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LE DERNIER PUB AVANT LA FIN DU MONDE — Trilogie Cornetto cover
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Ce n'est que du cinéma

LE DERNIER PUB AVANT LA FIN DU MONDE — Trilogie Cornetto

LE DERNIER PUB AVANT LA FIN DU MONDE — Trilogie Cornetto

28min |11/06/2025|

147

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28min |11/06/2025|

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Description

Dans cet épisode spécial, on s'attaque au troisième et dernier volet de la trilogie Cornetto : The WORLD'S END de Edgar Wright et Simon Pegg. Sorti en 2013, ce bijou de la comédie britannique pastiche le film d'invasion extraterrestre et de buddy movie, où une bande de preux chevalier de l'ordre de la voie maltée se lance dans la tournée des bars ultime. Bonne écoute !


Avec Sacha Derwael, Édouard Lack & Martin Maréchal


Retrouvez-nous sur :

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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonsoir, Raymondo ! Le fils de la prodigie est revenu. Que vous recommandez ? Beers. Un tapis. Quoi ? D'ailleurs, si vous n'avez toujours pas écouté notre épisode sur Shaun of the Dead et Hot Fuzz, mais qu'est-ce que vous faites ici ? On vous encourage vivement à les rattraper, puisque les trois fonctionnent évidemment ensemble, même si c'est des films séparés. Et du coup, pour se faire à nouveau, la Dream Team est là. Comment ça va Sacha ?

  • Speaker #1

    Ça va très bien, et je propose qu'on attend les auditeurs. Maintenant, on fait une pause jusqu'à ce qu'ils aient écouté les deux autres podcasts.

  • Speaker #0

    Avec une musique d'ascenseur pendant 20 minutes. Allez ! Comment ça va Edouard ?

  • Speaker #2

    Ça va super bien, merci beaucoup d'être là.

  • Speaker #0

    C'est décidément A chaque fois il nous fait des voix Un petit peu qui montent Dans tous les

  • Speaker #1

    Merci beaucoup.

  • Speaker #0

    Le cinéma.

  • Speaker #1

    Le cinéma. C'est un monde de popcorn.

  • Speaker #0

    Bon, mais donc, est-ce qu'on a hâte de parler de ce World's End ? Donc, en fait, en anglais, World's End, parce que parfois, on va le dire comme ça, mais sinon, je trouve qu'en français, c'est pas mal traduit le dernier pub avant la fin du monde. Est-ce qu'on a hâte de parler de ce... Moi, j'aime Joyo. Le troisième cornet au vert.

  • Speaker #2

    IP de ouf.

  • Speaker #1

    IP de ouf.

  • Speaker #0

    IP de ouf. OK, bah, c'est parti. Alors, on se retrouve Dans quelques secondes, on va mettre une petite bande-annonce.

  • Speaker #3

    mais ça finit par être la meilleure nuit de votre vie. Je l'ai fait. Notre but cette nuit était simple. 12 pubs, 12 pints, de la première poste à la fin du monde. Mais cette nuit, on n'a jamais réussi. J'ai vu les gars l'autre jour. On va retourner à Newton Haven. Pourquoi ? 5 gars, 12 pubs, 50 pints.

  • Speaker #0

    60 pints. Oh,

  • Speaker #3

    oh, attention, Alki ! C'est notre chance de finir ce que nous avons commencé.

  • Speaker #0

    Nous allons faire le Golden Mile et cette fois, nous allons le voir jusqu'au bout. Ou au bout de l'arbre. Septembre 2 au niveau de l'audience, c'est peut-être le film des trois en tout cas qui a la moins bonne note au niveau de l'audience, même si septembre 2 ça reste tout à fait honorable. Pour les budgets, on est sur 20 millions, c'est le plus gros budget des trois. Pour 46 millions de recettes, donc rentable mais moins rentable que le Hot Fuzz qui était à 15 et qui en avait rapporté 80. Donc ce World's End, le dernier pub avant la fin du monde, déjà Sacha, sors-nous une petite bière, mets-nous une petite pression qu'on se mette bien, une petite pinte. Et on ne va pas essayer d'en boire douze pendant le truc. Mais globalement, tout de suite, Adévoir, je te donne la parole. De quoi ça parle ? Raconte-nous un peu ce pop crawl de l'enfer.

  • Speaker #2

    Alors en fait, on va suivre Gary, interprété par notre ami Simon Pegg, qui est bloqué dans son éternelle envie d'adolescence et de cette nuit, de cette soirée merveilleuse qu'il avait passée avec ses compagnons à faire la route de la voie maltaise. qui font donc 12 pubs les uns à la suite des autres, boire une pinte dans chaque pub. Donc ils ramènent, 20 ans plus tard, ses amis dans leur petite ville de Newton Haven pour essayer de remettre ça et d'enfin en venir à bout de cette voie maltaise. Mais c'est bizarre, dans la ville, tout semble avoir changé.

  • Speaker #1

    Tout n'est pas comme avant.

  • Speaker #0

    Non mais tout à fait, comme souvent dans les films, sauf Hot Fuzz où finalement il n'y avait pas tellement d'effet super naturel dans Hot Fuzz, mais sinon effectivement on sent qu'Henry Wright aime bien rajouter un élément un petit peu de genre. Après les zombies de Shaun of the Dead, ici on va être dans un monde un petit peu de robots et d'androïdes, on peut le dire, c'est pas un spoil, il est clairement dans le trailer et il arrive assez vite dans le film. Et donc voilà, je me tourne directement vers Sacha, toi tu m'as dit que des trois c'est celui que t'as le p... plus vu, t'avais la cassette à la maison ou le DVD.

  • Speaker #1

    Tout à fait, non, non, non, j'étais déjà plus bandit en fait, à l'époque, j'étais à l'internat, et je faisais partie de ces élèves qui avaient une denrée rare qu'on appelait un ordinateur, et qui avaient des films téléchargés dessus, donc j'étais un peu, voilà, j'étais pas un gangster, mais j'étais un peu connu.

  • Speaker #0

    T'étais un pirate.

  • Speaker #2

    T'étais un peu le hacker de la place. Man,

  • Speaker #0

    Sacha the hacker.

  • Speaker #1

    Donc du coup, j'ai très vite mis la main sur le dernier pub avant la fin du monde. Et à l'époque, je n'avais pas encore fait le lien entre lui et Hot Fuzz, parce que je n'avais pas encore vu Shun of the Dead. Et c'est le film que j'ai le plus séché de ma vie. Parce que moi, je l'ai vu sans connaître le twist. Et quand le twist est arrivé, je suis tombé par terre. Je me suis dit, c'est donc ça le cinéma ? C'est donc ça la bonne écriture ? Et c'est là que je me suis rendu compte qu'en fait, on pourrait faire beaucoup plus que juste des bêtes films que jusque-là je regardais. Je ne dis pas que c'était des mauvais films, c'est juste que je ne les avais pas compris. Et donc du coup ce film qui va prendre à revers tout du long la plupart des spectateurs est... Encore une fois, très très drôle, je vais commencer par là, c'est une belle tranche de rire, c'est le plus drôle des trois selon moi, parce que les trois sont très drôles, les trois ont un but comique tout du long, mais celui-là est très drôle et surtout celui-là, pour moi, je me suis le plus retrouvé dans ce personnage de Gary King qui a concrètement un énorme syndrome de Peter Pan, vous allez tout de suite vous en rendre compte, ce gars de 50 ans a la même dégaine que quand il avait 17 ans, alors que je pense que nous tous, si on voit... Nous, à 17 ans, on se dit, remonte ton pantalon, change de fringue, super drag, c'est plus à la mode.

  • Speaker #0

    Voilà. Ouais, mais c'est un peu le syndrome de, ils étaient 5, et ses 4 amis ont tous évolué, ont eu des situations, se sont mariés, ont eu des jobs, des carrières, etc. Tous à peu près dans des domaines différents. Mais lui, visiblement, il est resté un peu gelé dans le temps. Il n'a pas bougé. Il est nostalgique, il n'a toujours pas une thune, il est toujours dans les mêmes magouilles et les mêmes plans foireux. mais après on va découvrir un peu le twist aussi de pourquoi il va faire ça mais ceci dit Moi, ça me parle super fort, ce film, et je pense que ça peut parler à beaucoup de gens, ce truc de vouloir rassembler un peu les copains de la Dream Team de l'époque, revivre un truc, même si on ne peut jamais tout à fait revivre la même chose. Je crois que le film parle de ça. Mais c'était trop bien. Ça part super bien sur le papier, ce film, clairement. Non,

  • Speaker #1

    c'est très drôle. En plus, c'est très effréné. On va encore le redire, mais le montage d'Edgar Wise, c'est toujours tic-tac-tou, des plans d'insert. On raconte très vite le background, on raconte très vite des choses pour très vite enchaîner. et donc ces 10 premières minutes c'est un TGV c'est vraiment la scène d'intro où il explique il y a 30 ans, ça enchaîne c'est très vite plié, on peut passer à autre chose et en fait avec une introduction aussi rapide et aussi efficace je trouve qu'on devient très vite des experts en la matière de qui sont ces 5 personnages, on comprend très vite oui, lui il fait ça pour ça parce que voilà, parce que c'est une introduction vraiment très efficace et en fait ce film confirme la règle de ma copine bonne introduction, bon film c'est une très bonne introduction, les 5 premières minutes de film sont excellentes,

  • Speaker #0

    le reste du film est excellent en plus ce film fait quelque chose que je crois que c'est le seul à faire dans le monde du cinéma c'est une double présentation des personnages principaux donc tu as tous leurs surnoms peut-être même une triple me fait le signe me fait mon collègue Edouard c'est ça c'est génial donc t'as carrément les noms qui apparaissent un peu comme une sitcom des années 90 tu vois genre lui c'était Peach tu vois c'était le gars un peu comme ça et puis après il le présente en deux fois Peter tu vois dans son bureau 20 ans plus tard sa carrière etc et donc c'est super bien fait aussi ce truc de présentation et donc comme tu dis bonne présentation bon film mais est-ce que triple présentation triple fois bon film Edouard

  • Speaker #2

    Ah ben, triple fois bon film, je veux dire que oui, moi, exactement à la manière de Sacha, c'est celui que j'ai le plus poncé, et c'est celui où très très souvent je me le mets, et j'ai pas peur de m'endormir devant parce que je l'ai vu 15 000 fois, mais pour autant, très souvent je restais jusqu'au bout parce que c'est quand même vraiment un classique, et il y a aussi des fois où je le termine pas, comme eux, la première fois, donc il y a un peu ce truc très méta de mon rapport avec ce film-là. Et oui, c'est vrai, comme tu me disais, les introductions des personnages sont excellentes. Ça va en deux minutes, on a tout compris. Et d'ailleurs, le petit fun fact, c'est qu'ils ont filmé en 16 mm la partie d'avant. Pour que ça fasse un peu vraiment souvenir. Et aussi même, les infographies des prénoms sont très marquées. Années, je ne sais pas, 89, tout ça. Et donc, avec notamment que les surnoms des personnages. Et ensuite, on les redécouvre juste après, quand il essaie de les convaincre. Parce qu'il y a cette petite phase de... Il faut convaincre les copains de refaire ce truc alors que bon, maintenant on a 40 piges, on est bien installé, on n'a pas envie de se taper 12 pintes d'un coup. Parce qu'on n'a plus la même façon d'encaisser que quand on en avait 18.

  • Speaker #1

    La même descente quoi.

  • Speaker #2

    Voilà c'est ça. Pourtant Gary quand même il en a une, je ne voudrais pas la remonter à vélo si vous voyez ce que je veux dire.

  • Speaker #0

    D'ailleurs il y en a un des cinq qui a eu un accident un peu lié à l'alcool et qui très vite est joué par Nick Frost qui lui ne veut plus boire et donc il boit de l'eau. Et c'est-à-dire que ça crée un truc un peu comique, un peu pression sociale au début. pression, je ne m'en oublie pas, la pression sociale et c'est ce truc de l'eau qui donne lieu à une des répliques que je préfère du film genre être dans un pub et boire de l'eau c'est un peu comme être un lion et manger du tofu qui est juste mais ça n'a aucun sens,

  • Speaker #2

    exactement évidemment que ça n'a aucun sens et donc oui c'est vrai que ce personnage du coup joué par Nick Frost encore une fois qui est pour une fois vraiment pas du tout du tout du tout du tout comme le personnage principal quoi, c'est vraiment la première fois où il y a vraiment une différence flagrantes, ils ont pas le même job, ils ont pas la même vie, ils ont peut-être été extrêmement amis dans le passé mais... Maintenant, c'est vraiment plus le cas. Même si Gary rappelle tout le temps sa loyauté et le fait que c'était son meilleur ami, etc. Et après, il y a tout ce côté de légende arthurienne, dont Gary King, Andy s'appelle Knightly, donc Knight, chevalier, la loyauté, tout ça. Et c'est un peu comme ça pour tous les personnages. Déjà, c'est ultra bien foutu. En fait, on comprend directement ce qu'ils ont voulu faire avec, du coup, cette odyssée. En fait, il y a vraiment un trajet aussi à effectuer de lui qui n'a toujours pas... pas guéri de ce truc de Peter Pan et qui a envie du coup de terminer ce qu'il a jamais pu terminer il y a ce truc d'inachevé donc du coup lui mentalement je pense qu'il a jamais pu passer outre cette soirée mémorable et je pense qu'on a tous envie de revenir à une soirée mémorable dont on se rappelle avec nos amis ça pourrait être top et lui c'est ça qu'il recherche en fait pour aller jusqu'au bout et enfin peut-être passer la barre de devenir enfin un adulte et également de vivre tout simplement une vie d'adulte

  • Speaker #0

    Après avoir passé le bar, il veut passer la barre On a bien compris

  • Speaker #2

    Vous êtes un festival aujourd'hui

  • Speaker #0

    C'est vrai que je voulais répondre un peu plus tôt Sur la relation Nick Frost et Simon Pegg Moi ça me fait presque de la peine Et je suis pas le seul à le dire dans certaines reviews Ça fait presque de la peine de voir qu'ils se disputent Parce que c'est le troisième joyau des trois C'est des buddies, ils s'entendent hyper bien Dans la vraie vie, ils sont probablement meilleurs amis Et tu les vois quand même Il y a de l'antagonisme entre les deux Ils se disputent beaucoup et même vers la fin Il y a vraiment... à un moment où ils se mettent des tatanes un peu et j'étais là genre, mais vous frappez pas allez copain, mais vraiment j'étais presque après avoir vu le marathon des trois, j'étais genre mais non, mais ça peut pas venir comme ça c'est peut-être un tout petit nitpick, un petit truc genre le film aurait peut-être pu faire un scénario où ils se sont un peu moins antagonistes, mais en même temps c'est parfait et moi j'ai trouvé ça super de voir Nick Frost jouer un rôle sérieux la première scène à son bureau en mode avocat d'affaires ou je sais plus quel job il a ou promoteur, enfin je sais pas, vous pouvez le dire avocat c'est ça ?

  • Speaker #3

    Merci. Merci.

  • Speaker #0

    Tu as un ami ici pour te voir ? Non, je ne le fais pas. C'est un peu grand, je pense. Oui. qui était déjà présent dans tous les films, là il a un vrai rôle. C'est un des cinq chevaliers.

  • Speaker #2

    Est-ce que moi je voulais revenir aussi vite fait sur ce bureau avec Andy. Il y a une petite anecdote que j'ai trouvée tout à fait charmante et adorable. C'est qu'il y avait une très très grande fan de Simon Pegg, à qui elle avait demandé par des lettres, c'était des lettres à l'époque, d'envoyer des photos, d'édicacer, ce genre de choses, parce qu'elle était dans un état de santé compliqué. Et en fait, il les lui avait envoyées à un moment. C'est pas très franc ce que je dis, mais c'est pas grave. Et en fait, elle n'avait pas eu le temps de les recevoir, ces lettres, donc super triste. Et en fait, le film n'était pas encore fini d'être écrit. Et il a mis son prénom. Donc Félicity, qui est son assistante de l'avocat, c'est le prénom de cette jeune fille qui était fan. Et petit hommage que j'ai trouvé super adorable de leur part pour montrer à quel point c'est des mecs super.

  • Speaker #1

    Moi, je vais vite rebondir sur le fait que tu disais qu'il y avait une véritable antithèse. par rapport aux deux films d'avant où, pour une fois, Nick Frost joue un personnage pas plus profond, mais plus sérieux. Moi, j'ai juste dit ça comme prétexte pour partir de la continuité qu'il y a entre les trois films. On l'a dit, aucun rapport entre les trois films. Cornetto bleu, cornetto rouge, cornetto vert. On dira un peu plus tard pourquoi vert, mais bref. Il y a toujours, encore une fois, ce montage hyper tchic-tchac-tchouc. Il y a encore la vanne de la balustrade qui est toujours si hilarante.

  • Speaker #0

    Quatre fois, elle apparaît dans ce film-là, la balustrade.

  • Speaker #1

    Ils ont bien fait, mais... Par rapport aux deux autres, je trouve que c'est le film qui s'essaye le plus et qui prend le plus de risques. A mon avis, parce qu'eux, ils ne font pas ça pour l'argent, ils ne font pas ça pour le challenge, ils font ça vraiment pour l'amour du cinéma. Ils ont exploré un genre qui n'était pas spécialement populaire à l'époque, il ne l'est toujours pas, c'est presque un genre niche en fait, je ne sais pas comment on l'appelle, le genre un peu invasion alien, bref. Et c'est un film qui, on pourrait croire après, avec la première demi-heure, que ça va être une comédie, somme toute, très simple, très efficace. Pas du tout, parce que c'est le moment où le twist arrive et le film te prend complètement contre pied. Et je trouve ça vraiment ballsy de leur part de ne pas faire comme dans les deux films d'avant, les deux exercices d'avant. On juste prend un thème, on l'étoffe un peu, on prend quelques jours de cinéma et on fait un film qui, globalement, va plaire à tout le monde. Parce que moi, j'ai vu ce film avec plusieurs de mes potes à l'époque. Et une fois sur deux, le mec disait « Attends, je ne comprends pas, comment est-ce que parle le film ? On ne peut pas revenir au début ? Et ça ne plaît pas à tout le monde, ce virement à 80 degrés qui arrive à un moment, quand, comme par hasard, James Bond arrive. on va pas spoiler lequel mais il y a un James Bond qui revient après Timothy Dalton dans Hot Fuzz on a un autre James Bond retraité qui vient faire une apparition plus irlandais mais bref et j'ai trouvé ça très fort de leur part pour conclure cette trilogie de tenter un truc aussi pas niche parce que c'est pas si niche que ça j'exagère mais en tout cas plus déclassé Parce que les deux genres qu'ils avaient fait avant c'était beaucoup plus populaire et tout, il y avait plus l'air des gens pouvant en entendre parler. Là par contre, il faut quand même aimer le cinéma pour connaître déjà à quoi ce film fait référence. Donc ça j'ai trouvé ça déjà de base très fort.

  • Speaker #2

    Ce que j'ai bien aimé aussi avec encore une fois ce changement, en fait il y a vraiment ce moment où ils se rendent compte de la menace, il y a vraiment un changement de ton qui devient un peu à la rigueur angoissant j'ai envie de dire. Et en fait c'est aussi un peu le moment où, spoiler alert, Andy s'enfile 5 shots et c'est reparti comme à la belle époque on va aller s'en sortir tous ensemble on va finir ce marathon et se carrer les pattes ailleurs de ce petit village et en fait il y a aussi un truc que j'aime beaucoup moi dans ce film que j'avais pas forcément remarqué avant c'est en fait c'est aussi encore un truc comme dans par exemple Shown of the Dead il y a ce parallèle avec être un zombie dans la vraie vie donc métro, boulot, dodo etc et là ça revient un peu dans le sens où ... c'est des mecs qui reviennent, ce côté de t'es parti dans une grande ville, aller faire des études ou travailler, faire ta vie et quand tu reviens dans la ville qui t'a vu naître, où t'as passé tes 20 premières années y'a plus rien qui est vraiment pareil et tu reconnais plus personne et plus personne te reconnait c'est un peu ce côté aliénant du coup dont parle un peu une chanson que j'adore d'ailleurs je la recommande, la chanson End of Beginning de Joe que tout le monde a entendu Merci. Voilà, et moi ça m'a fait cet effet-là de, on revient dans sa ville et en fait c'est la même chose, mais pas du tout en fait. Et c'est ce côté-là que j'avais même pas capté encore avant, parce que c'est ça qui est bon je trouve avec World's End, c'est que chaque visionnage peut vraiment, on peut redécouvrir le film à chaque visionnage, il n'y a aucun problème avec ça. Et moi je trouve ça fantastique de, qu'il est en fait vraiment, c'est celui des trois, où on peut le regarder encore, encore, encore, encore et encore, et toujours redécouvrir un truc sympa ou un truc qu'on n'avait pas capté ou un truc qu'on aime plus maintenant que nous on a évolué en tant que personne c'est fantastique, voilà je l'aime beaucoup pour ça en fait.

  • Speaker #0

    Je trouve que t'as vraiment mis le doigt dessus, le mot aliéné aliénant, le fait de revenir après avoir été dans la grande ville, avoir fait des études, avoir complètement changé de vie, revenir 20 ans après, il y a presque un sous-texte de métaphore que en réalité les robots, les androïdes qui auraient soi-disant remplacé C'est aussi une métaphore pour dire qu'il y a vraiment un côté où on parle plus du tout la même langue. Toi, tu reviens dans ton village, t'as ce souvenir gelé dans le temps d'il y a 20 ans, mais en réalité, peut-être qu'ils sont pas robots, finalement, ils sont juste eux-mêmes, mais toi, t'es tellement loin d'eux en termes de parcours que t'as voyagé dans ta vie que du coup, tu les vois comme des robots, presque. Même ce sous-texte-là, en fait, qui est une espèce de métaphore, un peu comme les zombies étaient clairement une métaphore du métro-boulot-dodo, très aliénant aussi, c'est vraiment le terme, en français, c'est parfait, quoi. tu t'arrondis le doigt dessus et Et je trouve ça vraiment toujours super dans les Edgar Wright, c'est que c'est des pastiches, c'est avant tout un maître du pastiche, mais il y a chaque fois un sous-texte qui est vraiment bien fait, vraiment, vraiment. Et c'est hyper référencé. On n'a pas encore parlé de tous les callbacks, peut-être que je trouve qu'il y en a peut-être un peu moins dans celui-là que dans les deux premiers, qui étaient vraiment, mais ping-pong-pong les références. Mais il y a quand même plein de références à des plans copiés-collés de Scott Pilgrim, de plein d'autres films.

  • Speaker #2

    Mais après, en fait, dans les deux premiers, c'est-à-dire qu'il n'avait pas encore toute l'XP à amasser, c'est ça aussi le truc il a évolué depuis il est passé drague au feu maintenant Voilà c'est ça, donc WorldZen a vraiment montre un peu aussi en fait pour lui également dans sa carrière de réalisateur j'ai envie de dire un véritable tournant parce que c'est à partir de ce moment là qu'il a dit bon on va arrêter un peu les conneries entre gros guillemets attention c'est des très très belles conneries évidemment mais après il s'est essayé à du coup Baby Driver donc qui est beaucoup plus américain beaucoup plus bagnole, braquage donc c'est pas du tout son style et ensuite un Last Night in Soho qui a plu ou déplu peu importe mais qui est du coup vraiment tourné vers le thriller, l'horreur. Et c'est ultra intéressant de voir son parcours. Et là, d'ailleurs, apparemment, ça arrive fort, fort, fort.

  • Speaker #1

    Ça arrive la myth.

  • Speaker #2

    Voilà, il y a du Simon Pegg et du Edgar Wright que j'ai vu discuter il n'y a pas plus qu'une semaine pour peut-être refaire un projet. Donc, j'ai évidemment ultra hâte parce que j'adore ces deux mecs, évidemment. Et on leur souhaite tout le meilleur. Merci.

  • Speaker #3

    Just like the five musketeers. Three musketeers, isn't it ? Four to count d'Artagnan. Well, nobody knows how many there were, really, do they, Pete ? I mean, history is a sketchbook. Hey, do you know that the three musketeers is a fiction, right ? Written by Alexander Dumas. A lot of people are saying that about the Bible these days. What, that it was written by Alexander Dumas ? Don't be daft, Steve, it was written by Jesus.

  • Speaker #1

    Moi, je vais juste rebondir rapidement, parce qu'encore à l'époque, il était encore dans son cocon, tu vois. Ok, il avait déjà deux fois plus de budget, il avait déjà deux fois plus d'expérience, mais... Il restait toujours avec son pilier, son Simon Pegg présent à l'écriture, et à mon avis derrière la caméra à certains moments, mais bon bref. Il était encore avec toute sa team. Et là, ça se voit que c'est vraiment devenu... Tu sens qu'ils ont tous grandi, et que là, c'est beaucoup plus naturel dans les dialogues, et la connivence qu'il y a entre eux. Je trouve que... C'est d'un naturel fou, genre vraiment de voir, je te jure, j'ai vraiment cru à cette amitié entre ces cinq chevaliers en fait, j'y ai vraiment cru et je trouvais ça très très fort de voir le naturel qui se dégageait de chacun d'entre eux, alors que certains acteurs avaient deux lignes dans le film d'avant, voire une à peine, je trouvais ça très fort. Et ce qui est chouette aussi, dans un film où il y a autant de personnages, où ils ont tous autant d'intrigues, autant de sous-intrigues, autant d'intérêts, autant d'enjeux en fait, de permettre à chacun de grandir tout au long du film, de chacun d'avoir... son propre parcours, je trouve ça très rythmé et surtout très bien équilibré. Évidemment, le personnage principal, le Gary King, aura une plus grosse évolution, plus de parties, mais je trouve que c'est très chouette que les projecteurs se soient attardés un peu aux autres personnages. Ça paraît logique, en fait, dans un film où il y a 5 personnages que tout le monde a droit à sa part, mais étonnamment, dans tous les films, tout le monde n'a pas droit à sa part du gâteau. Je pense notamment à Suicide Squad, avec surtout Will Smith et surtout Robbie Williamson. Comment ça s'appelle ?

  • Speaker #2

    Margot

  • Speaker #1

    Robbie. Oui,

  • Speaker #3

    oui.

  • Speaker #0

    Pas tout à fait pareil. D'un autre, très très bien, on arrive un peu à la fin du truc, mais je sais qu'Edouard nous a préparé un petit quiz pour tester notre connaissance. Vas-y, Edouard.

  • Speaker #1

    Fonce,

  • Speaker #3

    barracuda. Vas-y, fonce, fonce, mon grand fou. Mesdames et messieurs, nous apprêtons à voyager dans la voie maltaise.

  • Speaker #2

    Mais vous vous rappelez, vous, des noms des pubs ? Lequel est le premier ?

  • Speaker #1

    Le... C'est pas le pendu, c'est le...

  • Speaker #2

    Je vais vous donner des petits indices, comme ça, ça va être plus simple. Avant, on postait des lettres.

  • Speaker #1

    La boîte aux lettres ?

  • Speaker #2

    Non, non, non, non. La poste ? Oui. Ah !

  • Speaker #0

    C'est ça, c'est la poste.

  • Speaker #2

    Mais c'est la vieille poste. La vieille poste, voilà, il y a le petit truc. Le second, c'est là où on retrouve quelqu'un d'avant, quelqu'un qui nous est... Famille. Oui, c'est ça. Quelqu'un qui est un peu un pilier de barre, on peut dire aussi. Gros. Non.

  • Speaker #0

    Je vais en boire un verre chez Le Poivre.

  • Speaker #2

    Le Poivre.

  • Speaker #0

    Genre le pilier de comptoir.

  • Speaker #2

    Le pilier de comptoir qu'on retrouve dans ce personnage, on n'en a pas parlé, de David Bradley. Argus Ruzard pour les intimes. Mais où est

  • Speaker #0

    Ruzard des Argus ?

  • Speaker #2

    Oui, tout à fait. Et c'est également là qu'arrive le personnage féminin fort de ce film, Rosa Moon Pike, dans le vieil habitué.

  • Speaker #0

    Ah oui, the old familiar.

  • Speaker #2

    Voilà, le troisième étant Le Matin. Avant, les gens se relevaient avec quoi ?

  • Speaker #1

    Une bière.

  • Speaker #2

    Non.

  • Speaker #1

    Le coq. Le chant du coq.

  • Speaker #2

    Oui,

  • Speaker #1

    le chant du coq.

  • Speaker #2

    C'est la première bonne réponse, c'est superbe. Ensuite, le quatrième. Ça, c'est quand on n'est pas très content. On peut faire ce genre de choses.

  • Speaker #1

    La grimace.

  • Speaker #0

    Là, on te voit, tu croises les bras.

  • Speaker #2

    Oui, mais ce n'est pas les bras.

  • Speaker #0

    Croise les mains.

  • Speaker #2

    Oui, donc le bar s'appelle...

  • Speaker #1

    La poignée de main.

  • Speaker #2

    Non. Tu mets main avant le fait qu'elles soient croisées.

  • Speaker #0

    Les mains croisées.

  • Speaker #2

    Les mains croisées. The crosshair. C'est le quatrième point.

  • Speaker #1

    Ben oui. Tu ne l'avais pas ? Ben alors.

  • Speaker #2

    Ensuite, dans le cinquième, on retrouve une belle bande de joyeux lurons. Imaginons quand on part en voyage, quelqu'un t'accompagne. C'est ton...

  • Speaker #1

    Copain ?

  • Speaker #0

    Non. Ton camarade ? Non. Ton pote ?

  • Speaker #2

    De voyage.

  • Speaker #0

    Compagnon de voyage. Compagnon de voyage.

  • Speaker #2

    Donc, c'est très bien. Et s'il est vraiment sympa, ce compagnon de voyage ?

  • Speaker #0

    C'est un bon compagnon.

  • Speaker #1

    C'est un bon compagnon.

  • Speaker #2

    Voilà, et donc nous sommes les bons compagnons. Ah, le cinquième pub. Ensuite, nous allons revoir en français, le pasteur pétard.

  • Speaker #1

    Le pasteur pétard.

  • Speaker #2

    Le pasteur pétard.

  • Speaker #1

    Ah oui, c'est là qu'il... Oui, oui,

  • Speaker #0

    oui. C'est celui qui... Ah oui, pétard, parce qu'il donne de la weed. Voilà. J'adore le nom de code.

  • Speaker #2

    En anglais, The Green Reverend.

  • Speaker #0

    Ah, mais oui.

  • Speaker #2

    Et donc, on peut dire, par exemple, que Jacouille est ça pour... pour le personnage de Jean Reno dans le film...

  • Speaker #0

    Son serviteur ?

  • Speaker #1

    The Trusty Servant.

  • Speaker #2

    Oui, donc on va faire ça.

  • Speaker #0

    Le serviteur de confiance. Le serviteur loyal. Loyal. Le bon serviteur, le serviteur...

  • Speaker #2

    Il y a un personnage dans l'histoire qui s'appelle Castro.

  • Speaker #0

    Fidel Castro. Le fidèle serviteur.

  • Speaker #2

    Le fidèle serviteur. Bien joué, messieurs.

  • Speaker #0

    Alors, le septième. À ce stade-là, on est déjà à 3 litres de bière.

  • Speaker #2

    Oui, c'est ça. Là, normalement, on est chiés morts. Bon.

  • Speaker #1

    le septième pensez Harry Potter pensez le troisième étage qui est interdit le chien le chien le chien mais pas il a un twist il a quatre têtes non le chien deux têtes le chien a deux têtes the two headed dog

  • Speaker #0

    très très bonne réponse la suivante je m'en souviens j'appelle un ami

  • Speaker #2

    Le suivant est un twist.

  • Speaker #0

    Le suivant, c'est la sirène, ça je sais, parce que c'est plus important dans le film.

  • Speaker #2

    Tout à fait, The Mermaid, donc ça c'est un peu le moment où nous retrouvons les marmelades, comme on les appelle dans le film. Les marmelades, exactement. Oui, c'est ça, les pains de mi-marmelade, comme on l'appelle en français, et en anglais c'est Marmalade Sandwich, je crois.

  • Speaker #0

    On arrive au neuvième, là, du coup.

  • Speaker #2

    C'est ça, et on passe au neuvième bar. Alors, le neuvième bar, très simple, ça vogue un peu sur les tables pendant l'été. Une petite bestiole qui est un peu chiante, qui...

  • Speaker #1

    Les guêpes,

  • Speaker #0

    non les abeilles

  • Speaker #2

    Voilà tout à fait Et où habite-t-elle ? La ruche, le 9ème bar Et on devient bon Et ensuite Alors le 10,

  • Speaker #1

    les français adorent la coupée C'est la tête du roi je crois La tête du roi En fait je crois que j'ai les deux derniers Enfin le dernier évidemment

  • Speaker #2

    Le dernier pas très dur Alors le 11ème le 11ème alors Gary, à un moment dans le film, il est vraiment vénère. Au tout début, dans cette intro, on le voit mettre un coup de poing quelque part.

  • Speaker #1

    C'est le trou dans le mur.

  • Speaker #2

    Le trou dans le mur. C'est le 11ème bar exceptionnel. Le trou dans le mur, le 11ème bar. Et le 12ème, évidemment, là où tout prend fin. Comme ce podcast bientôt, là où tout termine.

  • Speaker #0

    Ouais, The World's End en anglais.

  • Speaker #1

    Le dernier pub avant la fin du monde.

  • Speaker #2

    La fin du monde, magnifique. Merci beaucoup pour ce jeu, les vannes.

  • Speaker #0

    Merci, merci. Merci, ce jeu qui était for the greater good.

  • Speaker #2

    The Greater Good The Greater Good

  • Speaker #0

    Si vous avez la rêve du Greater Good c'est que vous avez été fidèle à nos trois épisodes hors série de cette trilogie Cornetto

  • Speaker #2

    Et il faudrait peut-être qu'on dise un peu

  • Speaker #1

    Le classement Oui Maintenant qu'on arrive à la fin

  • Speaker #0

    Moi je l'ai C'est assez facile mon classement Il n'y a pas match Moi aussi Je le donne d'abord parce que je suis seul autour de la table qui ne connaissait pas les films Donc là vraiment à frais Peut-être que dans dix ans je les regarde et ça change Mais clairement Hot Fuzz numéro un C'est mon préféré Show of the Dead deuxième alors que j'avais des petites critiques dessus. Et le troisième, malgré tout, le pub jusqu'à The World's End, un petit peu le troisième, malgré tout, mais de pas grand-chose.

  • Speaker #1

    T'as plus les 12 pintes, en fait, avant de venir. Non,

  • Speaker #0

    non, t'imagines, si je suis arrivé à articuler comme ça avec 12 pintes, on serait bien.

  • Speaker #1

    Franchement impressionnant. On serait bien,

  • Speaker #0

    bien, bien. Donc ça, c'est un classement, c'est 2-1-3 pour le faire comme ça.

  • Speaker #1

    Moi, je trouve que le moins abouti des trois est Shaun of the Dead, même s'il est terriblement fort déjà pour l'époque. et surtout parce que les deux autres sont un level au dessus pour moi. Je mets en deuxième position quand même Hot Fuzz et je mets en premier les derniers pubs avant l'enfin du monde.

  • Speaker #0

    Toi c'est 3-2-1.

  • Speaker #1

    C'est 3-2-1 parce que je trouve les derniers pubs avant l'enfin du monde, tu l'as dit, il y a mille et une façons de le regarder, mille et une façons de le voir. Et on l'a pas dit mais le Cornetto Vert pour les aliens, voilà !

  • Speaker #2

    Pour les aliens de l'ère Hobo !

  • Speaker #1

    Les martiens ! Voilà !

  • Speaker #3

    Blou blou blou, elle est ouverte !

  • Speaker #1

    Voilà c'était la petite anecdote.

  • Speaker #0

    Et toi Edouard, ton classement ?

  • Speaker #2

    Alors moi mon classement C'est dur en vrai C'est vraiment très dur de les classer ces trois là Je les adore tous les trois. Rien que, je pense que le meilleur, c'est Hot Fuzz. Mon petit chouchou, c'est Shown of the Dead, qui vient en deuxième. Et celui que je me suis maté 15 000 fois, c'est le troisième. Malheureusement, c'est World's End. Parce que du coup, c'est un peu le plus différent des deux autres. Moi, j'ai vraiment grandi avec Shown of the Dead. Et ensuite, Hot Fuzz, j'ai trouvé ça exceptionnel. Et World's End, je l'ai vu mille fois. Parce que c'est confort, c'est facile. Il est trop bien et comme j'ai dit, on peut le voir mille fois et découvrir mille trucs différents. Donc c'est toujours un régal. Mais voilà, Hot Fuzz, Shows the Dead, World's End pour moi.

  • Speaker #0

    2, 1, 3, comme mon classement du coup. Très bien, dites-nous aussi sur les réseaux ce que vous préférez comme classement. D'ailleurs, on ne le dit pas, mais si vous étiez dans le studio, vous pourriez voir qu'on a les trois DVD qui sont devant nous, qui nous regardent depuis tout à l'heure. C'est les DVD que Edouard nous a ramenés. Des trois films, on vous ferait une petite photo pour voir le behind the scenes de cet épisode. En tout cas, nous, on espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à nous donner des idées aussi sur Instagram, d'autres trilogies, il y en a tout plein, à travers le cinéma, ou même des films, des pépites, des choses un peu cachées, un peu hors-série, que vous voudriez nous entendre commenter en hors-série. Et puis nous, on se retrouve très très bientôt. A ciao ciao les copains !

  • Speaker #1

    Gros bisous !

  • Speaker #2

    Ciao ciao !

Description

Dans cet épisode spécial, on s'attaque au troisième et dernier volet de la trilogie Cornetto : The WORLD'S END de Edgar Wright et Simon Pegg. Sorti en 2013, ce bijou de la comédie britannique pastiche le film d'invasion extraterrestre et de buddy movie, où une bande de preux chevalier de l'ordre de la voie maltée se lance dans la tournée des bars ultime. Bonne écoute !


Avec Sacha Derwael, Édouard Lack & Martin Maréchal


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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonsoir, Raymondo ! Le fils de la prodigie est revenu. Que vous recommandez ? Beers. Un tapis. Quoi ? D'ailleurs, si vous n'avez toujours pas écouté notre épisode sur Shaun of the Dead et Hot Fuzz, mais qu'est-ce que vous faites ici ? On vous encourage vivement à les rattraper, puisque les trois fonctionnent évidemment ensemble, même si c'est des films séparés. Et du coup, pour se faire à nouveau, la Dream Team est là. Comment ça va Sacha ?

  • Speaker #1

    Ça va très bien, et je propose qu'on attend les auditeurs. Maintenant, on fait une pause jusqu'à ce qu'ils aient écouté les deux autres podcasts.

  • Speaker #0

    Avec une musique d'ascenseur pendant 20 minutes. Allez ! Comment ça va Edouard ?

  • Speaker #2

    Ça va super bien, merci beaucoup d'être là.

  • Speaker #0

    C'est décidément A chaque fois il nous fait des voix Un petit peu qui montent Dans tous les

  • Speaker #1

    Merci beaucoup.

  • Speaker #0

    Le cinéma.

  • Speaker #1

    Le cinéma. C'est un monde de popcorn.

  • Speaker #0

    Bon, mais donc, est-ce qu'on a hâte de parler de ce World's End ? Donc, en fait, en anglais, World's End, parce que parfois, on va le dire comme ça, mais sinon, je trouve qu'en français, c'est pas mal traduit le dernier pub avant la fin du monde. Est-ce qu'on a hâte de parler de ce... Moi, j'aime Joyo. Le troisième cornet au vert.

  • Speaker #2

    IP de ouf.

  • Speaker #1

    IP de ouf.

  • Speaker #0

    IP de ouf. OK, bah, c'est parti. Alors, on se retrouve Dans quelques secondes, on va mettre une petite bande-annonce.

  • Speaker #3

    mais ça finit par être la meilleure nuit de votre vie. Je l'ai fait. Notre but cette nuit était simple. 12 pubs, 12 pints, de la première poste à la fin du monde. Mais cette nuit, on n'a jamais réussi. J'ai vu les gars l'autre jour. On va retourner à Newton Haven. Pourquoi ? 5 gars, 12 pubs, 50 pints.

  • Speaker #0

    60 pints. Oh,

  • Speaker #3

    oh, attention, Alki ! C'est notre chance de finir ce que nous avons commencé.

  • Speaker #0

    Nous allons faire le Golden Mile et cette fois, nous allons le voir jusqu'au bout. Ou au bout de l'arbre. Septembre 2 au niveau de l'audience, c'est peut-être le film des trois en tout cas qui a la moins bonne note au niveau de l'audience, même si septembre 2 ça reste tout à fait honorable. Pour les budgets, on est sur 20 millions, c'est le plus gros budget des trois. Pour 46 millions de recettes, donc rentable mais moins rentable que le Hot Fuzz qui était à 15 et qui en avait rapporté 80. Donc ce World's End, le dernier pub avant la fin du monde, déjà Sacha, sors-nous une petite bière, mets-nous une petite pression qu'on se mette bien, une petite pinte. Et on ne va pas essayer d'en boire douze pendant le truc. Mais globalement, tout de suite, Adévoir, je te donne la parole. De quoi ça parle ? Raconte-nous un peu ce pop crawl de l'enfer.

  • Speaker #2

    Alors en fait, on va suivre Gary, interprété par notre ami Simon Pegg, qui est bloqué dans son éternelle envie d'adolescence et de cette nuit, de cette soirée merveilleuse qu'il avait passée avec ses compagnons à faire la route de la voie maltaise. qui font donc 12 pubs les uns à la suite des autres, boire une pinte dans chaque pub. Donc ils ramènent, 20 ans plus tard, ses amis dans leur petite ville de Newton Haven pour essayer de remettre ça et d'enfin en venir à bout de cette voie maltaise. Mais c'est bizarre, dans la ville, tout semble avoir changé.

  • Speaker #1

    Tout n'est pas comme avant.

  • Speaker #0

    Non mais tout à fait, comme souvent dans les films, sauf Hot Fuzz où finalement il n'y avait pas tellement d'effet super naturel dans Hot Fuzz, mais sinon effectivement on sent qu'Henry Wright aime bien rajouter un élément un petit peu de genre. Après les zombies de Shaun of the Dead, ici on va être dans un monde un petit peu de robots et d'androïdes, on peut le dire, c'est pas un spoil, il est clairement dans le trailer et il arrive assez vite dans le film. Et donc voilà, je me tourne directement vers Sacha, toi tu m'as dit que des trois c'est celui que t'as le p... plus vu, t'avais la cassette à la maison ou le DVD.

  • Speaker #1

    Tout à fait, non, non, non, j'étais déjà plus bandit en fait, à l'époque, j'étais à l'internat, et je faisais partie de ces élèves qui avaient une denrée rare qu'on appelait un ordinateur, et qui avaient des films téléchargés dessus, donc j'étais un peu, voilà, j'étais pas un gangster, mais j'étais un peu connu.

  • Speaker #0

    T'étais un pirate.

  • Speaker #2

    T'étais un peu le hacker de la place. Man,

  • Speaker #0

    Sacha the hacker.

  • Speaker #1

    Donc du coup, j'ai très vite mis la main sur le dernier pub avant la fin du monde. Et à l'époque, je n'avais pas encore fait le lien entre lui et Hot Fuzz, parce que je n'avais pas encore vu Shun of the Dead. Et c'est le film que j'ai le plus séché de ma vie. Parce que moi, je l'ai vu sans connaître le twist. Et quand le twist est arrivé, je suis tombé par terre. Je me suis dit, c'est donc ça le cinéma ? C'est donc ça la bonne écriture ? Et c'est là que je me suis rendu compte qu'en fait, on pourrait faire beaucoup plus que juste des bêtes films que jusque-là je regardais. Je ne dis pas que c'était des mauvais films, c'est juste que je ne les avais pas compris. Et donc du coup ce film qui va prendre à revers tout du long la plupart des spectateurs est... Encore une fois, très très drôle, je vais commencer par là, c'est une belle tranche de rire, c'est le plus drôle des trois selon moi, parce que les trois sont très drôles, les trois ont un but comique tout du long, mais celui-là est très drôle et surtout celui-là, pour moi, je me suis le plus retrouvé dans ce personnage de Gary King qui a concrètement un énorme syndrome de Peter Pan, vous allez tout de suite vous en rendre compte, ce gars de 50 ans a la même dégaine que quand il avait 17 ans, alors que je pense que nous tous, si on voit... Nous, à 17 ans, on se dit, remonte ton pantalon, change de fringue, super drag, c'est plus à la mode.

  • Speaker #0

    Voilà. Ouais, mais c'est un peu le syndrome de, ils étaient 5, et ses 4 amis ont tous évolué, ont eu des situations, se sont mariés, ont eu des jobs, des carrières, etc. Tous à peu près dans des domaines différents. Mais lui, visiblement, il est resté un peu gelé dans le temps. Il n'a pas bougé. Il est nostalgique, il n'a toujours pas une thune, il est toujours dans les mêmes magouilles et les mêmes plans foireux. mais après on va découvrir un peu le twist aussi de pourquoi il va faire ça mais ceci dit Moi, ça me parle super fort, ce film, et je pense que ça peut parler à beaucoup de gens, ce truc de vouloir rassembler un peu les copains de la Dream Team de l'époque, revivre un truc, même si on ne peut jamais tout à fait revivre la même chose. Je crois que le film parle de ça. Mais c'était trop bien. Ça part super bien sur le papier, ce film, clairement. Non,

  • Speaker #1

    c'est très drôle. En plus, c'est très effréné. On va encore le redire, mais le montage d'Edgar Wise, c'est toujours tic-tac-tou, des plans d'insert. On raconte très vite le background, on raconte très vite des choses pour très vite enchaîner. et donc ces 10 premières minutes c'est un TGV c'est vraiment la scène d'intro où il explique il y a 30 ans, ça enchaîne c'est très vite plié, on peut passer à autre chose et en fait avec une introduction aussi rapide et aussi efficace je trouve qu'on devient très vite des experts en la matière de qui sont ces 5 personnages, on comprend très vite oui, lui il fait ça pour ça parce que voilà, parce que c'est une introduction vraiment très efficace et en fait ce film confirme la règle de ma copine bonne introduction, bon film c'est une très bonne introduction, les 5 premières minutes de film sont excellentes,

  • Speaker #0

    le reste du film est excellent en plus ce film fait quelque chose que je crois que c'est le seul à faire dans le monde du cinéma c'est une double présentation des personnages principaux donc tu as tous leurs surnoms peut-être même une triple me fait le signe me fait mon collègue Edouard c'est ça c'est génial donc t'as carrément les noms qui apparaissent un peu comme une sitcom des années 90 tu vois genre lui c'était Peach tu vois c'était le gars un peu comme ça et puis après il le présente en deux fois Peter tu vois dans son bureau 20 ans plus tard sa carrière etc et donc c'est super bien fait aussi ce truc de présentation et donc comme tu dis bonne présentation bon film mais est-ce que triple présentation triple fois bon film Edouard

  • Speaker #2

    Ah ben, triple fois bon film, je veux dire que oui, moi, exactement à la manière de Sacha, c'est celui que j'ai le plus poncé, et c'est celui où très très souvent je me le mets, et j'ai pas peur de m'endormir devant parce que je l'ai vu 15 000 fois, mais pour autant, très souvent je restais jusqu'au bout parce que c'est quand même vraiment un classique, et il y a aussi des fois où je le termine pas, comme eux, la première fois, donc il y a un peu ce truc très méta de mon rapport avec ce film-là. Et oui, c'est vrai, comme tu me disais, les introductions des personnages sont excellentes. Ça va en deux minutes, on a tout compris. Et d'ailleurs, le petit fun fact, c'est qu'ils ont filmé en 16 mm la partie d'avant. Pour que ça fasse un peu vraiment souvenir. Et aussi même, les infographies des prénoms sont très marquées. Années, je ne sais pas, 89, tout ça. Et donc, avec notamment que les surnoms des personnages. Et ensuite, on les redécouvre juste après, quand il essaie de les convaincre. Parce qu'il y a cette petite phase de... Il faut convaincre les copains de refaire ce truc alors que bon, maintenant on a 40 piges, on est bien installé, on n'a pas envie de se taper 12 pintes d'un coup. Parce qu'on n'a plus la même façon d'encaisser que quand on en avait 18.

  • Speaker #1

    La même descente quoi.

  • Speaker #2

    Voilà c'est ça. Pourtant Gary quand même il en a une, je ne voudrais pas la remonter à vélo si vous voyez ce que je veux dire.

  • Speaker #0

    D'ailleurs il y en a un des cinq qui a eu un accident un peu lié à l'alcool et qui très vite est joué par Nick Frost qui lui ne veut plus boire et donc il boit de l'eau. Et c'est-à-dire que ça crée un truc un peu comique, un peu pression sociale au début. pression, je ne m'en oublie pas, la pression sociale et c'est ce truc de l'eau qui donne lieu à une des répliques que je préfère du film genre être dans un pub et boire de l'eau c'est un peu comme être un lion et manger du tofu qui est juste mais ça n'a aucun sens,

  • Speaker #2

    exactement évidemment que ça n'a aucun sens et donc oui c'est vrai que ce personnage du coup joué par Nick Frost encore une fois qui est pour une fois vraiment pas du tout du tout du tout du tout comme le personnage principal quoi, c'est vraiment la première fois où il y a vraiment une différence flagrantes, ils ont pas le même job, ils ont pas la même vie, ils ont peut-être été extrêmement amis dans le passé mais... Maintenant, c'est vraiment plus le cas. Même si Gary rappelle tout le temps sa loyauté et le fait que c'était son meilleur ami, etc. Et après, il y a tout ce côté de légende arthurienne, dont Gary King, Andy s'appelle Knightly, donc Knight, chevalier, la loyauté, tout ça. Et c'est un peu comme ça pour tous les personnages. Déjà, c'est ultra bien foutu. En fait, on comprend directement ce qu'ils ont voulu faire avec, du coup, cette odyssée. En fait, il y a vraiment un trajet aussi à effectuer de lui qui n'a toujours pas... pas guéri de ce truc de Peter Pan et qui a envie du coup de terminer ce qu'il a jamais pu terminer il y a ce truc d'inachevé donc du coup lui mentalement je pense qu'il a jamais pu passer outre cette soirée mémorable et je pense qu'on a tous envie de revenir à une soirée mémorable dont on se rappelle avec nos amis ça pourrait être top et lui c'est ça qu'il recherche en fait pour aller jusqu'au bout et enfin peut-être passer la barre de devenir enfin un adulte et également de vivre tout simplement une vie d'adulte

  • Speaker #0

    Après avoir passé le bar, il veut passer la barre On a bien compris

  • Speaker #2

    Vous êtes un festival aujourd'hui

  • Speaker #0

    C'est vrai que je voulais répondre un peu plus tôt Sur la relation Nick Frost et Simon Pegg Moi ça me fait presque de la peine Et je suis pas le seul à le dire dans certaines reviews Ça fait presque de la peine de voir qu'ils se disputent Parce que c'est le troisième joyau des trois C'est des buddies, ils s'entendent hyper bien Dans la vraie vie, ils sont probablement meilleurs amis Et tu les vois quand même Il y a de l'antagonisme entre les deux Ils se disputent beaucoup et même vers la fin Il y a vraiment... à un moment où ils se mettent des tatanes un peu et j'étais là genre, mais vous frappez pas allez copain, mais vraiment j'étais presque après avoir vu le marathon des trois, j'étais genre mais non, mais ça peut pas venir comme ça c'est peut-être un tout petit nitpick, un petit truc genre le film aurait peut-être pu faire un scénario où ils se sont un peu moins antagonistes, mais en même temps c'est parfait et moi j'ai trouvé ça super de voir Nick Frost jouer un rôle sérieux la première scène à son bureau en mode avocat d'affaires ou je sais plus quel job il a ou promoteur, enfin je sais pas, vous pouvez le dire avocat c'est ça ?

  • Speaker #3

    Merci. Merci.

  • Speaker #0

    Tu as un ami ici pour te voir ? Non, je ne le fais pas. C'est un peu grand, je pense. Oui. qui était déjà présent dans tous les films, là il a un vrai rôle. C'est un des cinq chevaliers.

  • Speaker #2

    Est-ce que moi je voulais revenir aussi vite fait sur ce bureau avec Andy. Il y a une petite anecdote que j'ai trouvée tout à fait charmante et adorable. C'est qu'il y avait une très très grande fan de Simon Pegg, à qui elle avait demandé par des lettres, c'était des lettres à l'époque, d'envoyer des photos, d'édicacer, ce genre de choses, parce qu'elle était dans un état de santé compliqué. Et en fait, il les lui avait envoyées à un moment. C'est pas très franc ce que je dis, mais c'est pas grave. Et en fait, elle n'avait pas eu le temps de les recevoir, ces lettres, donc super triste. Et en fait, le film n'était pas encore fini d'être écrit. Et il a mis son prénom. Donc Félicity, qui est son assistante de l'avocat, c'est le prénom de cette jeune fille qui était fan. Et petit hommage que j'ai trouvé super adorable de leur part pour montrer à quel point c'est des mecs super.

  • Speaker #1

    Moi, je vais vite rebondir sur le fait que tu disais qu'il y avait une véritable antithèse. par rapport aux deux films d'avant où, pour une fois, Nick Frost joue un personnage pas plus profond, mais plus sérieux. Moi, j'ai juste dit ça comme prétexte pour partir de la continuité qu'il y a entre les trois films. On l'a dit, aucun rapport entre les trois films. Cornetto bleu, cornetto rouge, cornetto vert. On dira un peu plus tard pourquoi vert, mais bref. Il y a toujours, encore une fois, ce montage hyper tchic-tchac-tchouc. Il y a encore la vanne de la balustrade qui est toujours si hilarante.

  • Speaker #0

    Quatre fois, elle apparaît dans ce film-là, la balustrade.

  • Speaker #1

    Ils ont bien fait, mais... Par rapport aux deux autres, je trouve que c'est le film qui s'essaye le plus et qui prend le plus de risques. A mon avis, parce qu'eux, ils ne font pas ça pour l'argent, ils ne font pas ça pour le challenge, ils font ça vraiment pour l'amour du cinéma. Ils ont exploré un genre qui n'était pas spécialement populaire à l'époque, il ne l'est toujours pas, c'est presque un genre niche en fait, je ne sais pas comment on l'appelle, le genre un peu invasion alien, bref. Et c'est un film qui, on pourrait croire après, avec la première demi-heure, que ça va être une comédie, somme toute, très simple, très efficace. Pas du tout, parce que c'est le moment où le twist arrive et le film te prend complètement contre pied. Et je trouve ça vraiment ballsy de leur part de ne pas faire comme dans les deux films d'avant, les deux exercices d'avant. On juste prend un thème, on l'étoffe un peu, on prend quelques jours de cinéma et on fait un film qui, globalement, va plaire à tout le monde. Parce que moi, j'ai vu ce film avec plusieurs de mes potes à l'époque. Et une fois sur deux, le mec disait « Attends, je ne comprends pas, comment est-ce que parle le film ? On ne peut pas revenir au début ? Et ça ne plaît pas à tout le monde, ce virement à 80 degrés qui arrive à un moment, quand, comme par hasard, James Bond arrive. on va pas spoiler lequel mais il y a un James Bond qui revient après Timothy Dalton dans Hot Fuzz on a un autre James Bond retraité qui vient faire une apparition plus irlandais mais bref et j'ai trouvé ça très fort de leur part pour conclure cette trilogie de tenter un truc aussi pas niche parce que c'est pas si niche que ça j'exagère mais en tout cas plus déclassé Parce que les deux genres qu'ils avaient fait avant c'était beaucoup plus populaire et tout, il y avait plus l'air des gens pouvant en entendre parler. Là par contre, il faut quand même aimer le cinéma pour connaître déjà à quoi ce film fait référence. Donc ça j'ai trouvé ça déjà de base très fort.

  • Speaker #2

    Ce que j'ai bien aimé aussi avec encore une fois ce changement, en fait il y a vraiment ce moment où ils se rendent compte de la menace, il y a vraiment un changement de ton qui devient un peu à la rigueur angoissant j'ai envie de dire. Et en fait c'est aussi un peu le moment où, spoiler alert, Andy s'enfile 5 shots et c'est reparti comme à la belle époque on va aller s'en sortir tous ensemble on va finir ce marathon et se carrer les pattes ailleurs de ce petit village et en fait il y a aussi un truc que j'aime beaucoup moi dans ce film que j'avais pas forcément remarqué avant c'est en fait c'est aussi encore un truc comme dans par exemple Shown of the Dead il y a ce parallèle avec être un zombie dans la vraie vie donc métro, boulot, dodo etc et là ça revient un peu dans le sens où ... c'est des mecs qui reviennent, ce côté de t'es parti dans une grande ville, aller faire des études ou travailler, faire ta vie et quand tu reviens dans la ville qui t'a vu naître, où t'as passé tes 20 premières années y'a plus rien qui est vraiment pareil et tu reconnais plus personne et plus personne te reconnait c'est un peu ce côté aliénant du coup dont parle un peu une chanson que j'adore d'ailleurs je la recommande, la chanson End of Beginning de Joe que tout le monde a entendu Merci. Voilà, et moi ça m'a fait cet effet-là de, on revient dans sa ville et en fait c'est la même chose, mais pas du tout en fait. Et c'est ce côté-là que j'avais même pas capté encore avant, parce que c'est ça qui est bon je trouve avec World's End, c'est que chaque visionnage peut vraiment, on peut redécouvrir le film à chaque visionnage, il n'y a aucun problème avec ça. Et moi je trouve ça fantastique de, qu'il est en fait vraiment, c'est celui des trois, où on peut le regarder encore, encore, encore, encore et encore, et toujours redécouvrir un truc sympa ou un truc qu'on n'avait pas capté ou un truc qu'on aime plus maintenant que nous on a évolué en tant que personne c'est fantastique, voilà je l'aime beaucoup pour ça en fait.

  • Speaker #0

    Je trouve que t'as vraiment mis le doigt dessus, le mot aliéné aliénant, le fait de revenir après avoir été dans la grande ville, avoir fait des études, avoir complètement changé de vie, revenir 20 ans après, il y a presque un sous-texte de métaphore que en réalité les robots, les androïdes qui auraient soi-disant remplacé C'est aussi une métaphore pour dire qu'il y a vraiment un côté où on parle plus du tout la même langue. Toi, tu reviens dans ton village, t'as ce souvenir gelé dans le temps d'il y a 20 ans, mais en réalité, peut-être qu'ils sont pas robots, finalement, ils sont juste eux-mêmes, mais toi, t'es tellement loin d'eux en termes de parcours que t'as voyagé dans ta vie que du coup, tu les vois comme des robots, presque. Même ce sous-texte-là, en fait, qui est une espèce de métaphore, un peu comme les zombies étaient clairement une métaphore du métro-boulot-dodo, très aliénant aussi, c'est vraiment le terme, en français, c'est parfait, quoi. tu t'arrondis le doigt dessus et Et je trouve ça vraiment toujours super dans les Edgar Wright, c'est que c'est des pastiches, c'est avant tout un maître du pastiche, mais il y a chaque fois un sous-texte qui est vraiment bien fait, vraiment, vraiment. Et c'est hyper référencé. On n'a pas encore parlé de tous les callbacks, peut-être que je trouve qu'il y en a peut-être un peu moins dans celui-là que dans les deux premiers, qui étaient vraiment, mais ping-pong-pong les références. Mais il y a quand même plein de références à des plans copiés-collés de Scott Pilgrim, de plein d'autres films.

  • Speaker #2

    Mais après, en fait, dans les deux premiers, c'est-à-dire qu'il n'avait pas encore toute l'XP à amasser, c'est ça aussi le truc il a évolué depuis il est passé drague au feu maintenant Voilà c'est ça, donc WorldZen a vraiment montre un peu aussi en fait pour lui également dans sa carrière de réalisateur j'ai envie de dire un véritable tournant parce que c'est à partir de ce moment là qu'il a dit bon on va arrêter un peu les conneries entre gros guillemets attention c'est des très très belles conneries évidemment mais après il s'est essayé à du coup Baby Driver donc qui est beaucoup plus américain beaucoup plus bagnole, braquage donc c'est pas du tout son style et ensuite un Last Night in Soho qui a plu ou déplu peu importe mais qui est du coup vraiment tourné vers le thriller, l'horreur. Et c'est ultra intéressant de voir son parcours. Et là, d'ailleurs, apparemment, ça arrive fort, fort, fort.

  • Speaker #1

    Ça arrive la myth.

  • Speaker #2

    Voilà, il y a du Simon Pegg et du Edgar Wright que j'ai vu discuter il n'y a pas plus qu'une semaine pour peut-être refaire un projet. Donc, j'ai évidemment ultra hâte parce que j'adore ces deux mecs, évidemment. Et on leur souhaite tout le meilleur. Merci.

  • Speaker #3

    Just like the five musketeers. Three musketeers, isn't it ? Four to count d'Artagnan. Well, nobody knows how many there were, really, do they, Pete ? I mean, history is a sketchbook. Hey, do you know that the three musketeers is a fiction, right ? Written by Alexander Dumas. A lot of people are saying that about the Bible these days. What, that it was written by Alexander Dumas ? Don't be daft, Steve, it was written by Jesus.

  • Speaker #1

    Moi, je vais juste rebondir rapidement, parce qu'encore à l'époque, il était encore dans son cocon, tu vois. Ok, il avait déjà deux fois plus de budget, il avait déjà deux fois plus d'expérience, mais... Il restait toujours avec son pilier, son Simon Pegg présent à l'écriture, et à mon avis derrière la caméra à certains moments, mais bon bref. Il était encore avec toute sa team. Et là, ça se voit que c'est vraiment devenu... Tu sens qu'ils ont tous grandi, et que là, c'est beaucoup plus naturel dans les dialogues, et la connivence qu'il y a entre eux. Je trouve que... C'est d'un naturel fou, genre vraiment de voir, je te jure, j'ai vraiment cru à cette amitié entre ces cinq chevaliers en fait, j'y ai vraiment cru et je trouvais ça très très fort de voir le naturel qui se dégageait de chacun d'entre eux, alors que certains acteurs avaient deux lignes dans le film d'avant, voire une à peine, je trouvais ça très fort. Et ce qui est chouette aussi, dans un film où il y a autant de personnages, où ils ont tous autant d'intrigues, autant de sous-intrigues, autant d'intérêts, autant d'enjeux en fait, de permettre à chacun de grandir tout au long du film, de chacun d'avoir... son propre parcours, je trouve ça très rythmé et surtout très bien équilibré. Évidemment, le personnage principal, le Gary King, aura une plus grosse évolution, plus de parties, mais je trouve que c'est très chouette que les projecteurs se soient attardés un peu aux autres personnages. Ça paraît logique, en fait, dans un film où il y a 5 personnages que tout le monde a droit à sa part, mais étonnamment, dans tous les films, tout le monde n'a pas droit à sa part du gâteau. Je pense notamment à Suicide Squad, avec surtout Will Smith et surtout Robbie Williamson. Comment ça s'appelle ?

  • Speaker #2

    Margot

  • Speaker #1

    Robbie. Oui,

  • Speaker #3

    oui.

  • Speaker #0

    Pas tout à fait pareil. D'un autre, très très bien, on arrive un peu à la fin du truc, mais je sais qu'Edouard nous a préparé un petit quiz pour tester notre connaissance. Vas-y, Edouard.

  • Speaker #1

    Fonce,

  • Speaker #3

    barracuda. Vas-y, fonce, fonce, mon grand fou. Mesdames et messieurs, nous apprêtons à voyager dans la voie maltaise.

  • Speaker #2

    Mais vous vous rappelez, vous, des noms des pubs ? Lequel est le premier ?

  • Speaker #1

    Le... C'est pas le pendu, c'est le...

  • Speaker #2

    Je vais vous donner des petits indices, comme ça, ça va être plus simple. Avant, on postait des lettres.

  • Speaker #1

    La boîte aux lettres ?

  • Speaker #2

    Non, non, non, non. La poste ? Oui. Ah !

  • Speaker #0

    C'est ça, c'est la poste.

  • Speaker #2

    Mais c'est la vieille poste. La vieille poste, voilà, il y a le petit truc. Le second, c'est là où on retrouve quelqu'un d'avant, quelqu'un qui nous est... Famille. Oui, c'est ça. Quelqu'un qui est un peu un pilier de barre, on peut dire aussi. Gros. Non.

  • Speaker #0

    Je vais en boire un verre chez Le Poivre.

  • Speaker #2

    Le Poivre.

  • Speaker #0

    Genre le pilier de comptoir.

  • Speaker #2

    Le pilier de comptoir qu'on retrouve dans ce personnage, on n'en a pas parlé, de David Bradley. Argus Ruzard pour les intimes. Mais où est

  • Speaker #0

    Ruzard des Argus ?

  • Speaker #2

    Oui, tout à fait. Et c'est également là qu'arrive le personnage féminin fort de ce film, Rosa Moon Pike, dans le vieil habitué.

  • Speaker #0

    Ah oui, the old familiar.

  • Speaker #2

    Voilà, le troisième étant Le Matin. Avant, les gens se relevaient avec quoi ?

  • Speaker #1

    Une bière.

  • Speaker #2

    Non.

  • Speaker #1

    Le coq. Le chant du coq.

  • Speaker #2

    Oui,

  • Speaker #1

    le chant du coq.

  • Speaker #2

    C'est la première bonne réponse, c'est superbe. Ensuite, le quatrième. Ça, c'est quand on n'est pas très content. On peut faire ce genre de choses.

  • Speaker #1

    La grimace.

  • Speaker #0

    Là, on te voit, tu croises les bras.

  • Speaker #2

    Oui, mais ce n'est pas les bras.

  • Speaker #0

    Croise les mains.

  • Speaker #2

    Oui, donc le bar s'appelle...

  • Speaker #1

    La poignée de main.

  • Speaker #2

    Non. Tu mets main avant le fait qu'elles soient croisées.

  • Speaker #0

    Les mains croisées.

  • Speaker #2

    Les mains croisées. The crosshair. C'est le quatrième point.

  • Speaker #1

    Ben oui. Tu ne l'avais pas ? Ben alors.

  • Speaker #2

    Ensuite, dans le cinquième, on retrouve une belle bande de joyeux lurons. Imaginons quand on part en voyage, quelqu'un t'accompagne. C'est ton...

  • Speaker #1

    Copain ?

  • Speaker #0

    Non. Ton camarade ? Non. Ton pote ?

  • Speaker #2

    De voyage.

  • Speaker #0

    Compagnon de voyage. Compagnon de voyage.

  • Speaker #2

    Donc, c'est très bien. Et s'il est vraiment sympa, ce compagnon de voyage ?

  • Speaker #0

    C'est un bon compagnon.

  • Speaker #1

    C'est un bon compagnon.

  • Speaker #2

    Voilà, et donc nous sommes les bons compagnons. Ah, le cinquième pub. Ensuite, nous allons revoir en français, le pasteur pétard.

  • Speaker #1

    Le pasteur pétard.

  • Speaker #2

    Le pasteur pétard.

  • Speaker #1

    Ah oui, c'est là qu'il... Oui, oui,

  • Speaker #0

    oui. C'est celui qui... Ah oui, pétard, parce qu'il donne de la weed. Voilà. J'adore le nom de code.

  • Speaker #2

    En anglais, The Green Reverend.

  • Speaker #0

    Ah, mais oui.

  • Speaker #2

    Et donc, on peut dire, par exemple, que Jacouille est ça pour... pour le personnage de Jean Reno dans le film...

  • Speaker #0

    Son serviteur ?

  • Speaker #1

    The Trusty Servant.

  • Speaker #2

    Oui, donc on va faire ça.

  • Speaker #0

    Le serviteur de confiance. Le serviteur loyal. Loyal. Le bon serviteur, le serviteur...

  • Speaker #2

    Il y a un personnage dans l'histoire qui s'appelle Castro.

  • Speaker #0

    Fidel Castro. Le fidèle serviteur.

  • Speaker #2

    Le fidèle serviteur. Bien joué, messieurs.

  • Speaker #0

    Alors, le septième. À ce stade-là, on est déjà à 3 litres de bière.

  • Speaker #2

    Oui, c'est ça. Là, normalement, on est chiés morts. Bon.

  • Speaker #1

    le septième pensez Harry Potter pensez le troisième étage qui est interdit le chien le chien le chien mais pas il a un twist il a quatre têtes non le chien deux têtes le chien a deux têtes the two headed dog

  • Speaker #0

    très très bonne réponse la suivante je m'en souviens j'appelle un ami

  • Speaker #2

    Le suivant est un twist.

  • Speaker #0

    Le suivant, c'est la sirène, ça je sais, parce que c'est plus important dans le film.

  • Speaker #2

    Tout à fait, The Mermaid, donc ça c'est un peu le moment où nous retrouvons les marmelades, comme on les appelle dans le film. Les marmelades, exactement. Oui, c'est ça, les pains de mi-marmelade, comme on l'appelle en français, et en anglais c'est Marmalade Sandwich, je crois.

  • Speaker #0

    On arrive au neuvième, là, du coup.

  • Speaker #2

    C'est ça, et on passe au neuvième bar. Alors, le neuvième bar, très simple, ça vogue un peu sur les tables pendant l'été. Une petite bestiole qui est un peu chiante, qui...

  • Speaker #1

    Les guêpes,

  • Speaker #0

    non les abeilles

  • Speaker #2

    Voilà tout à fait Et où habite-t-elle ? La ruche, le 9ème bar Et on devient bon Et ensuite Alors le 10,

  • Speaker #1

    les français adorent la coupée C'est la tête du roi je crois La tête du roi En fait je crois que j'ai les deux derniers Enfin le dernier évidemment

  • Speaker #2

    Le dernier pas très dur Alors le 11ème le 11ème alors Gary, à un moment dans le film, il est vraiment vénère. Au tout début, dans cette intro, on le voit mettre un coup de poing quelque part.

  • Speaker #1

    C'est le trou dans le mur.

  • Speaker #2

    Le trou dans le mur. C'est le 11ème bar exceptionnel. Le trou dans le mur, le 11ème bar. Et le 12ème, évidemment, là où tout prend fin. Comme ce podcast bientôt, là où tout termine.

  • Speaker #0

    Ouais, The World's End en anglais.

  • Speaker #1

    Le dernier pub avant la fin du monde.

  • Speaker #2

    La fin du monde, magnifique. Merci beaucoup pour ce jeu, les vannes.

  • Speaker #0

    Merci, merci. Merci, ce jeu qui était for the greater good.

  • Speaker #2

    The Greater Good The Greater Good

  • Speaker #0

    Si vous avez la rêve du Greater Good c'est que vous avez été fidèle à nos trois épisodes hors série de cette trilogie Cornetto

  • Speaker #2

    Et il faudrait peut-être qu'on dise un peu

  • Speaker #1

    Le classement Oui Maintenant qu'on arrive à la fin

  • Speaker #0

    Moi je l'ai C'est assez facile mon classement Il n'y a pas match Moi aussi Je le donne d'abord parce que je suis seul autour de la table qui ne connaissait pas les films Donc là vraiment à frais Peut-être que dans dix ans je les regarde et ça change Mais clairement Hot Fuzz numéro un C'est mon préféré Show of the Dead deuxième alors que j'avais des petites critiques dessus. Et le troisième, malgré tout, le pub jusqu'à The World's End, un petit peu le troisième, malgré tout, mais de pas grand-chose.

  • Speaker #1

    T'as plus les 12 pintes, en fait, avant de venir. Non,

  • Speaker #0

    non, t'imagines, si je suis arrivé à articuler comme ça avec 12 pintes, on serait bien.

  • Speaker #1

    Franchement impressionnant. On serait bien,

  • Speaker #0

    bien, bien. Donc ça, c'est un classement, c'est 2-1-3 pour le faire comme ça.

  • Speaker #1

    Moi, je trouve que le moins abouti des trois est Shaun of the Dead, même s'il est terriblement fort déjà pour l'époque. et surtout parce que les deux autres sont un level au dessus pour moi. Je mets en deuxième position quand même Hot Fuzz et je mets en premier les derniers pubs avant l'enfin du monde.

  • Speaker #0

    Toi c'est 3-2-1.

  • Speaker #1

    C'est 3-2-1 parce que je trouve les derniers pubs avant l'enfin du monde, tu l'as dit, il y a mille et une façons de le regarder, mille et une façons de le voir. Et on l'a pas dit mais le Cornetto Vert pour les aliens, voilà !

  • Speaker #2

    Pour les aliens de l'ère Hobo !

  • Speaker #1

    Les martiens ! Voilà !

  • Speaker #3

    Blou blou blou, elle est ouverte !

  • Speaker #1

    Voilà c'était la petite anecdote.

  • Speaker #0

    Et toi Edouard, ton classement ?

  • Speaker #2

    Alors moi mon classement C'est dur en vrai C'est vraiment très dur de les classer ces trois là Je les adore tous les trois. Rien que, je pense que le meilleur, c'est Hot Fuzz. Mon petit chouchou, c'est Shown of the Dead, qui vient en deuxième. Et celui que je me suis maté 15 000 fois, c'est le troisième. Malheureusement, c'est World's End. Parce que du coup, c'est un peu le plus différent des deux autres. Moi, j'ai vraiment grandi avec Shown of the Dead. Et ensuite, Hot Fuzz, j'ai trouvé ça exceptionnel. Et World's End, je l'ai vu mille fois. Parce que c'est confort, c'est facile. Il est trop bien et comme j'ai dit, on peut le voir mille fois et découvrir mille trucs différents. Donc c'est toujours un régal. Mais voilà, Hot Fuzz, Shows the Dead, World's End pour moi.

  • Speaker #0

    2, 1, 3, comme mon classement du coup. Très bien, dites-nous aussi sur les réseaux ce que vous préférez comme classement. D'ailleurs, on ne le dit pas, mais si vous étiez dans le studio, vous pourriez voir qu'on a les trois DVD qui sont devant nous, qui nous regardent depuis tout à l'heure. C'est les DVD que Edouard nous a ramenés. Des trois films, on vous ferait une petite photo pour voir le behind the scenes de cet épisode. En tout cas, nous, on espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à nous donner des idées aussi sur Instagram, d'autres trilogies, il y en a tout plein, à travers le cinéma, ou même des films, des pépites, des choses un peu cachées, un peu hors-série, que vous voudriez nous entendre commenter en hors-série. Et puis nous, on se retrouve très très bientôt. A ciao ciao les copains !

  • Speaker #1

    Gros bisous !

  • Speaker #2

    Ciao ciao !

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Description

Dans cet épisode spécial, on s'attaque au troisième et dernier volet de la trilogie Cornetto : The WORLD'S END de Edgar Wright et Simon Pegg. Sorti en 2013, ce bijou de la comédie britannique pastiche le film d'invasion extraterrestre et de buddy movie, où une bande de preux chevalier de l'ordre de la voie maltée se lance dans la tournée des bars ultime. Bonne écoute !


Avec Sacha Derwael, Édouard Lack & Martin Maréchal


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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonsoir, Raymondo ! Le fils de la prodigie est revenu. Que vous recommandez ? Beers. Un tapis. Quoi ? D'ailleurs, si vous n'avez toujours pas écouté notre épisode sur Shaun of the Dead et Hot Fuzz, mais qu'est-ce que vous faites ici ? On vous encourage vivement à les rattraper, puisque les trois fonctionnent évidemment ensemble, même si c'est des films séparés. Et du coup, pour se faire à nouveau, la Dream Team est là. Comment ça va Sacha ?

  • Speaker #1

    Ça va très bien, et je propose qu'on attend les auditeurs. Maintenant, on fait une pause jusqu'à ce qu'ils aient écouté les deux autres podcasts.

  • Speaker #0

    Avec une musique d'ascenseur pendant 20 minutes. Allez ! Comment ça va Edouard ?

  • Speaker #2

    Ça va super bien, merci beaucoup d'être là.

  • Speaker #0

    C'est décidément A chaque fois il nous fait des voix Un petit peu qui montent Dans tous les

  • Speaker #1

    Merci beaucoup.

  • Speaker #0

    Le cinéma.

  • Speaker #1

    Le cinéma. C'est un monde de popcorn.

  • Speaker #0

    Bon, mais donc, est-ce qu'on a hâte de parler de ce World's End ? Donc, en fait, en anglais, World's End, parce que parfois, on va le dire comme ça, mais sinon, je trouve qu'en français, c'est pas mal traduit le dernier pub avant la fin du monde. Est-ce qu'on a hâte de parler de ce... Moi, j'aime Joyo. Le troisième cornet au vert.

  • Speaker #2

    IP de ouf.

  • Speaker #1

    IP de ouf.

  • Speaker #0

    IP de ouf. OK, bah, c'est parti. Alors, on se retrouve Dans quelques secondes, on va mettre une petite bande-annonce.

  • Speaker #3

    mais ça finit par être la meilleure nuit de votre vie. Je l'ai fait. Notre but cette nuit était simple. 12 pubs, 12 pints, de la première poste à la fin du monde. Mais cette nuit, on n'a jamais réussi. J'ai vu les gars l'autre jour. On va retourner à Newton Haven. Pourquoi ? 5 gars, 12 pubs, 50 pints.

  • Speaker #0

    60 pints. Oh,

  • Speaker #3

    oh, attention, Alki ! C'est notre chance de finir ce que nous avons commencé.

  • Speaker #0

    Nous allons faire le Golden Mile et cette fois, nous allons le voir jusqu'au bout. Ou au bout de l'arbre. Septembre 2 au niveau de l'audience, c'est peut-être le film des trois en tout cas qui a la moins bonne note au niveau de l'audience, même si septembre 2 ça reste tout à fait honorable. Pour les budgets, on est sur 20 millions, c'est le plus gros budget des trois. Pour 46 millions de recettes, donc rentable mais moins rentable que le Hot Fuzz qui était à 15 et qui en avait rapporté 80. Donc ce World's End, le dernier pub avant la fin du monde, déjà Sacha, sors-nous une petite bière, mets-nous une petite pression qu'on se mette bien, une petite pinte. Et on ne va pas essayer d'en boire douze pendant le truc. Mais globalement, tout de suite, Adévoir, je te donne la parole. De quoi ça parle ? Raconte-nous un peu ce pop crawl de l'enfer.

  • Speaker #2

    Alors en fait, on va suivre Gary, interprété par notre ami Simon Pegg, qui est bloqué dans son éternelle envie d'adolescence et de cette nuit, de cette soirée merveilleuse qu'il avait passée avec ses compagnons à faire la route de la voie maltaise. qui font donc 12 pubs les uns à la suite des autres, boire une pinte dans chaque pub. Donc ils ramènent, 20 ans plus tard, ses amis dans leur petite ville de Newton Haven pour essayer de remettre ça et d'enfin en venir à bout de cette voie maltaise. Mais c'est bizarre, dans la ville, tout semble avoir changé.

  • Speaker #1

    Tout n'est pas comme avant.

  • Speaker #0

    Non mais tout à fait, comme souvent dans les films, sauf Hot Fuzz où finalement il n'y avait pas tellement d'effet super naturel dans Hot Fuzz, mais sinon effectivement on sent qu'Henry Wright aime bien rajouter un élément un petit peu de genre. Après les zombies de Shaun of the Dead, ici on va être dans un monde un petit peu de robots et d'androïdes, on peut le dire, c'est pas un spoil, il est clairement dans le trailer et il arrive assez vite dans le film. Et donc voilà, je me tourne directement vers Sacha, toi tu m'as dit que des trois c'est celui que t'as le p... plus vu, t'avais la cassette à la maison ou le DVD.

  • Speaker #1

    Tout à fait, non, non, non, j'étais déjà plus bandit en fait, à l'époque, j'étais à l'internat, et je faisais partie de ces élèves qui avaient une denrée rare qu'on appelait un ordinateur, et qui avaient des films téléchargés dessus, donc j'étais un peu, voilà, j'étais pas un gangster, mais j'étais un peu connu.

  • Speaker #0

    T'étais un pirate.

  • Speaker #2

    T'étais un peu le hacker de la place. Man,

  • Speaker #0

    Sacha the hacker.

  • Speaker #1

    Donc du coup, j'ai très vite mis la main sur le dernier pub avant la fin du monde. Et à l'époque, je n'avais pas encore fait le lien entre lui et Hot Fuzz, parce que je n'avais pas encore vu Shun of the Dead. Et c'est le film que j'ai le plus séché de ma vie. Parce que moi, je l'ai vu sans connaître le twist. Et quand le twist est arrivé, je suis tombé par terre. Je me suis dit, c'est donc ça le cinéma ? C'est donc ça la bonne écriture ? Et c'est là que je me suis rendu compte qu'en fait, on pourrait faire beaucoup plus que juste des bêtes films que jusque-là je regardais. Je ne dis pas que c'était des mauvais films, c'est juste que je ne les avais pas compris. Et donc du coup ce film qui va prendre à revers tout du long la plupart des spectateurs est... Encore une fois, très très drôle, je vais commencer par là, c'est une belle tranche de rire, c'est le plus drôle des trois selon moi, parce que les trois sont très drôles, les trois ont un but comique tout du long, mais celui-là est très drôle et surtout celui-là, pour moi, je me suis le plus retrouvé dans ce personnage de Gary King qui a concrètement un énorme syndrome de Peter Pan, vous allez tout de suite vous en rendre compte, ce gars de 50 ans a la même dégaine que quand il avait 17 ans, alors que je pense que nous tous, si on voit... Nous, à 17 ans, on se dit, remonte ton pantalon, change de fringue, super drag, c'est plus à la mode.

  • Speaker #0

    Voilà. Ouais, mais c'est un peu le syndrome de, ils étaient 5, et ses 4 amis ont tous évolué, ont eu des situations, se sont mariés, ont eu des jobs, des carrières, etc. Tous à peu près dans des domaines différents. Mais lui, visiblement, il est resté un peu gelé dans le temps. Il n'a pas bougé. Il est nostalgique, il n'a toujours pas une thune, il est toujours dans les mêmes magouilles et les mêmes plans foireux. mais après on va découvrir un peu le twist aussi de pourquoi il va faire ça mais ceci dit Moi, ça me parle super fort, ce film, et je pense que ça peut parler à beaucoup de gens, ce truc de vouloir rassembler un peu les copains de la Dream Team de l'époque, revivre un truc, même si on ne peut jamais tout à fait revivre la même chose. Je crois que le film parle de ça. Mais c'était trop bien. Ça part super bien sur le papier, ce film, clairement. Non,

  • Speaker #1

    c'est très drôle. En plus, c'est très effréné. On va encore le redire, mais le montage d'Edgar Wise, c'est toujours tic-tac-tou, des plans d'insert. On raconte très vite le background, on raconte très vite des choses pour très vite enchaîner. et donc ces 10 premières minutes c'est un TGV c'est vraiment la scène d'intro où il explique il y a 30 ans, ça enchaîne c'est très vite plié, on peut passer à autre chose et en fait avec une introduction aussi rapide et aussi efficace je trouve qu'on devient très vite des experts en la matière de qui sont ces 5 personnages, on comprend très vite oui, lui il fait ça pour ça parce que voilà, parce que c'est une introduction vraiment très efficace et en fait ce film confirme la règle de ma copine bonne introduction, bon film c'est une très bonne introduction, les 5 premières minutes de film sont excellentes,

  • Speaker #0

    le reste du film est excellent en plus ce film fait quelque chose que je crois que c'est le seul à faire dans le monde du cinéma c'est une double présentation des personnages principaux donc tu as tous leurs surnoms peut-être même une triple me fait le signe me fait mon collègue Edouard c'est ça c'est génial donc t'as carrément les noms qui apparaissent un peu comme une sitcom des années 90 tu vois genre lui c'était Peach tu vois c'était le gars un peu comme ça et puis après il le présente en deux fois Peter tu vois dans son bureau 20 ans plus tard sa carrière etc et donc c'est super bien fait aussi ce truc de présentation et donc comme tu dis bonne présentation bon film mais est-ce que triple présentation triple fois bon film Edouard

  • Speaker #2

    Ah ben, triple fois bon film, je veux dire que oui, moi, exactement à la manière de Sacha, c'est celui que j'ai le plus poncé, et c'est celui où très très souvent je me le mets, et j'ai pas peur de m'endormir devant parce que je l'ai vu 15 000 fois, mais pour autant, très souvent je restais jusqu'au bout parce que c'est quand même vraiment un classique, et il y a aussi des fois où je le termine pas, comme eux, la première fois, donc il y a un peu ce truc très méta de mon rapport avec ce film-là. Et oui, c'est vrai, comme tu me disais, les introductions des personnages sont excellentes. Ça va en deux minutes, on a tout compris. Et d'ailleurs, le petit fun fact, c'est qu'ils ont filmé en 16 mm la partie d'avant. Pour que ça fasse un peu vraiment souvenir. Et aussi même, les infographies des prénoms sont très marquées. Années, je ne sais pas, 89, tout ça. Et donc, avec notamment que les surnoms des personnages. Et ensuite, on les redécouvre juste après, quand il essaie de les convaincre. Parce qu'il y a cette petite phase de... Il faut convaincre les copains de refaire ce truc alors que bon, maintenant on a 40 piges, on est bien installé, on n'a pas envie de se taper 12 pintes d'un coup. Parce qu'on n'a plus la même façon d'encaisser que quand on en avait 18.

  • Speaker #1

    La même descente quoi.

  • Speaker #2

    Voilà c'est ça. Pourtant Gary quand même il en a une, je ne voudrais pas la remonter à vélo si vous voyez ce que je veux dire.

  • Speaker #0

    D'ailleurs il y en a un des cinq qui a eu un accident un peu lié à l'alcool et qui très vite est joué par Nick Frost qui lui ne veut plus boire et donc il boit de l'eau. Et c'est-à-dire que ça crée un truc un peu comique, un peu pression sociale au début. pression, je ne m'en oublie pas, la pression sociale et c'est ce truc de l'eau qui donne lieu à une des répliques que je préfère du film genre être dans un pub et boire de l'eau c'est un peu comme être un lion et manger du tofu qui est juste mais ça n'a aucun sens,

  • Speaker #2

    exactement évidemment que ça n'a aucun sens et donc oui c'est vrai que ce personnage du coup joué par Nick Frost encore une fois qui est pour une fois vraiment pas du tout du tout du tout du tout comme le personnage principal quoi, c'est vraiment la première fois où il y a vraiment une différence flagrantes, ils ont pas le même job, ils ont pas la même vie, ils ont peut-être été extrêmement amis dans le passé mais... Maintenant, c'est vraiment plus le cas. Même si Gary rappelle tout le temps sa loyauté et le fait que c'était son meilleur ami, etc. Et après, il y a tout ce côté de légende arthurienne, dont Gary King, Andy s'appelle Knightly, donc Knight, chevalier, la loyauté, tout ça. Et c'est un peu comme ça pour tous les personnages. Déjà, c'est ultra bien foutu. En fait, on comprend directement ce qu'ils ont voulu faire avec, du coup, cette odyssée. En fait, il y a vraiment un trajet aussi à effectuer de lui qui n'a toujours pas... pas guéri de ce truc de Peter Pan et qui a envie du coup de terminer ce qu'il a jamais pu terminer il y a ce truc d'inachevé donc du coup lui mentalement je pense qu'il a jamais pu passer outre cette soirée mémorable et je pense qu'on a tous envie de revenir à une soirée mémorable dont on se rappelle avec nos amis ça pourrait être top et lui c'est ça qu'il recherche en fait pour aller jusqu'au bout et enfin peut-être passer la barre de devenir enfin un adulte et également de vivre tout simplement une vie d'adulte

  • Speaker #0

    Après avoir passé le bar, il veut passer la barre On a bien compris

  • Speaker #2

    Vous êtes un festival aujourd'hui

  • Speaker #0

    C'est vrai que je voulais répondre un peu plus tôt Sur la relation Nick Frost et Simon Pegg Moi ça me fait presque de la peine Et je suis pas le seul à le dire dans certaines reviews Ça fait presque de la peine de voir qu'ils se disputent Parce que c'est le troisième joyau des trois C'est des buddies, ils s'entendent hyper bien Dans la vraie vie, ils sont probablement meilleurs amis Et tu les vois quand même Il y a de l'antagonisme entre les deux Ils se disputent beaucoup et même vers la fin Il y a vraiment... à un moment où ils se mettent des tatanes un peu et j'étais là genre, mais vous frappez pas allez copain, mais vraiment j'étais presque après avoir vu le marathon des trois, j'étais genre mais non, mais ça peut pas venir comme ça c'est peut-être un tout petit nitpick, un petit truc genre le film aurait peut-être pu faire un scénario où ils se sont un peu moins antagonistes, mais en même temps c'est parfait et moi j'ai trouvé ça super de voir Nick Frost jouer un rôle sérieux la première scène à son bureau en mode avocat d'affaires ou je sais plus quel job il a ou promoteur, enfin je sais pas, vous pouvez le dire avocat c'est ça ?

  • Speaker #3

    Merci. Merci.

  • Speaker #0

    Tu as un ami ici pour te voir ? Non, je ne le fais pas. C'est un peu grand, je pense. Oui. qui était déjà présent dans tous les films, là il a un vrai rôle. C'est un des cinq chevaliers.

  • Speaker #2

    Est-ce que moi je voulais revenir aussi vite fait sur ce bureau avec Andy. Il y a une petite anecdote que j'ai trouvée tout à fait charmante et adorable. C'est qu'il y avait une très très grande fan de Simon Pegg, à qui elle avait demandé par des lettres, c'était des lettres à l'époque, d'envoyer des photos, d'édicacer, ce genre de choses, parce qu'elle était dans un état de santé compliqué. Et en fait, il les lui avait envoyées à un moment. C'est pas très franc ce que je dis, mais c'est pas grave. Et en fait, elle n'avait pas eu le temps de les recevoir, ces lettres, donc super triste. Et en fait, le film n'était pas encore fini d'être écrit. Et il a mis son prénom. Donc Félicity, qui est son assistante de l'avocat, c'est le prénom de cette jeune fille qui était fan. Et petit hommage que j'ai trouvé super adorable de leur part pour montrer à quel point c'est des mecs super.

  • Speaker #1

    Moi, je vais vite rebondir sur le fait que tu disais qu'il y avait une véritable antithèse. par rapport aux deux films d'avant où, pour une fois, Nick Frost joue un personnage pas plus profond, mais plus sérieux. Moi, j'ai juste dit ça comme prétexte pour partir de la continuité qu'il y a entre les trois films. On l'a dit, aucun rapport entre les trois films. Cornetto bleu, cornetto rouge, cornetto vert. On dira un peu plus tard pourquoi vert, mais bref. Il y a toujours, encore une fois, ce montage hyper tchic-tchac-tchouc. Il y a encore la vanne de la balustrade qui est toujours si hilarante.

  • Speaker #0

    Quatre fois, elle apparaît dans ce film-là, la balustrade.

  • Speaker #1

    Ils ont bien fait, mais... Par rapport aux deux autres, je trouve que c'est le film qui s'essaye le plus et qui prend le plus de risques. A mon avis, parce qu'eux, ils ne font pas ça pour l'argent, ils ne font pas ça pour le challenge, ils font ça vraiment pour l'amour du cinéma. Ils ont exploré un genre qui n'était pas spécialement populaire à l'époque, il ne l'est toujours pas, c'est presque un genre niche en fait, je ne sais pas comment on l'appelle, le genre un peu invasion alien, bref. Et c'est un film qui, on pourrait croire après, avec la première demi-heure, que ça va être une comédie, somme toute, très simple, très efficace. Pas du tout, parce que c'est le moment où le twist arrive et le film te prend complètement contre pied. Et je trouve ça vraiment ballsy de leur part de ne pas faire comme dans les deux films d'avant, les deux exercices d'avant. On juste prend un thème, on l'étoffe un peu, on prend quelques jours de cinéma et on fait un film qui, globalement, va plaire à tout le monde. Parce que moi, j'ai vu ce film avec plusieurs de mes potes à l'époque. Et une fois sur deux, le mec disait « Attends, je ne comprends pas, comment est-ce que parle le film ? On ne peut pas revenir au début ? Et ça ne plaît pas à tout le monde, ce virement à 80 degrés qui arrive à un moment, quand, comme par hasard, James Bond arrive. on va pas spoiler lequel mais il y a un James Bond qui revient après Timothy Dalton dans Hot Fuzz on a un autre James Bond retraité qui vient faire une apparition plus irlandais mais bref et j'ai trouvé ça très fort de leur part pour conclure cette trilogie de tenter un truc aussi pas niche parce que c'est pas si niche que ça j'exagère mais en tout cas plus déclassé Parce que les deux genres qu'ils avaient fait avant c'était beaucoup plus populaire et tout, il y avait plus l'air des gens pouvant en entendre parler. Là par contre, il faut quand même aimer le cinéma pour connaître déjà à quoi ce film fait référence. Donc ça j'ai trouvé ça déjà de base très fort.

  • Speaker #2

    Ce que j'ai bien aimé aussi avec encore une fois ce changement, en fait il y a vraiment ce moment où ils se rendent compte de la menace, il y a vraiment un changement de ton qui devient un peu à la rigueur angoissant j'ai envie de dire. Et en fait c'est aussi un peu le moment où, spoiler alert, Andy s'enfile 5 shots et c'est reparti comme à la belle époque on va aller s'en sortir tous ensemble on va finir ce marathon et se carrer les pattes ailleurs de ce petit village et en fait il y a aussi un truc que j'aime beaucoup moi dans ce film que j'avais pas forcément remarqué avant c'est en fait c'est aussi encore un truc comme dans par exemple Shown of the Dead il y a ce parallèle avec être un zombie dans la vraie vie donc métro, boulot, dodo etc et là ça revient un peu dans le sens où ... c'est des mecs qui reviennent, ce côté de t'es parti dans une grande ville, aller faire des études ou travailler, faire ta vie et quand tu reviens dans la ville qui t'a vu naître, où t'as passé tes 20 premières années y'a plus rien qui est vraiment pareil et tu reconnais plus personne et plus personne te reconnait c'est un peu ce côté aliénant du coup dont parle un peu une chanson que j'adore d'ailleurs je la recommande, la chanson End of Beginning de Joe que tout le monde a entendu Merci. Voilà, et moi ça m'a fait cet effet-là de, on revient dans sa ville et en fait c'est la même chose, mais pas du tout en fait. Et c'est ce côté-là que j'avais même pas capté encore avant, parce que c'est ça qui est bon je trouve avec World's End, c'est que chaque visionnage peut vraiment, on peut redécouvrir le film à chaque visionnage, il n'y a aucun problème avec ça. Et moi je trouve ça fantastique de, qu'il est en fait vraiment, c'est celui des trois, où on peut le regarder encore, encore, encore, encore et encore, et toujours redécouvrir un truc sympa ou un truc qu'on n'avait pas capté ou un truc qu'on aime plus maintenant que nous on a évolué en tant que personne c'est fantastique, voilà je l'aime beaucoup pour ça en fait.

  • Speaker #0

    Je trouve que t'as vraiment mis le doigt dessus, le mot aliéné aliénant, le fait de revenir après avoir été dans la grande ville, avoir fait des études, avoir complètement changé de vie, revenir 20 ans après, il y a presque un sous-texte de métaphore que en réalité les robots, les androïdes qui auraient soi-disant remplacé C'est aussi une métaphore pour dire qu'il y a vraiment un côté où on parle plus du tout la même langue. Toi, tu reviens dans ton village, t'as ce souvenir gelé dans le temps d'il y a 20 ans, mais en réalité, peut-être qu'ils sont pas robots, finalement, ils sont juste eux-mêmes, mais toi, t'es tellement loin d'eux en termes de parcours que t'as voyagé dans ta vie que du coup, tu les vois comme des robots, presque. Même ce sous-texte-là, en fait, qui est une espèce de métaphore, un peu comme les zombies étaient clairement une métaphore du métro-boulot-dodo, très aliénant aussi, c'est vraiment le terme, en français, c'est parfait, quoi. tu t'arrondis le doigt dessus et Et je trouve ça vraiment toujours super dans les Edgar Wright, c'est que c'est des pastiches, c'est avant tout un maître du pastiche, mais il y a chaque fois un sous-texte qui est vraiment bien fait, vraiment, vraiment. Et c'est hyper référencé. On n'a pas encore parlé de tous les callbacks, peut-être que je trouve qu'il y en a peut-être un peu moins dans celui-là que dans les deux premiers, qui étaient vraiment, mais ping-pong-pong les références. Mais il y a quand même plein de références à des plans copiés-collés de Scott Pilgrim, de plein d'autres films.

  • Speaker #2

    Mais après, en fait, dans les deux premiers, c'est-à-dire qu'il n'avait pas encore toute l'XP à amasser, c'est ça aussi le truc il a évolué depuis il est passé drague au feu maintenant Voilà c'est ça, donc WorldZen a vraiment montre un peu aussi en fait pour lui également dans sa carrière de réalisateur j'ai envie de dire un véritable tournant parce que c'est à partir de ce moment là qu'il a dit bon on va arrêter un peu les conneries entre gros guillemets attention c'est des très très belles conneries évidemment mais après il s'est essayé à du coup Baby Driver donc qui est beaucoup plus américain beaucoup plus bagnole, braquage donc c'est pas du tout son style et ensuite un Last Night in Soho qui a plu ou déplu peu importe mais qui est du coup vraiment tourné vers le thriller, l'horreur. Et c'est ultra intéressant de voir son parcours. Et là, d'ailleurs, apparemment, ça arrive fort, fort, fort.

  • Speaker #1

    Ça arrive la myth.

  • Speaker #2

    Voilà, il y a du Simon Pegg et du Edgar Wright que j'ai vu discuter il n'y a pas plus qu'une semaine pour peut-être refaire un projet. Donc, j'ai évidemment ultra hâte parce que j'adore ces deux mecs, évidemment. Et on leur souhaite tout le meilleur. Merci.

  • Speaker #3

    Just like the five musketeers. Three musketeers, isn't it ? Four to count d'Artagnan. Well, nobody knows how many there were, really, do they, Pete ? I mean, history is a sketchbook. Hey, do you know that the three musketeers is a fiction, right ? Written by Alexander Dumas. A lot of people are saying that about the Bible these days. What, that it was written by Alexander Dumas ? Don't be daft, Steve, it was written by Jesus.

  • Speaker #1

    Moi, je vais juste rebondir rapidement, parce qu'encore à l'époque, il était encore dans son cocon, tu vois. Ok, il avait déjà deux fois plus de budget, il avait déjà deux fois plus d'expérience, mais... Il restait toujours avec son pilier, son Simon Pegg présent à l'écriture, et à mon avis derrière la caméra à certains moments, mais bon bref. Il était encore avec toute sa team. Et là, ça se voit que c'est vraiment devenu... Tu sens qu'ils ont tous grandi, et que là, c'est beaucoup plus naturel dans les dialogues, et la connivence qu'il y a entre eux. Je trouve que... C'est d'un naturel fou, genre vraiment de voir, je te jure, j'ai vraiment cru à cette amitié entre ces cinq chevaliers en fait, j'y ai vraiment cru et je trouvais ça très très fort de voir le naturel qui se dégageait de chacun d'entre eux, alors que certains acteurs avaient deux lignes dans le film d'avant, voire une à peine, je trouvais ça très fort. Et ce qui est chouette aussi, dans un film où il y a autant de personnages, où ils ont tous autant d'intrigues, autant de sous-intrigues, autant d'intérêts, autant d'enjeux en fait, de permettre à chacun de grandir tout au long du film, de chacun d'avoir... son propre parcours, je trouve ça très rythmé et surtout très bien équilibré. Évidemment, le personnage principal, le Gary King, aura une plus grosse évolution, plus de parties, mais je trouve que c'est très chouette que les projecteurs se soient attardés un peu aux autres personnages. Ça paraît logique, en fait, dans un film où il y a 5 personnages que tout le monde a droit à sa part, mais étonnamment, dans tous les films, tout le monde n'a pas droit à sa part du gâteau. Je pense notamment à Suicide Squad, avec surtout Will Smith et surtout Robbie Williamson. Comment ça s'appelle ?

  • Speaker #2

    Margot

  • Speaker #1

    Robbie. Oui,

  • Speaker #3

    oui.

  • Speaker #0

    Pas tout à fait pareil. D'un autre, très très bien, on arrive un peu à la fin du truc, mais je sais qu'Edouard nous a préparé un petit quiz pour tester notre connaissance. Vas-y, Edouard.

  • Speaker #1

    Fonce,

  • Speaker #3

    barracuda. Vas-y, fonce, fonce, mon grand fou. Mesdames et messieurs, nous apprêtons à voyager dans la voie maltaise.

  • Speaker #2

    Mais vous vous rappelez, vous, des noms des pubs ? Lequel est le premier ?

  • Speaker #1

    Le... C'est pas le pendu, c'est le...

  • Speaker #2

    Je vais vous donner des petits indices, comme ça, ça va être plus simple. Avant, on postait des lettres.

  • Speaker #1

    La boîte aux lettres ?

  • Speaker #2

    Non, non, non, non. La poste ? Oui. Ah !

  • Speaker #0

    C'est ça, c'est la poste.

  • Speaker #2

    Mais c'est la vieille poste. La vieille poste, voilà, il y a le petit truc. Le second, c'est là où on retrouve quelqu'un d'avant, quelqu'un qui nous est... Famille. Oui, c'est ça. Quelqu'un qui est un peu un pilier de barre, on peut dire aussi. Gros. Non.

  • Speaker #0

    Je vais en boire un verre chez Le Poivre.

  • Speaker #2

    Le Poivre.

  • Speaker #0

    Genre le pilier de comptoir.

  • Speaker #2

    Le pilier de comptoir qu'on retrouve dans ce personnage, on n'en a pas parlé, de David Bradley. Argus Ruzard pour les intimes. Mais où est

  • Speaker #0

    Ruzard des Argus ?

  • Speaker #2

    Oui, tout à fait. Et c'est également là qu'arrive le personnage féminin fort de ce film, Rosa Moon Pike, dans le vieil habitué.

  • Speaker #0

    Ah oui, the old familiar.

  • Speaker #2

    Voilà, le troisième étant Le Matin. Avant, les gens se relevaient avec quoi ?

  • Speaker #1

    Une bière.

  • Speaker #2

    Non.

  • Speaker #1

    Le coq. Le chant du coq.

  • Speaker #2

    Oui,

  • Speaker #1

    le chant du coq.

  • Speaker #2

    C'est la première bonne réponse, c'est superbe. Ensuite, le quatrième. Ça, c'est quand on n'est pas très content. On peut faire ce genre de choses.

  • Speaker #1

    La grimace.

  • Speaker #0

    Là, on te voit, tu croises les bras.

  • Speaker #2

    Oui, mais ce n'est pas les bras.

  • Speaker #0

    Croise les mains.

  • Speaker #2

    Oui, donc le bar s'appelle...

  • Speaker #1

    La poignée de main.

  • Speaker #2

    Non. Tu mets main avant le fait qu'elles soient croisées.

  • Speaker #0

    Les mains croisées.

  • Speaker #2

    Les mains croisées. The crosshair. C'est le quatrième point.

  • Speaker #1

    Ben oui. Tu ne l'avais pas ? Ben alors.

  • Speaker #2

    Ensuite, dans le cinquième, on retrouve une belle bande de joyeux lurons. Imaginons quand on part en voyage, quelqu'un t'accompagne. C'est ton...

  • Speaker #1

    Copain ?

  • Speaker #0

    Non. Ton camarade ? Non. Ton pote ?

  • Speaker #2

    De voyage.

  • Speaker #0

    Compagnon de voyage. Compagnon de voyage.

  • Speaker #2

    Donc, c'est très bien. Et s'il est vraiment sympa, ce compagnon de voyage ?

  • Speaker #0

    C'est un bon compagnon.

  • Speaker #1

    C'est un bon compagnon.

  • Speaker #2

    Voilà, et donc nous sommes les bons compagnons. Ah, le cinquième pub. Ensuite, nous allons revoir en français, le pasteur pétard.

  • Speaker #1

    Le pasteur pétard.

  • Speaker #2

    Le pasteur pétard.

  • Speaker #1

    Ah oui, c'est là qu'il... Oui, oui,

  • Speaker #0

    oui. C'est celui qui... Ah oui, pétard, parce qu'il donne de la weed. Voilà. J'adore le nom de code.

  • Speaker #2

    En anglais, The Green Reverend.

  • Speaker #0

    Ah, mais oui.

  • Speaker #2

    Et donc, on peut dire, par exemple, que Jacouille est ça pour... pour le personnage de Jean Reno dans le film...

  • Speaker #0

    Son serviteur ?

  • Speaker #1

    The Trusty Servant.

  • Speaker #2

    Oui, donc on va faire ça.

  • Speaker #0

    Le serviteur de confiance. Le serviteur loyal. Loyal. Le bon serviteur, le serviteur...

  • Speaker #2

    Il y a un personnage dans l'histoire qui s'appelle Castro.

  • Speaker #0

    Fidel Castro. Le fidèle serviteur.

  • Speaker #2

    Le fidèle serviteur. Bien joué, messieurs.

  • Speaker #0

    Alors, le septième. À ce stade-là, on est déjà à 3 litres de bière.

  • Speaker #2

    Oui, c'est ça. Là, normalement, on est chiés morts. Bon.

  • Speaker #1

    le septième pensez Harry Potter pensez le troisième étage qui est interdit le chien le chien le chien mais pas il a un twist il a quatre têtes non le chien deux têtes le chien a deux têtes the two headed dog

  • Speaker #0

    très très bonne réponse la suivante je m'en souviens j'appelle un ami

  • Speaker #2

    Le suivant est un twist.

  • Speaker #0

    Le suivant, c'est la sirène, ça je sais, parce que c'est plus important dans le film.

  • Speaker #2

    Tout à fait, The Mermaid, donc ça c'est un peu le moment où nous retrouvons les marmelades, comme on les appelle dans le film. Les marmelades, exactement. Oui, c'est ça, les pains de mi-marmelade, comme on l'appelle en français, et en anglais c'est Marmalade Sandwich, je crois.

  • Speaker #0

    On arrive au neuvième, là, du coup.

  • Speaker #2

    C'est ça, et on passe au neuvième bar. Alors, le neuvième bar, très simple, ça vogue un peu sur les tables pendant l'été. Une petite bestiole qui est un peu chiante, qui...

  • Speaker #1

    Les guêpes,

  • Speaker #0

    non les abeilles

  • Speaker #2

    Voilà tout à fait Et où habite-t-elle ? La ruche, le 9ème bar Et on devient bon Et ensuite Alors le 10,

  • Speaker #1

    les français adorent la coupée C'est la tête du roi je crois La tête du roi En fait je crois que j'ai les deux derniers Enfin le dernier évidemment

  • Speaker #2

    Le dernier pas très dur Alors le 11ème le 11ème alors Gary, à un moment dans le film, il est vraiment vénère. Au tout début, dans cette intro, on le voit mettre un coup de poing quelque part.

  • Speaker #1

    C'est le trou dans le mur.

  • Speaker #2

    Le trou dans le mur. C'est le 11ème bar exceptionnel. Le trou dans le mur, le 11ème bar. Et le 12ème, évidemment, là où tout prend fin. Comme ce podcast bientôt, là où tout termine.

  • Speaker #0

    Ouais, The World's End en anglais.

  • Speaker #1

    Le dernier pub avant la fin du monde.

  • Speaker #2

    La fin du monde, magnifique. Merci beaucoup pour ce jeu, les vannes.

  • Speaker #0

    Merci, merci. Merci, ce jeu qui était for the greater good.

  • Speaker #2

    The Greater Good The Greater Good

  • Speaker #0

    Si vous avez la rêve du Greater Good c'est que vous avez été fidèle à nos trois épisodes hors série de cette trilogie Cornetto

  • Speaker #2

    Et il faudrait peut-être qu'on dise un peu

  • Speaker #1

    Le classement Oui Maintenant qu'on arrive à la fin

  • Speaker #0

    Moi je l'ai C'est assez facile mon classement Il n'y a pas match Moi aussi Je le donne d'abord parce que je suis seul autour de la table qui ne connaissait pas les films Donc là vraiment à frais Peut-être que dans dix ans je les regarde et ça change Mais clairement Hot Fuzz numéro un C'est mon préféré Show of the Dead deuxième alors que j'avais des petites critiques dessus. Et le troisième, malgré tout, le pub jusqu'à The World's End, un petit peu le troisième, malgré tout, mais de pas grand-chose.

  • Speaker #1

    T'as plus les 12 pintes, en fait, avant de venir. Non,

  • Speaker #0

    non, t'imagines, si je suis arrivé à articuler comme ça avec 12 pintes, on serait bien.

  • Speaker #1

    Franchement impressionnant. On serait bien,

  • Speaker #0

    bien, bien. Donc ça, c'est un classement, c'est 2-1-3 pour le faire comme ça.

  • Speaker #1

    Moi, je trouve que le moins abouti des trois est Shaun of the Dead, même s'il est terriblement fort déjà pour l'époque. et surtout parce que les deux autres sont un level au dessus pour moi. Je mets en deuxième position quand même Hot Fuzz et je mets en premier les derniers pubs avant l'enfin du monde.

  • Speaker #0

    Toi c'est 3-2-1.

  • Speaker #1

    C'est 3-2-1 parce que je trouve les derniers pubs avant l'enfin du monde, tu l'as dit, il y a mille et une façons de le regarder, mille et une façons de le voir. Et on l'a pas dit mais le Cornetto Vert pour les aliens, voilà !

  • Speaker #2

    Pour les aliens de l'ère Hobo !

  • Speaker #1

    Les martiens ! Voilà !

  • Speaker #3

    Blou blou blou, elle est ouverte !

  • Speaker #1

    Voilà c'était la petite anecdote.

  • Speaker #0

    Et toi Edouard, ton classement ?

  • Speaker #2

    Alors moi mon classement C'est dur en vrai C'est vraiment très dur de les classer ces trois là Je les adore tous les trois. Rien que, je pense que le meilleur, c'est Hot Fuzz. Mon petit chouchou, c'est Shown of the Dead, qui vient en deuxième. Et celui que je me suis maté 15 000 fois, c'est le troisième. Malheureusement, c'est World's End. Parce que du coup, c'est un peu le plus différent des deux autres. Moi, j'ai vraiment grandi avec Shown of the Dead. Et ensuite, Hot Fuzz, j'ai trouvé ça exceptionnel. Et World's End, je l'ai vu mille fois. Parce que c'est confort, c'est facile. Il est trop bien et comme j'ai dit, on peut le voir mille fois et découvrir mille trucs différents. Donc c'est toujours un régal. Mais voilà, Hot Fuzz, Shows the Dead, World's End pour moi.

  • Speaker #0

    2, 1, 3, comme mon classement du coup. Très bien, dites-nous aussi sur les réseaux ce que vous préférez comme classement. D'ailleurs, on ne le dit pas, mais si vous étiez dans le studio, vous pourriez voir qu'on a les trois DVD qui sont devant nous, qui nous regardent depuis tout à l'heure. C'est les DVD que Edouard nous a ramenés. Des trois films, on vous ferait une petite photo pour voir le behind the scenes de cet épisode. En tout cas, nous, on espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à nous donner des idées aussi sur Instagram, d'autres trilogies, il y en a tout plein, à travers le cinéma, ou même des films, des pépites, des choses un peu cachées, un peu hors-série, que vous voudriez nous entendre commenter en hors-série. Et puis nous, on se retrouve très très bientôt. A ciao ciao les copains !

  • Speaker #1

    Gros bisous !

  • Speaker #2

    Ciao ciao !

Description

Dans cet épisode spécial, on s'attaque au troisième et dernier volet de la trilogie Cornetto : The WORLD'S END de Edgar Wright et Simon Pegg. Sorti en 2013, ce bijou de la comédie britannique pastiche le film d'invasion extraterrestre et de buddy movie, où une bande de preux chevalier de l'ordre de la voie maltée se lance dans la tournée des bars ultime. Bonne écoute !


Avec Sacha Derwael, Édouard Lack & Martin Maréchal


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Transcription

  • Speaker #0

    Bonsoir, Raymondo ! Le fils de la prodigie est revenu. Que vous recommandez ? Beers. Un tapis. Quoi ? D'ailleurs, si vous n'avez toujours pas écouté notre épisode sur Shaun of the Dead et Hot Fuzz, mais qu'est-ce que vous faites ici ? On vous encourage vivement à les rattraper, puisque les trois fonctionnent évidemment ensemble, même si c'est des films séparés. Et du coup, pour se faire à nouveau, la Dream Team est là. Comment ça va Sacha ?

  • Speaker #1

    Ça va très bien, et je propose qu'on attend les auditeurs. Maintenant, on fait une pause jusqu'à ce qu'ils aient écouté les deux autres podcasts.

  • Speaker #0

    Avec une musique d'ascenseur pendant 20 minutes. Allez ! Comment ça va Edouard ?

  • Speaker #2

    Ça va super bien, merci beaucoup d'être là.

  • Speaker #0

    C'est décidément A chaque fois il nous fait des voix Un petit peu qui montent Dans tous les

  • Speaker #1

    Merci beaucoup.

  • Speaker #0

    Le cinéma.

  • Speaker #1

    Le cinéma. C'est un monde de popcorn.

  • Speaker #0

    Bon, mais donc, est-ce qu'on a hâte de parler de ce World's End ? Donc, en fait, en anglais, World's End, parce que parfois, on va le dire comme ça, mais sinon, je trouve qu'en français, c'est pas mal traduit le dernier pub avant la fin du monde. Est-ce qu'on a hâte de parler de ce... Moi, j'aime Joyo. Le troisième cornet au vert.

  • Speaker #2

    IP de ouf.

  • Speaker #1

    IP de ouf.

  • Speaker #0

    IP de ouf. OK, bah, c'est parti. Alors, on se retrouve Dans quelques secondes, on va mettre une petite bande-annonce.

  • Speaker #3

    mais ça finit par être la meilleure nuit de votre vie. Je l'ai fait. Notre but cette nuit était simple. 12 pubs, 12 pints, de la première poste à la fin du monde. Mais cette nuit, on n'a jamais réussi. J'ai vu les gars l'autre jour. On va retourner à Newton Haven. Pourquoi ? 5 gars, 12 pubs, 50 pints.

  • Speaker #0

    60 pints. Oh,

  • Speaker #3

    oh, attention, Alki ! C'est notre chance de finir ce que nous avons commencé.

  • Speaker #0

    Nous allons faire le Golden Mile et cette fois, nous allons le voir jusqu'au bout. Ou au bout de l'arbre. Septembre 2 au niveau de l'audience, c'est peut-être le film des trois en tout cas qui a la moins bonne note au niveau de l'audience, même si septembre 2 ça reste tout à fait honorable. Pour les budgets, on est sur 20 millions, c'est le plus gros budget des trois. Pour 46 millions de recettes, donc rentable mais moins rentable que le Hot Fuzz qui était à 15 et qui en avait rapporté 80. Donc ce World's End, le dernier pub avant la fin du monde, déjà Sacha, sors-nous une petite bière, mets-nous une petite pression qu'on se mette bien, une petite pinte. Et on ne va pas essayer d'en boire douze pendant le truc. Mais globalement, tout de suite, Adévoir, je te donne la parole. De quoi ça parle ? Raconte-nous un peu ce pop crawl de l'enfer.

  • Speaker #2

    Alors en fait, on va suivre Gary, interprété par notre ami Simon Pegg, qui est bloqué dans son éternelle envie d'adolescence et de cette nuit, de cette soirée merveilleuse qu'il avait passée avec ses compagnons à faire la route de la voie maltaise. qui font donc 12 pubs les uns à la suite des autres, boire une pinte dans chaque pub. Donc ils ramènent, 20 ans plus tard, ses amis dans leur petite ville de Newton Haven pour essayer de remettre ça et d'enfin en venir à bout de cette voie maltaise. Mais c'est bizarre, dans la ville, tout semble avoir changé.

  • Speaker #1

    Tout n'est pas comme avant.

  • Speaker #0

    Non mais tout à fait, comme souvent dans les films, sauf Hot Fuzz où finalement il n'y avait pas tellement d'effet super naturel dans Hot Fuzz, mais sinon effectivement on sent qu'Henry Wright aime bien rajouter un élément un petit peu de genre. Après les zombies de Shaun of the Dead, ici on va être dans un monde un petit peu de robots et d'androïdes, on peut le dire, c'est pas un spoil, il est clairement dans le trailer et il arrive assez vite dans le film. Et donc voilà, je me tourne directement vers Sacha, toi tu m'as dit que des trois c'est celui que t'as le p... plus vu, t'avais la cassette à la maison ou le DVD.

  • Speaker #1

    Tout à fait, non, non, non, j'étais déjà plus bandit en fait, à l'époque, j'étais à l'internat, et je faisais partie de ces élèves qui avaient une denrée rare qu'on appelait un ordinateur, et qui avaient des films téléchargés dessus, donc j'étais un peu, voilà, j'étais pas un gangster, mais j'étais un peu connu.

  • Speaker #0

    T'étais un pirate.

  • Speaker #2

    T'étais un peu le hacker de la place. Man,

  • Speaker #0

    Sacha the hacker.

  • Speaker #1

    Donc du coup, j'ai très vite mis la main sur le dernier pub avant la fin du monde. Et à l'époque, je n'avais pas encore fait le lien entre lui et Hot Fuzz, parce que je n'avais pas encore vu Shun of the Dead. Et c'est le film que j'ai le plus séché de ma vie. Parce que moi, je l'ai vu sans connaître le twist. Et quand le twist est arrivé, je suis tombé par terre. Je me suis dit, c'est donc ça le cinéma ? C'est donc ça la bonne écriture ? Et c'est là que je me suis rendu compte qu'en fait, on pourrait faire beaucoup plus que juste des bêtes films que jusque-là je regardais. Je ne dis pas que c'était des mauvais films, c'est juste que je ne les avais pas compris. Et donc du coup ce film qui va prendre à revers tout du long la plupart des spectateurs est... Encore une fois, très très drôle, je vais commencer par là, c'est une belle tranche de rire, c'est le plus drôle des trois selon moi, parce que les trois sont très drôles, les trois ont un but comique tout du long, mais celui-là est très drôle et surtout celui-là, pour moi, je me suis le plus retrouvé dans ce personnage de Gary King qui a concrètement un énorme syndrome de Peter Pan, vous allez tout de suite vous en rendre compte, ce gars de 50 ans a la même dégaine que quand il avait 17 ans, alors que je pense que nous tous, si on voit... Nous, à 17 ans, on se dit, remonte ton pantalon, change de fringue, super drag, c'est plus à la mode.

  • Speaker #0

    Voilà. Ouais, mais c'est un peu le syndrome de, ils étaient 5, et ses 4 amis ont tous évolué, ont eu des situations, se sont mariés, ont eu des jobs, des carrières, etc. Tous à peu près dans des domaines différents. Mais lui, visiblement, il est resté un peu gelé dans le temps. Il n'a pas bougé. Il est nostalgique, il n'a toujours pas une thune, il est toujours dans les mêmes magouilles et les mêmes plans foireux. mais après on va découvrir un peu le twist aussi de pourquoi il va faire ça mais ceci dit Moi, ça me parle super fort, ce film, et je pense que ça peut parler à beaucoup de gens, ce truc de vouloir rassembler un peu les copains de la Dream Team de l'époque, revivre un truc, même si on ne peut jamais tout à fait revivre la même chose. Je crois que le film parle de ça. Mais c'était trop bien. Ça part super bien sur le papier, ce film, clairement. Non,

  • Speaker #1

    c'est très drôle. En plus, c'est très effréné. On va encore le redire, mais le montage d'Edgar Wise, c'est toujours tic-tac-tou, des plans d'insert. On raconte très vite le background, on raconte très vite des choses pour très vite enchaîner. et donc ces 10 premières minutes c'est un TGV c'est vraiment la scène d'intro où il explique il y a 30 ans, ça enchaîne c'est très vite plié, on peut passer à autre chose et en fait avec une introduction aussi rapide et aussi efficace je trouve qu'on devient très vite des experts en la matière de qui sont ces 5 personnages, on comprend très vite oui, lui il fait ça pour ça parce que voilà, parce que c'est une introduction vraiment très efficace et en fait ce film confirme la règle de ma copine bonne introduction, bon film c'est une très bonne introduction, les 5 premières minutes de film sont excellentes,

  • Speaker #0

    le reste du film est excellent en plus ce film fait quelque chose que je crois que c'est le seul à faire dans le monde du cinéma c'est une double présentation des personnages principaux donc tu as tous leurs surnoms peut-être même une triple me fait le signe me fait mon collègue Edouard c'est ça c'est génial donc t'as carrément les noms qui apparaissent un peu comme une sitcom des années 90 tu vois genre lui c'était Peach tu vois c'était le gars un peu comme ça et puis après il le présente en deux fois Peter tu vois dans son bureau 20 ans plus tard sa carrière etc et donc c'est super bien fait aussi ce truc de présentation et donc comme tu dis bonne présentation bon film mais est-ce que triple présentation triple fois bon film Edouard

  • Speaker #2

    Ah ben, triple fois bon film, je veux dire que oui, moi, exactement à la manière de Sacha, c'est celui que j'ai le plus poncé, et c'est celui où très très souvent je me le mets, et j'ai pas peur de m'endormir devant parce que je l'ai vu 15 000 fois, mais pour autant, très souvent je restais jusqu'au bout parce que c'est quand même vraiment un classique, et il y a aussi des fois où je le termine pas, comme eux, la première fois, donc il y a un peu ce truc très méta de mon rapport avec ce film-là. Et oui, c'est vrai, comme tu me disais, les introductions des personnages sont excellentes. Ça va en deux minutes, on a tout compris. Et d'ailleurs, le petit fun fact, c'est qu'ils ont filmé en 16 mm la partie d'avant. Pour que ça fasse un peu vraiment souvenir. Et aussi même, les infographies des prénoms sont très marquées. Années, je ne sais pas, 89, tout ça. Et donc, avec notamment que les surnoms des personnages. Et ensuite, on les redécouvre juste après, quand il essaie de les convaincre. Parce qu'il y a cette petite phase de... Il faut convaincre les copains de refaire ce truc alors que bon, maintenant on a 40 piges, on est bien installé, on n'a pas envie de se taper 12 pintes d'un coup. Parce qu'on n'a plus la même façon d'encaisser que quand on en avait 18.

  • Speaker #1

    La même descente quoi.

  • Speaker #2

    Voilà c'est ça. Pourtant Gary quand même il en a une, je ne voudrais pas la remonter à vélo si vous voyez ce que je veux dire.

  • Speaker #0

    D'ailleurs il y en a un des cinq qui a eu un accident un peu lié à l'alcool et qui très vite est joué par Nick Frost qui lui ne veut plus boire et donc il boit de l'eau. Et c'est-à-dire que ça crée un truc un peu comique, un peu pression sociale au début. pression, je ne m'en oublie pas, la pression sociale et c'est ce truc de l'eau qui donne lieu à une des répliques que je préfère du film genre être dans un pub et boire de l'eau c'est un peu comme être un lion et manger du tofu qui est juste mais ça n'a aucun sens,

  • Speaker #2

    exactement évidemment que ça n'a aucun sens et donc oui c'est vrai que ce personnage du coup joué par Nick Frost encore une fois qui est pour une fois vraiment pas du tout du tout du tout du tout comme le personnage principal quoi, c'est vraiment la première fois où il y a vraiment une différence flagrantes, ils ont pas le même job, ils ont pas la même vie, ils ont peut-être été extrêmement amis dans le passé mais... Maintenant, c'est vraiment plus le cas. Même si Gary rappelle tout le temps sa loyauté et le fait que c'était son meilleur ami, etc. Et après, il y a tout ce côté de légende arthurienne, dont Gary King, Andy s'appelle Knightly, donc Knight, chevalier, la loyauté, tout ça. Et c'est un peu comme ça pour tous les personnages. Déjà, c'est ultra bien foutu. En fait, on comprend directement ce qu'ils ont voulu faire avec, du coup, cette odyssée. En fait, il y a vraiment un trajet aussi à effectuer de lui qui n'a toujours pas... pas guéri de ce truc de Peter Pan et qui a envie du coup de terminer ce qu'il a jamais pu terminer il y a ce truc d'inachevé donc du coup lui mentalement je pense qu'il a jamais pu passer outre cette soirée mémorable et je pense qu'on a tous envie de revenir à une soirée mémorable dont on se rappelle avec nos amis ça pourrait être top et lui c'est ça qu'il recherche en fait pour aller jusqu'au bout et enfin peut-être passer la barre de devenir enfin un adulte et également de vivre tout simplement une vie d'adulte

  • Speaker #0

    Après avoir passé le bar, il veut passer la barre On a bien compris

  • Speaker #2

    Vous êtes un festival aujourd'hui

  • Speaker #0

    C'est vrai que je voulais répondre un peu plus tôt Sur la relation Nick Frost et Simon Pegg Moi ça me fait presque de la peine Et je suis pas le seul à le dire dans certaines reviews Ça fait presque de la peine de voir qu'ils se disputent Parce que c'est le troisième joyau des trois C'est des buddies, ils s'entendent hyper bien Dans la vraie vie, ils sont probablement meilleurs amis Et tu les vois quand même Il y a de l'antagonisme entre les deux Ils se disputent beaucoup et même vers la fin Il y a vraiment... à un moment où ils se mettent des tatanes un peu et j'étais là genre, mais vous frappez pas allez copain, mais vraiment j'étais presque après avoir vu le marathon des trois, j'étais genre mais non, mais ça peut pas venir comme ça c'est peut-être un tout petit nitpick, un petit truc genre le film aurait peut-être pu faire un scénario où ils se sont un peu moins antagonistes, mais en même temps c'est parfait et moi j'ai trouvé ça super de voir Nick Frost jouer un rôle sérieux la première scène à son bureau en mode avocat d'affaires ou je sais plus quel job il a ou promoteur, enfin je sais pas, vous pouvez le dire avocat c'est ça ?

  • Speaker #3

    Merci. Merci.

  • Speaker #0

    Tu as un ami ici pour te voir ? Non, je ne le fais pas. C'est un peu grand, je pense. Oui. qui était déjà présent dans tous les films, là il a un vrai rôle. C'est un des cinq chevaliers.

  • Speaker #2

    Est-ce que moi je voulais revenir aussi vite fait sur ce bureau avec Andy. Il y a une petite anecdote que j'ai trouvée tout à fait charmante et adorable. C'est qu'il y avait une très très grande fan de Simon Pegg, à qui elle avait demandé par des lettres, c'était des lettres à l'époque, d'envoyer des photos, d'édicacer, ce genre de choses, parce qu'elle était dans un état de santé compliqué. Et en fait, il les lui avait envoyées à un moment. C'est pas très franc ce que je dis, mais c'est pas grave. Et en fait, elle n'avait pas eu le temps de les recevoir, ces lettres, donc super triste. Et en fait, le film n'était pas encore fini d'être écrit. Et il a mis son prénom. Donc Félicity, qui est son assistante de l'avocat, c'est le prénom de cette jeune fille qui était fan. Et petit hommage que j'ai trouvé super adorable de leur part pour montrer à quel point c'est des mecs super.

  • Speaker #1

    Moi, je vais vite rebondir sur le fait que tu disais qu'il y avait une véritable antithèse. par rapport aux deux films d'avant où, pour une fois, Nick Frost joue un personnage pas plus profond, mais plus sérieux. Moi, j'ai juste dit ça comme prétexte pour partir de la continuité qu'il y a entre les trois films. On l'a dit, aucun rapport entre les trois films. Cornetto bleu, cornetto rouge, cornetto vert. On dira un peu plus tard pourquoi vert, mais bref. Il y a toujours, encore une fois, ce montage hyper tchic-tchac-tchouc. Il y a encore la vanne de la balustrade qui est toujours si hilarante.

  • Speaker #0

    Quatre fois, elle apparaît dans ce film-là, la balustrade.

  • Speaker #1

    Ils ont bien fait, mais... Par rapport aux deux autres, je trouve que c'est le film qui s'essaye le plus et qui prend le plus de risques. A mon avis, parce qu'eux, ils ne font pas ça pour l'argent, ils ne font pas ça pour le challenge, ils font ça vraiment pour l'amour du cinéma. Ils ont exploré un genre qui n'était pas spécialement populaire à l'époque, il ne l'est toujours pas, c'est presque un genre niche en fait, je ne sais pas comment on l'appelle, le genre un peu invasion alien, bref. Et c'est un film qui, on pourrait croire après, avec la première demi-heure, que ça va être une comédie, somme toute, très simple, très efficace. Pas du tout, parce que c'est le moment où le twist arrive et le film te prend complètement contre pied. Et je trouve ça vraiment ballsy de leur part de ne pas faire comme dans les deux films d'avant, les deux exercices d'avant. On juste prend un thème, on l'étoffe un peu, on prend quelques jours de cinéma et on fait un film qui, globalement, va plaire à tout le monde. Parce que moi, j'ai vu ce film avec plusieurs de mes potes à l'époque. Et une fois sur deux, le mec disait « Attends, je ne comprends pas, comment est-ce que parle le film ? On ne peut pas revenir au début ? Et ça ne plaît pas à tout le monde, ce virement à 80 degrés qui arrive à un moment, quand, comme par hasard, James Bond arrive. on va pas spoiler lequel mais il y a un James Bond qui revient après Timothy Dalton dans Hot Fuzz on a un autre James Bond retraité qui vient faire une apparition plus irlandais mais bref et j'ai trouvé ça très fort de leur part pour conclure cette trilogie de tenter un truc aussi pas niche parce que c'est pas si niche que ça j'exagère mais en tout cas plus déclassé Parce que les deux genres qu'ils avaient fait avant c'était beaucoup plus populaire et tout, il y avait plus l'air des gens pouvant en entendre parler. Là par contre, il faut quand même aimer le cinéma pour connaître déjà à quoi ce film fait référence. Donc ça j'ai trouvé ça déjà de base très fort.

  • Speaker #2

    Ce que j'ai bien aimé aussi avec encore une fois ce changement, en fait il y a vraiment ce moment où ils se rendent compte de la menace, il y a vraiment un changement de ton qui devient un peu à la rigueur angoissant j'ai envie de dire. Et en fait c'est aussi un peu le moment où, spoiler alert, Andy s'enfile 5 shots et c'est reparti comme à la belle époque on va aller s'en sortir tous ensemble on va finir ce marathon et se carrer les pattes ailleurs de ce petit village et en fait il y a aussi un truc que j'aime beaucoup moi dans ce film que j'avais pas forcément remarqué avant c'est en fait c'est aussi encore un truc comme dans par exemple Shown of the Dead il y a ce parallèle avec être un zombie dans la vraie vie donc métro, boulot, dodo etc et là ça revient un peu dans le sens où ... c'est des mecs qui reviennent, ce côté de t'es parti dans une grande ville, aller faire des études ou travailler, faire ta vie et quand tu reviens dans la ville qui t'a vu naître, où t'as passé tes 20 premières années y'a plus rien qui est vraiment pareil et tu reconnais plus personne et plus personne te reconnait c'est un peu ce côté aliénant du coup dont parle un peu une chanson que j'adore d'ailleurs je la recommande, la chanson End of Beginning de Joe que tout le monde a entendu Merci. Voilà, et moi ça m'a fait cet effet-là de, on revient dans sa ville et en fait c'est la même chose, mais pas du tout en fait. Et c'est ce côté-là que j'avais même pas capté encore avant, parce que c'est ça qui est bon je trouve avec World's End, c'est que chaque visionnage peut vraiment, on peut redécouvrir le film à chaque visionnage, il n'y a aucun problème avec ça. Et moi je trouve ça fantastique de, qu'il est en fait vraiment, c'est celui des trois, où on peut le regarder encore, encore, encore, encore et encore, et toujours redécouvrir un truc sympa ou un truc qu'on n'avait pas capté ou un truc qu'on aime plus maintenant que nous on a évolué en tant que personne c'est fantastique, voilà je l'aime beaucoup pour ça en fait.

  • Speaker #0

    Je trouve que t'as vraiment mis le doigt dessus, le mot aliéné aliénant, le fait de revenir après avoir été dans la grande ville, avoir fait des études, avoir complètement changé de vie, revenir 20 ans après, il y a presque un sous-texte de métaphore que en réalité les robots, les androïdes qui auraient soi-disant remplacé C'est aussi une métaphore pour dire qu'il y a vraiment un côté où on parle plus du tout la même langue. Toi, tu reviens dans ton village, t'as ce souvenir gelé dans le temps d'il y a 20 ans, mais en réalité, peut-être qu'ils sont pas robots, finalement, ils sont juste eux-mêmes, mais toi, t'es tellement loin d'eux en termes de parcours que t'as voyagé dans ta vie que du coup, tu les vois comme des robots, presque. Même ce sous-texte-là, en fait, qui est une espèce de métaphore, un peu comme les zombies étaient clairement une métaphore du métro-boulot-dodo, très aliénant aussi, c'est vraiment le terme, en français, c'est parfait, quoi. tu t'arrondis le doigt dessus et Et je trouve ça vraiment toujours super dans les Edgar Wright, c'est que c'est des pastiches, c'est avant tout un maître du pastiche, mais il y a chaque fois un sous-texte qui est vraiment bien fait, vraiment, vraiment. Et c'est hyper référencé. On n'a pas encore parlé de tous les callbacks, peut-être que je trouve qu'il y en a peut-être un peu moins dans celui-là que dans les deux premiers, qui étaient vraiment, mais ping-pong-pong les références. Mais il y a quand même plein de références à des plans copiés-collés de Scott Pilgrim, de plein d'autres films.

  • Speaker #2

    Mais après, en fait, dans les deux premiers, c'est-à-dire qu'il n'avait pas encore toute l'XP à amasser, c'est ça aussi le truc il a évolué depuis il est passé drague au feu maintenant Voilà c'est ça, donc WorldZen a vraiment montre un peu aussi en fait pour lui également dans sa carrière de réalisateur j'ai envie de dire un véritable tournant parce que c'est à partir de ce moment là qu'il a dit bon on va arrêter un peu les conneries entre gros guillemets attention c'est des très très belles conneries évidemment mais après il s'est essayé à du coup Baby Driver donc qui est beaucoup plus américain beaucoup plus bagnole, braquage donc c'est pas du tout son style et ensuite un Last Night in Soho qui a plu ou déplu peu importe mais qui est du coup vraiment tourné vers le thriller, l'horreur. Et c'est ultra intéressant de voir son parcours. Et là, d'ailleurs, apparemment, ça arrive fort, fort, fort.

  • Speaker #1

    Ça arrive la myth.

  • Speaker #2

    Voilà, il y a du Simon Pegg et du Edgar Wright que j'ai vu discuter il n'y a pas plus qu'une semaine pour peut-être refaire un projet. Donc, j'ai évidemment ultra hâte parce que j'adore ces deux mecs, évidemment. Et on leur souhaite tout le meilleur. Merci.

  • Speaker #3

    Just like the five musketeers. Three musketeers, isn't it ? Four to count d'Artagnan. Well, nobody knows how many there were, really, do they, Pete ? I mean, history is a sketchbook. Hey, do you know that the three musketeers is a fiction, right ? Written by Alexander Dumas. A lot of people are saying that about the Bible these days. What, that it was written by Alexander Dumas ? Don't be daft, Steve, it was written by Jesus.

  • Speaker #1

    Moi, je vais juste rebondir rapidement, parce qu'encore à l'époque, il était encore dans son cocon, tu vois. Ok, il avait déjà deux fois plus de budget, il avait déjà deux fois plus d'expérience, mais... Il restait toujours avec son pilier, son Simon Pegg présent à l'écriture, et à mon avis derrière la caméra à certains moments, mais bon bref. Il était encore avec toute sa team. Et là, ça se voit que c'est vraiment devenu... Tu sens qu'ils ont tous grandi, et que là, c'est beaucoup plus naturel dans les dialogues, et la connivence qu'il y a entre eux. Je trouve que... C'est d'un naturel fou, genre vraiment de voir, je te jure, j'ai vraiment cru à cette amitié entre ces cinq chevaliers en fait, j'y ai vraiment cru et je trouvais ça très très fort de voir le naturel qui se dégageait de chacun d'entre eux, alors que certains acteurs avaient deux lignes dans le film d'avant, voire une à peine, je trouvais ça très fort. Et ce qui est chouette aussi, dans un film où il y a autant de personnages, où ils ont tous autant d'intrigues, autant de sous-intrigues, autant d'intérêts, autant d'enjeux en fait, de permettre à chacun de grandir tout au long du film, de chacun d'avoir... son propre parcours, je trouve ça très rythmé et surtout très bien équilibré. Évidemment, le personnage principal, le Gary King, aura une plus grosse évolution, plus de parties, mais je trouve que c'est très chouette que les projecteurs se soient attardés un peu aux autres personnages. Ça paraît logique, en fait, dans un film où il y a 5 personnages que tout le monde a droit à sa part, mais étonnamment, dans tous les films, tout le monde n'a pas droit à sa part du gâteau. Je pense notamment à Suicide Squad, avec surtout Will Smith et surtout Robbie Williamson. Comment ça s'appelle ?

  • Speaker #2

    Margot

  • Speaker #1

    Robbie. Oui,

  • Speaker #3

    oui.

  • Speaker #0

    Pas tout à fait pareil. D'un autre, très très bien, on arrive un peu à la fin du truc, mais je sais qu'Edouard nous a préparé un petit quiz pour tester notre connaissance. Vas-y, Edouard.

  • Speaker #1

    Fonce,

  • Speaker #3

    barracuda. Vas-y, fonce, fonce, mon grand fou. Mesdames et messieurs, nous apprêtons à voyager dans la voie maltaise.

  • Speaker #2

    Mais vous vous rappelez, vous, des noms des pubs ? Lequel est le premier ?

  • Speaker #1

    Le... C'est pas le pendu, c'est le...

  • Speaker #2

    Je vais vous donner des petits indices, comme ça, ça va être plus simple. Avant, on postait des lettres.

  • Speaker #1

    La boîte aux lettres ?

  • Speaker #2

    Non, non, non, non. La poste ? Oui. Ah !

  • Speaker #0

    C'est ça, c'est la poste.

  • Speaker #2

    Mais c'est la vieille poste. La vieille poste, voilà, il y a le petit truc. Le second, c'est là où on retrouve quelqu'un d'avant, quelqu'un qui nous est... Famille. Oui, c'est ça. Quelqu'un qui est un peu un pilier de barre, on peut dire aussi. Gros. Non.

  • Speaker #0

    Je vais en boire un verre chez Le Poivre.

  • Speaker #2

    Le Poivre.

  • Speaker #0

    Genre le pilier de comptoir.

  • Speaker #2

    Le pilier de comptoir qu'on retrouve dans ce personnage, on n'en a pas parlé, de David Bradley. Argus Ruzard pour les intimes. Mais où est

  • Speaker #0

    Ruzard des Argus ?

  • Speaker #2

    Oui, tout à fait. Et c'est également là qu'arrive le personnage féminin fort de ce film, Rosa Moon Pike, dans le vieil habitué.

  • Speaker #0

    Ah oui, the old familiar.

  • Speaker #2

    Voilà, le troisième étant Le Matin. Avant, les gens se relevaient avec quoi ?

  • Speaker #1

    Une bière.

  • Speaker #2

    Non.

  • Speaker #1

    Le coq. Le chant du coq.

  • Speaker #2

    Oui,

  • Speaker #1

    le chant du coq.

  • Speaker #2

    C'est la première bonne réponse, c'est superbe. Ensuite, le quatrième. Ça, c'est quand on n'est pas très content. On peut faire ce genre de choses.

  • Speaker #1

    La grimace.

  • Speaker #0

    Là, on te voit, tu croises les bras.

  • Speaker #2

    Oui, mais ce n'est pas les bras.

  • Speaker #0

    Croise les mains.

  • Speaker #2

    Oui, donc le bar s'appelle...

  • Speaker #1

    La poignée de main.

  • Speaker #2

    Non. Tu mets main avant le fait qu'elles soient croisées.

  • Speaker #0

    Les mains croisées.

  • Speaker #2

    Les mains croisées. The crosshair. C'est le quatrième point.

  • Speaker #1

    Ben oui. Tu ne l'avais pas ? Ben alors.

  • Speaker #2

    Ensuite, dans le cinquième, on retrouve une belle bande de joyeux lurons. Imaginons quand on part en voyage, quelqu'un t'accompagne. C'est ton...

  • Speaker #1

    Copain ?

  • Speaker #0

    Non. Ton camarade ? Non. Ton pote ?

  • Speaker #2

    De voyage.

  • Speaker #0

    Compagnon de voyage. Compagnon de voyage.

  • Speaker #2

    Donc, c'est très bien. Et s'il est vraiment sympa, ce compagnon de voyage ?

  • Speaker #0

    C'est un bon compagnon.

  • Speaker #1

    C'est un bon compagnon.

  • Speaker #2

    Voilà, et donc nous sommes les bons compagnons. Ah, le cinquième pub. Ensuite, nous allons revoir en français, le pasteur pétard.

  • Speaker #1

    Le pasteur pétard.

  • Speaker #2

    Le pasteur pétard.

  • Speaker #1

    Ah oui, c'est là qu'il... Oui, oui,

  • Speaker #0

    oui. C'est celui qui... Ah oui, pétard, parce qu'il donne de la weed. Voilà. J'adore le nom de code.

  • Speaker #2

    En anglais, The Green Reverend.

  • Speaker #0

    Ah, mais oui.

  • Speaker #2

    Et donc, on peut dire, par exemple, que Jacouille est ça pour... pour le personnage de Jean Reno dans le film...

  • Speaker #0

    Son serviteur ?

  • Speaker #1

    The Trusty Servant.

  • Speaker #2

    Oui, donc on va faire ça.

  • Speaker #0

    Le serviteur de confiance. Le serviteur loyal. Loyal. Le bon serviteur, le serviteur...

  • Speaker #2

    Il y a un personnage dans l'histoire qui s'appelle Castro.

  • Speaker #0

    Fidel Castro. Le fidèle serviteur.

  • Speaker #2

    Le fidèle serviteur. Bien joué, messieurs.

  • Speaker #0

    Alors, le septième. À ce stade-là, on est déjà à 3 litres de bière.

  • Speaker #2

    Oui, c'est ça. Là, normalement, on est chiés morts. Bon.

  • Speaker #1

    le septième pensez Harry Potter pensez le troisième étage qui est interdit le chien le chien le chien mais pas il a un twist il a quatre têtes non le chien deux têtes le chien a deux têtes the two headed dog

  • Speaker #0

    très très bonne réponse la suivante je m'en souviens j'appelle un ami

  • Speaker #2

    Le suivant est un twist.

  • Speaker #0

    Le suivant, c'est la sirène, ça je sais, parce que c'est plus important dans le film.

  • Speaker #2

    Tout à fait, The Mermaid, donc ça c'est un peu le moment où nous retrouvons les marmelades, comme on les appelle dans le film. Les marmelades, exactement. Oui, c'est ça, les pains de mi-marmelade, comme on l'appelle en français, et en anglais c'est Marmalade Sandwich, je crois.

  • Speaker #0

    On arrive au neuvième, là, du coup.

  • Speaker #2

    C'est ça, et on passe au neuvième bar. Alors, le neuvième bar, très simple, ça vogue un peu sur les tables pendant l'été. Une petite bestiole qui est un peu chiante, qui...

  • Speaker #1

    Les guêpes,

  • Speaker #0

    non les abeilles

  • Speaker #2

    Voilà tout à fait Et où habite-t-elle ? La ruche, le 9ème bar Et on devient bon Et ensuite Alors le 10,

  • Speaker #1

    les français adorent la coupée C'est la tête du roi je crois La tête du roi En fait je crois que j'ai les deux derniers Enfin le dernier évidemment

  • Speaker #2

    Le dernier pas très dur Alors le 11ème le 11ème alors Gary, à un moment dans le film, il est vraiment vénère. Au tout début, dans cette intro, on le voit mettre un coup de poing quelque part.

  • Speaker #1

    C'est le trou dans le mur.

  • Speaker #2

    Le trou dans le mur. C'est le 11ème bar exceptionnel. Le trou dans le mur, le 11ème bar. Et le 12ème, évidemment, là où tout prend fin. Comme ce podcast bientôt, là où tout termine.

  • Speaker #0

    Ouais, The World's End en anglais.

  • Speaker #1

    Le dernier pub avant la fin du monde.

  • Speaker #2

    La fin du monde, magnifique. Merci beaucoup pour ce jeu, les vannes.

  • Speaker #0

    Merci, merci. Merci, ce jeu qui était for the greater good.

  • Speaker #2

    The Greater Good The Greater Good

  • Speaker #0

    Si vous avez la rêve du Greater Good c'est que vous avez été fidèle à nos trois épisodes hors série de cette trilogie Cornetto

  • Speaker #2

    Et il faudrait peut-être qu'on dise un peu

  • Speaker #1

    Le classement Oui Maintenant qu'on arrive à la fin

  • Speaker #0

    Moi je l'ai C'est assez facile mon classement Il n'y a pas match Moi aussi Je le donne d'abord parce que je suis seul autour de la table qui ne connaissait pas les films Donc là vraiment à frais Peut-être que dans dix ans je les regarde et ça change Mais clairement Hot Fuzz numéro un C'est mon préféré Show of the Dead deuxième alors que j'avais des petites critiques dessus. Et le troisième, malgré tout, le pub jusqu'à The World's End, un petit peu le troisième, malgré tout, mais de pas grand-chose.

  • Speaker #1

    T'as plus les 12 pintes, en fait, avant de venir. Non,

  • Speaker #0

    non, t'imagines, si je suis arrivé à articuler comme ça avec 12 pintes, on serait bien.

  • Speaker #1

    Franchement impressionnant. On serait bien,

  • Speaker #0

    bien, bien. Donc ça, c'est un classement, c'est 2-1-3 pour le faire comme ça.

  • Speaker #1

    Moi, je trouve que le moins abouti des trois est Shaun of the Dead, même s'il est terriblement fort déjà pour l'époque. et surtout parce que les deux autres sont un level au dessus pour moi. Je mets en deuxième position quand même Hot Fuzz et je mets en premier les derniers pubs avant l'enfin du monde.

  • Speaker #0

    Toi c'est 3-2-1.

  • Speaker #1

    C'est 3-2-1 parce que je trouve les derniers pubs avant l'enfin du monde, tu l'as dit, il y a mille et une façons de le regarder, mille et une façons de le voir. Et on l'a pas dit mais le Cornetto Vert pour les aliens, voilà !

  • Speaker #2

    Pour les aliens de l'ère Hobo !

  • Speaker #1

    Les martiens ! Voilà !

  • Speaker #3

    Blou blou blou, elle est ouverte !

  • Speaker #1

    Voilà c'était la petite anecdote.

  • Speaker #0

    Et toi Edouard, ton classement ?

  • Speaker #2

    Alors moi mon classement C'est dur en vrai C'est vraiment très dur de les classer ces trois là Je les adore tous les trois. Rien que, je pense que le meilleur, c'est Hot Fuzz. Mon petit chouchou, c'est Shown of the Dead, qui vient en deuxième. Et celui que je me suis maté 15 000 fois, c'est le troisième. Malheureusement, c'est World's End. Parce que du coup, c'est un peu le plus différent des deux autres. Moi, j'ai vraiment grandi avec Shown of the Dead. Et ensuite, Hot Fuzz, j'ai trouvé ça exceptionnel. Et World's End, je l'ai vu mille fois. Parce que c'est confort, c'est facile. Il est trop bien et comme j'ai dit, on peut le voir mille fois et découvrir mille trucs différents. Donc c'est toujours un régal. Mais voilà, Hot Fuzz, Shows the Dead, World's End pour moi.

  • Speaker #0

    2, 1, 3, comme mon classement du coup. Très bien, dites-nous aussi sur les réseaux ce que vous préférez comme classement. D'ailleurs, on ne le dit pas, mais si vous étiez dans le studio, vous pourriez voir qu'on a les trois DVD qui sont devant nous, qui nous regardent depuis tout à l'heure. C'est les DVD que Edouard nous a ramenés. Des trois films, on vous ferait une petite photo pour voir le behind the scenes de cet épisode. En tout cas, nous, on espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à nous donner des idées aussi sur Instagram, d'autres trilogies, il y en a tout plein, à travers le cinéma, ou même des films, des pépites, des choses un peu cachées, un peu hors-série, que vous voudriez nous entendre commenter en hors-série. Et puis nous, on se retrouve très très bientôt. A ciao ciao les copains !

  • Speaker #1

    Gros bisous !

  • Speaker #2

    Ciao ciao !

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