- Speaker #0
On les appelle CEO, on les admire, on les écoute, on les cite, mais on oublie souvent que derrière le titre, il y a une personne, une vie et une histoire. Faites de choix pas évidents et de peur qu'on ne partage pas. CEO Recto Verso, c'est le podcast qui explore ces deux faces. Au recto, l'image publique, l'expertise, les réussites. Au verso, ce qu'on tait et ce qui nous forge vraiment. Je suis Lola Latar, fondatrice de l'agence de communication Kerencia. Et dans chaque épisode, je tends le micro à celles et ceux qui dirigent un projet, une entreprise ou un mouvement. On y parle communication, stratégie, décision. mais aussi doute, solitude, virage et conviction. Parce que derrière chaque réussite, il y a ce qu'on ne montre pas. Et c'est souvent là qu'il y a le plus à comprendre et à apprendre. Alors bonne écoute. Hello Ludivine. Salut Lola. Je suis ravie de te recevoir sur CEO Recto Verso. Si je t'ai invitée, c'est pour une double raison. La première, c'est que tu coaches justement les dirigeants. Et je suis un peu curieuse de voir les coulisses justement de tes coachings. Évidemment, dans la mesure du respect de tes clients. et de la confidentialité, et puis aussi de savoir ce que ça fait de coacher des dirigeants. Donc, bienvenue par ici. Et si tu veux, pour commencer, je te propose de te présenter pour celles et ceux qui ne te connaissent pas et de nous dire un petit peu ce que tu fais avec un peu plus de détails.
- Speaker #1
Allez, c'est parti. Déjà, un grand merci à toi, Lola. Ça me fait super plaisir de passer ici. En plus, j'aime vraiment beaucoup l'intention de ton podcast et de voir tous les coulisses. C'est avec plaisir. que je vais jouer le jeu aujourd'hui pour cet épisode-là. Et pour me présenter, disons que j'ai plusieurs casquettes. C'est révélateur de ma personnalité, qu'on va dire. Mais c'est aussi ça l'entreprenariat, c'est une façon de se révéler sous toutes ses formes. Moi déjà, dans un premier temps, je suis dirigeante. Donc j'ai mon entreprise qui s'appelle Illumin Coaching où là je propose du coaching individuel, du coaching d'associés pour les dirigeants et les managers. Je suis aussi conférencière, podcasteuse et j'ai cofondé une communauté dans laquelle tu fais partie qui s'appelle « Âme d'entrepreneur » avec Victor Maurice qui consiste à réunir plusieurs solopreneurs pour trouver cette tribu avec d'autres entrepreneurs qui se ressemblent et qu'on puisse s'entraider, partager, s'élever ensemble dans la spiritualité et l'ambition.
- Speaker #0
Trop bien. J'adore parce que… On voit un peu l'esprit qui va un peu dans tous les sens, mais qui en même temps est hyper ambitieux à différents niveaux et sur différents aspects. Donc hyper intéressant. Avant qu'on rentre un peu dans le vif du sujet, et surtout parce que quand on dit le monde du coaching, qu'est-ce que c'est un coach ? On voit un peu tout et son contraire. Et moi, j'aimerais bien que tu nous partages ta définition de ce qu'est un coach. et qu'est-ce que ça implique derrière justement ?
- Speaker #1
Oui, alors déjà il y a le coaching, effectivement ça peut englober énormément de choses, c'est comme tout domaine, c'est vrai que là le coaching, déjà il y a des coachs certifiés, d'autres qui ne le sont pas, il y a des différentes façons de coacher, il ne faut pas confondre ça avec du consulting ou du mentorat, parce que souvent on utilise le mot coach, comme les coachs sportifs, qui vont te donner des conseils, qui vont te dire quoi faire, qui vont te donner des exercices, bien spécifique, etc. Et un mentor qui va t'inspirer et pareil, qui va plutôt t'emmener à reproduire son propre modèle de réussite plutôt que de trouver le tien. Tout ça, c'est super, mais le coaching pur, moi, je suis une coach certifiée depuis maintenant plus de cinq ans, le coaching pur, c'est vraiment l'art du questionnement. Donc, le coach, quand il est certifié, va être un allié professionnel, un accompagnant, donc ça peut être des dirigeants, des entreprises. entrepreneurs, des managers, peu importe. Et l'idée, en fait, c'est de partir du principe qu'on a toutes les réponses en nous, mais vraiment. Sauf qu'on est tellement appelé par le quotidien, par nos pensées, nos émotions, nos injonctions, nos croyances limitantes, etc., etc., que parfois on a du mal à voir clair en soi. Et le rôle du coach, c'est donc de permettre à ses coachés de se poser les bonnes questions pour trouver ses propres réponses, et donc derrière déployer ses propres modèles de réussite.
- Speaker #0
Hyper clair, hyper clair. Et c'est vrai que ça diffère totalement d'un consultant qui, lui, fait un diagnostic, t'apporte justement les réponses. Et le, la coach, en tout cas, pose des questions. Je sais ce que c'est. Et des fois, ça peut être énervant en tant que coaché. Mais en tout cas, c'est... Oui, non, mais je vois très bien quand tu dis, je pose des questions parce qu'on a les réponses en soi. Je sais, je sais ce que c'est. parce que j'ai été de l'autre côté de la position de coachée. Donc, je vois très, très bien. Et justement, tu me disais au début que tu coachais des dirigeants, des managers, des associés. On ne citera pas de nom et ce n'est pas le sujet, mais tu accompagnes aujourd'hui des dirigeants qui peuvent avoir une forte visibilité ou qui ont des entreprises florissantes. Je suis curieuse de savoir qu'est-ce qu'ils viennent chercher chez toi ? C'est quoi le besoin qui est énoncé au début ? Parce qu'on peut se dire qu'ils n'ont pas besoin, quand on voit un peu en façade. Mais moi, j'aimerais bien savoir qu'est-ce qu'ils viennent chercher ?
- Speaker #1
Très souvent, les personnes viennent pour les mêmes raisons. C'est-à-dire que que souvent, on croit qu'il faut choisir entre équilibre et ambition, entre bien-être et performance, entre, tu vois, vraiment cet alignement et derrière, vraiment, tous ces résultats. Et très souvent, on ne sait pas trop comment s'y prendre pour à la fois nourrir ces résultats, cette performance, cette ambition, et en même temps, trouver sa propre façon d'entreprendre, de manager en y trouvant son épanouissement, son équilibre, son alignement. Et donc... très souvent, c'est ça le point de départ, c'est de réussir à allier les deux pour bâtir une réussite puissante et alignée. Donc, vraiment, de rayonner à sa façon, d'entreprendre ou de manager à sa façon parce que on croit qu'il faut se tordre, qu'il faut se conformer à certaines normes ou à certains critères que la société nous inculque ou dans notre éducation ou quoi que ce soit. Et en fait, en réalité, c'est quand on exprime vraiment notre C'est quand on affirme notre singularité en étant donc entièrement nous-mêmes et en exprimant ce qui fait de nous des êtres uniques, qu'on va vraiment rayonner derrière. Et donc, les gens viennent faire appel à moi pour ça, pour trouver leur propre façon d'entreprendre, de manager et donc de rayonner derrière, puisque ça aura forcément des impacts, notamment sur eux, mais aussi sur leurs équipes et sur leur entreprise.
- Speaker #0
Oui, et puis je pense que tu vois, quand un dirigeant rayonne, ça se sent déjà en interne autour de lui et puis ça a un effet positif sur les équipes qui sont du coup plus performantes entre guillemets et aussi en externe dans la communication etc ça se voit mais est-ce que quand ils viennent te voir tu vois ils t'énoncent vraiment cette problématique parce que tu vois je suis dirigeante j'ai une équipe etc ce que tu me dis ça me parle très très bien Mais tu vois, moi, quand j'ai été chercher une coach, justement, sur ce sujet de l'alignement, de l'équilibre entre l'ambition et plutôt la vie perso, etc., je n'ai pas énoncé ça directement. Non, mais je sais. Et du coup, qu'est-ce qui revient ? Est-ce qu'il y a des choses qui reviennent ? Tu vois, un dirigeant, au fond, tu sais que le problème, le vrai problème, c'est ça. Mais qu'est-ce qu'ils te disent réellement ?
- Speaker #1
Ce qu'ils me disent, c'est que souvent... En tout cas, pour les personnes qui ont cette forte visibilité dont tu parles et des entreprises florissantes, parce qu'il y a différents stades dans l'entreprenariat, en tout cas, si je prends le cas que tu m'as énoncé, c'est que très souvent, des entreprises vont très bien fonctionner, elles vont faire beaucoup de chiffres d'affaires, il y a beaucoup d'enjeux de responsabilité, où il y a des équipes à gérer, ou beaucoup de projets à la fois, etc. Et ça peut être des personnes qui vont très facilement se sentir submergées ou qui vont se sentir... qu'elles ne sont pas à leur plein potentiel, qu'elles ont une façon de se prendre, de gérer et d'entreprendre, qui peuvent les submerger et donc peuvent leur faire perdre en performance, en productivité, en efficacité. Donc très souvent, ces personnes-là, elles sont conscientes qu'elles se disent « Je travaille trop, je n'ai pas envie de faire un burn-out, je manque de clarté sur tel sujet, j'ai envie de booster mon développement au sein de cette entreprise, ce qui boostera le développement de l'entreprise in fine. » Et très souvent, il y a un besoin de clarté, de trouver ses propres modèles de réussite, de gagner en productivité, en efficacité, en structure, mais à sa façon, pas d'une façon qu'on dicte. Et donc, derrière, de retrouver aussi de la sérénité et surtout du plaisir dans ce qu'on fait. Parce que ça aussi, c'est quelque chose qui peut se perdre quand on a vraiment la tête sous l'eau et qu'on a beaucoup de choses à gérer. C'est qu'on se laisse happer par ses responsabilités et parfois tous les projets et par la pression des résultats, la pression financière, la pression des objectifs et où, en fait, on devient entrepreneur pour devenir libre, mais très souvent, très facilement, on devient un peu esclave de son propre business ou de son propre rôle qu'on essaie de jouer, en tout cas.
- Speaker #0
Je vois très bien et tu vois quand tu es solo, finalement, tu es solo et finalement, ce que tu fais, il n'y a que toi derrière qui allait retomber, on va dire, que ce soit financière ou en termes de responsabilité, etc. Dès lors que tu commences à avoir une équipe, que tu commences à grossir, entre guillemets, un peu plus, en fait, il y a toi, mais il y a aussi tout le monde derrière. Et donc déjà, tu as cette pression-là en plus. Et... Est-ce que, je te pose une question intéressée, mais est-ce que quand... Ah, j'en profite !
- Speaker #1
Podcast de conversion de coaching !
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
on est sérieux. Non, je rigole.
- Speaker #0
On est sérieux, mais ce que je voulais te demander, c'est est-ce que tu vois dans cette... Je ne vais pas dire dans cette course, mais dans cet objectif de performance, de faire grandir son entreprise, d'aller viser de la croissance... Est-ce qu'il n'y a pas un moment où tu remarques en tout cas que les personnes que tu accompagnes, il y a une perte de sens dans ce qu'elles font ? Tu vois, où c'est en mode, en fait, on n'est plus tant dans l'opérationnel, mais plus dans le management de tous les pôles, de tous les machins, de tous les trucs. Et du coup, est-ce que tu ressens ça en tout cas, toi,
- Speaker #1
chez tes coachés ? Oui, et non. Ça dépend des personnes. Une chose est sûre, c'est qu'une croissance, c'est quelque chose qu'on ne dit pas souvent, mais c'est souvent une période très compliquée dans une entreprise, aussi belle soit-elle, aussi florissante soit-elle, et même si on la cherche depuis longtemps et que c'est quelque chose qu'on veut arriver à ce stade-là, ça reste quand même une période très difficile à gérer. Et en fait, tout dépend de ce qui motive cette croissance. Est-ce que cette croissance, elle est motivée par des objectifs et des intentions qui sont saines pour le dirigeant ? Ou est-ce qu'au contraire, c'est quelque chose de plus une Merci. course à on ne sait pas quoi, une course à une réussite qui ne nous correspond pas ou à des, encore une fois, des enrichissants qu'on a pu avoir. Très souvent, en fait, ce qui va faire que la croissance aussi flippante soit-elle sera quand même bien vécue et pleine d'adrénaline et de plaisir et de joie, c'est quand elle sera alignée avec ce qui vibre profondément en toi. Si c'est vraiment quelque chose qui te prend dans tes tris, qui te fait... c'est vibrer ton cœur, là, c'est flippant, mais c'est bien vécu. Mais si c'est des personnes qui le font parce qu'elles croient que la réussite, c'est ça et qu'en fait, ce n'est pas la leur et qu'elles ne se l'ont pas approprié finalement, là, très souvent, il y a une perte de sens où même les gens vont faire machine à guerre et vont remettre leur vie en question à se dire « mais qu'est-ce que je fous ? » « Où est-ce que je vais ? » Est-ce que c'est vraiment ça ? Et elles vont triper, mais du coup, pas en mode adrénaline, vraiment dans le mauvais stress. et à tout remettre en question, à se perdre là-dedans. C'est un peu comme, tu vois, tu as un événement très, très, très important. Je te donne un exemple, pour le coup, perso, qui ne me concerne absolument pas, je précise. Mais tu vois, il y a plein de personnes qui, par exemple, elles sont en couple et d'un coup, il y a leur chérie, ils vont leur demander en mariage. Tout se passait bien et d'un coup, ils vont me demander en mariage. Je me dis, attends, mais est-ce que c'est le bon ? Est-ce que je suis le bon choix ? Ça me fait flipper. et bien on croissance on le sent quand il y a un enjeu comme ça qui arrive, il y a quelque chose de puissant qui se passe, et en fait, soit ça va entraîner de l'excitation, soit au contraire ça peut vraiment plomber, parce que t'es un peu face au mur, et là tu dis ok, qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
- Speaker #0
Je vois, et je pense qu'il y a aussi quand tu vois, quand il y a cette perte de sens, ce désalignement, il y a peut-être aussi, en tout cas c'est ce que j'ai en off dans les discussions, c'est aussi quand ... La personne, elle a calqué en tout cas un modèle de réussite, peut-être sur un chiffre d'affaires à atteindre, sur un nombre de salariés à avoir, que sais-je. Et comme ce n'est pas son propre modèle de réussite, forcément, à un moment donné, ça va se diviser, et il y aura cette perte de sens. Et justement, comment tu arrives à identifier ça ? que le modèle de réussite ou en tout cas le modèle de croissance n'est pas OK ?
- Speaker #1
Très souvent, ça se capte assez vite. En fait, les gens vont venir pour des objectifs spécifiques, des besoins qui se transforment en tout cas en objectifs. Et très souvent, ils viennent pour des objectifs trop sûrement professionnels. Mais en fait, il ne faut pas oublier qu'on est des êtres humains plutôt que des sphères humains. Donc forcément qu'il y a un travail sur soi, vraiment dans sa personnalité profonde, dans ses valeurs, dans son propre... fonctionnement, etc., qui va faire qu'avant que ça s'aligne d'un point de vue extérieur, c'est avant tout un alignement intérieur. Donc, en fait, en coaching, soit j'accompagne des personnes qui sont en train de vivre cette croissance et on va rectifier le tir pour redevenir alignée et la vivre à sa façon ou prendre un tout autre chemin. Soit il y a des personnes que j'ai déjà accompagnées en amont et où, justement, on est en train de vivre cette croissance ensemble depuis un moment et le coaching a boosté tout ça. Et là, ça n'a rien à voir. Là, on est vraiment déjà à la next step à chaque fois. Tu vois, c'est toujours... Ouais, vraiment l'étape suivante, quoi.
- Speaker #0
Donc en fait, il n'y a pas deux coachings pareils, ou en tout cas, il n'y a pas deux... Et j'ai envie de dire, c'est normal parce que tu accompagnes des humains, jusqu'à preuve du contraire, et que du coup, on a tous nos singularités, nos particularités, nos envies, notre vie perso, nos ambitions, etc. Et je pense que c'est ce qui est riche dans ton métier. Dans tout ça, justement, quand tu accompagnes, par exemple, des managers plutôt, ou même des CEOs, qui ont des équipes à manager. Est-ce que tu as remarqué en tout cas qu'il y avait des sujets autour de « Ok, avant j'étais plus ou moins seule dans mon activité et maintenant j'ai une équipe à manager où en fait ma posture, elle est complètement différente. » Est-ce que tu as remarqué qu'à un moment donné, il y en a peut-être qui ne trouvent plus leur place dans ce modèle-là ?
- Speaker #1
Il y en a qui ne sont pas faits pour être manager. Qui dit être dirigeant ne dit pas forcément une évolution en tant que manager. En tant que dirigeant, on a vraiment un rôle très stratégique, de visionnaire, de déployer des actions qui vont vraiment faire croître l'entreprise et les équipes. Mais on n'a pas l'obligation d'être en posture directe avec ces équipes. C'est tout l'intérêt de déléguer et de grossir pour justement s'alléger de tout ça. Il y en a qui vont vraiment s'épanouir là-dedans parce qu'ils ont une dimension humaine et relationnelle exceptionnelle et qui va faire que c'est génial que ce soit eux qui puissent être directement au contact de leurs équipes parce que c'est hyper inspirant. On va tirer cette inspiration et cet audace de la source du dirigeant. Mais parfois, justement, là où c'est challengeant, c'est qu'avant d'arriver à ce stade où on peut déléguer ce rôle de manager, il y a vraiment cette gestion qui change. pour le dirigeant où à la fois, on doit se gérer nous-mêmes, on doit gérer l'entreprise, on doit gérer d'autres humains. En plus de ça, de façon très différente et souvent, ce que j'ai remarqué dans les coachings de managers, que ce soit dans la posture de CEO ou de manager pur, c'est souvent, mais comment est-ce que je manage ? Est-ce que je manage tout le monde de façon homogène ou est-ce que je fais au cas par cas ? Et si je fais au cas par cas, ça risque d'attiser certaines colères, des frustrations, des injustices. et en fait c'est toujours la question est-ce que je déploie le même modèle pour tout le monde ou est-ce que vraiment je le différencie pour chaque personne et vraiment le management c'est un métier à part entière et tout le monde n'est pas fait pour ça parce que déjà il faut le vouloir et deux ça demande quand même beaucoup de patience des compétences humaines extrêmement solides à ce sujet beaucoup. beaucoup d'empathie, de compréhension tout en étant focus sur les résultats. Enfin bref, il y a vraiment un rôle de tampon en tant que manager et où ça entraîne une toute nouvelle posture et une toute nouvelle gestion. Donc attention avec ça. Qui dit grossir en tant que dirigeant ne dit pas forcément prendre sa casquette de manager Advitam et Ferdinand.
- Speaker #0
Tu vois, en tant que dirigeante avec une équipe, je crois que c'est vraiment cette casquette. de gérer finalement une équipe. Et puis en fait, tu gères aussi les singularités de chacun, chacune. Et moi, en tant que dirigeante, en tout cas, c'est ce qui me met le plus de pression et sur lequel je m'auto-mets le plus de pression parce que l'envie de bien faire. Et puis, je sais à quel point un mauvais management, ça peut être destructeur dans la vie d'une personne. Et je ne supporterais pas d'être cette personne destructrice. Et du coup, c'est vrai que cette posture de manager, je trouve que ça te met un poids sur les épaules. En tout cas, moi, personnellement, ça me met un poids sur les épaules. Je sais que les filles de mon équipe m'écouteront, mais ne vous inquiétez pas les filles. Mais c'est vrai. Et puis, en fait, ça s'apprend. C'est ce que tu dis. En fait, tu n'apprends pas ça dans les livres. Enfin, je suis désolée. Exactement. Moi, j'ai eu beau lire Dream Team ou tous les trucs de management, de machin, de trucs, je suis désolée. Sur le terrain, ça ne sert pas à grand-chose.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Mais bon, j'ai la chance d'avoir une équipe quand même très fantastique. Mais en tout cas, je vois très bien ce que tu veux dire sur cette notion de posture, de ça ne s'apprend pas, de tout ça.
- Speaker #1
Oui, surtout que l'humain, il n'y a rien de plus complexe et subtil que l'humain. Et à partir du moment où on a tous une facette qu'on va montrer, des facettes qui sont plus personnelles, surtout dans un cadre professionnel où c'est beaucoup plus difficile pour beaucoup de personnes de se montrer telles que l'on est. à 100%, il peut y avoir beaucoup de quiproquos, de non-dignes, de personnes qui vont ramener des choses à elles, qui vont se faire des films, qui vont interpréter plein de choses. Et en fait, la communication, c'est une vraie skill, c'est vraiment une compétence qui s'acquiert au fil du temps et qui se réajuste constamment. C'est pas parce que tu vas réussir à bien communiquer avec quelqu'un que tu vas être un bon communicant de manière générale. C'est tellement au cas par cas, on est tous différents. et au plus moi je pense surtout qu'au plus on sera au clair avec ses intentions avec son équipe et au plus on sera clair dans sa communication ses besoins et ses attentes et plus ça sera fluide mais pour ça avant d'être clair avec les autres ça demande d'être au clair avec soi-même comme tout il y a toujours un tâche sur soi avant de pouvoir le déployer sur d'autres et c'est aussi là que c'est challenge oui c'est challengeant et c'est pas toujours hyper agréable
- Speaker #0
Mais justement, ça me fait rebondir du coup très bien sur la suite que je voulais donner. C'est comment tu définirais cet alignement ? Comment tu vois qu'un dirigeant, il se sent et il est aligné et que du coup, il rayonne ? C'est quoi les signes ?
- Speaker #1
Le signe, c'est qu'il a l'envie de se lever le matin. Il a gagné en énergie, en motivation, en clarté. Il sait exactement comment se prendre à sa façon. Il peut se remettre en question de temps en temps, mais il va... toujours suivre son fil rouge à ce moment-là. Comme tout le monde, on n'est pas motivé, surmotivé tous les jours, mais on reste quand même sur ce chemin-là. On sait ce qui marche pour nous, donc on va réussir à s'écouter, à le déployer à notre façon. On ne va pas culpabiliser, à ralentir de temps en temps, à prendre des moments pour soi, comme on va kiffer avoir des moments de rush et des moments beaucoup plus intenses. Souvent, un dirigeant qui rayonne, c'est parce qu'il est aligné. C'est un dirigeant qui s'écoute et qui du coup reprend du plaisir dans ce qu'il entreprend. Parce qu'il va voir ça comme un jeu et comme un challenge et non comme une contrainte et comme de l'esclavage.
- Speaker #0
Je bois tes paroles, Ludivine, je bois tes paroles. On a fait la partie facile où on parlait de toi en tant que coach. Mais maintenant, j'ai envie qu'on parle de toi. Et justement, en tant que coach, qu'est-ce que ça vient réveiller parfois chez toi ? d'accompagner des personnes qui sont plus avancées, plus exposées, entre guillemets, plus successfulls. Est-ce qu'il t'arrive un petit peu de douter de toi, ta propre légitimité ?
- Speaker #1
Ouais, parfois ça m'arrive. Franchement, quand j'accompagne, en fait, trois quarts des personnes que j'accompagne sont toutes meilleures que moi. C'est des meilleurs dirigeants, des meilleurs managers, des meilleurs performeurs, des personnes plus organisées, plus structurées. C'est un truc de fou. et je vois l'avant après, il est impressionnant. Et en fait, je me dis juste, mais c'est fou quand même cette transformation. Et moi, parfois, il y a plein de sujets sur lesquels je suis encore en roue libre. Enfin, je ne sais pas, ça arrive. En tout cas, parfois, je peux me sentir très vulnérable dans ma façon d'entreprendre. Et pourtant, j'accompagne avec beaucoup de puissance et de force. Et dans mon propre entrepreneuriat, je peux me sentir, on va me dire, mais... qu'est-ce qu'ils font que ces personnes vont me choisir alors que finalement, elles sont meilleures que moi ? Et en fait, très souvent, là où je vais me rassurer, ça va être de me dire, oui, non, mais en fait, elles viennent pour tes services, pas pour tes coulisses non plus, tu vois. Et en fait, c'est plus, je pense, qu'elles sont plus attirées par ma solarité, mon énergie, ce que je vais leur rapporter et par ce que je vais réussir à, justement, provoquer comme transformation en elles. Et en fait, c'est ça qu'on oublie très souvent, c'est que les gens vont faire appel à... que tu vas leur rapporter en termes d'énergie, d'expertise. Mais finalement, c'est tout à toi. Ça te regarde et chacun gère à sa façon. Et en plus de ça, on est toujours l'exemple et le contre-exemple de quelqu'un. Donc, en fait, il y aura forcément des personnes pour qui tu auras énormément réussi, pour qui ton lifestyle sera excellentissime, ça sera le rêve. Et pour d'autres, ils vont dire, non mais comment elle gère ça, celle-là, mais c'est n'importe quoi. Et finalement, c'est... tellement sublétif et c'est que de la communication interne.
- Speaker #0
Oui, mais c'est dur. Ce n'est pas inné. Et justement, c'est une parfaite transition. Est-ce que quand on est coach, on peut s'auto-coacher ?
- Speaker #1
Oui, on peut s'auto-coacher, mais c'est limite. Moi, je m'auto-coache très souvent. Mais quand il y a des sujets trop personnels ou trop émotionnels, Je vais faire appel à quelqu'un. Pour moi, le coaching, c'est indispensable. Je pense que tout dirigeant devrait se faire coacher. C'est tellement les montagnes russes. constamment. Combien de fois on se remet en question, combien de fois on doute, combien de fois on vit des difficultés, c'est quand même une aventure où même si on est entouré par des équipes ou on a plein de projets, on voit plein de monde, c'est quand même une aventure très solitaire, quand même, dans le fond, parce que ça a été un choix très personnel. Je trouve que c'est une aventure de développement personnel très intense, où parfois on se dit, mais on va carrément changer de vie, je ne sais pas combien de fois dans la même année, et finalement on continue. ce qui va faire qu'on réussisse dans l'entreprenariat, ça va être cette endurance finalement et cette résilience surtout par rapport à tout ça, cette capacité à se remettre en question et à trouver d'autres chemins qui vont être plus appropriés pour nous, plus alignés, remplis de sens, etc. Et ça passe par des phases extrêmement compliquées. Donc l'auto-coaching, oui. Surtout quand on est coach, forcément, ça aide. Moi, je le fais beaucoup par écrit. J'ai un petit carnet où clairement, je vais me poser des questions en tant que coach. Ensuite, je vais me la questionner. Je me remets en posture client, c'est un coaché. Du coup, je me réponds sur mon petit carnet. Je me repose la question, etc. Déjà, ça prend beaucoup plus de temps. C'est très énergibore de se le faire soi-même. Ça marche, mais c'est quand même carrément mieux de se faire accompagner. Vraiment, de se faire accompagner, ça change une vie. Et moi, je n'en serais jamais là aujourd'hui si je ne m'étais pas fait autant accompagner. Moi, je me suis fait accompagner en coaching pendant trois ans. non-stop en coaching individuel et au minimum une fois par mois. Donc, c'est quand même très intense. C'est aussi un gros budget, c'est un gros investissement. Mais en fait, c'est un investissement sur soi et donc sur plein d'autres choses autour de soi. Et clairement, le coaching, ça a changé ma vie. C'est aussi pour ça que je suis devenue coach.
- Speaker #0
Oui, mais là, tu prêches clairement une convaincue parce que moi, je me suis lancée il y a bientôt quatre ans et je me suis fait coacher. avant même de créer ma micro-entreprise. Tu vois ? Et donc, je fais un coaching pour apprendre à être entrepreneur parce que, bon, c'est bien beau d'avoir son métier, mais être entrepreneur, c'est un métier à part entière, en plus de ton expertise. Et en fait, je n'ai jamais arrêté. Je n'ai jamais arrêté et je pense que, tu vois, si j'ai évolué aussi vite entre guillemets, c'est parce que je me suis fait coacher en permanence.
- Speaker #1
Évidemment. En fait, on croit trop que c'est un besoin secondaire à se dire Ouais, c'est un luxe de se faire accompagner, mais pas du tout. Mais pas du tout. Sincèrement, je ne comprends même pas pourquoi ça ne peut pas être pris en charge par les opcos. Tu vois, comme la formation ou quoi que ce soit, le coaching devrait pouvoir être pris en charge vraiment par les entreprises et par l'État. J'espère que ça va monter parce que pour moi, c'est un indispensable. Et c'est tellement puissant de trouver sa propre façon d'entreprendre, de manager, de rayonner. c'est tu non seulement tu gagnes des années de maturité dans ton entreprise et en tant que manager, mais en plus de ça, c'est tellement puissant pour soi, la confiance en soi que tu gagnes, la clarté, la structure, enfin bref, beaucoup de choses, beaucoup, beaucoup de choses.
- Speaker #0
Ouais, complètement, et puis même, moi en tout cas, le coaching, ça m'a, et après c'est peut-être très personnel, je sais pas, mais ça m'a vraiment permis de me connaître moi et de savoir ce que moi, Lola, je voulais dans mon entrepreneuriat. et pas le modèle de Pierre-Paul-Jacques que tu vois sur des stories Instagram. Moi, ça m'a permis ça. Mais je trouve que ça permet aussi une prise de recul beaucoup plus efficace et beaucoup plus objective de ton business. Et en fait, toi... Clairement, moi, j'ai dit dernièrement à ma coach, je suis tellement dedans que je ne sais pas ce qui va, je ne sais pas ce qui ne va pas. et en fait elle m'a en deux secondes tu vois elle m'a posé les bonnes questions où je lui ai dit voilà j'aime pas trop tes questions tu m'embêtes un peu mais n'empêche que ça m'a permis tu vois en l'espace d'une semaine de venir poser les choses à l'écrit de machin de truc alors que ça aurait pu me prendre des plombes et des plombes quoi
- Speaker #1
C'est ça. Et parce qu'en fait, très souvent, on peut avoir du mal aussi à se confronter à des choses qui dérangent. Là, ce que tu dis, c'est qu'elle t'a posé des questions qui t'ont dérangé. Et ces questions-là, ça montre que c'est une bonne coach en tout cas, parce que le coaching, ce n'est pas forcément que du positif. Ce n'est pas les bisounours. Parfois, c'est confrontant, c'est challengeant. Comme dirait Amandine Barthes, que j'ai coachée pendant très longtemps, elle s'est pris plein de gifles dans sa tronche. Ah oui,
- Speaker #0
non mais...
- Speaker #1
Oui, parfois, ça compte. On le fonde vraiment et ça chamboule. Et tant mieux.
- Speaker #0
Oui, non, mais c'est ça. De toute façon, moi, je suis quelqu'un de très, très, très têtu, très tenace. Quand j'ai une idée en tête, je ne l'ai pas ailleurs. Donc, je vais toujours chercher des coachs où je sais d'avance qu'ils me tiendront tête et qu'ils ne me diront pas ce que j'ai envie d'entendre parce que je peux être aussi très convaincante quand je veux. Et il y a ça. Et je te rejoins, ce n'est pas... Alors, ce n'est pas de la souffrance, on est bien d'accord, mais ce n'est pas agréable, H24, de se faire coacher parce que ça vient te titiller dans des parties de toi que tu n'as pas forcément envie qu'on te titille. Ça peut aussi, très souvent, ça vient se lier au perso. Et du coup, ça te pousse un peu dans tes retranchements et puis dans les zones aussi que tu n'as pas forcément envie d'aller titiller et qui pourtant... sont des zones qui ont besoin d'être titillées pour que ton problème visible, entre guillemets, se résolve. Ce n'est que bénéfique.
- Speaker #1
Complètement. Et on est un être à part entière. Forcément que le perso va influer sur le pro. Les personnes qui disent vraiment que le pro et le perso, c'est complètement distingué et qu'on sait par ça, c'est bullshit en réalité. Tout se mélange. C'est faux. et au contraire, c'est parce qu'on va accepter que tout ça fait partie de nous qu'on va pouvoir vraiment être aligné et entreprendre les bonnes actions pour soi. Et quand je dis entreprendre, c'est pas forcément en tant qu'entrepreneur, c'est vraiment dans le déploiement des actions. Bien sûr, tout est pris en compte et tout est à considérer.
- Speaker #0
Oui, et puis tout est lié, que ce soit le pro, le perso, toutes les casquettes. On n'est pas... On ne sait pas, à 18h, on change de casquette et puis l'autre, on n'est pas... J'ai lu des posts LinkedIn où elle disait, moi, à 17h, je shift et c'est terminé. Mais moi, je me dis, je ne peux pas. Mon cerveau, il reste encore branché. Justement, c'est une question que je voulais te poser puisque tu nous l'as dit au début, tu as plein de casquettes, celle de coach. Il y a la communauté à mon entrepreneur, tes conférencières et podcasteuses aussi. Et justement, comment t'arrives, toi, à trouver ton équilibre ? Alors, il n'y a pas une seule définition de l'équilibre. Chacun trouve la sienne. Mais toi, est-ce que tu as des conseils, peut-être que tu donnes même à des dirigeants que tu accompagnes, justement pour avoir une balance relativement équilibrée entre pro-perso ?
- Speaker #1
Oui. Alors déjà, il y a une question de rythme naturel. Comme tu le sais, moi, je suis une couche tard-lève-tard.
- Speaker #0
Oui, on a eu effectivement une conversation à ce sujet dernièrement. Oui, moi, je suis tout l'inverse. Mais moi, je t'envoie des messages quand tu fais encore dodo le matin.
- Speaker #1
Ou alors, je me réveille à peine, j'ai encore les fesses collées. Non, je n'ai rien. Tu vois, moi, je vais me coucher à minuit et demi, une heure. Je vais me lever vers huit heures et demi, neuf heures. Et ça, déjà, de respecter mon rythme naturel, c'est quelque chose qui va me mettre en énergie. Il y a une question de le matin. j'aime le prendre vraiment à la... Comme je mets du temps à émerger, au moins, tu vois, moi, je commence à bosser en général, mais 10 heures. Et il y a plusieurs choses. Il y a une question de métrique, c'est aussi une question d'organisation. C'est-à-dire que pour moi, en fait, je ne dépasse jamais 8 coachings individuels par semaine. Donc, quand je parle de coaching individuel, c'est du coaching de dirigeant, de manager, d'entrepreneur, mais aussi du coaching d'associé, où là, ça peut être à 2 ou à 3. Et ça déjà, je ne fais que 8 coachings vraiment sur mesure par semaine. Et en général, je les mets sur les mêmes créneaux. Je les fais entre 10h et midi et entre 14h30 et 16h30 parce que c'est les moments où je sens que je suis la meilleure pour les coachings. Donc ce qui fait que sur ces créneaux-là, c'est des créneaux qui vont me motiver, me mettre en énergie. J'adore démarrer ou reprendre ma journée avec ça. C'est quelque chose qui me monte direct en énergie. Donc, cette organisation, je la respecte. Pareil, s'il y a des rendez-vous découverts, du coup, je les mets plutôt en fin de journée. Une fois que j'ai réalisé mes tâches à haute valeur ajoutée, hop, les rendez-vous découverts, je les mets plutôt vers 16h30, 17h. S'il y a des conférences, des conférences, pareil, je n'en fais que deux maximum dans le mois. Donc, deux déplacements dans le mois. Et après, pour les podcasts, j'en réalise un par mois. Pareil, parce que... le temps de tournage. En plus, il y a des podcasts vraiment, je vais les faire en présentiel. Donc, il y a vraiment un studio à louer. Il y a toute une partie d'accueil le jour J. J'adore faire ça, mais c'est vrai que je ne pourrais pas enchaîner tout ça parce que ça me prendrait sinon énormément d'énergie. Et en fait, toute la clé, elle est de qu'est-ce que tu vas organiser qui va te permettre de te mettre en énergie ? Moi, je sais que si je ne démarre pas ma journée avec une interaction sociale, je vais m'ébousiller 80% de ma productivité pour le reste de la journée. Il faut que je démarre avec une interaction sociale, que ce soit en coaching, que ce soit avec mon associé Thor sur Ames d'entrepreneurs, que ce soit par un échange perso. Mais tu vois, le chemin entrepreneurial, très, très solitaire, surtout quand tu travailles souvent de chez toi, que t'es digital nomade ou quoi. Donc, tu peux très vite t'enfermer et t'isoler. Et ça, c'est le plus gros piège dans lequel je suis tombée d'ailleurs l'année dernière. Et c'est la raison pour laquelle on a cofondé Ames d'entrepreneurs avec Victor. Ça a été pour justement pallier à ça parce qu'il y avait un gros piège autour de ça. Il y a une grosse... C'est un énorme poids, la solitude entrepreneuriale. Donc, on a décidé de mettre tout ça en place. Et ouais, je sais que, en fait, c'est vraiment de s'écouter, de connaître comment on fonctionne, quel est son rythme, et donc d'agencer son agenda par rapport à ça. Tu vois, jamais je vais me mettre des... Je ne sais pas, moi, par exemple, de la création de contenu un vendredi après-midi. En général, le vendredi, c'est plutôt une journée cool. Je me laisse porter, j'écoute mon flow. j'y vais à mon rythme, je m'impose rien du tout, j'évite de mettre des coachings à ce moment-là. Mais si j'en mets, c'est que j'ai une journée assez douce à côté et donc j'ai l'énergie pour. Mais c'est vraiment ça. En plus, moi, on me reconnaît beaucoup pour mon énergie. Donc, elle est encore plus, tu vois, à chouchouter, à préserver parce qu'on fait vraiment appel à moi en énorme partie pour ça. Donc, s'ils ne la préservent pas... Je ne préserve pas mon expertise, ni mon business, ni mes clients, en fait.
- Speaker #0
Oui, dans ce que j'entends, en tout cas, c'est vraiment, finalement, se connaître soi et organiser les différents pôles de sa vie, pro, perso, en fonction, justement, de cette connaissance de soi. Moi, ce qui m'avait beaucoup aidée, justement, à... Tu disais, voilà, moi, ce n'est pas avant 10h et le soir, je suis une couche tard. Moi, j'avais fait, tu sais, les chronotypes et j'avais fait aussi tout ce qui est human design. Je ne sais pas si tu connais. Oui,
- Speaker #1
je connais.
- Speaker #0
Donc, vous pouvez, si jamais celles et ceux qui nous écoutent veulent aller justement creuser le sujet, il y a des tests gratuits en ligne et ça vous permet un petit peu. Alors, ce n'est pas une science exacte. Il ne faut pas se fier uniquement à ça, mais ça peut déjà donner des pistes. Alors moi, je ne sais même plus quelle image je suis, mais... Moi, je suis complètement l'inverse. Le matin, il n'y a pas de souci. Par contre, à partir de midi, midi et demi, c'est tout l'inverse de toi. Je fais les appels le matin. L'après-midi, je suis mon flow. Après, il y a, en règle générale, et puis il y a les cas particuliers. Mais je pense que c'est ça. C'est écouter hyper important.
- Speaker #1
Et puis, il y a tellement d'autres choses. C'est vrai que j'ai fait un focus sur le pro, l'organisation pro. Mais il y a forcément le perso, tu vois. En général, moi, le matin, je ne prends pas de petit déjeuner. Je jeûne tous les matins. Juste, je bois un chai latté ou un café. Et parce que c'est... Moi, manger, ça me fatigue. Surtout que j'ai plein d'intolérances alimentaires. Donc, ça me saoule. Et donc, du coup, depuis toute petite, je jeûne le matin. Le midi, je mange très équilibré. J'évite de manger lourd pour justement rester en forme l'après-midi. Il y a même des midis où parfois je ne mange pas parce que je suis tellement dans mon flow, je suis tellement dans... Enfin, j'aime tout ce que je fais, je sais pas, je me sens en forme. Et par contre, c'est plus tard que je vais avoir une petite force, tu vois. Mais ouais, le midi, c'est pas forcément un moment de pause, pour le coup, tu vois, pour moi. Par contre, ça va vraiment être le soir. Et en général, moi, je vais faire du sport tous les lundis, mercredis, jeudis, de sûr. Parfois, j'en fais un peu plus aussi les mardis et le week-end. Mais au moins trois fois par semaine, et ces trois jours-là, lundi, mercredi, jeudi, je vais à mon cours de pole dance. Et ça, du coup, ça me fait bien bosser tout le corps. Et c'est doux. Enfin bref, c'est une discipline que j'aime énormément. Ça me fait beaucoup de bien. Avant, je faisais du crossfit. Là, je suis passée à la pole cette année. Et ça, ça contribue tellement à mon bien-être et à mon équilibre. Et tu vois, tu parlais de couper. Je sais que justement... C'est pour ça que je m'impose, c'est tellement un plaisir, tellement une joie, et je l'attends à chaque fois avec impatience, ces moments de lâcher prise avec le sport ou la danse. Moi, c'est là où je mets mon cerveau. Je le mets au fond d'un tiroir. Ça n'existe plus. Je suis juste avec mon corps. Et du coup, ce qui fait que le soir, tu as une super bonne fatigue, tu es en forme. C'est cool, quoi. Donc, ouais, c'est trop important. C'est pour ça que le perso et tous les à côté sont... Enfin, c'est primordial. Et tu vois, la dimension du sport, je l'ai vraiment toujours associée dans mon rythme d'entrepreneuse, finalement. Parce que ça fait partie du bien-être, de ta perf.
- Speaker #0
de ta clarté d'esprit bref tellement tellement de bonnes choses oui et puis on en revient à ce qu'on disait c'est que tout est lié donc si t'es bien personnellement bah tu seras t'auras potentiellement plus de chance d'être bien professionnellement parlant de rayonner davantage pour reprendre tes mots on arrive à la fin de cet épisode j'ai pas vu du tout le temps passer euh Je voulais te demander, parce que du coup, je pense que tu sauras répondre, mais pour les dirigeants, dirigeants, des CEOs qui sont en perte de sens ou qui sont un peu en désalignement, mais qui n'osent pas encore se l'avouer, qu'est-ce que tu leur dirais ?
- Speaker #1
C'est génial, foncez ! Je suis en train de faire un truc auquel on ne s'attend pas du tout, mais oui, mais en fait, c'est très souvent, c'est dans des moments où on a cette perte de sens. qu'on est très derrière à une très grande transformation. Et en fait, je trouve que cette perte de sens, même si sur l'instant, elle est extrêmement inconfortable, qu'on a envie de s'en sortir, qu'on a l'impression d'être complètement perdu, de remettre en question même toute son identité, son existence, sa vie. Là, au contraire, c'est un moment d'introspection. C'est un moment pour se poser les bonnes questions. Et ce chemin, il n'a pas forcément à être solitaire. C'est justement le moment. On a le droit de se faire aider. On a le droit de se faire accompagner. Et justement, c'est un moment. idéal pour ça. Parce que c'est un moment où on est dans l'ouverture de soi et on est prêt à s'accueillir pleinement pour revoir des choses en soi et devenir plus aligné. Donc, le vrai conseil que j'aurais à donner par rapport à ça, c'est ne rester pas seul dans ces moments-là parce que c'est au contraire un moment d'ouverture à soi et si on peut se faire aider, c'est là où on va pouvoir vraiment aller très loin.
- Speaker #0
Je plussoie, je bois tes paroles. Merci beaucoup les divines. Avant qu'on ne se quitte, où est-ce qu'on peut te retrouver, te lire, t'écouter, travailler avec toi ? Dis-nous tout et je glisserai tous les liens dans la description de l'épisode et aussi de Hame Entrepreneur. On en a parlé en milieu, début d'épisode. Je mettrai aussi le lien en description. Mais où est-ce qu'on peut te retrouver ?
- Speaker #1
Très bien endroit. Dis-nous tout. Premier lieu sur LinkedIn, Ludivine Gilles. où là, je partage trois posts par semaine. Là, je partage vraiment mes coulisses d'entrepreneuses. Je parle de mes offres. Mais toujours avec un max d'authenticité, de soleil. Vraiment, le but, c'est, comme je le fais depuis plusieurs années, LinkedIn, c'est le réseau que j'utilise depuis le plus longtemps. On peut me retrouver sur YouTube dans la chaîne Réunion. Là, il y a tous mes podcasts où j'ai interviewé pour l'instant plusieurs invités que j'ai accompagnés en coaching individuel. mais aussi des personnes qui sont très médiatisées et on va voir aussi leurs poules lisses, etc. J'ai une newsletter qui s'appelle Rayonnons aussi. Pour faire original. Voilà, j'ai mon média, Rayonnons, newsletter, podcast, voilà. Après, on peut me retrouver à des événements pour des conférences. Le prochain, là, c'est le 12 novembre à Paris, justement, où tu interviens aussi pour notre événement.
- Speaker #0
Oui, oui, oui, oui. Non, mais tout à fait. Je suis prête, Ludivine. Je suis prête. Ah, les mauvais élèves.
- Speaker #1
Oui, mais justement, on est là. Le sujet de la conférence, c'est sortir des cases.
- Speaker #0
Complètement.
- Speaker #1
Casser les codes pour se créer les tiens. On est en plein dedans.
- Speaker #0
On est en plein dedans, absolument.
- Speaker #1
Voilà. Et enfin, depuis très peu, depuis quelques mois, je me suis mise sur Instagram pour partager du contenu plus perso, vraiment. plus intime, on va dire, dans les coulisses pour vraiment voir les coulisses en temps réel et où c'est l'individu, tout simplement. Voilà, je crois que j'ai tout dit parce que j'ai oublié des endroits et après, on peut prendre rendez-vous sur mon site internet donc Illumine Coaching ou directement sur l'Illumine où il y a un lien qu'elle a le plus. Et on prend rendez-vous, on papote et on voit si ça match et si c'est la bonne personne vous m'accompagnez ou pas.
- Speaker #0
Trop bien, merci infiniment Ludivine pour ton énergie lors de cet épisode, ça a été vraiment un plaisir. On se dit à très très vite, nous deux, et puis merci à celles et ceux qui nous ont écoutés et on se dit à dans 15 jours.
- Speaker #1
Carrément, merci à toi Lola.
- Speaker #0
Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode de CEO Recto Verso. Si cette conversation vous a inspiré, touché ou donné matière à réfléchir, pensez à lui laisser une note 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée ou à le partager autour de vous, car c'est ce qui aide le podcast à grandir et c'est aussi une belle manière de soutenir mon travail. Vous pouvez également me retrouver sur LinkedIn ou sur notre site internet agence-karencia.com On se retrouve très vite pour un prochain épisode et je vous dis à bientôt.