- Speaker #0
C'est
- Speaker #1
l'heure. Es-tu effrayé ? Tu devrais l'être. Bonne chance, bébé ! enfouie dans le passé ainsi que le coup de cœur du moment. Aujourd'hui, j'ai la chance d'être accompagné de Jess et Edouard. Comment ça va les copains ?
- Speaker #2
Coucou ! Ça va super ! Ça va super ! Tout le monde prend en esprit de son terrasse et nous, on est passionnés ! C'est ça ! On est en studio !
- Speaker #1
On est surtout allés plein de fois au cinéma à l'intérieur alors que tout le monde était dehors.
- Speaker #2
Alors qu'on est passé d'un mois de novembre à un mois de mai sans transition en Belgique.
- Speaker #3
Même voir un mois de août en...
- Speaker #2
Oui, en fait, en mois d'août, t'as raison.
- Speaker #1
Ben ouais. Et avant de commencer le petit programme, juste un petit mot sur... calme les amis on a suivi ça malheureusement de loin on n'y était pas cette année on y était l'année passée et on y sera j'espère l'année prochaine oui on espère l'année prochaine le rendez-vous est déjà pris mais
- Speaker #2
Jess toi t'avais pu couvrir quand même l'ouverture t'avais commenté la montée des marches c'est ça la première fois la soirée oui j'ai commenté une petite heure de red carpet effectivement une petite heure de red carpet comment je glisse ça ça fait l'heure mais de Bruxelles d'un tout petit tout petit studio et qu'est-ce que t'as pensé de cette édition globalement ben je viens Le faux mot est quand même resté relativement constant parce que j'ai l'impression qu'il y a eu une bonne sélection cette année.
- Speaker #3
J'ai l'impression aussi.
- Speaker #1
C'était un très bon niveau cette année.
- Speaker #2
Il y a aussi eu des déceptions comme chaque année, mais j'ai l'impression qu'il y a eu de très bons films. Et la Belgique, quand même pas mal représentée au palmarès.
- Speaker #1
Tout à fait, avec Virginie Afira qui partage prix d'interprétation féminine. Rezako, star japonaise dans le film de... Amaguchi. Tout à fait, le film soudain. Et puis, Lucas Donte aussi. Oui, bien sûr.
- Speaker #2
Le prix d'interprétation pour les deux comédiens Inconnu au bataillon mais apparemment super Révélation Dont un Charleroi,
- Speaker #1
un Carollo
- Speaker #3
Absolument Et l'autre, moi je l'avais vu rapidement dans mon film préféré de 2025
- Speaker #1
L'avenue de l'avenir Il a un tout petit rôle au début
- Speaker #2
Bien vu mais j'avais pas vu l'un
- Speaker #3
C'est le seul endroit où je l'avais vu avant Et je pense que c'est le seul truc qu'il a fait avant Et donc prix d'interprétation direct Chapeau quoi Je pose là quoi
- Speaker #1
Ouais à fond à fond Et du coup découvrir le Mungyu aussi donc il y a eu l'app Palme d'Or avec Sébastien Stan et Renate Zvenzweig je ne sais jamais comment dire son nom Renate Reins qui divise un peu la critique aussi je suis curieuse j'ai entendu bien et du moins bien c'est genre l'extrême droite et l'extrême gauche se revendiquent tous les deux de ce film mais qu'est-ce qu'il se passe il y a aussi un prix du scénario pour
- Speaker #3
Notre Salut d'Emmanuel Mar cool aussi un film sur lequel j'ai eu le plaisir de travailler quelques jours
- Speaker #2
ça fait plaisir il y a des stars autour de ce podcast et t'as pas pu avoir des guests quand même pour aller à Cannes aïe aïe aïe je n'étais qu'un petit travailleur dans cette équipe énorme j'espère qu'on aura l'occasion évidemment de vous reparler de ces films dans le podcast ils
- Speaker #1
vont être un petit peu ils vont sortir tout au long de l'année globalement il y en a qui sont d'ailleurs là vous allez voir dans la sélection de cet épisode il y en a qui étaient aussi à Cannes et qui sortent en parallèle ce qui est bien parce que ça permet quand même à des gens qui ne sont pas à Cannes de pouvoir complètement vivre les films au même moment. Il y avait eu ça avec Partir un jour, qui était le film d'ouverture l'année passée qui sortait aussi au même moment. Tout le monde pouvait le voir. Mais c'est vrai qu'il y a des films annoncés pour le mois d'octobre, le mois d'août, le mois de décembre.
- Speaker #3
Des fois ça traîne un peu.
- Speaker #1
Peut-être même certains l'année prochaine.
- Speaker #2
Je crois que La Palme sort en août, il me semble.
- Speaker #1
Je répète, La Palme sort en août.
- Speaker #2
Je donne cette info dans l'oreillette.
- Speaker #4
La Palme sort en août.
- Speaker #1
Bon, très bien les amis. Juste avant de vous présenter le programme de notre épisode de la semaine, j'aimerais évidemment remercier notre super partenaire Sounor. Sounor, vous les connaissez maintenant. C'est notre plateforme de streaming belge préférée, qui est conçue pour et par les amoureux de cinéma. Avec un large catalogue riche et varié, Sooner propose une alternative locale aux plateformes internationales. Sur la plateforme, on y trouve des films intemporels, des films primés dans les plus grands festivals. D'ailleurs là, ils ont sorti leur sélection Cannes, évidemment. Des trésors cachés, mais aussi les toutes dernières sorties cinéma à la demande. Vous rappelez aussi que si vous ne voulez rien rater de nos aventures, foncez ! Si ce n'est pas encore fait, vous abonnez sur Instagram, TikTok, ce n'est que du cinéma. C'est là-bas qu'on vous ouvre les couilles. coulisses du podcast et qu'on organise par exemple des concours pour gagner des places de cinéma. Et puis si ce podcast vous plaît, n'hésitez pas à lui mettre 5 étoiles sur Spotify et Apple et quelle que soit la plateforme sur laquelle vous nous écoutez de nous laisser un petit commentaire, ça nous donne toujours un maximum de force pour vous proposer toujours plus de magie cinéma. Alors les amis, vous l'avez vu cette semaine, un épisode sous le signe du cinéma espagnol et du festival de Cannes aussi évidemment, vous l'avez compris. On commencera par le nouveau film de Rodrigo Sorogoyen présenté à Cannes. L'être aimé, avec les merveilleux Ravier Bardem et Victoria Luengo. Ensuite, on s'attaquera à le tout nouveau film de Pedro Almodovar, très attendu aussi, autofiction. On va voir si la critique est tout aussi à la hauteur de nos espérances.
- Speaker #2
Avec aussi Victoria Luengo.
- Speaker #1
Tout à fait, c'est un petit peu l'épisode Victoria Luengo. Très très belle découverte, cette actrice, en tout cas moi je ne la connaissais pas bien. Et puis cette semaine, c'est Edouard qui va nous amener sa pépite du passé. Évidemment, ce sera un Almodovar. qui est sorti il y a une quinzaine d'années avec Elena Anaya et Antonio Banderas en chirurgien plastique un peu fou. Si vous ne l'aviez pas encore deviné, on vous parle de la peau que j'habite. Et le tout sans oublier nos coups de cœur de la semaine. Est-ce que vous êtes prêts ?
- Speaker #5
Yes !
- Speaker #1
Ready ! C'est parti !
- Speaker #6
Hola.
- Speaker #5
¿Cómo estás ?
- Speaker #6
¿Qué tal ?
- Speaker #5
Bien, ¿y tú ?
- Speaker #6
Hace muchos años, ¿no ?
- Speaker #5
13 años.
- Speaker #6
La film s'appelle « Desierto » et j'aimerais que tu sois partie de la film et que tu sois le personnage de Gabriela. D'accord,
- Speaker #5
d'accord. La personne de la film sait que tu es mon père ou qu'elle sait ?
- Speaker #6
Ça ne sera jamais un problème pour Emilia.
- Speaker #5
Pour moi, peut-être.
- Speaker #1
Alors, l'être aimé pour le petit pitch. Réalisateur mondialement célèbre Esteban Martinez revient en Espagne pour tourner son tout nouveau film. Il en offre le rôle principal à une jeune actrice inconnue, sa fille. mais qu'il n'a plus vu depuis 13 ans. La jeune femme accepte cette formidable opportunité, mais sait qu'à l'occasion de ce tournage, elle va se confronter à un homme qu'elle n'a jamais pu considérer comme son père. Voilà, film de Rodrigo Sorboian avec Raúl Bardem, Victor Helongo, on l'a dit, Raúl Aravalo. Le titre original, c'est El Ser Querido. Qu'est-ce qu'on a pensé en rapide, Fire, les petits amis de ce The Beloved en anglais ?
- Speaker #3
Eh bien,
- Speaker #1
plutôt cool.
- Speaker #3
On ne dirait pas plus, on va développer après. Voilà, plutôt cool.
- Speaker #1
Et toi Jess ?
- Speaker #2
Eh bien moi, j'avais beaucoup d'attentes parce que j'avais adoré entre autres Asbestas, du même réalisateur. Beaucoup de promesses, très bonne partie début de film et puis un tout petit peu de déception sur la fin.
- Speaker #1
Eh bien moi, j'ai adoré. Voilà, j'ai mis quatre étoiles et demi. On est sur une vraiment très très belle...
- Speaker #2
Tu as dit que tu balances deux étoiles tout de suite. Mais oui,
- Speaker #1
pas fif pouf, c'est la période de Cannes. Non mais très bien. Alors peut-être toi, Edouard, qui a bien aimé, commence peut-être sur ce film.
- Speaker #3
Eh bien, écoute, moi j'y allais sans savoir de quoi ça parlait du tout. J'avais eu la chance et le privilège, le plaisir, de ne rien savoir du tout. Et j'aime bien découvrir des films comme ça, des réalisateurs. Moi, je n'ai pas vu Asbestas ou d'autres films de Sorogoyen. Donc voilà, rencontre avec un cinéaste parmi les super décors espagnols. Et j'avoue que j'étais quand même vachement décontenancé au début. Notamment cette première scène qui semble ne jamais finir. un repas dans un resto de 20 minutes et ça pour le coup c'est le truc où je me suis dit oh non s'il vous plaît je me suis dit oh non s'il vous plaît filmé en une seule fois alors que scène magistrale elle est bien cette scène mais t'as eu peur quoi est-ce qu'on va encore assister à un cours de chant contre chant ouais
- Speaker #1
mais qui est vraiment bien fait c'est un chant contre chant qui est hyper signifiant on se rapproche je suis d'accord je suis d'accord il y a quelques années
- Speaker #3
il y a 2-3 valeurs de plan je suis d'accord c'est vrai qu'il a pas réinventé la roue mais voilà c'est ça et je me suis dit si on part dans un film comme ça où il y a 60 pages de scénario pour 10 minutes on va pas s'en sortir au final ça prend un autre tournant qui est quand même un peu plus sympathique et moi j'avoue je suis dans le cinéma j'adore le cinéma un machin et un film deux films moi ça m'intéresse toujours quoi qu'il arrive et donc je pensais pas qu'on allait partir là dessus vu que j'en savais rien et quand j'ai eu cette surprise je me suis dit ah super On va voir un peu comment se développe la relation d'un père qui propose un rôle à une fille. Du coup, ça parle un peu de népotisme, on en parle beaucoup ces temps-ci. J'ai cité l'avenue de l'avenir qui est d'ailleurs le meilleur représentant de ce truc-là, où il n'y a que des népo-baby apparemment. Et comment aussi on le vit, parce que là on peut par exemple voir les apparences de Oui tu es la fille 2, mais d'un autre côté, ils ne se connaissent pas vraiment ces deux personnages. Et c'est là où c'est très bien fait, c'est-à-dire qu'ils se découvrent non seulement à travers le film, mais à travers son rôle aussi Et lui, en tant que réalisateur, en tant qu'opéra narcissique, on peut plus ou moins le dire, un mec un peu difficile à cerner, un peu horrible. Et comment il va s'en sortir avec sa fille qu'il a plus ou moins laissée de côté pendant une partie de sa vie. Et c'est là où le film est très intéressant, parce qu'en fait, c'est très simpliste comme scénario, si on essaie de résumer. C'est juste une re-rencontre, une retrouvaille avec un enfant qu'on n'a pas élevé, par exemple. Et c'est là où j'ai trouvé ce film vachement intéressant dans ce genre de rapport. Et aussi, le fait de filmer un tournage, mais une distance. Et du coup, tu ne sais jamais réellement si c'est le père qui parle à la fille, si c'est le père qui parle à la comédienne, si c'est le père qui parle au rôle, si c'est le réalisateur qui parle au rôle. Et en fait, tu ne sais jamais exactement à quel niveau ils sont l'un par rapport à l'autre. Et c'est là où je trouve que le film prend tout son intérêt. Il y a des trucs que je n'ai pas bien compris. Notamment quand on passe souvent noir et blanc. À des moments un peu... Un peu random, j'ai eu l'impression.
- Speaker #1
On va y revenir, Sorogoïen avait expliqué ce parti.
- Speaker #3
Je pense qu'au bout de la deuxième visionnage, ou peut-être en se posant des questions, on pourrait arriver à trouver ça, mais j'étais assez décontenancé, même si le noir et le noir est super, il n'y a pas de problème.
- Speaker #1
Très bien. Et toi Jess, alors du coup, Sorogoïen ?
- Speaker #2
Moi aussi, je dis beaucoup, quand le cinéma nous parle de cinéma, donc effectivement... en plein désert pour ses retrouvailles père-fille après 13 ans d'absence. Alors je dirais que le film marque un petit peu comme le passage de Sorogoyen du thriller vers un cinéma peut-être un peu plus intime, un peu plus émotionnel. Donc j'ai trouvé ça super chouette. Au début j'étais hyper emballée. Effectivement, il utilise le cadre du cinéma pour nous parler de parentalité, de rapports familiaux, mais pas que. Il nous parle aussi de pouvoir. C'est clair que Javier Bardem est super dans le rôle de ce réalisateur de génie, mais... complètement toxique.
- Speaker #1
La relation n'est pas équilibrée, c'est lui qui a tous les pouvoirs. C'est le réal du film, le réal oscarisé, hyper admiré de tout le monde, malgré ses dérives un peu violentes. Mais dans les coulisses,
- Speaker #2
on voit que les gens ne sont pas non plus ravis. Donc lui,
- Speaker #1
il veut retrouver sa fille, mais en fait, c'est déséquilibré comme relation. Dès le début, on sent bien, c'est lui qui a toutes les ficelles.
- Speaker #2
Exactement. Et c'est marrant, le film, plusieurs personnes l'ont dit, le film fait penser un peu à Valeurs sentimentales. On a aussi ce cadre de tournage de film avec un patriarche qui revient.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai, c'est un peu le même sujet.
- Speaker #2
J'ai beaucoup aimé la première heure et demie du film. Ça m'a beaucoup happé. J'ai adoré l'évolution entre ces deux personnages, la scène d'ouverture, cette retrouvaille entre père et fille. Je trouve qu'elle est toute en nuances et toute en tensions progressives. La tension monte progressivement. Ils sont un petit peu timides au début. Puis on voit qu'il y a clairement des petites douleurs, des petites blessures. Des énormes blessures. Des énormes blessures, pas tout à fait cicatrisées entre les deux. Et en fait, je trouve que petit à petit... Petit, la confrontation père-fille ne va pas assez loin pour moi. À la fin, quand le film s'est terminé, même s'il y a eu de très très belles scènes, j'ai trouvé que le propos était un tout petit peu, je veux dire, creux. Le mot est un peu fort, mais je trouve qu'il amène très bien ça. Au début, la scène d'ouverture tout en tension entre les deux. Puis le tournage démarre et on voit que ça se passe bien, puis ça se passe moins bien. Donc il me fait beaucoup de promesses émotionnelles dans un premier temps. Pour, je trouve finalement, après une autre scène magistrale. je ne vais pas rentrer dans les détails la scène du macro la scène où il ressort tout le temps de sa tante pour régler l'équipe la scène où ils doivent tous manger du macro ils doivent tous manger du macro donc maîtriser aussi cette scène je trouve qu'après cette scène là, il ne se passe plus grand chose pour moi donc j'étais peut-être un tout petit peu déçue sur la fin je me suis dit tiens j'aurais voulu quelque chose j'aurais voulu qu'il aille un cran plus loin et je me suis dit tiens est-ce que l'homme-fille ne manque pas finalement un tout petit peu d'un point de vue parce qu'il nous parle de masculinité toxique il nous parle de parentalité il nous parle de plein de choses mais il m'a manqué d'un vrai point de vue alors qu'il avait des très belles promesses dès le début du film mais après Ravir Bardem je trouve qu'il l'écrase quasiment presque en fait le film tellement il est incroyable franchement il a réveillé mes daddy issues non résolu je peux pas dire ça tu comprends non ça va rester t'inquiète pas de soucis mais il est vraiment non je trouve qu'il est vraiment super et charismatique et incroyable et hyper presque on retient limite plus Bardem que le film lui-même je trouve ouais
- Speaker #1
Oui, tout à fait. J'ai vraiment adoré parce que je trouve que c'est très juste, cette quête. Le père qui arrive, je pense, fondamentalement avec des bonnes intentions, un vrai désir de reconnecter avec sa fille, mais c'est trop tard. C'est une des premières phrases du film, d'ailleurs. Quand elle te le dit, ça fait très longtemps, mais tu sens que c'est presque trop tard. Et c'est très difficile, leurs relations, ils n'arrivent pas vraiment à se reconnecter, d'ailleurs, de tout l'ensemble du film. Il n'y a pas vraiment d'évolution tant à ce niveau-là. C'est même un peu l'inverse, c'est-à-dire qu'à un moment donné, la véritable nature du... du père ressort dans cette scène du macro justement, et du coup ça casse toutes les petites constructions qui avaient été tentées, mais tu sens quand même qu'il est sincère, mais qu'il est aussi sincèrement bourré de défauts, il est violent, on sent bien quand il raconte ses anecdotes de tournage, il dit toujours qu'on l'a agressé, mais en fait c'est lui, c'est comme par hasard toujours lui qui se retrouve dans des disputes physiques, il boit beaucoup trop, et en même temps avec l'alcool c'est un truc, elle aussi boit beaucoup, il voit que sa fille est en train de suivre peut-être le même chemin que... que lui, pour les mêmes raisons, lui, son père ne l'aimait pas non plus. Il y a des reproductions aussi familiales, de blessures familiales, qui peuvent, je pense, toucher tout le monde. Et quand il essaie de lui dire, fais gaffe, l'alcool, il lui dit en anglais, l'alcool, c'est une pute à mierda. L'alcool est une pute à mierda, arrête. Et du coup, elle est là, ouais, mais t'as pas le droit de me le dire comme ça. En fait, il essaie de bien faire, il veut quand même lui donner des clés. En même temps, il sait pas comment s'y prendre. Il s'y prend même de la mauvaise façon. Je sais même pas s'il y a une bonne façon de le faire, vraiment. Il y a la scène à la fin dans la tente, mais comme tu dis, qui est un peu anticlimatique. Oui, c'est ça, la fameuse connexion. C'est un peu compliqué. Mais malgré tout, je trouve ça très juste et très impressionnant, ce film. Lui, il ne s'excusera jamais. Déjà, ça, c'est un truc... Moi,
- Speaker #3
c'est ça que j'allais dire. Une seule fois, il dira le mot excuse-moi. J'ai attendu ça, moi, tout le film.
- Speaker #1
Mais c'est parce qu'il n'y a pas tellement d'enfants, tant d'enfants dans le monde qui attendent un jour un je m'excuse de ses parents et qui n'arrivent jamais.
- Speaker #3
Tu vois, je me disais, en temps créal... En tant que réal, à un moment, il réunit son équipe et je me suis dit « Ah, ça va peut-être arriver, tu vois. »
- Speaker #1
C'est le pire speech du monde. C'est un enfer, c'est un cauchemar.
- Speaker #3
C'est genre en mode « Ah ouais, le mec qui arrive est mieux que la meuf que j'ai fait partir de moi-même. » Et tu te dis « Waouh ! » C'est horrible. T'es affreux, mec, vraiment. Moi, je me serais barré aussi, j'avoue.
- Speaker #1
Et Petite tristesse parce qu'on n'a pas dit mais il y a Marina Foyce qui joue dedans Absolument Mais qui a un tout petit petit rôle Je me suis demandé est-ce qu'ils lui ont coupé ses scènes C'est très bizarre Elle apparaît si peu A mon avis il y a une ou deux scènes qui ont été sautées Si peu Et en même temps elle incarne un rôle qui est super important C'est le rôle de sa seule amie en fait C'est sa seule amie de toujours Qui l'a suivi Qui a fermé les yeux probablement sur plein de comportements pas ok D'ailleurs elle le dit aussi à un moment donné
- Speaker #3
Comme l'impression qu'il y avait aussi une...
- Speaker #1
peut-être une petite histoire à un moment j'imagine tu sais ça je sais même pas mais en tout cas ils ont une relation qui est forte et je trouve qu'au resto quand ils se retrouvent à la fin il y a un côté un peu ils ont ce recul sur la vie parce qu'ils regardent un peu dans le rétroviseur tous les deux puisqu'ils ont leur carrière plutôt derrière eux et ça m'a touché et en même temps c'est des amitiés dont elle elle l'aime fondamentalement mais elle aime un homme bourré de défauts à nouveau et qu'elle a dû un peu elle a un peu dû fermer les yeux sur des comportements aussi on sent aussi il y a tout un discours féministe aussi une évolution de comment est-ce qu'on voilà et sur les plateaux je trouve ça hyper intéressant pour le monde du cinéma toi qui es beaucoup ou
- Speaker #2
C'est vrai qu'elle avait un rôle beaucoup plus important dans Asbestos. Et là, c'est vrai que...
- Speaker #1
C'était un peu dommage.
- Speaker #2
On aurait voulu y avoir plus.
- Speaker #3
En fait, dans le monde du cinéma, si t'es n'importe qui sur un plateau de tournage, c'est comme ça que tu vois le producteur ou la productrice. Tu la vois quasiment jamais, elle gère tous les problèmes derrière, avec aussi les têtes pensantes, tu vois, qu'on se voit encore là, tu vois. Et voilà ça. Et donc du coup, c'est quelqu'un que tu vois pas souvent. Là, c'est plutôt juste, je trouve, la place qu'elle a dans le film. c'est la place qu'elle aurait dans n'importe quel film dans n'importe quelle véritable équipe de tournage même si c'est son allié c'est aussi un peu c'est les moments où on peut redescendre où on peut souffler un peu avec le personnage et aussi tu vois qu'il y a du ressentiment ça s'arrête vraiment jamais le gars a des problèmes ça se voit malheureusement ça se dissémine un peu partout il n'y a vraiment personne qui est 100% avec lui si ce n'est peut-être sa femme et encore
- Speaker #1
sa femme et ses deux fils aussi scène hyper forte aussi quand il a refait sa vie à New York les deux petits blonds la scène de la glace aussi ils ne te ressemblent vraiment pas c'est marrant il y a des très très belles lignes de dialogue il y a des très très belles scènes et alors pour justement revenir un peu sur ce que tu disais au niveau du noir et blanc il n'y a pas que du noir et blanc quand tu regardes le film il fait une espèce d'orgie d'effet il y a du noir et blanc, il y a du ralenti, il y a du silence des fois il coupe le son simplement il fait des zoomings, il tente un peu tous les outils stylistiques du cinéma et il s'explique de ce choix là parce que il dit que c'est un film avant tout et je trouve que c'est assez vrai, sur les histoires qu'on se raconte on se raconte nos histoires en fait, on a notre version des faits, d'ailleurs la première scène d'échange c'est un même souvenir raconté par deux personnes qui ont totalement une autre version et en fait c'est un truc qui est très souvent le cas et surtout quand il y a des petites romains en jeu, parfois tu viens confronter tes parents 20 ans plus tard sur une scène d'enfance ils sont fondamentalement persuadés que ça n'a pas eu lieu et toi t'as probablement aussi cristallisé le truc dans l'autre sens et donc il te dit voilà c'était un film avant tout sur les histoires qu'on se raconte, les souvenirs qui sont déformés en fonction des traumas qu'on a vécu et du coup comme il y a mille et une façons de raconter des histoires ou de se raconter des histoires lui a utilisé mille et un procédés cinéma pour raconter une même scène qui peut être faite de mille façons différentes si t'enlèves le son tu regardes beaucoup plus l'image si tu fais du noir et blanc tu te concentres plus sur les visages plein de choses comme ça et donc voilà c'est un effet stylistique que je trouve très réussi C'est très réussi dans le film,
- Speaker #2
justement des moments où d'un coup la caméra est subjective entre guillemets on a l'impression que c'est bien la caméra du film et donc on n'entend pas le son puis le son est branché,
- Speaker #3
on sent qu'il a utilisé des effets stylistiques Je ne sais pas si vous avez remarqué mais les deux dernières secondes du film je pense que la comédienne parle à quelqu'un de la vraie équipe je suis presque sûr parce qu'elle dit un prénom qu'on n'a jamais entendu au préalable tu sais t'as l'assistant réel, t'as le troisième assistant Tu connais leurs noms, tu vois, tu les as entendus plein de fois sur le plateau. Et en fait, là, je sais plus quel âge, mais peut-être Karl, j'en sais rien. Et en fait, c'est un nom que t'as jamais entendu. Et moi, je me suis dit, attends, là, du coup, la scène est finie dans le film, mais aussi dans le film qu'on regarde là, maintenant. Et donc, elle parle à un mec de l'équipe. du vrai film, tu vois. Ouais, non, c'est ça.
- Speaker #1
Il casse toutes les règles.
- Speaker #2
Un film méta, au sens principal.
- Speaker #3
Ah ouais, c'est très méta.
- Speaker #1
Il y a des scènes à la péloche, il y a des scènes en numérique, il y a des scènes en 35, enfin, il essaye tout, quoi. Vraiment, il y a des trucs avec du grain,
- Speaker #3
du granulon. Il y a des VK, moi aussi. À fond. Il y a un peu de tout, quoi. Notamment dans les souvenirs, je pense qu'il y a des scènes de... Ouais, il y a une scène un peu comme ça, de montage, où tu vois plein de souvenirs, plein d'images, et les images sont toutes différentes les unes des autres, et je pense qu'il y a vraiment... Il doit y avoir 6 ou 7 caméras différentes qui ont tourné ces images-là, quoi. C'est sûr, certains...
- Speaker #1
Non mais très bien, en tout cas ça m'a vraiment bien bouleversé ce film. Sur encore une petite chose à dire, sinon on passe au film suivant tout de suite les petits amis. On est prêts pour le film suivant ?
- Speaker #2
Oui on est prêts, oui absolument.
- Speaker #1
Bon et bien on va passer tout de suite au deuxième film, le Almodovar Autofiction. Nous allons interrompre ce programme, on nous dit à l'oreillette que... Mais que fais-tu là bébé Yoda ? Que fais-tu là dans ce plateau ? Mais arrête de soulever les micros avec la France ! On va avoir des problèmes, on va devoir rembourser ! Arrête, mais arrête Yoda, arrête !
- Speaker #3
Le jeu d'acteur est dingue, on peut le noter.
- Speaker #1
Mais donc oui, on va faire une petite minute, parce qu'on ne voulait pas le mettre au programme, mais quand même, mais quand même, Edouard, tu es allé voir le Mandalorian avec gros goût, voilà... On reste dans le monde un peu hispanophone avec notre Pedro Pascal qui est toujours dans le rôle principal du Mandalorian même si on voit pas beaucoup son visage sans trop spoiler. Rapidement, rapidfire, avant qu'on passe à Oal Modovar, toi qu'est-ce que t'as pensé de ce petit Mandalorian gros goût ?
- Speaker #3
Bah écoute, moi j'allais le voir notamment parce que j'aurais bien aimé savoir s'il fallait avoir vu les 32 spin-offs et les 47 séries annexes de Star Wars pour comprendre quoi que ce soit. Et en fait, eh bien pas du tout. On peut carrément prendre le train en marche et c'est ce que j'ai fait. Et j'avoue que c'était relativement plaisant quand même, franchement, comme expérience. Divertissant. Ouais, divertissant, des bons effets spéciaux, une histoire où tu suis un chasseur de primes qui exerce son métier.
- Speaker #1
Qui exerce son métier.
- Speaker #3
Voilà. En tuant des gens. C'était vraiment ça, c'était un peu un boss incognito, je me suis senti comme ça, je me suis dit, ok, on va le suivre dans ses aventures, super. Et je m'attendais à ce que Grogu ne serve qu'à rien, et en fait au final il a quand même aussi une véritable identité. Ouais, enfin... Il fait des trucs, il n'est pas là juste pour vendre des jouets. Un peu quand même, évidemment. Oui,
- Speaker #1
ça reste à voir.
- Speaker #3
Ils ont mis d'autres petits trucs pour faire des jeux annexes, etc. Ils sont quand même forts. Mais je n'avais pas vu assez Pedro Pascal l'année dernière, donc je voulais le revoir encore un peu. Oui,
- Speaker #1
on l'avait seulement vu huit fois l'année dernière.
- Speaker #3
J'étais en manque de Pedro Pascal. Je me suis demandé,
- Speaker #2
est-ce qu'on le voit vraiment ? Est-ce qu'on voit sa tête ou est-ce qu'il est sous un casque durant tout le film ?
- Speaker #3
Il est sous un casque pendant 80% du film.
- Speaker #1
ça ne m'intéresse pas d'ailleurs il est très fort probable que ce n'est pas lui qui joue sous le masque,
- Speaker #3
je crois qu'il donne la voix il a juste pris son chèque bref franchement c'est très sympa honnêtement j'y allais vraiment en me disant bon j'avais envie de constater quel était l'état du Disneyverse est-ce que comme les Marvel il fallait avoir les 17 autres est-ce qu'on est que dans du marketing franchement je trouve qu'ils ont réussi un truc entre les deux
- Speaker #1
Tu recommanderais aux auditeurs et auditrices d'aller au cinéma pour ça Ou d'attendre peut-être que ça arrive sur Disney
- Speaker #3
Moi je pense que ça ne m'aurait pas dérangé Si j'avais mis 15 balles pour voir ça Je n'aurais pas du tout demandé à être remboursé En tout cas Je pensais que ça allait être ça Et ça ne l'a pas été Pour ceux qui veulent se faire un petit plaisir En famille ou entre amis Ça passe tout à fait bien, il n'y a aucun problème
- Speaker #1
Bon maintenant Bébé Yoda, tu rends le casque, pleine crise créative. Lorsqu'un drame frappe l'une de ses plus proches collaboratrices, il s'en inspire pour écrire son prochain film. Peu à peu, il imagine Elsa, une réalisatrice en pleine écriture, dont le parcours commence à refléter le sien. Les deux cinéastes deviennent alors les deux facettes d'un même personnage dans un jeu de miroir où l'impudeur de l'autofiction dévoile autant qu'elle détruit. C'était le petit bichat halluciné. Ils écrivent bien, hallucinés, quand même.
- Speaker #3
Oui, ça dépend, mais c'était bien. Ça a été bien,
- Speaker #1
il était inspiré. Donc, avec, évidemment, deux Pedro Almodovar, avec Barbara Lenni, Leonardo Sbaraglia, avec Aitana Sanchez-Giron, je ne sais pas comment on le dit. Bref, le titre original, c'était Amarga Navidad. Petit tour de table, les amis, qu'est-ce qu'on a pensé de ce autofiction ?
- Speaker #2
Disons qu'Almodovar nous présente un film dans lequel il y a un auteur-réalisateur en panne d'inspiration. pour nous dire qu'il est lui-même en peine d'inspiration.
- Speaker #1
Et oui, tout à fait. Très bien, c'est ça. Et toi, Edouard ? Oui ou non ? C'est votre chemin. Et moi, c'est... Je lisais un peu en off à Edouard qu'on me l'avait tellement atomisé ce film que j'y suis allé en mode ça va être une catastrophe. Du coup, ça va. En fait, ça va.
- Speaker #2
Tout n'est pas nul.
- Speaker #1
On est dans les petits chaussons Almodovar. Voilà. Peut-être plus en détail, c'est peut-être toi qui as le... plus aimé, toi, Jess, autour de la table sur Almodovar ? T'avais vu Les Anciens ? C'était quoi, The Room Next Door ? Je sais plus quoi. Son précédent. Madresse Parallelas aussi.
- Speaker #2
La Chambre
- Speaker #1
Merde. La Chambre d'à côté.
- Speaker #2
La Chambre d'à côté, pas la Chambre Merde. Et il a remporté l'ours à Berlin. Tout à fait.
- Speaker #1
Les Madresse Parallelas, moi j'avais vu aussi, avec Penelope Cruz, qui était très bien. Mais en gros, Almodovar, c'est un peu un lieu commun de dire que ses meilleurs films sont derrière lui, on va dire.
- Speaker #2
Merci.
- Speaker #1
que c'est un peu un coup sur deux très faible quand même.
- Speaker #2
Et c'est ok parce que c'est quand même son 24ème film. Ah oui, ça va compter. Non, j'ai trouvé l'information sur l'internet du web. Euh... sur les internets sur les internets donc oui on peut pas non plus le blâmer de ne pas toujours avoir blindé d'inspiration après 24 films mais à un moment donné il faut peut-être pas s'arrêter quand on n'a plus rien à dire alors je dirais pas qu'il n'a plus rien à dire c'est peut-être un peu dur mais on sent que ses démons et ses névroses sont bien là quoi donc oui c'est un film très autobiographique et très introspectif Et on voit tout de suite qu'on est dans un album de voir dès les premières scènes. On retrouve les ingrédients habituels. Ça parle beaucoup. Des persos de femmes avec beaucoup de caractère. Des personnages toujours bien fringués avec des couleurs très colorées. Et ça parle de mort.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
On a retrouvé tous les ingrédients.
- Speaker #1
Et il y a toujours de la chanson aussi. Il y a toujours une femme avec une voix incroyable qui chante. C'est à peu près dans tous ses films. Il y a ça. C'est un peu, il le met comme ça pour se faire plaisir. Il prend un titre qu'il aime bien. Il le fait chanter par une dame incroyable.
- Speaker #2
Et des hommes sexys aussi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
il y a un homme sexy aussi on suit donc ce cinéaste qui est clairement l'alter ego d'Almodovar qui est en pleine crise créative et qui transforme les drames de ses proches pour les utiliser on pourrait même dire qu'il vampirise les histoires de ses proches pour en faire des films ça a
- Speaker #3
reproché aux comédiens,
- Speaker #2
il y a vraiment cette phrase là qui sort dans le film donc c'est pas mal ce jeu de miroir entre fiction et réalité il y a un peu cette question centrale jusqu'où est-ce qu'on peut utiliser mais... sa propre vie, ou plutôt en l'occurrence celle des autres, pour créer. Donc question en soi pas inintéressante, je trouve. Moi, je trouve qu'il y avait pas mal de choses sympas dans le film, mais très vite, je me suis quand même ennuyée, je dirais, en fait. Je suis restée un petit peu à côté pendant une bonne partie de la projection.
- Speaker #1
Une heure cinquante, mais ressenti trois heures. Oui, voilà.
- Speaker #3
Oui, exactement.
- Speaker #2
C'est vrai que le ressenti, effectivement. Et toi mon bon Edouard
- Speaker #3
J'aurais d'autres choses à dire mais vas-y enchaîne Moi je vais torpiller un peu Je vous le garantis J'avoue tu parlais du coup C'était long et un peu chiant Il y a une scène de strip-tease qui arrive relativement tôt A ce moment là j'ai commencé à m'ennuyer Et on était vraiment à 20 minutes de film Je pensais qu'on était plus loin Et pourtant il fait ça bien Oui il se débrouille Est-ce qu'on a besoin de 15 minutes pour autant ? Peut-être pas
- Speaker #1
On n'est peut-être pas le public aussi Edouard Merci.
- Speaker #2
Oui, voilà, il était une raison.
- Speaker #3
Ma foi, mais je trouve que, quoi qu'il en soit, la scène est trop longue. Et non, moi, en fait, j'ai noté que c'était vraiment... Comment dire ? Je n'arrivais pas bien à comprendre où il voulait aller, en fait. Et le fait qu'il n'y ait pas d'idée, ça se ressent, malheureusement. C'est vrai qu'on ne l'a pas dit,
- Speaker #1
mais il y a deux temporalités, 2004 et 2026, globalement. Et on comprend seulement à la toute fin du film la connexion entre les deux. Sinon, on suit deux histoires en parallèle sans trop comprendre trop quoi qu'il quesse. Ce qui est un procédé de narration classique pour du Almodovar. Il aime bien faire ça, mais c'est vrai que c'est un peu décontenant. Ça met trop de temps à nous dire... Le payoff vient trop, trop tard.
- Speaker #3
C'est ultra tard. Et puis, tu as aussi le fait que... Il faut tout remettre dans l'ordre. Mais c'est un réel qui a écrit un film sur lui, qui galère d'écrire un film sur quelqu'un qui galère d'écrire un film sur quelqu'un qui va écrire un film. C'est un cauchemar. c'est auto-inception il y a 15 couches c'est bon dis nous que t'as pas envie de faire un film et n'en fais juste pas au final si je peux me permettre il y a des trucs aussi on parlait de ce qu'il fait des Almodovars mais moi personnellement j'ai vu des plans de face des gens qui pleurent des gens qui parlent trop des couleurs vives certes c'est bien fait des jolies couleurs mais à part les couleurs je dois dire que moi j'en ai presque rien retiré de ce film et ça m'a même énervé à plein de moments il y a Il y a tellement d'incohérences, pas au niveau du scénario tant que ça, mais plutôt au niveau des réactions des personnages. Je ne comprends pas, en fait. Il y a un moment où un personnage souffre d'une migraine, d'ailleurs, ils en font des caisses, c'est une migraine. Attention, ça va le faire, je pense que tu vas survivre. Et en fait, elle est dans un lit, quelqu'un arrive et lui chante une chanson en plein dans les oreilles. Juste avant, elle disait « s'il vous plaît, tenez les lumières, j'ai trop mal à la tête » . Par contre, se faire gueuler dans les oreilles une musique, ça, il n'y a pas de problème, apparemment. Enfin, je ne sais pas. Il y a plein de trucs comme ça où je me suis dit, mais vous êtes énervant à mourir tous les personnages. Et en fait, je n'arrive pas à croire à quoi que ce soit, étant donné que les personnages, on ne les connaît pas. Et en fait, on voit tellement de personnages qu'on ne connaît personne. Et donc, à part pour Bonifacio, je n'arrive...
- Speaker #2
On le voit bien sur toutes les coutures.
- Speaker #3
Voilà. Et en fait, c'est le seul personnage pour lequel j'avais un minimum d'intérêt. Et en fait... Il y a un moment, il est là, et après il n'est plus là, et c'est tout. Et en fait, il en parle par la suite de « j'ai oublié ce personnage » qui est en fait une représentation de son fils, machin, bref. Et ils essaient d'expliquer ça, et je trouve qu'en fait tout est surfait, et il y a beaucoup d'excuses, j'ai l'impression, et il y a une ou deux scènes qui sont relativement fortes, mais vers la fin quoi, donc on a déjà beaucoup, beaucoup tanké, plein de trucs. Et c'est plutôt, en fait, moi c'est ça que je trouvais drôle, j'ai noté un peu, quand je m'ennuie je prends des notes pendant le film, et là... J'ai pris des notes au tout début et j'ai mis qu'il a voulu faire son Mulholland Drive ou son 8,5 ou son Persona. Et tout à la fin, dernière séquence, elle cite Bergman et Fellini. Je me suis dit, ouais bon, t'as voulu faire ton grand chef-d'oeuvre et en fait tu n'es pas à 5% sur ce film-là du niveau des autres. Peut-être sur d'autres films, je ne le dis pas. Mais non, c'est... Et toi Martin ?
- Speaker #1
Moi je l'ai vu cet après-midi, juste avant d'arriver ici en studio. Justement comme je disais, je ne m'attendais pas à grand chose puisque les critiques étaient très très mauvaises. Mais oui, donc c'est jamais super agréable de regarder un film qui est un énorme égo-trip, même si c'est un égo de quelqu'un qui ne va pas très bien et qui a un peu moins d'inspiration. Mais je trouve que c'est quand même un peu couillu quand même de faire un film où on se met autant à nu en tant que réel. Il n'y en a pas beaucoup qui oseraient expliquer un petit peu le... vraiment se mettre à nu en plus au Festival de Cannes comme ça en montrant, ben voilà, je suis un monsieur vieillissant qui a fait, d'ailleurs la phrase est dite tous les chefs-d'oeuvre sont derrière moi mais je ne peux pas m'arrêter, j'ai besoin de tourner, ça c'est aussi un truc qu'on peut comprendre quand c'est une passion, ben c'est pas simple de s'arrêter en fait, tant que t'as l'énergie de le faire et en même temps il dit mais j'ai pas grand chose à dire, donc je suis devenu une espèce de vampire des histoires des gens autour de moi, c'est pas c'est pas simple d'en parler finalement donc on peut aussi euh On peut aussi adhérer à ce message-là. Donc ça m'a quand même assez bien plu pour cet aspect-là. Ce que je trouve intéressant, parce que je suis quasi sûr qu'il le fait exprès, c'est qu'il y avait une espèce d'étrangeté tout au long du film. Surtout la scène au début, la relation entre Bonifacio, le strip-teaser, et sa femme Elsa. Elle est bizarre. J'ai l'impression que c'est un épisode de Black Mirror où lui c'est un robot à un moment donné. T'as l'impression. Et donc je me dis, mais pourquoi c'est comme ça ? Et en fait j'ai compris. Je crois que le film le fait exprès, comme c'est des personnages écrits sur papier et en plus écrits par quelqu'un qui ne va pas bien, qui n'a pas fini ses persos, qui ne les a pas bien caractérisés. On suit des acteurs qui jouent un peu à côté, qui n'ont pas les bonnes lignes de dialogue, qui disent des trucs étranges à plein de moments, soit caricaturaux dans un sens, soit hyper simples. Par exemple, Beau, il est genre parfait. Il est quelque chose de l'ordre du robot. Il est parfait, il n'a jamais une aspérité. Il est tellement dévoué à cette femme, beaucoup trop. Ce n'est pas sincère, ce n'est pas naturel, quelque chose qui ne va pas. Mais c'est parce que c'est mal écrit. Donc ça, c'est pas mal intéressant de faire un film mal écrit, mais exprès, pour montrer que celui dont on parle est un gars qui ne sait plus écrire parce qu'il n'a plus l'inspiration.
- Speaker #2
Et du coup, pour l'audience, c'est difficile à suivre de temps en temps. Pour l'audience, c'est chiant,
- Speaker #1
clairement. Je veux dire, ça coûte moins cher d'aller faire de la thérapie. Mais c'est intéressant comme exercice, finalement. On ne l'a peut-être pas tant vu que ça.
- Speaker #3
Quand même,
- Speaker #1
je passe pas un si mauvais moment. Ça reste très beau. Moi, j'ai noté, c'est une super belle boîte de crayons de couleurs. C'est vraiment la belle boîte qu'on nous offrait quand on était enfant, et que t'as toutes les couleurs, ils sont tous bien taillés, et c'est trop bien. C'est une boîte de couleurs, quoi. Vraiment, il y a trop trop de ça. C'est du halmo de faire ça. Mais dans ce que ça fait, en vrai, il arrive quand même, finalement, à tirer son épingle un peu du jeu, donc je lui mettrais quand même la moyenne. On serait sur un 5 sur 10 pour moi.
- Speaker #3
Ah ouais, quand même.
- Speaker #2
ça reste un Almodovar c'est juste qu'il nous a habitués à tellement mieux donc c'est ça aussi mais ce serait quelqu'un d'autre un autre réel qui débuterait qui écrirait ça ou même quelqu'un d'autre qu'Almodovar on serait genre ça va en fait c'est pas ce que c'est Almodovar qu'on étudie je trouve que le côté flamboyant qu'il y avait dans ses films cultes qui sont derrière lui là on l'a complètement perdu je trouve même si effectivement je ne me blâme pas il y a quand même une tentative d'exercice de style que tu viens de citer qui est pas mal il y a effectivement des jeux d'acteurs il y a de la mise en scène tout n'est pas à jeter Merci. Mais en termes d'émotions, toutes les émotions sont contenues. Et je trouve que le film ne se vit pas.
- Speaker #3
Il n'y a presque rien. Tu n'as presque rien à manger. Comme je disais que tu ne connais pas les personnages. Tu ne les connais pas. Il y a un moment, elle est sur une île. Elle invite sa meilleure pote. Puis elle part. Elle invite une autre meuf. Puis elle part. D'une autre manière. En fait, tu ne connais aucun des personnages. Ni dans le présent, ni dans la fiction. Tu ne sais rien et tu te perds. C'est dommage parce que c'est vraiment illisible. Il n'y a pas de... C'est même pas possible de raccrocher les wagons et puis quand il dit qu'il se nourrit des histoires des autres etc moi je me demande du coup est-ce que Elsa c'est lui ?
- Speaker #1
C'est censé ouais.
- Speaker #3
Parce que si Elsa c'est lui pourquoi s'est-il mis en couple dans la fiction avec son propre fils ?
- Speaker #1
C'est son mec non ? C'est son mec non ? C'est son gars ?
- Speaker #3
Moi j'ai l'impression que c'est son fils. C'est son fils ?
- Speaker #1
Ah j'ai l'impression que c'est son mec. C'est son mec je pense. Ah c'est son gars ? C'est son mec homosexuel. Ouais c'est la façon que j'ai eu aussi. J'ai même pas capté ça. C'est son mec homosexuel ouais bien sûr. C'est son compagnon ouais bien sûr. D'ailleurs il le dit, il pourrait se taper toute la ville S'il voulait, parce qu'il est un peu plus jeune que toi Mais en fait il reste là T'inquiète je lui donne l'autorisation de sortir de temps en temps Il l'admire
- Speaker #3
C'est son mec Mais il n'y a même pas un geste d'affection De quoi que ce soit C'est étrange Le mec est mégalo aussi Le calme de voir avec un petit jeune Je ne sais pas Personnellement C'est vrai que c'est un exercice de style et c'est difficile Par exemple j'avais vu Un film de Nani Moré qui en 2023 il me semble a fait un film qui s'appelle Il solde l'avenir vers un avenir radieux et c'est un peu du coup lui qui joue son propre rôle de Réal qui fait un film et en fait pendant le film il sait pas ce qu'il veut raconter du coup il se perd mais c'est beaucoup plus linéaire en fait y'a pas besoin d'avoir ce deuxième niveau tu vois dans la fiction enfin il fait son film et pendant le film il sait plus ce qu'il veut raconter il perd le fil et du coup on se laisse à des pérégrinations à des réflexions en live Et... je le trouve beaucoup en tout cas si je peux en recommander un plus moi je recommanderais celui-là par exemple Donnie Moretti, Il solde à la vanille et je le trouve beaucoup plus juste et dans l'aveu on n'est pas sur du demi-mot non plus c'est quelque chose de voilà ce que je suis pour le moment, je vous le livre et à vous d'en faire ce que vous voulez et moi c'est un film que j'avais beaucoup aimé justement pour la sincérité et la douceur qu'il a quand même pour lui-même quoi tu vois voilà ouais
- Speaker #1
Bon ben voilà, vous l'avez compris, on n'a pas tout à fait été convaincu par ce nouveau film d'Almodovar et pourtant en compétition officielle, voilà, peut-être qu'il n'avait pas non plus sa place dans une compétition officielle à Cannes par rapport aux autres films. Donc voilà, il est peut-être passé d'Almod, notre Pedro. Bon, et bien sans plus attendre, on va passer à la pépite du passé avec un Almodovar qui lui, pour le coup, nous a beaucoup plus plu et c'est la pépite de Edouard. On va vous parler de la piel que habito, la peau que j'habite.
- Speaker #7
Je suis le père de Norma, la fille que tu as violée. Je peux vous assurer que ce sont les expériences les plus émouvantes de ma vie.
- Speaker #1
Alors pour le petit pitch, depuis que sa femme a été victime de brûlure dans un accident de voiture, le docteur Robert Ledgard, éminent chirurgien esthétique, se consacre à la création d'une nouvelle peau, grâce à laquelle il aurait pu d'ailleurs sauver sa femme. 12 ans après le drame, il réussit, dans son laboratoire privé, à cultiver cette peau. Sensible aux caresses, elle constitue néanmoins une véritable cuirasse contre toute agression, tant externe qu'interne. Donc voilà, film de Pedro Almodovar avec Antonio Banderas, Elena Anaya et la merveilleuse Marissa Paredes. Bah c'est à pépite, pourquoi que c'est que c'est à pépite ce petit film que moi j'ai découvert grâce à toi du coup à mon bon Edouard ? Ah bon ? Ouais je l'avais pas vu.
- Speaker #3
Bah en fait moi je... vous l'aurez compris maintenant j'aime les films qui sont... qui dérangent un petit peu. Pas les films de genre,
- Speaker #1
c'est une des premières fois et une des seules fois qu'Almodovar se frotte d'ailleurs à ce style, un peu thriller horrifique.
- Speaker #3
Et moi en fait j'ai pas vu un milliard de films d'Almodovar, j'en ai vu quelques-uns, je pense que c'est le plus connu mais celui qui m'a marqué le plus c'est clairement celui-là et bon bah quand on le voit on comprend n'est-ce pas ? Moi en fait ce qui m'avait choqué surtout C'était La prémisse du truc Et au début tu te dis Qu'est-ce qui est en train de se passer Et au fur et à mesure Tu comprends Honnêtement ça c'est un truc qu'il ne faut pas spoiler Je pense que ce film là Au moins t'en sais au mieux tu vas l'apprécier En tout cas la gifte en sera Que plus intense C'est quelque chose où tu débarques Dans un film qui et qui est somme toute au début plutôt classique et en fait on va s'enfoncer dans l'horreur dans les tréfonds de la vengeance si je peux me permettre c'est presque un huis clos il y a quelque chose d'extrêmement anxiogène et tu t'imagines à la place de la personne dont on va s'occuper dont on va s'occuper Antonio Banderas qui d'ailleurs est extraordinaire je pense un peu à la Ravière Bardem je trouve que Je trouve que Banderas dans le film, il est impeccable, vraiment de stoïque, il est très stoïque et dégage rien de bon, même si de base c'était quelqu'un qui voulait aider le monde, j'ai envie de dire.
- Speaker #1
Ouais mais mégalo, complètement mégalo.
- Speaker #3
Voilà bien sûr, mais qui va s'en servir, lui en tant que meilleur chirurgien du monde, pour faire un acte qui ne se raconte même pas. Presque de Frankenstein. Ouais c'est... Pire encore, mais pour ceux qui essaient de s'imaginer, c'est difficile d'en parler. Il faut le voir, pour moi, il faut le voir, mais c'est assez dingue. Et donc voilà, moi, ce film-là, il me parle beaucoup, parce que je pense que quand tu as vu ce film-là, ce qui s'est passé au début, toi-même, tu ne t'es jamais imaginé le faire, mais tu ne t'imagineras plus jamais le faire, c'est une conséquence à un acte qui, en fait, s'est mérité presque. Et tant vient avoir de la peine pour la personne qui a fait l'acte. L'acte de viol, bien sûr, on peut le dire.
- Speaker #1
Oui, c'est ça, parce que le film va aborder le désir sexuel. C'est même pas ça, la pute. La pulsion sexuelle des hommes aussi, c'est un film qui est très très en avant-garde aussi sur cette thématique-là, qui l'affronte vraiment, c'est frontalement montré, et c'est malaisant, et c'est bien d'y aller à fond, et de vraiment montrer les choses comme ça. Il n'y a aucune nudité qui est non nécessaire dans ce film, vraiment. Les acteurs jouent merveilleusement bien, tous, vraiment, dans des scènes qui ne sont pas simples. Et c'est fort, c'est fort vraiment sur le regard que portent les hommes, vraiment la culture du viol, globalement c'est ça. Et même lui, qui va plutôt être une... Le personnage principal, lui, il est plutôt victime puisqu'il a perdu sa femme. Il a perdu sa fille probablement aussi. Mais il devient un monstre et le monstre suprême aussi. Et finalement, il devient le même monstre que ceux qui l'ont touché au début. C'est malaisant, c'est habilement écrit. C'est adapté d'un roman, il faut le dire aussi. Mais ouais, qu'est-ce que c'est bien.
- Speaker #2
Donc ça n'a pas mal vieilli, tu trouves, toi qui l'as vu récemment ?
- Speaker #1
Je ne l'avais pas vu il y a 15 ans, mais je trouve que c'est tout à fait juste. Il y a un côté The Substance aussi dedans. C'est un peu la trilogie. C'est assez fort. C'est vrai que je l'avais vu il y a quelques années.
- Speaker #2
J'avoue, malheureusement, je ne l'ai pas revu pour le podcast. Je ne pourrais plus exactement mettre le doigt sur mon émotion. J'avais bien aimé, mais en même temps, j'avais été un peu en ambivalence sur ce personnage, le personnage principal, qui est horrible, qui est vraiment misogyne à souhait. Je ne sais plus pourquoi. comment je vais pouvoir remettre le doigt sur ce qui m'avait un peu dérangé, c'est volontaire dans le film que le personnage d'Antonio Banderas soit effectivement un horrible personnage et le film est délibérément dérangeant mais voilà je me suis dit que pour le côté transphobe aussi à l'époque certains l'avaient un peu soulevé donc je m'étais demandé si le film avait bien vieilli depuis 2011 Ah ouais non mais ça c'est même pas la question c'est
- Speaker #3
pas la question c'est juste de transformer quelqu'un pour se venger d'une certaine manière on va dire Ouais. C'est juste en fait, c'est la peau que j'habite, c'est un des meilleurs titres qu'ils auraient pu trouver je pense, parce que c'est vraiment ce que se dit le personnage secondaire au début, et en fait il va habiter une peau qui n'est pas la sienne et subir ce qu'il n'a pas eu à subir, et donc en fait c'est là où le film est très complexe, c'est-à-dire que, tu le disais juste avant, la victime au début c'est Banderas quand même, qui perd sa femme et sa fille etc. c'est atroce quoi, le mec est tout seul à bosser sur sa chirurgie et il a plus que ça quoi en gros et la vengeance va le faire devenir le véritable monstre en réalité et en fait au final il a presque redonné naissance à sa fille entre gros guillemets mais en la libérant de ce truc là et en se libérant lui même de ce fardeau à porter qui est la perte de ta femme et de ta fille quoi du coup en fait t'as envie de tout le monde est horrible Et d'un autre côté, tout le monde a plus ou moins ce qu'il mérite. Donc en fait, à la fin du film, tu te dis, ouais, bien fait pour tout le monde, j'ai envie de te dire.
- Speaker #1
Ouais, c'est un film qui s'auto-détruit en plus. C'est exactement ça. Burn after reading. Absolument ça.
- Speaker #3
Mais je pense que ça vaut le coup d'être vu.
- Speaker #1
Et puis esthétiquement, c'est merveilleux. Il y a des plans. Rien que le mur où il y a des écritures sur tout un mur.
- Speaker #3
Moins de couleurs au final dans celui-là, tu vois. Moins de couleurs dans celui-là. Et étrangement...
- Speaker #1
Le sujet est un petit peu moins coloré. Voilà, voilà.
- Speaker #3
C'est comme ça. La couleur arrive tout à la fin, bizarrement, dans une dernière scène ou... Enfin bref. Et non, c'est dingue. En fait, c'est un film où tu vis un vrai voyage. Et c'est des films qui marquent, honnêtement, tu vois. Tu peux pas... Celui-là, impossible que tu en sortes en te disant...
- Speaker #1
Non, ça laisse rien. Impossible. Vous n'allez jamais l'oublier Les visuels qui resteront avec vous Et je pense que cette actrice principale Elle est hypnotisante La scène où
- Speaker #3
Banderas assouvit sa vengeance Elle est difficile A tanker Oui c'est pas un film pour tout le monde Il est difficile Mais d'un autre côté Je pense que c'est mettre en image Ce qui n'est jamais dit Plus ou moins tu vois et euh Et c'est là où il me parle notamment pour le sujet, mais pour comment il est amené. C'est assez insidieux. C'est là où je pense que quand tu regardes le film, tu pourrais éventuellement à un moment décrocher parce que t'en peux plus. Et c'est normal, parce qu'il y a une apothéose de la scène dont je parle, où la vengeance est assouvie. Et tu pourrais te retirer avant, parce que ça devient trop difficile, et parce que c'est vraiment un peu atroce. C'est... comment dirons... on est sur quelqu'un qui garde quelqu'un d'autre un peu captif on va dire tu peux y trouver ta limite je pense, c'est un film où tu trouves ta limite j'ai envie de te dire c'est un film qui va te faire la peau on peut le dire mais il faut aller jusqu'au bout, il faut le finir une fois et très honnêtement ça vaut vraiment C'est un grand, grand film, je trouve.
- Speaker #1
Eh bien, merci pour cette pépite, mon bon Edouard, franchement, et merci, je suis très content d'avoir découvert ce film, même si je n'en sors pas tout à fait indemne. Bon, les petits amis noirs, nous on arrive à la fin de cet épisode, mais pas avant de vous avoir parlé de notre petit coup de cœur de la semaine, évidemment.
- Speaker #0
C'est un accident grave. Moi, ce qui m'intéresse, c'est de comprendre l'enchaînement des faits.
- Speaker #8
Pourquoi vous dites grave ?
- Speaker #0
Il y a quand même bien un mort. Mademoiselle, je ne comprends pas ce qui m'arrive.
- Speaker #8
Ma mère voyait les morts à elle aussi. J'imagine qu'elle m'a transmis le truc.
- Speaker #0
Je n'ai pas envie de te quitter.
- Speaker #2
Alors moi, le film dont je vais vous parler, qui m'a beaucoup plu et que j'ai pu découvrir sur son heure, ça s'appelle L'âme idéale. C'est un film de Alice Vial avec Magali Lépine Blondeau, qu'on a vu notamment dans Simple comme Sylvain. qu'on a beaucoup aimé et Jonathan Cohen voilà qu'on peut retrouver du coup dans une petite je dirais comédie romantique mais pas que comédie romantique fantastique voilà il y a un petit côté fantastique dans ce film donc c'est l'histoire de Elsa incarnée par Magalie Lépine Blondeau qui joue qui travaille en soins palliatifs et elle a un pouvoir on le sait dès le début c'est qu'elle sait parler aux morts voilà elle voit les morts et elle comprend qu'ils sont morts et parfois ils sont un peu paumosses et elle les aide mais c'est un don qui l'isole un petit peu des autres. Elle n'a pas une vie sociale de ouf, voilà. Et elle va tomber amoureuse d'Oscar, un musicien drôle et séduisant, enfin, et surtout très drôle et séduisant, qui est donc interprété par Jonathan Cohen. Alors, il y a un petit twist, à un moment donné, dans le film que je ne vais pas révéler ici, je vais vous laisser quand même la surprise. Et donc, c'est un film qui est entre romance fantastique, amour, deuil. Voilà, on est un petit peu entre Ghost, qui rencontre le sixième sens, qui rencontre... Et si c'était vrai ?
- Speaker #3
Beaucoup de fantômes.
- Speaker #2
Et pour citer des bons films. Tout n'est pas parfait dans ce film. Mais ce qui est chouette, c'est de voir Jonathan Cohen dans un registre quand même assez différent. Plus tendre, plus romantique, mais quand même drôle. Moi, j'ai bien aimé. Et Jonathan Cohen qui est aussi producteur du film. Il faut quand même le mentionner. Alors, le petit truc quand même, le petit couac, c'est qu'il faut accepter le côté fantastique dès le début. Parce que c'est quand même un film français. Un ton un peu entre deux. Et dès le début, on se dit, ok, c'est un film fantastique. Donc voilà, il faut accepter ça. sinon on peut passer à côté je trouve du truc et je dirais que le deuxième petit couac c'est que le ton du film est un petit peu entre drame entre fantastique et comédie, il y a un petit côté un peu naïf mais pas déplaisant et c'est chouette, les deux personnages principaux Jonathan Cohen et Magali Lépine Blondio sont tous les deux super convaincants donc un film pas parfait mais parfait pour un dimanche soir je dirais
- Speaker #4
Tu as jamais flirté avec Nikki ? Je vais aller acheter des pommes Je vais venir avec toi Si elle veut tant que tu Et je sais qu'elle le fait Dis
- Speaker #6
Nikki Je pense qu'on devrait prendre un beurre
- Speaker #4
Nikki, attends Je voulais te demander Quoi ? J'ai perdu mon train de pensée Salut Quoi ? Pourquoi ?
- Speaker #3
Eh bien, moi cette semaine, il faut que j'en parle, voilà. La dernière fois je ne l'avais pas vu, quand il a été recommandé, je comptais aller le voir, je l'avais raté au bif bien sûr. Eh bien il s'agit d'Obsession, Curry Barker, voilà, le crack du YouTube, qui arrive du coup dans les salles obscures si je puis dire. Et c'est un film qui non seulement est extrêmement bien fait, avec peu de moyens, et qui arrive à se hisser, je l'ai déjà dit d'ailleurs, au niveau d'hérédité qui... qui pour moi, en termes d'horreur, est vraiment un des classiques de ces 7-8 dernières années. Du coup, c'est l'histoire d'un gars qui est amoureux d'une de ses amies, en tout cas, et qui souhaiterait bien qu'elle aussi, alors que c'est un peu différent. Il va dans un petit magasin un jour et il trouve un petit truc à craquer, un petit truc pour faire un vœu. Et là, il aimerait bien, il fait le vœu, crac, qu'elle l'aime plus que tout. Mauvaise idée, évidemment. What can go wrong ? Voilà, et donc du coup, on est dedans, on va dans ce rabbit hole et on s'enfonce, on s'enfonce, on s'enfonce dans l'horreur de plus en plus, de plus en plus. Évidemment, parce que cette pauvre personne devient timbrée, timbrée et que ce garçon s'est retrouvé malheureusement à vouloir faire annuler ce vœu. Ce ne sera pas possible. Et donc voilà, le film est vraiment formidable à tous les niveaux. Qu'est-ce qu'il est bien fait ? Il est ultra bien réfléchi. C'est ultra bien joué, il n'y a pas grand chose en termes de décor ou en termes de quoi que ce soit d'autre en fait, c'est un film assez simple, mais c'est vraiment la mise en scène et les choix qui font que tu es en tension et ça suit un maximum, il ne faisait pas 30 degrés dans la salle quand je l'ai vu. je l'ai vu, et pourtant une odeur de sueur se dégageait de tout le monde, c'était formidable non vraiment, c'est à recommander mille fois, il faut absolument voir ça même au cinéma c'est important d'ailleurs aussi de le dire Curry Barker, Obsession, c'est incroyable
- Speaker #1
Et film qui a coûté moins d'un million tu l'as dit, très peu de moyens, et en passe de passer les 100 millions de box-office qui en feraient vraiment un événement historique un petit peu on va pas battre le record du fameux film qui avait été le plus rentable de l'histoire, Paranormal Activity mais on est pas loin en termes de rendement là.
- Speaker #3
en termes de rendement il va avoir des sous pour son prochain ouais tout à fait bah là il en a déjà deux déjà deux de prévus un remake de Massacre à la tronçonneuse et aussi un original de lui bah j'ai trop hâte qu'il en sorte plus et plus et plus bah oui j'attends le suivant on attend la relève en tout cas j'ai adoré ce film aussi allez voir financier
- Speaker #9
une film avec les meilleurs ce sont les acteurs idéaux pour ça Ivan Torres et Félix Ribeiro
- Speaker #1
Les meilleurs ? Comment je te le raconte ? Toute la chance, compagnon. Tu vas en avoir besoin. pour lui évidemment que les meilleurs. Il va prendre la célèbre cinéaste Lola Cuevas, la star hollywoodienne Félix Rivero et le comédien de théâtre radical Ivan Torres. Mais si leur talent est grand, leur égo l'est encore plus. C'est un film absolument merveilleux. Compétition officielle qu'il y avait en fait très peu. Il a plutôt craché quand il est sorti parce qu'il est sorti en pleine période Covid. Ça a été une distribution calamiteuse pour le film. Mais qu'est-ce que c'est bien ? C'est à nouveau un film qui parle de cinéma mais qui parle surtout de l'égo, l'égo destructeur, l'égo surdimensionné. avec que ce soit Penelope Cruz qui joue la réale complètement mais folle, qui met ces deux acteurs dans des situations absolument dingues où à un moment donné ils les ligotent tous les deux pendant qu'elles crament tous leurs Oscars dans une machine à broyer, enfin des scènes où ils sont là en train de regarder toutes leurs statuettes qu'ils ont gagnées dans leur carrière écrasées soi-disant pour casser leur ego alors que c'est encore plus un truc d'ego, enfin bref vous avez des scènes absolument géniales, elle les met sous un caillou de 3 tonnes à un moment donné pour les stresser alors que c'est hyper dangereux, Banderas il joue l'acteur vraiment en... Porsche qui se tape mille et une conquêtes, qui est vraiment imbuvable et imbue de lui-même. Et puis Oscar Martinez, autre type d'ego, vraiment le gars qui rejette tout, le gars qui vient prendre sa statuette pour dire je ne la prends pas, parce que moi je suis au-dessus de ça, alors qu'en fait le mec il s'aime tellement non plus. C'est juste absolument merveilleux. Il y a une scène d'insultes notamment entre les deux acteurs principaux ou les insultes en espagnol, vraiment, c'est juste tellement du bonheur. Allez la voir, tapez scène d'insultes, compétition officielle, vous allez mourir de rire, surtout si vous parlez l'espagnol. C'est un film absolument merveilleux, compétition officielle, et en cette période de Cannes et de Antonio Banderas, qu'est quoi de plus juste que de parler de ce film absolument merveilleux.
- Speaker #2
Voilà, c'était la fin de cet épisode de Ce n'est que des cinémas. Merci à vous de nous avoir écoutés. On espère que ça vous a plu, que ça continue à vous plaire. N'hésitez pas à mettre des petites étoiles si ça vous a plu, à mettre pourquoi pas un petit commentaire, à parler du podcast autour de vous, à vos amis si ça vous plaît. Et on vous retrouve très bientôt pour d'autres aventures cinématographiques.
- Speaker #1
Mais tout à fait, merci à toutes et à tous de nous avoir écoutés. Merci Edouard, merci Jess d'avoir été là, malgré les 45 degrés qu'il fait dehors à Bruxelles en ce moment. Et du coup, c'est une sélection de films qui nous a donné chaud aussi également, qui sentait bon le soleil. Et puis voilà, nous on vous souhaite tout le meilleur du monde, où que vous soyez, quoi que vous fassiez, que vous nous écoutez le matin, le midi, en train de manger, le soir avant d'aller dormir.
- Speaker #3
Bon appétit !
- Speaker #1
Bon appétit si vous êtes à temps ! Et nous, on se retrouve très très bientôt ! A la prochaine.
- Speaker #3
Bisous.