- Speaker #0
On les appelle CEO, on les admire, on les écoute, on les cite, mais on oublie souvent que derrière le titre, il y a une personne, une vie et une histoire. Faites de choix pas évidents et de peur qu'on ne partage pas. CEO Recto Verso, c'est le podcast qui explore ces deux faces. Au recto, l'image publique, l'expertise, les réussites. Au verso, ce qu'on sait et ce qui nous forge vraiment. Je suis Lola Latar, fondatrice de l'agence de communication Kerencia. Et dans chaque épisode, je tends le micro à celles et ceux qui dirigent un projet, une entreprise ou un mouvement. On y parle communication, stratégie, décision. mais aussi doute, solitude, virage et conviction. Parce que derrière chaque réussite, il y a ce qu'on ne montre pas. Et c'est souvent là qu'il y a le plus à comprendre et à apprendre. Alors bonne écoute. Hello Loïc et bienvenue sur CEO Rector Verso.
- Speaker #1
Hello et merci pour l'invite.
- Speaker #0
Je t'en prie, avec plaisir. Si je t'ai invité aujourd'hui, c'est parce que tu vas nous expliquer un petit peu plus par tes mots, mais tu es coach et formateur en PNL, en programmation neuro-linguistique. Et j'avais envie qu'on aille creuser un peu le sujet ensemble parce qu'on pense peu que la PNL peut être justement mise au service du business quand on est entrepreneur. Et j'avais envie qu'on puisse échanger sur le sujet. Avant qu'on rentre dans la suite, est-ce que tu pourrais te présenter de la manière dont tu as envie de te présenter ?
- Speaker #1
Oui, très rapidement. Alors dans ma vie d'avant, j'étais informaticien. Donc j'ai commencé comme développeur, puis j'ai été responsable technique, chef de projet, manager. J'ai fait de la qualité. globalement j'ai passé dix ans en société de service à être intrapreneur à savoir j'ai développé un petit pôle de développement de logiciels scientifiques que je devais gérer sur laquelle je faisais le recrutement la qualité je m'éclatais mais globalement ça payait pas bien au bout de dix ans je quitte ce poste pour intégrer un gros industriel et là globalement c'est très très bien payé mais par contre je me perds dans les réunions dans les powerpoint on est sur des trucs en fait qui serviront peut-être ou peut-être pas dans deux à cinq ans j'ai perdu le sens j'ai perdu le goût de l'informatique et donc En 2019, je fais un burn-out et un brown-out à la fois. Donc une perte de sens et en plus, cramer trop de ressources sur des trucs qui ne servaient pas. Et donc, je me fais arrêter. Pendant cette période, je vais voir une psy. Et puis, le courant passe bien. Après de ces bouquins, je me dis, c'est génial. En fait, le cerveau, c'est trop intéressant. C'est comme un programme informatique, à part que c'est avec des vrais gens. Et donc, je me suis dit, j'ai envie de partir dans quelque chose qui sera plus là-dedans. Déjà, ce qui me plaisait dans mes postes de manager, c'était l'accompagnement. La définition des objectifs annuels, comment tu te vois dans 3 ans, dans 5 ans, comment on t'y amène, de quoi tu as besoin, quelle formation, quel poste tu pourrais prendre pour te permettre de trouver les bonnes passerelles. Et donc je me suis dit, mais en fait, ça fait un moment que je suis dans le coaching agile, je vais enlever toute la partie agilité, développement informatique, je vais garder le coaching professionnel et c'est comme ça que j'ai décidé de me former, de me reconvertir pour devenir coach. J'arrive en coaching et puis là je me dis, tiens c'est chouette le coaching, c'est quand même assez intéressant mais je trouve ça un peu mou. Tu vois, sur un école de coaching, on nous demandait de prendre 4-4 clients. Et sur les créatres, moi je me dis, j'ai un peu de temps, j'étais en CDI, mais globalement, il y avait beaucoup de temps passé en réunion où je n'avais pas trop à parler. Donc, en parallèle de ma formation, je me lance dans le coaching et puis je prends 15-14 clients. Et sur les 15 clients, j'ai une moitié qui passe à l'action et l'autre pas, alors que je fais la même chose. Et je me dis, mais en fait, il y a quelque chose de pas satisfaisant juste avec ce qu'on voit en école. Si j'ai les résultats qu'avec la moitié de mes clients, je vais avoir beaucoup de mal à le vendre après. J'étais déjà dans cette optique. Comment je vide ce truc-là à terme ? Et je me suis dit qu'il me faut sans doute de meilleurs outils. C'est comme ça que je suis parti me former à la PNL pour pouvoir débloquer ce qui bloquait. Et j'ai commencé à l'intégrer sur les clients qui étaient bloqués dans mes accompagnements. Et je les ai vus se débloquer les uns après les autres. Et puis la durée des accompagnements s'est réduite. Je me suis dit que ça correspond mieux à ce que j'ai envie de faire. et je suis tombé amoureux de la PNL donc après j'ai franchi les étapes praticien, maître prêtre, formateur maintenant et en parallèle je me suis formé aussi à des techniques de libération émotionnelle de l'EFTH, du Faster EFT j'ai fait pas mal d'hypnose rapide aussi, je suis parti m'amuser faire de l'hypnose de rue pour venir renforcer justement cette capacité et accompagner les gens même quand c'est un petit peu le chaos autour Et donc, voilà, j'en suis un petit peu là. Je crois que, tu vois, on a un présupposé en PNL qui dit qu'il n'y a pas d'échec, il n'y a que des apprentissages. Je pense qu'à travers mon parcours entrepreneurial aujourd'hui, j'ai beaucoup appris parce que je crois que je me suis planté d'à peu près toutes les manières possibles, tu vois, à travers la non-spécialisation, à travers l'offre de trucs gratuits, à travers les petits prix pour attirer des clients. Et donc, aujourd'hui, j'ai plusieurs casquettes. À la fois, je suis formateur PNL, c'est mon activité principale, mais en parallèle, je fais du mentoring business aussi pour l'école qui démarre. Et en parallèle, j'ai toujours des séances de thérapie brèves pour des personnes qui ont des phobies, des peurs, des blocages avec la prospection, la prise de parole en public. Et donc aujourd'hui, j'ai créé une forme de marmite qui me ressemble où dedans, j'ai mis tout ce que j'aime, tu vois, et qui me permet justement de me développer à la fois sur les aspects business, sur les aspects thérapeutiques, plus sur les aspects mentoraux.
- Speaker #0
Hyper riche. Et c'est vrai que quand tu me parles un peu de tout ton parcours, on voit vraiment qu'il y a un amour pour l'apprentissage et un amour pour l'humain. Et franchement, tu ne dois pas t'ennuyer. Ça, c'est une certitude. Et on a parlé de la PNL, mais est-ce que tu pourrais nous expliquer, simplement parce que c'est vrai qu'on voit un peu de tout, qu'est-ce que c'est concrètement la PNL ?
- Speaker #1
Oui, la PNL, en fait, c'est une approche de thérapie brève. Au départ, dans les années 70, les courants thérapeutiques principaux, c'était la psychanalyse. Et même les meilleurs psychanalystes de l'époque s'accordaient à dire que si le client avait un changement, c'est en grande partie grâce au temps qui passe et puis au fait qu'il se désensibilise à force d'en parler de son problème. La PNL, en fait, Bandler et Grinder, quand ils l'ont créé, se sont dit « Attends, on prendrait n'importe quelle autre pathologie, n'importe quel rhume. Tu prends ton médicament pendant trois ans et puis t'espères qu'au bout de trois ans, t'es plus le rhume. Peut-être que le médicament n'est pas assez efficace. » Nous, ce qu'on aime, c'est les résultats. Et donc, ils ont commencé à modéliser les comportements des thérapeutes qui avaient des résultats. Il y avait Milton Erickson, qui est le papa de l'hypnose ericksonienne moderne. Il y avait Virginia Satir, qui bossait sur le champ des thérapies familiales. Fritz Perls, qui est à l'origine de la Gestalt. Et ils se sont dit, tiens, c'est marrant, parce qu'ils ne travaillent pas sur les mêmes champs, pas sur les mêmes domaines, et pour autant, ils ont des figures de langage commun. Ils utilisent chacune et chacun à leur manière des figures d'hypnose. Et donc ils se sont dit, alors Bandler en parallèle de la psychose, il faisait de l'informatique, et en informatique on a un concept qu'on appelle la modélisation, c'est on découpe tout en sous-briques, et puis on regarde après comment ça fonctionne. Et ils se sont dit on va revenir à l'essence des thérapies qui fonctionnent, on va s'écarter du corpus scientifique, qui pour l'instant est trop lent à notre goût, on va plutôt partir d'une approche complètement empirique, on va analyser et étudier ce qui fonctionne, et ils ont commencé du coup à formaliser une nouvelle méthode de thérapie bref qui s'inspirait de ce qui fonctionne mieux. et de ce qui fonctionnait mieux à l'époque. Et c'est comme ça qu'est née la PNL. Et pour le tester, ils sont partis voir les psys à l'époque, et ils leur ont dit, c'est quoi qui vous pose le plus de problèmes à l'époque ? C'était les phobies. Et donc, ils se sont dit, tiens, on va tester ça sur les phobies. Et si on arrive à avoir des résultats sur les phobies, on considérera qu'on a un truc qui fonctionne, ils en ont soigné 100, 1000, 10 000. Et ils se sont dit, OK, les phobies, check. Maintenant, c'est quoi le step d'après ? créer une palette d'outils, de protocoles, de techniques, de modes de communication qui permettent justement d'accompagner le changement. Après, ce qu'il faut voir, c'est qu'ils ont modélisé des méthodes de thérapie, mais ils auraient été dans la musique. En fait, ce serait devenu une méthode d'apprentissage de la musique. Et donc, finalement, c'est un découpage de ce qui fonctionne. Au départ, la PNL qui, au départ, s'est appliquée au champ de la thérapie, bref et c'est ce qui fait qu'on le retrouve autant dans le champ du coaching. Mais qu'on l'a vu aussi dans pas mal de formations managériales, dans les formations commerce, parce que justement, ça se base beaucoup sur des techniques de communication. Et après, ça va être... Et c'est le fait que ça a été appliqué à des techniques de management, de commerce, qui fait que pendant longtemps, ça a eu une mauvaise image. On s'est dit, la PNL, c'est de la manipulation. En fait, la PNL, c'est ce qu'on en fait. Et donc, à partir de là, c'est pour moi une méthode de thérapie brève qui est directement applicable à plein d'autres champs de... de notre vie, de nos business. Je pense que ça devrait être renseigné à l'école parce que ça apprend à travailler sur ses émotions, à les récupérer aussi en travaillant sur le corps. Et donc, regardez comment on a pris l'habitude de convoquer certains schémas de pensée, comment on a acquis certaines croyances, comment on a pris à vivre notre quotidien, comment on vit notre quotidien. Et parfois, ces apprentissages, ils ont été buggés ou alors ils appartiennent à des contestes qui appartiennent au passé. Ils ne sont plus applicables aujourd'hui. Et donc, la PNL, ça permet... de faire la paix avec ces anciens schémas, de faire des mises à jour sur les programmes qui sont obsolètes ou buggés, et donc potentiellement de régler ces problèmes au quotidien.
- Speaker #0
On retrouve le langage, là, quand tu dis sur la fin, on retrouve le langage de l'ancien développeur. Mais du coup, si je résume, la PNL, c'est une forme de thérapie brève qu'on utilise pour venir solutionner, en tout cas, tout ce qui est peur, phobie, traumatisme, etc. Mais... surtout orienter action avec une mise en action derrière. Parce que tu disais tout à l'heure que justement, la PNL t'avait permis de raccourcir tes séances et de favoriser le passage à l'action. Donc, est-ce qu'on peut dire en tout cas que cette méthode de thérapie brève, elle vient finalement mettre le doigt sur les problématiques plus facilement et du coup d'enclencher une mise en action plus rapide ?
- Speaker #1
Clairement. Typiquement, tu vois, sur la peur d'urger au moment de la prospection, La personne, elle vient, elle a peur que si elle décroche le téléphone, en fait, en face, soit ça ne décroche pas, soit au pire, ça décroche et en plus, ça se fait jeter. Et donc, elle se préconditionne à se sentir mal au moment de la prospection. Et donc, au moment de décrocher le téléphone, qu'est-ce qu'elle va faire ? Elle va se mettre en cuisine pour aller faire un truc un peu plus long qui ne l'oblige pas à prospecter. L'idée de la PNL, c'est de revoir, tu vois, tous les schémas. mentaux qu'elle met en place pour se préconditionner à se sentir mal à l'idée de prospecter. A partir du moment où on arrive à enlever cette peur de prospecter, ensuite, le passage à l'action devient naturel. Finalement, maintenant que je n'ai plus peur d'aller prospecter, je ne vois pas ce qui m'empêcherait de le faire. Et le fait de le faire et de voir que ça se passe bien, à ce moment-là, ça permet un apprentissage direct par l'expérience.
- Speaker #0
Hyper clair, et ça fait une transition parfaite, Loïc, puisque je voulais te demander, du coup, toi qui accompagnes des... par exemple des dirigeants, des indépendants, des entrepreneurs. C'est quoi justement, là tu as parlé de la peur du rejet sur de la prospection, mais justement c'est quoi les peurs qui reviennent le plus dans le business ?
- Speaker #1
Je pense que le premier, c'est le syndrome de l'imposteur. Tu vois, la plupart des coachs en général, c'est des parcours de reconversion à 40, 50 ans après avoir fait un burn-out. Comme moi, d'ailleurs. Mais c'est des parcours qui, au départ, sont peu enseignés à l'école, sont peu valorisés. Tu vois, sur Parcoursup, tu n'as pas beaucoup qui te disent « je veux devenir coach professionnel » . Et puis même en école de coaching, tu as aussi des critères de sélection pour vérifier que la personne ait un petit peu de vécu aussi avant de pouvoir accompagner d'autres personnes dans leur vécu, dans leur transition de vie. Et donc, on est sur des parcours de reconversion. En général, c'est des personnes qui viennent du commerce, du marketing, des directions commerciales. du management, des RH, et qui apprennent un nouveau cursus en quelques mois, et donc se dire, en fait, là, j'ai passé huit mois, alors que mes études d'avant, les vraies, ont duré cinq ans. Est-ce que sur cette base-là, je vais avoir suffisamment de matériel ? Est-ce que je vais savoir être suffisamment pertinente pour accompagner quelqu'un dans une transition de vie ? Et donc, il y a toutes ces questions-là qui se posent, sur qui je suis, moi, pour aider une personne à passer un cap ? Et donc, il y a beaucoup de doutes qui s'installent. Un peu de doute, c'est bien, parce que ça amène justement à des questions d'éthique, de déontologie, de recherche d'excellence. Mais trop de doutes, ça paralyse. Et donc, en fait, c'est ce qui fait que la plupart des coachs, au bout d'un moment, ne fonctionnent pas. C'est qu'ils sont bloqués par leurs doutes, par leurs peurs. Ils ne s'autorisent pas à les accompagner. Au bout d'un moment, comme ils n'ont pas accompagné depuis un moment, ils doutent de leur capacité à le faire à nouveau. Et donc, en fait, on a mis le doigt dans un cercle vicieux qui les empêche de se développer. Et puis, au bout d'un moment, ils se disent, tiens, le salarié, c'était quand même plus facile. Et donc, ils retournent salariés. Et je trouve ça hyper dommage parce que dans le contexte actuel, on va avoir besoin de plus en plus de professionnels de l'accompagnement. Et donc, tu as le syndrome d'imposteur d'un côté. Ensuite, tu as le rapport à l'argent. Tu vois, on aide les gens. Est-ce qu'on va leur donner de l'argent ? Enfin, est-ce qu'on leur demande de l'argent pour se faire aider ? Moi, je trouve ça normal d'aider mon prochain. Est-ce que je vais lui demander de l'argent alors qu'en plus, s'il vient me voir, c'est qu'il ne va pas bien, qu'il ne doit pas en avoir beaucoup ? Et donc, en fait, il y a aussi cette question très morale de « est-ce que je demande de l'argent à quelqu'un pour l'aider à aller mieux ? » Sachant qu'il est dans une période de vulnérabilité, c'est ce qui fait qu'en général, sur les groupes, quand tu as quelqu'un qui ne va pas bien, tu as trois coachs qui tombent dessus parce qu'ils sont en recherche de business et qui fait que les gens, et surtout les particuliers, vont se lasser de plus en plus aussi. des coachs, sur tout le monde des coachs, tout le monde nous casse les pieds, en fait, à venir nous démarcher à chaque fois qu'on dit qu'on a un problème. Donc, il y a aussi l'image du coach. Tu vois, l'image du coaching, t'as plein de coachs qui osent plus se dire coach, à cause de cette image, justement, un petit peu déplorable. Maintenant, le coach, c'est un petit peu le croque-mort à l'entrée du village, dans l'ukilu, tu vois. C'est en attente de voir quelqu'un qui va pas bien, et puis t'es en mode vautour autour du cadavre.
- Speaker #0
Non, mais c'est très vrai, parce que c'est vrai que Bon, je ne parle pas de mes problématiques ou de mes peurs forcément, mais quoique si, mais c'est vrai que j'ai eu le malheur une fois de dire que j'avais une peur de la prospection. Typiquement, on en parlait tout à l'heure. Ce n'est pas forcément la peur du rejet, moi, mais bref, ce n'est pas le sujet. Et je me suis retrouvée avec 4-5 coachs en prospection dans mes DM prêts à bondir. J'ai envie de dire, là, ça va, parce que tu vois, c'était... C'est d'un point de vue pro, mais typiquement, à titre perso, quand on vit quelque chose de sensible, et que tu te mets sur Instagram à suivre des comptes qui potentiellement peuvent t'aider, et que tu viens te faire agripper dans tous les sens, je trouve ça horrible et contre-productif aussi, clairement.
- Speaker #1
C'est le morceau de viande dans la cage aux tigres. C'est ça. Et c'est pour ça d'ailleurs que tu vois, c'est compliqué de plus en plus de parler de ces problèmes. En tout cas, si tu n'aimes pas être prospecté, tu vas avoir un problème à le faire avec les autres aussi. En fait, le gros problème des coachs, c'est que la plupart du temps, ils sont plus prospectés que ce qu'ils prospectent eux-mêmes. Et ils ont déjà une très mauvaise image de comment ils sont prospectés. Le problème, en fait, c'est que le cerveau, il ne marche pas à l'originalité. Il marche à la familiarité. Et donc, quand ton cerveau se voit prospecté, la plupart du temps, il se voit prospecté de la manière dont tu n'aimes pas l'être. Et donc, en fait, tu anticipes déjà tout ce qui va se passer ensuite. Le cerveau, il ne se pose pas la question de comment je pourrais faire, en fait, pour que ma prospection se passe bien. Et donc, c'est tous ces automatismes de pensée, tu vois, se dire, tiens, prospection égale rejet. Parce que, de mon côté, quand je me fais prospecter, je rejette. Tu vois, moi, quand mes parents recevaient un coup de téléphone de quelqu'un qui avait une encyclopédie à vendre, en général, ils faisaient un malin plaisir aussi à jouer avec. Et c'est se dire, OK, finalement, les gens n'aiment pas la prospection. Les gens n'aiment pas la prospection s'il y a une malfaite, si finalement, tu es en train de proposer quelque chose à quelqu'un qui n'en a pas besoin, si c'est mal ciblé, si tu n'as pas amené justement une relation de confiance avant. Ça va être comprendre un petit peu toutes les différentes briques. Tu vois, on est à nouveau dans de la modélisation. Comprendre toutes les différentes briques qui pourraient faire en sorte que ça se passe bien et regarder ensuite comment tu t'appropries ces briques-là pour en faire quelque chose qui te ressemble. Et après, dans les peurs principales... C'est du pain béni, les coachs, par rapport à ça, parce qu'on est pétriques trouilles au départ. En plus, on nous dit en école de coaching que le coaching, ce n'est pas quelque chose qui se vend, c'est quelque chose qui s'achète, que finalement, il va falloir 3 à 5 ans pour vivre de son activité. Pendant 3 à 5 ans, les coachs se sont préconditionnés à ne pas vivre de leur activité. C'est tout un ensemble d'autorisations à se redonner pour pouvoir se donner une chance de réussir.
- Speaker #0
Oui, je pense qu'on est matraqués par un tas d'injonctions dans tous les sens. de ça va être comme ci, ça va être comme ça. Et finalement, on se paralyse en écoutant ce qui est dit, alors que ce n'est pas une vérité. On n'est pas obligé de mettre 3 à 5 ans à vue de son activité de coaching. Tu nous as parlé d'un certain nombre de peurs. Mais tu vois, par exemple, je le vois chez mes clients, je le vois moi ou avec des collègues. Parfois, on n'arrive pas à identifier qu'on a peur et que du coup, c'est ce que... C'est une peur ou des peurs qui pilotent, limite, notre business. Et du coup, je me demandais comment arriver à identifier que si ça ne va pas bien dans son business, c'est parce qu'on a peur de quelque chose. Ou si ça ne marche pas comme on voudrait, c'est parce qu'on a peur de quelque chose. Je ne sais pas si c'était très clair.
- Speaker #1
Clairement. En fait, c'est exactement comme un programme informatique ici. Tu as une idée de ce que ça devrait faire ? Et puis en parallèle, tu vois ce que ça fait. Tu voudrais prospecter et pour autant, à chaque fois que tu devrais prospecter, tu ne le fais pas. En général, ton client, quand il vient te voir, c'est parce qu'il n'arrive pas à faire quelque chose et il a une idée de ce qu'il voudrait faire. Et entre les deux, il y a un décalage. Donc tu as déjà, tu vois, le programme ne marche pas comme ça devrait. Ensuite, on va regarder à quel moment ça ne marche pas. Quand tu es devant ton ordinateur et que tu te dis qu'il faudrait prospecter, tu te sens comment ? Ensuite, au moment où justement tu vois ton téléphone, tu te dis quoi ? Je me dis « Oh non ! » Ah, il y a une première pensée qui nous dit « Oh non ! » Qu'est-ce qu'on en fait ? On va décortiquer toute la stratégie et réécrire le programme du client sur avoir un problème avec la prospection, par exemple. Avoir un problème avec la prise de parole en public. La dernière fois que j'ai accompagné une personne là-dessus, c'est la personne qui se disait, avant de monter sur scène, je ne vais pas être clair. Un quart d'heure avant. Il passait le premier quart d'heure avant de monter sur scène à se dire, je ne vais pas être clair. De quelle manière je ne vais pas être clair ? Qu'est-ce qui ne va pas être clair ? Il arrivait devant son pupitre, il avait son truc tout préparé, il se dit, ce n'est pas clair. Et donc, sur le moment où il posait le truc, il partait en impro totale sur un temps qui paraissait infini, parce qu'en fait, il n'avait aucune idée de ce qu'il allait raconter après. Et donc, il avait mis tout ce qu'il fallait en place, tu vois, pour réussir à se sentir mal avec sa prise de parole, jusqu'au moment où c'est fini. Il ne sait pas ce qu'il a raconté. Il s'est préconditionné à se sentir mal et à se sentir soulagé quand c'est fini. Et donc, il avait établi toute une stratégie, se sentir mal avec la prise de parole en public. Et on a regardé, en fait, tu vois, ce qui se passe parce qu'on fait péter la première pensée, ça va pas être clair. Quand on prend la sensation au niveau corporel pour en faire autre chose, parce qu'il avait une espèce de pression dans la poitrine, et donc on a pris cette pression, on en a fait autre chose. On a créé de l'ouverture, justement. On a ralenti la sensation du temps qui passe. Et puis petit à petit, on a juste remplacé l'inquiétude de la prise de parole par le kiff, d'aller parler d'un sujet qui le passionne à des gens qui sont intéressés par ce qu'il va raconter, parce qu'ils ont choisi d'être là, en plus ils ont payé leur place. et donc tu vois en modélisant différemment tout ce qui peut se passer différemment avant la prise de parole. On lui a recréé de nouveaux programmes et avec des exercices de visualisation et d'hypnose, à ce moment-là, on lui a permis d'intégrer cette nouvelle option comme étant au moins aussi viable que la précédente. Et une semaine après, en fait, il se prépare à la prise de parole. Il s'était déjà construit un souvenir du futur où ça se passe bien. Et en effet, ça s'est passé comme il l'avait visualisé. Avec, avant, je prends plaisir, je prends le temps, je vais me faire un petit café, je vais parler à des collègues. Et au moment où il arrive, c'est déjà prêt, il a déjà fait le point sur comment il allait faire, sur les petits temps de pause. Il s'éclate pendant sa prise de parole et à la fin, il se dit, tiens, j'aurais bien aimé que ça dure un petit peu plus. Et tu vois, ça peut se servir sur les préparations au permis de conduire, sur les préparations aux exams, sur la peur de prospecter. en général. Le problème, c'est qu'on se préconditionne à voir le problème. on est capable de stresser à propos d'une situation alors qu'elle n'est pas encore là. Et c'est vraiment ça qui fait que petit à petit, ça tombe dans un cercle vicieux. Et au moment où la situation arrive, notre cerveau s'est tellement conditionné à se sentir mal qu'en effet, il se sent mal. Et j'ai une personne comme ça sur la préparation à l'accouchement aussi. Préparation à l'accouchement, elle avait prévu de commencer à stresser un mois avant, puis deux semaines avant, puis une semaine avant, c'était au pic. Et puis elle se visualisait au moment de partir à la maternité en train d'agresser son copain dans une voiture. Et en fait, le simple fait de revoir le schéma, de regarder, de préconstruire, et puis d'identifier comment tu pourrais te sentir, comment tu aurais envie de te sentir par rapport à ton accouchement, qu'est-ce que tu peux mettre en place par rapport à ça ? Je peux choisir une playlist pour me préparer, je peux me choisir une série à regarder en attendant. Je peux aussi construire un projet de parentalité avec mon conjoint le temps que ça se passe. En fait, on ouvre de nouveaux possibles. et donc on donne à notre cerveau des trucs positifs à manger. Avec des techniques d'hypnose, on va pouvoir mettre à distance toutes les sensations désagréables, toutes les préconceptions, les souvenirs aussi des accouchements qui se sont mal passés autour de nous. Parce qu'en général, si on se préconditionne à se sentir mal, c'est qu'on a peut-être des exemples dans notre vie, dans notre parcours, chez nos proches, qui nous ont amenés justement à apprendre que ça pouvait mal se passer. Et donc là, on a des techniques aussi pour aller faire de la pacification émotionnelle, pour aller mettre des souvenirs à distance. pour aller les enfermer, pour aller les flouter, pour faire en sorte qu'ils n'aient plus le même poids au quotidien.
- Speaker #0
Hyper clair, et je trouve ça tellement puissant. Et tu vois, ça me fait sourire, parce que pour les profils très mentaux comme moi, c'est vrai que quand on me parlait de la PNL, je me disais, non mais, la PNL, qu'est-ce que je vais aller faire de la PNL ? Pas du tout, c'est pas... Et finalement, en t'écoutant parler, et quand tu me parles de programmes, de réinitialiser finalement, le programme où on s'est imaginé un scénario catastrophe et puis de revenir aussi aux sensations corporelles qu'on ressent à telle ou telle étape. Moi, j'ai trouvé, puisque je l'ai testé du coup, puisque je n'arrête pas de dire qu'il ne faut pas donner un avis arrêté quand on n'a pas testé, donc j'ai testé. Et c'est vrai que j'étais assez surprise de voir que même quand on est hyper dans le mental tout le temps, de revenir au corps, de venir... revenir sur chaque étape de ce qu'on s'imagine que va être la peur finalement. Et je trouve que ça rejoint ce que tu disais au début, c'est qu'à la différence d'un coaching un peu classique, où on pose des questions, etc., je trouve que la PNL, elle vient vraiment mettre en mouvement et remettre aussi cette fameuse connexion entre le mental et les sensations corporelles. Je ne sais pas si tu as remarqué dans... Dans les personnes que tu accompagnes, peut-être que tu as des plus mentaux que d'autres.
- Speaker #1
Au départ, j'ai une spécialisation dans l'accompagnement des HPI, des TDAH. Et donc, à partir de là, c'est forcément des profils mentaux. Et de manière naturelle, c'est les profils que j'attire parce qu'on fonctionne pareil. Le truc, c'est que c'est une erreur commune de considérer que la tête ne fait pas partie du corps. Je ne sais pas si tu as déjà vu l'image d'un cerveau, mais le cerveau, il descend jusqu'au bout des orteils, les terminaisons nerveuses, elles sont toutes reliées d'une manière ou d'une autre à ton mental. Et se dire qu'il y a ce qui se passe là et tout le reste, ça reste une utopie. Il y a quand même un lien entre le corps et la tête. D'ailleurs, si tu coupes la tête du corps, il ne se passe plus grand-chose longtemps. C'est vraiment ce truc-là. Je me suis dit au départ, quand j'accompagnais les adultes HPI, en fait qu'il soit HPI ou pas ce que je faisais c'était de la PNL C'est juste que derrière, tu vas avoir des champs sémantiques, tu vas avoir une communication même particulière. Tu vois, en hypnose de rue, je suis tombé sur un gars qui me dit « Moi, l'hypnose, ça ne marche pas. » Je lui dis « Ok, comment ça ne marche pas ? » Il me dit « Tu sais, en général, moi, on me fait léviter la main, on ne me veut pas trop, on m'amène à faire de la visualisation, ça ne marche pas. » Je lui dis « Ok, maintenant que tu sais que ça, ça ne marche pas, qu'est-ce qui pourrait marcher ? » Il me dit « Moi, je fonctionne bien avec des trucs assez abstraits, tu vois, de planification, de tableau. » Et je commence à rentrer dans une hypnose où j'utilise que des concepts abstraits. C'est ce qu'on appelle le non spécifié en PNL, qui ne passe pas par du visuel, de l'auditif, du kinesthésique. Mais du coup, comme j'étais ingénieur, je lui parlais en termes complètement abstraits. Et il me dit, c'est bon, tu m'as eu en fait. Et c'est ça la magie de la PNL, c'est de comprendre le monde de l'autre pour pouvoir prendre la responsabilité de ta communication et la responsabilité de te faire comprendre par l'autre. l'aider à naviguer dans ses propres systèmes de représentation. Et donc, tu vois, si j'ai des gens qui sont dans la nature ou dans le yoga, je partirais sur des trucs très autour des énergies. Si j'ai des profils plus scientifiques, je partirais sur quelque chose de plus scientifique, de plus ingénierie. Si j'ai quelqu'un de très littéraire, j'ai eu une personne qui était à fond dans le basket, je lui ai demandé de m'expliquer un petit peu le basket, on est parti uniquement sur de la métaphore autour du basket. En fait, plus tu comprends le monde de l'autre, plus tu l'aides à t'expliquer un petit peu ce à quoi il est réceptif, plus tu vas pouvoir rentrer dans quelque chose. L'idée, ce n'est pas de l'amener à faire quelque chose, c'est de lui permettre de comprendre comment il peut agir sur ses propres systèmes de représentation. La finalité de la PNL, c'est de permettre à personne d'être en mesure de changer sa perception. par rapport à une situation donnée. Et on part du principe que c'est plus facile de changer sa perception que de changer la réalité. Tu vois, une personne qui a la phobie des araignées, c'est plus facile de faire en sorte qu'elle ait plus peur des araignées plutôt que d'enlever toutes les araignées de son environnement. Et donc, ça va être vraiment toute la finalité. Tu vois, on est un petit peu dans Matrix où l'idée, c'est que c'est toute une histoire de perception.
- Speaker #0
Oui, mais des fois, tu vois, tu as quand même des perceptions qui sont ultra ancrées et où ça ne devient même pas à l'esprit. Tu vois, je pense par exemple les phobies ou alors une peur qui est vraiment hyper ancrée en toi. Ça ne te vient pas à l'esprit de te dire que ça... Enfin, des fois, ça peut ne pas venir à l'esprit de te dire que les choses peuvent être différentes et qu'on puisse réussir à te faire changer de perception.
- Speaker #1
Clairement, parce qu'au bout d'un moment, ça devient identitaire.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Tu vois, il y a ma belle-sœur qui est phobique des araignées. Et on lui a dit, parce qu'avec ma compagne, elle est certifiée maître Pratt aussi, et on lui a dit, mais en fait, tu as deux maîtres Pratt à la maison, si tu veux, on te la fait sauter. Elle nous regarde et nous dit, non, je crois que je ne suis pas prête. Parce qu'en fait, elle a développé une part d'identité d'elle sur, en fait, oui, j'ai peur des araignées. À travers ça, je peux avoir un petit peu de reconnaissance, d'attention. C'est mon problème, mais c'est le mien, je l'ai créé, je l'aime bien, tu vois. jusqu'au moment où ça deviendra trop gênant et elle sait qu'on peut le faire mais il y a il y a aussi une forme de résistance parfois au changement. Est-ce que je suis prêt à enlever ce problème-là maintenant ? J'ai une personne qui avait des troubles psychosomatiques et qui s'était créé des vertiges. Elle était partie voir des ORL, des neurologues, des spécialistes, ils lui avaient rien trouvé. Ça fait deux ans qu'elle avait monté un groupe Facebook où ils étaient 200, 300, tu vois, à s'être imaginé ce problème-là. Et donc, en fait, avec la PNL, on a commencé à regarder un petit peu. En un quart d'heure, elle n'avait plus ses vertiges. J'ai dit, tiens, tu peux aller marcher un petit peu, regarder comment ça se passe, et elle revient et me dit, mais je les ai plus. OK, comment tu te sens avec ça ? Elle me dit, en fait, là, je suis confus, parce que j'espérais, je pense, que ça marche pas. Je lui dis, mais il n'y a pas de problème, si tu veux, on a mis un quart d'heure à les enlever, on met un quart d'heure à les remettre. Elle me dit, non, mais je crois que c'est pas la solution. Et en fait, elle s'était créé ces problèmes-là, pour se donner une autorisation à se sentir mal vis-à-vis de ses parents. Et donc, en fait, la question de départ, c'est comment on identifie le blocage par expérimentation. On a le problème, on va commencer à faire bouger le problème et on regarde en fait qu'est-ce que ça nous ouvre derrière. C'est un petit peu comme des poupées russes, tu vois, et parfois, on arrive tout de suite à revenir à la poupée de départ. Et parfois, il faut enlever la première coquille pour pouvoir accéder à la deuxième. et qui va nous... Et donc... En général, le gros avantage des protocoles PNL, c'est qu'ils sont très rapides. Ils vont entre 5 et 10 minutes. Donc, sur une séance d'une heure, une heure et demie, on a le temps, tu vois, de ratisser large pour se dire, OK, on va aller à la source. Et puis, on remettra le plombage uniquement une fois qu'on aura enlevé toute la carie.
- Speaker #0
Oui, complètement. Et puis, tu vois, tu le disais, quand ça devient identitaire, finalement, on est, entre guillemets, valorisé, reconnu par l'autre uniquement par quelque chose qui... initialement nous met mal. Et je trouve que c'est ça qui est, je ne vais pas dire dangereux, mais en tout cas qui t'ancre dans quelque chose qui, initialement, c'est quelque chose que profondément te met mal et t'empêche d'avancer. Mais comme tu le disais, par rapport à la reconnaissance des parents, je pense que dans toutes ces parts de peur ou de phobie qu'on entretient, Il y a quelque part toute cette notion de lien d'attachement, de transgénérationnel, de tout ça. Et c'est vrai que c'est... Je pense qu'on pourrait en parler pendant des heures parce qu'il y a la PNL, mais il y a tout ce qui est les liens après, derrière.
- Speaker #1
Mais il faut voir que la PNL, elle prend naissance dans la systémie.
- Speaker #0
Au départ, elle a été complètement tutorée par Grégory Bateson, qui est un des grands noms de l'approche systémique. Et donc, on part du principe que sur certains ateliers de PNL, on a des changements d'histoire de vie. Et parfois, on remonte à la génération d'avant, puis à la génération d'avant, puis à la génération d'avant. Tu vois, un gars qui n'ose pas avoir un enfant parce qu'en fait, c'est des générations et des générations d'enfants battus, il a peur que s'il a un enfant, il reproduise les comportements de son père vis-à-vis de lui-même. On est parti jusqu'à une caverne avec l'homme de Cro-Magnon, le premier de la génération, avec la grosse massue qui tapait sur Epi, qui avait créé des générations d'enfants battus. Et en revoyant la représentation, ce qui est intéressant, on parle d'épigénétique, on parle de transgénérationnel, ça reste une histoire de comment ton cerveau, ici et maintenant, garde cette information encodée. Et donc, quelle que soit l'approche, ce qui va changer, c'est ta perception par rapport à ça. Tu vois, même sur du côté génétique, le dégoût de la coriandre, on nous dit c'est génétique, le fait que tu aies l'impression que c'est le goût de savon ou de punaise. Mais en fait, sur les séminaires, on l'enlève en 10-15 minutes, le dégoût de la coriandre. Donc même si tes gènes n'aiment pas ça, ton cerveau oublie d'écouter tes gènes. Et donc en fait, tu vois des gens prendre de la coriandre et se dire, c'est marrant, ça n'a plus goût à la coriandre. alors que l'instant d'avant ils n'étaient pas capables de le faire et donc en fait ça reste une histoire de perception
- Speaker #1
Mais comment t'expliques, ça m'intrigue vraiment, c'est comment t'expliques que des peurs ou des dégoûts ou des phobies que tu peux avoir pendant, j'en sais rien, 10, 15, 20, 30 ans, avec la PNL, t'arrives à les enlever en 10, 15 minutes ? Moi, ça me paraît genre la baguette magique, quoi.
- Speaker #0
C'est assez fou et c'est ça qui fait que c'est hyper puissant, tu vois. c'est que quand... parce qu'il faut voir que Bandler, Grinder, ils ont passé 10 ans à cravacher comme des dingues là-dessus. Ce qui a fait qu'ils ont tenu, alors qu'au départ ils ne s'entendaient pas trop, c'est la magie des résultats qu'ils obtenaient. Ils ont étudié les thérapeutes qui avaient des résultats, ils avaient aussi étudié les personnes qui avaient ces problèmes-là et qui avaient réussi à s'en défaire du jour au lendemain sans s'expliquer comment. Et donc ils ont modélisé, ils ont développé un ensemble de techniques. Et ces ensembles de techniques, en fait, on s'aperçoit qu'il y a des trucs qui passent par les sensations, qu'il y a des trucs qui passent par les automatismes de pensée. par la manière dont on a gardé certains souvenirs traumatiques par rapport à certains événements et qui sont restés cristallisés. Et les protocoles permettent justement de se dire « Ok, ce qui était bloqué, on le remet en mouvement, on le repasse dans le circuit de digestion des émotions et ensuite on regarde de quelle manière ça vient relâcher la pression. » C'est un petit peu le même truc que certains ancrages ou ton cerveau la nuit quand tu travailles. te réveilles après avoir fait un cauchemar, que t'es en âge, que tu te redresses comme ça, t'as peur comme s'il y avait vraiment une menace alors que l'instant d'avant t'étais en train de dormir. C'est que ton cerveau il a cette capacité générative en fait à rendre réels des événements. Tu vois, ils ont découvert un gars aux Etats-Unis qui s'était enfermé, il devait jouer à cache-cache ou je sais pas quoi, il devait vouloir faire une farce, il s'était mis dans un congélateur et quelques jours après ils l'ont retrouvé mort de froid à part que le congélateur n'était pas fermé à clé. Et qu'en plus, il n'était pas branché. Et donc, son cerveau l'avait conditionné, tu vois, vraiment à se dire, je vais mourir, et à provoquer la mort de froid. Et il y a eu plein d'expériences comme ça, tu vois, et ça se joue pour beaucoup sur l'effet placebo ou sur l'effet nocebo. C'est que finalement, tu vois, un placebo, c'est quoi le principe ? C'est que tu as un médicament, il n'y a pas la substance dedans. Et pour autant, tu as quand même des effets. La PNL, c'est exactement ça. On joue à fond sur l'effet placebo, sur le pouvoir d'autoconviction de ton cerveau. pour l'amener à se dire, en fait, ce truc-là, ça n'a plus de sens. Et ensuite, ça va être une série de processus d'engagement de la personne vis-à-vis de la résolution de son problème, travailler au niveau corporel, travailler au niveau de ses schémas de pensée. On a des techniques de brouillage des souvenirs, tu vois, qui font en sorte que, tiens, tu avais un souvenir, tu es capable de convoquer une image qui te ramène à rappeler les mêmes sensations, qui te ramène à te sentir mal. Mais en fait, si tu brouilles l'image de départ, tu n'as plus de sensation. et t'as plus de sensations, tu te sens plus mal et donc... tu peux passer directement à la suite. Et c'est vraiment ça, tu vois, la magie de la PNL, c'est qu'on va aller faire péter le déclencheur de toute la stratégie de se sentir mal. Et une fois qu'il n'y a plus la stratégie de se sentir mal, qu'est-ce qu'on peut faire différemment à partir de maintenant ?
- Speaker #1
Ouais, et puis en fait, c'est que la peur, tu arrives à un moment de paralysie, de figement, et que la PNL va venir t'aider à te remettre en mouvement et du coup à trouver des solutions pour envisager quelque chose de différent et de meilleur, en tout cas qui te permettra de... de ne plus rester figé derrière. Et je suis curieuse, parce que là, on parle beaucoup de la PNL, des peurs des autres, mais Loïc, on ne va pas te mentir, tu as forcément, dans ton activité, et si tu me dis le contraire, je ne te croirais pas, tu as forcément des peurs, non ? Enfin, je veux dire, là, tu nous as parlé de... Tu nous as parlé de déconstruction des peurs, mais... Tu as quand même des peurs,
- Speaker #0
non ? Oui, clairement. En fait, il y en a eu plusieurs. De un, il y a eu le choix de devenir entrepreneur. Moi, je viens d'une famille de salariés. Mes grands-parents étaient agriculteurs. Entrepreneur pour faire du coaching, ce n'est pas ingénieur chez les grands industriels. Qu'est-ce que c'est que cette marginalité ? Et donc, il y a eu tout le côté bon élève à aller bosser. Finalement, là, je m'autorise à sortir du sentier qui était tout... tracé, je m'autorise à prendre des risques financiers, je m'autorise et donc, ouais, je t'ai pétri de trouille à l'idée de, tu vois, quand je me suis lancé coach, je me suis dit, bon, d'abord, je vais être coach interne chez mon entreprise actuelle et puis, au bout d'un moment, ça a été déconstruire, tu vois, tous ces schémas de pensée sur qu'est-ce que la réussite, qu'est-ce que la réussite professionnelle et finalement, qu'est-ce que j'en ai à péter de la réussite professionnelle, moi, ce que je veux, c'est m'amuser, tu vois, et c'est cette autorisation aussi à aller se dire, je peux choisir un boulot, Là où, jusqu'à présent, le travail, c'était censé être pénible, avec des collègues relous sur des projets que tu n'aimes pas. Et puis, au bout de 40 ans, tu peux justifier que tu as bien mérité ta retraite parce que tu en as bavé. Je me suis dit, non, en fait, le premier truc, c'est m'autoriser à ne pas être d'accord avec le modèle que j'ai appris. Et donc, ça me pétait de trouille. Au moment où je me suis formé à l'adolescence, enfin à la PNL, j'ai fait ma crise d'ado à mes 35 ans. En fait, non, ce n'est pas ça que je veux faire. moi je vais aller faire de la magie avec des gens cools Et donc là, ça a été compliqué, tu vois, ça a été tenir tête à mes parents qui n'avaient pas été habitués à ça, tu vois. Et donc, il y a eu toute cette étape-là dans un premier temps. Ensuite, il ne faut pas se mentir, l'entrepreneuriat, quand tu te lances, au bout de deux ans, tu fais du gratuit, tu te lances dans une spécialisation d'accompagnement HPI, ça ne marche pas. Tu te lances dans du coaching de particulier, ça ne marche pas. Tu fais du bilan de compétences, ça te maintient pauvre. Au bout d'un moment, il y a quand même une zone de stress, tu vois, qui se dit, attends. Est-ce que je m'accroche encore ? Est-ce que je suis en train de courir après une chimère ? Et donc là, ça a été bien utile aussi pour se dire, OK, pour l'instant, ce qui se passe, c'est que je suis encore en train de reproduire un modèle salarié dans mon activité d'entrepreneur. Ça ne marchera pas. Et donc, en fait, ça me permet, tu vois, au quotidien de me dire, OK, là, je suis stressé. Je le repère. Soit je travaille dessus, soit je vais marcher. Et tu vois, quand ça tourne trop vite dans la tête aussi. C'est le moment où je me dis, tiens, dans quel sens ça tourne ? Tiens, je peux me sentir un petit peu plus mal, je peux se stresser davantage, et je sais que je peux se stresser davantage. Et donc au bout d'un moment, tu vois, c'est cette capacité à prendre ce step de recul, à regarder ce que tu fais dans ton corps, ce que tu fais dans ta tête pour réussir à te sentir mal, te moquer de toi un petit peu, tu vois, se dire, « Salvador, t'es quand même formateur PNL, tu vas pas te laisser avoir par ça. » Et puis ensuite, reprendre la main dessus et se dire, OK, qu'est-ce que je fais différemment ? En 2023, par exemple, je me suis fait planter sur un contrat à 25 000 euros. Le matin, je me réveille, j'avais bouclé mon année. Le midi, j'ai un coup de fil. Cinq minutes après, il me manque 25 000 euros pour boucler les deux ou trois mois. Peur, naturellement, peur. J'ai 25 000 euros. Pour l'instant, je ne les ai pas trouvés sur le reste de l'année en neuf mois. Qu'est-ce qui me permettrait de les trouver en trois mois ? Je prends un coussin, je hurle dedans. Et puis, je me dis, bon, maintenant... je peux continuer à avoir peur ou je peux réfléchir à ce que je fais différemment pour trouver ces 25 000 euros. Et c'est ce qui m'a permis de poser toutes les briques qui ont fait qu'en 2024, j'ai construit une communauté, que derrière, j'ai étoffé les programmes de formation et tout ça. C'est se dire, OK, la peur, c'est un bon indicateur, mais ce n'est pas un bon conseiller. Et donc après, une fois que tu sais que la peur, tu peux jouer avec, avec la PNL. ben tu peux reprendre la main plus rapidement, ça veut pas dire que t'auras pas peur, ça veut dire qu'en fait tu resteras bloqué dedans moins longtemps, et à partir de là, ça te donne plus de clés pour rebondir, et se dire ok, ben la situation elle est pas d'en faire plus de ce que je faisais, ça marchait pas, que ce que je fais différemment, qu'est-ce qui fait que ça marchait pas, qu'est-ce qui permettrait aux autres de, et qu'est-ce qui fait aussi chez les autres entrepreneurs que ça fonctionne, et tu vois je pense qu'une de mes grandes forces c'est que je suis parti dans pas mal de bootcamps depuis le départ. Soit de communication, soit sur des codefs business, et toujours avec des gens qui n'étaient pas coachs, qui étaient déjà consultants dans d'autres domaines de métier. Et donc, ça m'a permis à la fois d'étoffer les compétences et aussi de voir d'autres mentalités que les gens qui se reconvertissent pour devenir coachs. Ça m'a permis aussi de regarder qu'est-ce qui fait que ces personnes-là arrivent à rebondir différemment, qu'est-ce qu'elles mettent en place, de quelle manière elles construisent des offres, petits produits, moyens produits, gros produits, offres premium. Et petit à petit, au milieu de ça, qu'est-ce qu'il y a le plus de chances de fonctionner à court, moyen, long terme ? Et donc, ça m'a permis d'avoir une palette de connaissances aussi sur lesquelles j'ai pu m'appuyer pour me dire « Ok, là, les 25 000, il y a trois mois, je n'ai pas le choix. Maintenant, j'ai plein de pistes. « Tiens, plutôt que de prendre cette peur, je vais prendre ce mouvement-là et en faire de l'enthousiasme pour construire quelque chose de nouveau. »
- Speaker #1
Oui, et puis je trouve ça, au-delà de la peur, sortir de son propre prisme et de sa propre niche, entre guillemets, c'est ce qui permet de voir les choses différemment et d'envisager les choses différemment aussi. donc ça c'est toujours source d'apprentissage je trouve et dans tout ce que tu disais notamment par rapport aux différentes peurs que tu as pu traverser j'ai l'impression qu'il y a toujours un peu le même schéma qui est Et tu me dis, si je me trompe, mais d'identifier, OK, là, j'ai une peur, de prendre du recul et ensuite de se mettre en mouvement. J'ai l'impression qu'il y a toujours un peu ces trois étapes. Est-ce que c'est ça ? Est-ce que j'ai tout compris ou pas ?
- Speaker #0
C'est ça. Et puis quand tu le parles, tu vois, quand t'en parles, je vois qu'il y a une forme de tremplin. En fait, à chaque fois que j'ai eu très peur... Ça m'a permis de faire un bon avant, tu vois, j'avais peur à la fin de mes droits chômage aussi, au début 2023, je me suis dit, là j'arrive à la fin de mes droits chômage, je ne vis pas de mon activité. Et je me suis dit, bon, j'ai deux options, soit je continue à avoir peur, soit je vais faire autre chose, et c'est là que j'ai décidé d'ouvrir, tu vois, il me fallait une offre B2B. Je n'avais pas envie de retourner à l'entreprise parce que ça me gonfle, mais par contre j'avais quand même très très envie de faire quelque chose pour les pros, pour pouvoir en vivre, et c'est comme ça que j'ai décidé de devenir formateur. Si je suis devenu formateur, au départ, c'est vraiment par peur de ne plus avoir mes droits de chômage. Ensuite, si j'ai construit la communauté, c'était par peur, tu vois, d'être trop soumis à un client ponctuel et donc d'avoir envie d'une forme de récurrence plus derrière de fidélisation de la clientèle que j'avais. Et à chaque fois qu'il y a une peur, en fait, ça a servi de tremplin pour se dire « Ok, j'ai peur parce qu'il me manquait quelque chose, j'ai peur parce que je n'étais pas assez stable émotionnellement ou financièrement, et donc comment je passe à l'étape d'après ? » Et chaque peur, en fait, si tu la prends correctement, ça devient une forme de tremplin pour la suite.
- Speaker #1
Oui, et puis là, ça me fait penser aussi... En tout cas, moi, j'ai entendu souvent que la peur, c'est aussi un mécanisme de protection et que c'est notre cerveau, en tout cas, qui le fabrique pour nous protéger, que c'est une stratégie inconsciente quand il y a un « danger » , et que c'est aussi, après, comme tu dis, la façon de voir et de la façon de traiter. La peur, il y a une bonne façon, une mauvaise façon. Celle qui fige est celle qui amène vers un tremplin. Mais je pense que justement, d'identifier cette peur-là et de se dire qu'en fait, c'est notre cerveau qui vient créer un mécanisme de protection dans telle ou telle situation et ensuite d'envisager des solutions, une mise en mouvement et une ouverture des perspectives, c'est ce qui permet de faire de cette peur un tremplin. Parce que c'est qui tout double, j'ai envie de te dire. Si la peur, ça te fige et que tu restes paralysé, Tu ne vas pas en faire grand-chose et encore moins un tremplin.
- Speaker #0
C'est un peu le hérisson au milieu de la route. Il voit les phares, il fige, il finit écrasé. C'est se dire qu'il y a une voiture, qu'est-ce que je fais ? Son mécanisme de protection, à lui, c'est de se rouler en boule, mais toujours moins impressionnant qu'une voiture. Ça va être identifié aussi, le fait d'avoir peur et de figer. En général, l'assidération, c'est une forme de bug du cerveau. C'est quand il ne sait pas choisir entre la fuite et le combat. Et donc, il décide de rester bloqué sur place, à se rejouer le film, à se préparer au choc. Et c'est le gros problème, c'est que notre cerveau, il lui manque une case derrière qui se dit « Ok, maintenant que j'ai compris que j'avais peur, qu'est-ce que j'en fais ? » Parfois, sous le coup de la violence du choc, il va décider le combat, parfois il décide la fuite, mais quand il sidère, quand il fige, quand il reste bloqué, bon, resté bloqué un jour, deux jours, pourquoi pas, mais au bout du troisième, en fait, c'est passé à autre chose, tu vois. Combien de temps j'ai envie de continuer à avoir peur ? Est-ce que c'est efficace par rapport à ma situation actuelle ? Est-ce que ça m'est encore utile ? Est-ce que ça m'amène des pistes concrètes de solutions ? La plupart du temps, la réponse est non.
- Speaker #1
Oui, et puis tu vois, moi j'aime bien me dire quand j'ai peur, par exemple, je pense dans une semaine d'une conférence, clairement j'ai peur, mais je me dis, ok, là tout de suite, maintenant, est-ce que j'ai plus envie ou est-ce que j'ai plus peur ? Et si j'ai plus envie que peur ? Alors go, j'y vais, je fonce. Et je me dis, OK, tu as envie, donc tu arrêtes, tu stops tes scénarios catastrophes et tu y vas, tu kiffes ton moment et la peur, tu la mets un peu sous le tapis. Moi, j'aime bien dire que la peur, en fait, quelque part, elle est toujours un peu présente. Quels que soient les domaines, il y a toujours un domaine où tu vas avoir plus peur que d'autres, mais c'est de comment tu fais. pour composer avec cette peur-là, qu'elle ne te fiche pas, qu'elle t'aide à grandir, à avancer, à en faire un tremplin et à accomplir ce que tu as envie d'accomplir. Tu vois, je pense qu'il faut... En tout cas, moi, je pense qu'il faudrait arrêter de voir la peur comme toujours quelque chose à cacher ou un boulet qu'on se traîne aux pieds et se dire, OK, c'est OK. On a tous des peurs. On n'est pas tous obligés de les subir toute notre vie. On peut en faire quelque chose. On peut en faire un tremplin. On peut en faire quelque chose de positif. Et tu vois, les voir aussi, justement, comme un tremplin pour une évolution positive. Moi, c'est comme ça, en tout cas, ma vision.
- Speaker #0
Le gros problème, tu vois, c'est après, sociétalement, il y a parfois la peur de la vulnérabilité. Qu'est-ce qu'ils vont penser de moi si j'ai l'air faible, si j'ouvre mes failles, si je parle de mes pardons ? Il y a toujours le poids du regard, le poids du jugement, tu vois, qu'il soit conscientisé ou pas. Et finalement, l'autorisation à la vulnérabilité, se dire en fait, je ne suis pas parfait. Et c'est justement ça qui va faire que petit à petit, si je suis honnête avec moi-même, j'en apprends des trucs utiles, le plus que chercher à continuer à me mentir. En général, tu vois, les zones de croissance, les zones de développement, elles apparaissent souvent sur des zones de vulnérabilité.
- Speaker #1
Ah, mais je suis pleinement d'accord. En tout cas, personnellement, dans mon business, c'est les moments où j'avais le plus peur que j'ai le plus évolué, tu vois. Je pense qu'il n'y a pas de hasard. Mais je voulais te demander, aujourd'hui, tu parlais des tremplins tout à l'heure. Aujourd'hui, avec tout ce que tu sais, justement, quelle est la... peur que tu te remercies d'avoir eu et qui t'a justement permis d'évoluer x1000 ?
- Speaker #0
C'est une bonne question. Je pense que c'est la peur de... C'est pas la peur de mourir, c'est la peur de ne pas avoir fait assez pendant mon temps de vie. J'ai eu un cancer en 2007, et je me suis dit, merde. J'ai l'impression d'avoir été une vache qui regardait passer le train de ma vie, tu vois. Et là, c'est peut-être fini. Et je n'ai rien fait. Je suis gros, je suis apathique, je suis fatigué, je n'aime pas particulièrement ce que je fais. Non, en fait, j'aimerais bien avoir, tu vois, une deuxième partie, une deuxième vie. Et c'est un petit peu ce qui me drive, tu vois, au quotidien depuis cette période-là. C'est finalement... c'est quoi mon évolution ? Je suis très joueur dans l'esprit. Je joue beaucoup, je drôle, je d'aventure. C'est toujours une notion de gagner un niveau, de passer à l'étape d'après, d'aller visiter les niveaux cachés. J'ai une grande soif de jouer ma vie avant qu'elle se termine. Et donc, je pense que ma peur, c'est de ne pas avoir kiffé suffisamment avant que ça se termine. Et donc, en fait, je préfère me dire, OK, je risque de me planter plutôt que c'est dommage. En fait, je n'ai pas bien joué. Je ne me suis pas amusé dans ce que je faisais. J'ai passé ma vie à avoir peur, à faire des trucs qui ne me plaisaient pas trop avec des gens que je n'aimais pas trop, à faire du moyen. Je ne dis pas que c'est une mauvaise chose de faire du moyen, tu vois, mais je me dis, il y a quand même moyen de kiffer davantage. Et c'est vraiment ma peur numéro une, tu vois, ma peur de me dire, en fait. Ouais, je risque de passer à côté de ma vie, tout bêtement, si je ne m'amuse pas assez.
- Speaker #1
Ouais, mais je pense que tu vois, c'est aussi une peur qui te pousse à pleinement profiter de chaque jour, tu vois, et de te dire, en fait, la vie, ce n'est pas un brouillon, il n'y a pas un coup d'essai et un coup, en fait, ça se termine et on recommence. En fait, c'est non, il n'y a qu'un essai. Et justement, c'est qu'est-ce que tu fais de cet essai ? Est-ce que tu... Tu passes ta vie, comme tu dis, à ne pas kiffer ce que tu fais, être apathique, etc. Ou alors, est-ce que tu t'amuses, tu kiffes et tu fais des choix qui te permettront de ne pas avoir de regrets plus tard ? Je pense que c'est ça aussi.
- Speaker #0
Il y a encore beaucoup trop de gens qui arrivent à la retraite, pour l'instant, parce que la retraite, c'est pareil. Elle commence à s'éloigner petit à petit et qui se disent « je vais attendre ma retraite pour commencer à kiffer ma vie » . Je trouve ça tellement dommage, ils arrivent à la retraite en fait, ils n'ont plus l'énergie, ils n'ont pas forcément l'envie ou alors ils n'en profitent pas longtemps. La vie, c'est quand tu peux qu'il faut en profiter, tu vois. Et c'est pareil, juste avant mon cancer, en l'espace de trois ans, j'ai perdu trois potes de promo. Le premier qui est mort, un accident de voiture en fait, il avait 22 ans. Il y en a un, il était dans le génie civil, il va à la plage avec un pote, il commence à creuser un tunnel, tu vois, et puis machin, et puis il y a le tunnel qui s'affaisse sur lui, il meurt d'asphyxie, il avait 24 ans, j'ai un autre pote un petit peu plus tard qui va courir, il nous fait un AVC, il meurt à 26 ans. Et je me dis, mais en fait, c'est pas parce que t'es jeune et en forme que demain est garanti aussi, tu vois, c'est... Qu'est-ce que t'en fais ? » Et je pense, tu vois, que... Alors, j'ai l'impression d'être un chat noir quand je le dis, mais j'ai un parcours où la mort a été omniprésente entre mes 20 ans et aujourd'hui. Et je me dis, mais en fait, c'est peut-être moi, c'est peut-être moi demain, tu vois, ou c'est peut-être moi aujourd'hui, j'en sais rien, mais en attendant, autant kiffer la partie. Et à partir de là, tu vois, il y a cette soif de vivre, d'en profiter, parce que plus tard n'est pas garanti. Et à partir de là, se dire, au fait, rester bloqué dans une situation où ça ne va pas, non, je perds du temps. Je perds du temps, je perds de la capacité à m'amuser. Autant reprendre la main sur mes états internes, sur finalement identifier de nouveaux chantiers, de nouvelles personnes. Et puis, petit à petit, faire en sorte que je m'amuse toujours un petit peu plus, un petit peu différemment, faire preuve de créativité. C'est vraiment mon moteur aujourd'hui, tu vois. Se dire, tiens, je n'ai pas envie de me coucher ce soir en me disant... C'était moyen.
- Speaker #1
Je vois, enfin, ça me parle tellement. Mais tu vois, moi, j'ai une citation que je garde toujours précieusement en tête. Enfin, deux d'ailleurs, c'est « Fais de ta vie une œuvre d'art » dans le sens où, en fait, fais que chaque jour compte parce qu'aujourd'hui existe, mais demain n'existera plus, n'existera pas forcément. Et du coup, je pense que c'est cette importance de se dire ben En fait, la vie, elle est précieuse et que ça peut s'arrêter demain. Et du coup, vivons aujourd'hui. Amusons-nous, faisons des choses positives et qui nous animent, plutôt que de toujours repousser à peut-être demain ou peut-être un jour ou à la retraite, alors qu'on ne sait pas dans quel état on sera à la retraite. Et je pense, c'est hyper fort ce que tu dis, mais c'est aussi de se dire, mourir un peu sans regret, partir de ce monde sans se dire... et si j'avais fait ci, et si j'avais fait ça, et si j'avais dit ci, ça, ci. Je pense que, en tout cas, moi, c'est mon goal ultime dans la vie, c'est mourir sans regret. Donc, ça me parle beaucoup ce que tu dis. On pourrait en parler pendant des heures, Loïc, je pense, mais à un moment donné, il va falloir qu'on clôture. Petite dernière question pour toi, si celles et ceux qui nous écoutent sentent qu'il y a une peur qui est aux commandes de leur business,
- Speaker #0
tu leur dirais quoi là maintenant tout de suite ouais c'est comment tu sais qu'il y a cette peur déjà elle se situe où dans ton corps en général une émotion c'est une sensation qu'on ressent tu vois on parle pas d'émotion en PNL parce qu'on trouve que c'est une forme d'appauvrissement de la perception d'une personne qui est en colère elle est peut-être pas en colère de la même manière qu'une autre personne qui est en colère une personne qui stresse tu vois j'accompagnais une personne qui stressait à aider de placer son permis de conduire Typiquement, on te parle de stress, tu as des gens qui ont une oppression dans la poitrine, elle avait le stress dans le genou gauche. Et donc, en fait, on a travaillé sur son genou gauche. Ce qui nous intéresse, en fait, ce n'est pas, tu vois, une forme de vérité d'où devraient se situer les motions ou de modèles, c'est pour toi, dans ta perception, ce stress, il se situe où ? À partir de là, tu vas voir que ce stress, il a un mouvement. Parfois, ça oppresse, parfois, ça serre, parfois, ça tourne. Ce qui va être intéressant, c'est de prendre ce mouvement, en fait, et de l'accentuer un petit peu. si ça pesait, le faire peser un petit peu plus et regarder, tu peux te sentir un petit peu moins bien. Si ça tournait, le faire tourner un petit peu plus vite. Et en tout cas, reprendre la main sur l'émotion. Tu vois, commencer à se dire, tiens, j'ai ce truc-là. Ça tourne dans un sens particulier. Et quand ça tourne davantage ou quand ça pèse davantage, quand ça oppresse davantage, en effet, je me sens moins bien. Si j'ai réussi à me sentir moins bien, rien qu'en faisant un truc dans ma tête, à ce moment-là, je vais pouvoir commencer à ralentir le mouvement jusqu'au moment où il va pouvoir s'arrêter. et regardez comment ça se passe quand le mouvement s'arrête et une fois que le mouvement s'est arrêté en principe t'arrives à un état neutre, tu le fais partir dans l'autre sens et tu rajoutes dedans comment tu voudrais te sentir, tu changes les couleurs les lumières, les températures, ça te permet comme ça en l'espace de quelques secondes, quelques minutes tu vois de se dire ok j'avais ce truc là je peux reprendre la main sur mon émotion maintenant je vais écouter ce qu'il y avait à me dire ok le stress qui était là, tu vois on parlait de système de protection, qu'est-ce qu'il me disait il me disait qu'en fait il n'y a plus beaucoup de temps Il me disait qu'il faut quand même que je rende plus d'argent que ce que j'étais habitué à rentrer. Il me dit qu'aujourd'hui, je n'ai pas toutes les connaissances. Et donc, il va te donner des clés. Tu vois, derrière chaque besoin que tu as identifié, il y a potentiellement des clés de solution. Tu vois, début d'année, c'était un peu compliqué. Ce début d'année, janvier, février, je me suis dit, bon, je peux continuer à vivre une courbe, tu vois, ou alors. Je n'ai pas beaucoup d'argent, mais par contre, il me manque une compétence forte en prospection. je vais me faire accompagner là-dessus et donc J'ai fait un pari sur l'avenir, me dire une fois que je me fais accompagner, je sais que je vais mettre les watts là-dessus parce que c'est aujourd'hui la manière la plus rapide d'aller signer de nouveaux contrats et d'avoir une courbe qui reprenne une pente correcte. Et c'est se dire que parfois, la situation, elle est justement dans ce qui te faisait peur. Tu vois ? Le côté figé, ça aurait pu être, tiens, je garde mes petits sous et puis ça me permettra de tenir en haut de moi. Je me suis dit, non, là, j'en ai quelques-uns, je vais tout mettre dans un accompagnement en qui j'ai absolument confiance et justement l'utiliser comme levier de croissance.
- Speaker #1
Hyper clair. Donc, si je résume, si on a peur, c'est qu'est-ce qui me fait dire que là, tout de suite, maintenant, j'ai peur ? Où est-ce qu'elle se situe au niveau de mon corps, cette peur ? c'est quoi le mouvement ou en tout cas le sens qu'elle a cette peur. Est-ce que ça tourne ? Est-ce que ça oppresse ? On l'intensifie un peu, on déroule dans l'autre sens.
- Speaker #0
Très légèrement, parce qu'il y a des personnes qui vont avoir très vite fait de se sentir très mal.
- Speaker #1
Oui, voilà. L'idée, ce n'est pas d'arrêter de respirer, mais en tout cas, on l'intensifie un tout petit peu, on déroule dans l'autre sens et ensuite, on peut passer à la mise en mouvement. C'est à peu près ça ?
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Ok, hyper clair. Hyper clair, hyper actionnable. Merci beaucoup Loïc. Avant qu'on se quitte, est-ce que tu pourrais nous dire où est-ce qu'on peut te suivre, pratiquer avec toi, découvrir ton univers ?
- Speaker #0
Oui, globalement sur LinkedIn. Sur LinkedIn, il y a mon profil Loïc Salvado. Et puis après, à partir de l'an prochain, il y aura aussi sans doute un podcast.
- Speaker #1
Trop bien.
- Speaker #0
Et derrière, après là, je suis en train de monter un centre de formation avec plusieurs parcours. pour former au coaching et à la PNL et en parallèle un ensemble de spécialisations toujours très colorées PNL parce que c'est un petit peu ma marque de fabrique maintenant. Mais du coup, LinkedIn, c'est mon canal principal et puis derrière, après, j'y mettrai toutes les infos au fur et à mesure.
- Speaker #1
Trop bien. Écoute, de toute façon, tous les liens seront mis en description de cet épisode. Merci Loïc pour cet échange, pour ce riche échange. Ça a été un plaisir. On se dit à très vite. Et puis, pour celles et ceux qui nous écoutent, n'hésitez pas à contacter Loïc si vous avez des peurs, des phobies, des blocages. Je pense qu'il désamorcera ça très rapidement et très efficacement.
- Speaker #0
Merci, Lola.
- Speaker #1
Merci, Loïc. À plus tard.
- Speaker #0
Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode de CEO Recto Verso. Si cette conversation vous a inspiré,
- Speaker #1
touché ou donné matière à réfléchir, pensez à lui laisser une note 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée ou à le partager autour de vous, car c'est ce qui aide le podcast à grandir et c'est aussi... une belle manière de soutenir mon travail. Vous pouvez également me retrouver sur LinkedIn ou sur notre site internet agence-karencia.com On se retrouve très vite pour un prochain épisode et je vous dis à bientôt.