- Speaker #0
On les appelle CEO, on les admire, on les écoute, on les cite, mais on oublie souvent que derrière le titre, il y a une personne, une vie et une histoire. Faites de choix pas évidents et de peur qu'on ne partage pas. CEO Recto Verso, c'est le podcast qui explore ces deux faces. Au recto, l'image publique, l'expertise, les réussites. Au verso, ce qu'on sait et ce qui nous forge vraiment. Je suis Lola Latar, fondatrice de l'agence de communication Kerencia. Et dans chaque épisode, je tends le micro à celles et ceux qui dirigent un projet, une entreprise ou un mouvement. On y parle communication, stratégie, décision.
- Speaker #1
mais aussi doute, solitude, virage et conviction. Parce que derrière chaque réussite, il y a ce qu'on ne montre pas, et c'est souvent là qu'il y a le plus à comprendre et à apprendre. Alors bonne écoute !
- Speaker #0
Hello Julie ! Salut ! Je suis ravie de te recevoir sur Signeaux Recto Verso, ça fait un moment qu'on a calé l'enregistrement, il s'est passé pas mal de choses de ton côté, puisque ce dont on va parler aujourd'hui, c'était la fermeture de ta société. quelque chose dont on ne parle pas souvent et j'avais très envie d'aborder ce sujet avec toi parce que je pense qu'il y a beaucoup de choses à dire beaucoup de mythes aussi à déconstruire mais avant qu'on rentre dans le pourquoi du comment et concrètement comment ça s'est passé pour toi est-ce que tu pourrais nous parler un petit peu concrètement c'était quoi ton métier ces dernières années qu'est-ce que tu faisais pour tes clients quel était ton expertise
- Speaker #1
Yes. Alors avant, merci pour ton invitation parce qu'effectivement, c'est un sujet qu'on voit trop peu, je pense, sur les réseaux et je suis super contente de pouvoir un peu en parler librement chez toi. Donc écoute, merci encore pour l'invitation. Et donc moi, qu'est-ce que je faisais ? C'est marrant de parler au passé. J'étais coach. Donc j'étais coach pour entrepreneurs. Donc moi, j'étais déjà de base DRH dans des entreprises autour de l'IT. Pendant plusieurs années, et puis après, je me suis reconvertie en tant que coach et j'accompagnais des entrepreneurs à travailler tout ce qui est mindset. Donc, tout ce qui se passe dans la tête des entrepreneurs, on va creuser toutes les peurs, les croyances, les blocages, l'autosabotage, tous les jolis syndromes dont on entend beaucoup parler, syndrome de l'élève parfaite, la peur de ne pas être légitime, le syndrome de l'imposteur, etc. Donc moi, mon objectif, c'était vraiment d'aller creuser dans la tête finalement de mes clients entrepreneurs, de comprendre un peu d'où ça venait et de pouvoir ensuite venir déconstruire pour mettre en place des nouveaux schémas qui soient cette fois-ci plus limitants, mais qui soient au contraire porteurs et qui permettent plus facilement d'avancer. Hyper clair.
- Speaker #0
Hyper clair. On voit que tu maîtrises le sujet. Juste qu'on recale bien, ça faisait 4... 2021, donc 4 ans que tu...
- Speaker #1
Oui, depuis 1er décembre 2021. En fait, même un peu avant ça, puisque là, je te parle de la date officielle de ma première ouverture de micro-entreprise. Mais avant ça, moi, j'ai été diplômée en tant que coach en janvier 2021. J'ai commencé un petit peu à coacher à droite, à gauche, mais j'étais toujours salariée au tout début. Et c'est quand j'ai décidé de faire un stop sur mon CDI et me lancer à temps plein que je parle plutôt sur cette date-là qui est un peu plus officielle, on va dire.
- Speaker #0
Ok,
- Speaker #1
super.
- Speaker #0
Et de l'extérieur, tout semblait aller bien dans le meilleur des mondes. Tu vois, quand on regarde les stories, quand on regarde les posts, c'est vrai qu'on ne se doute pas du tout que tu es sur le point d'arrêter. Et moi, pour être honnête, je ne m'en doutais absolument pas. Et c'est quand on s'est vus à Paris qu'on en a parlé, que tu m'en as parlé. Et quand est-ce que tu as commencé à avoir cette petite voix ou à sentir ce décalage qui t'a fait... commencer à entrevoir de nouvelles perspectives et pas forcément justement cette société que tu avais créée.
- Speaker #1
Oui, c'est hyper intéressant cet aspect extérieur que tu m'apportes parce que je pense que ça a un peu pris pas mal de monde un peu de cours parce que sur les réseaux en fait on communique ce qu'on a envie de communiquer alors que si je fais un petit peu la rétrospective ça fait quand même un petit moment que j'ai une sensation un peu de mal-être dans ce que je fais dans mon quotidien en tant que coach. Alors, Ma lettre, ça peut être un petit peu fort, mais en même temps, c'est vrai. Maintenant que je prends un peu de recul dessus, c'est que ça a été au début discret. Et puis, au fur et à mesure, ça a pris de plus en plus de place. Et ça, je pense, ça a commencé un peu à se déclarer, si je suis tout à fait honnête avec moi-même, début d'année 2024. Donc, ça ne faisait pas tant de temps que ça, finalement, que j'étais lancée. Mais en fait, ce qui s'est passé, c'est que mon entreprise fonctionnait tellement bien que moi, je passais très rapidement de micro à société. J'ai passé un an en micro. Et tout de suite après, je suis passée en société et mon objectif, il était clair. C'était scaler une immense boîte qui ait du monde, que je fasse rentrer des salariés, etc. Et en fait, j'avais un gros rêve, si tu veux, de monter une grosse entreprise. Alors, je ne parle pas d'une multinationale non plus, il ne faut pas pousser, mais je voulais quand même quelque chose où il y avait du monde, une belle équipe et beaucoup de clients. et en fait Quand tout a commencé à bien rouler, où j'avais finalement plus qu'un bouton à actionner pour que ça puisse vraiment se mettre en place et que je puisse scaler, comme on parle maintenant dans le domaine, j'ai commencé à me sentir un peu plus crispée, à procrastiner, alors que moi, ce n'est pas du tout mon genre, à avoir la flemme, à ne plus être motivée, alors que moi, je suis quelqu'un qui adore créer, qui adore travailler aussi depuis des années. et en fait ça, ça a réellement commencé quand je me suis rendu compte que ma boîte elle pouvait accélérer et à partir de là ça a été un petit peu crescendo si tu veux mais ça a pris quand même du temps parce que la décision entre les premiers signes janvier 2024 et la décision de fermer ma société décembre 2025 donc quand même deux ans en tout et pour tout donc c'est hyper long et en même temps il y a eu des étapes en fait entre ces premiers signes et le fait de clôturer pour de bon ça s'est fait vraiment de manière un peu graduelle et je pense que je l'ai su tout de suite que j'avais envie d'arrêter sauf que quand tu crées quelque chose c'est toujours un peu difficile de clôturer quelque chose un bébé que tu as mis au monde pendant plusieurs années, que tu vois que ça fonctionne etc, donc j'ai un peu essayé de rebondir de me dire non c'est pas ça c'est pas exactement mon envie d'arrêter qui est en train de me parler c'est pas tout simplement aligné donc tu peux changer ci, tu peux changer ça et en fait J'ai essayé de bricoler, on va dire, pendant les deux années qui ont suivi pour rattraper un peu ce qui était en train de commencer tranquillement, mais sûrement à s'installer à l'intérieur de moi. Oui,
- Speaker #0
mais on va y revenir justement de ce processus qui a été long, enfin long et court, parce que deux ans finalement à l'échelle d'une vie, ce n'est pas grand-chose. Mais quand tu dis que tu as commencé à avoir un peu cette envie d'arrêter, À partir du moment où finalement tu avais la voie libre sur le fameux scale de ton entreprise, est-ce que tu as un peu conscientisé le truc en mode, est-ce que c'est peut-être parce que l'idéal que je m'étais fixé d'avoir une grande entreprise, d'une équipe, de scaler, etc. Ce n'était pas forcément pour moi, en tout cas mon envie réelle profonde. mais plutôt l'image que je me faisais d'une pseudo réussite.
- Speaker #1
C'est exactement ça, parce qu'en prenant du recul, et c'est un énorme point que j'ai déconstruit ces deux dernières années, c'est ma notion de la performance. Et je trouve que c'est hyper difficile comme sujet, et comme cette notion aussi de réussite, parce qu'en fait, on est tellement entouré, depuis qu'on est petit, de cette... cette notion de « il faut bien faire, il faut être bon élève, il faut avoir des bons résultats, des bonnes notes, il faut tout réussir dans sa vie, il faut avoir un parcours linéaire, sans embûches, où on réussit tout, etc. » Et en fait, moi, j'ai été, comme tout le monde, martelée à ça. Et alors, moi, je l'ai pris au pied de la lettre. C'est-à-dire que depuis que je suis enfant, je veux être la première de la classe, je veux tout réussir, etc. Et en fait, quand j'ai lancé mon entreprise, pour moi, c'était logique de me dire « quand on parle de réussite entrepreneuriale, c'est monter une boîte. » Et finalement, c'est l'idée très claire que j'en avais dans ma tête. Je voulais scaler. Je voulais avoir une entreprise qui fonctionne et qui fait briller les yeux des gens. Et en fait, quand j'ai commencé à me rendre compte que ça ne me correspondait plus, je me suis dit « Mais en fait, pourquoi tu veux faire briller les yeux des gens alors que toi, ça ne te correspond pas ? » Et donc, c'est ça que j'ai commencé doucement, mais sûrement aussi à comprendre et à accepter. Parce que ma notion de la réussite, finalement, a été très éloignée de ce que j'avais envie de construire à ce moment-là. Ça m'a partagé. ça m'a sans doute appartenu pendant un temps mais finalement comment j'avais évolué et comment j'avais envie de construire la suite de ma vie c'était pas comme ça du tout que je le voyais je ne me voyais pas à la tête d'une grosse entreprise peut-être que ça reviendra mais en tout cas aujourd'hui c'est plus le cas et je pense que ça a été ça un des points les plus difficiles à déconstruire et à accepter aussi, de me dire qu'en fait peut-être que je voulais pas aussi grand, je voulais pas aussi beau, je voulais pas aussi brillant alors que ça faisait des années que je m'artelais que en gros je voulais être la première dans tout donc je pense que c'est ça qui a été difficile, tu vois, d'accepter que, finalement, j'ai le droit et j'ai envie de plus de simplicité, des choses qui ne sont pas toujours complexes, pas toujours être en train de montrer que je suis la meilleure, etc.
- Speaker #0
Tu vois, ça me fait sourire parce que je lisais un post sur Instagram, hier ou avant-hier, je crois, d'Isabelle, de Souveraine, je ne sais pas si tu connais, mais qui parlait justement qu'en fait, Aujourd'hui, la performance, c'est quelque chose qui est ultra violent. Elle étayait vraiment son propos avec des faits scientifiques, etc. Au niveau des hormones et tout ça. Mais c'est vrai que tu n'es pas la première à me dire que... Alors, tu ne m'as pas dit que c'était violent. Mais dans les faits... En fait, quand on regarde les choses en face, c'est ultra violent de toujours être dans le plus. Surtout dans... Et puis dans notre milieu entrepreneurial et d'entrepreneuriat sur du digital, puisque pour moi, l'entrepreneuriat, ce n'est pas uniquement sur le digital, il y a aussi en physique et du coup, c'est d'autres codes. Mais en fait, on s'expose énormément. Et quand on s'expose énormément, la comparaison, forcément, elle vient beaucoup plus vite. et toujours le faire plus, faire différemment et aller trouver quelque chose de mieux de plus performant et en fait c'est toujours cette course t'as ton cortisol qui est au max du max et du coup t'es insécure dans ta vie de tous les jours et en plus de ça quand tu te mets la pression de la performance et d'un pseudo idéal de réussite, c'est encore pire et je voulais te parce que là tu disais que ça a pris deux ans entre le moment où ça a émergé dans ta tête et le moment où hop ça a été acté c'est quoi un peu les étapes par lesquelles t'es passé les prises de conscience peut-être que t'as eu parce que tu disais que c'était ton bébé et que du coup il y avait un peu ce truc de Ok, je pense à arrêter, mais je vais mettre ça sous le tapis. Qu'est-ce que tu as dû déconstruire pour arriver à cette décision-là ?
- Speaker #1
En fait, il y a effectivement eu plusieurs étapes. Il y a déjà eu cette prise de conscience de « je procrastine, j'ai la flemme, ça ne me correspond pas » . Là, j'ai compris que je ne voulais pas scaler tout de suite. J'ai fait le deuil de ça et je me suis dit « ok, mais tu aimes quand même ce que tu fais, donc continue » . J'ai continué parce qu'effectivement, je n'avais pas encore... Un peu ce dégoût, et c'est très fort, mais c'est vraiment ce qui est arrivé à la fin, ce dégoût du coaching, tu vois. J'avais encore envie de coacher. Donc, j'ai continué quand même avec mon programme qui, à l'époque, s'appelait Billion de Coach. Et en fait, au bout d'un an, je me suis rendu compte que ce programme-là ne me correspondait plus, que le format ne me plaisait plus et que j'avais besoin de donner un nouveau souffle, finalement, à mon activité de coach. Donc, j'arrête Billion de Coach et je me dis, je retourne sur du 100% individuel avec des entrepreneurs. plus avancée. Donc, je relance un programme et là, c'est le perso qui m'a rattrapée. Donc, sur la deuxième année, c'est le perso qui m'a rattrapée. J'avais commencé une thérapie en fin d'année 2024, du coup, si je ne me tombe pas dans les dates. Et en fait, janvier 2025, pendant une séance avec ma thérapeute, séance d'hypnose, on l'élève d'une anésie traumatique. Donc, gros coup de massue, trauma que j'ai caché et que j'ai gardé à l'intérieur de moi pendant 25 ans. Je ne rentrerai pas dans le détail, mais ce trauma-là a bouscouillé énormément de choses au niveau personnel, surtout au niveau émotionnel. Et en fait, les mois suivants ont été l'hécatombe, j'ai envie de dire, parce que je ne savais plus qui j'étais, je ne savais plus ce que je voulais, je ne savais plus ce qui m'appartenait ou ce qui ne m'appartenait plus, puisque cette amnésie m'avait caché une grosse partie de moi. et je me disais mais en fait Je me suis construite autour d'un truc dont je ne me souvenais pas, donc est-ce que je suis vraiment moi ? Bref, il y a eu un gros questionnement identitaire. Et ça, ça a été l'étape qui a été la plus longue, puisque ça a duré un an. Je pense que s'il n'y avait pas eu ça, peut-être que les prises de décision autour du coaching auraient été un peu différentes. Mais finalement, j'ai eu besoin de 2025 pour apprendre à vivre avec ce qui m'était arrivé plus jeune et à vivre dans le présent toujours pour ce que j'avais envie de faire pour moi. là maintenant tout de suite. Et donc en fait, pendant l'année 2025, ça a été un peu du travail, un peu de la négo, j'ai envie de dire, avec mon moi pro, on va dire, parce que je sentais que j'avais besoin de beaucoup plus d'espace pour moi au niveau perso et émotionnel parce que clairement, j'étais à ramasser la petite cuillère pendant une bonne partie de l'année. Et en face, j'avais toujours ce côté mais ça ne me plaît plus trop en fait, ce que j'ai envie de faire au niveau professionnel non plus. Mais en même temps, tu ne sais plus trop quitter donc qu'est-ce que tu as envie de vraiment faire ? Ça, c'est des questions qui sont toujours un peu déjà difficiles à répondre. Mais quand on soulève une amnésie traumatique, généralement, c'est vraiment le flou et le brouillard complet. Et en fait, ça a été cette étape-là qui a un peu aussi accéléré les choses, même si ça m'a demandé du temps pour prendre soin de moi. Parce qu'au bout du bout, je me suis dit, en fait, aujourd'hui, tu as la possibilité de dégager tout ce qui ne te convient plus et qui ne te correspond plus. Donc, c'est aussi maintenant que tu prends soin de toi. prendre les bonnes décisions et c'est à ce moment-là que mes voix autour de ma carrière m'ont de nouveau dit mais c'est plus ça que tu as envie de faire, tu as envie de faire autre chose et pour être tout à fait honnête, je n'avais pas les réponses, je ne savais pas ce que j'avais envie de faire mais la seule chose qui était claire, c'était qu'il fallait que j'arrête une partie de ce que je faisais aujourd'hui pour pouvoir passer à la suite.
- Speaker #0
C'est sûr que quand il y a le perso qui s'en mêle, parce qu'on dit, oui, l'équilibre, vie pro, vie perso, et il faut séparer, machin et truc. Bref, pour moi, ça, c'est vraiment des belles phrases pour dire pas grand-chose, et surtout qui sont loin de la réalité. Et surtout que l'amnésie traumatique, c'est une bombe dans ta vie, quoi. Parce qu'il y a tout... Parce que tu te dis, j'ai fait une amnésie traumatique, mais est-ce qu'il n'y a pas autre chose ? Et du coup, est-ce que je me reconstruis sur quelle identité ? C'est hyper complexe d'un point de vue psychique. Je ne suis pas du tout spécialiste là-dedans, mais pour avoir un peu expérimenté la chose, je vois très bien le truc. Et du coup, au cours de cette année, puisque l'amnésie traumatique début 2025, gros chamboulement après, gros ras-le-bol, est-ce que tu en as parlé ? Est-ce que tu en as parlé autour de toi de ce trop-plein ? Est-ce que tu as cherché des témoignages de personnes qui avaient arrêté ? Est-ce que tu en as parlé autour de toi de ça ?
- Speaker #1
J'en ai parlé un petit peu, mais surtout des personnes avec qui je me sentais vraiment en confiance au niveau plus amical pour le coup. Et ce n'est pas forcément des personnes qui sont entrepreneurs, donc ce n'est pas toujours évident. Moi, je viens vraiment d'un cercle où il y a zéro entrepreneur autour de moi. Donc, ça a été d'abord dans mon cercle personnel et c'est des personnes qui ont eu finalement cette facilité de me dire « en fait, si ça ne te correspond plus, arrête, fais autre chose » . Et en vrai, ça m'a aidée à revenir à ma mentalité de salariée. parce que moi étant salariée dans un job, quand je me plaisais plus en fait je disais stop, je partais et je me suis dit mais en fait Julie oui, c'est aussi simple que ça, entre guillemets, c'est que jusqu'ici, tu avais un job, quand ça ne te plaisait pas ou plus, tu démissionnais, tu trouvais ailleurs, et tu peux faire exactement la même chose, même si c'est ta boîte. Là, c'est plus une question d'ego qui te dit « Ah, c'est ta boîte, donc c'est plus difficile. » En fait, non, ce n'est pas plus difficile. Alors oui, il y a plus de démarches au niveau administratif. Oui, c'est chiant. Oui, ça coûte de l'argent. Mais je suis aussi persuadée que c'est que de l'argent et que ce qui compte le plus dans tout ça, c'est que moi, je me sente bien. Et en fait, Mon cercle qui n'est pas entrepreneur m'a aidé à revenir à qui je suis de base. Et moi, je suis la personne qui va être OK avec le fait de lâcher quelque chose pour faire autre chose et que ce soit mieux. Donc, ça m'a permis de gratter un peu la première couche de j'ai un peu de mal quand même à accepter le fait que j'ai envie de fermer ma boîte. Et puis après, j'en ai parlé à quelques amis entrepreneurs aussi. Et là, ça a été pareil, un discours très dans le soutien de me dire en fait. tu peux faire autre chose, et puis en plus, tu en as les capacités, tu es quelqu'un qui a des ressources, qui va savoir rebondir, etc. Et en fait, c'est venu me conforter dans le fait que je n'étais pas nulle ou je n'étais pas en échec si je fermais ma boîte. Et c'est toutes ces personnes qui venaient d'univers différents, parce que finalement, j'en ai toujours parlé en individuel plutôt que dans un groupe d'amis, par exemple. C'est toutes ces personnes-là avec des points de vue différents qui m'ont apporté des éléments qui m'aidaient à accepter écouté ce que j'avais envie de faire et qui m'ont aidé aussi à passer à l'action finalement au bout du pot.
- Speaker #0
Après, tu vois, je ne sais pas, je ne me suis jamais posé la question, je suis néophyte sur le sujet. Est-ce que quand tu fermes ta société, tu as le chômage ? Non. Non, mais voilà, c'est bien ce qui me semblait. Parce que du coup, je pense qu'il y a aussi un peu cette part-là de se dire, ouais, je ferme ma boîte, je n'ai pas le chômage, qu'est-ce que je vais foutre ? Après, je pense qu'il y avait aussi cette sécurité à la fois de l'entourage que tu avais, émotionnelle, avec le soutien, et d'un point de vue financier. Je pense qu'avec ta boîte, tu avais aussi de quoi...
- Speaker #1
Oui. En fait, il y a différentes choses qui m'ont aidée aussi. Parce que oui, la première crainte au niveau financier, ça peut tout de suite se mettre en place. Sauf que... Je remercie la Julie du passé qui est un petit écureuil et qui a toujours eu des très bonnes économies qui fait que dans tous les cas, je n'étais pas à la rue. Ma boîte fonctionnait très bien et encore même en 2025. Donc c'est pareil, j'ai une trésor qui me permet au bout du bout de récupérer aussi des petits sous qui font que voilà. Au bout du bout, j'ai un toit, je peux manger et c'est le principal. Et c'est certain que si je m'étais mis en risque financier, je l'aurais fait différemment. Parce que je suis quelqu'un qui est prudente, je suis quelqu'un qui aime prendre du risque, mais qui soit mesuré et qui soit réfléchi. Donc c'est aussi pour ça qu'il y a eu un laps de temps pour me dire, ok, est-ce qu'au niveau financier c'est ok ? Moi je suis en concubinage, donc c'est pareil avec mon copain, on en a énormément parlé, de lui dire ok, bon bah... Je vais peut-être avoir moins de revenus pendant un temps. Est-ce que tu es OK ? Si jamais je ne peux pas répondre à ma part de charge, mais dans tous les cas, j'ai tout fait mes calculs pour que ça puisse tenir suffisamment de moi. Et puis, moi, j'ai toujours été hyper claire avec moi-même. C'est que si j'ai besoin de chercher un taf, peu importe lequel, retourner faire des... Enfin, retourner, je n'y suis jamais allée, mais faire des frites chez McDo ou aller dans un magasin où il n'y a pas de sous-métier. Mais je veux dire, si j'ai besoin de prendre un job alimentaire, pour pouvoir manger, avoir un toit, faire mes voyages, etc. Bien sûr que tous les jours, j'y retourne en fait dans un job qui est salarié. C'est un CDD, un CDI. Peu importe, si j'ai besoin d'argent, je vais chercher l'argent. Et en fait, ça, j'ai toujours été hyper au clair avec moi-même. J'ai toujours eu un deal avec mon égo de dire tu ne te la ramènes pas si jamais j'ai besoin de faire autre chose à côté de mon entrepreneuriat pour pouvoir vivre à la hauteur de ce que j'ai envie de vivre. Et ça, je pense que Merci. J'en parle parce qu'il y a beaucoup de personnes qui regardent cet aspect-là de manière très négative ou en mode « je vais être en échec si jamais il faut que je trouve un taf à côté de ma boîte » . Mais en fait, si ça te permet de continuer à faire ce que tu veux dans ta vie de tous les jours, à t'éclater sur tes projets, etc., mais faites-le parce que ça enlève tellement une charge mentale que c'est ce qui permet aussi d'avancer. Parce que quand on a une charge mentale financière qui est trop lourde en tête, ça nous braque. Et ça nous auto-sabote totalement pour continuer à avancer. Donc ça, c'est hors sujet, mais c'est hyper important, donc je le dis.
- Speaker #0
Non, non, mais tu as raison. Cette mentalité-là, je la partage complètement. Moi, j'ai toujours dit, si jamais ma boîte ne me permet pas de subvenir à nos besoins, aux besoins de la famille, j'irai prendre n'importe quel métier. Alors bon, après, si je peux faire un peu ma... ma chieuse et dire que si je peux ne pas aller ramasser les oignons ou un truc comme ça bon voilà bref après quand t'as pas le choix t'as pas le choix mais mais c'est aussi tu vois déjà de l'avoir en tête je trouve que je pense que ça t'a aussi aidé quelque part à prendre cette décision de te dire en fait quoi qu'il se passe je trouverai des solutions tu vois et moi j'aime bien dire en fait qu'on est un peu des un caractère de chat, c'est-à-dire qu'on retombe toujours sur nos pattes, quelle que soit la situation. Et quelque part, c'est une très grande force, puisque la vie n'est pas linéaire. Je pense que je n'apprends rien à personne. Mais en fait, tout peut arriver. Et je trouve ça bien aussi que tu soulignes que ta boîte n'était pas en échec, que tu n'as pas fermé ta boîte par manque d'argent, par échec financier, par... tu vois, non-rentabilité ou alors liquidation judiciaire ou quoi au caisse. C'est vraiment un choix raisonné pour toi que tu as fait en conscience et non pas, j'allais dire indépendamment de l'argent, mais est-ce que toute décision est indépendante de l'argent ? Je ne sais pas, c'est un autre sujet. Mais en tout cas, je trouve ça bien de le souligner parce que c'est vrai qu'on entend les discours quand les gens ferment leur boîte. C'est généralement parce que problème de trésor, problème de ne pas rémunérer les salariés, liquidation, etc. Mais toi, ta décision, elle est complètement différente. Donc, je trouve ça important de le souligner. Tu mentionnais juste avant que tu parlais de deux mois. Tu parlais de deux mois que tu pouvais, voilà, pendant deux mois que voilà. Mais qu'est-ce qui se passe après ces deux mois ? Est-ce que quelque part... Tu l'as annoncé sur ton podcast, cet arrêt, cette fermeture de société, fin d'année, il me semble. Et tu disais encore que le plan n'était pas clair. Début d'année, est-ce que le plan a un petit peu évolué ? Est-ce qu'il y a des choses qui ont émergé, des envies, des projets ?
- Speaker #1
Alors, oui.
- Speaker #0
J'étais sûre.
- Speaker #1
Oui, parce que je ne suis pas du genre à rester les deux pieds dans le même sabot trop longtemps non plus. Et justement, ce que j'ai constaté, c'est que dès que j'ai accepté de fermer ma boîte et dès que j'en ai parlé publiquement, je me suis sentie... tellement mieux. Et en fait, ça m'a permis de voir le champ des possibles que je ne voyais plus avant et même quelques jours avant. Et en fait, il y a des choses qui sont en train de se mettre en place. Alors, je ne vais pas en parler dans la précision pour le moment, mais la chose qui est sûre, c'est qu'en fin d'année, je ne savais pas si je resterais entrepreneur ou que je retournerais dans le salariat. Je reste entrepreneur. Donc, voilà, grosse nouvelle. Wouhou ! Mais à côté de ça, oui, il y a des projets qui vont démarrer au mois de janvier. Et je suis très excitée parce que ça m'a vraiment permis de me dire « Ok, maintenant, ça, c'est fait. Et puis, on passe à autre chose. » Et finalement, c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est que je suis revenue à mon comportement de quand j'étais salariée. C'est que j'avais cette capacité à me dire « Ça, j'en veux plus. Stop. » Et je passe à autre chose. Et donc là, ça y est, j'ai retrouvé un certain… un certain équilibre là-dessus et une certaine c'est un certain rebond, une certaine remotivation qui est quand même hyper chouette à vivre
- Speaker #0
Trop bien tu fais face à quelqu'un de très très curieuse donc je ne vais pas poser plus de questions pendant cet enregistrement mais en tout cas trop bien et de toute façon j'avais quand on en a parlé en octobre novembre, j'avais aucun doute sur le fait que tu saurais rebondir un... Avec brio. Est-ce que, parce qu'on a parlé de l'avant-décision quand on a parlé à tes proches ou à des collègues de confiance, mais il y a eu la fameuse annonce de décembre. Quelles ont été les réactions ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce que tu as eu des retours négatifs ou au contraire hyper positifs ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #1
Il s'est passé que je ne m'attendais pas du tout à ça, mais la majorité des gens m'ont dit bravo. « Bravo d'être si courageuse » . Et en fait, ça m'a beaucoup touchée, ça m'a beaucoup émue parce que je m'attendais vraiment à tout sauf à ça, sauf à ce mot « courage » qui ressortait vraiment à tout bout de champ. Et moi qui m'attendais à avoir des personnes surtout qui allaient me dire « Mais c'est trop dommage, tu as les capacités pour continuer » . Alors, j'ai eu beaucoup de personnes aussi qui me disaient « Mais tu es une super coach, c'est trop dommage » . Enfin non, ils ne m'ont pas dit c'est dommage. Ils m'ont dit que tu es une super coach, mais c'est sûr que tu vas retrouver quelque chose. Et justement, un peu ce que tu me disais juste avant, et je trouve ça vraiment adorable parce que c'est des personnes comme toi et moi, en plus on se connaît, mais sans se connaître non plus profondément, tu vois. Mais du coup, j'avais vraiment la confiance des gens dans ce que j'étais capable d'apporter et ce que j'allais être capable de créer par la suite, plus cette notion de courage dont je ne m'attendais vraiment pas à ça. et en fait c'est un peu J'ai reçu une vague d'amour, mais vraiment, c'est comme ça que je l'ai perçue. Une grosse vague d'amour sur Insta, notamment quand je l'ai annoncé avec mon post. Et en fait, je ne m'attendais pas à ça. Je m'attendais à me recevoir des « mais trop dommage, c'est trop bête » , etc. Et en fait, pas du tout. Et je trouve ça fou parce qu'on est conditionné pour qu'on s'attende au pire et qu'on se fasse critiquer, etc. Alors que la réalité… elle était toute autre et je trouve ça juste incroyable et ça m'a vraiment, ça m'a aussi confortée dans ma décision de me dire en fait, les gens ils sont là, ils sont derrière toi et tu les connais plus ou moins, mais en tout cas, eux, ils sont ok quoi, avec tout ce que tu leur annonces, donc trop chouette quoi.
- Speaker #0
tant mieux j'ai envie de dire mais tu vois moi je suis pas surprise du tout cette notion de courage parce que pour en discuter en off avec Un paquet d'entrepreneurs, il y en a beaucoup qui aiment réalité, qui n'osent pas par peur, par regard des gens, par injonction, etc. Donc oui, c'est vraiment courageux parce que c'est braver ce dos idéal de réussite, braver aussi les injonctions, les candiratons, etc. et surtout se replacer au centre. Et aujourd'hui, on est beaucoup à ne... Et je pense qu'à certains moments, je m'inclus dans le lot. à ne plus se replacer au centre, en tout cas, à ne plus voir le quotidien avec soi au centre et à prendre un peu les décisions mécaniques parce qu'il faut, parce que ceci, parce que cela. Donc oui, c'est vraiment courageux.
- Speaker #1
Écoute, merci encore une fois. J'ai du mal à le percevoir comme ça, mais ça m'a ouvert les yeux sur une perception que je n'avais pas du tout. Et c'est cool, parce que c'est bien aussi de voir d'autres perspectives.
- Speaker #0
Bah oui, oui. Et puis tu vas trouver quoi faire, je suis sûre de toute façon, même si t'as déjà entrepris des petites choses dont tu nous parleras plus tard. Mais donc là, t'as fermé la société fin décembre, mais t'as ouvert une micro-entreprise. C'est ça, exactement. Ouais, ok. Moi je sais parce que du coup je suis en société, j'ai été en micro, j'ai fait de la finance, etc. Oui. Peut-être pour celles et ceux qui ne comprendraient pas ce choix, pourquoi tu l'as fait ce choix ?
- Speaker #1
Parce que tout simplement pour de la flexibilité et de la liberté. Quand on a une société, c'est beaucoup de contraintes, notamment au niveau financier, on y revient. Mais ce qu'il faut savoir quand on a une société, c'est qu'on a des charges qui sont calculées sur nos résultats des années précédentes et des charges qu'il faut qu'on paye. Donc rester en société, c'était envisageable si... j'étais certaine de pouvoir faire rentrer un certain montant de chiffre d'affaires, alors que moi j'avais besoin, et en fait il y a différents aspects. Donc il y a l'aspect financier qui me permettait de me soulager de certaines charges financières et aussi de pouvoir me rémunérer davantage puisque moins de charges au global. Moi j'étais en EURL et en EURL il y a énormément de charges. On ne prend pas grand chose au bout. Donc il y avait ça et il y avait le côté du coup aussi beaucoup plus... besoin de repartir d'une page blanche. Et en fait, dans tous les cas, clôturer et réouvrir dans ma tête, c'était vraiment avoir le nouvel élan aussi. Donc pour moi, c'était logique et oui, j'aurais pu voir pour changer mes statuts au bout d'un moment, etc., parce que je n'aurais pas été à la rue tout de suite au niveau financier. Mais quand bien même, en fait. Moi, j'avais quand même besoin de ce côté renouveau. Donc passer de société à micro, c'était vraiment... financièrement plus intéressant et avoir cette page blanche qui me permet d'être flexible, de tester les choses que j'ai envie de tester aussi. Et ça fonctionne tant mieux ! Tu payes quand même tes charges et tes biens. Ça ne fonctionne pas, ce n'est pas grave, on n'attend rien de toi entre guillemets. Donc c'était vraiment pour retrouver un peu ce souffle si tu veux à différents niveaux que j'ai fait ce choix de clôturer et de réouvrir.
- Speaker #0
Parce que du coup ça veut dire que quand tu clôtures une entreprise en même temps que la clôture tu payes les impôts de l'année ? c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. En fait, tu fais une régule sur ce qui s'est réellement passé sur l'année que tu viens de clôturer.
- Speaker #0
Tu vois, moi, ça, je l'avais en tête et c'est pour ça que moi... Enfin, je suis en URL aussi. C'est pour ça que moi, je fais des accomptes d'impôts tous les trimestres quitte à avoir un remboursement derrière parce que on ne sait pas de quoi la vie est faite. Exactement. Et aujourd'hui, comment tu te sens ? Par rapport à cette décision, par rapport aux perspectives à venir, comment tu te sens toi ?
- Speaker #1
Je pense que toi qui m'as vu au mois de novembre et qui me vois début janvier maintenant, je pense que tu peux le voir aussi sur comment je te parle, comment mon visage exprime les choses. Je me sens beaucoup plus légère clairement. À partir du moment où je l'ai annoncé de manière officielle, il y a un poids en fait qui s'est enlevé de mes épaules et le champ des possibles, comme je disais tout à l'heure, s'est réouvert devant moi Donc, c'est retrouver de l'inspiration, c'est retrouver de l'élan, c'est retrouver de la motivation, avoir envie de passer à l'action parce que moi, c'est quelque chose que j'adore faire, me bouger et faire des choses. Et là, je n'avais plus envie de rien faire depuis des mois. Donc, ce boulet-là, je l'ai vraiment détaché, je l'ai laissé de côté et maintenant, oui, c'est un nouveau souffle si tu veux. Donc, oui, je me sens hyper bien. En plus, j'adore les débuts d'année. Donc, je suis vraiment en mode je repars sur une base qui est blanches et il y a tout à écrire dessus.
- Speaker #0
Écoute, moi je déteste les débuts d'année mais c'est vrai que je confirme pour t'avoir vu en novembre quand tu dis qu'il y a un poids qui s'est enlevé de tes épaules, on le voit parce qu'en novembre tu étais comme ça. Pour ceux qui me voient en vidéo, je lève les épaules mais oui on voit vraiment même au niveau de ton visage que tu as un poids qui s'est enlevé. donc je suis très heureuse pour toi en tout cas et avant qu'on termine j'aimerais te poser une question pour celles et ceux qui nous écoutent si il ou elle se disent moi aussi je sens que mon entreprise ne me correspond plus que j'ai envie d'arrêter, que j'en ai marre qu'est-ce que tu aurais envie de lui dire pour le ou la rassurer pour l'aider un peu à regarder la situation en face et à prendre une décision qui lui correspond.
- Speaker #1
En fait, j'aurais envie de lui dire de se faire confiance. Alors je sais que ça fait un peu bateau dit comme ça et... La deuxième chose que je vais te dire, c'est aussi bateau, mais c'est tellement réel. C'est d'écouter en fait, d'écouter ce qui se passe à l'intérieur de soi. Et finalement, c'est une extension de ce que j'étais en étant coach mindset. C'est que j'ai toujours guidé les gens pour qu'ils apprennent à s'écouter. Et c'est la clé d'énormément de choses, notamment quand on parle de bien-être. Et si on sent qu'il y a quelque chose qui ne nous convient plus... Je ne dis pas non plus de tout claquer du jour au lendemain parce qu'il y a des voix qui sont là aussi pour mettre le chaos. Donc potentiellement, ce n'est pas la bonne à écouter. Mais s'il y en a une qui tambourine et qui revient et qui est lancinante et qui, malgré les choses qu'on change, est toujours présente, c'est qu'elle a quelque chose de plus important à nous raconter. Et c'est hyper important de l'écouter. Donc j'ai vraiment envie de dire aux gens d'écouter ce qu'ils ont à se raconter eux-mêmes et de ne plus écouter uniquement ce qui se passe à l'extérieur, que ce soit des proches, que ce soit la société, que ce soit les cultures. peu importe, vraiment de revenir à soi et de se demander régulièrement comment je vais, comment je me sens, quelles sont mes émotions. Et en fait c'est des questions bêtes et pas faciles et qui ont tellement à nous apporter et qu'on se pose trop souvent pas du tout. Donc mon conseil c'est un peu bateau mais en même temps c'est tellement réel et moi je sais que je l'ai beaucoup transmis en étant coach, je l'ai peu appliqué chez moi avant 2025. en étant dans le dur et je recommande aux gens de ne pas attendre, de ne pas attendre pour pouvoir réagir face à tout ça. Donc revenir à soi c'est hyper hyper important.
- Speaker #0
Non mais je plussois et juste si je peux rajouter moi c'est vrai que j'ai... bon je suis une torturée de l'esprit et voilà ce genre de "j'arrête, j'arrête pas, je continue, je continue pas" etc. pour plein de domaines de vie ça m'est déjà arrivé et ma psy me fait faire un exercice à chaque fois que je suis face à un dilemme qui me casse la tête, c'est de faire deux colonnes. Les colonnes, tu sais, les pour et les contre. Et de faire l'exercice en début de mois, enfin à l'instant T et de le refaire un mois après. Et si la colonne t'arrête et aussi pleine le mois suivant, c'est que la décision il faut que tu la prennes. Donc ça peut aussi aider, tu vois, la mise en action derrière.
- Speaker #1
Clairement, clairement, clairement.
- Speaker #0
Avant qu'on se quitte, Julie, est-ce qu'il y a une question que tu aurais aimé que je te pose et que je ne t'ai pas posée ?
- Speaker #1
Oh waouh !
- Speaker #0
Oh waouh ! Ah, tu ne t'y attendais pas à celle-là !
- Speaker #1
Ah non, je ne m'y attendais pas à celle-là !
- Speaker #0
Eh bien voilà,
- Speaker #1
cadeau ! Je pense qu'on a abordé plein de choses et merci encore une fois de m'avoir ouvert ce... cet espace-là, parce que finalement, tu es le premier espace officiel en dehors de mes propres supports sur lesquels j'aborde un petit peu tout ça. Donc c'est hyper chouette. Est-ce qu'il y a une question que tu ne m'as pas posée ? En vrai, c'est hyper difficile comme question. Je n'ai pas du tout d'idée. J'ai pas du tout d'idée là présentement. Donc écoute, je vais faire sous blanc là-dessus.
- Speaker #0
Écoute, fais sous blanc, ce n'est pas grave. En tout cas, merci infiniment Julie pour ta transparence, ton honnêteté et de tout ce que tu as partagé dans l'épisode. Où est-ce qu'on peut te retrouver si on veut suivre tes futures aventures ?
- Speaker #1
Eh bien, on peut me retrouver sur YouTube, on peut me retrouver sur le podcast et on peut me retrouver sur Instagram aussi. Donc c'est des comptes un peu différents, les noms sont en train de changer. Donc Lola, je te laisserai mettre les liens dans la description.
- Speaker #0
Absolument, compte sur moi ! compte sur moi. Je ne vais pas m'attribuer les mérites de la post-production, mais Gaëtan fera ça à merveille. Elle mettra tous les liens dans les notes de l'épisode. Et en tout cas, Julie, je te souhaite une merveilleuse année 2026 et qu'elle t'apporte épanouissement professionnel et personnel. Je pense que c'est le principal. Et j'ai hâte de découvrir la suite. Merci beaucoup, Julie. À très vite.
- Speaker #1
Merci encore à toi. Ciao.
- Speaker #0
Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode de CEO Recto Verso. Si cette conversation vous a inspiré, touché ou donné matière à réfléchir, pensez à lui laisser une note 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée ou à le partager autour de vous, car c'est ce qui aide le podcast à grandir et c'est aussi une belle manière de soutenir mon travail. Vous pouvez également me retrouver sur LinkedIn ou sur notre site internet agence-kiancia.com. On se retrouve très vite pour un prochain épisode et je vous dis à bientôt.