- Speaker #0
Et bienvenue dans un nouvel épisode de Ce n'est que du cinéma, le podcast qui réunit des amoureux de cinéma autour d'une table afin de commenter l'actualité des sorties, vous faire découvrir ou redécouvrir des pépites enfouies dans le passé ainsi que nos coups de coeur du moment. Aujourd'hui j'ai la chance d'être accompagné de Gabriel Comment ça va Gabriel ?
- Speaker #1
Ça va, ça fait longtemps, ça fait quelques semaines Depuis mars ? Depuis le mois,
- Speaker #0
oui Tu t'étais échappé au Vietnam Bah oui, j'ai survécu au Vietnam C'était pas ma guerre T'as encore des traces de napalm partout, ça colle C'est le bouclier de saloperie la jungle
- Speaker #1
I'm back
- Speaker #0
Très bien, on est content de t'avoir en tout cas Et puis j'ai à ma gauche Julie, comment ça va Julie ?
- Speaker #2
Ça va, écoute, je suis ravie d'être là aujourd'hui, ce bon lundi pluvieux
- Speaker #0
Oui, parce que là, il faut le dire aux auditeurs, on enregistre un lundi 8 juin à 19h et on vient de se prendre la drache nationale, mais vraiment le déluge. Et puis, une nouvelle voix autour de ce podcast, Kevin Giraud de Surimpression. Comment ça va Kevin ?
- Speaker #3
Écoute, ça va bien, trempé comme je disais, mais on survit.
- Speaker #0
Très très bien. D'ailleurs, Kevin, comme le veut la coutume quand une nouvelle voix arrive dans ce podcast, on a des petites questions pour toi, en tout cas au nombre de deux. La première, c'est pour ceux qui ne te connaissent pas. toi ton rapport au cinéma, t'as grandi, comment ça s'est mis, ton premier film, je ne sais pas, ton premier choc cinéma et puis ce qui t'a amené jusqu'à la création de ton magazine sur impression notamment, je spoil déjà un petit peu
- Speaker #3
Alors mon rapport au cinéma, j'ai un peu réfléchi avant le podcast je crois que mon premier vrai souvenir de cinéma c'est pas dans une salle de cinéma c'est lors d'un voyage aux Etats-Unis, j'ai eu le plaisir de découvrir Jurassic Park en plein milieu d'un orage Merci. torrentiel et donc quand la séquence du direct a commencé et que le verre a commencé à trembler sur le pare-brise de la voiture, j'ai vraiment eu une grosse immersion de cinéma. Je crois que j'ai pas très bien dormi ensuite mais ça m'a quand même donné envie d'en savoir plus et donc j'ai fait des études de cinéma et puis j'en suis venu à devenir journaliste cinéma, notamment pour Surimpression.
- Speaker #0
Excellent et alors deuxième question, je sais de source sûre que tu ne viens pas les mains vides en cette première fois de podcast, qu'est-ce que tu nous amènes dans ta besace ?
- Speaker #3
Alors, au-delà d'un gâteau au chocolat, pas du tout podcastable, je ramène un programme de festival parce qu'en fait avec Surimpression, donc une revue qu'on a fondée en 2022, on a eu envie après 4 ans d'aller plus loin que la page et donc d'aller à la rencontre de notre public avec un festival de cinéma qui aura lieu du 12 au 14 juin donc littéralement ce week-end au cinéma aventure. Donc si vous voulez en savoir plus, vous pouvez aller sur le site de surimpression.be et vous allez y retrouver une dizaine de séances de toutes sortes, de tous types Merci. du documentaire comme All the Beauty and the Bloodshed ou une séance plutôt genre avec le film grave de Julia Ducournau.
- Speaker #0
Excellent.
- Speaker #3
Une séance mystère que je vous invite vraiment à...
- Speaker #0
Essayer de deviner.
- Speaker #3
Exactement. Ça n'a toujours pas été révélé encore ce film mystère. Ça n'a toujours pas été révélé.
- Speaker #0
Il y a des indices pourtant. J'ai essayé moi.
- Speaker #3
Il y a des indices. C'est un film qui a fait beaucoup beaucoup de bruit à Cannes. C'est un film où on va passer une très bonne soirée. Je vous invite vraiment à vous laisser tenter. Et à côté de ça, je pense qu'on peut aussi souligner qu'on a des séances plutôt légères avec RRR qui va clôturer le festival, monument du cinéma indien de ces dernières années.
- Speaker #0
Ça avait l'air trop génial. J'avais la chanson principale sur Spotify pendant deux semaines. J'espère que quelqu'un va monter sur scène pour faire la choré. Pour faire la choré.
- Speaker #3
Je suis hyper fan.
- Speaker #0
Excellent, très bien et en plus on va aussi dire aux éditeurs qu'on sera là on sera là aussi pour présenter l'un ou l'autre film aussi et puis surtout pour en permanence couvrir un petit peu les réactions à chaud Auditeurs, auditrices, si vous êtes là, venez nous voir. On aura un petit micro toujours disponible pour venir faire des petites critiques à chaud du film et des films qu'on va voir, du festival. Gabriel, je sais que dimanche, tu seras là. En tout cas, c'est sûr.
- Speaker #2
Je confirme, dimanche.
- Speaker #0
Voilà, Julie, ce n'est pas encore décidé dans la roche.
- Speaker #2
La petite séance mystère. Tu seras là pour la séance mystère.
- Speaker #0
Très bien. C'est quand la séance mystère, d'ailleurs ?
- Speaker #3
La séance mystère, c'est le vendredi soir à 21h30. Et juste avant, on repasse After Sun, qui était un des grands films de l'année 2023. Je ne dis pas de bêtises. Vraiment... Un gros coup de coeur de l'équipe, qu'on vous invite.
- Speaker #0
Oui, qu'on adore Paul Mescal. Que certains adorent un peu trop dans cette émission. Bon, très bien. En tout cas, le rendez-vous est pris. On espère vous voir. Si vous nous écoutez, en général, la plupart des auditeurs nous écoutent d'ailleurs le jour où ça sort. Donc voilà, mercredi, si vous êtes mercredi, jeudi, vendredi, vous pouvez encore venir ce week-end pour le super festival Surimpression. Alors les amis, avant de vous présenter le programme de la semaine, évidemment, et c'est pas parce qu'on parle de Surimpression qu'on va oublier de parler de notre super... Super sponsor, Sooner. Sooner, vous les connaissez maintenant, c'est une plateforme de streaming belge conçue par et pour les amoureux de cinéma. Sooner, c'est un large catalogue riche et varié qui offre un regard unique sur la richesse du cinéma européen et mondial. Sur la plateforme. Vous pouvez y trouver des films intemporels, des films primés dans les plus grands festivals, des trésors cachés, mais aussi les toutes dernières sorties cinéma à la demande. Ben oui, que demander de plus en fait en réalité ? Que demande le peuple ! Exactement, Sounar, plus de Sounar !
- Speaker #2
Sounar !
- Speaker #0
Sounar,
- Speaker #3
partenaire du festival sur Impressions également.
- Speaker #0
Ah ben voilà, la boucle est bouclée !
- Speaker #2
Sounar est partout !
- Speaker #0
Vous rappelez évidemment que si vous ne voulez rien rater de nos aventures, foncez vous abonner sur Instagram et TikTok. Si ce n'est pas encore fait, ce n'est que du cinéma. Et puis si ce podcast vous plaît, évidemment, n'hésitez pas à lui mettre 5 étoiles sur Spotify, Apple ou quelle que soit la plateforme sur laquelle vous nous écoutez. De nous laisser un petit commentaire, ça nous donne un maximum de force pour vous proposer toujours plus de magie cinéma. Et puis tant que vous êtes sur TikTok et... Moi TikTok, est-ce que vous êtes sur TikTok ? On est tout à fait sur TikTok. J'allais dire, tant que vous êtes sur TikTok et Instagram...
- Speaker #2
Les boomers que nous sommes.
- Speaker #3
On fait un magazine papier mais on est sur TikTok. Excellent.
- Speaker #0
Allez aussi vous abonner à surimpression.be, ça ne mange pas de pain. Alors cette semaine les amis, le programme on y arrive, on y arrive. Cette introduction était beaucoup trop longue. On va vous faire un épisode qui va vous offrir en exclusivité notre avis sur le tout nouveau film de Steven Spielberg, Disclosure Day. Ensuite, deux petits ovnis cinématographiques. Vous avez vu ce que j'ai fait avec cette petite blague ? Tout d'abord, on partira dans l'Irak des années 90 avec The President's Cake, où une petite fille se voit désignée pour préparer le gâteau de Saddam Hussein. Ensuite, deuxième ovni, on va partir du côté de Sainte-Marie-aux-Mines, où comment deux inspecteurs pas top se voient muter dans un village alsacien pas ouf pour résoudre un crime. On vous parle évidemment, si vous ne l'avez pas encore deviné, du château dans le ciel. Et le tout sans oublier nos coups de cœur de la semaine. Est-ce que vous êtes prêts ?
- Speaker #4
Oui !
- Speaker #0
Alors Disclosure Day pour le petit pitch. Et si on découvrait que nous n'étions pas seuls ? Et si on te le montrait, on te le prouvait ? Et si éventuellement ça te faisait peur ? Les gens ont le droit à la vérité. Elle appartient à 8 milliards de personnes. Chaque seconde nous rapproche de l'inévitable. Le Disclosure Day. C'est le pitch de Hallociné. C'est un film de Steven Spielberg, on l'a dit. Quand même, script de David Cope, c'est quand même rien. Il faut le dire, on en parlera peut-être un petit peu plus avec Emily Blunt, Josh O'Connor, Colin Firth notamment. D'abord, petit tour de table, les petits amis, on l'a vu en vision presse. Qu'est-ce qu'on en a pensé ? Kevin, tiens.
- Speaker #3
Hola. Alors, il faut encore que je le digère, je pense, on l'a vu ce matin. J'ai quelques réserves par rapport au film. C'est un grand film de cinéma, c'est un grand film de Spielberg. Qu'est-ce que ça raconte aujourd'hui un grand film de Spielberg sur le monde dans lequel on vit ? Ça par contre, je suis encore en train de me questionner là-dessus.
- Speaker #0
Excellent, et toi mon bon Gab ?
- Speaker #1
Moi j'étais bien content de retrouver Spielberg, après je crois que le dernier film de Spielberg que j'ai vu au cinéma c'était Le Tintin je pense. Donc j'étais très content de retrouver Spielberg. Après je suis assez d'accord avec Kevin, est-ce que ce film est pertinent à l'heure actuelle, à cette époque ? Est-ce que j'avais envie qu'on me raconte cette histoire ? Est-ce que ça m'a intéressé ? Je sais pas.
- Speaker #0
Ok, très bien. Julie, toi tu ne l'as pas.
- Speaker #2
J'aurais aimé le voir, donc je vous écoute.
- Speaker #0
Le but de l'émission ça va être d'essayer de te convaincre D'aller le voir Et sans spoiler Ça va être délicat aussi Ce qu'il y a dans la bande annonce on va pouvoir en parler Mais on parlera pas évidemment du film en termes de spoiler Moi j'ai plutôt bien aimé mais j'avoue que c'était un gros morceau à digérer Ce qui est évident c'est que ça reste Spielberg C'est que c'est super bien fait Toutes les qualités évidentes d'un film de Spielberg sont là Pour l'histoire effectivement Oui c'était tout fut Je me souviens en sortant du film C'est tout fut comme film Bon alors... Qui veut commencer un petit peu plus en détail sur ce film ? Choisissez, Gab, Kevin. Vas-y Gab.
- Speaker #1
Honor au nouveau, non ?
- Speaker #0
Oh le lâche ! Je me jette à l'eau.
- Speaker #1
Moi déjà, je suis quand même impressionné de la longévité de Spielberg, parce que le gars, il est quand même là depuis Jaws dans les années 70, il était au top avec Jurassic Park il y a plus de 30 ans, et là il est encore là.
- Speaker #0
Il a 79 ans, on a vérifié.
- Speaker #1
C'est quand même impressionnant, et je me suis dit, la confiance que lui donnent les studios pour faire un film comme ça, mais en fait c'est ça. propre boîte de prod aussi qui produit ses amblines donc le gars il est au dessus de tout et j'ai reconnu la musique de John Williams aussi qui m'a fait beaucoup plaisir parce qu'on reconnaissait ça la patte de John Williams c'est pas possible que ce soit John Williams si on a vérifié le gars il a 94 ans aussi et il est sorti de sa retraite pour ça ça c'est quand même assez impressionnant leur longévité et puis c'est difficile de critiquer qui est Spielberg sur la réalisation, ça c'est quand même du caviar au niveau de la réalisation. Chaque plan, tu vois que c'est choisi, que le choix de caméra raconte quelque chose, les scènes d'action sont aussi incroyables. Après, j'enchaîne sur le négatif aussi,
- Speaker #0
je dis...
- Speaker #1
Après, le scénario, je trouve qu'il n'est pas incroyable, pour moi c'est vu et revu, la méchante organisation, les méchants, c'est très cliché, c'est déjà revu, et David Cope. C'est souvent un outil marketing parce qu'on avait déjà parlé de lui pour le Jurassic Park, le dernier Rebirth, parce qu'il avait participé de près ou de loin au scénario Jurassic Park. Je trouve que ce n'est pas un super bon scénariste. Il n'a pas fait de très très bonnes choses. Il a fait Indiana Jones et le crâne de cristal qui s'est planté. Il a fait d'autres trucs.
- Speaker #0
Il a fait Death Becomes Her dont on avait parlé. La mort vous va si bien. C'était déjà lui aussi au script. Non, il a scripté des tetratones de Shadows. Oui,
- Speaker #1
mais il ne fait pas toujours des très bonnes choses non plus. Et quand il revient avec Spielberg, ce n'est pas toujours top. Et là... Je trouvais que le scénario n'était pas ouf.
- Speaker #3
Je vais enchaîner, moi je te rejoins. Il y a quand même quelque chose qui m'a embêté dans le film. Déjà, il est assez long et je pense que le propos qu'il veut amener est très intéressant mais ne mérite peut-être pas un aussi long film. 2h30 comme cassement. 2h30, effectivement. Et dans le scénario, il y a quand même toute une série de questions sur qu'est-ce qu'on raconte au-delà d'un scénario de cinéma. Et c'est peut-être moi le gros défaut du film, c'est qu'est-ce que le film veut nous raconter. Je pense comprendre ce que le film veut nous dire, je pense comprendre là où se trouve Suelberg, mais c'est difficile parfois de creuser à travers les différentes interviews qu'il a données, les extraits d'interviews qu'on voit dans les bandes d'annonce, où il nous parle de son amour pour les extraterrestres, du fait qu'il y croit maintenant, et qu'aujourd'hui c'est ça dont on a besoin. Mais à quoi on a besoin de croire aujourd'hui, pour moi le film ne répond pas vraiment à la question.
- Speaker #0
Ouais. Oui c'est ça Je me suis aussi posé la question De quoi parle le film Il y a beaucoup de thèmes classiques Il y a évidemment le thème de l'enfance De l'innocence de l'enfance Les aliens ça fait très longtemps Il y a quand même 3-4 films de lui qui parlent de ça Il y a un délire mystico-religieux Il y a la foi qui est questionnée C'est pas par hasard qu'il y a des scènes Qui se passent dans un couvent avec un personnage Mais je crois que ce qu'il veut Pour moi Si je devais le résumer en une phrase c'est vraiment Je crois qu'il part d'une théorie un peu naïve, mais peut-être très humaniste de sa part. Je crois que dans ses vieux jours, il reste un optimiste de l'éternel. Spielberg est un grand enfant avec un cœur en or et qui voit l'humanité probablement mieux que ce qu'elle naît. Je crois que son postulat de base du film, c'est de se dire que si on découvrait demain qu'il y avait des aliens qui communiquaient avec nous, on arrêterait de faire des guerres sur cette planète.
- Speaker #3
En tout cas, les Etats-Unis.
- Speaker #0
En tout cas les Etats-Unis, c'est ce truc de, en fait, ça c'est un des défauts du film, c'est qu'on ne sent pas assez bien cette troisième guerre mondiale qui est annoncée dans le film. Il y a vaguement un demi-coréen représentant qui passe, mais c'est vraiment pas bien amené. C'est notamment ça que j'aurais voulu voir de plus, c'est la montée des tensions, c'est quelque chose qu'on voit très bien dans Arrival, par exemple, tu vois, où il y a des aliens, mais que du coup on sent vraiment la tension entre les différents pays qui sont prêts à collaborer, mais vraiment à chaque petite seconde seraient prêts à... tout retirer, de retirer leur bille parce que ça peut être un danger, il y en a qui sont plus belligérants que d'autres, etc. C'est très bien montré dans Arrival de Villeneuve, c'est assez moins bien montré là, et je trouve que c'est ça l'enjeu, en tout cas c'est ça que je comprends de l'enjeu, c'est que l'empathie est finalement la qualité maîtresse que les humains devraient mettre en avant, la phrase est dite dans le film, et que c'est très pacifique, c'est très pacifiste, c'est très optimiste, c'est très voilà, les enfants ont toujours un regard pur qui permet de voir l'âme des humains de façon positive, mais ça reste du Spielberg, on a besoin de cette dose de positivité. Je crois que c'est ça son postulat.
- Speaker #1
Est-ce qu'on vit actuellement, je trouve qu'il pourrait s'approprier d'autres thèmes qui seraient beaucoup plus parlants. Et je peux comprendre que Spielberg et George Lucas ont été biberonnés aux pulpes des invasions aliennes dans les années 50, mais parce que c'était de l'époque, c'était la conquête spatiale, la compétition contre les russes pour aller dans l'espace. Maintenant, c'est un petit peu passé.
- Speaker #3
C'est des films qui, à l'époque, étaient éminemment politiques. C'était presque des films de propagande. Mais même quand Spielberg et Lucas commencent à faire des films, c'est aussi des films qui ont quand même un... un gros bagage politique. Ici, j'ai un peu du mal à voir où est-ce que Spielberg se positionne. Alors oui, effectivement, la naïveté, l'empathie, je suis tout à fait d'accord. Est-ce qu'on peut se contenter de dire utilisons l'empathie pour changer le monde, pour que ça arrive vraiment aujourd'hui, en 2026 ? J'aimerais y croire, en tout cas, j'ai l'impression que Spielberg y croit. Moi, j'ai un petit peu du mal.
- Speaker #0
Oui, c'est un peu bisonneau en soi.
- Speaker #1
Les effets spéciaux c'est pas terrible
- Speaker #0
Ils ont mis tout le budget dans le cachet des acteurs Il n'y a plus d'argent pour le renard Il n'y a plus d'argent pour le renard Par rapport aux effets spéciaux il y a un truc qu'il faut quand même souligner C'est que Spielberg est un des
- Speaker #3
Derniers réalisateurs Qui se lève contre l'IA Et contre l'utilisation de l'IA générative à Hollywood Et donc ça au moins on peut le reconnaître Effectivement les effets spéciaux ne sont pas forcément canon Même si moi j'ai un petit faible pour le design des aliens Un peu rétro,
- Speaker #0
très classique Les aliens étaient bien faits C'est vraiment les animaux qui sont un peu...
- Speaker #1
Mais assez classiques sur le design des aliens, ça a déjà été vu et revu.
- Speaker #0
Je crois qu'il fait exprès de faire l'alien type typiquement qu'on l'imaginait dans les années 70.
- Speaker #1
J'ai l'impression qu'il se cite lui-même aussi, parce que c'est le même genre d'alien dans Rencontre du Troisième Type, en E.T. Il y a même un vaisseau qui fait un peu...
- Speaker #0
Guerre des Mondes aussi, c'est au moins son quatrième film où il parle de ça. Je ne sais pas s'il se recite, c'est un autre point de vue ceci dit. Non,
- Speaker #1
je dis il se cite lui-même. Ah, il se cite, il se recite. La guerre des sites.
- Speaker #0
Bon très bien, autre chose à te dire sur ce film parce qu'évidemment on peut pas vous spoiler donc on va devoir vous laisser là les petits amis en termes d'analyse
- Speaker #3
Peut-être oui, reparler un petit peu de la mise en scène du film parce qu'il y a des plans on parlait des séquences d'action un tout petit peu avant il y a des plans séquences que moi j'ai l'impression d'avoir plus vu au cinéma depuis plusieurs, peut-être pas décennies mais en tout cas ça fait un petit temps que j'avais pas vu des scènes d'action filmées comme ça Ça reste le chef ouais,
- Speaker #0
tout le monde a récité une en off quand on sortait de la salle
- Speaker #1
Dans la salle de météo, c'est une scène qui est dans la bande-annonce, c'est quand l'héroïne commence à parler bizarrement, c'est tout en plan séquence et c'est magistral. Il y a une bête scène où elle se fait arrêter par un flic, et après tu as un plan où elle laisse le flic en plan littéralement, et tu vois à l'arrière de la voiture, mais c'est bien fait. Chaque plan raconte quelque chose.
- Speaker #0
Il y a aussi un plan de couteau, où tout d'un coup il vient emprunter à du Hitchcock, une demi-seconde, avec un reflet couteau qui est juste merveilleux.
- Speaker #1
Ah peut-être, oui.
- Speaker #0
Si, si, genre, va aller.
- Speaker #1
à mon avis numériquement ils l'ont ajouté mais c'est juste trop bien c'est juste parfait en fait tout est hyper précis chez Spielberg c'est incroyable et puis il y a les Spielberg face aussi donc les gens qui sont ébahis devant quelque chose d'incroyable il y a les flares aussi les grosses lumières les lens flares il en abuse et à un moment donné j'étais un peu genre épilepsie les amis à
- Speaker #0
fond non non c'est vrai que les plans séquences ils sont très forts quoi d'autre qu'est-ce qu'on a pensé du cast quand même des acteurs tous très convaincants Emily Blunt au top
- Speaker #1
Très bon cast et j'étais étonné de revoir l'acteur de Coup de foudre à Notting Hill aussi qui a pris un petit coup de vieux. Colin Firth.
- Speaker #0
Il a pris un petit coup de vieux.
- Speaker #1
Il a fait quand même des films entre temps. Oui, c'est le premier que j'ai vu de lui.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'il y a ? Il y avait un film avec Tom Ford aussi où il jouait une relation homosexuelle excellente aussi. Single Man. Voilà, Single Man. Il y a l'importance d'être honnête aussi, the importance of being honest. Il y a plein de trucs qu'on oublie évidemment. Est-ce qu'il n'y a pas des films d'action aussi là où ils sont pleins ?
- Speaker #1
Oui, de...
- Speaker #3
Kingsman le discours d'un roi aussi c'est merveilleux ça je pense que c'est le meilleur rôle mais après je pense que du coup le fait que ce soit lui j'ai l'impression que c'est un méchant un peu Spielbergien dans le sens où il est sans trop révéler mais je pense qu'il y a quand même ce côté peut-être un peu trop gentillet du méchant qui diminue
- Speaker #0
un petit peu l'impact du film les méchants sont très méchants les gentils sont très gentils ouais même le méchant il est pas si méchant tu comprends il faut te comprendre un peu grâce à la force de l'empathie et de l'amour et des bisounours du coeur mais en même temps c'est un thème qui peut nous plaire et nous faire du bien à cette époque c'est un film qui fait du bien moi je trouve moi j'ai vraiment passé un bon moment mais il faut un peu le digérer et je crois qu'il faut un peu lire en filigrane il y a des indices qui sont donnés dans le film sur ce qu'il veut dire et les deux heures et demie passent bien pas vu le temps passer je me suis quand même demandé parce qu'il y a sûrement des gens qui vont Est-ce que c'est pas aller un peu dans le sens des théories du complot ? Mais apparemment ça a commencé à faire des théories du complot. Mais non parce que franchement le gars il dit bah ouais vous aviez raison la zone 51 tout ça c'était tout était vrai. Et bah là on va repartir sur une autre. Franchement Steven mais on avait pas besoin de ça quoi. A l'heure des fake news il y avait pas besoin d'un gars qui vous dit vous aviez raison. Je vous ai compris. Non mais c'est fou quoi.
- Speaker #1
Pendant la séance je me suis dit est-ce qu'on verra notre vivant des aliens en fait ? Parce qu'à un moment ça va arriver et qu'on sera là. Enfin ce sera quand même un disclosure day quoi.
- Speaker #0
Ce serait un disque logeré à fond.
- Speaker #3
On y croit en tout cas. Pour le coup, on peut critiquer le film pour tout ce qu'il a d'apolitique ou de naïf, mais en tout cas, par contre, on est à fond dedans. En termes d'écriture et de rythme de mise en scène, on est à fond dedans.
- Speaker #0
Il y a une cascade de trains. Apparemment, il en rêvait depuis 60 ans, mais il n'avait jamais eu les sous pour la faire ou jamais eu l'occasion de le mettre correctement. Mais déjà, il aime les trains. On le voit dans, si vous avez vu, The Fabelmans. C'est vraiment les yeux... bleu du petit enfant qui voit ce train arriver,
- Speaker #1
ça lui fait la vocation du cinéma évidemment c'est auto-filmé mais auto-biographié Après tu sens qu'il y a un peu d'effets spéciaux avec le train aussi je pense qu'un Spielberg à l'époque il aurait fait 100 effets spéciaux qu'un vrai requin qui marche pas un vrai Spielberg
- Speaker #0
Bon très très bien les amis sans plus attendre, on va passer au deuxième film de notre sélection, on va passer à The President's Cake
- Speaker #5
On recommence, on y va L'envie est accrochée à la mutine !
- Speaker #6
On va faire le tirage au sort. L'élève qui aura le grand honneur d'apporter un beau gâteau d'anniversaire. Cette année, ce sera... Lamia Ahmed Naif.
- Speaker #5
Très bien, monsieur. Dis-moi, Bibi, t'es fâchée contre moi ? Le gâteau, tu l'oublies, ma chérie. Il a dit que même un petit gâteau suffit... Fairez l'argent, je le trouve où ?
- Speaker #0
Alors, The President's Cake, pour le petit pitch, nous sommes dans l'Irak de Saddam Hussein en 1991. 91 pour nos amis français qu'on salue. Lamia a 9 ans et elle se voit confier la lourde tâche de confectionner un gâteau pour célébrer l'anniversaire du président. Sa quête d'ingrédients, accompagnée de son ami Saïd, bouleverse son quotidien. Donc, film de Hassan Hadi avec Manid Ahmad, avec Naïf Sayad, Mohamed Kassem, Walid Tabeh. Crave Bats, je n'arriverai pas à les dire si bien, c'est pas grave. Qu'est-ce qu'on a pensé de ce film qui, quand même, j'ai vérifié, a fait 262 000 entrées en France. Donc quand même un petit succès et puis pas mal de prix aussi à Cannes. Camerador à Cannes. Et bien voilà, un Camerador. Et bien voilà, garde la parole. Je garde la parole. Raconte-nous cette histoire de birthday cake, comme on l'appelait sur notre boîte.
- Speaker #2
Camerador à Cannes en 2025. Donc pour la petite histoire, c'est la semaine de la critique, donc les premiers films. Pour un premier film, je trouve que c'est un film déjà très courageux de par son sujet. On est plongé en fait en 1990 en Irak et je l'ai trouvé assez intelligent en fait dans sa mise en scène parce qu'on nous montre en fait tout à hauteur d'enfant. Donc on est quand même dans un pays sous embargo, c'est la propagande, la guerre, il y a Saddam Hussein. On le voit d'ailleurs dans l'école de cette petite fille. où elle est tirée au sort, elle va devoir faire le gâteau du président, donc c'est une tâche énorme, elle a quelques jours pour le réaliser, et en fait on est dans un pays où il n'y a rien, avoir du sucre, de la farine, c'est pas possible, ça devient vraiment une épopée en fait, donc c'est assez fou de se dire, nous par rapport à maintenant, se dire j'irais juste acheter de la farine et paf je fais un gâteau, c'est ça déjà, on est lancé dans ça, les personnages principaux, moi le casting, incroyable. Et j'ai trouvé ça très juste et très beau. Je laisse la parole à mes camarades.
- Speaker #0
C'était super entré en matière.
- Speaker #2
Je trouve que c'est un sujet qui est fort et qui est justement montré de manière assez intelligente avec un casting très fort. Voilà,
- Speaker #0
Gabriel.
- Speaker #1
Comment enchaîner après cette intro ? Ah ouais, c'est délicat. Moi j'ai bien aimé parce que t'as vraiment la petite histoire du film, cette histoire de gâteau qui rejoint l'histoire avec un grand H, on voit comment était la dictature sous Saddam Hussein en Irak, et donc ça c'était assez intéressant je trouve. Et j'ai vérifié, le film était tourné vraiment en Irak. Et ça c'est assez impressionnant parce que ça se voit, les scènes de marché, on est vraiment plongé en Irak comme si c'était un documentaire, c'est vraiment assez bien fait. Et même les acteurs ne sont pas des acteurs professionnels aussi je pense.
- Speaker #2
Oui c'est un casting sauvage.
- Speaker #0
Ils ont même reconstitué le supermarché par exemple en entier sur des photos d'archives pour que ce soit vraiment comme dans les années 90. Mais c'est vrai qu'au niveau des plans et des décors, c'est époustouflant. On a vraiment l'impression d'y être dans les années 90. C'est le début de 90, donc ça remonte vraiment, c'est il y a 35 ans.
- Speaker #1
Et chapeau d'avoir tourné un film en Irak aussi, parce que j'imagine que ça ne doit pas être évident avec la stabilité politique. Je ne sais pas dans quelles conditions ils ont tourné ce film, parce qu'il y a vraiment des scènes de marché où le village sur l'eau, qui est magnifique je trouve. L'héroïne vit sur un petit village sur l'eau, c'est des villageois sur l'eau et c'est vraiment super beau. Et les scènes de ville à Bagdad sont incroyables, t'as l'impression qu'ils ont juste pris la caméra et qu'ils ont filmé dans la rue comme ça.
- Speaker #3
C'est ça qui est impressionnant, c'est qu'on découvre vraiment l'Irak comme on ne l'a jamais vu à l'image. Et je trouve que le film fait un très beau travail sur questionner notre rapport aux images et notre rapport aux idées préconçues. Moi j'avais, au moins l'Irak ça ne ressemblait pas à ça.
- Speaker #0
On a vu que des photos de JT horribles et de guerre.
- Speaker #3
Et donc là ça donne, et le réalisateur le disait, on l'a interviewé avec surimpression, pas moi mais mes collègues l'ont interviewé, il le disait c'est la première fois que les Irakiens se voient sur grand écran. Et apparemment le film est sorti il y a quelques jours en Irak et donc c'est la première fois que les Irakiens peuvent voir leur pays et leur histoire sur grand écran. Et c'est hyper important aussi d'avoir cette réappropriation des images et en même temps de découvrir quelque chose qui est complètement méconnu chez nous.
- Speaker #0
À fond. C'est vraiment ça.
- Speaker #2
Ce qui est intéressant, c'est qu'il n'y a pas de misérabilisme, où il n'y a pas de pathos. Je pensais par exemple à Capharnaüm, qui m'avait chamboulé, j'avais pleuré toutes les larmes de mon corps. Là, j'ai aussi pleuré à la fin. Je ne dirais pas... Mais je trouve que c'est assez bouleversant de se rendre compte comme si d'un coup, il y avait une détonation qui nous ramenait à vraiment le drame ou la vie qu'on était en train de vivre. Et que c'était une parenthèse avec « il faut qu'elle fasse un gâteau » et on oublie le monde qu'il y a autour. Et ce qui est super fort aussi, c'est de voir l'espoir et l'innocence de ces enfants qui vont aussi devoir grandir alors qu'ils ont seulement 9 ans. Je trouve qu'il y a énormément de thèmes. Et j'ai regardé tout le film, je trouve qu'il y a des moments où il y a des problèmes un peu de rythme, où on s'essouffle un peu, où ça se perd. Il y a beaucoup d'actions, beaucoup de péripéties. Et il y a beaucoup d'histoires parce qu'elle est avec sa grand-mère qui n'arrive plus à vivre et qui veut aussi la revendre pour qu'elle se fasse adopter. Il y a énormément d'histoires dans l'histoire avec un gros H. Mais ce que je trouve fort, c'est que... que cette petite fille est très forte, très courageuse, très déterminée et que c'est presque anecdotique son combat et c'est ça qu'à la fin on se rend compte de tout ce qu'elle a parcouru et c'est magnifique,
- Speaker #3
ce souffle un peu de vie ça passe par l'incarnation des comédiens les deux enfants sont hyper impressionnants et cette petite fille, Lamia On s'attache à elle et comme tu dis, on n'est jamais dans le misérabilisme, on est dans une espèce de petite aventure d'enfant perdu qui se promène dans un pays en guerre où la guerre est toujours là mais en même temps on l'oublie souvent. Et ce que le film fait très bien, c'est de nous la rappeler au travers du son et de l'atmosphère sonore du film où d'un seul coup on entend un jet qui passe au-dessus, on entend des sons d'explosion, des manifestations et je trouve que c'est très fort la manière dont ils arrivent à construire ce film qui est assez lumineux. Et en même temps, dans un contexte hyper dur et hyper difficile.
- Speaker #1
Après, c'est un vrai film d'auteur. En effet, il y a des petites longueurs par moment. Des fois, c'est un petit peu ronflant. Mais j'ai quand même bien apprécié le film.
- Speaker #0
Pour rebondir aussi sur l'interview à Sanhadi, il a expliqué que lui-même, un jour, a été désigné. qu'il estime avoir eu de la chance parce que dans le tirage au sort, il avait dû seulement apporter des fleurs. Et c'était un énorme soulagement pour sa famille parce que c'était à sa portée. Et il a encore la photo du moment où il a les fleurs pour le président. Mais il explique aussi que la corruption était partout et qu'en fait, le tirage au sort n'était jamais vraiment un tirage au sort et que l'instituteur, en fonction de quelle famille, quel enfant dont les parents avaient été capables de donner une faveur avant, il allait faire en sorte que les noms soient mis ou pas dans la boîte. Il fallait se mettre du bon côté de l'instituteur ou de l'institutrice en rendant des services pour ne pas être dans la tâche la plus compliquée, notamment le quai, que c'était vraiment l'enfer.
- Speaker #1
Tu vois tout l'enfer de la dictature aussi, avec le culte de la personnalité, comment il commence très jeune, avec des petits-enfants, tout ça. Les adultes sont assez monstrueux dans ce film aussi. Ils disent des choses, ils font des choses horribles. Même la grand-mère, je trouve qu'elle n'est pas tendre.
- Speaker #2
Mais il y a peu de solidarité à... à part l'homme qui va aider la grand-mère, retrouver cette petite fille, mais c'est vrai qu'à travers tous les personnages, tous les échanges, on va se rendre compte de la dictature, de la corruption et de l'incapacité de vivre ensemble. C'est ça que je trouve fort et assez intelligent.
- Speaker #3
De l'impact de la guerre qu'il y a au niveau le plus individuel possible et à quel point les gens peuvent devenir soit individualistes, soit altruistes. Et en même temps, le film ne porte pas... Pas de jugement sur ces personnages, pas de punition des méchants ou de récompense des gentils. Il y a vraiment ce voilà comment les gens réagissent à ce type de situation. Voilà comment ils vivent. Est-ce que c'est bien ? Est-ce que c'est mal ? Comment est-ce que vous auriez fait à leur place ?
- Speaker #0
Oui, à fond. En tout cas, j'espère qu'il sera disponible bientôt. par exemple sur Souner, s'ils nous entendent, ce serait super de trouver ce film parce que ça mérite vraiment d'être vu, c'est un film important, premier film pour lui et comme tu dis moi je trouve ça assez fort la phrase que t'as dit Kevin c'est la première fois que les Irakiens se voient à l'écran, ça c'est quelque chose je pense que je repartirai avec cette phrase chez moi ce soir merci, bon bah très très bien les amis, on va passer à la troisième sélection de notre épisode, on va passer à toute autre ambiance, on part en Alsace les amis, on part en Alsace, on va parler de Saint-Marie-aux-Mines
- Speaker #7
Vous avez bien compris la mission ?
- Speaker #4
Oui, on peut compter sur nous, d'ailleurs...
- Speaker #7
Et donc il faudra être très très discret.
- Speaker #4
1, 2, 3, 4, 5 ! Bon, moi je suis obligé de noter tous les témoins qui étaient là, 40 000 balles qui ont disparu. À ce stade de l'enquête, tout le monde est suspect. Ça c'est sûr. Everybody suspect, ok ?
- Speaker #0
Moi je suis pasteur.
- Speaker #4
Jet pasteur ? Oui. Est-ce que vous avez un petit accent chantant ? Bah je suis d'origine de Bruxelles.
- Speaker #0
Ah Bruxelles,
- Speaker #4
moi j'adore les dèches.
- Speaker #0
Voilà alors le petit pitch de Sainte-Marie-Aumine Muté. À titre disciplinaire, à Sainte-Marie-aux-Mines, en Alsace, les inspecteurs Crabbe et Conrad se trouvent confiés. Une enquête apparemment sans difficulté, la disparition d'une bague. Mais ce qui devait être une simple formalité se transforme rapidement en affaire complexe, bouleversant la tranquille routine de ce duo de célibataires endurcis. Film de Claude Schmitz, du coup, avec Rodolphe Burger, Francis Souten. Tens, Anne Suarez. Voilà ce petit Saint-Marie aux mines, les amis. Petit tour de table rapide. Qu'est-ce qu'on en a pensé, Gabriel ?
- Speaker #1
Rassurez-moi, c'était des acteurs amateurs. Ils n'ont pas été payés pour faire ce film.
- Speaker #0
Ils étaient peut-être payés en bière, il est possible. Ils étaient payés en PMU, en bar PMU. Ça, c'est sûr. Là,
- Speaker #1
ça a levé le coude, c'est sûr.
- Speaker #0
Et toi, Kevin ? Parce que c'est vrai que c'était une de tes propositions d'amener ce film. Moi, je l'avais vu passer, mais j'étais content que tu l'amènes.
- Speaker #3
Écoute, moi, j'ai plutôt bien aimé. J'ai passé un bon moment. C'est un film où j'avais absolument aucune attente, une comédie belge un peu légère. Je pense tourner avec... que la production légère, donc vraiment de petits budgets. Et oui, je me suis bien amusé. J'ai trouvé ce duo attendrissant, un peu complètement bourru et complètement à côté de la plaque, mais en même temps dans un contexte déjà un peu léger, en même temps très rural. Ça m'a fait beaucoup penser à Vitrival qui est sorti en fin d'année dernière, qui se passait pour le coup en Belgique avec deux policiers qui enquêtaient sur une affaire. de graffiti à caractère sexuel dans un bled dans la banlieue de la Louvière et il y avait aussi ce côté et le film se terminait en disant bon, on n'a pas trouvé la solution mais c'est pas grave, la vie continue et je trouve qu'il y a un peu de ça aussi dans Sainte Marie-Aumine c'est une histoire de vie c'est la vie quotidienne, voilà comment ça se passe ça vous intéresse, ça vous intéresse pas en tout cas, moi j'avais envie de le raconter
- Speaker #0
Oui, il y a un côté authentique. Vraiment, moi, j'ai un peu l'idée... Ça va un peu de Deaconnex en Alsace, un peu dans l'idée.
- Speaker #1
Un sous-Deaconnex. Oui,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Un Wish,
- Speaker #0
un Deaconnex Wish. Un Deaconnex Wish. Alors, qu'est-ce qui t'a si... Qu'est-ce qui t'a tant dérangé, mon bon Gabriel, dedans ?
- Speaker #1
En fait, quand il y a des conversations entre les deux acteurs principaux, j'ai l'impression que la direction du réalisateur, c'était « Vous jouez le plus mal possible en disant des anecdotes inutiles et en répondant de la façon la moins naturelle possible. » Ils ont des discussions qui sont inintéressantes et donc ils discutent. Moi, je n'aime pas le pinard. C'est parce que j'aime bien l'équitation. C'est vraiment ça. Ça ne m'a pas intéressé, mais c'est très personnel. Je me dis que ça ne m'intéresse pas. J'avais l'impression que c'était un stage d'un pro. Ça ne regarde que moi.
- Speaker #2
Un pro qui connecte.
- Speaker #0
Pour toi Julie, ça a été dur de passer sur ce film, t'as déjà vu des films de Claude Schmitt ?
- Speaker #2
En fait j'avais déjà vu Lucie perd son cheval et franchement j'avais pas compris, j'étais passée vraiment à côté mais très très loin, j'étais pas dans la même pièce que le film quoi. Et du coup j'ai vu qu'il avait gagné des prix, j'avais vraiment pas compris, on était avec une amie, on s'était insurgés et j'avais trouvé que c'était un film un peu méta mais qui avait rien. Et donc j'avoue quand ce film a été proposé... Et qu'en plus, c'était un déconnex du pauvre. Je me suis dit non, non, vraiment, c'est pas pour moi.
- Speaker #0
Et c'est OK. Désolée,
- Speaker #2
je suis désolée. J'aurais dû m'y mettre, mais...
- Speaker #0
Et ça ne fait qu'une heure vingt, ceci dit. Ça ne fait qu'une heure vingt ? Voilà. C'est un peu comme un dupe, ça dure une heure vingt. C'est une heure vingt, mais c'est pas toujours. Des fois, c'est pénible.
- Speaker #1
C'est pénible. Pour ceux qui connaissent la ref, il y a une inspiration un peu grollante aussi, j'ai l'impression. C'est fort dans l'alcoolisme et tout ça. Mais à un moment, on a compris. Je ne sais pas, moi, je suis passé à côté.
- Speaker #0
Moi, j'ai adoré. Je trouve ça super. En fait, le truc, c'est qu'au début, pendant les 20 premières minutes, les 10 premières minutes, je me dis « mais qu'est-ce que c'est que ce truc ? » . Et en fait, je trouve ça tellement attachant. Les personnages sont évidemment, voilà, c'est pas des personnages glamour. Et puis, c'est pas l'Alsace glamour non plus. C'est quelque chose aussi à raconter un peu en préambule. C'est que c'est dans ce village qui existe vraiment. À la base, en fait, c'est le village dans lequel Rodolphe Burger habite, quoi, tu vois. Et donc, il a invité, il y a un an par hasard, Claude Schmitt à bouffer là. tombe sur ce truc et dit mais c'est quoi cet endroit ? Et c'est vraiment pas l'Alsace glamour parce que t'as vraiment l'Alsace de la route des vins, évidemment très touristique, qui génère pas mal de chiffres d'affaires tout le monde vient là acheter son vin et découvrir des trucs c'est très fancy, machin. Et puis t'as cette Alsace-là qui est plutôt un peu sinistrée qui est plus rurale, qui est plus ancien bastion un peu industriel et puis à... part, en gros, j'ai regardé le truc le plus connu là-bas, c'est la foire aux pierres précieuses globalement, c'est le gros truc et que c'est la deuxième plus grande du monde après Las Vegas, je ne sais plus si je suis sûr, mais je crois que l'autre est aux Etats-Unis donc ils sont quand même très fiers de ça, mais en gros c'est un peu la zone, c'est comme on l'avait présenté village pas top, enquête pas top, perso pas top mais c'est super touchant et il y a une histoire d'amour complètement improbable qui se déclenche et qui est filmée un peu à la naturaliste, comme tu dis caméra légère, film... Voilà ! Mais les dialogues,
- Speaker #1
vous avez pensé quoi des dialogues ?
- Speaker #0
Ils sont quand même assez beaux. Moi j'ai bien ri quand même.
- Speaker #1
Vous n'allez pas me dire qu'il y a un dialoguiste qui s'est dit tiens, je vais écrire ça. Je ne crois pas qu'il y a un dialoguiste. Oui non, je pense qu'ils les ont mis devant la caméra et allez-y.
- Speaker #0
Ce qu'il faut voir aussi, c'est que la plupart des acteurs en rôle secondaire sont des vrais habitants du village. Voilà, mais ça se ressent très fort. La bijoutière, le prêtre, les tenanciers de café. Et donc, tu as des acteurs qui réagissent en live un peu avec ces gens-là. Oui, ça se ressent. Il y a une scène de dialogue avec la barmaid, et d'un moment donné, elle coupe la parole. Tu sens que c'est... pas du tout professionnelle, elle rate un peu sa réplique mais en vrai c'est pas grave, c'est dans la vraie vie, parfois on parle en même temps et ça je trouve que c'est un côté un peu, on voit pas ça tous les jours non plus mais dans la vraie vie il y a des moments un peu chiants aussi on a du small talk, c'est quoi ton sport préféré et alors c'est marrant de voir un Diconec un peu français aussi parce qu'il y en a un de Perpignan mais qui est un peu un barraquis de Perpignan et l'autre qui est vraiment de Bruxelles avec son accent exotique comme dit le prêtre, vous avez un accent exotique parce que je viens de Bruxelles
- Speaker #3
moi j'ai à mourir de rire la galerie de personnages est hyper impressionnante moi je trouve et tu parlais de l'histoire d'amour L'histoire d'amour est touchante à crever. C'est chouette aussi de voir ce type de personnages à l'écran. Il y a un peu, je veux dire, senior love, ils ne sont pas tout à fait seniors. Mais en tout cas, de voir des personnages au-delà de la cinquantaine qui ont ce type de relation et qui ont ce type d'histoire d'amour, la séquence au musée, j'ai trouvé ça hyper touchant.
- Speaker #1
Après, il y a quelques plans assez jolis, un plan un peu Romeo et Juliette, avec un balcon, il y a deux ou trois plans sympas. Mais il y a aussi des séquences très longues où il marche comme ça dans la rue avec une musique très très longue.
- Speaker #0
Ça vous gagne. Ah oui c'est ça. Ça vous gagne. Non mais c'est un petit côté buddy movies, duo de flics. Je trouve qu'ils sont attendrixants et tout. Et puis cette scène finale de mariage, c'est juste incroyable. C'est à crever de rire, c'est l'absurde à la belge. C'est génial.
- Speaker #3
Et puis ce trio de motards flics qui viennent faire du village mais en même temps ils ne sont pas très doués. On ne sait pas trop d'où ils sortent.
- Speaker #0
C'est génial
- Speaker #1
C'est Sons of anarchy en Alsace Bref on n'arrivera pas à te convaincre Mon bon Gabriel faites vous votre idée Dans Diconec même s'il parle de fricadelle Il y a quelque chose qui est chouette Qui est absurde, qui est bien écrit je trouve Là j'ai pas ressenti ça
- Speaker #0
Il parle d'alcool fort,
- Speaker #1
il parle de bière Ou même d'aller dans Pulp Fiction quand il parle d'hamburgers Moi j'adore parce que c'est des anecdotes Mais il y a un truc sympa Il y a un charisme, ici j'ai pas retrouvé quoi ?
- Speaker #0
Cette coupe mulet est quand même un charisme en soi, il faut quand même le dire.
- Speaker #1
Oui, mais alors tu fais un documentaire et pas un film.
- Speaker #0
Tu fais un épisode de Strictly. Un documentaire sur la coupe mulet.
- Speaker #3
En termes de charisme, il y a quand même la personne qui est victime du vol, qui est assez charismatique de sa petite auteur, avec son petit toutou. Moi, j'ai beaucoup aimé.
- Speaker #0
À fond. Oui, et d'ailleurs, vous ne serez pas frustrés, l'enquête est résolue, on peut le dire. Je répète, l'enquête est résolue à la fin du film. Il n'y a pas de frustration, contrairement au film où finalement, les deux flics en Belgique ne résolvent jamais le truc. En tout cas, faites-vous votre idée, votre avis sur ce petit Sainte-Marie aux mines.
- Speaker #3
Il sort le 17 juin.
- Speaker #0
Ça sort le 17 juin et nous, on va passer à la pépite du passé. Est-ce que tu es prêt, mon Kevin ?
- Speaker #3
Toujours.
- Speaker #5
C'est une photo que mon père a prise à bord d'un dirigeable. C'est une île qui flotte dans le ciel. Je vais me fabriquer un véritable avion et je prouverai à tout le monde que la pute a existé.
- Speaker #8
La pute a existé à l'intérieur d'un repère de dragon !
- Speaker #0
Alors, la pépite du passé que nous amène Kevin aujourd'hui, c'est le château dans le ciel. Pour le petit Mitch, qui est vraiment shit. La petite fille porteuse d'une pierre en pendentif au pouvoir magique qui suscite bien des convoitises. Retenue d'abord prisonnière au bord d'un dirigeable, l'enfant affronte des pirates de l'air menés par la trépittoresque Dora. Ensuite sauvée par le jeune Pazuchita, elle se réfugie dans un village de mineurs. Là, elle tentera avec le garçon de percer le secret de ses origines et de prouver que l'histoire de Laputa est l'île merveilleuse flottant dans les airs n'est pas une légende. Film de Hayao Miyazaki, on l'a dit. en japonais ça se dit Tenku no shiro laputa si vous avez envie de le faire en accent comme ça c'est l'accent d'Okinawa non ? le nord du Japon un peu meilleur que mon accent des noms irakiens je suis vraiment désolé pour ceux qui ont pu entendre ça évidemment pourquoi c'est ta pépite peut-être dis-nous tout mon Kevin,
- Speaker #3
40 ans ce film 40 ans et l'envie de le redécouvrir et franchement j'ai pas été déçu c'est un film qui est pour moi vraiment un film matriciel du studio Ghibli dans ce film. On a tout ce qu'Hayao Miyazaki va faire par la suite. On a à la fois le rapport à la nature, on a le rapport à la terre, le rapport au ciel, l'importance du ciel dans les Miyazaki, de nuages, des avions, des dirigeables, et vraiment hyper présente ici, l'importance de la musique, et c'est un film d'aventure. Et moi j'adore les grands films d'aventure, surtout quand on est à la recherche d'un lieu peut-être mystique. peut-être il a existé, peut-être on ne sait pas et en même temps c'est ça qui fait tout le sel du film c'est pour ça que j'adore des films comme Uncharted ou Tomb Raider en sachant évidemment qu'on est à des années-lumières en termes de qualité, mais n'empêche cette idée de rechercher l'aventure je pense que c'est un film qui a nourri des films de Disney comme l'Atlantide, je pense que c'est un film qui a eu un impact énorme sur tout le studio Ghibli et sur l'intégralité de la production animée qui a suivi donc pour moi c'était vraiment une pépite à redécouvrir absolument
- Speaker #0
Et toi Julie, tu l'avais déjà vue, tu l'as redécouvert ? Non,
- Speaker #2
moi je ne l'avais pas encore vue, en fait je pensais que c'était le château ambulant. Moi aussi. Donc je me suis dit, ah mais je l'ai déjà vue, je crois même au cinéma.
- Speaker #0
J'ai eu la même.
- Speaker #2
Et en fait pas du tout.
- Speaker #0
Je croyais que je l'avais déjà vue parce que je pensais avoir vu le château ambulant, je me suis dit bah oui je l'ai vue.
- Speaker #2
Et donc je l'ai découvert, j'ai trouvé évidemment que c'était magnifique. Après moi... Ce que je regrette un peu, c'est justement qu'il y ait trop de bagarres, trop de... En fait, j'ai du mal quand il y a un peu une surcharge au niveau visuel, au niveau auditif, et en fait, moi, mes plans préférés, c'est quand ils arrivent... Faut pas que je le dise. C'est quand ils trouvent... C'est quand ils arrivent enfin à la poutasse, c'est sublimissime. C'est tous ces moments un peu d'envolée lyrique, moi, je trouve ça phénoménal, ou quand ils se retrouvent dans la mine et qui a toute cette... pierre fluorescente qui brille et qui a cette musique, moi, vraiment, ça me fait vibrer. Et donc, c'est des moments où ça reconnecte à ma poésie et j'ai juste envie de pleurer toutes les larmes de mon corps et c'est magnifique. Et donc, j'ai du mal, en fait, avec ce côté qu'il y a des méchants, ils les poursuivent. Enfin, j'ai du mal avec la guerre. Comme Spielberg, apparemment. Ça vous fait un point en commun. C'est pour ça, moi, mon âme d'enfant. Après, je trouve que l'histoire est très belle, que les personnages des enfants sont aussi très touchants. Il y a vraiment ces envolées lyriques qui me bouleversent. Mais le petit point négatif pour moi, c'est toute cette aventure. C'est un appel à l'aventure, mais est-ce qu'on est obligé à chaque fois d'avoir des méchants qui font pou-pou-pou pour que ça nous plaise ?
- Speaker #0
Oui, ça m'a choqué aussi parce que je n'ai pas l'impression qu'il y a d'autres Miyazaki qui ont autant de flingues vraiment et de détonations de balles avec du feu et tout ça. Il y a du sang aussi. Le sang, ça, il n'a pas peur de mettre du sang, mais je trouve que vraiment, c'est la guerre, c'est l'armée, c'est les gros dirigeables, ça y va. Et j'étais un peu genre, ah ouais, on est vraiment dans un film.
- Speaker #1
Le design des vaisseaux est impressionnant aussi et même des tanks. Il y a comme ça un tank train et je trouve que c'est vraiment pas mal. Et en effet, c'est super poétique comme film. très beau avec la nature, les robots tout ça, et c'est impressionnant il y a 40 ans tout devait être dessiné à la main aussi, donc le boulot que ça a dû être de faire ce film,
- Speaker #0
l'animation hyper fluide les séquences de vols et de mouvements,
- Speaker #3
quand ils sont en razmote au dessus des champs, il y a des séquences qui sont vraiment hyper impressionnantes,
- Speaker #0
et donc toi Gabriel tu l'avais déjà vu ? J'avais jamais vu,
- Speaker #1
j'ai failli voir le château ambulant, mais non je me trompais avec le mauvais film mais ce qu'on retrouve dans Miyazaki, ce qui est très chouette, c'est que moi je trouve que c'est pas trop manichéen en fait Merci. Parce que justement il y a les pirates qui au début sont les méchants et puis après ils deviennent alliés et c'est souvent comme ça Moi mon préféré c'est Voyage de Chiro c'est l'un des seuls que j'ai vu avec le château ambulant je pense et là aussi les personnages, il y a la sorcière Baba Yaga ou je sais plus comment elle s'appelle Tu confonds avec John Wick mais c'est pas grave Kevin a bien comparé ça à Tomb Raider donc vraiment tout est possible dans ce podcast Il y a une sorcière et qui a un rôle un peu ambigu aussi, elle est pas complètement méchante pas complètement gentille, et bien là aussi les pirates c'est un peu pareil la chaîne des pirates est aussi ambigu Merci. Je trouve ça intéressant, on n'est pas dans les grands méchants, les grands gentils.
- Speaker #0
C'est aussi une marque de fabrique de Miyazaki, il n'y a pas de personnage 100% blanc ou noir, tout le monde est un petit peu gris et il y a toujours des changements de posture des personnages, à part justement le grand méchant de ce film-là, qui est un peu un archétype, un peu même étonnant et un peu à contre-courant de ces films, où vraiment lui il est 100% méchant, on comprend bien son plan depuis le début et il est vraiment genre... presque un méchant des mangas qu'on voyait sur le club Dorothée. C'est vraiment genre, je suis le méchant. Je trouve que cet effet avec les lunettes et son nez, c'est un truc qu'on ne voit pas trop dans les autres films de Miyazaki, mais qui a un effet qu'on voit dans d'autres types de mangas. C'est leur moon. C'est vraiment le personnage, c'est leur moon. Tu sens que dans l'animation, il y a des choses encore qui étaient un peu de ce qu'on produisait commercialement à côté et qui n'est pas tout à fait devenu la patte Ghibli sur ça.
- Speaker #3
Le côté aventure et surenchère, ça ressemble un peu au Château de Cagliostro. Donc le Château de Cagliostro, le con de Cagliostro, je commence à m'en mêler. mais plutôt un film très aventure, très gag, et comment est-ce qu'on va parler de violence en même temps pour les enfants. Et donc, c'est vrai que quand tu vas plus loin dans la filmographie de Miyazaki et des studios Ghibli, bon évidemment avec Takahata c'est complètement différent, mais même Miyazaki, tu ressens un petit peu ça dans Porco Rosso, mais au-delà, dans les films, comme tu parlais du voyage de Shihiro, on est beaucoup plus dans la poésie, qui est peut-être le curseur qui va plus pousser aujourd'hui.
- Speaker #0
À fond.
- Speaker #1
Et petite anecdote doublage aussi, le méchant dont tu parlais, il est doublé en VO par Marc Camille, qui est le Skywalker. Et j'ai reconnu la voix aussi de Benoit Allman, qui est la voix française de Morgan Freeman, mais qui est décédé malheureusement. Mais il fait le méchant général dedans.
- Speaker #0
Et il y a aussi la voix de, je ne l'ai plus maintenant, Taquin, comme elle s'appelle, pas Mara Taquin du coup. Non, non, tu vois celle qui joue la leçon de piano ? Anna Paquin. Anna Paquin, voilà, Anna Paquin qui joue la petite fille aussi. Et je trouve qu'elle, on la reconnaît vraiment. Découverte cette actrice grâce à la série excellente qui s'appelle True Blood Il faut absolument voir si vous aimez les vampires et les loups-garous True Blood c'est génial Ça date Et qui avait joué notamment dans la leçon de piano
- Speaker #2
Et qui était phénoménale Qui était phénoménale,
- Speaker #0
on avait parlé de ça dans le podcast Ce n'est que du cinéma Bon ben les amis, est-ce que vous avez d'autres anecdotes sur ce film ? Ah j'ai une petite question,
- Speaker #2
j'aimerais bien savoir Quelle était votre film préféré de Miyazaki ou des studios Ghibli ?
- Speaker #0
Eh ben tu fais bien de poser la question Toi tu nous as dit Gabriel Oui c'est Le Voyage de Chiro Qui reste vraiment magnifique effectivement Mais Kevin, plus dur pour toi, toi qui les appré... On l'a pas dit mais le fait que Kevin soit dans le podcast c'est bien parce que c'est comment dire quelqu'un qui adore l'animation c'est un peu ta marotte et on n'avait pas vraiment quelqu'un dans l'équipe qui était très très très branché animation c'est très bien de t'avoir pour ça et donc toi tu les as vu quasi tous je pense c'est dur de choisir.
- Speaker #3
Il y en a quelques-uns que j'ai pas vu quand même j'ai pas encore vu Pogno sur la falaise dont on m'a dit beaucoup de bien moi le Miyazaki que je préfère donc pas le Ghibli mais vraiment le Miyazaki c'est le vent se lève Je trouve que c'est celui qui est peut-être le plus terre-à-terre, mais en même temps le plus touchant au niveau de son personnage. Et puis c'est un film qui raconte l'histoire d'un créateur d'avion. Donc ça rassemble mes deux passions qui sont l'aéronautique et l'animation. Et ça permet aussi d'avoir des séquences qui sont juste incroyables.
- Speaker #1
Donc les Yogi Blis, c'est pas toujours Miyazaki en fait ? Pas toujours,
- Speaker #0
ils ont produit plus de films que les films de Miyazaki. Je viens de l'apprendre. Moi c'est difficile de choisir parce que je les ai pratiquement tous vus, mais le château ambulant c'est vraiment merveilleux. Je crois que mon préféré, c'est la princesse Mononoke quand même. Mais juste parce que c'est épique. C'est pile la bonne période, un peu avec les flèches, les arcs, la nature, cette espèce d'énorme loup blanc géant. Ça me parle plus en termes de créature. Ça fait un peu écho aux jeux vidéo que j'avais quand j'étais petit, d'aventure. Donc je crois qu'il y a ça. Même si à un moment donné, ça part en vrille dans Mononoke. Un peu comme Bambi. C'est des trucs où c'est le film, je l'arrête avant le dernier acte. C'est des films que je ne regarde que deux tiers. Parce que ça part un peu en vrille et c'est un peu moche avec le truc noir, l'espèce de glue noir, la nature qui se venge un peu et ça m'a toujours un peu traumatisé. C'est comme Bambi. Mais les deux premiers actes sont merveilleux.
- Speaker #3
C'est pas toujours si gentil. Ouais, c'est clair.
- Speaker #0
Ah non, ça y va, hardcore en vrai. D'ailleurs pour enfant, je me dis qu'il y a du bon trauma aussi dans les Miyazaki.
- Speaker #2
C'est pour ça que Ponyo est beaucoup plus soft. Oui, tout à fait. Moi j'aime beaucoup Ponyo, ce petit Ponyo sur la palette.
- Speaker #0
Ce petit Ponyo.
- Speaker #2
Moi j'ai adoré, après c'est plutôt des sudo Ghibli, mais c'est Pompoko. Donc il y a une fable écologique qui est vraiment peu connue avec justement des animaux qui sont métamorphes. Donc c'est une société un peu comme des ratons laveurs qui sont métamorphes. Et il y a des hommes en fait qui vont venir à Tokyo pour raser la nature et en faire des grands buildings. Et donc eux ils vont essayer par la ruse en fait en se métamorphosant. Et c'est super drôle de les faire partir et de ne pas faire construire ces grands buildings. Donc c'est une fable écologique absolument géniale, peu connue donc à découvrir. Je ne l'avais pas non plus.
- Speaker #0
Et tant qu'on est dans les petites anecdotes aussi, on va vous dire que l'aveu lui-même de Hayao Miyazaki, c'est son film préféré. S'il doit en choisir un de sa carrière, c'est celui qu'il a le plus préféré. En tout cas, c'est lui qui le dit. Autre chose aussi, on ne l'a pas du tout vu, nous, en 86. Le truc est sorti seulement à l'international en 2003. Donc, en fait, quand tu regardes le box-office français, c'était quoi ? 650 000 entrées en 2003. Parce qu'entre-temps, en 20 ans, presque 20 ans, Laura avait déjà fait son oeuvre. Les fans avaient réussi à comprendre déjà un petit peu ces mangas. Puis on était dans une période où on en mangeait aussi des mangas. Et donc en 2003, t'es genre, bah ouais, il y a ça, il y a ce gars qui est génial et qui produit plein de films super et tout. Donc on l'a vu qu'en 2003. Et ça avait du coup très très bien marché déjà.
- Speaker #3
Et surtout, c'est l'Oscar pour Le Voyage de Chihiro. Donc l'Oscar du meilleur film étranger. Ou meilleur film d'animation, à vérifier. Mais Oscar qui du coup ouvre la porte à... tout le catalogue du studio Ghibli parce que jusque là, les films qui gagnaient l'Oscar du cinéma d'animation, c'était Disney Pixar l'avait fait mais ça faisait à peine quelques années et donc c'était vraiment révolutionnaire d'avoir un animé japonais qui rafle l'Oscar d'un film d'animation à fond,
- Speaker #0
et d'ailleurs Joe Izashi pour l'occasion a refait complètement la partie musicale, je dis ça parce que vraiment je suis extrêmement fan des musiques de Ghibli, de Joe Izashi le thème du château ambulant c'est juste Voilà, c'est si si je ne sais pas combien de milliers de fois je l'ai écoutée elle est sur ma playlist tous les lundis matins elle y était ce matin encore et le fait que j'aimerais bien pouvoir mettre mes petites patounes sur une cassette VHS d'avant la sortie internationale pour savoir qu'est-ce qu'était la musique posée sur les images avant qu'ils recomposent parce que c'est introuvable aujourd'hui si quelqu'un a un tuyau pour ça ce serait absolument merveilleux parce qu'il s'est lui-même réorchestré recomposé lui-même peut-être parce qu'il s'est dit en 17 ans j'ai appris des trucs je peux faire mieux sur ce film qui va avoir sa sortie internationale Bon bah très très bien les amis, on arrive à la fin de cet épisode mais mais mais mais mais, pas avant de vous avoir parlé de nos coups de coeur de la semaine.
- Speaker #4
Ma mère ne voulait pas que je fasse un guerre. Je voulais lui montrer que je peux faire ça. Ah, la puissance !
- Speaker #1
Et donc moi, pour mon coup de cœur de la semaine, je vais vous parler d'un très bon film que j'ai découvert sur Netflix, qui part de la Première Guerre Mondiale, donc c'est À l'Ouest, rien de nouveau. Je pense qu'on en a déjà parlé au podcast il y a quelques temps. C'est un film que j'ai vraiment beaucoup apprécié. En allemand c'est Im Ferscht nicht Neues. Et en fait j'ai trouvé ça super intéressant parce que ça parle de la première guerre mondiale mais du point de vue allemand. Ce qui était hyper frais et donc ça parle en fait de la toute fin de la guerre parce qu'on est quelques jours voire quelques heures avant l'armistice. Et j'ai trouvé ça extrêmement bien réalisé. Au début il y a une musique qui te prend comme ça. Tu sens que ça va te prendre au trip ce film depuis le début. Il y avait des très bons films sur la Première Guerre mondiale, notamment 1917 de Sam Mendes. Mais celui-là, je pense que c'est vraiment mon préféré. Et surtout, c'est vraiment un film pacifiste parce que ça raconte que la guerre, c'est plus une question de lutte des classes. Parce que les Allemands qui se battent contre les Français, ils sont de la même classe sociale. Et en fait, c'est des petits artisans, des instituteurs. Et en fait, ils ont souvent plus de choses en commun que par rapport à leurs généraux. Et puis pour couronner le tout, il y a Daniel Brühl qui a un petit rôle dedans, qui va signer l'armistice. Les allemands ont perdu la première guerre mondiale, je ne spoil rien. Mais donc voilà, très bon film, à l'ouest rien de nouveau,
- Speaker #9
encore disponible sur Netflix je pense.
- Speaker #2
Eh bien, mon coup de cœur de la semaine, c'est The Testaments, la suite de The Unmanned Style. On retrouve l'univers de Gilead, plusieurs années plus tard, à travers une nouvelle génération de jeunes femmes. Et donc, ça va être une histoire entre résistance, secret, manipulation. On suit les Violettes, qui sont des jeunes filles qui attendent leur première règle pour être mariées à des colonels. Et on a l'impression au début qu'on est dans une société dystopique. Bien un peu sous tout couvert, elles vivent dans une sorte de couvent et on va se rendre compte au fur et à mesure qu'il va y avoir des manipulations, des secrets et qu'elles vont rentrer en résistance. Il y a une fille qui est une Pearl qui va venir un peu catalyser tout cet univers, qui est le personnage de Daisy que moi j'ai adoré, qui est jouée par Lucy Hallyday. Il y a Chaz Infinity qu'on retrouve aussi au casting, qui était dans One Battle After Another, qu'on a aussi découverte, qui est aussi exceptionnelle dans le rôle de Agnes. Et on retrouve aussi June, qu'on adorait, dans Unmet Stell. Le casting est vraiment génial. J'ai aussi adoré la manière dont c'est filmé. Les couleurs, la mise en scène, le décor. C'est filmé près des corps. Il y a une tension. Ça raconte l'éveil sexuel, la dystopie. Il y a du suspense, de la résistance. Et c'est la mise en tension. C'est une mise en scène qui est intelligente. On prend le temps de développer son sujet. Ça peut paraître lent, mais moi, ça m'a vraiment accrochée. J'étais à fond du début jusqu'à la fin. J'ai hâte de voir la saison 2. Et en tout cas, ça se trouve sur Disney+.
- Speaker #7
Souvenez-vous les enfants, demain c'est grève ! Ouais ! Linda ! Rentre immédiatement ! T'es une voleuse, Linda, et une menteuse ! Qu'est-ce qu'il y a ? Il y a qu'elle est punie, alors elle va dormir chez toi. C'est ça la punition ?
- Speaker #5
C'est ça le dîner ?
- Speaker #7
Tu veux quoi, des surgelés comme chez ta mère ? C'est dégoûtant !
- Speaker #3
Aujourd'hui j'ai envie de vous parler d'un film d'animation, étonnamment. à un film d'animation qui s'appelle Linda veut du poulet, réalisé par Cara Malta et Sébastien Lodenbach. C'est un film qui nous emmène à la suite de Linda, une jeune fille, et de sa mère Paulette qui partent à la recherche d'un poulet parce que Paulette a très envie de cuisiner un poulet au poivron pour sa fille Linda. Pourquoi ? Je ne vais pas trop vous expliquer pourquoi. Ce qui est important, c'est qu'en fait, c'est un jour de grève générale et donc impossible de retrouver un poulet dans cette France rurale où se baladent Linda et Paulette. Comment vont-elles réussir à accomplir cet objectif ? On va suivre ce duo un peu improbable, qui va être très vite rejoint par une bande d'amis, par toute une galerie de personnages, dans un film d'animation extrêmement rythmé, très poétique et d'une beauté absolument sublime, dessiné à la main en 2D, notamment par Sébastien Nottenbach lui-même, et tourné d'une manière assez atypique, parce qu'en fait, tous les comédiens et les comédiennes ont été rassemblés ensemble pour tourner le film. comme si c'était un film en prise de vue réelle, mais dans des décors factices, et c'est ainsi qu'a été enregistré la bande-son. Un film d'animation poétique, plein de lyrisme, et qui a été récompensé à Annecy. Il a reçu le cristal du meilleur long-métrage d'animation, avant d'aller jusqu'au César, où il a été là aussi couronné par le César du meilleur film d'animation. Un film absolument essentiel à découvrir aujourd'hui, un film qui est très politique d'ailleurs, parce que vous allez le découvrir, le fait que ça se passe un jour de grève générale n'est pas anodin. Et un film qu'il faut découvrir maintenant parce que son réalisateur, Sébastien... Le Donbac est en train de faire une tournée avec son prochain film d'animation, Viva Carmen, ou Carmen l'oiseau rebelle en version française. Un film que vous allez pouvoir découvrir si vous êtes au Festival d'Annecy, ou en décembre dans les salles belges. Quant à Linda veut du poulet, il est disponible sur Suneur.
- Speaker #0
Je vais vous parler de Spider-Man noir avec le merveilleux Nicolas Cage. Bah ouais, c'est une série qu'on n'attendait pas forcément et surtout qui avait un beau potentiel d'être très nulle. Alors, mini-série en 8 épisodes, Nicolas Cage se donne à fond. On va suivre dans les années 30 cet inspecteur d'une presque soixantaine d'années. Il est cabossé de partout, mais dans ce monde alternatif, du coup dans ce multivers des Spider-Man, il est le Spider-Man de cet univers-là. Donc il a ses pouvoirs-là, mais c'est un vieux monsieur. qui enquête, alors pourquoi c'est merveilleux cette série ? Déjà vous avez la possibilité de le regarder soit en noir et blanc, soit en couleur déjà, en tout cas je recommande de le voir en noir et blanc parce que c'était comme ça que les créateurs l'ont pensé, et puis c'est extrêmement bien réalisé évidemment, c'est un hommage énorme au film noir de l'époque, vous avez tous les rôles sont là, l'inspecteur, la femme fatale, les ruelles sombres avec de la pluie, les retournées un petit peu fantasques, tout le monde surjoue, on a l'impression qu'on est sur une scène de théâtre aussi, c'est un petit peu une des... un des traits de fabrique de ce genre. Mais en tout cas, fans de Spider-Man, mais fans de films noirs, c'est parfait, vraiment, et c'est sur Prime. Donc foncez voir ce Nicolas Cage qui se régale, vraiment, Spider-Man noir.
- Speaker #2
Et toi ? Oui, toi. Allez, je sais que t'as écouté notre super épisode, et j'espère que tu l'as aimé, Comme nous, on a adoré le faire. Alors en tout cas... Pour qu'on devienne des super super stars, n'hésite pas à mettre 5 étoiles, à nous partager, repartager, parler de nous, pour qu'on devienne les stars du monde. Allez, merci, bisous et à bientôt.
- Speaker #0
D'accord, merci Julie. Et bien comme vous l'avez compris, j'espère que cet épisode vous a plu et puis nous on se retrouve très très bientôt pour un prochain épisode les amis. A ciao ciao !
- Speaker #2
A ciao, bonsoir !
- Speaker #0
Don't feel like home. 1