- Speaker #0
On les appelle CEO, on les admire, on les écoute, on les cite, mais on oublie souvent que derrière le titre, il y a une personne, une vie et une histoire. Faites de choix pas évidents et de peur qu'on ne partage pas. CEO Recto Verso, c'est le podcast qui explore ces deux faces. Au recto, l'image publique, l'expertise, les réussites. Au verso, ce qu'on sait et ce qui nous forge vraiment. Je suis Lola Latar, fondatrice de l'agence de communication Kerencia. Et dans chaque épisode, je tends le micro à celles et ceux qui dirigent un projet, une entreprise ou un mouvement. On y parle communication, stratégie, décision. mais aussi doute, solitude, virage et conviction. Parce que derrière chaque réussite, il y a ce qu'on ne montre pas. Et c'est souvent là qu'il y a le plus à comprendre et à apprendre. Alors bonne écoute. Hello Sandy et bienvenue sur CEO Recto Verso.
- Speaker #1
Salut Lola, merci de m'accueillir.
- Speaker #0
Avant qu'on commence, est-ce que tu pourrais te présenter à celles et ceux qui ne te connaîtraient pas ?
- Speaker #1
Oui, avec plaisir. Moi, je suis Sandy Jacobi. Je suis cofondatrice de My Marketing Experience, qui est une agence de conseil et de service en stratégie marketing B2B. que j'ai cofondé avec ma sœur Laurie Giacobi, que certaines personnes ont l'occasion de voir également à mes côtés, sur les réseaux sociaux notamment. Et cette agence, aujourd'hui, cette année, elle a 15 ans. Donc ça fait 15 ans qu'on s'est lancé et qu'on continue aux côtés de nos clients.
- Speaker #0
Très bien, merci. Et c'est justement pour ça que je trouvais intéressant de te recevoir sur Sioréto Verso. C'est qu'on glorifie très souvent les croissances rapides. les croissances fulgurantes. Et j'avais aussi envie de te donner la parole sur comment on construit aussi une entreprise sur le long terme. Parce que comme tu l'as dit, bientôt My Marketing Experience aura 15 ans. En tout cas, vous allez le fêter. Et voilà, je voulais qu'on creuse ensemble ce sujet-là. Et la première question que je voulais te poser, c'est quand vous vous êtes dit « Ok, on va lancer My Marketing Experience avec Laurie » , vous imaginez quoi à ce moment-là ? Est-ce que c'était un projet de vie ? C'était un pari ? Une aventure à deux ? Qu'est-ce que vous imaginez ?
- Speaker #1
Non, ce n'était pas du tout un projet de vie. Clairement pas. C'était plus un pari, je dirais. Plus un truc genre, on le fait. Il faut savoir qu'on était en poste déjà. Ce n'était pas notre première expérience. Donc, on avait déjà eu plusieurs postes en marketing. Et on était salariés à l'époque. Et quand on était étudiantes, étudiantes même au lycée d'ailleurs, plus jeunes que ça, on avait dit en rigolant, un jour, on aura notre boîte ensemble. Mais c'était vraiment la blague. juste pour rigoler et quand l'idée est arrivée que j'en ai parlé à Laurie on n'a sûrement pas imaginé que ça existerait encore 15 ans plus tard on n'y pensait pas du tout et c'était pas un projet de vie particulier on n'avait pas d'enfant on s'était juste dit on le fait, on a l'idée c'est un peu un pari et on y est allé comme ça sans plus d'attente en fait.
- Speaker #0
Ok, donc il n'y avait pas de plan, de business plan qui avait été établi. C'était un peu, il y a eu l'occasion et vous l'avez saisi, vous y êtes allé quoi ?
- Speaker #1
On a fait un plan, mais plus pour faire plaisir aux banquiers. Puis on avait préparé un concours de business plan qu'on a gagné d'ailleurs. Mais la vérité, c'est qu'un business plan, ça n'engage que celui qui le lit, qui l'écrit et qui y croit quoi. Et même si on a suivi certaines choses, notamment pour les offres, dans les faits, le business plan sur trois ans, surtout dans les trois premières années de vie d'une entreprise, tu as largement le temps de ne pas le respecter parce que tu as besoin de t'adapter et tu as besoin de... Et puis, ça, ce n'est pas forcément prévu comme on l'avait envisagé. Donc, il y avait un plan qu'on avait fait pour faire un peu les bonnes élèves et parce que tu vas les faire et parce qu'on avait ce concours, mais en vrai, il n'y avait pas de plan à ce point-là.
- Speaker #0
Et du coup, c'est ce concours-là qui vous a un peu donné le premier élan de départ ? Comment vous avez trouvé votre marché, vos premiers clients, vendu vos premières offres ? Comment ça s'est fait au début ?
- Speaker #1
Alors, comment ? Je vais répondre à la première question. On avait perçu qu'il y avait, on appelle le délinctution des signaux faibles, comme tu veux, qu'il y avait un besoin sur les PME et les TPE qui ne recrutaient pas en marketing parce qu'elles ne pouvaient pas. Et que les... ce que proposait le marché avec des agences très établies, des agences marketing et surtout des agences de communication parce qu'il n'y avait pas tellement d'agences marketing à l'époque, c'était vraiment agences de communication, ça ne répondait pas forcément à leurs besoins. C'était très old school, c'était encore très print, même si le digital existait déjà, attention, il n'y a pas... Mais c'était encore très embryonnaire. Et on avait quand même perçu qu'il y avait ce besoin parce qu'on était très souvent sollicités, elles comme moi, alors qu'on était salarié. Il y a peut-être un truc à faire quand même sur un modèle. Tu externalises ta compta, tu externalises ton IT, tout ce qui est autour de ce qu'on appelait à l'époque l'infogérance. Maintenant, ça a été rebrandé, mais ça existe toujours. On pourrait faire pareil sur le marketing. Plutôt changer l'usage, c'est-à-dire que tu ne recrutes plus, tu vas faire appel à une agence extérieure qui va venir t'aider en externalisation marketing, ce qu'on appelait. Et c'est autour de cette idée qu'on a pitché, que beaucoup de gens trouvaient ça très bizarre. Mais pourquoi ? Mais ce n'est pas grave, on y est allé quand même. Et finalement, le marché nous a donné assez vite raison, puisqu'on a gagné ce fameux concours de création d'entreprise, donc de business plan. Et le premier client est arrivé deux semaines plus tard. Donc, comment je l'ai trouvé ? Comme beaucoup de gens, des quantités marres. C'est-à-dire que moi, à l'époque, j'avais mon... on va dire mon N plus 1, mon manager qui quittait la boîte dans laquelle j'étais pour lancer sa propre boîte qui était d'ailleurs une spin-off de HP et il voulait me débaucher, il voulait que je vienne travailler avec lui et je lui ai dit non, non, non, on va continuer de travailler ensemble mais tu vas passer par mon agence et c'était comme ça que le premier client est arrivé puisqu'il a dit ok, ça me va très bien, c'est un mode de fonctionnement qui est parfait puisqu'il y a la flexibilité, on a accès à la compétence et bien c'est pas grave si on ne te recrute pas
- Speaker #0
Trop bien. Donc, ça s'est fait finalement, ça s'est fait tout de suite.
- Speaker #1
La boîte, elle n'existait même pas, en fait. On n'avait pas déposé statut parce que c'est un peu long. On n'avait pas déposé statut, on n'avait pas de numéro de TVA. On a foncé, on a facturé après. Ça fait 15 ans, il y a prescription quand même. Et ça s'est très bien passé. On a lancé, c'était pour un lancement en plus, de la partie marketing, positionnement. Enfin, vraiment, on a tout fait sur une entreprise qui se lançait. Et oui, ça allait vite. Et après, les clients d'après, Parce que, un, ça ne suffit pas. Les clients d'après, ça n'a pas été comme ça. On s'est très vite mis, nous, à utiliser le marketing digital, à créer du contenu. Alors, en 2010, ce n'était pas du tout la mode. Ça ne se faisait pas trop. On avait créé un des premiers blogs marketing en France. On en avait quelques-uns, mais vraiment très, très peu. Et on utilisait les réseaux sociaux. Et alors là, il y avait très peu de concurrence. Donc, c'était un océan bleu. On a tout de suite eu des clients comme ça.
- Speaker #0
Ce qui n'est plus forcément le cas aujourd'hui. Maintenant,
- Speaker #1
ça ne suffit plus en tout cas. Je ne dis pas que ce ne sont pas des bons canaux. Ce sont toujours des bons canaux. Créer du contenu, utiliser les médias sociaux, ce sont toujours des bons canaux, mais sûrement pas avec la même stratégie. Ce n'est plus suffisant. Non, clairement, la stratégie qu'on a utilisée au début pour se développer n'est plus valable aujourd'hui.
- Speaker #0
Et justement, est-ce que tu te souviens, vous vous êtes lancée, est-ce que tu te souviens à partir de quel moment tu t'es dit, ... OK, là, on devient une vraie entreprise, ça fonctionne et ça va durer dans le temps ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. Je ne sais pas si je me suis dit ça un jour. Au début, moi, je n'étais pas à 100%. Laurie était à 100% dans My Marketing Experience, qui ne s'appelait même pas comme ça au départ. On s'appelait My Marketing Manager, on a changé de nom plus tard. Et elle a quitté son job salarié quelques mois après. Parce que ce que je n'ai pas dit, c'est que quand on s'est lancé, Laurie était enceinte de son premier enfant et elle a fait son congé mat. en tant que salariée pour avoir un congé mat parce que sinon, il n'y en avait pas. Et elle s'est mise à 100 % après. Et moi, je ne l'ai rejoint que, je crois, 18 mois plus tard. Et donc, quand j'ai intégré 18 mois plus tard, là, tu te dis, en fait, tu n'as plus trop le choix. Il faut arriver à en vivre à deux. Alors, Laurie, on l'a payée, bien sûr. Après, il faut en payer une deuxième. Elle s'est rencontrée qu'il y a des charges. On le prenait déjà au sérieux, en fait, parce que même quand j'étais encore salariée, on se disait... L'objectif, c'est que j'intègre la société à l'avenir. Mais je ne pense pas qu'il y ait eu un moment. Ça s'est fait assez progressivement. Mais je te dirais qu'à partir du moment où on a été 2 à 100%, pour nous, c'était déjà une société avant. Après, te dire que ça va durer, je pense que c'est un piège. Peut-être que c'est un truc qu'il ne faut pas se dire trop parce que sinon, tu ne te remets jamais en question. On voulait que ça dure, mais on ne savait pas que ça durerait. Il y a deux choses différentes.
- Speaker #0
Oui, et puis je pense que ça... ne pas être trop sûre sur le fait que ça va durer. C'est aussi rester un peu vigilant à l'écoute des signes au club du marché, de ses clients, et puis être prête aussi à rebondir et à réajuster si besoin.
- Speaker #1
Louis n'est pas là, mais elle te le dirait. Moi, je ne suis pas une stressée, mais je suis la reine de tous les quatre matins de dire qu'on va tous mourir, on se remet en question, ça ne va pas durer. Dès qu'il y a un truc... Et finalement, ça nous fait rigoler toutes les deux parce qu'elle, au contraire, c'est quand même elle qui va plutôt te calmer, dire c'est bon, ça va et tout. Mais ce n'est pas si mal de se remettre en question quand même. Ne pas toujours tout prendre pour acquis.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et justement, tu parles de Laurie qui est ta sœur jumelle. S'associer à sa sœur jumelle, ce n'est quand même pas neutre, ce n'est quand même pas rien. Est-ce que vous avez fait un peu une sorte de... de réunion au démarrage en disant les non négociables, c'est ça, les limites, c'est ça ou alors ça s'est fait en mode feeling ?
- Speaker #1
Ça s'est fait en mode feeling. parce qu'on se connait très bien on se connait depuis longtemps on connait le mode de fonctionnement de l'une et de l'autre alors on savait déjà que si ça nous coûtait trop du style t'as plus de vie, t'es malheureuse c'était pas quelque chose qu'on aurait gardé, ça veut pas dire qu'il n'y a pas eu des moments difficiles mais si après ça doit devenir un chemin de croix on n'est pas là pour ça Un truc non négociable aussi, c'était de ne pas en vivre correctement. Au début, tu ne te payes pas forcément très bien, ça c'est normal. Mais par contre, pour nous, ce n'était pas un truc qui devait durer. C'est-à-dire que si tu ne pouvais pas correctement te rémunérer, ce n'était pas quelque chose qui avait beaucoup d'intérêt, même si tu aimes ton entreprise. Et c'était un peu ça. Mais on ne s'est pas mis autour de table en disant c'est arrivé un peu au fil de l'eau. À chaque fois qu'on rencontrait une difficulté, c'était plutôt de se dire qu'est-ce que là on accepte, qu'est-ce qu'on n'accepte plus ? Et c'était vraiment quand le problème se présentait qu'on avait ce genre de discussion.
- Speaker #0
OK. Et ce qu'on n'a pas dit non plus, mais dont tu m'avais parlé, c'est qu'il y a eu le développement de My Marketing Experience. Mais en parallèle, vous avez eu, si je ne dis pas de bêtises, quatre enfants en cinq ans, à vous deux.
- Speaker #1
Chacune.
- Speaker #0
Oui, non, non. C'est ce que je voulais dire. À vous deux.
- Speaker #1
De chacune. Oui. Entre 2010 et 2015, elle a eu deux enfants. Elle a fait 2010 et 2013. Et moi, j'ai fait 2013 et 2015. Donc, en 2013, il y en a eu deux. C'est une très, très bonne année.
- Speaker #0
Et comment on traverse une période pareille ? Comment, quand on est deux à la tête d'une entreprise et deux aussi à vivre le congé mat, comment on fait pour vivre cette période-là sans que tout s'effondre, finalement ?
- Speaker #1
Alors, la première chose, c'est qu'on n'était pas deux. On n'était pas deux. On était plus nombreuses. Mais comme c'était des hommes, on va dire nombreux, je ne sais pas comment il faut l'accorder. C'est que déjà, moi, quand j'ai eu mon premier congé maternité en 2013, je te passe qu'on avait des stagiaires de temps en temps. Ça, je le passe. Je ne dis pas que ça ne compte pas. C'est des personnes qui ont compté et certains sont toujours en relation d'ailleurs. Mais je ne compte pas comme des membres salariés expérimentés, ce qui peut vraiment énormément t'appuyer. Mais en 2013, on avait des salariés. 2013 à 2015, et puis encore un peu plus tard d'ailleurs. Et ce qui permettait, alors ça ne me remplaçait pas moi ou Laurie complètement quand on était en congé maternité, parce que ce n'était pas un des fondateurs ou fondatrices, on ne peut pas dire que c'est substituable, mais quand même, ça vient, moi quand je n'étais pas là, il y avait deux personnes quand même, donc ça permettait à Laurie de souffler un peu, même si c'est quand même beaucoup de boulot, et je le sais parce qu'en fait, quand je suis rentrée moi de congé maternité de mon premier enfant, je suis rentrée je pense en mai ou juin, et elle, elle partait en août. Donc, on ne s'est pas beaucoup vues cette année-là, honnêtement. Et donc, je sais que c'est quand même une grosse charge de travail à gérer. Donc, la première chose, c'est quand tu n'es pas toute seule. Et je pense qu'on n'aurait pas pu. Je n'aurais pas pu faire tout le travail de Laurie. Elle n'aurait pas pu faire tout mon travail. Et après, comment on fait sur cinq ans ? Il ne faut pas trop se poser de questions, je pense. Franchement, parce que si tu te poses trop de questions, tu ne le fais pas. Mais de manière générale, il ne faut pas trop se poser de questions. des solutions t'en trouves, est-ce que c'est galère ? Il y a eu des jours oui, des jours ça allait mieux. Je ne vais pas donner ce genre de conseils genre il faut être organisé. Oui, évidemment, obviously, il faut être organisé, mais quand t'as dit ça, t'as tout dit. Tu peux avoir une organisation béton, la varicelle, elle viendra quand même cogner à ta porte. Enfin, pas forcément la tienne, mais celle de ton enfant, un jour ou l'autre. Ce qui a été difficile, c'était la fatigue quand même, de mon côté. moi j'ai été assez fatiguée parce que j'ai pas beaucoup dormi et puis l'acceptation probablement que t'as pas une hyper croissance sur cette période là donc la société elle a grossi on s'est développé on a eu des clients toujours qui arrivaient mais comme tu le disais en ouverture on a pas eu une hyper croissance et sûrement pas cette période là c'est à dire que l'objectif c'était juste de continuer, se développer, continuer s'adapter au marché et trouver un équilibre. C'était plus ça, en fait.
- Speaker #0
Et ça, ça a été difficile pour toi, justement, de ne pas être dans cette hyper-croissance et de te dire, en fait, oui, là, fatalement, tout mon temps n'est pas dédié à la boîte. Je suis une maman et du coup, il faut trouver un juste milieu. Être organisée, tu l'as dit, mais ça ne suffit pas forcément tout le temps. Est-ce que ça a été frustrant pour toi, justement ?
- Speaker #1
Je ne sais pas si je me posais la question sur la croissance à l'époque. J'ai trouvé frustrant. Ce qui était frustrant, c'était de toujours jongler. C'est-à-dire que quand tu n'es pas au travail... Tu te dis que tu devrais travailler et quand tu es au travail, tu te dis que tu devrais être ailleurs. Ça, moi, je l'ai vécu. Oui, je l'ai vécu. Mais je pense que beaucoup de gens vivent ça. J'ai envie de dire même que tu sois parent ou pas parent. Tu peux te dire ça. Je connais des gens, ils ne sont pas parents, mais quand ils ne travaillent pas et qu'ils prennent un peu de loisirs, ils se disent en fait, je devrais être en train de travailler pour développer mon entreprise. Donc, ce n'est pas forcément une question d'être parent, je pense. C'est une question de combien tu es dédié à ton entreprise et quel... part de ta vie tu accordes à toi et quelle part de ta vie tu accordes à ton entreprise ? Et je vais être honnête, je pense qu'en fait, j'avais tellement la tête dans le four à cette époque-là que je ne me posais pas cette question. Ce n'est pas hilarant, mais après, je ne veux pas non plus être la fille qui dit genre, il ne faut pas faire l'enfance, comme ça, ce n'est pas du tout ça. Mais je ne veux pas non plus tenir le discours que des fois tu entends en disant, question de la réincarnation. Et puis, moi, je trouve qu'avoir un enfant, ça te rend tellement plus productive et ça apporte tellement à mon entreprise. Voilà. On ne peut pas faire un argumentaire marketing pour vanter la productivité.
- Speaker #0
Je ne serais pas là. Oui, se dire que c'est des cycles de vie. Et effectivement, quand tu viens d'accoucher, que tu es dans un cycle plutôt tourné maternité et qu'après, le cycle va aussi se venir. se rééquilibrer et que tu vas rentrer dans un autre cycle. Je pense que c'est ça qui est le plus difficile à accepter et à appréhender, je pense.
- Speaker #1
Il faut voir que mon deuxième enfant, il a 10 ans. Ça fait déjà 10 ans que je n'ai pas eu de nouveau-né. Tout ça, on n'en parlait pas du tout à l'époque. En fait, on ne se posait pas ces questions. Aujourd'hui, il y a beaucoup de podcasts qui parlent de ces choses-là, de gérer la maternité, l'entrepreneuriat. Mais à l'époque, que dalle, honnêtement. Moi, pour tout te dire, on n'a même pas dit qu'on était enceinte à nos clients. On a dit genre, je ne dis pas deux jours avant d'accoucher, mais c'était un non-sujet. C'était un peu tabou, en fait.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
comme c'était tabou, on n'en parlait pas. Et comme on ne t'en parle pas, tu te poses moins de questions. Je ne dis pas que c'est bien, par contre. Je n'ai pas dit que c'était une bonne chose. Mais c'est comme ça que ça s'est passé, en réalité. Il n'y a pas si longtemps, en fait.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr qu'il y avait moins de podcasts sur le sujet.
- Speaker #1
Même aujourd'hui, sur LinkedIn, tu as des femmes ou même des papas. Je ne dis pas que c'est mal, mais des CEOs, des fondateurs, ils arrivent avec leurs gosses dans les bras. J'ai même vu des photos de lui en salle d'accouchement. No way, je ne l'aurais jamais fait. C'est personnel, mais ça, chacun fait comme il veut. Alors, c'est jamais de la vie. ça se mettait en scène. Oui,
- Speaker #0
c'était vraiment un peu en off. Quand vous étiez enceinte de neuf mois et que vous aviez un client en face, là, vous l'annonciez.
- Speaker #1
Moi, je n'ai jamais atteint neuf mois.
- Speaker #0
Oui, huit mois et quelques.
- Speaker #1
Tout juste. On ne le montrait pas. En plus, ça ne se voyait pas tellement. Et puis, tu sais, nos clients sont beaucoup à distance. Ils sont loin, souvent. ils sont partout en France donc on ne sait pas la tournée des popotes à chaque fois donc ils voyaient que le haut donc moi je me souviens plein de fois me lever pour montrer à des clients dans un mois vous ne me voyez plus, un mois, deux mois mais on ne le disait pas on ne le disait pas et même je me souviens qu'on avait gagné un prix et en fait je ne voulais tellement pas le montrer que je ne suis pas montée sur scène c'est Laurie qui est montée seule sur scène Et moi, je suis restée dans l'audience parce que j'étais à point. J'étais vraiment très enceinte. Je devais être sept mois et demi. Et attention, je me juge parce que je pense que ce n'est pas bien. Il n'y a pas à rougir de ça. Mais à l'époque, je n'étais pas à l'aise parce que ce n'était pas du tout aussi démocratisé qu'aujourd'hui. On n'en parlait pas. Et donc, j'étais hyper stressée de perdre la confiance de nos clients, que des prospects se disent « c'est bon, laisse tomber, on ne va pas aller les voir » . Alors qu'évidemment, si ça se passait aujourd'hui, je ne ferais pas du tout pareil.
- Speaker #0
Oui, je pense qu'à l'époque, ce n'était pas il y a si longtemps que ça.
- Speaker #1
Ces choses-là, on en parle depuis trois ans, pas beaucoup plus.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais dire. Et je pense qu'il y avait une peur de perdre en légitimité vis-à-vis des clients, de perdre des prospects tout simplement.
- Speaker #1
Leur confiance, tout simplement, de perdre la confiance.
- Speaker #0
Ouais, c'est assez fou. Et du coup, tu dis bien qu'aujourd'hui, tu ferais différemment.
- Speaker #1
Je ferais différemment. Alors, je ne mettrai pas en scène, par contre.
- Speaker #0
Ah, ok.
- Speaker #1
Voilà. Mais je ne le cacherai pas du tout. Et je pense que de toute manière, il s'est passé quand même beaucoup de choses avec le Covid. Et j'ai vu que tout ce qui était autour de la... On ne va pas forcément parler que de ça, mais tout ce qui était autour de la parentalité a énormément changé à cette période parce que tout le monde a découvert que les gens avaient une vie perso. Hommes et femmes, d'ailleurs, je ne dis pas forcément que les femmes, puisque on a été tous verrouillés chez nous, enfermés à la maison, tous en visio. Et on s'est bien rendu compte qu'hommes comme femmes pouvaient avoir des persos. Encore une fois, je ne parle même pas d'avoir des enfants. Ça peut être d'être en couple, ça peut être d'avoir un chien, ça peut être d'avoir un appartement petit, grand, sombre ou pas sombre, bruyant. Et en fait, tu as été un peu obligée de lâcher prise sur certains points.
- Speaker #0
Et justement, ça fait une parfaite transition puisque vous avez vécu le Covid en tant que chef d'entreprise. Et tu l'as dit, je crois, dans plusieurs podcasts, mais cette année-là, vous avez perdu... 39-40% de votre chiffre d'affaires versus l'année précédente. C'est quoi le premier truc que tu t'es dit quand tu as constaté les chiffres et que tu as bien vu qu'il y allait avoir une baisse de croissance ou une décroissance, justement ?
- Speaker #1
Moi, j'étais très paniquée, honnêtement. Alors déjà, à titre perso, l'enfermement, ce n'est pas quelque chose qui me réussit. Donc déjà, au niveau moral, ce n'était pas top. Moi, je suis en appartement. Je ne suis pas en maison avec jardin, piscine et compagnie. J'ai un très chouette appartement, mais ce n'est pas la même expérience quand tu n'as pas de grand extérieur. Quand tu vois que tu as des contrats qui s'arrêtent, des contrats qui ne se signent pas, alors qu'ils étaient sur le point de se signer et que ton prévisionnel de l'année, globalement, il est très largement amputé. En plus, c'était en février. Ce n'est pas comme si tu allais te refaire. Ça a duré quand même assez longtemps, cette histoire. Moi, j'ai... paniquée dans le sens, je me dis, bon, c'est peut-être la fin. Voilà, c'est peut-être la fin. Mais, très rapidement, Laurie, elle m'a dit, je me souviens, c'était au téléphone ou en visio, elle m'a dit, tu sais, moi, je ne suis absolument pas inquiète pour la survie de l'entreprise avec le Covid. Je lui ai dit, pourquoi ? Elle m'a dit, parce qu'en fait, nous, ça fait 10 ans, parce qu'en fait, c'était il y a 5 ans, ce n'était pas très très longtemps. Nous, on a fêté nos 10 ans pendant le Covid. C'est nul d'ailleurs. Et un petit pas, parce qu'en réalité, on a super bien géré l'entreprise et on a une trésor qui nous permet tout à fait de traverser l'année sans faire de chiffre d'affaires. On n'en a pas fait, évidemment, on a fait du chiffre, on a juste perdu 40%, enfin juste, je ne le souhaite à personne, ce n'est vraiment pas drôle, mais on a perdu 40%. Mais ce que je veux dire, c'est que notre trésorerie nous a permis de passer largement cet épisode-là. Et du coup, il n'aurait quand même pas fallu que ça dure une année de plus, quand même. Mais comme après, au déconfinement, ça a petit à petit repris, et de mémoire, on a fait une bonne année 2021. Forcément, on a fait de la croissance, mais j'ai envie de te dire, faire de la croissance en 2021 vs 2020, c'est pas non plus... Il n'y a pas de quoi sortir le champagne, mais c'était quand même même mieux que 2019, qui était une bonne année aussi. Et c'est comme ça que ça s'est fait. Alors moi, j'ai déprimé, mais après, quand j'ai eu le risque, je me suis dit, les chiffres disent que On va y arriver. Et c'est ce qui s'est passé.
- Speaker #0
D'où l'importance de revenir à des éléments factuels que sont les chiffres, les prévisionnels, la trésorerie.
- Speaker #1
D'où l'importance surtout d'être hyper vigilant sur sa trésorerie.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais dire. Encore une fois,
- Speaker #1
pas glamour. Pas glamour du tout. Non, non,
- Speaker #0
non, mais ce n'est pas glamour. Mais en fait, la trésorerie, c'est ta bouée de sauvetage face aux incertitudes. C'est tout. Et de la vie aussi. Parce qu'en fait, tu peux... Alors, je trouve du bois, mais tu peux tomber malade et du coup ne pas travailler pendant plusieurs mois. Et en fait, c'est ta trésorerie aussi qui vient.
- Speaker #1
De manière générale, avoir de la trésorerie, ça va permettre aussi de faire des investissements. Et si tu n'as pas assez pour investir, avoir de la bonne trésorerie, ça va te permettre d'emprunter de l'argent. Ça peut paraître fou, mais en fait, on va beaucoup plus prêter à quelqu'un, à une boîte qui a une trésorerie plutôt saine qu'à une boîte qui n'a pas de trésorerie. Ça te permet aussi de renoncer à certains projets temporairement. Je ne parle même pas d'être malade, mais te dire « Non, en fait, ça, je n'ai pas envie, je ne le sens pas. Ce client, ça ne va pas le faire. » Et te dire « On va arrêter ou on va ralentir ou faire autrement, pivoter. » Et ça te permet d'avoir ça. Donc, c'est vraiment de l'oxygène, clairement, qui te permet d'avoir plus d'oxygène si tu veux aller emprunter, d'ailleurs.
- Speaker #0
Complètement, complètement. Et moi, c'est moi qui suis un petit peu comme toi, très stressée et plutôt dans la négativité. sur ces sujets-là, en tout cas, le fait d'avoir de la trésor. Je ne sais pas toi, mais quand je suis en train de paniquer, que je regarde vraiment mon tableau de trésorerie, que je vois que, OK, c'est bon, il y a de la trésor, tout de suite, je redescends en pression parce que c'est des éléments factuels et que... Voilà. Mais...
- Speaker #1
Oui, c'est factuel. Après, il ne faut pas non plus vivre dans l'angoisse d'investir.
- Speaker #0
Ah non, ça, moi, j'ai toujours investi, que ce soit en accompagnement, en coaching, en faisant des programmes, etc. Mais j'ai toujours mon petit matelas de sécurité, entre guillemets, qui fait que ça me permet aussi d'être sereine dans mes investissements, justement.
- Speaker #1
Au revoir. Tu fais bien. Tu fais bien. Puis, ce n'est pas rassurant que pour toi, c'est rassurant aussi pour les personnes qui travaillent avec toi. Tu vois, c'est ta capacité à payer. Ça te permet d'attirer des bons partenaires. Nous, tous nos partenaires, ils savent qu'ils sont payés à l'heure. Les à compte, on ne rechigne pas, on les paye. Il n'y a pas de... On n'est pas en retard sur les paiements. Et en fait, d'avoir cette capacité à toi-même bien payer et payer aussi dans les temps. ça te permet d'avoir les meilleurs aussi.
- Speaker #0
Oui, et ça permet de fidéliser. Moi, je vois les personnes de mon équipe, elles savent qu'elles m'envoient la facture. La facture, elle est signée dans les jours après ou une semaine après, grand maximum. Et dans le mois même, même si je n'ai pas été payée des clients sur lesquels elles ont bossé, etc., je fais des avances de trésor, justement. Mais ça permet ça aussi. Et ça permet, comme tu dis, de garder les meilleurs et d'avoir une équipe qui est équitable. qui t'es fidèle en tout cas. Donc, c'est que du positif.
- Speaker #1
Et du coup, je vais dire une note pour nous protéger toutes les deux, c'est que cette capacité, c'est aussi parce qu'on est capable d'aller demander et se faire payer. Ça, c'est un truc hyper important pour qu'une entreprise dure, c'est d'arriver à se faire payer. Et je parlais encore récemment avec des dirigeants qui me disaient que c'était la galère qu'il y a beaucoup de retards de paiement. Ça, c'est horrible. Ça tue énormément d'entreprises. Donc, être très vigilant. et nous je pense que parmi les trucs plus relou qui a pu nous arriver, c'était les impayés quand même.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Se faire payer, c'est hyper important.
- Speaker #0
Oui, ça, moi, je suis vraiment très regardante dessus parce que c'est sûr qu'un client qui ne te paye pas un mois, ça passe. Si ça se prolonge, en fait, moi, ça ne passe plus et ça se termine tout de suite. Parce que, pareil, quand on a une agence, tu as des prestataires qui bossent sur les clients et si tes clients ne te payent pas, mais que tu es obligé de payer tes prestataires, à un moment donné, il y a un trou dans la raquette et tu...
- Speaker #1
Du coup, ta trésor, elle prend un coup dans l'aile. On peut que tu aies des salariés, ce que nous, on a vu à une époque, tu n'es pas contente parce que les gens, tu les payes. Tu ne peux pas leur dire, excusez-moi ce mois-ci.
- Speaker #0
Oui, tu ne peux pas.
- Speaker #1
Ça ne va pas être possible.
- Speaker #0
Moi, je déteste faire ça, mais quand on regarde un peu votre parcours et 15 ans maintenant, On voit qu'il y a de la longévité, qu'il y a eu des hauts, il y a eu des bas. Est-ce que pendant ces 15 ans, il y a un moment où il t'est déjà arrivé de te dire « j'en peux plus, j'en ai marre » .
- Speaker #1
Oui. J'en peux plus, je ne sais pas. Mais j'en ai marre, oui, c'est sûr. Et pas qu'une fois. Et je pense que c'est très sain, en fait, de se dire « j'en ai marre » . Parce qu'en 15 ans, déjà, le marché évolue. Toi, tu évolues, tu n'as pas forcément tout le temps envie de faire les mêmes choses. En plus, je ne dis pas que je m'ennuie vite, mais je m'ennuie vite. Même si j'adore ce que je fais. Et l'ORI fonctionne aussi beaucoup comme ça. Donc oui, il y a eu des moments où on en a eu marre. Alors, pas forcément, tu vois, les premières années, parce qu'on avait trop de choses à gérer, trop de sujets. Donc, si j'ai pu en avoir marre... À cette époque-là, c'était probablement lié à un contexte qui était beaucoup de fatigue, beaucoup de choses. Mais si tu sors de cette période, je dirais après 6-7 ans, c'était que c'était devenu un peu routinier. Il y avait des projets qui nous emballaient beaucoup moins. Et c'est cette période où on a investi beaucoup. vraiment se faire accompagner et c'est là ça a donné lieu à on change de nom on se repositionne sur le B2B on revoit le logo genre nouvelle identité new beginning c'était c'était vraiment c'était quasiment un renouveau on a lancé le podcast c'est aussi le fait de lancer des nouveaux projets ça donne une nouvelle dynamique et je pense qu'à chaque fois qu'il y a eu ce j'en ai marre c'était hum
- Speaker #0
Parce qu'on avait besoin de se renouveler. Ça veut dire qu'il se passerait entre temps, mais de vraiment avoir en renouvellement une nouvelle étape. Donc, il y a eu cette phase. Je dirais qu'après le Covid, je n'ai eu marre aussi parce que je trouve que c'était le contexte. Franchement,
- Speaker #1
c'était lourd. Donc oui,
- Speaker #0
j'ai dû dire j'en ai marre parce que tu vois que tu ne signes plus rien, que tu n'as plus de lead, que tout le monde fait une gueule jusque-là. Je pense qu'en fait, il y a des gens qui ont adoré le Covid, moi pas du tout et j'en avais marre. vraiment mais c'était pas forcément lié à My Marketing Experience c'était lié à un contexte et et plus récemment alors il y a eu ça et en général quand il y a ça quand il y a j'en ai marre on met un peu de temps mais on finit par se le dire tu vois genre on se regarde avec l'oreille on fait bon alors toi aussi ça te ça te gratte j'allais te demander si c'était réciproque l'une et l'autre En général, ces phases-là, ça arrive à peu près en même temps. Je ne te dis pas le jour même, de toute façon, ce n'est pas un truc qui arrive en un jour, c'est un petit truc plus un petit truc plus un petit truc. Et on a fait un travail plus récemment, alors ce n'est pas forcément qu'on en avait marre, c'était que dans les dernières années, je n'ai absolument pas, même à un moment, envisagé vraiment d'arrêter. Marre un peu, mais c'est plutôt de te dire comment, pour durer, il faut évoluer comment on fait pour que ça se voit pour il y avait ce décalage entre comment il y a toujours ce décalage en fait rapidement entre comment t'es perçu et comment tu es actuellement la valeur des offres ton positionnement ce que tes clients envoient de toi donc t'as toujours ce décalage que t'essayes 1. de rattraper ou d'imposer ou de régulariser plutôt et 2. il faut en plus que ce soit en phase avec le marché parce que si tu si t'es en décalage ça va pas le faire Et donc, ça nous a bien occupé ces derniers mois avec Laurie. On a beaucoup travaillé sur la formalisation de notre positionnement, l'évolution de nos offres. Elles n'ont pas radicalement changé, mais on les a mieux formalisées. Et d'ailleurs, à l'heure où sortira ce podcast, tout sera visible puisqu'on a un nouveau site Internet, une charte graphique qui a évolué. Et ça, ce n'est pas un travail de deux jours, en fait. Ça, c'est un travail qu'on fait avec nos clients. Je sais du coup, et on sait à quel point ça peut être inconfortable, pas évident, que ce soit au début d'une activité, en milieu, au bout de 15 ans. Ce n'est pas confortable, mais c'est vraiment le meilleur moyen pour ne pas s'endormir. Je ne vais même pas te dire pour durer, parce que franchement, si j'avais la recette pour te dire que ça va durer encore 15 ans, je serais très heureuse, mais je ne l'ai pas.
- Speaker #1
Non, mais... Mais... Mais il y a aussi ce côté, pour durer, il faut que vous, en tant que fondatrice, vous soyez animée par ce que vous faites. Et si ce n'est plus le cas, ou s'il y a le fameux Jean Neymar, en fait, ça ne peut pas être un cercle positif qui va vous amener vers des choses qui vont vous animer au quotidien. Donc, je pense que le Jean Neymar, c'est aussi finalement un cadeau. un cadeau entre guillemets qui dit ok là attention attention Sandy, attention Laurie il faut qu'on change quelque chose il y a quelque chose qui va plus, il y a quelque chose qui nous correspond plus parce qu'on a aussi peut-être évolué ou que le marché a évolué et que du coup il faut qu'on se réajuste mais en tout cas je pense que c'est et tu me diras si t'es d'accord avec moi mais je pense que justement tout ce travail de fond sur sur... Le positionnement, l'image de marque, les offres, etc. C'est très difficile de le faire seul, sans être accompagné. Parce que pareil, pour...
- Speaker #0
C'est impossible. Pour moi, ce n'est pas possible.
- Speaker #1
Voilà, c'est ce que j'allais te dire. J'ai eu beaucoup de gens n'aimards, moi aussi. Du coup, le gens n'aimard a donné lieu à des pivots. Et à chaque fois, je me suis fait accompagner, je me suis fait coacher. Parce que pour moi, c'est impossible.
- Speaker #0
Et même nous qui sommes deux. pourtant on pourrait se dire vous êtes deux mais c'est pas pareil parce qu'en fait t'es quand même à l'intérieur de ton entreprise donc tu peux pas à la fois t'observer, te challenger alors bien sûr il y a quand même un côté pratique c'est à dire que je vais voir des trucs que l'on ne voit pas elle voit des trucs que je ne vois pas mais in fine faire appel à quelqu'un qui est hyper neutre et de l'extérieur ça permet de calmer toutes les passions les émotions de te ramener à quelque chose de plus neutre dans un terrain qui est beaucoup plus neutre Merci. Et puis aussi, ce que je trouve bien de faire appel à des personnes extérieures, c'est que finalement, tu n'es pas toujours obligé de faire bonne figure. Tu peux aussi déposer tes trucs et dire, voilà, aujourd'hui, ça, ça me saoule, ça me gonfle. J'en ai marre de ça. Voilà comment j'aimerais que ce soit. Est-ce que c'est possible ou pas possible ? Mais tu n'as pas ce côté toujours d'être dans le paraître, qu'on peut avoir même vis-à-vis de soi-même, de se convaincre que tout va bien. Moi, je trouve que c'est... Et Laurie est le pareil, parce que sinon, on ne ferait pas ce travail à deux. Mais je trouve que tu gagnes énormément de temps. Tu gagnes beaucoup de temps.
- Speaker #1
Oui, c'est clair. Après, un repositionnement complet ou juste changer les choses, c'est sûr que la temporalité n'est pas la même. mais Quoi qu'il en soit, avoir un regard extérieur où justement tu peux déposer, dire voilà ça, j'en ai marre et il faut que ça change tout de suite. Mais est-ce que c'est cohérent avec mon positionnement que j'ai envie ? Est-ce que c'est cohérent avec les offres que je vais construire ? Moi, je sais que c'était surtout ça. Est-ce que mes envies sont cohérentes avec le positionnement que je vais avoir ? Moi, c'était surtout ça.
- Speaker #0
Oui. Après, tu as le droit de faire des erreurs. Tu as le droit de ne pas suivre la mode. Il y a plein de trucs sur lesquels... On n'a pas suivi les tendances. Il y a aussi des choses qu'on a fait bien avant que ce soit tendance et que du coup, les gens trouvaient ça… Je peux te dire que quand on a lancé un blog en 2010, les gens trouvaient ça hyper chelou. Et quand on a lancé un podcast en 2020, ou une chaîne YouTube en 2015, alors il faut la lier. En fait, ils trouvaient ça mignon, marrant. Genre, elles sont mignonnes, elles sont drôles. Après, quand ils voient les résultats qu'il y avait derrière, ils se disent, ah quand même ! Et puis après, eux-mêmes sortaient leur truc, évidemment. Mais il ne faut pas hésiter soit à faire des choses que les autres n'ont pas encore fait, soit à ne pas suivre les tendances. À l'époque, la première question qu'on te posait, c'est « Et alors, tu as une équipe de combien ? » Tu n'existais pas si tu n'avais pas une grosse équipe. Aujourd'hui, honnêtement, ça choque beaucoup moins de monde. Enfin, ça choque même plus grand monde. Quand tu dis « Oui, j'ai un modèle d'agence, mais nous, notre vision… » c'est qu'on veut garder l'indépendance du conseil, donc on ne veut pas avoir des salariés, parce que si j'ai des salariés sur certains postes d'expertise, je vais me sentir obligée de le vendre à mes clients, et mes clients n'en ont pas forcément besoin. Quand on dit ça, on n'a plus de questions. Tout le monde comprend très bien.
- Speaker #1
Oui, mais c'est marrant parce que cette question-là de combien il y a de personnes dans ton équipe, depuis que j'ai un positionnement d'agence aussi, c'est une question qui revient tout le temps. Et combien vous êtes ? Mais elles ne sont pas salariées ? Mais tu n'as pas de salariés ? Non, en fait, non. C'est des indépendantes et que ça dépend des besoins des clients, etc. Et je ne veux pas justement être contrainte de me dire en fait, j'ai un client qui vient et j'ai une graphiste salariale. Je vais forcément lui vendre une nouvelle identité, par exemple. Je trouve ça… Après, je dis ça maintenant, aujourd'hui, on verra.
- Speaker #0
Et attention, ce n'est pas… Le modèle d'agence traditionnelle, bon, moi, j'y crois plus vraiment, mais il y en a qui fonctionnent très bien et tant mieux pour elles. Mais c'est aussi parce que, je pense que toi, c'est pareil, moi, ça ne nous a jamais représentés. Ce n'était pas assez flexible. L'avantage aussi, c'est qu'on arrive à avoir des projets internes. Genre le podcast, c'est un projet, c'est même presque un client de My Marketing Podcast, c'est presque un client de My Marketing Experience, en fait. Et nous, on se considère, même, j'en parlais hier, je dis qu'on se considère même nous-mêmes Merci. comme un client.
- Speaker #1
OK. Donc,
- Speaker #0
le podcast, c'est un client. My Marketing Experience est client de My Marketing Experience.
- Speaker #1
OK. Et pourquoi ? Parce que ça vous permet justement une certaine rigueur, une certaine... Oui.
- Speaker #0
Parce que si tu ne te considères pas comme ton propre client, que ce soit le podcast ou l'agence, eh bien, en fait, tu vas toujours te faire passer en dernier. Alors, évidemment que sur certains sujets, nos clients, ils vont rester prioritaires. Mais le truc qu'on a toujours refusé, c'était de se dire... qu'on ne développait pas le branding, qu'on ne développait pas même nos personnels branding, qu'on était toujours après tout le monde. Donc, c'est pour ça que depuis très longtemps, par exemple, moi, j'ai une journée de mon agenda qui est dédiée à mon client, My Marketing Podcast, My Marketing Experience. Ça ne veut pas dire que les autres jours, je ne fais rien du tout, mais c'est bloqué et c'est acté. Et honnêtement, je suis... Peut-être que c'est un peu prétentieux ce que je vais dire, mais je pense que on a clairement eu raison. Parce qu'aujourd'hui, notre marque, c'est ce qui fait notre force.
- Speaker #1
Oui, non, mais complètement. Et je pense que, comme tu dis, on est toujours le client le moins bien loti parce qu'on passe toujours après les urgences, etc. Moi, pareil, j'ai un jour bloqué, un CEO day, où en fait, c'est mes sujets à moi et les clients, ils n'existent pas ce jour-là. Bon, j'extrapole un peu, mais voilà, en gros, c'est ça. Et ça permet vraiment, moi, j'ai vraiment vu un avant-après.
- Speaker #0
Ça peut être le week-end, ça peut être le soir. En fait, j'ai envie de dire, peu importe quand c'est, ce n'est pas forcément un jour, mais même si dans ta tête, tu considères ton entreprise comme ton client, et je parle en tant qu'agence évidemment On serait dans un autre secteur d'activité, cette conversation n'aurait pas forcément lieu d'être. Mais si tu es coiffeuse, par exemple, si tu es coiffeuse, il faut que tu te considères comme ton client. Mais autrement, tu perds en crédibilité.
- Speaker #1
Ah oui, complètement. Et je voulais te demander aussi, qu'est-ce que vous avez réussi justement à garder intact en 15 ans, malgré les doutes, malgré les galères, les pivots que vous avez pu faire ? que ce soit dans votre relation ou même au sein de My Marketing Experience, est-ce qu'il y a des choses qui n'ont pas changé en 15 ans ?
- Speaker #0
Il y a pas mal de choses qui n'ont pas changé, je dirais quand même. Notre ADN, déjà, il n'a pas… La manière de l'exprimer a changé, ça c'est sûr, mais notre ADN n'a pas changé, c'est de rendre les meilleures techniques et stratégies marketing, aujourd'hui c'est B2B, accessibles aux entreprises. Ça, ça l'est toujours. Et ce qui n'a pas changé, c'est la passion. C'est la curiosité. Clairement, c'est un modèle qui nous permet de satisfaire des besoins personnels en termes de curiosité, indépendance. Donc, c'est une boîte qui nourrit à titre perso. Il y a plein de gens, ça ne leur conviendrait pas du tout. Je ne dis pas que tout le monde doit le faire. Donc ça, ça n'a pas changé du tout. Et ce qui n'a pas changé, honnêtement, c'est... notre relation avec Laurie n'a pas changé. Ce n'est pas amélioré, ce n'est pas détérioré. Je n'ai pas plus confiance en elle, je n'ai pas moins confiance en elle. Elle m'a montré des qualités que je ne soupçonnais pas ou que je n'avais pas vu s'exprimer. Ça lui fera plaisir quand elle écoutera ce podcast. Notamment, elle a beaucoup de sang-froid, elle gère bien les situations difficiles, les négociations un peu difficiles. que ce soit avec des clients ou avec des partenaires d'ailleurs, franchement elle s'est vraiment révélée là-dedans mais à titre personnel de la serre privée la relation est restée ni meilleure ni moins bonne, elle était déjà très bonne, elle est toujours bien ok,
- Speaker #1
c'est ce que j'allais te demander parce que souvent tu vois, on a un peu cette crainte de se dire oui mais si on travaille en famille, si jamais ça se passe mal, après ça va abîmer notre lien aussi perso ... Vous, ça n'a pas du tout été le... Non. Tant mieux, j'ai envie de dire. Mais c'est vrai que ça peut... Je pense que comme vous aviez aussi peut-être des liens forts dès le début et que vous aviez une connaissance l'une de l'autre qui était importante, ça vous a aidé en construisant l'activité professionnelle à connaître les besoins personnels de l'une et de l'autre et d'ajuster aussi. Parce que... Au sein de ma marketing expérience, est-ce que justement, vous avez des pôles de mission au-delà des missions clients ? Par exemple, la finance, la comptage, l'imprime.
- Speaker #0
La partition des tâches, tu veux dire ?
- Speaker #1
Oui, ça c'est plus l'orifice.
- Speaker #0
Si tu veux, ça fait rigoler les gens quand je dis que la CEO, c'est l'orifice. Parce que tout ce qui est... Je vais dire finance et comptabilité, attention, parce qu'on a un expert comptable. Elle ne fait pas la comptabilité, elle ne fait pas la déclaration de TVA, tout ça. Mais c'est elle qui a pris le lead là-dessus, tout simplement parce qu'elle est arrivée en premier dans l'entreprise et qu'il fallait bien gérer cette partie et c'est elle qui l'a fait. Tout ce qui est administratif, process, ça, c'est parce qu'elle aime et que moi, pas du tout. Mais Dieu merci, elle l'aime parce que vraiment, si on devait compter sur moi, on serait mal. Donc, c'est elle qui met tout ça en place. C'est là, des fois, des... Je ne dis pas qu'on s'accroche, mais des fois, elle me parle de trucs, je fais « oui, bon, si tu veux » . Genre, voilà quoi. Et moi, j'ai plus pris le lead, j'ai apparti marketing de ma marketing experience. Au début, même le podcast, c'était que moi. En général, le blog, c'était plus moi qui publiais, même si elle a écrit quand même pas mal d'articles.
- Speaker #1
La plus grosse partie de marketing, c'est moi.
- Speaker #0
Et c'est comme ça que ça s'est arbitré après sur plein de sujets. Par exemple, tout ce qui est production client ou les clients, c'est ensemble. Les partenariats, c'est ensemble. Et aujourd'hui, le podcast, je dirais quand même que c'est beaucoup plus équilibré qu'avant. Mais par exemple, la newsletter, c'est moi. Parce qu'on fait notre newsletter. Ce n'est pas un truc que j'ai délégué. Ça, c'est moi qui la gère. Et grâce à Laurie, c'est très processé. Alors, quand je dis que c'est moi qui la gère, c'est moi qui l'écris. Mais par contre, ce n'est pas moi qui la mets en page. pour ça. Et en fait, grâce au Le process de l'ORI, c'est tout automatisé, c'est très bien.
- Speaker #1
Oui, finalement, vous êtes positionnée aussi au sein de l'entreprise sur vos zones de génie et vos zones d'appétence aussi. Et je pense que c'est ce qui...
- Speaker #0
Mais je me suis quand même mise, tu vois, elle s'est intéressée pendant longtemps, elle ne s'intéressait pas tellement au marketing. Elle faisait du marketing, mais moins celui de My Marketing Experience. Et elle y est venue un petit peu et on y a gagné. Je trouve que ça a enrichi. Pareil, au début, je prenais plus la parole qu'elle sur LinkedIn. Et puis, elle a développé aussi et c'est très bien. Ça nous a beaucoup apporté. De la même manière, avant les chips, je disais, bon, tu gères et puis... Et je me suis de plus en plus intéressée à cette partie, mais ça reste elle qui gère ça
- Speaker #1
90% du temps. Oui, donc, on pourrait... J'ai tellement de questions à te poser, Sandy, mais je pense qu'on va terminer cet épisode avec une dernière question. Justement, aujourd'hui, vous avez 15 ans de boîte derrière vous. Pour toi, c'est quoi les trois choses, les trois clés, comme tu veux ? les plus importantes pour durer dans le temps, quand on est dirigeante, justement ?
- Speaker #0
Avoir de la patience, ce que je n'ai pas forcément naturellement. Je tiens à le dire, je suis même plutôt quelqu'un d'extrêmement impatient. Mais il faut accepter que les choses prennent du temps, que tout prend toujours beaucoup plus de temps que ce qu'on prévoyait au départ. Toujours, sauf rares exceptions. et du coup le corollaire c'est qu'il ne faut pas avoir peur de faire des investissements et de prendre des décisions qui vont être plus engageantes sur le long terme que sur le court terme c'est-à-dire tu ne vas pas avoir des résultats tout de suite par contre tu construis pour le long terme et ça je pense que c'est un truc qu'on a fait assez tôt typiquement un podcast c'est très ingrat une chaîne YouTube c'est très ingrat, tu n'as pas des retours tout de suite, tu n'as même pas des retours le premier mois Nous, le podcast, on n'a même pas eu de retour la première année. Ce que je veux dire, c'est que la notion de temps long est réelle. Et pour parler avec pas mal de dirigeants qui ont des boîtes qui durent, plus ou moins, ils te donnent toujours le même discours, c'est que si tu veux du temps long, tu dois accepter de prendre aussi des décisions sur du long terme, de faire des investissements sur du long terme, et pas toujours que sur du hack de très très court terme, parce que ça... Ça va te permettre d'être là demain matin, mais ça ne va pas forcément te permettre d'être là encore dans 3, 6, 9 mois. Donc ça, c'est vraiment important. Et je crois fondamentalement que la question que tu m'as posée sur est-ce que tu en as eu marre, régulièrement se demander qu'est-ce qui fait que j'ai encore envie d'être là et que cette entreprise nous ressemble encore, même si tu évolues. Je pense que c'est des questions essentielles. Pas forcément à ce qu'elle me ressemble, mais à ce qu'elle ressemble aussi à ce que le marché attend. Et je vois trop d'entreprises qui se réveillent un matin en disant « Oh, mais en fait, on a une belle croissance, mais aujourd'hui, nos concurrents nous ont tous rattrapés.
- Speaker #1
Ils étaient loin dans le rétroviseur. Aujourd'hui, ils sont là, ils sont en train de nous doubler. On n'a rien fait. On n'a jamais investi dans le marketing.
- Speaker #0
On n'a jamais défini notre positionnement. On ne s'est jamais vraiment adressé à notre marché. Et ils sont catastrophés. Et en vrai, c'est ultra dur à rattraper ça.
- Speaker #1
Oui, et c'est pour ça que c'est hyper important d'être à l'écoute de son marché et de ne pas... j'allais dire de ne pas s'encrouter dans ses certitudes et de se dire aujourd'hui on est leader du marché et en fait c'est bon, c'est acté et c'est acquis pour le long terme et se dire justement que rien n'est jamais acquis et comme tu le dis, c'est investir sur du long terme et faire preuve de patience parce que tout n'arrive pas du jour au lendemain.
- Speaker #0
Et tu peux aussi faire des erreurs, ça peut aussi ne pas marcher.
- Speaker #1
Oui, on est bien d'accord. Mais en tout cas, patience, investissement. Oui,
- Speaker #0
mais je sais que ce n'est pas sexy. Ce n'est pas dans l'air du temps d'être des choses comme ça. Mais malheureusement, c'est un peu la vérité.
- Speaker #1
Oui, mais on est sursis au recto verso. Et justement, le verso n'est pas toujours sexy. Mais c'est aussi, selon moi, ce qui permet de durer. Et l'idée, c'est d'être là dans 5-10 ans et pas uniquement dans 6 mois. Donc... Donc, on veut des choses pas sexy, mais qui nous permettent de durer.
- Speaker #0
Alors, t'es servie à une grosse dose de pas sexy.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Sandy. Avant de se quitter, est-ce que tu pourrais nous dire où est-ce qu'on peut te retrouver si on a envie de travailler son marketing avec toi ?
- Speaker #0
La première chose, c'est que tu peux suivre le My Marketing Podcast où déjà, tu as un bon aperçu de notre univers. Et puis, tu peux tout simplement me suivre sur LinkedIn. Là, tu sauras plus en détail. quel est le territoire sur lequel j'adore amener notre audience qui va être autour de la stratégie marketing B2B, du positionnement des offres, ces choses-là. sur LinkedIn et sur le podcast.
- Speaker #1
Je mettrai tous les liens dans les notes de l'épisode. En tout cas, merci beaucoup Sandy, j'ai passé un très bon moment et on se dit à très vite.
- Speaker #0
Merci Lola.
- Speaker #1
Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode de CEO Recto Verso. Si cette conversation vous a inspiré, touché ou donné matière à réfléchir, pensez à lui laisser une note 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée ou à le partager autour de vous, car c'est ce qui aide le podcast à grandir et fait aussi une belle manière de soutenir mon travail. Vous pouvez également me retrouver sur LinkedIn ou sur notre site internet agent-karencia.com. On se retrouve très vite pour un prochain épisode et je vous dis à bientôt.