouve que c'est génial. Et d'ailleurs, juste une petite réflexion. Moi, ça me parle, ces histoires des montages. Parce qu'en lançant ce podcast, j'avais vite fait quelques montages, mais pas tant. En tout cas, moins ce que j'avais pensé. Donc effectivement, je me suis retrouvée à monter toutes seules mes épisodes. Et petit à petit, on apprend pas mal de choses finalement. Mais oui. Entre les différents tutos, différentes choses.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Je ne me suis pas encore imaginée un film.
- Speaker #0
Oui, alors je pense que...
- Speaker #1
Peut-être au bout de cinq ans.
- Speaker #0
Oui, oui. Avant le film, il y aura d'autres étapes. Mais en même temps, je me dis qu'il faut bien se lancer. Puis rien n'est impossible. Finalement,
- Speaker #1
oui. Toi, tu t'es lancée à... sur les réseaux avec des petites vidéos. Et bien voilà, maintenant, tu fais les repas, les 3 novembre. Oui. Donc, super. Tout est possible. Oui,
- Speaker #0
puis toute une tournée. Il y a toutes les dates sur mes réseaux sociaux et tout, si vous voulez regarder. Donc,
- Speaker #1
vous êtes sur Facebook encore ? Oui. Instagram ? Oui. D'autres plateformes ?
- Speaker #0
J'ai un peu TikTok, mais c'est vrai que c'est surtout Instagram, Facebook.
- Speaker #1
Ça marche.
- Speaker #0
Et il y a YouTube. J'ai une chaîne YouTube aussi où il y a tous les clips, etc. Et puis,
- Speaker #1
il y a ton site Internet ici. Oui. Et surtout... pensez à aller sur votre plateforme d'écoute préférée, c'est Spotify, Deezer, Bien sûr, vous aimez. Allez écouter Petite Geuele. Abonnez-vous aussi sur son compte parce que c'est super ce qu'elle fait. Et comme ça, vous pouvez voir la suite du projet. Merci beaucoup pour passer son temps avec moi. Je suis très contente de te rencontrer dans le podcast.
- Speaker #0
Merci, je suis ravie aussi. Puis merci pour tout l'intérêt que tu portes au projet. Puis ça se voit que tu avais tout... bien écouté, regardé et tout. Donc, c'est très, très agréable. Du coup, tu avais des... C'est des super questions. Merci, ça m'a fait très plaisir. Vraiment.
- Speaker #1
Je suis très touchée. Et comme je t'ai dit, j'ai découvert les projets quasi dès le début. Et avec cette histoire que je t'avais vue à La Rochelle juste après, c'était très sympa pour moi. J'étais très contente de pouvoir t'inviter et que tu as accepté.
- Speaker #0
Merci, merci.
- Speaker #1
Moi, je m'appelle Ewa et vous avez écouté le podcast carrément. Merci beaucoup d'avoir resté avec nous. jusqu'à la fin. Si cet épisode vous a plu et que vous voulez m'aider à faire grandir le podcast, pensez à vous abonner autant sur Spotify, Deezer, Apple ou sur YouTube. Je suis également sur Instagram et sur TikTok où je vous partage les coulisses du podcast. C'était le dernier épisode de cette saison. On se retrouve à la rentrée avec des super invités. Je vous dis à tout bientôt.