- Speaker #0
Et bienvenue dans ce quatrième épisode de Ce n'est que des cinémas, présent à la Berlinale. Maintenant vous la connaissez l'équipe, donc Gabriel et Julie, comment ça va les amis ? Comment est-ce qu'on tient cette quatrième journée ? Ça va super bien,
- Speaker #1
c'est un vrai marathon, mais c'est vraiment super chouette. On a beaucoup de chance d'être là. Et Julie peut faire un vœu, parce qu'elle est avec deux garçons.
- Speaker #2
De rester toute ma vie à la Berlinale !
- Speaker #0
Moi ça va,
- Speaker #2
je reste encore deux jours, donc je suis très contente, je vais pouvoir encore profiter.
- Speaker #0
Oui nous c'est notre dernière journée aujourd'hui Donc on repart sur Bruxelles pour reprendre Les meilleures choses ont une fin Mais toi tu restes deux jours de plus
- Speaker #2
Donc je suis très heureuse
- Speaker #0
Alors on a vu pas mal de films déjà dans cette journée On va vous en parler En rapidement mais pas forcément rapidement On va en parler parce qu'on a envie d'en parler Le tout premier c'est un film qu'on a vu très tôt ce matin Avec toi c'est Philippine Yana Bienvenue C'est un film philippin réalisé par Alaphael Manuel.
- Speaker #2
C'est celui-là.
- Speaker #0
Et ça nous a divisé. Oui,
- Speaker #2
ça nous a beaucoup divisé.
- Speaker #0
C'est un premier film, il faut le voir, c'est en catégorie perspective, donc c'est pour des premiers longs-métrages de réalisateurs, réalisatrices. C'était notamment dans cette même catégorie qu'on avait parlé de Animal, si vous vous souvenez, qui nous avait par contre énormément plu. Celui-là, moi ça m'a plu, toi un peu moins. Vas-y, raconte-nous tout. Où ça se passe déjà ? Alors,
- Speaker #2
ça se passe aux Philippines dans un complexe. tout se passe sur un cours de golf un complexe de golf et donc il y a toute une petite équipe de T-girls des jeunes adolescentes qui travaillent là et elles travaillent pour des gros bourges on va se le dire c'est un peu la lutte des classes entre les hommes très puissants et ces jeunes adolescentes qui on va pas se mentir s'ennuient à mourir et ont une sorte de fascination en fait pour ces riches dont un président c'est ça et sa femme Merci. Et alors, le grand, grand problème de ce film, pour moi, c'est le rythme. C'est d'une lenteur assez affligeante. En fait, même les dialogues sont très lents. On dirait un peu un White Lotus filmé par Sofia Coppola sous Valium. Parce que c'est beau, mais c'est lent. C'est d'une lenteur assez affligeante et c'est dommage. Parce que justement, le personnage principal, pour moi, je n'ai aucune empathie. Elle fait la gueule du début à la fin. On ne comprend pas. On n'arrive pas à avoir une prise pour pouvoir s'attacher à ce film, pour pouvoir suivre le film. Il y a plein de petits détails, de petites choses qui sont parsemées dans tout le film, qui sont assez intéressantes. Mais pour moi, ce n'est pas abouti.
- Speaker #0
Eh bien, moi, je ne vais pas être tout à fait d'accord avec toi. Évidemment qu'il y a des lenteurs, ça c'est évident. Personne, je pense, ne pourra en bonne foi dire que ce n'est pas le cas. Maintenant, moi, le film m'a vraiment intéressé. Déjà, il est très léché, il est très bien filmé. Peut-être parfois trop, peut-être de façon trop académique. on sent que c'est un premier, qu'elle veut bien faire, on voit qu'il y a des chorégraphies qui sont très millimétrées mais tu sens que c'est un peu genre il faut que ce soit parfait du coup ça en devient un petit peu artificiel je sais que j'avais dit que j'allais le défendre là c'est pour évacuer les choses qui sont peut-être les défauts qu'on peut pardonner à une première production première réalisation par contre c'est super le fait d'utiliser ce cadre de terrain de golf, de complexe de golf pour montrer en fait toutes les thématiques qui traversent les philippines actuelles donc évidemment cette lutte déclasse absolument hallucinante, c'est-à-dire que vous avez vraiment quelques pourcentages de gens qui possèdent toutes les richesses et puis vous avez vraiment des gens qui n'ont rien, qui sont vraiment... voilà, qui sont obligés de vivre de salaire en salaire, ils sont payés de misère pour juste servir, être au service de ces gens. J'ai une blague. Vas-y.
- Speaker #1
C'est la guerre du golf ?
- Speaker #0
C'est la guerre des classes du golf, voilà exactement. Non, c'est ça, et vous avez évidemment une tension sexuelle qui est permanente, on sent bien qu'il y a des services sexuels qui sont rendus, même si c'est pas dit, on voit bien qu'au niveau environnemental, on s'en fout. complètement parce qu'on voit bien qu'il fait très très chaud le film se passe sous une canicule absolument incroyable, il doit faire 150 degrés, tout le monde est en train de décéder de chaleur, mais vous avez les privilégiés qui utilisent la climat mort vous avez des arbres qu'on coupe, qu'on déplace comme si c'était des jouets pour décorer alors que juste un arbre ça se déplace pas comme ça voilà, vous avez de l'eau qui est utilisée abondamment évidemment pour arroser ce cours de golf alors qu'il n'y a personne qui a assez d'eau de l'autre côté Donc en fait, il y a tout ça qui est traversé et c'est assez bien fait. En fait, si vous ouvrez vraiment les yeux de façon attentive, il y a énormément de petits détails qui vont en fait couvrir tout ça. Vous avez, dans ceux qui jouent au golf, vous avez des gens qui viennent du clergé, par exemple. Donc voilà, la religion n'est pas épargnée, c'est juste une classe privilégiée aussi, une caste privilégiée. Ça m'a quand même assez touché. Maintenant, oui, c'est un peu lent. Ça a duré 1h30, on a eu un ressenti de 3h30. C'est peut-être parce qu'on n'avait pas eu notre café le matin, mais quand même, ça reste très difficile. D'ailleurs, je me souviens en première phase que j'ai dit à la fin du film. Heureusement que c'est 10h du matin et pas 10h du soir. On se serait tous endormis,
- Speaker #2
la salle se serait endormie.
- Speaker #0
Donc voilà, c'est quand même voilà, il y avait quand même des choses intéressantes. Mais je sais que toi, c'était moins, voilà.
- Speaker #2
Moi, c'est vraiment passer à côté de son sujet en fait. Donc je trouve ça dommage.
- Speaker #0
Je dirais pas ça, mais ok. En tout cas, ça nous a divisé, mais c'est pour ça que vous êtes là, pour regarder des petits clashs entre nous. Donc ce petit filipiniana, la piñata, ça nous a un petit peu divisés. Ennuyés, on va dire. Une petite note, j'ai peur de la note.
- Speaker #2
Non, je vais... Les étoiles. Voilà, quand même pour le geste, 2,5, c'est très très beau au niveau visuel. Il y a une vraie réflexion de mise en scène. Mais après, zéro rythme.
- Speaker #0
Moi, 3. Tu peux mettre 2 si tu veux. Je mets 2. On fait une note de 2,5, ça passe la moyenne. C'est bien mais pas top.
- Speaker #1
Ça ne note vraiment pas en moins.
- Speaker #2
Tu as raté quelque chose,
- Speaker #0
Gab. Justement, Gabriel, on va passer au prochain film de ce qu'on a vu aujourd'hui dans la journée. On a vu, sur le temps de midi, Rose. C'est parti. Je ne sais pas encore ici, avant le montage, si il y aura une bande-annonce déjà disponible. Si il y en a, elle est en train de se passer maintenant. Et on revient.
- Speaker #3
C'est dur, dit-on, le soldat. Il serait un spécialiste. Rose, du coup, toi,
- Speaker #0
Gabriel, du coup, je te donne la parole. Donc ce film réalisé par Marcus Schleisel, avec notamment Sandra Hüller, qui est merveilleuse, qu'on avait découvert dans Anatomie d'une chute... Ah oui, oui,
- Speaker #1
oui, Anatomie d'une chute, oui. J'en ai entendu parler vaguement.
- Speaker #0
D'accord, d'accord, très bien. Ça va, tu es avec nous ?
- Speaker #1
Non, non, c'est... Gagner un prix, non ?
- Speaker #0
Et donc ouais tout à fait Et voilà film en noir et blanc En allemand Film d'époque du 17ème siècle Ça partait pas super gagnant A priori quand tu m'as donné le pitch Donc voilà on est au 17ème siècle Et on va suivre ce personnage de Rose Qui se fait passer pour un homme Parce que dans cette époque là C'est la seule façon de pouvoir prétendre À hériter d'une ferme De pouvoir la retaper De pouvoir vivre, d'avoir des servants Elle va même aller jusqu'à se marier Ce qui est assez fou mais malgré tout Elle arrive à ne pas se faire griller En tant que... tant que femme, en se mariant à une autre femme. Mais évidemment, le secret ne va pas durer très très longtemps, et dans ce petit village reculé aux valeurs extrêmement conservatrices, ou en tout cas traditionnelles, du XVIIe siècle, ça ne va pas se passer tout seul, tout seul. Donc voilà, potentiellement, le film en plus est basé sur une histoire vraie, en tout cas sur un écrit autobiographique de cette dame-là. Est-ce que c'est une fantaisie ? Est-ce que c'est vraiment sa vie ? C'est probablement un mélange des deux, mais voilà. Toi, ça t'a plus moyen ?
- Speaker #1
Ça m'a plus moyen parce que ce n'est pas un film super accessible. J'ai eu du mal à rentrer dedans parce que... c'est quand même de l'allemand du 17e siècle et en plus c'était en sous titre avec de l'anglais littéraire quoi donc du 17e siècle donc pour rentrer dedans c'est vraiment pas accessible mais après l'univers est l'univers l'époque la reconstitution historique est vraiment impressionnante quoi et j'ai bien aimé de me retrouver comme ça dans les campagnes allemandes du 17e siècle c'est pas un décor commun qu'on voit souvent quoi de la gelée j'ai été pris là dedans après c'est pas toujours super accessible je trouve que toi julie
- Speaker #2
Moi je voudrais déjà saluer la performance de Sandra Huller qui est impeccable, d'une intensité assez folle, elle épouse tous les plans, on la suit vraiment à travers tout le film et vraiment très émouvante, elle est à la fois très forte, très humble, franchement j'ai adoré et je trouve qu'il y a de très beaux sujets qui sont abordés, une sororité aussi très belle à un moment dans le film qui moi m'a beaucoup touchée avec sa femme. Mais par contre, je reproche au film d'être un peu froid. Il y a des choses qui me touchent, mais on met quand même le spectateur à distance. Et donc le spectateur regarde cette tranche de vie. Mais je trouve qu'on manque un peu d'implication en tant que spectateur.
- Speaker #1
Je pense aussi qu'il y a un côté culturel allemand qu'on peut pas trop capter si on parle pas allemand aussi. Il y avait quelque chose... Les langues, on rigolait. On rigolait.
- Speaker #0
Je pense dans les mots utilisés en allemand, mais c'était pas dans le sous-titre. On n'a pas compris la blague.
- Speaker #1
Après, tu dis aussi que l'allemand est une langue très poétique, parce que des fois, je fermais les yeux. Il y a une scène où elle crie, comme ça, et je fermais juste les yeux et j'écoutais cette langue. Et c'était assez beau, je trouve, dans le ton.
- Speaker #0
Moi, en tout cas, ça m'a vraiment plu. Comme je l'avais dit dans la présentation du film, on ne s'attendait à rien, en fait. Après, bon, c'était un film qui était à midi, dans le Grand Palace, donc on sent que c'est une sélection vraiment officielle, une sélection, voilà, que c'est sélectionné. pour être là, que c'est vraiment le grand moment il y avait des gens qui faisaient une file pour avoir des tickets on sent que ça va à nouveau être plein dans les prochaines séances ouvertes au public donc oui, j'ai adoré j'ai l'impression que c'est un peu le film événement allemand de la Berlinale c'est fort attendu non j'ai trouvé ça super et moi ce que je trouve vraiment un tour de force absolument merveilleux c'est d'arriver à faire un film d'époque et de parler d'une thématique ultra actuelle qui est en fait le genre, les privilèges de genre il y a une phrase qu'elle dit à un moment donné c'est quand au à un moment donné on lui dit mais pourquoi vous faites ça et puis elle dit bah j'ai juste vu que mettre des jeans c'était pas des jeans à l'époque mais elle dit des pants, des trousers je sais plus la traduction en allemand Des pantalons, c'est juste un morceau de tissu et ça vous donne tellement plus de liberté. Du coup, je me suis mis dans ces tissus-là. Et c'est hyper simple, comme elle le dit, et en même temps, tu vois tout le poids de ce que ça représente d'avoir les privilèges d'être un homme ou d'une femme, à contrario. Et donc, j'ai trouvé ça vraiment qu'il a la place de la maternité aussi là-dedans. Enfin voilà, tout se mélange et c'est d'une beauté, quand même d'une pureté assez forte, et puis elle est d'un caractère hyper héroïque aussi.
- Speaker #1
C'est ultra réaliste parce qu'il y a beaucoup de scènes avec des animaux aussi, notamment avec un ours. Il y a une scène avec un abattage de cochons aussi.
- Speaker #0
Je pense que l'ours il est là pour avoir l'ours. Oui c'est ça, c'est un appel à l'ours. Psychologiquement, les jurys voient l'ours. C'est une mise en abîme de l'ours.
- Speaker #1
Et il finit mal cet ours en plus. Et il y a une scène... Ça va, c'est pas du spoil. Et il y a aussi une scène, je vais pas le dire, de miel. Une scène de miel,
- Speaker #0
très bien, tout à fait. qui est une scène qui ne demande pas de piquant très bien, encore un truc à dire sur ce rose ? ou sinon ? non voilà,
- Speaker #2
juste dire que le noir et blanc est aussi très très beau Et très immersif.
- Speaker #0
N'aurait blanc qui nous avait moins plu. Qui nous avait moins plu dans Bill Evans. On l'a trouvé un peu saturé, alors que celui-là était très...
- Speaker #2
Contemplatif, en fait.
- Speaker #0
Très juste. Oui, oui, tout à fait.
- Speaker #1
Vraiment que je verrais Thévié, ils disent toujours « on » , mais moi je ne suis pas d'accord avec eux, parce que Bill Evans, j'ai trouvé ça très bien, justement. Ce n'est pas au nom de tout le podcast, je tiens à préciser.
- Speaker #0
Ce qui est vrai, c'est qu'honnêtement...
- Speaker #1
Ce n'est pas une démocratie ici, je le dis.
- Speaker #0
Envoyez de l'aide. Si tu clignes deux fois des yeux, envoyez de l'aide.
- Speaker #1
Je suis séquestré ici.
- Speaker #0
En minorité. Non, mais par contre, c'est vrai que tu fais bien de le dire, depuis le début du podcast, enfin, il y a des épisodes qu'on vous relaie ici de la Berlinale, on a très peu de cas où on était d'accord, à part Animal. Animal, ça, on est d'accord. Absolument d'accord. D'ailleurs, est-ce que tu ne veux pas en dire un petit mot maintenant ? Oui. On marche un peu parce que tu ne l'avais pas encore vu au moment où on en avait parlé. Non, je ne l'avais pas encore vu. Sur ce Animal.
- Speaker #2
Et moi, c'était génial parce que je l'ai vu en présence de l'équipe du film. Il y avait aussi le réalisateur qui est venu le présenter, qui nous a dit ça parle d'espoir, j'ai envie qu'à la fin du film... les gens sortent et se disent qu'il est possible de s'en sortir dans la vie. J'ai trouvé ça super beau. Et je me dis d'avoir déjà cette clé-là pour pouvoir après voir le film qui commence très très mal. Après, je l'ai trouvé très efficace. Je trouve que le jeu des deux acteurs, et surtout de l'acteur principal, est super fort. Sa relation avec sa mère, moi, ça m'a aussi bouleversée. Sans dire trop, la première scène et la dernière scène, pour moi, sont assez magistrales. cette première scène est hyper efficace je trouve que tout le film est très efficace tous les petits rôles sont géniaux cette guerre de gang c'est rappeur incisif c'est le montage c'est rappeur rappeur on est vraiment pris, c'est une immersion à l'intérieur de cette prison je trouve ça très fort donc moi je mets aussi 4 je mets pas 5 parce qu'il y a des petits défauts c'est un premier film mais je trouve que c'est une belle ambition
- Speaker #0
Très bien, merci. On revient à la parenthèse sur Animaux, donc la 4 étoiles, on referait la moyenne de ce qu'on avait dit, mais alors du coup, on n'a pas donné les étoiles de Rose, le film dont on parlait à la base. Ce Rose du 17ème siècle en noir et blanc allemand, qu'est-ce qu'on fait ?
- Speaker #1
Je dirais Ein Dreie.
- Speaker #0
Ein Dreie, très bien. Ein Dreie,
- Speaker #2
ein Elf.
- Speaker #0
et moi je lui donne un 4 donc on est sur une moyenne de dry and half je sais pas si c'est comme ça qu'on dit en allemand mais je crois que c'est ça,
- Speaker #2
3,5 sur 5 voilà moi j'ai pas accroché mais je respecte la beauté du film et le geste j'ai eu beaucoup de respect pour le film
- Speaker #0
même si je n'ai pas tout compris je le respecte énormément ce film j'ai beaucoup de respect je n'ai rien que le cinéma allemand j'ai aimé un film de cinéma allemand tout le monde n'a pas vu un film allemand c'est un privilège on s'approche un peu de la fin de l'épisode mais on a encore des petites choses qu'on a vu on a vu un film tout à fait atypique tout à fait en dehors de la compétition un film historique sur la vie de l'Ethiopie sur l'histoire de l'Ethiopie qui s'appelle Wax and Gold et même si tu as piqué du nez Oui
- Speaker #1
Une dizaine, trente minutes je pense. Non,
- Speaker #0
voilà, ok. Chut, on dit pas ça, j'avais dit que ça disait dix minutes. Non, mais c'était, oui, voilà, ce film, en impression. Parce que c'est pas un film inintéressant, c'est juste que c'était un documentaire.
- Speaker #1
C'est pas un film inintéressant, donc en fait, tu veux peut-être dire le pitch aussi, parce que je me suis envolé, il y a apparemment un pitch.
- Speaker #0
Le film va être tourné autour des quarante ans du règne du...
- Speaker #1
Falassier Ier,
- Speaker #0
c'est comme ça qu'il s'appelle, je pense ? Oui, c'est là ici, le Négus,
- Speaker #1
l'empereur d'Ethiopie.
- Speaker #0
d'Ethiopie qui a régné jusqu'en 74 quand il a été victime d'un coup d'état comme c'est souvent le cas en Afrique dans les pays africains et on va surtout suivre à travers une unité de lieu aussi qui est le Hilton Hotel qui a été construit par lui à sa demande assez
- Speaker #1
tôt en fait pour essayer de moderniser le pays très fort c'est le premier grand hôtel touriste je pense qui a été construit là en Ethiopie et qui a aussi construit parce qu'il a malgré les différentes c'est un personnage évidemment
- Speaker #0
Et du coup, on va dire ça comme ça, on ne va pas nous juger, je ne connais pas du tout assez bien le genre, mais par contre, il a eu un truc qu'on peut lui laisser à son crédit, c'est d'avoir voulu réunir, créer l'union africaine un petit peu, tu vois, l'union des nations.
- Speaker #1
Le pan-africanisme.
- Speaker #0
Voilà, et il voulait vraiment inviter tous ses leaders, les impressionner dans son super hôtel à Addis Ababa. Et donc c'est assez intéressant parce que c'est réalisé par une Allemande qui est allée là-bas pendant deux ans. Elle a pris des interviews de tout le monde et il y a toutes les opinions, ceux qui sont nostalgiques du régime, ceux qui sont plus jeunes et qui essayent de construire leur vie. En fait, c'est assez fascinant de voir tous ces témoignages qui sont non filtrés, vraiment qui sont pris brut et qui sont d'une humanité très forte.
- Speaker #1
C'est vraiment du documentaire en fait. J'avais l'impression d'être sur Arte à 23h. Donc il y a un peu des longueurs. Il y a un peu des longueurs et il y a plus de fiction ici à la Berlinale. Et donc c'est le premier documentaire que j'ai vu. Après, ce n'était pas inintéressant parce que ça parle aussi du Rastafarisme et comme cet empereur était une icône pour les Rastas, il y a un moment où on parle de Bob Marley, il y a des parties avec Bob Marley. Donc il y a vraiment des choses intéressantes. Ça parle aussi du fascisme italien. Dans les années 30, l'Ethiopie a été envahie par Mussolini. Ça parle un peu de ça. Ils disent que d'ailleurs, ils n'en veulent pas aux Italiens parce qu'ils aiment toujours la pizza. J'ai un fun fact. Mais oui, après, je ne m'attendais pas trop à ça. On l'a vu assez tard. Donc c'était un petit peu... C'était pas horrible, mais pénible comme séance. Ouais,
- Speaker #0
toi, c'était moins ton truc. Moi, j'ai adoré, j'ai gardé mes yeux ouverts du début à la fin. Je trouvais ça vraiment super. Mais c'est vrai que c'était vraiment un documentaire. C'était pas tout à fait... Voilà, j'aurais vu à la maison,
- Speaker #1
j'aurais été content avec un petit thé.
- Speaker #0
Bon, et alors, juste avant de se séparer, je vais commenter... de te demander. Tu le sais, c'est le moment.
- Speaker #4
C'est le moment qu'on attendait tous.
- Speaker #0
Voilà, on l'attendait tous. Il y a quand même un phénomène dont il faut qu'on parle parce que nous, on n'a pas compris, mais il y a un film qui est sorti. On reste dans le documentaire, on va même dans le mockumentaire. Voilà. Il y a un truc qui s'appelle The Moment.
- Speaker #4
Hi, it's Charlie XCX. Are you having a brat summer ? I'm sorry, what is it again ?
- Speaker #5
We agree to brat summer forever.
- Speaker #4
Don't you just think the whole like keep having a brat summer thing is a bit cringe.
- Speaker #5
It's all cringe. Good to go again ?
- Speaker #6
Charlie XCX, comment on maintient ce truc de rat ?
- Speaker #4
Les labels disent plus de rat, rat pour toujours. Et vous savez quoi ?
- Speaker #0
Peut-être qu'ils sont d'accord.
- Speaker #2
Oh, pour la vie de Dieu.
- Speaker #0
Je suis tellement désolée, ça ne va jamais se passer de nouveau. C'est un film. Info documentaire. Autour de la personnalité de l'idole pop Charlie XCX. Et voilà, on a notamment Rosanna Arquette qui joue dedans, c'est un vrai film. Alexander Skaggard,
- Speaker #2
dans un rôle absolument génialissime,
- Speaker #0
il faut le dire. Il joue le rôle d'un réalisateur qui est payé par Amazon Prime pour filmer. un concert et en faire un espèce de film un film concert qu'on va montrer après sur les plateformes et donc voilà c'est une espèce de faux documentaire c'est quand même un film mais qui fait comme si c'était un documentaire et ça nous a laissé de marbre,
- Speaker #2
non c'était horrible c'était une vraie agression, ça nous a pas du tout laissé de marbre c'est une agression pour les sens en fait le grand problème c'est que c'est vraiment un film avec énormément de stroboscopes pendant tout le film il y a des lumières criables, on a du jaune du vert Du rouge très très fort tout le temps, la musique aussi arrive. Si vous êtes épileptique, ne regardez pas ce film, je ne rigole pas. On a eu des attaques un peu saisissantes à chaque moment. C'est vraiment très violent. J'ai trouvé ça très nombriliste. En fait, je n'ai pas du tout compris la démarche, je n'ai pas du tout compris ce que ça défendait. Je trouvais qu'au début, le parti pris était assez intéressant. J'aime bien le montage au début, un peu de cut, un peu incisif. Et puis en fait finalement j'ai l'impression qu'on m'a vidé en fait de toute mon énergie, c'était très vampiresque ce film, j'ai l'impression d'avoir regardé un clip TikTok pendant 1h40 et j'ai pas compris, j'ai l'impression que je suis une grosse boumeuse, je ne sais pas toi,
- Speaker #0
mais on est vraiment passé à côté. Vu l'engouement qu'il y a autour, je me dis qu'on est passé à côté. Il y a peut-être des choses qu'on n'a pas compris. Moi, je ne la connaissais pas vraiment, cette chanteuse, même si récemment, elle a composé la musique pour « Les Hauts de Hurlevent » , le film qui vient de sortir. Elle était là, présente, en conférence de presse, donc il y avait une file de malades mentales évidemment, de gens qui voulaient voir. Apparemment il y avait Dua Lipa aussi, tu m'as dit, parce que c'est la compagne de Callum Turner.
- Speaker #2
Rosbash.
- Speaker #0
Exactement, donc voilà, il y a des stars qui viennent ici à la Berlinale.
- Speaker #1
il y a quand même des attroupements de gens qui sont quand même au taquet pour les voir donc je crois qu'on passe un peu à côté on est peut-être vieux Julie il faut se rendre à l'évidence d'un point de vue cinéma je ne comprends pas cet objet cinématique cet ovni en fait vu comme on a été en opposition pendant tout le festival ça me donne très envie de le voir il me le vend très bien je me dis je vais adorer ça va être un banger pour moi il y a moins que ce soit un banger combien
- Speaker #2
est-ce qu'on met d'étoiles mon petit Martin ?
- Speaker #0
honnêtement Une, vraiment une, mais parce que c'est une agression pour les sens neufus que parce que c'est irregardable en termes de rétine. Ça t'explose le vis. C'est très violent en fait. Tu ne peux pas rester à regarder tellement c'est agressif.
- Speaker #2
Ça te prend.
- Speaker #0
Pour moi, ce n'est déjà pas un film de base. C'est une agression épileptique.
- Speaker #2
Bien résumé. Et toi,
- Speaker #0
combien ?
- Speaker #2
Allez, un et demi parce que quand même, Alexandre Dorskart garde à tout donner. Et Charlie XCX est là.
- Speaker #0
J'ai bien rencontré elle. Elle est peut-être super. J'aimerais bien aller boire un verre.
- Speaker #2
Mais on ne comprend pas la démarche.
- Speaker #0
Mais le film, je ne comprends pas. Je l'ai vu très bien. En tout cas, nous, c'est tout pour cet épisode, ce quatrième épisode de Ce n'est que du cinéma à la Berlinale.
- Speaker #1
On doit vous laisser parce qu'on a le train bientôt. On va rentrer de nuit. On va passer une très bonne nuit dans un train couchette.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. En fait, on rentre aujourd'hui. Malheureusement, toi, tu restes encore un petit peu plus. Mais nous, pour nous, en tout cas, et je pense pour ce format tel qu'il est, ça va être la fin. D'ailleurs, dites-nous si ce format vous plaît. N'hésitez pas à nous le dire dans les commentaires. Vous abonnez évidemment pour suivre toutes nos aventures. On sera aussi à d'autres festivals plus tard dans l'année. On ne vous dit rien encore, évidemment. On ne veut pas vous spoiler. Mais il y aura d'autres aventures. Et donc, nous, ça a été un plaisir de faire ces petits vlogs autour de ce super hôtel, dans ce lobby.
- Speaker #1
Dans cette magnifique capitale allemande qu'est Berlin.
- Speaker #0
C'était une première fois pour nous la Berlinale. On est un peu émus. Je serais bien resté plus, en vrai. Oui, franchement. Pour donner la réalité belge.
- Speaker #1
Oui, oui. On laisse quelque chose à Berlin. Quelque chose de nous. Julie. Oh ! Ah, on a oublié quelque chose,
- Speaker #0
non ? Ah bah oui, c'est joli ! Non, non, à fond, d'ailleurs, tu restes avec Jess aussi, donc franchement, n'hésitez pas à faire des petits vlogs aussi, vous en avez des films que vous allez voir. Et ben voilà, en tout cas, nous, on se retrouve très très bientôt, de retour à Bruxelles, pour des épisodes toujours plus de cinéma, dont ce n'est que du cinéma. Ciao, Ciao, ciao, ciao ! Ah,
- Speaker #4
c'est beau !