- Speaker #0
« Pull yourself together, we have work to do. And by we, I mean you. Wait, wait. I hope that's not what you're wearing tonight. »
- Speaker #1
Et bienvenue dans un nouvel épisode de ce n'est que du cinéma, le podcast qui réunit des amoureux de cinéma autour d'une table afin de commenter l'actualité des sorties, vous faire découvrir ou redécouvrir des pépites enfouies dans le passé ainsi que nos coups de cœur du moment. Aujourd'hui, j'ai la chance d'être accompagné de Edouard, Julie et Jess. Comment ça va les amis ?
- Speaker #2
Hello, hello !
- Speaker #3
Ça va super !
- Speaker #2
Ça va super bien ! Ça va super bien !
- Speaker #1
On est content d'être de retour après une petite pause. On a pris des petites vacances, il faut le dire aussi un petit peu. Ouais,
- Speaker #3
ça fait 4 mois qu'on est au Bahamas. Merci de nous réagir.
- Speaker #1
C'est pas mal !
- Speaker #2
Il y a des gens qui d'habitude, on voit dans le podcast, ne sont pas là, sont vraiment en vacances. C'est vrai que j'ai l'impression que ça fait longtemps que je me suis plumé dans cette petite pièce avec vous 4. Mais oui,
- Speaker #1
tu nous avais manqué Jess.
- Speaker #2
Bah oui, me revoilà.
- Speaker #1
Ah oui ! Surtout comme on ne peut pas aller à Cannes cette année Il faut qu'on profite à fond de ce studio On a un petit peu le faux mot On a un petit faux mot qui se met tout doucement en place Comme on est allé l'année passée On reçoit tous les emails, on est dans toutes les distribution listes Je suis genre non je ne veux pas Thelma et Louise l'affichent quoi
- Speaker #2
Les 35 ans du film Après Cannes c'est...
- Speaker #1
Ouais, c'est surfait !
- Speaker #2
C'est surfait, que des films français,
- Speaker #1
à côté du bif ! Lui qui a regardé 135 films sur les 140 du bif !
- Speaker #2
En dix jours ! C'est une autre vibe ! Mais on y sera l'année prochaine !
- Speaker #1
Imagine la tronche des organisateurs de Cannes si les Belges du bif débarquaient et commentaient les films comme ça en direct ! Ça s'organise !
- Speaker #4
C'est un beau film !
- Speaker #1
C'est un bon film ! Très bien les amis, juste avant de vous présenter le programme de la semaine, j'aimerais évidemment remercier Suneur, notre... partenaire officiel de notre podcast, Sooner. Vous le connaissez maintenant, c'est une plateforme de streaming belge conçue pour et par des amoureux de cinéma. Avec un large catalogue riche et varié, Sooner propose une alternative locale aux plateformes internationales. Sur la plateforme, on peut y trouver des films intemporels, des films primés dans les plus grands festivals, des trésors cachés, ainsi que les toutes dernières sorties cinéma à la demande. N'hésitez pas, surtout que Sooner vient de faire peau neuve. Avez-vous vu le nouvel charte graphique, le nouveau catalogue ? J'ai vu, j'ai vu. Ils ont fusionné avec Filmo, l'ancien Filmo français. Ils ont triplé de volume maintenant. C'est trop bien d'avoir une plateforme européenne comme ça sous plusieurs pays. Benelux, France.
- Speaker #3
C'est top.
- Speaker #5
Merci à nos partenaires.
- Speaker #3
Jouette visage.
- Speaker #1
À fond, à fond, à fond. N'hésitez pas, c'est le moment de les rejoindre. Oui, clairement. Rappelez aussi que si vous ne voulez rien rater de nos aventures, foncez vous abonner sur Instagram et TikTok. Je suis sûr qu'il y en a parmi vous qui ne l'ont pas encore fait, ce n'est que du cinéma. C'est là-bas qu'on vous ouvre les coulisses du podcast et qu'on organise par exemple des concours pour gagner des places de cinéma. Et puis si ce podcast vous plaît, n'hésitez pas à lui mettre 5 étoiles sur Spotify, Apple ou quelle que soit la plateforme sur laquelle vous nous écoutez. De nous laisser un petit commentaire par exemple, c'est ça, ça nous donne un max de force pour nous et pour continuer à faire toujours plus de magie cinéma. Alors les amis, cette semaine, on va se replonger dans le monde de la mode, du glamour et du management toxique avec Le Diable s'habille en Prada 2, suite du film du même nom qui était sorti il y a tout juste 20 ans. Ensuite, et sans transition, on vous parlera du film qui a gagné l'Ours d'or au Festival de la Berlinale, donc 2026, Yellow Letters de Ilkir Chakas. Et puis pour notre pépite du passé, on a voulu vous parler d'un film... avec Meryl Streep. Et puis, on s'est plongé dans un film, finalement, de Robert Zemeckis. Un petit peu mal aimé à sa sortie, d'ailleurs, mais devenu culte avec les années. Donc, il est porté par Meryl Streep, Bruce Willis, Goldie Hawn et Isabella Rossellini. Il était sorti en 92. Si vous n'avez toujours pas, avec tous ces indices, deviné, on va vous parler de La mort vous va si bien. Et le tout sans oublier nos coups de cœur de la semaine. Est-ce que vous êtes prêts ?
- Speaker #5
Oui ! On est prêts.
- Speaker #1
C'est parti. Alors, le diable s'habille en Prada 2. Bon, le petit pitch, je ne sais même pas s'il faut le lire, mais donc on va retrouver Miranda, Andy, Emily et Nigel, avec lesquels on va se replonger dans l'univers impitoyable du glamour et du magazine runway de ces rues new-yorkaises où l'élégance est une arme redoutable. Donc, film à nouveau réalisé par le réalisateur de l'époque, David DeFrankel, sur un script de Aline Brosh McKenna, avec donc Meryl Streep, Anna Tawé, Emily Blunt, Stanley Tucci. Enfin voilà, ils sont de retour. Petit tour de table rapide et sans spoil, qu'est-ce qu'on a pensé de ce Prada 2 ? Jess, par exemple.
- Speaker #2
Rapidement, qu'est-ce qu'on en a pensé ? Je ne voulais pas avoir trop d'attentes parce que le premier était quand même, je trouve, un banger, je n'ai pas honte de le dire, j'adore, je l'ai vu plusieurs fois, mais je ne voulais pas me mettre trop de pression. Donc je dirais une suite pas trop mal, mais avec des petites déceptions quand même.
- Speaker #1
Et toi, Edouard, ton rapport à Le Diable s'habille en Prada ?
- Speaker #3
Moi, j'adore le premier. Voilà. Et le deux, bah...
- Speaker #1
Voilà. Très bien. Et toi, Julie ?
- Speaker #5
Nous, on en parlait justement avec Edouard. On se demandait, est-ce qu'il faut vraiment faire des suites 20 ans plus tard ? Et la réponse est non. C'est vraiment, pour moi, un grand non. J'en attendais beaucoup parce que j'adore ces personnages. J'adore Anne Hathaway, j'adore Meryl Streep. Mais là, j'ai trouvé ça très superficiel. Il n'y a pas d'enjeu. Je me suis assez fortement ennuyée. Et j'ai revu le 1 et je me suis dit, mais pourquoi ils ont fait ça ?
- Speaker #1
Oui, je suis un peu d'accord. Mais après, l'avantage de ne pas attendre un film et de ne pas avoir besoin d'un film, c'est que finalement, les attentes ne sont pas hautes. Donc moi, je n'ai pas passé un mauvais moment devant le dire. Franchement, j'ai passé deux heures dans une salle de ciné. Je trouve ça bien. Meryl Streep, elle est géniale dans tout ce qu'elle fait, même si c'est écrit... Anna Tawes, ça faisait longtemps que je ne l'avais plus vue, finalement. Donc, chouette de la revoir. Stanley Tucci, je l'aime dans tout ce qu'il fait, même quand c'est dans un mauvais film. Emily Blunt, toujours sympa, cet accent britannique avec les petits cassages, on aime bien. Donc en fait, on était dans des petits chaussons mocassins. Mais on n'avait pas besoin de ce film, ça c'est clair.
- Speaker #2
Oui, c'est vrai. Du coup, Jess,
- Speaker #1
toi qui es le plus aimée, vas-y.
- Speaker #2
Alors, je n'ai pas dit que j'avais adoré. Non, je crois qu'il y a quand même des grosses critiques à faire sur le film. C'est juste que je n'avais pas trop d'attente, parce que je ne voulais pas être déçue en tant que fan du premier. Non, pour moi, le premier truc qui marche, ce qui est cool, c'est que le casting du premier film a répondu présent. C'est le premier truc qu'on peut dire. C'est quand même cool de tous les retrouver. Effectivement, Meryl Streep, Anna Tawai, Emily Blunt.
- Speaker #3
ça marche bien sûrement dû avoir un gros chèque quand même oui j'ai cru comprendre que Meryl Streep avait je pense surtout que tous depuis 2006 ils ont tous eu des guerrières extraordinaires les uns comme les autres surtout genre Emily Blunt et Anna Tawai elles ont quand même eu des gros gros rôles par la suite c'est vraiment devenu des icônes j'ai entendu 12 millions de dollars pour Anna Tawai et
- Speaker #2
Emily Blunt à vérifier peut-être cette info c'est pas tout
- Speaker #3
temps encore, je pense qu'il pourrait prendre plus je crois.
- Speaker #1
Bon, à la base c'était une boutade, je voulais pas t'interrompre
- Speaker #2
Mais il paraît que le film a mis du temps à se faire entre autres parce qu'il fallait convaincre Meryl Streep qui était pas forcément emballée à l'idée de faire un deuxième film et il paraît que du coup elle a négocié son salaire à la hausse Bon elle fait peut-être bien j'imagine, elle peut se le permettre peut-être manque-t-elle d'argent Deuxième chose c'est que c'est pas juste, ils ont pas juste misé sur le fanservice ou la hostalgie, il y en a certes mais ils ont quand même un petit peu bosser le scénario. Je sais, vous allez me fustiger après, mais un petit peu quand même. Ils ont fait l'effort de l'ancrer un petit peu, je trouve, dans notre époque. C'est-à-dire qu'on retrouve Miranda Presley, on retrouve Runway, qui est un peu en pleine crise. Le film parle un petit peu de la crise de la presse papier. Là, Runway n'est plus tout puissant, on est 20 ans plus tard, la presse écrite est en pleine crise. Et il y a un petit peu cette question, il faut sauver Runway. C'est pour ça qu'Andrea est réembauchée par Runway, pour essayer de sauver un petit peu le journal, Enfin, le magazine. Ça parle aussi des algorithmes, ça parle des réseaux sociaux. Et on voit que Miranda n'est plus aussi puissante qu'elle l'était avant. Elle ne peut plus dire tout ce qu'elle veut. On voit que le monde a changé en 20 ans, que les scénaristes l'ont compris. Après, est-ce qu'ils sont allés suffisamment loin ? Je pense que non. Ils ouvrent un peu vaguement des portes, mais après ça reste très superficiel quand même. Donc je trouve que c'est un bon début. Je me dis, ok, ça va, on est un peu ancré en 2026. Anna Taoué, donc Andrea, a congelé ses ovocytes, elle n'est pas casée, elle n'a pas d'enfant. Ok, pourquoi pas, porterait plus ou moins aussi...
- Speaker #1
un peu plus moderne mais de nouveau on n'en fait rien non plus et on lui trouve quand même un mec rapidement aussi à la fin un peu nul voilà qui sert à rien et qui est heureusement mieux que le boyfriend qu'il avait à l'époque que j'ai revu et que ce film quand je l'ai revu le boyfriend de l'époque c'était compliqué ah oui c'est toxique oui vous êtes durs ah non il était vraiment insupportable on s'est vraiment dit qu'il y avait un énorme problème oui c'est vrai qu'il veut pas qu'elle fasse carrière mais oui il la casse tout le temps il la soutient jamais il se moque d'elle toute la fois c'est terrible je ne comprends pas l'alchimie entre les deux dans le film original là c'est au moins un peu mieux écrit cette fois-ci mais donc c'est vrai que les enjeux ont changé ici les deux boyfriends
- Speaker #2
C'est plus Andrea qui arrive et qui est toute timide Et qui se fait marcher dessus par Emily Blunt Et par Miranda Presley Là elles arrivent toutes plus ou moins presque au même niveau Elles ont évolué, elles ont eu des carrières Et donc il y a moins cet enjeu Je crois que vous avez le piment du premier A savoir que Miranda Presley était vraiment un tyran Une garce La dragone Et qu'Andrea devait faire sa carrière et trouver ses marques Là je trouve qu'on a perdu ça et c'est un petit peu dommage Ça se ressent du coup je trouve fort dans le scénario
- Speaker #3
C'est vraiment On en parlait un petit peu avant mais c'est juste Merci. C'est ça la clé du film, c'est ce rapport de pouvoir et de dominance constant et d'échelle et d'échelon et de secteur dans lequel il se trouve, de la mode qui était très vue comme ça avant. Super exigeant,
- Speaker #1
il faut s'habiller super bien.
- Speaker #3
Et ça l'est vraiment et je pense que tu as des tirades dans le 1 ou quand il y a un moment, je l'ai revu il n'y a pas longtemps aussi, elle parle de bleu et on s'en fout du bleu. Et là, elle lui liste l'historique du bleu qu'elle est en train de porter.
- Speaker #2
Et là,
- Speaker #3
t'as des trucs où tu te dis « Ah, quand même ! » On sent pourquoi il y a cette pression-là. Et ici, dans celui-ci, on le perd totalement. Et vu qu'elle a moins de pouvoir, ça la rend moins dragonesque et moins, comment dire, la reine du monde, en tout cas de la mode.
- Speaker #1
Moins terrifiante, en fait. Oui,
- Speaker #3
beaucoup moins terrifiante. On perd ça, on perd ce rapport. En fait, le rapport entre tous les personnages est complètement chamboulé. En fait, il en reste presque... plus rien à part des gens qui sont plus ou moins égaux entre gros guillemets même s'il y a une différence de stature quand même c'est dommage de faire un film qui est si loin c'est pour ça qu'on parlait de 20 ans après parce que en fait Ce qui amène ce genre de film, on parlait de Freaky Friday un peu en off, c'est que quand tu fais un truc 20 ans après, il y a des dynamiques qui changent. C'est-à-dire que là, tu étais devant une jeune qui avait, je sais pas, un endawell devait avoir 25 ans, en tout cas c'était plus ou moins à cet âge-là, on va dire, et Miranda, peut-être 50, 55, bien établie, bien patronne. Et là, en fait, du coup, t'as des femmes qui sont beaucoup plus, comment dire, âgées, et qui, en fait, il n'y a plus de rapport de force. parle-moi mal, j'en ai rien à foutre. Je veux dire, fais ce que tu veux. Il y a plus le truc de, ah, elle m'a dit un truc, donc je dois le prendre pour moi. Il y a moins ce rapport-là et du coup, c'est très fade. Tu perds beaucoup de l'intérêt du premier, selon moi.
- Speaker #2
Les personnages méchants du premier sont devenus gentils 20 ans plus tard. Et même
- Speaker #5
Émilie, que tu adorais détester. C'est génial. En fait, tout était hyper fort et tout était très caricatural, mais c'était jouissif. et là je trouve que ça a perdu un peu toute sa saveur et que justement il y a énormément de pistes, il y a des petits enjeux où le film commence quand même par un sujet assez fort où tu te dis mince Miranda s'est quand même foutue les pieds dans un scandale, comment elle va faire pour s'en sortir ils envoient un petit article, bim on n'en parle plus alors que c'était vraiment, on pouvait plus jamais l'avoir nulle part et donc je me dis mais en fait tout est quand même foutu sur le tapis hyper rapidement donc il n'y a pas d'enjeux moi j'arrive pas en fait à accrocher et Et pourtant, j'avais envie de le voir. Mais du coup, j'ai l'impression de voir un défilé de mode pendant deux heures parce que je ne m'intéresse plus aux relations des personnages. Même la relation qu'elle a avec ses amis, c'est la même. Mais il y avait la même. Elle va dans les mêmes bars. Elle voit les mêmes choses. Elle a les mêmes conversations avec les mêmes gens.
- Speaker #1
Ça ouvre sur la même scène de brossage de dents. Voilà. C'est très étrange en fait. Oui, mais qui du coup est beaucoup moins pertinent que dans le premier film.
- Speaker #2
Le premier film, on la voyait se brosser les dents devant son miroir. Et on voyait en comparaison avec le montage des... belles mannequins riches qui se préparaient. Il y a la comparaison de préparation entre Anna Tawé et les mannequins. Ils veulent refaire la même chose, mais ça ne marche pas du tout.
- Speaker #5
En fait, ça se plante complètement. Même sa relation d'amour, moi, ne m'a pas... pas du tout intéressée. Elle a aussi rencontré un mec super fade qui a un avis sur rien. Non mais, on dirait un vieux cadre de droite.
- Speaker #1
On n'y croit pas trop à ce promoteur immobilier bizarre.
- Speaker #5
Pourquoi ils lui ont flanqué un mec ? Il aurait pu rester célibataire pour moi. Hollywood n'est pas encore prêt à avoir des héroïnes célibataires. Et comme tu disais, on aurait pu dans ce cas-là faire une vraie critique à Serbes de ce qu'est devenu le monde du journalisme, de comment est-ce qu'on peut encore créer du contenu intéressant parce qu'il y a des influenceurs, parce qu'il y a tout ça, mais on n'en fait rien. Et même leur relation, on a parlé justement avec Edouard de la scène dans le 1, où elle voit un moment les fêlures de Miranda et ça dure très peu, et c'est une scène magnifique pour moi, qui était un peu bouleversante. Là, on n'a jamais accès à ça, et pour moi, on ne croit plus vraiment en relation, même avec Émilie, à leur pseudo-amitié. Enfin, il y a vraiment... Tout fait un peu tâche, c'est comme si on avait plein d'idées, on les a mises ensemble, on a secoué, on a mis des paillettes.
- Speaker #3
En vrai, je pense qu'il y a eu un vrai manque d'inspiration pour une suite. Là, je vais réfléchir comme ça, mais je pense que j'aurais adoré voir, par exemple, Anna Tawik qui est devenue la grande journaliste qu'elle devait devenir parce qu'elle a survécu de Miranda. Et c'est un peu là-dessus que le film se termine, c'est joli. elle s'en est défait et elle sait ce qu'elle veut et c'est ça qui est important et Miranda elle en est contente comme elle plus ou moins tu vois il y a vraiment ce truc de filiation qui n'a jamais été assumé tu vois et c'est beau et si on avait eu un deuxième où Miranda elle est tombée en bas et qu'elle doit devenir l'assistante d'Anne Hathaway, il aurait eu un truc vachement intéressant.
- Speaker #1
Un truc comme quand Robert De Niro joue le stagiaire de ce film. Mais moi,
- Speaker #3
j'aime bien ce film.
- Speaker #2
C'est vrai qu'à la fin du premier, Andrea renonce complètement au milieu de la mode.
- Speaker #3
C'est un scène super belle.
- Speaker #1
Le film se suffisait à lui-même. Dans le 1, il y a tout.
- Speaker #3
De toute façon, de toute manière. Mais même, ils ont appelé ça Le Diable s'habille en Prada 2. Pourquoi pas le diable s'habille encore ou toujours en Prada ? Déjà, dès le titre, on n'est pas satisfait.
- Speaker #1
Ou le diable s'habille en Prada 2. Ça ne marche qu'en français, ça s'est dit. Ou en Prados, en espagnol, ça marche aussi.
- Speaker #2
C'est vrai que même le titre du premier, le diable s'habille en Prada, tout était dedans. Et là, finalement, le diable est beaucoup moins effrayant.
- Speaker #1
Il n'y a plus que le Prada, il n'y a plus de diable. En fait,
- Speaker #3
il n'y a pas rien.
- Speaker #1
On va à Milan. D'ailleurs, ça cartonne à Milan, les Italiens sont au taquet du film. bombardent la pub et tout, mais genre toute la mode tous les gens en Italie sont trop contents que ça a été tourné à Milan d'ailleurs les dernières scènes ont été filmées il y a très très peu de temps, c'était encore le défilé de début 2026 parce qu'il y avait encore besoin de certains shops, parce qu'il fallait correspondre à la réalité des galas et tout ça, puis il y a quelques guest stars, on va pas les révéler mais dans le film il y a quand même une petite apparition sympathique qui sert à rien !
- Speaker #2
Tu parles d'une chanteuse ! Des grosses sous-sous ! mais non mais c'est vrai que moi j'ai cru au début que ça allait aller quand même quelque part parce que voilà en tant que journaliste je suis aussi un peu au fait de la crise que traversent les médias et du coup au début du film elle se fait un des plots de tweets du début c'est qu'elle se fait virer, ça se passe dans les 10 premières minutes ça c'est une scène assez intéressante oui et je me suis dit ah tiens c'est intéressant, je ne l'avais pas vu venir spécialement et finalement le film devient complètement superficiel voilà reste superficiel donc c'est vraiment dommage et le film évoque un truc qui est hyper contemporain mais sans oser aller au fond non plus parce que ça reste Hollywood et qu'il faut rester consensuel c'est un peu cette
- Speaker #1
bataille de milliardaires qui n'ont aucun intérêt pour le contenu de ce qu'ils achètent et qui se bataillent un petit peu comme les gros 0,01% des plus riches américains qui achètent des grands groupes mais pas pour en faire quelque chose. Au pire, ils s'en foutent complètement. Enfin, au mieux, ils s'en foutent complètement. Au pire, ils en font une arme de guerre culturelle horrible. Et donc, on voit un peu, ils sont ridiculisés, mais à nouveau, c'est une satire gentille. Et c'est quand même une autre milliardaire qui va pouvoir faire le truc. Genre, on n'est vraiment pas sur une grosse critique du capitalisme non plus, tu vois. Mais c'est vaguement évoqué, quoi.
- Speaker #3
Mais là encore, c'est une vraie évolution, parce que dans le premier, t'as un moment dans tout ce truc avec Miranda qui va être remplacée par son homologue française, tu vois, du magazine. Et en fait, c'est pas... Jacqueline. Ouais Jacqueline exactement C'est pas un truc genre Comment dire Uniquement pécunier Il y a vraiment ce truc de Elle est plus jeune Elle est plus dans le coup que toi Elle est meilleure Elle va mieux le faire Elle va faire moins cher Et donc en fait Il y a même ce regard artistique Même à l'époque Et maintenant On n'est plus que sur de la thune Ce qui Ça est Ce qui est intéressant Mais pas poussé du tout C'est ça Et après Est-ce qu'on en a vraiment besoin Dans un truc sur la mode Où c'est De toute manière C'est pourri de thune Effectivement
- Speaker #2
Le film fait un peu semblant d'être du côté des petites gens à travers le personnage d'Andrea. Vraiment semblant ! Vraiment semblant ! Et justement, pour revenir sur l'histoire de Milliardaires, le film essaie de « dénoncer » le fait que les entreprises et l'IA, qui est mentionnée une demi-goune dans le film, sont les méchants aujourd'hui. Alors que, je ne sais plus, j'ai vu un influenceur parler de ça en parlant du film. Il a pointé le fait que Disney, au mois d'avril, vient encore de licencier des milliers de personnes. C'est un peu cynique de faire un film dans lequel les gros méchants, ce sont les entreprises, les milliardaires et l'IA. Alors que Disney vient de licencier plein de personnes. Donc voilà, divertissant mais complètement superficiel pour moi.
- Speaker #1
Très très bien, vous l'avez compris, on n'est pas tout à fait d'accord sur ce diable s'habillant en Prada. Au pire, on n'a pas passé un mauvais moment. Non, au mieux, on n'a pas passé un mauvais moment. Au pire, ça a été vraiment pénible pour certains d'entre nous. En tout cas, dites-nous ce que vous en aurez pensé quand vous l'aurez vu. Et puis nous, sans plus attendre, on va passer au deuxième film de notre sélection. On va passer à Yellow Letters. Alors, Yellow Letters pour le petit pitch. Professeur à la faculté d'Ankara, Aziz, reçoit la fameuse lettre jaune, ce qui donc signifie un licenciement arbitraire. Quand sa femme Deria, célèbre comédienne au Théâtre National, la reçoit à son tour, c'est le coup de grâce pour le couple. L'un et l'autre, condamnés pour leurs idées, sont obligés de se réfugier à Istanbul, Merci. la maman d'Aziz. Le compromis entre cette précarité nouvelle et leur engagement politique va mettre leur mariage à l'épreuve. Donc, film de Ilker Tchatak, avec Osgun Amal, avec Tansu Bitsher et Leila Smirna Chabas, notamment. Voilà ce qu'on a pensé de ce film, qu'on avait, par la force des choses, pas pu voir à Berlin quand on y était. Si on avait su, on aurait peut-être mis plus de priorités. Comme on ne pouvait pas savoir que ça allait être l'ours, on a vu plein d'autres choses, mais du coup, c'était super important pour nous d'en parler aussi, parce que c'est le genre de film qui... On se mérite d'être vus.
- Speaker #2
On était à l'Aberinal, donc on est obligés de parler de l'Ours d'or.
- Speaker #1
Oui, c'est l'Ours d'or. Et puis surtout, je ne sais pas vous, mais dans la salle, on était ensemble déjà à Edouard. Il y avait du monde, alors qu'il est déjà là depuis trois semaines. J'étais content de voir que les gens se déplacent pour voir ce film. Ce n'est pas forcément un public très jeune, mais quand même, les gens étaient là pour voir le film. Chaque place qui n'est pas pour Mario et qui est pour Yellow Letter, c'est un peu mieux. Mais bon, petit tour de table, parce que je sais en off qu'on n'a pas tous été d'accord sur ce film. Je tourne dans l'autre sens, Julie, as-tu pensé ?
- Speaker #5
Moi, j'ai trouvé que c'était un film d'une finesse et d'une intelligence assez rare. Je l'ai trouvé hyper intéressant au niveau éthique, de se demander comment est-ce que ton engagement va résister à la pression, à la précarité. Qu'est-ce que tu choisis à un moment où tu es mis au pied du mur ? J'ai trouvé le jeu formidable. J'en parlerai plus tard, mais pour moi, c'est un film hyper intéressant, assez passionnant.
- Speaker #1
C'est un grand oui. Et toi, Edouard ? Ah, moi c'est plutôt...
- Speaker #2
On sache ça après, c'est juste une phrase. Oui,
- Speaker #1
non mais c'est... C'est carton jaune ou carton rouge ? C'est rouge,
- Speaker #5
c'est hors de ma vue.
- Speaker #1
Lettre rouge, ok, très bien. Alors, et toi Jess ?
- Speaker #2
On n'est jamais d'accord avec toi.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #2
Moi c'est pas carton rouge, peut-être carton yellow ? C'est pire. Non, alors moi j'attendais ce film quand même avec impatience parce que j'avais bien aimé le film précédent du réalisateur La salle des profs, qui était finalement un thriller assez tendu dans le milieu scolaire. Je dirais que c'est un film assez intelligent sur une thématique intéressante, mais... Il m'a manqué quelque chose pour vraiment trouver ça extrêmement passionnant. Je suis un petit peu mitigé. Je ne sais pas si ça valait... Bon, je n'ai pas vu tous les films en compétition. Est-ce que ça valait l'ours d'or ? Voilà.
- Speaker #1
Et moi, j'ai adoré. J'ai mis 5 étoiles sur 5. J'assume totalement. C'est vraiment un des meilleurs films que j'ai vus cette année. Et du coup, je n'ai pas eu le temps d'aller rattraper la salle des profs. Mais je veux vraiment y aller. J'ai trouvé ça excellent. J'ai trouvé ça merveilleux. Je vois la tête d'Edouard qui se tient. La tête d'Edouard est très drôle. Il a mis 1,5, Edouard. Eh bien, moyenne. On fera la moyenne à la fin. J'ai trouvé ça sublime. Voilà, pour plein de raisons. Je trouve que la photo est merveilleuse. Il y a plein de... C'est hyper fin. Il y a plein de petites choses à capter. Je pense que c'est un film qu'il faut voir deux ou trois fois pour capter les différentes petites choses. C'est très très beau. On reste gentils. Julie, peut-être, si tu veux commencer. Qu'est-ce qui t'a passionnée dans ce film ?
- Speaker #5
Déjà, j'ai trouvé que le film était assez dense. J'ai adoré la première scène de théâtre. J'ai fait du théâtre, donc un peu être dans le milieu théâtral. Après, c'est un milieu assez bourgeois. avec l'homme qui est dramaturge, elle qui est une grande comédienne très très connue.
- Speaker #1
C'est des gens qui sont bien installés. Voilà, c'est des gens qui sont bien installés. Il faut bien comprendre que c'est des gens qui vont bien, qui ont un statut, et qui reçoivent cette lettre en mode, c'est le gouvernement qui fait « Maman, maintenant t'arrêtes, maintenant tu retombes en précarité parce qu'on n'aime pas tes idées. »
- Speaker #5
Et donc c'est hyper intéressant de voir un peu cette gauche caviar, ces artistes engagés qui d'un coup sont mis au pied du mur, et qu'est-ce qui va se passer si finalement ils tombent dans la précarité, ils n'ont plus le droit à rien, ils ne peuvent même plus rembourser leur appart. Alors que c'était des gens super riches. Et je trouve qu'il y a un dilemme par rapport à ça. Il n'y a pas vraiment un jugement. Et donc ça, je trouve ça assez génial parce que ça laisse une énorme place au spectateur. Je trouve que chaque scène est assez intelligente. Elles sont courtes, elles sont bien construites. Je trouve que par exemple, la scène du tribunal est formidable. Les altercations qu'il va y avoir avec les autres personnes. La place aussi que le personnage principal va prendre, ce dramaturge. Enfin, on a l'impression qu'il lui arrive énormément de choses et pourtant il va rester droit. Et ce qui est fou, c'est qu'il y a un peu une ambivalence dans ce couple. Aussi, le personnage de cette femme, moi je l'ai trouvé aussi génial. Enfin, je trouve que les acteurs sont formidables, j'y crois. Après, il y a effectivement un côté assez froid pour moi, qui me manque un peu d'émotion, qui fait un peu pièce de Strindberg. Enfin, il y a un côté un peu froid qui m'a un peu... peu manqué, je pense, pour peut-être mettre 5 étoiles et aller totalement à fond. Et la fin aussi, je me suis questionnée sur la fin. Je trouve qu'il y a une ouverture. On s'est demandé aussi vraiment ce que ça voulait dire, ce que ça nous racontait. Après, voilà, je trouve ça hyper intéressant de travailler comme ça, le compromis et... Voilà. Il y a Edouard qui trépigne.
- Speaker #1
Et toi, Edouard, je te vois... Prendre tes notes,
- Speaker #3
aiguiser tes couteaux, dégoupiller les grenades. J'écoute et je comprends qu'on puisse aimer le film, je pense.
- Speaker #4
Bel effort.
- Speaker #3
Ça a bien coûté de dire ça. Je ne pense pas avoir raison sur ce film-là, mais il m'a laissé complètement de côté. Je l'ai trouvé déjà extraordinairement long. Toutes les scènes... À 2h10. Oui, en fait, il y a des... Ça m'a fait un peu penser à l'agence secret. J'ai noté dans mes notes,
- Speaker #1
le secreto agendo brésilien.
- Speaker #3
C'est exactement des gens qui doivent partir parce que, en fait, le problème étant que, déjà, il n'y a pas vraiment de menaces. Certes, ils sont interdits de faire leur pièce, mais tu vois, ils partent. En fait, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de choses qui n'étaient pas poussées au bout, voire pas poussées du tout. Et que presque tout s'annule relativement vite. Moi, je m'attendais à un truc qui aille un peu crescendo Oh ! Ou peut-être qu'on va les attaquer, ou peut-être qu'ils vont vraiment devoir bouger, ou qu'ils seront menacés d'une certaine manière.
- Speaker #1
Mais ils s'en vont à Istanbul. Oui,
- Speaker #3
bien sûr.
- Speaker #5
Mais ils risquent d'être emprisonnés pendant quatre ans.
- Speaker #3
Prison,
- Speaker #1
quatre ans et déclassement. C'est vrai qu'on ne sent pas hyper fort.
- Speaker #3
Il n'y a pas de tension. Tu vois ce que je veux dire ? Il y a une scène de tribunal.
- Speaker #0
Et après, on n'en entend plus parler. Et en fait, il y a plein de scènes comme ça, où tu les as une fois et on n'en entend plus parler. Elle va voir son frère parce qu'il faut revendre la maison, on n'en entend plus parler.
- Speaker #1
Le rapport du frère, quand même, rôle super intéressant à jouer aussi, le frère. Qui ne sont pas du tout sur le même bord, la sœur et le frère. Et la scène notamment de repas à un moment donné, où ils discutent de plein de choses. C'est quand même aussi assez intéressant.
- Speaker #0
Bien sûr, mais ça sert peu, le récit. Oui, c'est vrai qu'il y a juste celle-là qui est forte. Et leur fille, elle fugue, ils la retrouvent. c'était pour créer un peu d'action j'ai l'impression qu'il y a beaucoup de scènes qui sont pour créer de l'action dans un film qui est un sujet que je trouve vachement intéressant qui est la place de l'art et de
- Speaker #1
la censure surtout et d'un pays démocratique qui tombe petit à petit dans la dictature on est pas dans un pays qui est d'une dictature mais on sent que l'étau se resserre et c'est pas genre des chars qui débarquent c'est vraiment des petites choses qui font que Tu sens la dictature arriver.
- Speaker #0
J'ai trouvé que tout était plus ou moins fait à moitié. C'est ça qui m'a vraiment dérangé. On dit qu'ils sont dans la précarité. Tu ne les vois jamais vraiment galérer.
- Speaker #1
Ils mangent des pizzas tous les soirs. Dans la part de la mamie.
- Speaker #0
C'est ok. Ils ne sont pas en train de compter les pièces.
- Speaker #1
C'est notre vie à nous,
- Speaker #0
podcasteurs. Moi, personnellement, je suis là. Qui veut encore votre pizza ? Ce n'est pas horrible. Ils ont dû partir de leur endroit. Ils remontent une pièce à l'instant même, ils ne se font pas arrêter, il n'y a rien. Tout, plus ou moins, s'annule à chaque fois. Et moi, c'est ça qui m'a vraiment dérangé, c'est que j'ai l'impression qu'on ne va nulle part. Et qu'en fait, à la fin, ils sont résolus. Donc, ils ont chacun leurs arcs qui finissent. Donc, l'un qui fait sa pièce, l'autre qui atteloche. Et justement, ce plan de fin, il m'a laissé dans l'impression de la fadeur du propos, comment il a été traité, selon moi. C'est que le gars se fout dans un trailer de la téloche, il regarde un espèce de hublot du camping-car, et donc il voit le beau ciel bleu, mais dans du plastique. Donc pour moi, c'est genre une forme de... Ils ont quand même réussi à pousser leur art, mais ils sont quand même restreints par cette fenêtre, donc t'auras pas l'air sur le visage. C'est un peu ça que moi, ça me reflétait, ce dernier plan, tu vois. Et c'est là où je suis là, bah oui, mais vous avez juste accepté votre sort. Donc en fait, les personnages, moi, ils me donnaient pas envie de... J'avais rien pour être avec eux. Si ce n'est que l'actrice principale, et ça c'est le gros point de ce film-là, elle joue incroyablement bien, franchement.
- Speaker #1
Je trouve les deux, mais vraiment...
- Speaker #0
Oui, les deux sont très bien, mais elle... En fait, moi j'ai l'impression que le film a été fait... J'ai essayé de voir si d'ailleurs le réalisateur et elle, ils avaient un lien, si c'était sa femme ou quoi, parce que j'ai vraiment l'impression qu'on dirait un showreel pour elle. C'est genre, alors joue tout ce que tu peux, parce que ce film-là, ça va être ton présentoir.
- Speaker #1
Mais il a écrit ce film avec sa femme, qui s'appelle Aïda Tchatak aussi.
- Speaker #0
ok non mais ça c'est très bien mais du coup la comédienne joue vraiment super et sinon j'ai trouvé ça dommage on a 4 personnages principaux quand même enfin plus ou moins la grand-mère la fille et les deux parents les deux autres personnages ne servent à rien la grand-mère ne sert à rien la fille ne sert à rien à part juste les emmerder quand il ne faut pas les emmerder c'est plus ou moins tout ce qu'elle fait j'ai l'impression ok j'entends enfin bref j'ai Merci. Voilà, bref...
- Speaker #1
Non mais c'est tous des arguments valables le bonbon, Edouard.
- Speaker #2
On accepte.
- Speaker #0
Il faut le voir deux, trois fois, tu disais.
- Speaker #2
Allez Edouard.
- Speaker #1
Moi je dis deux, trois fois parce qu'il y a des petites choses aussi qui sont imperceptibles. Tu sens notamment qu'il y a deux choses qu'il faut dans la société qui est décrite ici pour réussir, c'est être patriote et être religieux. On sent aussi la religion qui n'est pas... Tu sens que le sujet n'est pas frontal, mais tu vois le côté genre, est-ce que tu viens à la prière du vendredi et tu sens que lui il n'y va pas ? Mais avec le frère, c'est important. Et quand il y va, il serre la pogne à qui ? Au chef de la police. Et c'est là qu'il y a des relations. C'est là que ça se passe. C'est en fait, la réussite passe par la mosquée, si tu veux. Ce qui est intéressant, il y a un autre moment plus tard où elle joue avec son acteur dans la télé qui est gérée par le gouvernement. Donc, il y a aussi à nouveau beaucoup plus patriotique et beaucoup plus religieux. À un moment donné, elle veut faire un câlin à son comédien. Et lui, il lui serre une main froide comme ça. Et c'est un détail. Ça prend une milliseconde. Mais tu vois qu'elle est un peu... Ah oui, c'est vrai, on serre la main. Tu vois, quand on est plus conservateur religieux. Et en fait, il y a plein de petits indices comme ça saupoudrés de cet étau qui se resserre, et c'est un peu à tous les niveaux. Et ça, j'ai trouvé ça très fort, et c'est peut-être aussi pour ça que le film n'est pas flamboyant dans son action. C'est parce que c'est une espèce d'écrasement lent et presque imperceptible, mais qu'eux ressentent très fort quand même.
- Speaker #0
Je vois, mais toi, ça ne nous l'est pas assez bien fait. Non, il faut le...
- Speaker #2
Et pour moi, c'est en filigrane. C'est un truc assez subtil dans la manière dont l'étau se resserre, comme tu dis.
- Speaker #1
On n'a pas encore donné la parole. Oui, c'est vrai.
- Speaker #3
Je vous écoute, je vous écoute. Oui, je pense qu'il y a des subtilités, je ne les ai peut-être pas toutes captées. Non, moi j'ai trouvé clairement le sujet historique et politique intéressant. J'avoue que je n'ignorais cette partie de l'histoire qu'en 2016, effectivement, le gouvernement Erdogan envoyait ses lettres jaunes aux profs, aux artistes, etc. Et donc c'est intéressant de suivre cette famille et de voir les conséquences directes que ça a sur leur vie, sur leur train de vie, sur leur couple aussi. En fait, finalement, on voit l'impact que ça a sur leur couple. Ils doivent repartir à zéro et fuir. J'aime bien ce côté récit intime dans un récit de résistance. J'adore ce genre d'histoire. Et je trouve qu'effectivement ça fait écho à tout ce qui se passe dans le monde aussi de manière plus large. C'est pour ça aussi qu'il tourne à Berlin et à Hambourg pour évoquer Ankara et Istanbul. Apparemment le réalisateur a fait ça pour montrer le côté un peu universel. Oui,
- Speaker #1
aussi parce qu'il s'est peut-être dit qu'il n'aurait pas forcément les coudées franches pour le tourner en Turquie. Et aussi probablement que ce n'était pas une bonne idée de le tourner là-bas. Ça n'a pas stoppé Jafar Panaï de faire ses films illégaux en Iran pour eux. Mais c'est vrai que je comprends, à mon avis, ça aurait été très compliqué pour lui de le faire en Turquie. Au début,
- Speaker #3
j'ai trouvé ça bizarre, mais après pourquoi pas. Les acteurs sont super. Effectivement, l'actrice en premier, je les ai trouvés incroyables. Mais moi, les deux petits défauts principaux, c'est que le film est long, effectivement, et très bavard. Moi, c'est ça qui m'a un peu dérangé. J'ai trouvé qu'on était peut-être un peu trop dans l'explicatif, même s'il y a des très belles scènes. des scènes fortes et puis aussi de l'action mais qui m'a un peu moins convaincue. Donc je trouve qu'après un début percutant, après tout ce qui leur arrive, je trouve que ça s'essouffle un petit peu. Et j'ai trouvé que c'était très bavard. En fait ça m'a fait penser par certains aspects au film La vie des autres, sorti en 2006. On suit aussi des bourgeois artistes, on sait aussi une femme actrice, ça se passe dans l'Allemagne à l'époque de la chasse aux sorcières ou de la chasse aux communistes. Ils sont mis sur écoute. Donc ils perdent pas trop de privilèges mais ils sont quand même aussi en danger Ça m'a fait penser un peu à ça Et je trouve qu'il y avait beaucoup plus d'enjeux Et une vraie puissance émotionnelle dans la vie des autres Que dans ce film là Bon je sais pas si on peut vraiment les comparer mais ça m'a fait penser à ça Donc j'ai peut-être eu un peu de mal à m'attacher aux deux personnages Entièrement et d'être complètement happé Par ce qui leur arrivait Il me manquait peut-être un peu une tension supplémentaire Mais peut-être que je suis passé un peu à côté de certains Indices en filigrane Donc voilà un peu trop bavard pour moi Et un petit peu trop long C'est vrai qu'il y a un moment c'est vraiment genre ouuuuuh
- Speaker #0
Bon, alors là, il y a une scène où vous discutez à côté d'une table. Après, vous allez voir le frère vous discuter à la table. Puis après, vous vous engueulez, vous discutez dans la voiture. Puis vous discutez à la table. Puis vous discutez à la... On est d'accord que ça parle beaucoup. En fait, il faut que vous discutez tout le temps, non-stop.
- Speaker #3
Mais par contre, je trouve que résister par l'art, vu que le film parle un peu de ça aussi, voilà jusqu'où on résiste.
- Speaker #1
Est-ce qu'on peut sauver le monde avec le théâtre ? C'est dit deux fois dans le film.
- Speaker #3
Voilà, exactement. Donc ça, ça me parle. Mais c'est pertinent, complètement.
- Speaker #0
Mais ils abandonnent un peu, quoi.
- Speaker #3
Mais voilà,
- Speaker #1
ils vont pas y perdre la main d'un C'est ça qui est intéressant, c'est à quel moment tu fais de la compromission Dans ta vie, à quel moment tu restes dans tes valeurs Lui va avoir tendance à être plus à tenir le truc Et puis elle à un moment donné va dire Bon bah à un moment donné je pense à l'avenir de ma fille C'est intéressant parce que ça nous interroge tous Je me dis, imagine ça nous arriverait
- Speaker #2
Tu vois dans cette société là Bah tu fais quoi Je l'ai pas senti à ce point là le questionnement Moi je trouve que ça les définit aussi La manière dont ils vont faire de l'art Voilà, parce qu'elle, elle ne faisait pas de l'art dans les téléfilms, en fait. Elle faisait de l'art un peu pour peu. Au Théâtre National d'Ankara. Ça,
- Speaker #1
c'est intéressant de voir les petites choses qu'on est prêts à... Tu vois, à un moment donné, on lui dit, tu veux travailler ? Ok, mais tu dois effacer toutes tes publications sur Twitter un peu politiques. Ou sur Insta, je ne sais plus quelle application elle a. Et tu sens qu'au début, elle est là, genre, mais va te faire... Tu vois, genre... Et puis, les choses ont changé, quand même. Et c'est intéressant aussi de voir les petites compromissions qu'on est prêts à faire. jusqu'où on va dans la compromission et c'est intéressant parce que je trouve que tu avais dit un truc super juste Julie c'est que le film ne juge pas, il montre ses personnages qui vivent ce qu'ils vivent et qui essaient de s'en sortir un peu comme ils peuvent s'en sortir je suis d'accord aussi avec Edouard que la descente n'est pas franchement vertigineuse la vie elle est ok, en fait c'est la vie de Jean Normand globalement, c'est juste qu'ils étaient très haut donc pour eux il y a un côté c'est la bourgeoisie qui est déclassée on a perdu nos privilèges c'est difficile de faire ouin ouin sur ça mais en même temps ça interroge et probablement que dans les Merci. Les autres, parce que ça a touché au moins 2000 personnes entre 2016 et 2019 qui ont reçu ces lettres. Oui, même plus. Dans les fonctionnaires, je crois que c'est même 100 000 fonctionnaires sur l'ensemble de l'État. Un truc de fou. Mais ils n'avaient peut-être pas tous un statut aussi. Donc voilà, à voir. Mais oui, mais donc voilà, on n'est à nouveau pas d'accord avec ce Yellow Letters.
- Speaker #3
Le ring, it's on fire. Voilà,
- Speaker #1
mais il y a des gouttes de sang sur le tatami.
- Speaker #0
Je n'ai pas parlé d'image ou quoi, mais je trouve justement qu'on est très loin tout le temps. Il n'y a pas vraiment de... La réalisation, je ne la sens pas. Tu vois, ça pourrait être un... Je pense que j'aurais été plus touché par cette même histoire en reportage ou en pseudo-documentaire que de la manière dont ça a été fait là.
- Speaker #1
Tu sais que la réelle n'est pas super originale, mais la photographie est jolie. Notamment la présence de la couleur jaune Si vous ne l'aviez pas remarqué Le jaune est permanent C'est une couleur qu'on remarque Parce qu'elle n'est pas habituelle Elle est vraiment placée tout le temps Et tu sens qu'ils sont chaque fois dans un plan où il y a du jaune Parce qu'ils sont sous cette lettre jaune C'est ça leur destin de cette histoire C'est pas non plus très utile Mais ça fait une jolie photo Ça fait une jolie déco C'est ok
- Speaker #0
Le fait que ça a eu l'ours Ça me questionne énormément sur le... Sur qu'est-ce qu'il faut faire pour avoir un ours quoi ?
- Speaker #1
Un ours jaune !
- Speaker #2
Un sujet politique !
- Speaker #1
Bah c'est peut-être aussi, souviens-toi, je me tourne vers mes deux acolytes de Berlin, il y a eu un petit scandale aussi sur le fait qu'il y a un sujet dont on ne parle pas, non à la Berlinale, sur le fait que Wim Wenders refusait, enfin le président, de parler politique et surtout de ne pas parler de Palestine, ce qui est un gros sujet, c'est un gros tabou, un gros angle mort, pour ne pas rentrer plus dans les détails, en Allemagne. Et du coup, d'ailleurs il y a un moment donné, il y a des drapeaux palestiniens qui sont montrés dans ce film-là. Tu sens qu'il pose la bombe à cet endroit-là pour dire « Écoutez les gars, la société ça résiste. » Et je pense que la Berlinale donne ce prix politiquement aussi.
- Speaker #3
Il a dit que l'art devait rester à politique quand il a posé la bombe. Et puis il récompense un film extrêmement politique.
- Speaker #1
Ils sont entre deux chaises en Allemagne sur ça.
- Speaker #0
C'est drôle, mais je n'avais pas ça. Parce que j'ai vu le poster où il est marqué « T'as le gros nom Wim Wenders qui dit. » Un film formidable ! Je ne me mouille pas trop ! Et je me suis dit, bah tiens, son dernier film était chiant, donc celui-là est chiant pareil, c'est ça la corde ? Non,
- Speaker #2
pas du tout !
- Speaker #1
Oh pardon ! Bon, allez, allez, tang tang tang, encore des petites gouttes de sang qui tombent sur le tatami, c'est bon ! Alors les petits amis, on va sans transition du coup passer à notre pépite du passé !
- Speaker #4
Un touch de magie. Bez cette potion, et vous ne grandirez jamais encore un jour plus vieux.
- Speaker #5
C'est la fin. Pas de warning. Maintenant, un warning ? Siempre viva ! Vivez pour toujours ! Ernest, je suis dans le morgue. Ils pensent que je suis mort. Tu es, mais tu n'es pas.
- Speaker #1
Alors, la mort vous va si bien. En anglais, Death Becomes Her. Donc c'était un film, c'est toujours un film de Robert Zemeckis, avec Mary Streep, Goldie Hawn et Isabella Rossellini notamment. Et Bruce Willis, je vois d'ailleurs, bravo, il n'est même pas cité dans les quatre premiers acteurs. Très très bien, le pauvre Bruce Willis. Alors le petit pitch, depuis des années, Madeline est une actrice un petit peu tombée en disgrâce, mais qui vole les amants de son amie Hélène, écrivain. Un soir, cette dernière se rend au spectacle de son amie, accompagnée de son fiancé Ernest, séduisant chirurgien esthétique. Une fois de plus, l'actrice joue de ses charmes et finit par épouser Ernest. Hélène sombre alors dans la dépression, devient obèse, vouant une haine secrète envers son ancien ami. 14 ans plus tard, Madeline essaye désespérément de lutter contre l'inévitable vieillissement de son corps. Elle a totalement anéanti Ernest, devenu alcoolique, et qui en est réduit à voir sa femme paradée avec d'autres jeunes amants. Voilà, c'était halluciné, je vous le donne, j'ai essayé de rendre ça intéressant. Le film parle évidemment de bien plus que ça. Alors, intéressant déjà de dire tout de suite de ce film, c'est qu'au niveau des Rotten Tomatoes, j'ai été voir 58% et le public 62%. Donc voilà, on est sur un truc même pas fraîche. On est tout juste à la limite entre le fraîche et le rotten. Donc le film, pas bien reçu à son époque. Robert Zemeckis, il a déjà fait Roger Rabbit à ce moment-là. Il est deux ans à Forrest Gump, mais voilà, c'est quelqu'un qui... Qui s'est fait un nom déjà. Qui s'est fait un nom, qui aime bien faire des films avec des effets spéciaux un petit peu avant, en avant-garde, clairement. D'ailleurs, il a même eu l'Oscar pour les effets visuels.
- Speaker #2
Retour vers le futur, quand même.
- Speaker #1
Tout à fait, voilà. Et du coup, ce film est redevenu un petit peu culte. Maintenant, si on demande un petit peu aux gens, c'est genre, ouais, c'est trop bien. Mais à l'époque, les gens n'ont pas trop aimé. Petit tour de table, les amis, ce film, vous l'aviez vu. Quelle place occupe-t-il dans votre petit cœur ?
- Speaker #3
Moi, je l'ai découvert assez tard, ce film. Il y a quelques années, j'étais passée complètement à côté. Et à la vision, j'ai adoré. Je me suis dit, mais qu'est-ce que c'est ? D'où ça sort cette comédie noire délicieusement kitsch, excessive, qui sent bon les années 90, et qui s'assume complètement dans son côté kitsch. C'est ça qui est génial. Et en premier, c'est le casting. What the fuck ? C'était Bruce Willis, Meryl Streep, qui sont tous dans des rôles second degré, et ils ont l'air de s'éclater. C'est ça avec ce film. C'est qu'ils s'éclatent tous. Et j'adore ce côté, les deux héroïnes qui se détestent, et puis finalement qu'ils vont s'allier dans la... sororité un petit peu à la fin pour s'en prendre au mec ça je trouve ça trop drôle aussi les effets spéciaux délicieusement vintage et tu l'as dit le film a remporté l'Oscar des meilleurs effets spéciaux en 93 du coup donc non génial et c'est génial de voir ces deux actrices iconiques se transformer jouer avec leur corps le film est hyper fun en fait donc j'ai découvert tard mais quel bonheur de découvrir et scénario aussi génial et qui est encore complètement d'actualité aujourd'hui et c'est vrai que les effets spéciaux étaient révolutionnaires pour l'époque, le fameux trou dans le ventre de Madeleine la tête retournée de Hélène pour l'époque c'était hyper la tête retournée ça pique un peu aujourd'hui mais le trou à travers le Goldie,
- Speaker #1
ouais ça va mais le trou, franchement encore, je l'ai revu il y a deux jours c'est invisible,
- Speaker #3
c'est incroyable tu ne le vois pas c'est fou,
- Speaker #0
en fait dans le monde actuel, de toute façon si ton effet spécial date d'avant Jurassic Park c'est ok Jurassic Park a marqué vraiment le début maintenant vous n'avez plus d'excuses, nous avons fait le film parfait d'effets spéciaux d'ailleurs c'est le même scénariste comme il s'appelle,
- Speaker #1
David Kopp qui fait le scénario de ce film là et qui fera le scénario de
- Speaker #2
Jurassic Park aussi exactement et c'est la société de Georges Lucas qui a fait les effets visuels alors on continue le petit tour de table allons-y
- Speaker #1
Est-ce que tu l'avais déjà vu ?
- Speaker #0
Non, moi c'est vraiment... Alors c'est un truc que... Ça va parler aux vieux. Je suis le plus jeune des vieux aujourd'hui, mais en fait, c'était vraiment avant dans les vidéoclubs. J'y allais encore, j'adorais ça à l'époque. Donc j'ai vécu vraiment la mort de ceux-ci d'ailleurs. Et il y avait toujours cette affiche ou ces DVD de... Je trouve que l'affiche, elle est classique. Les trois personnages là ? Ouais, exactement. Avec du coup le visage retourné et le trou, ça attire de ouf. Donc j'ai toujours eu envie de le regarder. Je l'ai regardé il y a un moment quand même et je n'avais pas accroché. J'avais arrêté de le regarder d'ailleurs. Du coup, je m'y suis remis pour le podcast et je ne sais pas pourquoi j'avais arrêté à l'époque parce que c'était quand même sympa.
- Speaker #2
C'était quand même sympa.
- Speaker #0
Je pense que je n'étais pas dedans à ce moment-là. Du coup, c'est vrai qu'en termes de kitsch, on est à fond les ballons. Mais ça me fait penser à un autre film. D'ailleurs, petite recommandation pour ceux qui aiment celui-ci. C'est un film anglais qui s'appelle The Lair of the White Worm avec Hugh Grant. Personne ne connaissait une personne qui l'a vu, c'est normal. C'est un film où il est tout jeune et il y a aussi un truc de château d'une vieille meuf qui donne une poçon. Ça m'a fait penser un peu à ça. Bref, pour ceux qui veulent aller regarder ça aussi. Du coup, moi, ce film-là, j'étais un peu... J'ai bien aimé que chacun des acteurs, acteuristes, ne fasse pas du tout du « eux » . C'est-à-dire qu'ils sont dans des trucs qui sont complètement différents. Je sais que Bruce Willis est connu de base pour de la comédie dans une série qui s'appelle Moonlighting. Et qui du coup avait fait Die Hard déjà à ce moment-là. Et donc il commençait à arriver dans ce truc de macho man, de boss, de film d'action. Et là, de voir se retourner dans un petit docteur...
- Speaker #1
Vraiment misérable, hyper lâche.
- Speaker #0
Et ça, c'est vraiment plaisant. Et du coup de... de voir les deux femmes qui gravitent autour de lui d'ailleurs justement on parlait qu'elle devient obèse ça c'est un truc aujourd'hui ça n'existe plus et par contre un grand kiff de voir ça parce que c'est kitsch à mort mais c'est génial c'était plutôt kiffant de la voir remettre en replay la même scène où Maryl Streep se fait tuer par je pense Michael Caine dans le film dans la télé qui est venu jouer pour la scène enfin bref c'était vraiment kiffant et alors vraiment un grand merci pour avoir mis des chutes dans des escaliers Merci. Moi, j'adore ça. Je trouve ça trop drôle. Et il y en a une, la toute première, elle dure 4h30. C'est les escaliers, il y a 30 marches,
- Speaker #1
mais la scène fait 500 marches. C'est génial.
- Speaker #0
J'ai explosé de rire. Littéralement, je rigolais tout seul comme un con et je l'ai remis une ou deux fois, je pense, parce que la chute, elle est folle. Le montage est dingue. Et puis, quand elle arrive, elle est comme ça. Tu vois que quand elle se relève, t'es là en mode, ah bon, on est là-dedans. Mais c'est un petit peu le petit défaut que je voulais dire, parce que le film s'appelle Death Becomes Her. Et j'attendais que Death becomes her, en fait. Et t'attends ça pendant très longtemps. Après,
- Speaker #1
en anglais, to become, ça peut aussi vouloir dire ça te va bien. It becomes you, c'est-à-dire cette robe te va bien. C'est ça que ça veut dire. Tout à fait. Elle porte la mort, c'est un peu ça.
- Speaker #0
J'attendais qu'on y arrive à ce moment-là. Parce que je trouve que l'intro me semble très longue. Pour mettre les rapports entre les deux femmes, etc. J'ai trouvé ça un peu long.
- Speaker #2
Avant qu'elles aillent au château.
- Speaker #0
t'as un début qui est très rushé où on t'explique vraiment la dynamique ça va très vite et après t'as un long moment une distorsion un peu du temps t'attends très très longtemps et puis après vient le vrai moment où ça commence et ça commence pour moi au moment où, là ça commence très tard dans le film c'est ça qui lance le climax tout cet intrigue là ça aurait dû être vachement avant pour moi et du coup faire durer un peu ce plaisir là mais bon, je pense que c'était un peu le rythme à l'ancienne Néa...
- Speaker #2
que c'est comme ça qu'il a été fait à mon grand regret à fond et alors dernier but not least Julie je ne l'avais pas vu donc je l'ai découvert en fait moi ce que j'ai bien aimé c'est les thèmes qui sont traités un peu la critique à la serbe d'Hollywood la quête de la jeunesse m'a fait penser à The Substance c'est un peu The Substance de No.2 voilà la jeunesse éternelle le bistouri elle va comme par hasard épouser un homme qui pourra peut-être faire qu'elle soit jeune pour la vie mais en fait ça devient un sombre alcoolique Merci. sa carrière dégringole. Donc c'est assez drôle, en fait, dans la manière dont c'est traité. C'est très poussif, mais c'est assez jouissif. Moi, ça m'a fait du bien. Mais c'est vrai qu'à un moment, le temps s'étire un peu et on se dit qu'il ne se passe plus vraiment grand-chose. Et voilà, il y a ce couple avec Goldie Hawn qui veut reprendre sa revanche. Et c'est très long. Et finalement, moi, ce qui m'a fait assez rire, c'est que j'ai vu que c'était aussi un film qui était un peu comme The... Horror Picture Show, qui avait un côté assez queer, et qu'il y avait les costumes, le côté drag show, que je trouve assez drôle.
- Speaker #1
C'est vrai que le film est devenu culte auprès de la communauté.
- Speaker #2
Je trouve ça assez drôle que ça soit devenu ça en fait, et que ça soit culte aussi pour ça. Je trouve que les décors sont incroyables, la musique est génialissime. Alan Silvestri ! un des meilleurs compositeurs c'est vrai que la musique est très très bien mais en effet les costumes et tout donc l'univers est formidable après je trouve que ça pêche un peu comme tu dis au niveau du scénario par moment mais c'est assez drôlastique je sais pas si ce mot existe encore mais c'est bien résumé on
- Speaker #1
prend et toi et toi petit Martin moi je l'avais déjà vu j'adore voilà et puis c'est fou parce que là il y a un mois dans l'épisode précédent on avait parlé de Blue Velvet il y avait Isabella Rossellini aussi et elle est encore là le film était fait 8 ans avant elle a l'air plus jeune dans ce film-ci elle a pris sa petite potion elle a pris sa petite potion c'est pas possible elle est c'est incroyable j'ai dû vraiment vérifier mais c'est pas possible et autre chose que j'adore c'est que toutes les actrices qui jouent j'ai vérifié entre 42 pour Meryl Streep quand elle tourne et 45 pour Goldie elle a 42 ? ouais j'ai vérifié de fou 42 et donc ça c'est pas mal aussi de prendre des actrices dont j'ai un certain âge et de leur faire incarner cette industrie et en même temps ce regard, en plus c'est marrant parce que Meryl Streep c'est en plus une qui n'a jamais vraiment trop touché bon je sais pas exactement mais c'est une de celles qui ne touche pas trop la transformation abusive dans sa carrière et donc c'est super fort d'en avoir parlé après voilà ça reste super chouette c'est vraiment trop bien Bruce Lee, sa contre-emploi on adore à ce moment là, enfin un contre-emploi ou en tout cas nostalgie de ses rôles comiques d'avant par contre petit bémol pour moi sur la fin quand même j'ai un peu genre le film même si la fin a été refaite aussi mais Merci. En fait, finalement, le gars, il s'en sort super bien, alors qu'accessoirement, il est quand même un meurtrier. Il a quand même buté. Il a quand même buté, tu vois. Il vit une vie super bien. Alors, c'est lui qui vraiment a tout compris, alors que les deux femmes sont condamnées par vénalité, si tu veux, ou par désir d'être les plus belles tout le temps. il y a un petit aspect c'est la faute des femmes enfin c'est ces femmes qui auraient mal choisi leur vie c'est une belle métaphore de Hollywood moi je vois pas le problème exactement mais sauf que comme dans The Substance un petit peu tu vois où finalement le film faut quand même bien lire entre les lignes malgré tout alors que en fait c'est tout le système tu vois le mec il a le droit de ressembler à rien de vieillir et tout le monde s'en fout et on va parler que de sa super vie pleine d'accomplissements et elles vont être ramenées toujours à leur physique et donc ça pour ça je trouve que le film est bien il aurait dû pousser Merci. un peu plus, après en 1992, je pense que c'était aussi peut-être un peu le début de l'arrivée des bistouris je sais pas quand ça a commencé mais je pense pas non plus que c'est une technologie qui est si ancienne que ça au niveau de la chirurgie esthétique donc c'est peut-être un film que Zemmé qu'ils avaient besoin de faire pour vraiment tirer la sonnette d'alarme sur ce qui était en train d'arriver ça n'a pas empêché d'ailleurs c'est déprimant de savoir que Meryl Streep à 42 ans est considérée comme vieille parce qu'elle veut du coup ne pas vieillir dans le film
- Speaker #3
alors que je ne suis pas très loin de cet âge on est tous, on y va tous je veux bientôt pouvoir jouer ce genre de rôle ça va t'arriver il y a d'ailleurs une interview,
- Speaker #0
c'est ça qui me fait un peu rire c'est qu'il y a une interview très célèbre de Mary Strip où elle dit que elle a dit souvent d'ailleurs que quand elle a turn 40 elle a eu 40 ans, elle a eu 3 rôles de sorcière sur son bureau la même année c'est cool quand même l'image de la femme que vous avez les gars Hollywood m'envoie un signe ce qui est un peu drôle c'est impossible peu une sorcière là-dedans ce qui est un peu rigolo mais d'une autre manière et en dénonçant du coup je pense les agissements notamment d'Hollywood en vrai un film vachement malin pour le moment de sa carrière j'ai envie de dire politiquement précurseur aussi ça reste encore complètement d'actualité c'est de substance en moins trash en moins trash et en beaucoup plus exagéré sur plein d'autres aspects notamment le kitsch des décors des effets mais moi il m'a fait penser un petit peu vous avez vu ce film Les sorcières d'Eastwick ?
- Speaker #1
c'est aussi trois femmes dans un huis clos avec Nicholson il y a un peu cette relation et c'est une vague aussi un petit peu carton pâte il y a une vague un peu Beetlejuice c'est ça fin 80 début 90 c'est très comme ça très bien parce que vous avez encore des petites choses à dire sur ce film c'est tout regardez-le si vous l'avez jamais vu regardez-le on passerait à vous Alors, on a cherché pour le trouver. Il n'est pas sur une plateforme facilement accessible. Et donc, on ne vous recommande pas de trouver ça par vos propres moyens. On n'oserait pas dire ça sur ce podcast. Mais il faut être un petit peu créatif pour trouver ce film. Mais donc, non, non, mais n'hésitez pas. Si vous trouvez le DVD, louez le DVD. Achetez-le, louez-le.
- Speaker #0
Allez dans vos meilleurs vidéoclubs et prenez cette cassette VHS que vous allez mettre chez vous.
- Speaker #1
Exactement. Bon, très, très bien, les amis. Nous, on arrive à la fin de cet épisode de Mais, Mais pas avant de vous avoir parlé de nos coups de cœur de la semaine.
- Speaker #3
Si vous pouviez réaliser votre rêve et faire en sorte que votre crush, qui vous a un peu dégagé, tombe follement et éperdument amoureux de vous. Et bien c'est le point de départ du film dont je vais vous parler aujourd'hui qui s'appelle Obsession, qui est un film d'horreur américain réalisé par Curry Barker et que j'ai pu découvrir au BIF, Antin Compagny, entre autres, Martin, et qui est pour l'instant un des films les plus flippants que j'ai pu voir cette année. Grave.
- Speaker #1
Je ne pense pas tout. Tout à fait remis encore.
- Speaker #3
Quand je me réveille seule parfois dans mon lit la nuit et que mon mec n'est pas là, je flippe. Donc en gros, obsession. Café américain de Curie Berkert, ça parle de quoi ? On suit Bear, un ado un peu introverti qui est donc éperdument amoureux de son ami Nicky, qui est dans son groupe d'amis. Et un soir, il se fait clairement friendzoner par Nicky. Il comprend que ça n'arrivera probablement jamais entre eux. Il décide alors d'utiliser un espèce de gadget qu'il a acheté dans un magasin, qui est un exhausteur de souhaits. Et malgré tous les warnings qu'il y a sur l'emballage, il décide de l'utiliser et il demande que Niki l'aime plus que tout au monde. Et alors Niki va donc développer une espèce d'obsession folle pour lui. Et donc on n'est pas sur une petite potion d'Harry Potter, on est vraiment sur le sortilège ultra puissant. Donc moi ce que j'ai kiffé dans le film, c'est déjà le pitch de base qui est super efficace, ça tient en deux lignes mais ça marche hyper bien. Ce que j'ai kiffé aussi, c'est la progression dans l'horreur, qui est assez lente mais ultra efficace. On est chaque fois un cran au-dessus à chaque scène et on est de plus en plus mal à l'aise. Les acteurs sont super. En tête, celle qui joue Niki, franchement, la meuf, elle est ultra flippante. Je n'ai pas le nom de l'actrice ici, mais franchement, elle est géniale. Ça ne donne pas envie de se mettre en couple, je vous le dis tout de suite. Et ce que j'ai kiffé aussi, c'est vraiment que les scénaristes et les réalisateurs sont allés au bout du concept. Ça va vraiment de plus en plus trash jusqu'au climax que je ne vais pas révéler. Donc voilà, film bien flippant. Il y a vraiment quelques scènes d'horreur bien bien flippantes. Une effectivement qui se passe dans la chambre la nuit où il se réveille et elle n'est pas à côté de lui. Bref, j'en ai encore des frissons rien que d'évoquer cette scène. Donc bien au bout du concept. Ils l'ont bien exploité, j'adore. Et malgré tout, derrière le côté juste film d'horreur mainstream, il y a quand même un peu des espèces de thèmes abordés très légèrement, mais le harcèlement, la possessivité, le rejet. Et il y a un petit peu aussi cette question en filigrane, est-ce que la vraie Nikki, pas celle qui est obsédée par Bear, est-ce qu'elle a confiance qu'elle est ensorcelée et qu'elle n'a pas consenti à la relation ? Parce que du coup, elle se met en couple avec Bear. donc ça c'est assez intéressant il y a ce côté un peu le jeune garçon finalement il n'a pas accepté d'être poussé par cette copine par Nikki et donc finalement elle est aussi victime de ça donc voilà une bonne intrigue des scènes ultra effrayantes donc moi c'est tout ce que j'attends d'un bon film d'horreur et pour moi Curry Berker c'est un peu le nouveau maître de l'horreur donc j'attends la suite avec impatience
- Speaker #0
Trop bien ! A toi mon bon Edouard !
- Speaker #1
Eh bien moi, cette semaine, je vais un peu déroger à la règle. Je n'ai pas vous proposé un film, mais je vais vous proposer une vidéo YouTube que j'ai trouvée extraordinairement intéressante qui s'intitule « La face cachée de l'école de Luc Besson. Plagiat, abus, agression ? » C'est le titre de cette vidéo qui a été faite par Nicolas Delage qui parle beaucoup de cinéma sur sa chaîne. Cette vidéo, elle... Elle passe un peu par toutes les phases de cet homme qu'on a beaucoup entendu de oui dire sur lui. Il y a eu beaucoup d'accusations, il y a eu beaucoup d'articles, etc. Ça remet absolument tout dans le contexte. Et comment il a financé son école, ça n'aurait pas dû être une école, c'était plutôt des studios, mais qu'en fait, il a fait ça de venir à une école parce que sinon, il n'avait pas de subsides, etc. Donc en fait, ce mec-là, ce n'est que des magouilles et que des trucs horribles à chaque fois. C'est tout. tout est décrit dans la vidéo, je recommande mille fois à regarder, les gens qui sont un peu intéressés par le cinéma et aussi par les dérives que peuvent avoir une envie de pouvoir ou un besoin de grandeur on va dire c'est ultra intéressant, il y a plein de trucs à manger là-dedans, ça parle d'Arthur Malédiction aussi, que ça a été fait par des étudiants qui n'ont pas forcément été bien rémunérés que les conditions n'étaient pas dingues bref, plein de trucs, ça parle de plein de choses, c'est vraiment génial, je le recommande mille fois d'aller voir, donc la face cachée de l'école de Luc Besson par Nicolas Delage
- Speaker #2
Eh bien mon gros gros coup de coeur de la semaine qui se trouve actuellement au cinéma, c'est Un Monde Fragile et Merveilleux, donc un film libanais réalisé par Cyril Harris. Donc c'est un film d'une grande beauté qui raconte l'histoire de Nino et de Yasmina qui tombent amoureux sur les bancs de leur école à Beyrouth. et qui rêvent déjà d'un ailleurs, d'un monde plus doux, alors que les bombes tombent. Et 20 ans plus tard, suite à un accident, ils vont se retrouver. Et donc comment construire un avenir dans un pays en guerre ? Comment vivre une relation qu'on n'a jamais pu vivre ? Est-ce que vous, vous seriez prêts à quitter votre pays en guerre, alors que vous avez encore des attaches, alors que tout vous ramène à ça ? Donc c'est incroyable de voir au milieu de ce monde fragile, de cette guerre, un monde merveilleux qui est leur amour, qu'il y a La famille qu'ils ont construit et leur histoire d'amour qui est magnifique. Nino est un personnage sublime. L'histoire d'amour, elle est pure, elle est d'une grande vitalité, elle est éblouissante. Moi, ça m'avait fait vraiment du bien. C'est une histoire d'amour qui enlève tout sur son passage. C'est très beau. Et donc, ça pose la question de quand le monde devient de plus en plus fragile, comment le rendre merveilleux ? Et c'est à découvrir au cinéma.
- Speaker #0
Ah là là, cette voix !
- Speaker #3
J'ai oublié de dire qu'Obsession sort ce mercredi au cinéma. Voilà. Pour une fois qu'on est dans l'actu chaude Il sort Elle est chaude Elle est chaude Obsession sorceau Ma cri de cinéma Allez le voir Très très bien
- Speaker #4
Ça fait combien de temps pour toi ? Il y a des gens qui veulent te tuer. Tu entends un chien ? Très important le chien. Il va être à même, son piton est aussi dangereux. Personne ne peut t'aider. Tu t'appelles comment ? Vincent. Je sais pas si tu te souviens mais tu m'as agressé hier soir.
- Speaker #0
Et bien quant à moi, je vais vous parler d'un film soudain, et c'est un film que j'attendais depuis longtemps, et donc j'étais ravi de voir qu'il est arrivé sur le catalogue de la plateforme, ça s'appelle « Vincent doit mourir » , donc film de Stéphane Castang, avec le merveilleux Karim Leclou. Je pense qu'on ne souligne pas à quel point Karim Leclou est juste un acteur exceptionnel, avec Vima Laponce notamment. Voilà, le petit but c'était tout simple, Vincent c'est vraiment le mec lambda le plus total, vraiment sa vie elle est... Elle est vraiment un peu nulle, mais du jour au lendemain, et sans raison, les gens commencent à l'agresser. Mais vraiment, genre vénère. D'abord, tu penses que c'est un accident. Et puis, en fait, il se rend compte que non seulement les gens l'agressent, mais les gens veulent le tuer. Et puis, en fait, tout le monde veut le tuer. Donc, il est obligé de fuir. Il va avoir son existence absolument complètement bouleversée. Il va essayer de sauver sa peau, déjà de base. Essayer de comprendre ce qui lui arrive. Et puis, devoir peut-être changer certains de ses choix. Et puis, fuir et changer un petit peu son mode de vie. C'est un pitch tout simple, qui intrigue en même temps et qui est hyper bien porté par les acteurs. Franchement, ce petit film, Vincent doit mourir, je ne vous révèle pas évidemment tout ce que vous allez découvrir dans ce film, mais c'est un petit concept que j'adore. C'est un petit film un peu indé comme ça qu'on adore, un peu fantastique, un peu thriller, comédie-drama, on sourit, on cringe, on rigole. Franchement, c'est trop trop bien, ce Vincent doit mourir. C'est disponible sur Suneur. Mais qu'est-ce que vous attendez ?
- Speaker #3
Et voilà, ce n'est que du cinéma, c'est terminé pour aujourd'hui. Merci de nous avoir écoutés, on espère que ça vous a plu. Alors si ça vous a plu, n'hésitez pas à nous mettre des petites étoiles, un petit commentaire, un petit like, en parler autour de vous. Et on se retrouve très bientôt pour un prochain épisode de ce n'est que du cinéma.
- Speaker #0
Trop bien, et bien oui, tout comme elle a dit Tout ce qu'elle a fait, qu'on dit que tout paraît Que comme elle a fait Alors les amis, nous on a plus qu'à vous souhaiter Une excellente matinée, après-midi Soirée, on ne sait pas quand vous nous écoutez Une excellente écoute Voilà, plein de films dans vos vies Et des paillettes Et vive le cinéma Ciao