- Speaker #0
Et bienvenue dans un nouvel épisode hors série de Ce n'est que du cinéma, un épisode, vous l'avez vu, spécial Sounor, consacré à notre partenaire Sounor. Et avant de vous rappeler, si vous ne connaissez pas, mais que faites-vous, ce qu'est la plateforme Sounor, je vais tout de suite donner la parole pour se présenter aux chroniqueurs chroniqueuses qui sont autour de ce micro. Comment ça va Julie ?
- Speaker #1
Ça va très bien et toi Martin ?
- Speaker #0
C'est en pleine forme.
- Speaker #1
Évidemment.
- Speaker #0
Et toi mon bon Edouard, bonjour Edouard.
- Speaker #2
Salut tout le monde, c'est Johnny.
- Speaker #0
Il n'a pas pu s'empêcher de sortir le vieux Johnny.
- Speaker #2
Ah là là, il est revenu.
- Speaker #0
Et une toute nouvelle voix qu'on invite, pour la première fois, on est super content, autour de ce micro, Robin. Comment ça va Robin ?
- Speaker #3
Ça va très bien, merci. Je vous remercie de m'accueillir ce soir dans cette très belle émission pour ce numéro.
- Speaker #0
Cinéphile, parle-nous un petit peu de toi. Paris à la base, vous êtes maintenant bruxellois depuis quelque peu. Oui, tout à fait.
- Speaker #3
Alors, je ne vais pas faire tout le détail et éplucher mon CV. Ton rapport au cinéma. Mon rapport au cinéma. Et en fait, c'est pareil, sans rentrer trop dans les détails. Moi j'adore le cinéma Je regarde beaucoup de films Je gare aussi du temps pour regarder des séries, pour lire Mais ma vie tourne quand même beaucoup autour du cinéma Et à un moment j'étais un peu curieux Je me suis demandé quand est-ce que ça avait commencé Donc j'ai demandé à mes parents Mais à quel moment j'ai commencé à regarder des films En fait ma mère elle a fini par me dire Bah t'as commencé dès que t'as pu Donc je pense que j'avais 3-4 ans J'ai regardé les VHS C'était à l'époque les VHS Je crois qu'il y avait au moins une VHS si ce n'est deux Ça devait être celle de Robin Desbois et peut-être celle de... Toy Story que j'avais tellement regardé qui était usé. Je pense que ça parlera pas trop aux jeunes qui grandissent avec Netflix, parce que l'idée de la cassette usée que tu peux plus regarder. Mais j'ai commencé comme ça et en fait j'ai jamais arrêté. C'est juste que après je suis passé au DVD maintenant je vais voir, maintenant je vais en salle maintenant je regarde sur ordinateur ou en tout cas en fichier numérique donc voilà, ça m'a jamais quitté.
- Speaker #0
Trop trop bien, alors du coup quand je t'ai dit écoute Robin on fait un épisode spécial Sounor tu t'as dit mais qu'est-ce à cause de Sounor ? Tu as découvert cette plateforme, tu as avaler cette plateforme, en tout cas tu t'es régalé et tu nous as sorti 4 pépites que t'avais peut-être déjà vu avant,
- Speaker #3
que t'as reconnu sur la plateforme que t'as découvert directement dessus c'est des films que j'avais vu avant pour certains en salle puisque effectivement j'ai un petit peu épluché le catalogue Souner et c'est cela, l'idée c'était aussi de parler de films qui m'inspirent qui m'ont marqué, donc c'est des films que j'avais eu la chance de voir pour la plupart en salle des films un avec lesquels j'ai un certain rapport parce qu'on aura peut-être l'occasion d'en parler mais La fille au bracelet par exemple un des titres je révèle déjà mais en tout cas ce film là j'ai eu la chance d'interviewer son réalisateur par la suite de nourrir ma réflexion et mon rapport à ces films là donc effectivement j'ai découvert le très beau catalogue de Suneur et j'ai été piocher dans ce catalogue là 4 films qui m'ont beaucoup plu
- Speaker #0
Et bien parfaite transition, mais donc Sounar, si celles et ceux qui nous écoutent ne savent pas encore, c'est notre partenaire officiel et on est très content d'avoir ce partenaire parce que franchement c'est pas compliqué, il y a pratiquement, il y a que des bons films en fait sur cette plateforme, tu pourrais vraiment te bander les yeux, cliquer au hasard et il y a un bon film qui sort, donc Sounar c'est cette plateforme de streaming belge conçue pour les amoureux de cinéma. et hyper riche au niveau de son catalogue et non seulement il y a des films vraiment primés dans les festivals, nous on a eu la chance d'en faire maintenant quelques-uns, donc c'est sympa de les découvrir quand ils arrivent là, mais en plus il y a aussi des films vraiment à la demande qui viennent de sortir on n'est pas sur du blockbuster de Spider-Man vous ne trouverez pas un blockbuster de Spider-Man sur Soudan mais vous ne trouverez que des excellentes pépites et du coup dans les 4, c'est le moment de les révéler tu nous as choisi les nouveaux Sauvages qui est sorti en 2014, donc c'est Relatos Salvarez avec mon accent de vache pas espagnole du coup Il y a El Reino, que j'ai découvert hier, juste excellent aussi, 2018, de Sorogo Yen. Tu nous as choisi, tu l'as dit déjà, la fille au bracelet, donc 2020, là pour le coup, de Stéphane Demoustier, avec notamment Mélissa Geers, qui a été une des révélations, son premier grand rôle, et aussi avec la sœur de Stéphane Demoustier, la merveilleuse Anaïs Demoustier, qu'on adore ici. Et puis, last but not least, un espèce de... d'OVNI, Blockbuster italien, Freaks Out là je vois Edouard qui me fait des grands oui monsieur, encore le bif 2022 de Gabriele Mainetti donc voilà, on a du pain sur la planche les amis, mais du coup si vous êtes prêts sans plus attendre, on va lancer peut-être la bande-annonce du premier film et bien c'est parti Que se passe-t-il ?
- Speaker #4
Comment s'appelle cette fille de longs cheveux ? Juan, votre compagnie de travail
- Speaker #5
C'est à cause de ce type que ton père a tué et l'unique chose qui t'arrive c'est d'insulter. Je te dis que le cordon n'était pas peint. Tu sais que tu es un negro resentido.
- Speaker #6
Forro !
- Speaker #0
Alors le petit pitch donné par le ciné, parce que vous allez voir que les Nouveaux Sauvages c'est un petit peu difficile, c'est une succession de sketchs, voilà, mais il y a un thème quand même. qui les relie à l'inégalité, l'injustice, les exigences auxquelles nous expose le monde où on vit, qui provoque du stress, de dépression chez beaucoup de gens. Certains craquent, certains pètent des câbles. Les Nouveaux Sauvages, c'est un petit peu un film qui leur est dédié. C'est un petit peu nébuleux dit comme ça, mais il y a quoi ? 5, 6 sketchs qui vont se succéder. 6 sketchs tout à fait. 6 sketchs qui se succèdent. De longueur... Variable. Et de pétage de câbles, variable aussi, mais tout aussi jouissif. Tout de suite, pourquoi tu as choisi ces Nouveaux Sauvages ? Moi, j'avais déjà vu, mais... partiellement, genre 2-3 sketchs séparés mais j'avais jamais vu l'ensemble pareil,
- Speaker #3
je crois que la première fois qu'on me l'a montré alors j'avais entendu parler de ce film quand il est sorti donc tu disais en 2014 d'abord en Argentine, je pense qu'il avait fait quelques festivals mais il est sorti en France ça devait être début 2015, je l'avais raté d'autant que j'étais pas en France à ce moment là et pour autant j'avais le concept m'alléchait, m'attirait et je l'ai découvert la première fois que je l'ai vu c'est pareil j'ai vu le Le tout premier sketch qui ouvre le film dont je ne dirais rien de plus, puisqu'il ne faut rien savoir si on veut vraiment le savourer. Et déjà je me suis dit, ah oui d'accord, ça plante les bases, quand tu sais que le film se repose là-dessus et est ouvert par ça. Et en fait c'est un film qui m'a beaucoup marqué. C'est vrai que c'est un humour qui est très particulier, c'est très noir, c'est très acide, et pour autant... Il y a beaucoup de choses qui me font rire dans des humours très différents Et là je pense que c'est un des films où je me suis dit Ah oui c'est pas pour tout le monde mais c'est pour moi C'est à dire que ça me fait non seulement
- Speaker #0
Beaucoup rire mais hurler de rire Et c'est vraiment j'avais l'impression Que ça me causait à moi ce que ça disait Tu parlais Parce que c'est un peu des scènes de tous les jours mais qui font péter un câble Comme en fait on pourrait péter un câble C'est un peu le truc qu'on ne fait pas parce qu'on n'est pas des sauvages justement Mais est-ce qu'on n'est pas des sauvages ?
- Speaker #2
C'est un peu ça le but du film C'est ça de... d'aller un peu plus loin que là où on irait ou on s'imagine c'est imagine,
- Speaker #0
là je le fais le mec va juste faire un bras d'honneur sur la route et je pousse le truc au max j'ai envie de lui péter la gueule et imagine je le fais c'est ça que j'adore,
- Speaker #3
c'est-à-dire qu'au-delà du fait que c'est très drôle, il y a quasiment ce rôle d'exutoire que peut parfois jouer le cinéma les situations en tout cas les... les situations de départ qui sont représentées dans le film, c'est des trucs auxquels on a tous été confrontés effectivement tu tombes sur un chauffard sur la route, ou c'est toi le chauffard tu te frites avec quelqu'un sur la route ou alors tu fais face, je pense qu'on est tous passé par là, à quelqu'un qui travaille pour une administration publique qui est particulièrement peu ouvert d'esprit, ça peut nous rendre fou, pareil des situations sociales en apparence très codifiées comme peut l'être un mariage le meilleur sketch on pourra faire un tour de table de notre meilleur sketch Je mets pas moi celui-là.
- Speaker #0
Et donc...
- Speaker #3
c'est le cinéma comme exutoire, c'est-à-dire que comme le disait Edouard, on choisit tous de ne pas réagir comme ça on se dit non, je ne vais pas me le faire on est civilisés, sauf que là et je relisais pour la préparation de l'émission des propos du réalisateur Damien de Sifron qui disait en fait on a tous envie à un moment de péter un boulon, mais on ne le fait pas et là c'est des gens qui le font, et c'est génial parce que du coup tu te dis, et puis je parlais du cinéma, le rôle d'exutoire que ça peut jouer, et c'est aussi presque que... Enfin là, pour le pire, le meilleur, parce que pour certains des sketchs, ça finit vraiment très mal. Et tu te dis, ah oui, non, donc si ça finit comme ça, je ne vais pas le faire parce que je n'ai pas envie de finir. Et donc, j'ai vraiment eu un coup de cœur. Après, c'est devenu une espèce de baromètre dans le sens où je l'ai montré à des gens. Je l'ai montré notamment à mes parents. Et ce film, il n'est pas très connu, notamment en France. Je pense qu'en Argentine, il est resté assez connu.
- Speaker #0
C'était le plus grand. départ d'un film qui sort en Argentine j'avais lu ça,
- Speaker #3
donc en termes de plus grand départ le plus grand nombre d'entrées en Argentine ou en Argentin ça a été leur blockbuster le truc pareil je relisais des choses sur le film mais il y a eu quand même ce côté phénomène de société parce que ça dit pas mal de choses liées à la société dans laquelle on vit même si il y a ce côté quand même universel ça a parlé beaucoup de gens en Argentine donc ça a provoqué beaucoup de débats Et donc effectivement, c'est un film qui m'a suivi. Et ensuite, je parlais de cette idée de baromètre. Le film n'est pas aujourd'hui resté très connu en France, mais il y a quelques personnes que j'ai rencontrées avec qui j'ai eu vraiment l'occasion d'en parler. Et eux, c'est pareil, je me suis rendu compte qu'ils avaient ce rapport à ce film. D'abord, au début, le choc. Et puis en plus... l'idée de le revoir et de se familiariser davantage.
- Speaker #0
Je pense que tu t'en souviens quand tu vois ça. C'est marquant. Tu ne peux pas l'oublier. Non, non, c'est ça. Ça a quand même fait, j'ai vérifié, 250 000 entrées en France.
- Speaker #3
C'est un assez beau score.
- Speaker #0
Pour un film argentin qui n'a peut-être pas eu la meilleure promo, c'est pas mal, c'est honorable. Effectivement.
- Speaker #3
Effectivement, c'est un film qui, jusqu'à aujourd'hui, encore m'a suivi. Et en plus, je sais que, alors tu le disais, il a assez bien marché. Je ne saurais pas dire, en termes de proportions, s'il y a beaucoup de films argentins qui sortent. en France en Belgique mais moi je sais que c'est un des premiers films argentins que j'avais vu depuis, que j'avais vu à l'époque, j'en ai vu d'autres depuis, je pense notamment avec des films avec Ricardo Darin qui est un petit peu la star du cinéma argentin, un film qui est excellent, qui s'appelle Dans ses yeux aussi, qui avait même fait l'objet d'un remake à Hollywood. Et en fait c'est ça que j'adore aussi dans le cinéma, c'est-à-dire que j'avais découvert une cinématographie entière, c'est-à-dire un réalisateur, des acteurs qui sont pour la plupart des stars là-bas, c'est ça ? En fait, c'est ce que Damien de Sifron disait, c'est-à-dire que... Il a réussi à avoir dans le même film des gens qui ne sont d'habitude pas dans le même film, puisqu'ils ont tous habitué à jouer des premiers rôles. Et en fait, là, étant donné qu'ils jouent chacun 10-15 minutes, et séparément, j'imagine que pour réconcilier les égaux, ça devait être plus facile aussi. Et en fait, je parlais de Ricardo Darin, mais celle qui joue la mariée dans le dernier sketch, c'est une actrice qui est assez phénoménale, qui s'appelle Erika Rivas. Et en fait, il y a plein de films argentins ou même hispanophones, y compris des films d'Almodovar, des choses comme ça. que j'ai vu depuis, je me suis dit, ah oui, lui, je l'ai vu dans Les Nouveaux Sauvages, je me souviens de son rôle parce qu'en plus, c'est beaucoup de rôle marquant. Et d'ailleurs, je parlais du cinéma hispanophone au sens large. Quand on sait que le film est produit par Pedro Almodovar et son frère, c'est quand même pas mal, puisque aujourd'hui... Alors, il a commencé dans des trucs Almodovar, à l'époque de la Movida, à la fin des années 80, c'était des choses très chocs. Il y avait... certains de ses premiers films, on est parfois à la limite de la scatophilie ou de la pornographie. Et aujourd'hui, on a l'image de films très, j'allais dire, très canois, mais en tout cas... C'est un peu rangé. Voilà. Des films beaucoup plus rangés, beaucoup plus feutrés. Le dernier, La Chambre d'à Côté, était même un peu trop plan-plan pour moi. J'avais vu
- Speaker #0
Les Maman Parallèles, Mother Parallèles. Madresse Parallèles. C'était bien, mais c'était pas...
- Speaker #3
Parfois, t'as envie de prendre les personnages et de les secouer, même si c'est toujours très bien écrit, très bien joué. Et là, je me souviens, je me suis dit « Ah ouais, donc en fait, Almodovar, il a... Il a un peu mis de l'eau dans son vin Mais pour produire Il a toujours gardé ce côté un peu punk
- Speaker #0
Très très bien Du coup on va passer au deuxième film Et juste avant je vous avais promis un petit tour de table sur les sketchs Tu sais ce que tu les as bien en tête les cinq Moi c'est celui de l'avion
- Speaker #2
C'est inégalé
- Speaker #0
C'est le tout premier c'est la scène d'intro
- Speaker #2
Je le trouve Moi c'est tout ce que j'aime C'est à dire que Tud.
- Speaker #0
t'as un build-up et ça build et ça build et tu sais pas où ça va tu vois pas venir et tu te dis mais c'est quoi ce truc et quand tu l'as c'est quand tu l'as ça claque c'est boum c'est fini c'est boum ouais exactement et tu t'es pris une belle claque et c'est tout il y a beaucoup de sketchs qui terminent en grosse explosion de TNT quand même j'ai remarqué franchement il y en a au moins genre 4 sur 6 qui terminent avec un gros boum mais c'est là où ça te marque quoi c'est
- Speaker #2
ça qui va rester parce que dans les films que ce soit la dépanneuse l'avion la voiture en même temps dans les films à sketch il faut il faut marquer parce que sinon tu oublies j'en pense à d'autres genre Buster Scruggs ou French Dispatch c'est vraiment des films très à sketch mais il y en a qui oublient un peu parce qu'ils sont un peu moins marqués et ici pour le coup c'est pas du tout inégal je pense qu'ils sont tous à un même niveau presque d'excellence je trouve qui est quand même vraiment honnêtement j'ai pas vu un meilleur film à sketch que celui-là je crois que c'est un des top 1 et loin devant plein d'autres tu vois Il y avait Movie 43 qui avait été fait aux Etats-Unis mais qui était très... Bon ça, il faut le tanker. Je crois qu'il y a un moment, un acteur qui avait des testicules sur la gorge, un truc comme ça.
- Speaker #0
Il n'y avait pas Hugh Jackman dedans ? Oui, je crois que c'est lui d'ailleurs.
- Speaker #2
C'est l'histoire de l'hébreu code. Tu vois, ça c'est des sketchs qui sont... C'est autre chose. En tout cas, les Nouveaux Sauvages, c'est un film de sketch. D'ailleurs, Cannes,
- Speaker #0
je crois que c'est depuis les années 70-80 qu'ils n'avaient plus osé programmer un film à sketch comme ça. C'était vraiment le grand retour à Cannes. d'un film comme ça, c'est vraiment que ça avait marqué. D'ailleurs, il a eu un Goya et un BAFTA pour le meilleur film non espagnol pour les Goya. C'est facile d'être en espagnol, mais c'était un film argentin. Ça était dans la compétition non nationale, si tu veux. Et BAFTA, pareil, film étranger, ils l'ont eu tous les deux, l'Oréa. Très très bien, les amis. En tout cas, foncez sur ce Relatos Alvarez, les nouveaux Sauvages. Et puis, on va passer au deuxième film de la sélection de Robin. On peut appeler ça la sélection de Robin.
- Speaker #3
C'est très flatteur. Vu les films convoqués, j'accepte tout à fait la paternité de cette liste. En tout cas,
- Speaker #0
on va passer à El Reino.
- Speaker #5
Je t'ai dit que tu n'étais pas en train de te faire des preuves, ou je ne t'ai pas dit ça ? Avec qui as-tu parlé de notre problème ? C'est ton inconténé, tu vas me faire un coup de main ! Mon nom est déjà sorti dans les papiers et je suis ici en train de jouer le putain de portrait. Tranquille, non ? Pourquoi es-tu entré en politique ? Alors El Reino pour le petit pitch,
- Speaker #0
Manuel López Vidal est un homme politique influent dans sa région, mais alors qu'il doit entrer à la direction nationale de son parti, il se retrouve impliqué dans une affaire de corruption qui menace un de ses amis les plus proches. Pris au piège, il plonge dans un engrenage infernal. Donc film, on l'avait dit, de Rodrigo Sorogoïen avec Antonio de la Torre, Monica López, Josep Maria Pau notamment. Alors je vous plante tout de suite le décor là, là c'est vraiment, on est sur un raz-de-marée des Goya, il est nommé 9 fois, il en a chopé 7. C'est pas compliqué, il a chopé, meilleur montant. Montage, meilleure musique, meilleur second rôle, meilleur acteur, meilleur scénario, original, meilleur réalisateur et même meilleur son. C'est un braquage El Reino et pourtant moi j'étais passé à côté, je l'ai découvert hier et c'était vraiment succulent ce El Reino. En plus il se trouve que j'ai un petit peu travaillé en politique dans mes années précédentes donc j'ai trouvé ça vraiment exceptionnel. Toi pourquoi tu as choisi ce El Reino ? Tu l'avais vu quand ? Sorti en 2018 et dispo sur Sounar.
- Speaker #3
Pareil, je l'avais vu à sa sortie. Moi, il faut préciser que je ne parle pas espagnol. Et donc, toute la partie, le terme est un peu pompeux, mais civilisation et culture espagnole, du fait que je n'ai pas appris ça à l'école, je n'en ai pas entendu parler, je connais très peu. Et tu vois, je parlais d'Almodovar avant. Longtemps, mon rapport avec le cinéma espagnol s'est résumé, peut-être comme beaucoup d'autres gens à Almodovar, aussi pour des raisons historiques. toute la période du franquisme, l'industrie du cinéma était quasiment réduite à zéro. Donc Almodovar, ça a été, je disais, on peut parler de la movida, vraiment, à mettre un coup de pied dans la formilière. Et donc, tout ça pour cheminer jusqu'à El Reno, film que j'avais découvert presque par hasard. J'avais lu des bonnes critiques, j'avais vu des images qui me plaisaient, et puis je m'étais dit, au pire, c'est une perte de temps plus qu'autre chose. et pareil j'avais eu un choc et je parlais avant de cette idée de découvrir toute une industrie cinématographique comme ça pouvait être le cas pour l'Argentine et là pareil j'ai découvert un réalisateur dont je ne connaissais pas les films et dont j'ai vu je crois tous les films à part
- Speaker #1
peut-être le premier ou les deux premiers d'ailleurs toi t'avais vu je me tourne vers lui l'asbestas l'asbestas oui et d'ailleurs il y a aussi la série Los Años Nuevos qui a un énorme succès qui est sur Arte j'avais oublié que c'était lui à la réalisation et il paraît que c'est exceptionnel j'ai pas eu le temps de la voir qui raconte du coup un couple en 10 épisodes sur 10 années en fait donc assez original comme concept à voir il
- Speaker #3
paraît que c'est assez fou mais oui oui en plus Soro Goyen il a fait de la télévision en plus du cinéma alors Julie tu parlais de Los Años Nuevos il a aussi fait une série que j'ai pas vu mais qui s'appelle Anti Disturbios qui est un un récit policier je crois assez chouette et donc oui j'avais découvert El Reino j'ai découvert les films qu'il a fait ensuite comme Asbestas qui est excellent et qui n'a presque rien à voir Madre qui était dans un registre beaucoup plus comment dire en apparence en tout cas beaucoup plus doux j'ai vu aussi son premier film qui est Dios nos perdone donc il l'avait fait avant donc voilà le choc de voir un un réalisateur et un acteur aussi, Antonio de la Torre, puisque tout le film repose sur ses épaules, un réalisateur dont j'ignorais jusqu'à le nom, un milieu politique qui est très, puisque l'Espagne c'est très spécifique avec l'histoire des communautés, les différentes strates de gouvernement, la façon dont ça fonctionne. à la fois très codifié, à la fois assez universel, puisque ça parle de la corruption morale et pas que des élites et des politiques. Alors vous en Belgique, je ne sais pas trop, mais moi en France, la corruption des élites politiques, on en entend parler un petit peu tous les jours aux infos.
- Speaker #0
Vive les homards ! Non, mais par contre, Saurigan, en interview, je te relance tout de suite une perche, Je... bien expliqué que c'était important de ne pas nommer la couleur politique pour bien expliquer que c'était absolument à travers tous les chiquiers politiques et donc on n'arrive pas dans le film à savoir de quel bord c'est, c'est vraiment le politique lambda et bien montrer que la corruption est présente partout et c'était vraiment un sujet qui était important pour lui d'en parler, à ma connaissance c'est le seul, en tout cas à l'époque c'était le premier film qui osait parler de la corruption en Espagne, qui est apparemment endémique quand même c'est encore récemment, il y a encore des histoires qui sont sorties, genre tous les 4 matins il y en a une et Et donc, ça a été quand même un peu couillu aussi de sa part d'en parler. Et il le fait, je trouve, avec brio parce que c'est un thriller avant tout. Et en plus, ça prend le parti pris de suivre le personnage du politicien corrompu. Pas des forces de l'ordre, pas du procureur, vraiment du côté de comment lui va se dépatouiller, s'accrocher aux branches, penser au début que tout va bien. Et puis, on suit ce personnage qu'on aime détester ou qu'on déteste adorer.
- Speaker #3
C'est ça qui est brillant, c'est que ce n'est pas un film qui est, comme tu le dis, qui prend... qui prendrait le parti il y a certains films notamment dans le cinéma américain ça va être je sais pas un personnage comme Erin Brokovitch qui est seul contre tous c'est le tout-ci du film qui part en croisade pour moraliser la vie publique là c'est vraiment un personnage que comme tu le dis on adore détester ou qu'on détesterait mais qui est humain et finalement c'est le genre de personnage dont on aimerait se tenir à bonne distance et puis en réfléchissant un peu on se dit est-ce que je réagis différemment de lui dans ces circonstances-là, peut-être, mais pas tant que ça non plus. Et c'est un film qui, comme tu le disais, qui a une vraie universalité dans son propos. C'est-à-dire que pendant tout le film, je pense que des yeux plus aiguisés que les miens sauraient savoir, sauraient reconnaître dans quel... parti d'Espagne, ça se passe par rapport au décor, mais à aucun moment la région dans laquelle ça se passe s'est nommée.
- Speaker #0
Juste en cent ans, il doit rendre des comptes à Madrid, mais on ne sait pas où il est.
- Speaker #3
Voilà, c'est tout. La couleur politique n'est pas nommée. Comme tu le dis, il pourrait être du PS, il me semble que c'est le parti populaire, le parti de droite. Et aussi parce que c'est quelque chose, comme tu le dis, la corruption étonnamique, il y en a à gauche, il y en a à droite, il y en a à l'extrême-gauche, à l'extrême-droite. C'est ça qui rend le film vraiment passionnant. Vraiment, ça, c'est le scénario qui est... très solide, l'interprétation l'est également mais ce que j'ai ouais vraiment, même des acteurs que tu vois il y a une scène sur un balcon avec un sur-écoute et en plus ce que j'ai adoré dans la mise en scène de Rodrigo Sorogoyen c'est que on est parfois vraiment à la limite du film de genre, c'est à dire qu'il y a des moments où c'est de la pure action, vraiment je pense notamment à une scène de poursuite en voiture qui se termine phare éteint Et quand j'ai vu ça, je me suis dit, là, les films d'action hollywoodiens viennent de prendre dix ans dans la face, viennent d'être ringardisés de dix ans.
- Speaker #0
Même au niveau de la photo, il y a une photo très pro, j'ai envie de dire, en tout cas très gros blockbuster. Il y a une photo qui est très lisse, qui est très léchée, pas lisse, très léchée, très pro.
- Speaker #3
Et c'est vrai que même dans la façon dont c'est mis en scène, parfois dans les affrontements, puisque ça devient rapidement la forme d'affrontement, On est même pas... pas très loin du western et en fait c'est ça aussi que j'ai adoré en découvrant les autres films de Soro Goyen, c'est qu'on sent que c'est un très bon cinéaste mais même un grand cinéphile et chacun de ces films est nourri d'oeuvres et d'influences différentes et c'est un vrai plaisir à voir et El Reno pour ça aussi ça avait été un choc et c'est pareil, un petit peu comme pour Les Nouveaux Sauvages je me souviens m'être dit, waouh je sais pas qui c'est ce gars mais on n'a pas fini d'en entendre parler et c'est le cas, c'est ce que disait Julie il a eu une très belle carrière au cinéma comme à la télévision et je pense que à Cannes, à Berlin,
- Speaker #0
à Venise ou ailleurs je pense qu'il n'a pas fini de briller Il y en a un qui est à Cannes dans la sélection de cette année de Soro Goyen je ne savais même pas qu'il sortait un nouveau film il a le vent en poupe à fond le film est vraiment merveilleux comme les 4 qu'on a choisi ici c'est des films, si vous nous écoutez et j'espère que vous nous écoutez toujours et que vous êtes bien concentrés eh bien... Bien attentif, c'est vraiment des films qu'il faut aller voir parce que El Reyno, moi j'en avais pas entendu parler, j'ai vérifié il a fait que 60 000 entrées en France, c'était petit et pourtant c'est monstrueux. Et El Reyno, je savais pas non plus mais ça veut dire le royaume et on se fait penser un petit peu à les barons noirs, il y a un aspect un peu comme ça, ils ont cette espèce de mafia politique et d'ailleurs ils se comportent, ils ont tous les cheveux agominés. Une des premières scènes ils sont sur un yacht en train de tous chiller avec leurs femmes etc. Tu sens que c'est les mêmes réflexes C'est mafia politique Et le principe de meute aussi De se protéger entre eux Et la scène finale Avec un brisage de quatrième mur Je peux pas en révéler plus Il y a une scène sur un plateau qui est juste exceptionnelle Et tu sens qu'à un moment donné Le réalisateur lâche un dernier coup de poing Pour s'adresser vraiment aux gens Aux spectateurs, pour secouer vraiment les gens Et je trouve que c'est hyper nécessaire Donc ça fait du bien ce film. Mais en plus, c'est un sacré bon thriller. Ce n'est pas un truc politique chiant qu'il dénonce. Évidemment que c'est ça. Enfin, que ça dénonce, pas que c'est chiant. Mais c'est super bien au niveau du thriller. Et de l'espionnage, du western, ça emprunte à plein de genres. La scène des phares fermés, c'est un western. Exactement. C'est celle-là que je pensais.
- Speaker #3
C'est un western avec des bagnoles.
- Speaker #0
C'est trop bien. Bon, trop trop cool. En tout cas, foncez voir ce El Reino. Et n'hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé. Nous, on va passer au troisième film de la sélection de Robin. On va passer. à la fille au bracelet.
- Speaker #7
Le corps de la victime présentait sept plaies de profondeur variable, mais qui ont toutes été provoquées par le même objet tranchant type couteau de cuisine.
- Speaker #8
Mademoiselle Bataille, quelles étaient vos relations avec la victime Flora Dufour ?
- Speaker #7
On était amis, meilleurs amis.
- Speaker #8
Vous affirmez donc, vous n'avez ni agressé ni tué Flora Dufour ?
- Speaker #7
C'est bien ça.
- Speaker #0
Alors la fille au bracelet, film sorti en 2020 pour le Petit Beach. Lise, 18 ans, vit dans un quartier résidentiel sans histoire et vient d'avoir son bac. Mais depuis deux ans, Lise porte un bracelet car elle est accusée d'avoir assassiné sa meilleure amie. Voilà. Donc, film de Stéphane Demoussier, on l'a dit, avec Mélissa Gers, dont c'était le premier rôle, Roche d'Isème et Chiara Mastroianni. Exactement, je savais que j'allais me planter en le prononçant. Film qui a eu le César de la meilleure adaptation 2021, donc l'année qui a suivi aussi. Voilà ce petit Fille au bracelet, je sais que toi tu l'as vu, Julie. Edouard, je me fais des grands signes Non j'ai pas eu le temps de le voir Et toi Robin, cette fille au bracelet Tu avais dit que tu avais eu l'occasion d'interviewer Stéphane Demoustier Oui tout à fait,
- Speaker #3
c'était juste pour être à l'émaculture Juste pour dire que je passais mon temps au festival Je connais Stéphane, je connais les Demoustiers Je l'ai rencontré en plus au festival Du film de Gant On reste en Belgique De Gant De Rennes, bon je sais plus C'était à l'occasion de la euh... de la sortie de son dernier film, L'Inconnu de la Grande Arche, qui est encore différent. Et oui, je saisis la perche que tu as tendue un peu plus tôt, parce que tu parlais d'adaptation. Effectivement, on ne le sait pas forcément, mais c'est l'adaptation d'un film argentin, qui s'appelle A Coussabane. On est toujours dans l'Argentine. Exactement, c'est un petit peu le fil conducteur. Mais c'est totalement... Quand j'ai choisi les films, en tout cas, proposer les films, en tout cas, ce n'était pas quelque chose de conscient. Mais c'est un cheminement qui est assez intéressant, puisque lui, je ne l'avais pas... poser la question puisque lui c'était son peut-être deuxième ou troisième film et tu te dis de faire un remake quand t'es cinéaste débutant c'est pas forcément quelque chose de très naturel et en fait lui il disait qu'il m'avait raconté qu'il avait été approché par un producteur pour faire le remake d'un film qui était Akusada il avait été il avait été déjà tourné en tout cas il était déjà en production et en fait de Moussier il a eu que... il s'en est inspiré assez librement c'est à dire qu'il m'a dit enfin ce qu'il racontait c'est qu'il a lu le scénario du film original une fois pour savoir de quoi ça parlait et en fait il s'en est servi comme d'un canevas dont partir une étincelle c'est le terme je crois qu'il avait utilisé d'un bon point de départ mais il s'en est totalement affranchi je crois même pas qu'il a vu le film original il est vraiment parti de ce postulat là et en fait moi j'ai vu les deux films à quelques mois d'écart l'un au cinéma puis l'autre en DVD. Et en fait, c'est deux films qui n'ont en commun que leur point de départ, effectivement, qui sont très différents, puisque Akusada se concentre davantage sur la machine judiciaire, puisqu'évidemment, il s'agit de prouver la culpabilité de cette jeune fille, ce qui, et les différents avocats utilisent parfois des coups bas pour parvenir à leur fin. T'as aussi toute une dénonciation du système médiatique qui... en Argentine ou en Europe, ça fonctionne tout aussi bien ce repège, j'allais dire, de ces affaires-là, l'obsession pour le true crime dont on entend parler. Et en fait, lui, dans sa version du scénario, dans son film, dans La fille au bracelet, Stéphane Domoussier, il a totalement dépouillé ça. Et en fait, c'est ce qu'il me disait, il voulait vraiment mettre l'accent sur les personnages. Et en fait, il me disait, moi, quand j'ai écrit le scénario, j'étais jeune papa, et je voulais faire un film, finalement, sur l'impossibilité hop quasiment en tant que parent qu'on a à comprendre ses enfants et à savoir ce qui se passe vraiment dans la tête de ses enfants et à contrôler leur vie,
- Speaker #0
faire leur propre choix parfois très tôt, une fille de 16 ans elle a sa vie,
- Speaker #3
elle a son univers et tu pourras faire ce que tu veux tu peux pas le maîtriser il y a bien des aspects de sa vie qui sont mystérieux pour ses parents et en fait c'est ça qui est intéressant c'est que c'est un parti pris que je trouve assez gonflé et vraiment intéressant, c'est qu'en dépit de son titre la fille au bracelet n'adopte pas le point de vue euh de la fille au bracelet, mais vraiment le point de vue de ses parents qui eux-mêmes se posent beaucoup de questions, se questionnent sur leur part de culpabilité dans le crime qui a été commis, crime dont on ne sait jamais le fin mot de l'histoire. Et finalement, d'ailleurs je précise pour la forme, le film de Demoustier, en tout cas pour ma part, je l'ai trouvé supérieur à l'original, puisqu'en remettant l'humain... et les relations, les dynamiques humaines au centre de son film, c'est vraiment, il l'éclaire sous un tout autre jour. Et en plus, je trouve que les personnages sont au cœur du film et sont joués par des acteurs et des actrices qui sont phénoménaux.
- Speaker #0
Et bien je me retourne vers Julie, toi cette fille au bracelet tu l'avais vue à la sortie ?
- Speaker #1
Oui oui moi je l'ai vue quand c'est sorti parce que notamment il y avait Anaïs Demoustier Tu n'en rates pas Moi aussi j'adore Anaïs Demoustier Je suis là tout le temps Et elle a un très beau rôle en plus Elle a un très beau rôle et ça change de ce qu'elle fait d'habitude donc moi je l'ai beaucoup aimé Un peu à contre-emploi Voilà c'est un peu à contre-emploi Après il y avait aussi Alice Elmer qui était aussi dans cette fibre un peu politique Avec Lucchini ce truc Oui tout à fait Alice Elmer Elle a eu le César Mais j'avoue que j'ai été assez déçue, je trouve le film assez aseptisé, je trouve que Mélissa Garce qu'on retrouve en plus dans la petite dernière, que je trouvais vraiment géniale et très viscérale, là je la trouve totalement aseptisée et j'ai eu du mal un peu avec le jeu, j'ai trouvé ça un peu pâle, un peu f... Un peu à tonne. Un sous-jeu qui me dérange un peu. Et du coup, comme tu disais, moi je trouve que ça manque un peu de parti pris et de regard sur il y va mais sans trop y aller. Et du coup pour moi ça manquait un peu de parti pris, d'enjeu. Et j'ai trouvé ça un peu plat.
- Speaker #0
ça manquait un peu de rythme après j'aime bien les films de procès c'est un peu la mode en ce moment c'est toujours très sympa les avocats c'est toujours un peu sympa savoureux d'entendre un peu les trucs moi j'avais un peu du mal parce que je trouve qu'Analyse Dumoustien en méchante je n'arrive pas à ça il y a un petit truc qui sonne faux elle est juste trop choupie dans la vraie vie elle a l'air trop gentille pour être une méchante procureure qui veut vraiment condamner cette fille qui t'a vraiment même
- Speaker #1
C'est un peu dissonant.
- Speaker #0
Et en même temps, je lisais aussi les interviews de son frère, le réalisateur, qui disait qu'à la base, j'avais casté un mec de 60 ans, qui a de l'expérience, qui est hyper crédible, qui a une autorité judiciaire palpable. Et puis il s'est dit qu'en fait, il y a énormément de mal à remplir les cadres. C'est vrai en Belgique et en France aussi pour ce genre de fonction. Du coup, il y a énormément de stagiaires ou en tout cas de jeunes, de débutants qui se retrouvent à avoir des rôles comme ça, à être là-dedans. donc en fait c'est assez réaliste d'avoir des... Des petites meufs qui ont l'air d'avoir 25 ans Qui sont déjà à devoir persécuter Parfois des crimes aux assises Et donc il disait C'est assez réel, il a pensé que c'était un peu intéressant De faire ça contre Emploi J'entends, peut-être aussi c'est les frères et soeurs qui se font plaisir Il aurait pu prendre plein d'autres actrices Qui n'étaient pas sachées J'ai trouvé un peu un miscast Mais sinon, ça m'a moins dérangé que toi Julie Le rôle principal, même si il y a des moments Elle dit rien, elle dit quelque chose C'est un peu frustrant Je pense qu'elle a été pilotée comme ça dans le film box. Un peu frustré qu'on ne sache jamais le fin mot de l'histoire, il y a quand même quelqu'un qui est mort et on ne sait pas, et c'est un peu embêtant. Mais voilà, sinon un petit film qui se regarde très très bien, moi je n'ai quand même pas passé un mauvais moment.
- Speaker #3
Oui tout à fait, et juste je rebondis sur ce que tu disais, tu parlais de la mode, et c'est vrai qu'il y a eu, alors c'était il y a peut-être 4 ou 5 ans de ça, j'ai l'impression qu'en 2-3 ans il y a pas mal de films qui sont sortis sur des sujets assez proches, puisqu'il y avait eu... Beaucoup plus connu, Anatomie d'une chute, qui était sur un...
- Speaker #0
Le procès Goldman aussi... Effectivement,
- Speaker #3
le procès Goldman, il y avait eu un film qui a été... Alors, je sais pas s'il était sorti en Belgique, mais il y a un film qui s'appelait Saint-Omer... Oui, Saint-Omer, c'est chez nous, il était bien distribué... ...sur un film qui était assez choquant...
- Speaker #0
Il y avait possiblement Sursouneur aussi, je suis quasi sûr...
- Speaker #3
Alors, s'il est Sursouneur, voyez-le, d'autant plus, c'est assez merveilleux... Donc oui, effectivement, on sent que c'est des sujets qui reviennent au centre des préoccupations des cinéastes.
- Speaker #0
Et ben... Très très bien les amis, on est un petit peu contre le temps, on va devoir un petit peu accélérer, mais pas sans avoir parlé de la quatrième sélection, de la sélection de Robin.
- Speaker #5
On va vous parler de Freaks Out. Freaks Out.
- Speaker #0
Alors Freaks Out sorti en 2022 pour le petit pitch Rome 1943 sous l'occupation nazie. La ville éternelle accueille le cirque où travaillent Mathilde, Censio, Fulvio et Mario comme phénomène de foire. Israël, le propriétaire du cirque et figure paternelle de cette petite famille, tente d'organiser leur fuite vers l'Amérique mais il disparaît. privés de foyer et de protection dans une société où rien ne va plus les quatre freaks vont tenter de survivre dans un monde en guerre Donc voilà, film de Gabriele Mainetti avec Claudio Santamaria avec Aurora Giovinazzo et Pietro Castellito je galère mais je... Tu t'es pas trop mal, tu t'es bien dévoyé Tu t'es pas trop viandérito en tout cas, et toi ? Bah du coup Robin se freaks out et je sais que Edouard m'a dit aussi qu'il était très fan de ce film, je l'appelle Blockbuster italien parce que c'est vraiment de ça dont il s'agit.
- Speaker #3
Oui, tout à fait, je suis très curieux de connaître la vie d'Edouard ensuite. Mais oui, alors moi c'est un film que j'avais vu également en salle et j'étais... tomber un peu dessus par hasard. Je pense que c'est parfois quand on arrive en fin de semaine et qu'on a vu tout ce qu'il y avait. Sur un malentendu. Et je sais qu'il y avait eu très peu de séances en France. Je ne sais pas s'il s'est rattrapé après en DVD. Mais c'est un film vraiment...
- Speaker #0
Il était en Belgique, Edouard. Moi, je ne l'ai pas vu passer. Il est sorti en Belgique, un peu dans les EGC, etc. Il a fait la recasse en 2022.
- Speaker #3
Et en fait, je sais que quand j'avais vu le pitch de ce film... que tu rappelais à l'instant, je m'étais dit là c'est pour moi quoi, c'est à dire que moi que je vais voir un petit peu j'allais dire servilement mais tous les Marvel et les DC qui sortent, je suis globalement déçu par tous ceux que je vais voir je suis agréablement surpris de temps en temps et là en fait je m'étais dit ouais un truc de super héros mais pas comme d'habitude avec ce parti pris là encore de biais qu'on retrouve dans certains comics américains d'inscrire ça dans une période très euh euh euh très précises. Donc là, en l'occurrence, effectivement, le fascisme, le Troisième Reich. En plus, d'un point de vue historique, c'est assez intéressant puisqu'on sait que c'est un petit peu ce qu'on voyait déjà dans le premier Indiana Jones. Tout ce qui était le surnaturel, le fantastique, les régimes fascistes, notamment Hitler, s'intéressaient beaucoup à ça. Et c'est un film, justement, que j'avais découvert, que j'étais allé voir de... en me disant que ça allait me plaire mais que je ne savais pas trop quoi en attendre je ne connaissais pas les acteurs là encore c'est un cinéaste que je ne connaissais pas et effectivement tu disais c'est un vrai blockbuster parce que je pense qu'il a coûté assez cher et au niveau de la réalisation des effets spéciaux s'est soigné tu sens qu'il y a des très bonnes idées qui ne sont pas plombées par un mauvais budget avec des effets spéciaux qui ont rentré dans la vie et j'ai adoré et vraiment c'est j'avais c'est vraiment un film dont il y a assez peu de représentants dans le sens où c'est un film qui est assez populaire, assez accessible, puisque ça s'inscrit dans un genre qui est connu et qui parle à beaucoup de gens maintenant, le film de super-héros, et pour autant avec un vrai parti pris au niveau de la mise en scène. Oui,
- Speaker #0
le film de cirque aussi, moi j'adore. Oui, exactement. La même année, il y avait Nightmare Alley de Guillermo del Toro. J'adore quand c'est poisseux le cirque de cette époque-là, c'est génial.
- Speaker #3
J'y avais pas pensé, mais il y a des vrais parallèles à faire entre les deux films et c'est vraiment... Le monde que ça donne à voir, ça, c'est passionnant.
- Speaker #0
Edouard Mouré-Edouard.
- Speaker #2
Oui, moi, du coup, je l'avais découvert au BIF. Voilà, on vient d'en parler. Merci le BIF. Merci le BIF. Les 135 films. Bravo le BIF. Et donc, du coup, Gabriele Menetti a aussi réalisé, dans mon top 3 cette année-ci, Forbidden City. C'était également lui. Le film Italo-Chinois.
- Speaker #3
Que j'ai loupé parce qu'il a été très peu distribué en festival.
- Speaker #2
Évidemment. Et donc, en fait, là, Freaks Out, moi, je le voyais un peu comme un... très Burton tout ce que je disais tout à l'heure c'est un peu Miss Peregrine rencontre les X-Men c'est exactement ça c'est une très bonne description ils ont lu le message sur la jaquette du DVD c'est ça tu vois et donc on va voir ces personnages là qui sont comment dire beaucoup plus à échelle humaine c'est pas du tout des gros super héros etc ils ont des pouvoirs qui sont d'ailleurs aussi pas extrêmement utiles à 2000% c'est pas quelqu'un qui peut voler ou qui peut genre je sais rien transformer bref j'ai pas d'idée transformer des choses du coup c'est des pouvoirs qui sont petits mais ils ont juste décidé de se liguer contre un immense système qui s'appelle les nazis et donc il va falloir se débrouiller avec ça en fait c'est une take que j'avais pas encore vue sur la guerre ou sur comment tu peux être vu quand t'es un freaks aux yeux de certaines personnes donc je pense que ça met aussi en relation c'est comment dire c'est ces choses là d'une manière vachement intelligente et en effet les effets spéciaux il n'y a rien qui fait cheap c'est ultra bien foutu
- Speaker #3
2h21 quand même et c'est pas chiant une seconde il n'y a pas de longueur vraiment et c'est très rare selon moi pour le noter et je rebondis sur quelque chose que tu disais à l'instant c'est vrai que ce qui est vraiment intéressant dans le film c'est la thématique des pouvoirs qu'ils ont et en fait ça c'est quelque chose qu'on retrouve aussi dans beaucoup de comics américains c'est à dire que Merci. ce pouvoir avec lequel il faut parfois cohabiter, qu'il faut parfois apprivoiser ça devient la métaphore de quelque chose et là c'est pareil en fait tu sens que le terme de freaks c'est celui du film il est vraiment bien trouvé puisqu'ils font c'est des gens qui sont différents c'est des gens qui sont pour le dire comme ça de travers des insuffites quoi et en fait c'est pareil quand Edouard tu parlais des X-Men on sait que les intrigues des comics des X-Men dans les années 60 c'était une métaphore pour Alors... le racisme, le traitement des personnes, des minorités on va dire, des personnes qui étaient soit noires soit homosexuelles exactement les luttes dans lesquelles ils devaient s'investir au quotidien et je trouve que Forcément, les films de super-héros dont je parlais, qui sortent aujourd'hui majoritairement américains, ça veut s'adresser à un public de plus en plus large. Ça a perdu un peu ça. Ça s'est un petit peu dilué. Et là, je trouve que Freaks Out renoue avec cette grande tradition. Et en plus d'être magnifique sur la forme, c'est passionnant sur le fond, avec ce que ça induit justement d'un point de vue de cette métaphore.
- Speaker #1
Mais aussi le fait qu'il y ait ces quatre personnages qui sont hyper attachants. Je trouve que ça crée justement... On a envie de les suivre, on a envie de les découvrir. Et je trouve que la première scène est vraiment formidable. En voyant cette scène, je me dis que j'ai rarement vu une aussi belle scène au cinéma. C'est magique. En fait, on se fait totalement embarquer. Et puis d'un coup, le titre arrive et je me dis que j'ai déjà regardé un quart d'heure du film. Mais c'est passé comme ça parce qu'on est hypnotisé. Et c'est absolument sublime. Je trouve l'univers qu'ils ont réussi à créer. Donc, chapeau !
- Speaker #0
Bah trop trop bien, si vous voulez voir un blockbuster italien qui dit et qui fait des choses intelligentes, foncez sur ce Freaks Out. Bon bah nous on arrive déjà à la fin de cet épisode mais merci Robin de nous avoir amené ta sélection Sounar.
- Speaker #3
Merci à vous de m'avoir invité, de m'avoir écouté parler.
- Speaker #0
A mon avis ce ne sera pas la dernière sélection Sounar qu'on fait. et bien Manu on espère que cet épisode vous a plu que vous allez bien à l'heure à laquelle vous nous écoutez le matin, le midi, le soir bon appétit tu sens que les gens sont en train de manger on est toujours en train de repas ça marche toujours il est 9h05 du soir comme ça vous savez tout on n'a plus aucun secret bon allez ciao ciao les amis et prenez soin de vous ciao ciao ciao ciao Comme elle lui a piqué sa chute là ! Non, non !