- Speaker #0
On les appelle CEO, on les admire, on les écoute, on les cite, mais on oublie souvent que derrière le titre, il y a une personne, une vie et une histoire. Faites de choix pas évidents et de peur qu'on ne partage pas. CEO Recto Verso, c'est le podcast qui explore ces deux faces. Au recto, l'image publique, l'expertise, les réussites. Au verso, ce qu'on tait et ce qui nous forge vraiment. Je suis Lola Latar, fondatrice de l'agence de communication Kerencia. Et dans chaque épisode, je tends le micro à celles et ceux qui dirigent un projet, une entreprise ou un mouvement. On y parle communication, stratégie, décision. mais aussi doute, solitude, virage et conviction. Parce que derrière chaque réussite, il y a ce qu'on ne montre pas, et c'est souvent là qu'il y a le plus à comprendre et à apprendre. Alors bonne écoute ! Hello Maëlan, bienvenue sur ce nouvel épisode de CEO Recto Verso. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Maëlan Fort. Salut Maëlan !
- Speaker #1
Salut Lola !
- Speaker #0
Est-ce qu'avant qu'on commence notre échange, est-ce que tu pourrais te présenter de la manière dont tu as envie de te présenter ?
- Speaker #1
Ouais, je vais essayer de faire ça à court. Moi, c'est Maylan, je suis consultante et business mentor pour les chefs d'entreprise du domaine du web, donc tout ce qui est formateur, consultant, freelance. Des femmes qui entreprennent seules, moi, je les accompagne dans leur croissance, notamment au niveau de la structuration et l'optimisation.
- Speaker #0
Trop bien, et on se le disait en off juste avant, mais moi, je te suis depuis maintenant 2022, je crois depuis mes débuts, et tu n'as pas toujours eu ce positionnement. qui a un positionnement tout récent et c'est un peu l'objet de cet épisode. Est-ce que tu pourrais nous dire un peu ce que tu faisais il n'y a pas si longtemps que ça ?
- Speaker #1
Oui, parce que ça fait cinq mois, oui, tout nouveau. Moi, ce que j'ai fait pendant cinq ans, c'était de la formation à la création d'entreprise. Alors, on est toujours dans le domaine de l'accompagnement business, mais c'était aider mes clients à se lancer en micro-entreprise, trouver leurs premiers clients. C'était vraiment les premiers pas finalement dans l'entreprise. Micropreneuriat. J'ai fait ça pendant 5 ans avec la Micropreneur Academy, c'était mon offre phare. Finalement, je n'ai vendu que ça quasiment pendant 5 ans. Et j'ai décidé mi-2025 d'aller vers d'autres horizons professionnels et donc de fermer ce programme. Donc c'est vraiment, par rapport à ce que je fais maintenant, c'était vraiment le niveau débutant. Et là, c'est plutôt le niveau de j'ai un business qui fonctionne, qui est rentable, je travaille beaucoup, j'ai plein de clients. Ce sont de bons... problème en soi, mais mon business est totalement dépendant de ma personne. Il y a un manque de structure, etc. En plus, le côté structuration pour les entrepreneurs plus avancés.
- Speaker #0
Trop bien. Et c'est vraiment l'idée de... C'est ce pourquoi je t'ai invitée dans le podcast, parce que qui dit repositionnement dit beaucoup de challenge, beaucoup de questionnement. Et je pense que c'est intéressant qu'on en parle, parce qu'on est beaucoup aussi à se repositionner, que ce soit des gros pivots à 360 où euh des petits pivots. Qu'est-ce qui t'a mis la puce à l'oreille où tu t'es dit, en fait, la Micropreneur Academy, c'est plus ce que j'ai envie de faire, il faut que je change. Est-ce que c'est venu du jour au lendemain ou progressivement ? Comment tu t'es sentie par rapport à ça ?
- Speaker #1
Je souris quand je t'entends parler parce qu'il y a beaucoup de personnes qui m'ont dit, mais bravo, t'as pris la décision comme ça. Et puis, non. Ça a été très long, justement. Moi, je n'ai pas pris ma décision rapidement parce que j'aime aussi le confort, la régularité, la constance. J'ai regardé mes journaux business, parce que moi, j'aime bien noter ce qui se passe dans mon entreprise. Je me pose souvent plein de questions, donc c'est bien d'avoir une traite écrite, justement, pour y revenir régulièrement. Et depuis 2021, déjà en 2021, donc en 2025 et déjà en 2021, ce n'est pas que ça ne me plaisait plus, ce n'est pas que je n'étais plus à une exit-off, mais je commençais à... À écrire que j'avais aussi envie de me challenger sur d'autres sujets, transmettre d'autres choses à mes clients, d'étudier peut-être un peu plus avancé. En fait, au fur et à mesure de mon expérience de chef d'entreprise, j'ai eu envie aussi de transmettre ce par quoi je venais de passer. Donc voilà, 2021, ce n'était pas un désalignement. C'était vraiment, j'ai envie aussi, à côté de ça, de proposer d'autres choses, d'aller parler, de bosser sur d'autres sujets avec mes clientes. De fil en aiguille, de... Au fil des années, vraiment, ça s'est accentué. Quand j'ai eu mon premier enfant en 2023, c'est cliché. Mais c'est vrai que quand on a un enfant, il y a des choses qui changent. On a le temps de penser pendant notre congé maths. On a un peu moins le temps de penser après la naissance. Mais il y a des choses comme ça qui... Est-ce que j'ai toujours les mêmes envies ? Est-ce que j'ai toujours les mêmes valeurs ? Il y a des choses qui changent. Donc, de fil en aiguille, je me suis dit, j'ai envie de faire autre chose, mais de me concentrer vraiment sur... de nouvelles choses, plutôt de garder finalement le sujet création d'entreprise et à côté d'aller papillonner comme je l'ai fait avec différents programmes sur des sujets plus avancés. Là, de plus en plus, je me disais j'ai cette énorme machine qui est la Micropreneur Academy, en fait ça m'empêche d'aller vers d'autres choses. Mais tu vois, il n'y a pas un moment déclic où je me suis dit ça y est, il faut changer.
- Speaker #0
Oui, parce que c'est vrai que quand on te regarde, quand on voit que le recto, ce que tu partages sur tes réseaux, c'est vrai qu'on a l'impression que c'est arrivé comme ça du jour au lendemain, que tout était beau, tout était lisse, et que le repositionnement, finalement, c'était même pas un sujet. C'était fluide, sans questionnement, sans blocage, on va dire. Parce que du coup, ce qu'on n'a pas dit, c'est que la micro-prenariat... Académie, c'était ton programme signature. Tu as quand même fait des chiffres d'affaires, des lancements à plus de six chiffres. C'était quelque chose qui marchait quand même très bien. Et entre 2021 et 2025, comme tu disais, tu as papillonné vers d'autres programmes. À un moment donné, est-ce que tu t'es dit, je vais combiner à la fois un programme, la Micropreneur Académie, pour des entrepreneurs débutants, et aussi... tout un univers plutôt pour des entrepreneurs avancés.
- Speaker #1
Ouais, j'ai essayé, j'ai échoué. J'ai pas échoué, mais quand on est entrepreneur, on a tout le temps plein d'idées, on a envie de faire plein de choses. Et très souvent, c'est très compliqué d'un point de vue espace mental, temps, ressources, équipe, budget, plein de choses. Moi, en 2023, je me suis dit, wow, j'ai une idée incroyable. Je vais garder la Micropreneur Academy, puis je vais créer d'autres écosystèmes. aussi important que la Micropreneur Académie. Donc, j'ai commencé à lancer un programme qui a bien marché, donc LOCEO. Donc, là, c'était fin 2023. Donc, vous voyez déjà que j'étais un peu dans ce repositionnement. Un programme pour aider les entrepreneurs plus avancés, du coup, à professionnaliser leur activité, la documenter, la structurer, bref. Ce que je fais finalement un petit peu aujourd'hui. Donc, j'ai lancé ce programme en ligne en fin 2023 et je me suis dit, je vais créer des écosystèmes. Donc il y a... Donc, j'ai pris une graphiste pour ça. La Micropreneur Academy, j'ai refait toute l'identité visuelle. J'ai refait la mienne. Donc, en fait, il y avait Mylan Ford au milieu. Quand j'y reprends, je me dis, mais c'était beaucoup trop compliqué. Ça aurait pu marcher avec une équipe de 20 salariés, mais pas toute seule, avec juste quelques freelances à mes côtés. Donc, il y avait la marque Mylan Ford au milieu. Donc, j'ai rebrandé un petit peu. La Micropreneur Academy qui avait son écosystème, son univers. Elle aussi, Yo, qui avait... pareil, son identité visuelle qui était très différente de celle de l'académie. Je me suis dit, je vais créer comme ça deux univers. Et non, je vais en créer un troisième parce que ça ne suffit pas. Je voulais lancer aussi un mastermind pour les entrepreneurs, vraiment, qui avaient envie de passer à l'étape supérieure en termes de croissance. Donc en fait, j'ai... D'ailleurs, je les ai toujours, ils sont super. Mais j'ai mes quatre identités visuelles, mes quatre univers. Et je me suis dit, ben voilà, il va y avoir des plateformes pour LCO, des plateformes pour le mastermind, un compte Insta pour l'académie, il va y avoir ma marque. personnel au centre. Voilà. Et je me suis dit c'est comme ça que je vais pouvoir un peu m'appuyer sur la Micropreneur Academy parce que ça me rapporte, à l'époque ça me rapportait entre 400 et 500 mille euros par an. Donc c'était le socle de mon activité niveau rentabilité, confort, voilà. Et puis à côté les écosystèmes un peu où j'allais pouvoir me faire plaisir, pas forcément que ce soit du 50% de mon activité mais voilà des programmes comme ça que je développe autour de la micro prenant l'académie Donc ça, c'était vraiment mon idée. Fin 2023, j'ai lancé Elle, le CEO. Et au bout de quelques mois, je me suis rendue compte qu'à quel moment ça allait marcher, sachant que moi, je prends l'équilibre de vie, la simplicité, le 25 heures par semaine. Je me suis dit, bon, voilà, j'ai reporté certains projets. J'ai mis un peu de côté Elle, le CEO. Mais bref, tout ça pour te dire que j'ai essayé pendant un temps. Ça a amené beaucoup de frustration. Une grosse charge de travail. Et au final, je ne savais même plus. J'ai arrêté de communiquer pendant un moment. Parce que du coup, je ne savais plus de quoi j'allais parler finalement sur mes plateformes.
- Speaker #0
Oui, je me rappelle. Je crois que tu en avais parlé en newsletter.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Et tu avais fait une capture d'écran justement avec toi au milieu et puis les trois univers. Et moi, j'avais vu ça. Je m'étais dit, waouh, c'est incroyable. Mais dans cette newsletter-là, tu disais... je ne sais plus exactement comment tu le disais, mais que tu ne voulais pas non plus avoir une grosse équipe. Alors moi, je me suis dit, en fait, elle veut tout avoir avec une petite équipe, un équilibre de vie. Je me dis, franchement, si elle y arrive, c'est une warrior. Et je me suis dit, OK, c'est peut-être moi. Quand j'ai vu ça, je me suis dit, c'est peut-être moi qui me... Je ne sais pas, je ne dois pas être assez structurée, je ne dois pas être assez organisée dans mes tâches, parce que je ne sais pas comment elle fait avec, alors je ne sais plus si tu avais un ou deux enfants à ce moment-là, mais peu importe, déjà avec un, et je m'étais dit, waouh. Donc, bon, tu n'as pas réussi à combiner ces quatre univers-là. Et du coup, tu es partie sur un repositionnement, fermeture de la Micropreneur Académie et repartir sur un nouveau positionnement. Est-ce qu'au moment où tu as acté la décision, parce que pour m'être repositionnée plusieurs fois, je sais qu'il y a toujours un peu ce truc de se dire « Ouais, mais si je me repositionne, je vais tout perdre ce que j'ai construit avant. » Est-ce que tu n'as pas eu un moment où tu t'es dit « En fait, si je fais ça, si je change complètement de cible, je vais perdre quelque chose ? »
- Speaker #1
Je n'avais pas peur de perdre, mais de décevoir. Je n'avais pas peur de perdre dans le sens où ça reste dans le même domaine quand même. L'accompagnement business, ça fait six ans que je fais ça. J'ai une belle communauté qui a aussi grandi. Et il y avait dedans pas mal de personnes qui vont me suivre dans mon repositionnement. Je le vois dans mes programmes, c'est des personnes qui me suivent depuis longtemps. Justement, j'avais que l'académie à l'époque pour les débutants, donc ces personnes-là n'avaient pas d'offres. qui les concernait, là je sens qu'elles se disent ah bah trop bien, du coup on va pouvoir bosser ensemble, ça représente une petite partie de mon audience j'en suis consciente, il y a beaucoup d'entrepreneurs débutants dans mon audience mais voilà, pour te dire, j'avais pas peur de c'est pas comme si j'avais lancé j'avais tout fermé puis j'avais lancé un e-shop de vêtements de vêtements tout simplement, un business qui a aucun rapport, là on reste dans le même domaine ... Mais j'avais peur de décevoir, d'une part, les clients de la Micropreneur Académie. Pourquoi ? Ce n'est pas forcément justifié, mais c'est des peurs, des croyances que j'ai. Mais parce que la Micropreneur Académie, les clients nous ont suivis pendant des années. On continue à faire des lives avec les anciens. Il y en a qui sont sur le groupe Slack toutes les semaines depuis 2020, 2021. Il y avait cet écosystème et j'avais peur qu'on... On se dit, elle ferme, elle nous met dans un carton et puis c'est ciao, elle va se concentrer sur d'autres choses. En tant qu'entrepreneur et en tant qu'entreformatrice, j'ai délivré ce qu'il fallait à mes clients, il n'y avait pas de soucis par rapport à ça, mais j'avais cette petite peur. Et pareil, en termes d'audience, je sais qu'il y en a qui ont été déçus parce qu'on s'attendait à ce que je continue à faire des programmes pour les débutants. Il y avait cette peur de décevoir, mais je n'ai pas du tout le sentiment ni d'avoir gaspillé mon temps et mon énergie pendant cinq ans. ni d'avoir perdu beaucoup, finalement.
- Speaker #0
Oui, je comprends. Et puis après, c'est aussi, en fait, toi, en tant qu'entrepreneur, tu as évolué aussi pendant cinq ans. Et heureusement, j'ai envie de dire, mais peut-être au moment où tu as lancé la Micropreneur Academy, tu étais une entrepreneur moins avancée, entre guillemets, et du coup, ça te challengeait intellectuellement de construire cet écosystème de la Micropreneur Academy et arriver à un moment donné, bon, tu as fait le tour et finalement, il n'y a plus de... Il n'y a plus ce petit truc, cette petite étincelle qui te fait dire « Ouais, c'est génial, il y a encore du challenge, etc. » Je pense que tu étais aussi arrivée au bout d'un cycle et je trouve ça hyper courageux de te dire « En fait, ce cycle-là, je l'ai terminé et je vais en recréer, enfin, je vais créer un nouveau cycle. » Mais en fait, cette peur, tu vois, je pense qu'elle est hyper légitime. Et comment ça a été reçu, justement, au sein de la Micropreneur Academy ? Est-ce que tu as eu des... Je ne sais pas, des clientes qui ont... Pas qui t'ont attaqué, mais en tout cas qui ont fait part de leur mécontentement.
- Speaker #1
Pas du tout. Honnêtement, pas du tout. Que de la bienveillance, des encouragements. Je pense que j'ai inspiré certaines clientes. Moi, ça fait longtemps que je travaille avec des entrepreneurs. Il y en a beaucoup qui ne sont pas 100% épanouis dans leur activité. Et donc, je pense que ça a inspiré aussi. Non, je n'ai pas eu de réaction du tout négative. Après, comme je l'ai dit... Enfin, tout... Les sessions de formation étaient finies quasiment. J'en avais une qui était en cours, mais on a maintenu évidemment tous nos engagements. Là, pour te dire, cet après-midi, j'ai un live dans la Micropreneur Academy. On continue les lives jusqu'en janvier. Plus de six mois après mon annonce. On s'est dit, on fait une période de transition. Pareil, le groupe Slack, il y a toutes les promos confondues. On ne le ferme pas pour l'instant. On le laisse. On a vraiment réfléchi avec mon équipe. On a vraiment fait une réunion. Comment est-ce qu'on fait en sorte que la transition aussi se fasse la mieux possible pour nos clients ? Déjà, il y a des fermetures comme ça qui auraient pu effectivement donner lieu à des réactions en mode « Qu'est-ce que tu fais ? Mon contenu ? » Ils gardent accès à tout. Moi, je ferai une mise à jour en fin d'année. Avant de fermer le truc, on fait ça de manière propre et vraiment avec une transition assez douce.
- Speaker #0
Oui, pour aussi maintenir un peu la promesse que tu fais depuis des années, qui est une expérience client de qualité, un accompagnement. vraiment poussé de tes clients. Donc ça, je trouve ça hyper chouette. Et tu montres aussi qu'en fait, ce n'est pas parce que tu te repositionnes que tu fais un shift tout ou rien d'un coup. Et ça... Là, on a parlé plutôt côté client, côté audience, mais tu dis « on » parce que tu as une équipe. Comment ça a été reçu ? Est-ce que tu n'as pas eu peur de leur annoncer à ton équipe ?
- Speaker #1
Je l'ai fait de manière progressive. Ce que je n'ai pas dit tout à l'heure, j'ai oublié de te dire ça, c'est que ma décision, je l'ai actée quand j'ai perdu le référencement CPF. Je ne sais pas si tu as suivi, mais... Merci. Les organismes de formation ont été en tout cas ceux qui faisaient de la création d'entreprise comme moi, qui n'avaient pas de certification. Parce que quand on fait de la création d'entreprise, je pense qu'il n'y a pas besoin d'une formation certifiante, mais c'est un autre sujet. Tous ceux qui ne faisaient pas de formation certifiante ont été mis dehors. Et quand je te dis mis dehors, c'est la loi de finances allait du 6 février 2025 et le site du CPF a été mis à jour le 18 février et même pas deux semaines pour se retourner. Et en fait, quand j'ai appris cette nouvelle, je me suis dit bon, c'est la goutte d'eau. C'est le signe qu'il faut fermer ce chapitre et on pourra en revenir au sujet de l'équipe. Dès qu'on a appris cette nouvelle, moi, je leur ai dit directement, voilà, voilà ce que ça va changer en termes de marketing, de vente, de plein de choses. Parce que nous, on faisait beaucoup de CPF avec la Micropreneur Academy. Et je leur ai dit, je pense que c'est la fin. J'ai rédigé ça comme ça, je leur ai dit. Je pense que c'est la fin de la Micropreneur Academy telle qu'on la connaissait jusqu'à présent. Quand je leur envoyais le message, c'était vraiment sur le moment, donc je n'avais pas encore pris la décision, bien sûr, de fermer le programme. Mais déjà, je leur avais dit que ça ne sentait pas très bon. Et après, quelques semaines après, bien en amont de l'annonce au public, aux clients, ça a été vraiment les premières au courant. je bosse avec quatre coachs pour la Micropreneur Academy, un bras droit et une assistante opérationnelle. Voilà un peu la structure de mon équipe il y a quelques mois. Et donc, ça a été vraiment, on a fait une réunion rapidement. Je n'allais pas leur annoncer en même temps que les clients ou que l'audience. Et j'avais vraiment envie de les préparer à ça parce que c'était aussi des personnes qui bossaient avec moi depuis des années. La majorité de leur activité, c'était pour la Micropreneur Academy. Donc, ma décision a eu des conséquences, évidemment, pour elles.
- Speaker #0
Oui, je comprends. Et du coup, là, ton repositionnement, ça signifie que, évidemment, les coachs pour la Micropreneur Academy, tu ne vas pas les garder pour la suite, mais ton bras droit et ton assistante opérationnelle, ces personnes-là, tu vas les garder ou vraiment tu repars sur un business full solo ?
- Speaker #1
J'ai simplement continué la collab avec Leïla, mon bras droit, qui est là depuis le début, quasiment depuis 2020. C'est une de mes meilleures amies aussi. C'est une relation quand même assez particulière. Elle connaît mon business de A à Z. Pour l'instant, on continue à bosser ensemble et le reste de l'équipe arrêtera de bosser avec moi d'ici la fin de l'année. Quand il n'y aura plus de clients à gérer, de live à gérer pour la Microproneur Academy, pour l'instant, elles sont toujours là. Pareil, une transition le plus en douceur possible, on va dire. Mais oui, je repars quasiment solo au final.
- Speaker #0
Et comment tu te sens par rapport à ça ?
- Speaker #1
Je vais te dire soulagée. Est-ce que c'est le bon mot ? Oui, parce que la collab s'est super bien passée avec les filles. Elles ont été ultra autonomes, ultra... Rien à redire. Mais maintenant, j'ai envie de bosser seule. Après, c'est moi aussi, je me mettais des... Moi, je suis très structurée. Donc, je nous mettais... Alors, on n'avait pas tout le temps des réunions loin de là, mais je me mettais quand même des échéances pour leur donner les infos, pour donner les briefs, pour faire des validations, des choses comme ça. Et là, j'arrive à une étape de ma vie où je n'ai plus envie d'avoir... Si je peux enlever toutes les contraintes de mon business, je les enlève. Je n'ai plus envie forcément d'avoir de deadline, d'avoir des personnes qui attendent mon brief et j'ai passé une mauvaise nuit, ma fille est malade, donc je ne peux pas le donner, donc ça me stresse. J'ai vraiment envie de bosser de manière la plus autonome et tranquille possible, on va dire. Même si, encore une fois, j'ai eu une super expérience avec la délégation. Il y a ce côté-là, liberté contrainte, et il y a ce côté aussi, coût. Parce que la délégation, ça coûte très cher. Non pas que les filles étaient trop chères, mais parce qu'effectivement, bosser avec des freelances, tu le sais, c'est un coût. C'est un coût à en prendre en considération. Et de fil en aiguille, ces dernières années, on faisait des beaux lancements. Ça marchait bien. Donc, c'est vrai que niveau dépenses, ben voilà, ah, puis je te dis avec ça, ah, et puis ça, et puis on prend tel, on fait tel investissement, on prend tel outil, oui, pas de souci. Et au final, j'ai construit un business qui devenait de plus en plus complexe. Bon, c'est complexité relative, mais avec pas mal de coûts, de coûts fixes, notamment quels que soient les lancements. Et au final, je commençais. À la limite, me dire, il faut que tel lancement nous rapporte ça, sinon il y a l'équipe à rémunérer, ça va être compliqué, il va falloir baisser les heures, machin. J'étais rentrée dans cette espèce d'enjeu financier qui ne me plaisait pas. Et je suis persuadée que même en diminuant beaucoup mon chiffre d'affaires, en ayant très peu de coûts, je peux au final être plus rentable, un quotidien plus simple, on va dire, moins d'enjeux. Et c'est ce dont j'ai envie, parce que j'ai des petites en bas âge, deux enfants, deux ans et demi et cinq mois. Donc j'ai aussi, on en parlait en off avant d'enregistrer, j'ai aussi des contraintes forcément en ce moment.
- Speaker #0
Ça me parle beaucoup ce que tu dis, notamment au niveau de la rentabilité, de payer l'équipe. Du coup, il faut faire un chiffre d'affaires plus élevé parce que sinon ça ne va pas rentrer, etc. On ne va pas être rentable parce que j'ai été solo pendant mes trois premières années. Et quand je suis passée en modèle agence... Oui, le chiffre d'affaires, il augmente, mais tu as aussi les charges des freelances qui augmentent. Et en fait, finalement, au niveau de la rentabilité, des fois, je me dis, ouais, mais c'est un peu kiff-kiff, quoi. Alors là, j'exagère, mais quand même, ça demande parce qu'une équipe, c'est bien, ça te permet aussi de déléguer pas mal de choses, etc. Mais en tout cas, moi, dans ma vision. d'une équipe, il y a aussi toute la partie management, il y a aussi toute la partie tenir ses engagements, tenir les délais, etc. Et ça, je trouve qu'on n'en parle pas assez. Notamment dans les business models comme le tien, de formation en ligne ou d'accompagnement comme ça en ligne, c'est que derrière, en backup, il y a toute une artillerie pour délivrer, pour faire les lancements, etc. Ça a un coût, mais il faut aussi gérer toute la partie management et c'est pas rien. Tout ça.
- Speaker #1
C'est un métier à part entière. Et moi, tu vois, je me suis aperçue que je n'aimais pas manager. C'est un truc que je n'aime pas faire. Pourtant, on va me dire, ah oui, mais c'est parce que tu t'obliges peut-être à faire des trucs. Non, parce que j'avais fait en sorte que tout soit très simple, asynchrone, pas trop de réunion. Tu vois, moi, je n'aime pas les contraintes. Tu l'as compris. Je n'aime pas les trucs trop compliqués ni rien. Donc, c'est pour ça, ça s'est super bien passé avec les filles. elles étaient très très très indépendantes et je leur demandais aussi de l'être, c'est vrai mais rien que faire un brief ou valider des choses ça me gonfle, du coup je procrastinais un peu donc voilà, mais c'est bien j'ai testé pendant des années en plus donc j'ai matière à j'ai analysé ce que j'aimais, ce que j'aimais pas dans ce repositionnement et ça en a fait partie
- Speaker #0
Oui, je pense que comme tu dis le fait que t'aies écrit dans tes carnets que tu t'es aussi pas mal questionnée sur qu'est-ce que t'as envie de garder qu'est-ce qui te plaît plus qu'est-ce que enfin c'est Tout ce questionnement, cette introspection, et ça m'amène à une question que je me posais, c'est est-ce que tu n'as pas eu un moment ou un moment de flottement où tu n'étais plus dans l'ancien positionnement, tu n'avais pas encore annoncé, mais tu n'étais pas dans le nouveau ? Tu vois, cette espèce un peu de flou. Est-ce que tu l'as eu ? Ou alors c'est sorti comme ça, nouveau positionnement d'un fond d'astel ?
- Speaker #1
Non, mais tu sais, je l'ai toujours. Je suis toujours dans ce truc de... Je ne sais plus trop qui je suis en tant que chef d'entreprise. Alors oui, maintenant, j'ai des réponses. Après, il s'est passé des choses. En fait, j'ai accouché. Deux semaines après, j'ai annoncé la fin de l'académie. Est-ce que le timing était bon ? Est-ce que c'était meilleur ? Je ne suis pas trop sûre. Mais bon, moi, j'aime bien faire des trucs comme ça.
- Speaker #0
Des fois, je me lance dans des trucs. Je suis là, mais pourquoi tu fais ça à ce moment-là ? Bref.
- Speaker #1
Et du coup, forcément, il y a tout un truc de je deviens mère pour la deuxième fois. 90% de mon business depuis 5 ans je supprime qui je suis finalement. Donc je me fais accompagner en ce moment et ça me fait du bien en termes de mindset, de leadership, etc. Je pense qu'on a tous besoin de se faire accompagner à un moment donné. Moi, c'est le moment parfait. Mais oui, là, je ne vais pas venir sur ton podcast pour rendre du rêve en disant « Ah, c'est trop facile ! » Et puis tout le monde m'a suivie dans ce repositionnement et je sais exactement ce que je veux proposer. Cet été, c'est pour ça que j'ai tout documenté dans ma newsletter. Ça m'a fait du bien parce que j'avais besoin de documenter et de mettre des mots vraiment sur ce que je traversais. après Est-ce que là, maintenant, j'ai une clarté absolue sur ce que je veux proposer ? Non. Non, et je me laisse le temps aussi. Je fais de mes petits tests. Là, je vais bientôt lancer mes offres de mentorat one-one. Les programmes en ligne, j'ai des idées. Est-ce que j'en relance des anciens ? Est-ce que j'en crée des nouveaux ? Le positionnement, c'est... Je sais vers où je veux aller, mais tout n'est pas réglé. Ce serait trop simple sinon.
- Speaker #0
Merci déjà de le dire, parce que c'est vrai que... On ne l'a pas dit, mais c'est vrai que cet été, tu as fait une série dans ta newsletter qui s'appelait Inside, où justement tu expliquais un peu le pourquoi de ce repositionnement, qu'est-ce qui allait se passer, où tu en étais dans ta réflexion, etc. Et c'est vrai que tu vois, moi en tant que lectrice de cette série-là, Je me suis dit, ça a l'air hyper structuré, mais comment elle fait ? Ça a l'air hyper clair dans sa tête. Et en fait, ça montre très bien qu'entre ce que tu poses sur le papier et ce que tu diffuses dans ta communication et la réalité interne, même si tu veux être le plus transparent, il y a aussi la perception de l'autre. Et je pense que c'est bien de rappeler qu'il n'y a pas de repositionnement, il n'y a pas de grand changement comme ça sans période de flou. Et la période de flou, ça peut durer même après l'année.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Dans Insight, j'ai vraiment tout documenté cet été. C'est vrai que je parlais de tout. Mais je le faisais de manière... Je vivais le truc, je le digérais, je réfléchissais. Et après, je le documentais. Je n'ai pas documenté en mode, les gars, je suis perdue. Qu'est-ce que je vais faire comme offre ? Non, moi, ce que j'ai fait, je me suis dit, pour que ce soit un minimum intéressant, structuré, je vais bosser sur certains sujets. Hop, dès que j'ai une bonne idée de ce que va être mon positionnement, je vais partager, je vais partager la réflexion qu'il y a eu derrière, les étapes, etc. Mais effectivement, on ne voit pas tout, même les contenus qui se veulent les plus transparents et honnêtes possibles. Il y a forcément, je ne montre pas tout ce qui est dans la tête, je montre la partie que j'ai envie de montrer, bien sûr. Et puis après, il y a mon jardin secret aussi. Il y a des choses que tu n'as pas forcément envie de partager ou des moments, j'ai eu des moments de down depuis que j'ai repris le boulot. Il y a des moments où je me dis, mais dans quelle direction je vais ? Ou je dis des trucs, j'ai l'impression que ça ne fait pas tilt avec mon audience. Voilà, forcément, ce n'est pas si simple que ça.
- Speaker #0
Oui, et puis tu vois, je ne sais pas si ça t'arrive, mais des fois, tu es dans ton business, tu sais qu'il y a des trucs que tu ne veux pas, que tu ne veux plus. Mais en fait, tu as du mal à mettre le doigt sur ce que tu veux vraiment. En fait, je trouve que c'est hyper compliqué quand tu es dans cette zone un peu de brouillard mental, de venir vraiment, toi, personnellement, mettre le doigt sur ce que tu veux. Et donc, c'est encore plus difficile de venir, j'allais dire déballer, mais en tout cas expliquer ça à ton audience. Je ne sais pas ce que tu en penses, mais je pense qu'il y a aussi cette part de « oui, ok, je suis ok de diffuser ça à mon audience parce que je suis alignée avec, c'est ok pour moi » . mais il y a aussi toute cette part de vulnérabilité qui... quand t'es pas hyper à l'aise, déjà toi personnellement sur cette part là, c'est difficile de venir le mettre en avant.
- Speaker #1
C'est ça et le condenser dans un mail de mille mots et je m'en aperçois maintenant que je suis accompagnée, des fois je dis je donne un peu les symptômes de ce qui se passe dans ma tête à ma coach et elle me dit mais en fait c'est parce que si, parce que ça et je suis là, ah ouais mais tu me connais mieux que je ne me connais, elle me dit des trucs que j'ai jamais conscientisé et c'est ça aussi, il faut Dans des moments comme ça, de repositionnement, ou même de moments de flottement quand on est chef d'entreprise, c'est hyper important d'avoir quelqu'un, que ce soit un coach ou autre, peu importe, mais quelqu'un qui nous aide à démêler un petit peu les nœuds, à être objectif, à prendre du recul. C'est hyper important.
- Speaker #0
Oui, mais ça, je prône aussi l'accompagnement, quel que soit le niveau. Parce qu'on pourrait dire, oui, mais Maëlan, elle a fait des chiffres d'affaires à six chiffres, elle a créé une super offre qui a cartonné. Elle gère, tu vois, mais en fait, pas du tout. Et c'est vrai que moi, je l'ai remarqué, c'est à chaque repositionnement, à chaque palier que tu... Alors, palier, oui, repositionnement que tu passes. En fait, avoir un regard extérieur, c'est hyper important. Et ça permet justement de voir ce que tu ne vois plus parce que tu as la tête dans le guidon, quoi.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et donc, aujourd'hui, le nouveau positionnement, entrepreneurs plus avancés, offre de mentoring. peut-être des nouveaux programmes en ligne. Comment tu te sens, toi, intérieurement par rapport à ce nouveau positionnement ? Est-ce que, tu vois, le fait d'accompagner des entrepreneurs avancés, est-ce que ça te challenge un peu de nouveau ou pas ?
- Speaker #1
Ah ouais, complètement.
- Speaker #0
C'est celui que tu maîtrises hyper bien, mais ça reste nouveau de les transmettre, d'accompagner. Je n'ai quasiment pas fait d'individuel dans ma courte carrière, finalement, je n'ai que 30 ans. Et ça, c'est rien que ça, changer de business model, une autre relation avec les clients. En fait, moi, j'ai vraiment envie de bâtir mon business maintenant dans la proximité, les relations long terme avec mes clientes, le fait d'accompagner vraiment, de mettre les mains dans le cambouis, mettre les mains dans le business de mes clientes. J'ai vraiment envie de ça, mais c'est une nouvelle manière de bosser pour moi. Donc, ça me challenge par rapport à ça. Déjà, par rapport à ma posture, je passe un peu de formatrice de grand groupe, enfin, grand groupe dans le sens beaucoup de clients, à mentor, consultante avec des groupes réduits ou juste en one-one. Et ce n'est pas du tout la même posture. Donc, ça, c'est intéressant. Et les sujets, moi, je me sens vachement stimulée. Enfin, c'est des trucs que j'adore. Oui, j'adore la structure. Documenter son business, la délégation, l'optimisation stratégique, tout ça, c'est des sujets que j'adore. Je me sens comme un poisson dans l'eau. Ça faisait deux ans que je n'avais plus vraiment envie de communiquer. Là, je sens que le flot est revenu, j'ai des idées, je suis inspirée. Non, en fait, des fois, ça fait peur. Je me sens un peu submergée par tout ce que j'ai encore à faire, à communiquer pour mon repositionnement. Mais je sens que je suis à ma place, carrément.
- Speaker #1
Et ça s'entend. Tu as 100 ans quand tu en parles. Et donc, je ne me rappelle plus, quand j'avais lu Inside, c'était autour de trois piliers, la structuration, l'organisation...
- Speaker #0
Non, deux piliers. Structuration et optimisation.
- Speaker #1
Voilà, structuration et optimisation. Oui, alors moi, quand tu me parles de process, tout ça, que c'est génial, que tu adores ça, moi, je suis là, j'ai des sueurs froides, mon équipe le sait. Chaque fois qu'il faut créer un process, franchement, j'y vais les pieds qui traînent. Donc non, mais c'est bien. Je vais venir faire un petit mentoring avec toi. Tu vas me montrer. Non, c'est vraiment un sujet. Mais pourtant, tu vois, je suis quelqu'un de très structuré, très organisé, très carré. Mais il n'y a pas de... J'ai plus ou moins des process dans mon agence normale, mais pas... Voilà, c'est pas... Moi, mon sujet aujourd'hui, c'est que demain, je ne peux pas partir de mon business. Je ne peux pas partir un mois en vacances. Et donc, je pense qu'à un moment donné, il va falloir quand même structurer, optimiser, automatiser ce qui peut l'être, etc. Et je trouve que c'est vraiment une niche, mais pas forcément une niche, mais en tout cas, un positionnement hyper intéressant. Parce qu'aujourd'hui, les coachs business, il y en a beaucoup. et ce positionnement-là, je trouve qu'il est hyper différenciant. Donc, c'est trop chouette d'avoir mis le doigt là-dessus.
- Speaker #0
Merci. Justement, j'en parlais dans l'Insight cet été. Je me suis dit, je n'ai pas envie d'être l'ennième coach, l'ennième consultante, parce que j'avais l'impression avant aussi, je faisais du bon travail, je pense, mais d'être l'ennième formatrice business qui apprend aux entrepreneurs à se lancer. Il y en a beaucoup, beaucoup. Et au final, il y a très peu de... coach, consulteur, formateur, peu importe, qui accompagne vraiment sur des sujets plus avancés. Je le sais parce que j'ai du mal à trouver moi-même des accompagnants. Et tu as tout à fait raison. C'est exactement ce que je vise là, c'est avoir un business qui ne dépend pas de ta présence permanente. Le test, c'est est-ce que tu peux partir un mois off et qu'est-ce qui va se passer, on va dire, si tu t'en vas pendant plusieurs semaines de ton business. Donc c'est exactement ça. Et ce n'est pas les process en soi qui me passionnent.
- Speaker #1
Oui, je me doute.
- Speaker #0
C'est le résultat final. Moi, je trouve ça trop cool de pouvoir avoir un business qui nous rémunère confortablement sans être enchaîné à ton activité. Moi, j'ai eu la chance de prendre des congés maternités longs, entre quatre et six mois, avec une entreprise qui continue à grandir, à fonctionner. Et c'est ça qui me plaît. Et c'est pour ça aussi que je dis beaucoup dans ma communication, je parle au féminin, parce que ça, c'est... Un enjeu aussi, je trouve, nous, en tant que femmes, on n'est pas qu'entrepreneurs. On est aussi, parfois, on est mères, on est femmes tout court, on est plein de choses, finalement. Et c'est un vrai sujet, ça, l'équilibre de vie quand t'es une femme. Beaucoup de choses à gérer, beaucoup de charge mentale. Donc, si on peut s'en enlever un peu côté pro, ça peut être... Voilà, donc ça, c'est vraiment un truc qui me fait kiffer, plus que juste les process. Mais j'ai... Les process, moi, je m'amuse quand je crie les process.
- Speaker #1
Non, mais je rebondis juste sur les process, parce qu'en fait, tu avais glissé ce mot-là dans Inside, et quand j'avais lu le mot, j'étais là... Je me suis dit, quoi, les quoi ? Non, mais comme tu dis, des coachs, il y en a plein. Et moi, j'ai le même sujet que toi, c'est qu'aujourd'hui, quand je veux me faire accompagner, parce que je me fais accompagner, limite en continu, j'ai toujours un coach. qui m'accompagne parce que t'es challengée tout le temps. Mais trouver un coach qui n'est pas un coach... Il y a beaucoup de coachs qui se disent coach business, mais qui sont, on ne va pas se mentir, des coachs en communication ou des formateurs en communication. Et tu vois, le fait de te positionner sur structuration, optimisation, ça permet aussi que dès lors qu'une entrepreneur avancée aura des sujets autour de ces deux thématiques-là, automatiquement, elle pensera à Maëlan et pas à tout le panel.
- Speaker #0
J'espère. Mais oui, c'était l'idée, effectivement. Tout à fait. Et puis moi, ça m'aide aussi. J'ai eu un peu une activité, pas pour tout, mais je parlais de plein de choses, notamment en ayant essayé de faire et de la création d'entreprise et du développement, mais même en matière de création d'entreprise, c'était très large. Et j'avais du mal, du coup, à trouver ma voie. Tu vois, dans ma com, j'ai essayé plein de choses. pas... Alors oui, j'ai mes opinions sur l'entrepreneuriat, j'ai mon expertise, mais là, j'aime bien avoir réduit un peu le champ de mon activité et je vais vraiment me concentrer vraiment sur ça et faire un travail hyper précis pour mes clients. En tout cas, moi, je suis trop contente de bosser sur ces sujets-là.
- Speaker #1
En tout cas, ça se voit à ton sourire. Et donc là, qu'est-ce qui va se passer pour toi dans les semaines, mois à venir ?
- Speaker #0
Là, justement, J'essaye de me dire, on ne peut pas tout faire d'un coup. Moi, j'aurais envie de... Parce que là, il y a tout à revoir en termes de communication, en termes de vente, tu vois, de quelqu'un qui tombe sur mon site, où est-ce que je l'amène finalement ? En termes d'offres aussi, là, je vais me concentrer sur deux choses qui me paraissent, on va dire, importantes. D'une part, le lancement de mes offres OneOne de Mentora dans les prochaines semaines, parce que c'est vraiment... J'ai envie que ce soit 50% de mon activité. Et j'ai envie de tester ça rapidement pour pivoter ça rapidement et faire en sorte que ça matche bien avec les besoins de ma clientèle. Quand on lance un truc nouveau, forcément, il y a toute une phase d'adaptation. Tu connais ça, tout entrepreneur connaît ça. Et deuxième chose, je relance des programmes qui, moi, me paraissent intéressants, d'anciens programmes qui correspondent à mon nouveau positionnement. Tu as fait Hello 2025 l'an dernier. Il va revenir en décembre, par exemple. Je ne vais pas aller créer des programmes de zéro maintenant. Je n'ai pas la bande passante pour. J'aimerais vraiment me concentrer sur l'essentiel, donc sortir des offres de Mentora 1.1 et relancer des programmes qui correspondent aujourd'hui à mon nouveau positionnement que j'ai déjà lancé et qui ont déjà fonctionné. Les améliorer un peu, mais voilà le focus.
- Speaker #1
Ok, trop bien. Et quand tu dis entrepreneur avancé, est-ce que tu penses à un minimum de chiffre d'affaires ou pas du tout ?
- Speaker #0
Moi, ça dépend beaucoup à la fois de mes offres et à la fois... Moi, j'ai eu des clients qui étaient débutants, mais qui avaient déjà le mindset et les ambitions d'entrepreneurs avancés. Donc, c'est pour ça, moi, le chiffre d'affaires, je n'aime pas forcément me mettre, on va dire, une limite, mais en gros, à partir de 50 000 de chiffre d'affaires annuel. De 50 000 à 500 000, tu vois. C'est des enjeux très différents.
- Speaker #1
Non, mais je pensais plutôt, tu vois, pour ton mentorat One One. Pas tant pour les offres, enfin, sur Lance Allo CEO ou Hello 2020, du coup, 2026, mais plutôt pour le mentorat One One. Est-ce que tu t'es dit, parce que, oui, tu peux avoir un mindset avancé, même si tu es débutant, mais tu vois les enjeux en termes d'offres, en termes de... d'écosystèmes en tout cas, ils sont pas les mêmes, tu vois. Enfin, selon moi, après je peux me tromper. Mais du coup, est-ce que par rapport à ça, sur le mentorat individuel, tu t'es fixé un peu une fourchette ?
- Speaker #0
Encore une fois, ça dépend, parce que t'as des entrepreneurs. Moi, mon conjoint, par exemple, il est dans le... Il a atteint le plafond de la micro, il est toujours en micro, mais tous les ans, il s'arrange pour être en dessous. Il a une activité ultra simple, pas d'équipe, rien, pas de système de com. Lui, il est dev, il dev toute la journée et voilà, il n'y a pas d'enjeu, il n'y a rien, il n'y a pas de projet. Enfin, lui, il a aussi, oh le pauvre, il ne faut pas qu'il se dise ça. Non,
- Speaker #1
mais dans le sens, Clément n'écoutera pas cet épisode.
- Speaker #0
C'est horrible parce qu'il a créé un sas et il le commercialise et tout, mais je veux dire, dans son activité de freelance, il ne se dit pas. ah là je vais lancer une campagne de com, je vais lancer une off non il fait du dev et voilà il dev pour ses clients et il gagne entre enfin il gagne plus de 70 000 par an donc et pourtant c'est pas un profil avec lequel je vais bosser parce qu'il n'y a pas cet enjeu de En tout cas, pour la partie freelance. C'est pour donner un exemple. Le pauvre, il déballe toute sa vie. Il n'y a pas de tabou. Et inversement, tu peux être à 50 000 et déjà commencer à avoir une équipe. Le mentorat, on va dire, à partir de 100 000 euros d'affaires par an. Ça peut être intéressant.
- Speaker #1
Oui, très clair. J'ai envie de te demander, Maëllane, j'ai fait plein de pivots dans mon activité. Je pense que j'en ai fait 4 ou 5 en l'espace de 4 ans. Qu'est-ce que tu dirais à une personne, justement, qui a un business qui marche super bien, où tout est aligné, c'est rentable, le chiffre d'affaires est en croissance, enfin, il se maintient, enfin, peu importe, mais il n'y a plus cette flamme, il n'y a plus ce truc, enfin, c'est juste faire pour faire et on reste un peu dans ce positionnement parce que ça marche. Qu'est-ce que tu lui dirais, pas forcément ce qu'elle voudrait entendre, mais ce qu'elle a besoin d'entendre ?
- Speaker #0
Et je vais te le dire d'une manière très polie, tôt ou tard, ça te pètera à la gueule. C'est vraiment ça. Désolée, mais c'est un peu le terme. En tant que chef d'entreprise, des fois, il y a des trucs qui ne vont pas, puis on les met un peu sous le tapis. Hop, on verra après quand on aura le temps, quand machin. Et en fait, ça va ressortir au bout d'un moment, soit parce qu'on va s'ennuyer profondément et qu'on va arrêter de se challenger, on va arrêter d'innover, on va se laisser à son confort, soit qu'on va développer une sorte de ressentiment envers les clients. frustration, sentiment. Ça va se manifester de plein de façons différentes, mais plus ou moins cool pour les clients, pour toi, pour ton équipe. Et je trouve que c'est important de vite traiter le problème. Quelle est la source, finalement ? Est-ce que c'est juste un ennui passager, besoin de se renouveler, besoin simplement d'arrêter une offre ? Est-ce que c'est le travail en équipe qui ne va pas ? Est-ce que ça peut être plein de choses ? Ou est-ce que c'est tout le business qu'on a besoin de repositionner ? Mais c'est important de ne pas mettre ça sous le tapis. Parce que je pense que tôt ou tard, ça nous revient à la figure de manière plus ou moins plaisante. Ou des fois, on perd des mois, des années. Finalement, on reste dans le confort, la routine. Moi, je pense que ça a un peu... J'ai trop attendu, moi. J'ai trop attendu. J'ai arrêté d'évoluer. Moi, ces deux dernières années, je trouve que j'ai arrêté d'évoluer. J'ai peut-être manqué des opportunités. Enfin, voilà. Ma visibilité aussi en a pris un coup. je sais que je le paye aujourd'hui ça va mais dans mon parcours d'entrepreneur les deux dernières années ça n'a pas été les meilleures années je me suis beaucoup cherchée au lieu de regarder le problème en face ce serait mon conseil de
- Speaker #1
ne pas faire l'autruche dès qu'il y a une friction de venir se dire pourquoi il y a cette friction est-ce que c'est moi intérieurement qui n'est plus autant animée qu'avant Ou est-ce que c'est un problème interne à l'entreprise ? Mais oui. Et je pense que, tu vois, moi, ce que je pourrais juste rajouter à ce que tu dis, c'est moi, chaque repositionnement, je me suis repositionnée parce que je m'ennuyais. Et tu vois, ça me parle beaucoup quand tu dis « j'avais fait le tour des sujets » . C'est pareil, en fait. Dès lors, j'ai l'impression d'avoir fait, ou que j'ai vraiment fait le tour des sujets. C'est en fait, moi, ça fait frise. Et je suis incapable d'aller signer de nouveaux contrats, etc. Et donc, je sais qu'il faut que j'aille chercher autre chose. Et voilà, mais je pense qu'il faut aussi bien se connaître, savoir aussi à quel moment ça ne va plus et comment justement aller vers quelque chose d'autre.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Écoute, merci beaucoup, Maëlan. Est-ce qu'on pourrait parler pendant des heures de repositionnement, de tout ça ? Mais est-ce que tu aurais une dernière chose que tu n'aurais pas dite ou une question que je ne t'aurais pas posée et que tu aimerais glisser ici ?
- Speaker #0
Non, ça rejoint un peu ce qu'on a dit tout à l'heure. On a l'impression sur les réseaux que tout est clair pour tous les chefs d'entreprise, que tout va bien, que tout le monde vend bien, qu'on n'a jamais de remise en question. Et parfois, on se sent un petit peu seul avec ces problématiques. Et c'est vrai de se rappeler que... C'est justement le concept de ton podcast, c'est montrer qu'en backstage aussi, il se passe pas mal de choses, on voit pas tout, et on est tous confrontés à des doutes, des périodes où on s'ennuie, des remises en question, des difficultés à prioriser les choses, et voilà, simplement se le rappeler, je pense que c'est important, et c'est pour ça que j'ai été contente que tu m'invites aujourd'hui, parce que c'est, voilà, j'avais aussi envie de... de montrer qu'il n'y a pas que chez vous, dans votre tête, que c'est le bazar. Dans la mienne aussi. Et dans celle de beaucoup d'entrepreneurs aussi, finalement.
- Speaker #1
Écoute, merci beaucoup, Maëlan. Où est-ce qu'on peut te retrouver si on a envie de suivre tes aventures ?
- Speaker #0
Alors, j'ai dit que j'allais mincer sur LinkedIn, mais toujours pas, tu vois.
- Speaker #1
On attend.
- Speaker #0
Donc, on attend, mais on va attendre encore un peu. Non, moi, je suis beaucoup présente sur Instagram, donc MyLand4, tout attaché. Et je vais bientôt relancer un podcast qui s'appellera Accompli, un peu comme le tien, sur ce qui se passe à l'intérieur des business de chefs d'entreprise. Et voilà, beaucoup sur Instagram.
- Speaker #1
Très bien, je mettrai le lien dans les notes de l'épisode pour que celles et ceux qui nous écoutent aillent te suivre. En tout cas, merci beaucoup Maëllane d'être venue partager ce bout de ton repositionnement qui n'est pas fini, mais je vais suivre ça de près. Et puis, je te dis à très vite.
- Speaker #0
Merci beaucoup Lola, à très vite.
- Speaker #1
Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode de CIO Recto Verso. Si cette conversation vous a inspiré, touché ou donné matière à réfléchir, pensez à lui laisser une note 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée ou à le partager autour de vous, car c'est ce qui aide le podcast à grandir et c'est aussi une belle manière de soutenir mon travail. Vous pouvez également me retrouver sur LinkedIn ou sur notre site internet agence-karencia.com. On se retrouve très vite pour un prochain épisode et je vous dis à bientôt.