- Speaker #0
On les appelle CEO, on les admire, on les écoute, on les cite, mais on oublie souvent que derrière le titre, il y a une personne, une vie et une histoire. Faites de choix pas évidents et de peur qu'on ne partage pas. CEO Recto Verso, c'est le podcast qui explore ces deux faces. Au recto, l'image publique, l'expertise, les réussites. Au verso, ce qu'on tait et ce qui nous forge vraiment. Je suis Lola Latar, fondatrice de l'agence de communication Kerencia. Et dans chaque épisode, je tends le micro à celles et ceux qui dirigent un projet, une entreprise ou un mouvement. On y parle communication, stratégie, décision. mais aussi doute, solitude, virage et conviction. Parce que derrière chaque réussite, il y a ce qu'on ne montre pas, et c'est souvent là qu'il y a le plus à comprendre et à apprendre. Alors bonne écoute ! Aujourd'hui, j'ai le plaisir de tendre le micro à Justine Arma. Justine a vécu un vrai cataclysme dans son activité, dans son business en 2024, et on va revenir un petit peu dessus. Mais elle revient aujourd'hui avec un autre regard, une nouvelle énergie, et surtout une volonté de faire les choses autrement. Donc on va parler évidemment de ce qui s'est passé brièvement, de sa reconstruction, du poids des injonctions, et ce que ça change vraiment quand on choisit de remettre du sens et de la clarté dans son activité. Hello Justine, bienvenue.
- Speaker #1
Salut Lola, merci beaucoup pour ton invitation.
- Speaker #0
Je t'en prie avec grand plaisir. Avant qu'on rentre dans le vif du sujet, j'ai envie de dire, est-ce que tu pourrais te présenter pour celles et ceux qui ne te connaîtraient pas encore ?
- Speaker #1
Bien sûr. Comme tu l'as dit, je m'appelle Justine Arma, je suis... Mentor et coach business, bientôt certifié, j'accompagne des entrepreneurs qui ont perdu l'élan. Tu sais quand ton business tourne mais que toi t'as plus envie de tourner avec, quand tu sens qu'il y a quelque chose qui cloche quand t'es au creux de la vague et que peut-être de l'extérieur ça ne se voit pas, c'est là où, parce que mon parcours a été jalonné de ça, qu'aujourd'hui j'aime intervenir. Donc ma mission c'est d'aider à sortir du creux. Retrouver de la clarté, redevenir l'auteur, l'autrice de ton entreprise et pas juste l'opérateur, opératrice qui court derrière ses propres tout doux, son super workspace notion. Donc avec moi, que ce soit en mentorat ou en coaching, je mélange évidemment de la stratégie, du coaching et pas mal de créativité. Parce que pareil, mon parcours a été jalonné de ça et surtout sans bullshit. Voilà, ça c'est je crois le... Le truc qui me tient le plus à cœur, un accompagnement business sans bullshit. Et humain.
- Speaker #0
On en a parlé un peu en off, mais ce retour à l'humain et à la connexion, le lien, je pense que c'est important. Mais je pense que ton introduction va parler à plus d'un d'entre nous parce que le business, ce n'est pas que des paillettes et ce n'est pas que des strass tout le temps et que du positif. Et on en parle peu. Donc, merci beaucoup, Justine, pour cette présentation. cette nouvelle présentation, ce nouveau positionnement parce qu'on s'est connus il y a quelques années puisque j'ai suivi ton précédent programme et on va voir le pourquoi du comment de cette transition je suis remontée un peu sur le fil de ton compte Instagram et on voit qu'il y a une dernière publication le 20 septembre 2024 puis il n'y a plus rien, silence radio et tu reviens le 9 juillet 2025 avec une phrase un peu que... Un peu choc, tu dis, je cite, j'ai mis mon micro en pause pour survivre, aujourd'hui je le reprends pour vivre autrement. Là, tu parles du podcast, mais on sent que derrière, il y a quand même quelque chose de bien plus grand et de bien plus profond en toi. Et j'aimerais qu'on remonte un peu le fil, justement, que tu nous redises. Donc, c'était approximativement janvier 2024, un peu avant, un peu, et puis surtout beaucoup après. Qu'est-ce qui s'est passé pour toi à ce moment-là ? Sans rentrer forcément dans tous les détails, puisque tu l'as déjà... expliquer dans notre podcast. D'ailleurs, je mettrai le lien pour celles et ceux que ça intéresse dans les notes de l'épisode. Mais voilà, qu'on puisse comprendre la suite, justement.
- Speaker #1
Oui. Dans les grandes lignes, en fait, j'ai vécu un enfer entrepreneurial et une descente aussi aux enfers humains. J'avais une collaboration pour laquelle j'étais prestataire avec un organisme de formation qui s'est fait retoquer par le CPF. et qui, entre guillemets, s'est mis en liquidation judiciaire, a ouvert une autre entreprise et a laissé des impayés monstrueux à différentes formatrices dont je fais partie. Et donc, moi, j'ai sur la table entre 25 et 30 cas, 28 et quelques cas qui sont disparus dans la nature. Ça a été un véritable choc, un choc physique, émotionnel, humain. Ça a été un véritable trauma. Je n'ai pas réagi comme les autres formatrices ont pu réagir. Moi, ça a été un blocage complet, totalement, parce que ça veut dire que j'ai accompagné gratuitement des clientes pendant trois mois, que je n'accompagnais plus toute seule. J'avais des mentors dans le programme dont tu as participé, qu'il fallait donc bien rémunérer et pour lesquels, du coup, j'ai fait sécher ma trésorerie et injecté de l'argent. Et je me suis retrouvée... dans une situation où j'étais complètement bloquée avec cette colère, cette injustice, ce point d'interrogation de comment est-ce que ça a pu arriver et comment est-ce que je fais pour essayer de remonter la pente de la meilleure façon possible. Et ça a été une pente longue, douloureuse, avec pas mal de descente finalement. Ça a déclenché un débout de mon activité. J'ai arrêté de vendre l'intégralité de mes offres parce que tout ce que je vendais, je le faisais sans sens, mais avec une obligation de cash. Parce que 25-30K dans la nature, pour les récupérer, ça veut dire qu'à ce moment-là, même si j'avais des très bons chiffres, où je faisais au minimum 10K par mois, j'avais pas mal de charges fixes et variables. J'arrivais pas à refaire une trésorerie. La trésorerie, c'est l'oxygène de sa boîte, c'est le lien de la guerre. Et en fait, tout était intense, beaucoup trop intense. Je me suis bloquée le dos. Enfin, ça m'a bloquée le dos, en fait. Ce choc m'a bloquée le dos. Et en fait, de mon physique complètement fatiguée et de mon énergie très basse, il fallait que je décuple mes efforts dans la douleur et la souffrance, ce que j'ai détesté faire. Je pense que personne n'aimait souffrir, de toute façon. Et en fait, au mois d'août, Merci. 2024, j'ai fermé toutes mes offres, j'ai arrêté de vendre totalement. J'ai terminé les accompagnements que j'avais en cours. Donc, ça a dû se terminer fin septembre, début octobre, grand max. Et après, comme tu l'as dit, silence radio. Silence radio, j'ai rejoint une entreprise, donc j'ai décroché un CDI, où j'étais customer care spécialiste chez Indie, qui est une application comptable pour les entrepreneurs. Donc, je restais quand même dans mon cœur de métier d'accompagnement d'entrepreneurs. mais sur une vaille beaucoup plus comptable et administrative, ce qui m'a permis de level up, mais aussi de me rendre compte que ce n'était pas là où j'allais retrouver de l'air aussi. Et en fait, ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase où mon enchaînement de problèmes de santé que je pensais uniquement somatiques a été bien plus grave que ce que je pensais puisqu'en février, non, début mars 2025, on m'a diagnostiqué une hyperthyroïdie, une maladie auto-immune ainsi qu'un problème au cœur. Parce qu'en fait, l'hyperthyrolodie et la maladie auto-immune tiraient sur le cœur. Et donc, en fait, j'avais carrément... Mon système de survie avait déclenché des choses bien plus graves que juste avoir des plaques dans le dos et perdre des cheveux et ne pas trop dormir. C'était devenu bien plus profond parce que je suis allée beaucoup trop loin. Et donc, même si j'avais pensé avoir arrêté les choses le plus tôt possible, c'était déjà trop tard. Et d'avoir continué directement dans un job qui me demandait beaucoup de neurones et de performances avait ni plus ni moins que nourri. en fait, cette survie-là, sans R et puis sans Z. Voilà.
- Speaker #0
J'aurais tellement de choses sur lesquelles rebondir, parce que moi, j'appelle ça un cataclysme de vie, un cataclysme business, mais aussi du coup de vie, parce que là, ce que tu retraces, c'est hyper concret, c'est du vécu, il n'y a pas de paillettes, il n'y a pas de bullshit. J'ai envie de te poser la question, parce que là, tu parles le cataclysme plutôt d'un point de vue business. Donc effectivement, c'est très factuel. Il manque entre 25 et 30 cas dans le chiffre d'affaires qui était prévu. Mais il y a aussi le cataclysme plus personnel et d'un point de vue santé. Et on voit dans ton parcours que les deux sont intrinsèquement liés. est-ce que tu penses que si le physique et le personnel n'était pas venu un peu te faire « toc, toc, toc Justyna, il faut que tu lèves le pied, les 30K, tu vas les refaire et on fait une pause » , est-ce que tu penses que tu aurais pu encore aller plus loin là-dedans ?
- Speaker #1
C'est une excellente question et je ne sais pas si j'ai une réponse très concrète. Alors là, avec le recul, je pense que je te dirais non. Parce que déjà... Il y avait de plus en plus de monde dans MOVA et en fait, moi, je n'accompagnais plus ou en tout cas très peu. J'avais Clémentine qui avait pris les mentorats, Camille qui était sur toutes les questions techniques, etc. Donc, j'étais déjà moins dans l'accompagnement et donc, je m'écartais de mon métier pour exercer le métier de chef d'entreprise. qui a ça aussi, comme on dit, sa tartine de merde. Tu choisis ta tartine de merde, en gros, et tu la manges. Et en fonction du goût, t'apprécies ou pas. Je n'étais pas certaine déjà d'apprécier ça, parce que tout était rentré dans le « il faut que je fasse de l'acquisition, il faut que je fasse de la vente, etc. » Donc, c'était une autre forme d'activité et où je me rendais compte que je répondais plus à ce qu'il se fait d'un business qui scale et qui est en croissance. que à ce que je veux réellement, moi, vivre dans mon quotidien et nourrir mon activité qui me nourrissait également, puisque les métiers de l'accompagnement, il faut aimer l'humain, il faut aimer être en contact, il faut aimer échanger, et moi, ça me nourrit énormément. Et en fait, j'avais perdu ce... J'étais plus en contact direct et très peu, et donc je sentais que cette flamme, je la perdais peu à peu, et que le seul truc que je faisais, moi, c'était de faire croître. Et je ne suis pas sûre que j'aurais pu rester là-dedans très longtemps parce que je perdais un peu la flamme quand même.
- Speaker #0
Mais tu vois, je pense que c'est le cas de beaucoup d'entrepreneurs qui sont dans ce business model de coaching, en tout cas de coaching de groupe, de programme de groupe. C'est qu'au début, tu as vraiment la main dans l'opérationnel et tu vois les clients, tu es dedans. Et en fait, au bout d'un moment, avec une société qui nous pousse à… à scaler, je déteste ce mot, mais en tout cas à scaler toujours plus, tu es obligé de recruter des personnes pour venir t'épauler. Et finalement, tu te retrouves à être plutôt manager, un pilote, avec un regard beaucoup plus éloigné de ce qui se passe réellement pour tes clients. Tu peux avoir des remontées, tu peux faire des coachings collectifs, mais fondamentalement, tu es toujours plus éloigné. Et tu vois, ça me fait penser notamment à Mylan Ford. qui repart aussi dans du one-one. Et tu penses que cette... Parce qu'on a eu là, les années 2020, 2022, beaucoup de... L'émergence des programmes collectifs, des programmes en ligne, etc. Est-ce que tu penses qu'on tend justement vers un retour au one-one ? C'est vraiment une question que je me pose parce qu'on est... C'est pareil dans la communication, ce besoin d'émotionnel, ce besoin de connexion humaine, ce besoin de... de moins être dans le toujours plus, etc. Et du coup, je me dis, ça se répercute aussi sur le business model du coaching. Je ne sais pas ce que tu en penses.
- Speaker #1
Je suis assez d'accord avec ça. Juste une parenthèse, parce que là, je me suis présentée sur ce que je fais aujourd'hui, mais toi, tu avais suivi le programme MOVA, qui était un programme d'accompagnement pour que tu puisses créer un podcast lié à ton business. Je n'aime pas dire au service de ton business, mais un podcast qui t'est associé à ton entreprise. Et à côté de ça, j'avais des sessions de Brain Booster qui étaient une demi-journée de mentoring avec moi, vraiment une grosse session de travail. Et en fait, je m'éclatais beaucoup plus quand je faisais mes Brain Booster qui étaient pourtant très denses. Et en même temps, je ne pouvais en faire qu'un par semaine parce que j'avais beaucoup de préparation avant. Et je travaillais vraiment avec l'entrepreneur sur cette demi-journée-là. Puis, il y avait un suivi derrière parce qu'il y avait un plan d'action, tout ça. Donc, j'en faisais quatre maximum par mois. Et c'était là, en fait, où je m'éclatais le plus parce que c'était… incroyable ce que l'on pouvait faire dans ce temps. C'était challengeant, c'était fou, et ça, je ne le retrouvais plus dans Mova. Et Mova, au départ, quand je l'ai créé, c'était pour moi un prétexte de venir travailler dans le business avec l'entrepreneur. Et donc, je me servais du podcast comme une petite porte d'entrée pour retravailler un positionnement, un persona, des offres à marketing, etc. Et donc, toutes les leçons de Mova, même si le concret c'était une création de podcast, il y avait tout un écosystème autour à mettre en place, parce qu'un podcast, juste pour un podcast... qui n'a pas de lien direct avec une entreprise, ça reste qu'un média, et moi, ce n'était pas ça que je créais. Et donc, quand je ne pouvais plus créer de média, en tout cas de podcast avec les entrepreneurs, donc plus être dans le business, je sentais qu'il me manquait quelque chose. Et je pense qu'aujourd'hui, pour répondre maintenant à ta question, sur le retour du one-one, je pense que c'est le contre-coup de ces confinements, de ces entrepreneurs qui se sont lancés, tête baissée, qui ont et plonger le max de demandes, où aujourd'hui, ils ont envie peut-être de retourner à l'essence de leur business, de leur métier même. Et puis, on le voit bien aussi, le marché a évolué et les prospects sont aussi en demande d'individuels, en tout cas vraiment d'accompagnement et pas juste « je suis une formation, je suis dans mon coin » . Il y a un besoin d'échange, il y a un besoin de… pas forcément de suivi, mais en tout cas d'échange. de réponse à des questions et de quelque chose qui est personnalisé parce que, et ça je pense aussi que c'est notre faute, nous les marketeurs, d'avoir tabassé l'idée de créer un business qui te ressemble, raconte ta propre histoire, soit unique, différencie toi, etc. Quand tu suis un truc où tu n'es pas en contact avec la personne, tu suis une stratégie qui peut être... pas la tienne déjà de base, et comment est-ce que tu fais pour l'adapter à toi, ta personnalité, pour pouvoir te différencier ? Et je pense que c'est un peu aussi revers la médaille de nous les marketeux où on a dit, sois toi-même, sois unique, démarque-toi, mets ton message, je ne sais pas quoi, mais adapte la stratégie à toi, cette stratégie-là, ni... En fait, les gens, ils ont besoin de pouvoir faire et faire peut-être avec quelqu'un et de pouvoir Avoir besoin d'un traducteur pour pouvoir faire en sorte que ce qu'ils veulent mettre en place leur ressemble vraiment et soit vraiment quelque chose qui peut fonctionner avec eux. Et pas juste parce que c'est une énième stratégie ou un énième truc à mettre en place. Donc pour moi, c'est un revers de la médaille, mais c'est assez positif parce qu'on a perdu à cause, encore une fois, de ces confinements et de tout digitaliser, etc. Tout est en visio. Oui, c'est top, c'est hyper pratique. Mais en même temps, on a déshumanisé aussi le métier. Je pense que les gens sont en demande de... ralentissement, de choix aussi sur l'achat. Est-ce que j'ai réellement envie, besoin ? Est-ce que c'est réellement nécessaire ? Alors, je ne parle pas qu'en dépense, mais je parle aussi en sens d'achat, en conscience d'achat. Il y a moins d'achats compulsifs, beaucoup plus de réflexion. Et du coup, ils sont aussi en cette recherche de « je me fais accompagner par toi parce que c'est toi, parce que tu as ce parcours-là et tu as cette expertise-là » . plus que je veux ce produit parce que c'est l'année que je vais pouvoir acheter et que je vais laisser dans ma base de notion que je ne vais jamais suivre. Donc moi, je trouve que c'est assez positif comme évolution et effectivement, en tout cas, moi, ça me plaît puisque c'est ce vers quoi si j'ai envie de retourner moi en tant qu'entrepreneuse quand je me fais accompagner ou quand j'ai envie de me former, mais aussi moi en tant qu'accompagnante et c'est pour cette raison aussi que j'ai pris la décision de me former encore plus intensément en coaching pour être certifiée parce que... parce que ça aussi, c'est ce qui me permet évidemment de me démarquer, mais aussi d'encore mieux m'appuyer sur la théorie pour mieux pratiquer.
- Speaker #0
Oui, je pense que c'est aussi, tu vois, en te formant et en étant vraiment diplômée, parce qu'être coach, ce n'est pas juste une étiquette, c'est des techniques, c'est une éthique de la pratique, ce n'est pas juste, c'est vraiment un cadre qui est très complet et c'est aussi ce qui va te permettre de pouvoir accompagner au mieux tes clientes. enfin tes clients ou clientes, je ne sais pas si ce sera que des femmes ou si ce sera un mix, peu importe, mais c'est ce qui va te permettre toi aussi d'avoir plus de clés à leur fournir. Et je rebondis sur le fait que tu disais que c'était un peu la faute des marketeux de tout ce qui se passait sur le retour au one-one, mais je pense aussi que les gens et le marché est beaucoup plus éduqué qu'il y a quelques années et que il y en a beaucoup qui se sont fait avoir je mets des guillemets dans le sens où Merci. Bien souvent, les programmes en ligne qui t'apprennent à faire 5 chiffres en 3 mois ou bref, ce genre de choses, t'apprennent une stratégie qui n'est pas adaptée à tous les business models. Et en plus de ça, quand tu suis un programme d'un super coach, etc., il a un business model de coaching en ligne, ce qui n'est absolument pas la même chose qu'un business de prestation de service, par exemple. Et du coup, forcément, on se retrouve avec des stratégies qui ne fonctionnent pas. Donc, ça ne fonctionne pas. Les gens ne rachètent pas derrière, même si c'est un super autre programme qui n'a pas ces pratiques-là. Et donc, je pense que c'est aussi ce travail d'éducation qui a été fait depuis plusieurs années, qui fait que, comme tu le dis, les gens achètent beaucoup plus en conscience et surtout avec, en fait, est-ce que ça fait vraiment sens pour moi aujourd'hui ? Donc, je pense que ça... Ça participe beaucoup à ce changement-là. Et tant mieux, je suis d'accord avec toi pour dire que tant mieux. Tant mieux pour toi, j'ai envie de dire qu'il va faire du one-one. Oui,
- Speaker #1
et en même temps, se poser la question de... En tout cas, moi, j'avais des business models. Alors oui, il y avait du 1-1, mais il y avait aussi de la synchrone et du collectif. Ça a toujours été assez hybride. Se poser la question, tu vois, là, je travaillais sur mon offre il y a une dizaine de jours et je me disais, mais qu'est-ce que je fais ? Est-ce que je vends la séance ? Est-ce que je vends mon temps ? Ou est-ce que je vends un accompagnement ? Et tu vois, j'avais ce truc de « Justine, ne crée pas une zinaga, souviens-toi que tu ne veux pas reproduire les choses, souviens-toi que, en fait, je n'ai pas envie d'avoir une communauté privée, je n'ai pas envie d'avoir des e-mails automatisés pour m'assurer que mon bénéficiaire soit engagé, etc. » Et vraiment, ce truc, je me suis dit « Mais en fait, là, il n'y a pas de syndrome du sauveur qui tienne, je ne suis pas responsable des résultats de la personne que j'accompagne. » C'est lui qui est responsable de son truc, c'est lui qui est expert de son métier. Moi, j'ai ma posture, j'ai mon expertise, je viens l'accompagner sur la route auquel il a besoin que j'accompagne. Et vraiment, c'est vraiment resté mon leitmotiv parce que j'aurais pu repartir dans « allez, vas-y, grosse ciné-gaz, grosse communauté en ligne, je vais repartir, gros lancement, masterclass, gnagnagna » . Et j'étais face à ce machin, à ce que je sais faire, ce qui fonctionnait et cette voie des possibles, disons, « hum, j'ai peut-être pas envie de faire tout ça » . mais je pense que... pense que je vais apprendre de mes erreurs et je pense aussi que je vais en retirer beaucoup de choses de mon expérience et à la fois le positif, donc j'essaie vraiment de prendre le meilleur de ce que j'ai vécu, mais aussi de m'assurer de ne pas reproduire ce que j'ai subi parce que ça marchait. juste parce que ça marchait, pour moi, ce n'est plus suffisant. Et c'est vraiment ces points de vigilance-là. Et donc, quand tu suis de job business model, c'est compliqué de dire, « Ah, bon, peut-être que je vais repartir sur « je vends à l'heure » ou « je vends à ma séance, machin » , d'autant plus que moi, j'ai envie de faire du présentiel. J'ai la possibilité d'en faire également, j'ai un lieu, etc. Et j'avais une problématique de « est-ce que mon offre est unique ? Ou est-ce que j'ai une offre présentielle ? Ou est-ce que j'ai une offre en ligne ? » mais en fait non, c'est la même chose, c'est une offre qui est unique, et qui en fait, la seule différence, c'est être dans la même pièce. ou être dans le même ordinateur. Mais c'est tout, tu vois. Cette réflexion-là, c'est très facile de retomber dans les travers, entre guillemets, de ce qui fonctionne, même quand ça ne nous correspond plus.
- Speaker #0
Oui, et tu vois, tu dis souviens, tu t'auto-dis souviens-toi. Et je pense que tu le disais au début de l'épisode, mais ça marchait très bien à Mova. Tu vendais très bien, tu faisais 10 000 euros de chiffre d'affaires par... par mois, est-ce qu'il n'y a pas ce truc de se dire, je change de business model et du coup, je ne vais pas gagner autant qu'avant avec l'ancien business model ? Est-ce que quelque part, parce que le toujours plus, il faut aller chercher plus, etc. Est-ce qu'il y a eu quelque chose qui s'est passé un peu de ce style-là pour toi ?
- Speaker #1
Oui et non. c'est à dire que hum hum Et effectivement, quand j'ai repris mon activité, parce que du coup, j'ai quitté Indie au mois d'avril, j'avais en parallèle et déjà depuis le début de l'année des missions de coach mentor dans les programmes. Et donc, je me disais, bon, ok, super, j'accompagne, trop bien, c'est ce que j'aime faire. Et vraiment, ça m'a fait du bien de retourner à l'essence même de l'accompagnement. Et ensuite, mes missions de coach sont arrêtées, donc la BSB et Social Media Lab. Et je me suis retrouvée en disant, bon, qu'est-ce que je fais ? Est-ce que je me relance tout de suite ? Et je me suis dit, mais... là, potentiellement, je ne vais pas atteindre à nouveau 10K. Est-ce que j'ai réellement besoin de ces 10K ? Et donc, je suis retournée sur mon truc très factuel de mon tableau prévisionnel et mes chiffres, en disant mais en fait, là, j'ai même suffisamment de 13K pour tenir jusqu'en janvier, même si je ne bouge pas une oreille, même si je ne vends rien. Donc, pourquoi j'irais me marteler la tronche avec 10K, 10K, 10K, 10K ? Parce qu'aujourd'hui, ça n'a plus de sens. Je n'ai pas les mêmes charges, je n'ai pas d'équipe comme avant. Avant, j'étais obligé de faire un décalage pour payer les personnes à qui je travaillais et pour renflouer une prison. Et ma rémunération ne faisait que baisser en plus à ce moment-là, parce qu'elle est dans la trésorerie. Donc aujourd'hui, ma rémunération a plutôt augmenté. Mon chiffre d'affaires est en dessous. Disons que là, jusqu'à ce mois-ci, j'étais entre 4 et 6 000. C'est très bien, c'est même excellent. Je n'ai pas besoin de plus parce qu'avec mes 4 et 6 000, j'ai pu refaire une trésorerie. J'ai pu augmenter ma rémunération à nouveau. j'ai
- Speaker #0
pas beaucoup de charge,
- Speaker #1
donc en fait, ça roule. Donc, je n'ai même pas le challenge, ni même l'envie spécialement de faire 10K, parce qu'aujourd'hui, je n'en ressens pas le besoin. J'ai ma maison, je suis en plein dans mes travaux, je suis en reconstruction personnelle aussi de ce que je veux, ce que je ne veux pas, d'un point de vue pro, mon identité, tout ça. J'ai besoin de temps, et donc aujourd'hui, ma richesse, ce n'est pas les 10K, c'est le temps que je garde pour... me poser les questions, réfléchir, avancer, reculer un peu, faire mes travaux, décider de... Ben non, en fait, cette semaine, je n'ai pas de rendez-vous. Eh bien, en fait, cette semaine, je vais peindre. Et puis, ça va être très bien comme ça. Ou je vais être dehors, ou je n'en sais rien. Elle est là, ma richesse. Elle n'est plus sur l'édicat, le challenge d'édicat. C'est les nouveaux SMIC ou je ne sais pas quoi. Non, du tout, parce qu'aujourd'hui, ça ne répond à aucun besoin. Ça ne répond à rien du tout, en dehors des attentes de l'extérieur qui ne me font pas kiffer.
- Speaker #0
Ça me parle mais tellement fort. fort, si tu savais. Mais encore une fois, je pense que c'est beaucoup ancré. Tu vois, le fameux 10K, c'est le nouveau SMIC. Mais en fait, pour avoir fait de la finance, je sais très bien que le chiffre d'affaires ne veut absolument rien dire. C'est OK, tu fais 10K, mais c'est quoi ta rentabilité ? Et c'est sûr, si tu fais 10K de chiffre d'affaires, mais que tu en dépenses 15. Voilà, c'est ça. Si tu as 15 000 de charges, bon, ben voilà. Et qu'un business model n'aura pas besoin. d'avoir autant de chiffres d'affaires parce que tu es toute seule, tu as le niveau de vie que tu as dans la ville que tu as. Et pareil, une rémunération ne veut rien dire si tu habites au fin fond de la campagne ou si tu habites en plein Paris. Le loyer ne va pas être tout à fait le même. C'est aussi de remettre un peu le sens derrière les chiffres et de se poser la question, et tu l'as très bien dit, de combien j'ai réellement besoin. pour vivre la vie que j'ai envie de mener et qu'est-ce qui est important pour moi. Donc toujours cette quête de sens. Et du coup, j'ai envie de te poser la question sur ce fameux sens. Qu'est-ce qui t'a permis de... Tu vois, t'arrives, ça explose, tu cherches un CDI, tu signes chez Indy. Qu'est-ce qui t'a, tu vois, redonné un peu cet élan de retourner dans l'entrepreneuriat ? Parce que, est-ce que quand t'as dit « Ok, j'arrête toutes mes offres » , tu savais que t'allais revenir ou t'étais en mode, je sais pas, en V1 ?
- Speaker #1
Quand j'ai postulé chez Indy en juillet 2024... C'est parce que c'était une question de survie, il fallait que je sorte de ma boîte. Je n'en pouvais plus, je n'aimais plus rien du tout. Je me levais le matin, je me mettais à mon bureau, je disais « Allez, encore une belle journée de merde ! » Non, en fait, non,
- Speaker #0
ce n'est pas possible,
- Speaker #1
ce n'est pas possible d'être dans cette optique-là. Et puis, en plus, j'étais vraiment… tout était millimétré, pas de soupape, enfin voilà, tout devait être action, résultat immédiat, tu vois, comme j'étais tout le temps dans la recherche du cash, de la trésor. Ok, acquisition, bim, bam, c'est quoi mon temps de processus de vente ? Ok, mon CRM, j'en suis où ? Lui, le pipe, la personne, elle est comment ? Ah ouais, méga chaud, ok, j'y vais, bam. Franchement, c'était insupportable d'être dans ce millimètre de contrôle pour avoir rapidement des résultats. Je n'aimais pas ça. En tout cas, peut-être qu'on peut aimer ça sur une période de lancement, sur un petit sprint pour, je ne sais pas, tu as un petit besoin de friseau ou tu as un besoin et il te manque un petit peu pour, je ne sais pas quoi, atteindre ton objectif. Je veux bien. Mais là, ça faisait plusieurs mois que c'était comme ça. C'était trop intense et c'était dégueulasse. Mais j'en ai été dégueulasse, vraiment. En tout cas, pour moi, je l'ai eu de façon vraiment très dégueulasse. Au point de me dire, encore une belle journée de merde, tu vois. Le dimanche soir, je disais, putain, donne un bureau, quoi. Putain, mais non, non, en fait. Ça, le putain bureau, c'était quand j'étais en alternance, dix ans avant, tu vois. Oh putain, boulot de main. Non, là, je me suis dit, mais c'est pas possible. Et en plus, il fallait absolument que j'arrête de me rémunérer par ma boîte parce que je voulais, l'objectif de ce taf c'était L'argent que je fais, il faut qu'il reste. Il ne faut pas qu'il bouge, il ne faut plus de sortie. Et comme j'étais devenue l'une de mes plus grosses dépenses parce que mes contrats avec mes partenaires s'étaient arrêtés, donc mes prestataires et les mentors et les personnes qui travaillaient avec moi dans le business, on avait arrêté. J'étais la seule grosse bouche à nourrir. Et j'étais là, en fait,
- Speaker #0
c'est toujours trop.
- Speaker #1
C'est toujours trop. Je ne récupère rien du tout. D'autant plus que j'avais injecté l'argent perso. J'avais injecté 18 000 euros. Donc, il y avait... et ma rémue et la thune que je voulais récupérer. C'était trop énorme, en fait. Donc, OK, bon, je sors de ma boîte, j'arrête de me rémunérer avec ma boîte et je récupère petit à petit l'argent que j'ai injecté parce que c'est ma boîte qui donne l'horreur et pas l'inverse, quoi. Je vais chez Indy, je ferme toutes mes offres parce que j'ai du mal. En fait, je ne vais pas bien. À ce moment-là, je ne vais pas bien. Je ne le dis pas que je ne vais pas bien. Je ne le dis pas non plus que je suis salariée. en tout cas je le dis qu'il y a quelques personnes un cercle de confiance, privilégier, entourage proche, parce qu'il y avait ce truc de qui suis-je aujourd'hui pour accompagner des entrepreneurs si moi-même je ne suis pas capable de rester dans mon entreprise, d'aimer mon entreprise et d'entreprendre. J'avais ce truc-là, tu vois. Et donc, je ne dis rien, je ne vais pas bien, je ferme mes offres parce que de toute façon, j'avais un temps plein, c'était un 36 heures, c'était du télétravail, c'était archi intense, j'avais une pression monstre, je voulais absolument valider ma période d'essai, comme si ça allait être une libération et donc du coup je m'étais mis une pression. énormissime. On attendait de moi une certaine performance. Évidemment que ce n'était pas suffisant pour moi, donc il fallait que j'envoie encore plus lourd, alors qu'on ne me demandait rien de tout ça. Tout était fou, en fait, complètement. Donc, je n'ai pas bien. Et moi, la seule chose que je pense qu'il faut que je fasse, c'est fermer ma société. Parce qu'avoir une société, ça coûte plus cher qu'une entreprise individuelle, parce que le statut de société ne correspondait plus à ma vision et en tout cas à l'avenir. peut-être que je me lisais de mon entrepreneuriat où, comme j'avais beaucoup moins de dépenses, je n'avais pas besoin d'être aussi bien structurée d'un point de vue statut juridique. Sauf que liquider une boîte, même si elle va bien, ça coûte de la thune, c'est archi long. En plus, en parallèle, j'étais en projet d'achat immo, que quand tu es en achat immo, pas de liquidation possible, parce que ça ne marche pas. Et donc, j'étais vraiment bloquée dans mes... Moi, je veux fermer ma boîte, je veux ouvrir mon entreprise individuelle ou partir en portage, peu importe, je m'en fous, mais il faut que je ferme cette société-là. quitte à m'asseoir sur la thune que j'injectais dedans et quitte à m'asseoir sur peut-être qu'un jour la liquidation de la GO, peut-être qu'il va y avoir un peu de thune. J'étais prête vraiment, allez, je laisse ces 20 000, 30 000, 40 000 de côté, je m'en fous, il faut que je récupère ma liberté en fait, tu vois, et je ne pouvais pas. Donc je ne vais pas bien. Et à ce moment-là, je me disais, bon ben en fait, je ne me vois pas non plus salariée toute ma vie. Ce n'est pas le but, mais peut-être que je peux rester une année chez Indy au moins.
- Speaker #0
pour, une fois que j'avais pris mes marques, en me disant, en fait, ça va aller, je peux naviguer tranquillement, me laisser un peu porter et faire baisser petit à petit la pression. Et je pensais réellement que c'était possible jusqu'à ce que, là, il y ait les signes physiques. Et en fait, le train-train, en tout cas le rythme de Indy, nourrissait mon mal-être physique et psychologique. Et donc, il a fallu vraiment que j'arrête Parce que, encore une fois, si t'as plus rien de bloqué, c'était potentiellement des gros problèmes au cœur que j'étais en train de déclencher toute seule. Donc, avec le cœur, on blague pas.
- Speaker #1
On blague pas du tout. Oui, le cœur marche plus, il n'y a plus rien qui marche.
- Speaker #0
C'est ça,
- Speaker #1
complètement.
- Speaker #0
Autant avec un dos bloqué, je travaillais allongée, je travaillais debout. Tu vois, je faisais mes trucs et en fait, c'était un des premiers gros signaux que j'ai pas écouté parce que je ne pouvais pas écouter ça. En tout cas, c'était ce que je pensais. C'était pas possible. Et en fait, ça a été l'effet domino, quoi. Ça a l'écrit Chanté.
- Speaker #1
Ouais, après, tu vois, je pense que de toute façon, ça sert à rien de faire des « et si, et si, et si » . T'as pris des décisions avec les moyens que t'avais à ta disposition. Quand je dis moyens, c'est pas forcément financiers, c'est, tu vois, tes ressources internes. Tu venais de vivre littéralement l'enfer pendant des mois et des mois. La pression de tous les côtés. Et en fait... En fait, tu étais juste en mode survie. Clairement, franchement, avant de dire ce que je vais dire, je voudrais te rebondir sur ce que tu as dit. Tu disais « je ne le disais pas » ou alors « à un cercle privilégié » . Pourquoi ?
- Speaker #0
Je n'avais pas les mots et c'est aussi pour ça que mon podcast a juste été le dernier épisode qui avait été publié. C'était en mars 2024. C'était une rediffusion d'un épisode que j'ai fait chez quelqu'un d'autre. J'y arrivais pas, quoi. Et pourtant, j'avais une saison dans la boîte, je n'arrivais pas à parler parce que j'étais dans un tel niveau d'incompréhension. J'étais clairement dans l'œil du cyclone que je ne savais pas quoi dire. Et aussi, si je commençais à dire, potentiellement, je pouvais m'effondrer. Et donc, je n'avais pas les bons mots, je n'arrivais pas à moi identifier. qu'elle pouvait être une... Tu sais, on est entrepreneur, on est à la recherche de solutions à des problèmes qu'on a identifiés. À ce moment-là, je n'ai pas de solution, et je n'arrive même pas à déterminer quel est réellement le problème profond. Parce que oui, il y a eu cet impayé-là, j'ai quand même tenu ma barque, j'ai pris les décisions pour continuer de payer mon équipe, arrêté aux fins des émissions, j'ai tenu tout ça, j'ai tenu avec mes clientes, elles ont toutes eu un podcast génialissime. J'ai tout tenu, j'ai chopé un taf, donc j'ai solutionné au fur et à mesure le problème qui se pointait. Mais le problème le plus profond, je n'arrivais pas à l'identifier. J'étais là genre, ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas. Je ne trouve pas l'issue, je ne trouve pas de solution et je ne sais même pas de quoi j'ai besoin. Qu'est-ce qui peut me faire du bien ? Et donc, je ne pouvais pas dire où est-ce que j'en étais parce que je n'avais pas les mots. En plus de tout refaire l'historique à chaque fois, je passais par là, il y avait... J'en pouvais plus. Et puis potentiellement, en fonction des mots que j'allais choisir et peut-être des prises de conscience que je pouvais avoir, j'avais aussi très peur de m'effondrer. Et si je m'effondrais, je disais au revoir à mon projet IMO. Je disais au revoir peut-être à mon CDI. Je disais au revoir peut-être à ma boîte. En fait, peut-être que tout allait vraiment tomber et que j'allais me retrouver dans le noir, tu vois. Et ça, pour moi, c'était inconcevable. Et je pense que c'est, tu vois, avec le recul, Mon hyperthyroïdie m'a permis en fait m'a rendu service pour m'éviter un burn-out et peut-être m'éviter de rester dans le noir parce que ça a déclenché une suractivité, une surénergie très surhumaine et complètement néfaste, clairement, mais qui m'a rendu moi service pour tenir aussi longtemps, pour avoir autant d'énergie alors que moi à l'intérieur, tout ce que je voulais, c'était être en PLS, en boule, sur mon bureau, foutez-moi la paix, ne me parlez pas, je ne veux voir personne, je ne veux pas parler, je ne veux pas sourire en fait, je ne veux pas participer à la vraie vie. Mais j'ai tenu grâce à ça, jusqu'à ce que ce ne soit plus tenable, évidemment.
- Speaker #1
Oui, c'est fort. Je pense que tu vois, là, tu nous en parles, évidemment, avec pas forcément plus de distance, mais plus de recul, en tout cas, sur ce qui s'est passé. Donc, tu as aussi l'émotionnel qui est un peu mis à distance. Et puis, tu as aussi trouvé des réponses à tes questions. Et tu n'étais plus à enchaîner problème-solution, problème-solution. Oui. Surtout. parce que là, tu es à la tête dans le seau et tu n'en sors pas. Est-ce que tu penses aussi que le fait qu'il y ait beaucoup d'injonctions dans l'entrepreneuriat, dans le business, avec il faut réussir vite, c'est un peu marche ou crève, la méritocratie, le fait de scaler, le lifestyle, bref, tout ce qu'on peut voir magnifiquement bien sur les stories Instagram. Est-ce que tu penses que ça t'a aussi autorisé, enfin, tu ne t'es pas autorisé finalement à en parler, pas autorisé à t'effondrer aussi, quelque part, par, je sais pas, par peur, par honte, par... Tu vois, enfin, je me pose la question.
- Speaker #0
Non, c'est pas tant... Vraiment, c'est parce que je sais que j'aurais pas choisi, j'aurais pas pu mettre les bons mots, j'aurais pas choisi les bons mots, potentiellement, j'aurais regretté parce que c'était trop vif. Il y a aussi ce truc de... Quand je communique sur quelque chose, je me pose quand même cette question de est-ce que je vais être ok si je le relis Merci. tard. Est-ce que ce que je te dis aujourd'hui, Lola, je vais le regretter dans 6 mois, 1 an, 10 ans, parce que 1, il y a des humains qui vont l'écouter, donc potentiellement, ça va rester marqué quelque part, et puis Internet n'oublie rien. Donc si un jour, ça ressort, je ne sais pas, ton podcast passe sur TF1 et puis il y a une phrase choc de ce que l'on s'est dit aujourd'hui, est-ce que je vais être à l'aise ? Et à ce moment-là, je pense que je n'aurais pas du tout été à l'aise avec ce que je m'apprêtais à dire parce qu'il y avait beaucoup de colère, beaucoup de tristesse. beaucoup d'émotions très intenses et que potentiellement, une fois dites, j'aurais peut-être regretté, peut-être pas dans la minute, mais dans les heures qui auraient suivi, voire semaines et mois, etc. Donc c'était plutôt, moi, est-ce que je suis à l'aise avec ce que là, je peux dire ? Est-ce que je vais le regretter ou pas ? Et surtout, est-ce que ça va me servir de le dire à des gens que je ne connais pas ? Et est-ce que ça va servir à quelqu'un qui ne me connaît pas de l'entendre ? Et j'étais vraiment pas sûre de toutes ces réponses-là, donc j'ai préféré me... terre, et je me suis tue jusqu'à ce que j'ai le fameux post en juillet, et j'ai repris la parole à travers mon propre podcast. Tu vois, j'ai fait un épisode solo où c'était donc l'après l'après impayé, après Indie, après tout ça, où je raconte du coup la découverte de l'hyperthyroïdie, le comment est-ce que j'entreprends, il y a des questions que je me pose aujourd'hui. J'ai pu l'enregistrer uniquement qu'au mois de juin de cette année, alors que, entre septembre 2024 et et janvier 2025, je me suis mis un nombre incalculable de fois derrière mon micro en disant c'est le moment où je vais raconter mon histoire. Et je n'y arrivais pas. Tout était too much. Soit je m'étais achouinée, soit je montais dans les tours de la colère, soit il n'y avait plus de sens, on aurait dit une meuf bourrée derrière un micro et j'étais là genre, non mais en fait, je desserre le sujet même puisque là, si je veux... donner quelque chose à quelqu'un peut-être qui va pouvoir l'aider, c'est oui, les en payer, c'est une des plus grosses peurs des entrepreneurs, on n'est jamais prêt à ça, on n'est jamais protégé, et que ce soit 500 balles, 100 000 euros, ça fait mal, ça fait clairement mal, et on réagit différemment en fonction de son vécu personnel, en fonction de son éducation, en fonction de son rapport même à l'argent, et donc ça c'était le message à passer, et pas on ne m'a pas payé. je suis en colère, c'est hyper injuste, je m'appelle Justine, la justice, nié, nié, nié. C'était trop en surface, tu vois. Et donc, j'ai repris la parole petit à petit parce que j'ai pu prendre du recul pour pouvoir servir le message. Et c'est pour ça que les épisodes que j'enregistre, là, comme avec toi aujourd'hui, ils sont plus forts. Et pourtant, l'histoire est la même. Mais les mots sont différents, les émotions aussi sont différentes. Et là, le message passe réellement, tu vois. Je pense que c'est là où c'est plus fort.
- Speaker #1
Oui, et puis je pense en fait qu'il y a le fait aussi de se dire, bon, je parle d'un truc, est-ce que ça va servir ? Est-ce que ça ne va pas me porter préjudice plus tard ? Mais il y a aussi en fait, dans ces moments-là, tu ne sais même pas ce que tu ressens en fait. Parce que tout ce que tu retraces depuis le début, moi, ça me fait vraiment penser à un trauma. Tu vois, tu as vraiment le trauma de l'impayé des 25, 30 000 euros. qui se répercute physiquement par la suite. Et en fait, tu ne sais même plus si tu es en colère, si tu es angoissé, si tu es stressé, si tu as peur, finalement, si tu es bien dans ta vie. Là, fatalement, tu savais que tu n'allais pas bien. Mais ce que tu veux, ce que tu ne veux plus, il y a vraiment ce trauma. Et le trauma, tu le résoutes. C'est un peu comme un parcours de deuil. Tu as les différentes phases. Et je pense que tu n'étais pas dans la phase qui te permettait d'avoir les mots. d'avoir les ressources aussi émotionnelles pour transmettre le message qu'au fond de toi, tu avais envie de transmettre.
- Speaker #0
Exactement. Et puis, comme tu l'as dit, le deuil, il y avait le deuil de mes offres, le deuil de mon entreprise, mon activité, en tout cas comme elle était, qui marchait bien depuis des années, qui n'a pas eu de difficultés, mis à part l'année dernière, réellement. Tu vois, la première question qu'il m'a posée aujourd'hui, c'est de me présenter. À ce moment-là, je ne pouvais pas te dire qui j'étais. Je pouvais te dire, moi, je suis Justine. Point, tu vois. Mais Justine, c'est qui ? Bah, c'est moi, tu vois. Parce qu'on est aussi dans ce truc de, on se définit par ce que l'on fait. Et à ce moment-là, je ne faisais plus rien et je ne voulais faire plus rien. Hum. Donc... Qu'est-ce que je dis ? Justine, j'habite en pleine campagne, j'aime bien bouquiner même si je n'y arrive plus parce que j'ai des problèmes d'attention, parce que j'ai ma tête qui part de partout, j'ai des problèmes de concentration, j'ai mon corps qui tremble. Mais bon, j'aime bien lire, donc est-ce que ça me définit encore ? Je ne sais pas. Ouais, j'aime aller jardiner et encore, je ne prenais plus le temps de le faire parce que je n'y arrivais plus. Donc, il y avait qui étais-je, tu vois ? C'était, je suis Justine quoi. Je suis Justine et je me fais... traversée par la vie et peut-être qu'un jour je vais réussir à la remonter sur ma planche de surf et à nouveau surfer sur les vagues tu vois à ce moment-là je suis juste Justine tu vois et donc c'était compliqué parce que parce qu'il y avait ce deuil de l'identité aussi je ne veux plus être mentor podcast et business parce que j'ai fermé Mova parce que je ne peux plus me voir le podcast en long et large en travers parce que ça était trop fort too much beaucoup trop trop d'écoute trop d'accompagnement trop de stratégie trop de réflexion plus de plaisir Trop de ventes. J'arrive même plus à mettre derrière moi mon propre micro, je veux même plus écouter des podcasts qui me faisaient plaisir avant, donc je ne suis plus ça, et je ne veux plus l'être, mais je ne sais pas encore qui je suis, en tout cas ce que je fais, et donc je ne sais pas comment me présenter, je ne sais pas ce que je veux. Vraiment, c'était archi dur, et donc ouais, j'étais en plein process de deuil, quoi. De deuil global.
- Speaker #1
Ouais, deuil global, ouais. Et c'est ça, mais après le deuil, il y a autre chose. Il y a complètement autre chose. Sinon, ce serait trop triste. Mais après, le deuil, il faut aussi... Je pense que c'est important de le dire. Que ce soit un deuil, que ce soit un trauma, une grosse difficulté, peu importe comment on l'appelle, ces deux personnes ne mettront pas le même temps à se relever ou alors à rebondir. Et que c'est OK. Toi, t'as mis peut-être un peu plus d'un an, moins d'un an, du coup. à revenir. Il n'y a pas vraiment de début et de fin. Je me dis septembre, approximativement, on ne va pas chipoter. Mais il y en a, ça peut prendre deux ans, il y en a, ça peut prendre trois mois. Peu importe, il n'y a pas d'échelle de temps défini. Et maintenant que ça va mieux, Justine, déjà, comment tu as fait ? pour te reposer, pour te recentrer et de t'offrir cette possibilité de te demander qu'est-ce que j'ai envie maintenant ? Et surtout, qu'est-ce que je ne veux plus dans mon futur projet ?
- Speaker #0
Alors déjà, je n'ai pas eu le choix. Parce que quand j'ai commencé mon traitement pour l'hyperthyroïdie, en fait, si tu veux, j'avais un tel niveau au niveau de l'hyperthyroïdie et la maladie auto-immune, qui s'appelle la maladie de base d'eau, tout était... énormissime, que l'endocrinome a fichu un traitement avec des doses de cheval, clairement. Et en fait, ça a été comme si je mettais un coup de frein à main sur l'entouroute à 250 km heure. Ça a été un arrêt complet et ça a été hyper difficile parce que je traversais toutes les émotions que je ne traversais pas réellement, j'en parlais pas. J'étais encore bon, allez, on avance, on avance, on verra où est-ce que ça mène, mais on avance. Là, c'était OK, on n'avance pas et on traverse.
- Speaker #1
juste.
- Speaker #0
Et ça a été affreux parce que je pouvais avoir envie de dormir, pleurer, sortir en même temps dans la seconde qui suivait. C'était une devenue presque de la bipolarité réellement. Et donc tout de suite, j'étais en arrêt maladie parce que, et entre le cœur et entre cet état pas possible dans le quotidien, c'était juste pas possible. Il fallait que je traverse et que j'écoute juste. Ok, t'as envie de pleurer ? Pleure. Tu veux dormir ? Dors. Tu veux lire ? Essaye. Tu vois. Il fallait juste que je traverse ces choses-là sans me demander qu'est-ce que je vais avoir envie après, c'est comme le problème de la journée. Et donc, j'ai été contrainte de ne plus me projeter sur quoi que ce soit et de ne pas me dire qu'est-ce que je veux après. C'est quoi ma vision moyen-long terme ? Sur trois ans, est-ce que je me vois ? Là, c'était impossible parce que dans la seconde qui suivait, peut-être que ça n'allait plus être le même mood. Je pouvais dire, ok, je vais voir une copine, je me lève le matin. Je ne peux pas sortir de mon lit parce que je suis trop fatiguée, je suis trop en dépression, je suis trop en train de chouiner. Finalement, je vais sortir, je vais être super en colère. Et après, je vais la rappeler deux heures après. OK, c'est bon, je suis devant chez toi. Ça pouvait être ça, vraiment. Et donc, cette contrainte de traverser et de ne plus projeter m'a permis aussi de revenir sur, OK, donc là, tout ce que je peux faire de ma vie actuellement, c'est accompagner les entrepreneurs. J'accompagne... Tu vois, j'avais mes contrats de coach, donc c'était aller 10-15 heures semaine. C'était tout ce qui était prévu. Et je me préparais tout l'heure de la semaine pour être opérationnelle sur ces 10-15 heures semaine. Le reste du temps qui était disponible, c'était du néant. Et je ne voulais rien prévoir d'autre que... je veux être opérationnée pour les personnes que j'accompagne. Mon énergie, le meilleur de moi-même était sur ce moment-là et le reste, c'était le chaos. Et c'était ce qu'il fallait absolument, tu vois, et c'est au fur et à mesure que j'ai repris un petit peu, je suis sortie un peu de mon chaos en dehors des accompagnements. Et puis je me suis dit, mais en fait, ce que je veux aujourd'hui le plus et ce que j'aime le plus quand j'accompagne, c'est la traversée de l'humain en face. C'est le point où est-ce qu'il en est. Oui, on peut ajouter des outils, on peut ajouter de la strat, on peut ajouter de l'insta, on peut ajouter des mails. En réalité, lui, l'entrepreneur, qu'est-ce qu'il vit ? Comment est-ce qu'il se sent ? Et comment est-ce qu'il peut faire en sorte que, quand il va mettre cette stratégie-là, ce soit OK pour lui ? Et parce que moi, je l'ai vécu, ces phases de creux, ça ne se voyait pas spécialement de l'extérieur. Je n'étais même pas capable de lever la main. Vers qui me tournait, en plus, tu vois ? J'ai envie d'être là. et c'est comme ça que je me dis en fait pour être là je veux renforcer ma pratique et donc je veux renforcer ma théorie même si j'ai de la fac de psycho en background, même si je me suis formée en posture de l'accompagnant chez Laura Besson-Mélanthabouat, même si les problématiques relationnelles aussi, même si la lecture à fond, enfin bref j'ai de la formation pour pouvoir bien pratiquer mais là je me suis dit non j'ai le temps, j'ai envie d'apprendre, de prendre ce temps là et je vais revenir à l'essence même de ce qu'est être coach. pour véritablement être coach professionnel et pas juste coach de business parce qu'encore un coach de plus, etc. Donc, c'est dans mon chaos qu'est née l'idée de la seule chose que je vais faire cette année, c'est apprendre et pratiquer. Et tu vois, cette année-là, là, en 2025, j'avais un projet de livre. J'aurais voulu écrire cet été, mais ce n'était même juste pas possible parce que j'ai pris les cours. Et puis donc là, je me dis, OK, j'ai mon mois d'octobre, mon mois de novembre. plus mousse et en même temps je ne prévois toujours pas, non pas parce que je ne sais pas quoi écrire mais c'est juste parce que je sens que j'ai encore besoin de traverser j'ai encore besoin de tester et j'ai besoin de temps long pour avancer parce que je ne travaille toujours pas beaucoup, il est hors de question que je, déjà parce que j'ai plus d'énergie alors un j'ai plus d'énergie, ensuite j'ai pas envie là mes semaines au grand max c'est du 20-25h c'est déjà bien tu vois si c'est moi je suis encore plus contente et donc aujourd'hui BÊT
- Speaker #1
Tu as une maison à rénover.
- Speaker #0
Complètement, j'ai une maison à rénover. Et donc là, mon projet, c'est focus mes cours, mes accompagnements. Et puis voilà, disons que je continue de traverser, je continue de questionner, de changer d'avis, de ne plus vouloir, de décider d'autres choses et de ne pas foncer tête baissée. C'est vraiment ça. Et je prends ce temps-là, c'est un véritable luxe. Et je peux le faire uniquement parce que j'ai pu faire ma trésorerie à nouveau. Quand on dit que la trésorerie, c'est l'oxygène de la boîte, c'est l'oxygène de l'entrepreneur. C'est ce qui te permet en fait de, ok, où est-ce que j'en suis ? Où est-ce que je vais ? Est-ce que c'est ok ? Qu'est-ce que j'en ai là juste ou pas ? Là, j'en suis là et je savoure de ouf. Je ne sais pas trop me la jouer si gale parce que 2026, c'est quand même pas trop loin. Et donc, même si je tiens jusqu'à janvier, voire février 2026, il est hors de question que je me retape le stress de 2024. Donc, j'avance petit à petit. J'ai des bêta-tests, j'ai des projets. on m'appelle pour... des missions d'expertise podcast encore, des missions de coach dans des programmes. Et je me nourris de tout ça. Et je suis très contente parce que tout ce que j'ai semé sur toutes mes années d'entrepreneur depuis 2017-2018 jusqu'à aujourd'hui, les graines continuent. On vient me chercher pour être coach dans des programmes, encore une fois. Alors que je n'ai prospecté personne. Et c'est parce que j'ai ce vécu-là. Et je pense que ce que j'ai traversé l'année dernière nourrit ça aussi parce que mes accompagnements sont différents. façon de voir les choses et le fait de retourner à l'école pour ajouter encore plus de théories dans la pratique c'est ce qui fait que c'est encore plus fort, plus riche et je pense que c'est encore pour ça qu'on vient me chercher aujourd'hui
- Speaker #1
Oui et puis je pense que tu vois le fait que tu te positionnes non pas comme une coach qui va t'aider à scaler, à faire croître ton business mais plutôt à en fait je suis juste je mets des gros guillemets je suis juste là, en face de toi au niveau où tu es et avec ton vécu, ton ressenti, tes difficultés du moment. Et en fait, on va aller là où tu as envie d'aller. Sans cet objectif qu'on peut voir qui est un peu omniprésent dans le domaine du coaching qui est « scalez, scalez, scalez » . Donc ça, oui. Je pense que déjà, tu as un positionnement qui est différenciant de ce point de vue-là que ça manque cruellement parce que... On ne voit pas souvent des entrepreneurs qui parlent à ce point du détail des difficultés qu'ils ont vécues. Et qu'on se sent vraiment très seul quand même. Et je pense que tu disais tout à l'heure, je ne savais pas lever la main pour aller vers qui. Maintenant, il y aura une Justine Arma qui pourra aider sur ces sujets-là. Et je voulais aussi rebondir sur l'histoire, le fait que tu as pu prendre ce temps pour t'écouter, pour explorer, pour tester, pour interroger, parce qu'il y a cette réseau-là. Et je ne voudrais surtout pas que celles et ceux qui nous entendent pensent que quand on veut, on peut, et en fait, tu as juste à mettre sur pause et tu vis d'amour et d'eau fraîche. Non. on n'est pas égaux face à ça et que heureusement, voilà, toi t'avais cette trésorerie enfin heureusement, t'as quand même cravaché pour l'avoir, ne l'oublions pas mais que voilà, c'est pas c'est un vrai luxe finalement d'avoir ce temps-là et je suis très heureuse pour toi parce que je sais que ça va te permettre de faire quelque chose de grand et surtout quelque chose qui a du sens et qui te correspond c'est le plus important je pense
- Speaker #0
Merci beaucoup et c'est vrai que Tu vois, chez Indy, moi j'ai adoré travailler en équipe, j'ai adoré rejoindre cette entreprise et surtout, c'est moi ce qui m'a manqué à ce moment-là et c'est ça aussi le pourquoi j'ai voulu encore plus intensifier le coaching, c'est parce que j'ai apporté de l'aide sur des questions comptables et administratives, mais pour moi c'est juste un des leviers d'une entreprise sereine et stable, tu vois. J'ai même pas envie de dire profitable ou je sais pas quoi, juste sereine et stable. Et donc ça, ça manquait énormément. Et moi, de base, je suis dyscalculique. Quand je suis passée en société, je n'osais même pas regarder mes chiffres. Et tous les matins, je me disais, ça y est, ma boîte, c'est son dernier jour, elle va fermer, alors que pas du tout. Je ne comprenais pas ce qui se passait, tu vois. Et d'avoir déjà, un, pris le temps de comprendre les chiffres de ma boîte, et deux, avoir vraiment monté en compétence au niveau administratif et comptable, grâce à Indy, aujourd'hui, mes décisions, déjà, je ne les prenais plus de façon émotionnelle face à mes chiffres. je lisais, je comprenais, j'ajustais. aujourd'hui plus que jamais. Et c'est parce que j'ai une autre compréhension et une autre visibilité que ça ne me crée plus d'émotionnel et que mes décisions sont factuelles et que je peux prendre ce temps aujourd'hui. Parce qu'effectivement, j'ai fait du chiffre d'affaires. J'ai fait du chiffre d'affaires en étant coach dans des programmes, donc en ne développant pas ma propre offre parce que je ne voulais pas vendre, prospecter, faire mon CRM. Je ne voulais pas faire ça. Je voulais juste exercer mon métier. C'était un choix assumé. éclairé et j'avais besoin de ça vraiment et aujourd'hui pour moi c'est ok d'être coach dans les programmes et aussi développer tranquillement mon offre de coach tu vois, c'est ce que j'ai fait pendant des années que je ne pouvais plus faire parce que j'avais trop de monde dans MOVA, que comme je payais des coachs à venir dans mon programme, ça n'avait plus de sens d'être coach dans d'autres programmes parce qu'en fait non, les décisions que j'avais prises étaient dans l'urgence financière et temporelle, aujourd'hui les décisions que je prends, c'est plus dans l'urgence, c'est dans le... ok, dans mon temps, est-ce que ça passe ? Et dans mes chiffres, est-ce que c'est ok ? Et je pense que c'est les décisions les plus factuelles qu'on puisse prendre, en tout cas c'est de cette manière que je les prends aujourd'hui. Donc aux personnes qui nous écoutent, regardez votre temps, regardez vos chiffres, n'ayez pas peur et du temps que vous passez, et de l'argent qui rentre et qui sort. Je ne vais pas rentrer dans un truc de ça rentre, ça sort, c'est une énergie, je ne sais pas quoi. Non, il y a un tableau, il y a un suivi, il y a vos dépenses et vos entrées. et quand on a une compréhension éclairée et fine de ça, on se sent... nettement mieux et surtout si on est entrepreneur, c'est pour être libre, autonome, indépendant et ça passe par ces chiffres. Il n'y a rien de pire que d'être dans une incompréhension de je ne sais pas où est-ce que je vais, je ne sais pas ce qu'il se passe et je ne sais pas ce que je dois choisir mais j'ai envie de faire ça ou je n'ai pas envie de faire ça et de prendre des décisions sans avoir les réponses concrètes parce que c'est comme ça qu'il y a des beaux business qui se plantent et il y a comme ça des entrepreneurs qui s'épuisent parce qu'en fait, c'est pas Ce n'est pas propice à une certaine sérénité, stabilité. Et on rentre dans un émotionnel beaucoup trop intense. Voilà, c'était les petits rappels à Miko.
- Speaker #1
Tu prêches une convaincue. Moi, la finance, c'est un peu mon domaine. Donc, moi, quand on me dit, je ne sais pas ce qui rentre, je ne sais pas ce qui sort, je ne sais pas qu'est-ce qui va se passer le mois prochain, on se dit, mais il y a tes chiffres, en fait. Oui, c'est ça. Les chiffres ne mentent pas. C'est factuel. Et comme tu le dis très bien, à partir du moment... où l'émotionnel prend le dessus et où en fait, tu as une vague, tu es submergé par plein d'émotions, la peur, l'angoisse, le machin, le truc. Revenir à ces chiffres, ça permet en fait de redescendre émotionnellement parlant. Et après, pareil, quand je me dis, mais jamais ça va passer le mois prochain et je vais fermer ma boîte à la fin de l'année, je dis, ok Lola, on se détend. Tu retournes sur ton tableau, tu regardes le tableau et tu te dis, non mais c'est bon, ça passe. ça passe et c'est large et je pense que ça aussi ça t'aide je pense aujourd'hui le fait que tu dises là j'ai jusqu'à janvier de trésor ou je peux me payer ou ça me laisse le temps le temps de faire de la peinture ou te former ou rien du tout ça
- Speaker #0
te permet aussi cette prise de recul émotionnel qui est plus simple plus facile on va dire oui c'est ça et en plus il n'est pas question de moi il est question de ce qui se passe dans la boîte Merci. Le fait de s'appuyer sur du temps et des chiffres, ça permet aussi de pouvoir prendre des décisions humaines. Si, j'en sais rien, tu as du mal à boucler ton moi, tu sais quelles actions tu vas pouvoir mener pour pouvoir atteindre ce truc. Mais si tu as déjà bouclé ton moi et qu'en fait, tu n'as qu'une envie, c'est de partir en Ardèche ou juste dormir ou comme moi, repeindre ta maison, en fait, let's go ! Tu vois, il n'y a pas de problème à prendre ce genre de décision-là parce qu'en fait, on sait, on est rassuré. Et puis après, quand il y a des problématiques un peu plus profondes dans le sens où la valeur, sa propre valeur, est-ce que je mérite cet argent-là ? Est-ce que je dois travailler plus pour gagner plus ? Est-ce que c'est suffisant, etc. ? Là, ce ne sont même plus des questions factuelles dans les chiffres, ce sont des questions beaucoup plus introspectives, type coaching. Et donc là, c'est un tout autre sujet, mais encore faut-il savoir ce qui se passe dans le concret, les chiffres, pour ensuite voir, mais attends, tu dis que là... ce que tu fais, qu'est-ce que lister chiffres ? Il dit ça, d'accord. Maintenant, on peut parler de pourquoi tu ne te sens pas suffisant, pourquoi ce n'est pas assez, pourquoi etc. Parce que tu as une vision factuelle d'abord.
- Speaker #1
Le factuel permet de prendre cette distance sur l'émotionnel. Et ça, c'est hyper important.
- Speaker #0
Et de travailler.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et puis surtout d'aller soit de se rassurer, soit de se dire ok, en fait, il me faut ça. Qu'est-ce que je mets en place derrière pour aller chercher ce fameux ça ?
- Speaker #0
Et puis même si tu n'as pas besoin de mettre en place des choses derrière, pourquoi est-ce que ça te crée une insécurité ? Pourquoi est-ce que tu as l'impression que ce n'est pas assez ? On peut avoir plein de choses, et notamment on parle de l'argent, mais parce qu'encore une fois, ça a l'air de la guerre de sa boîte et de son indépendance, de sa liberté, de son autonomie. Et donc parfois, même quand ça fonctionne, on peut ne pas s'en sentir bien, on peut vouloir faire plein de choses, plein de trucs,
- Speaker #1
ou je ne sais pas quoi,
- Speaker #0
pour x, y raisons.
- Speaker #1
Oui, c'est clair. Je voulais aussi te demander, Justine, parce qu'on a aussi dans ces fameuses injonctions le fameux CEO qui s'est construit tout seul dans son garage et qui a tout. Quand tu as vécu ce cataclysme-là, tu as dit que tu n'en avais pas trop parlé ou alors à un cercle très proche. est-ce que tu as été entourée et si oui est-ce que tu penses que ça a été une des clés en tout cas pour rebondir et puis pour pouvoir revenir dans l'entrepreneuriat.
- Speaker #0
J'ai été entourée d'humains, mais je me sentais toujours seule parce que personne n'avait traversé ce que je traversais. Et je ne parle pas juste d'un pays, mais en tout cas, personne ne ressentait, n'a pu ressentir ce que moi je ressentais à ce moment-là. Et donc, même si j'étais entourée, je savais mes amis, ma famille, j'avais beaucoup d'amour, mon mec absolument incroyable, un soutien énormissime, vraiment. je me sentais seule dans ce monde-là quand même. Parce que qui peut me comprendre ? Ou en tout cas, qui peut m'écouter sans parler ensuite ? Parce que de toute façon, si tu parles, tu ne comprends pas ce que je vis. Et donc ça, je ne l'avais pas. En même temps, c'est bénéfique parce que ça m'a permis, moi, de me dire que déjà, il y avait des personnes comme ça qui manquaient. potentiellement. Et ça m'a permis, moi, de sortir de ça aussi. De d'accord, OK. Là, mon commun des mortels, autour de moi, les personnes qui sont en dehors de l'entrepreneuriat ne comprennent pas ce que je vis, mais ils sont là et donc peut-être qu'ils vont me dire des trucs. Mais là, pareil, je vais laisser ce qu'ils disent parce que ça ne me concerne pas. Ils parlent de eux, ils ne parlent pas de moi, ils ne savent pas, etc. Et donc, je vais juste prendre la présence et l'amour. Et les businesspots, pareil j'avais fait un gros tri sur le volet parce qu'il y avait des personnes qui avaient des business qui, moi, me dégoûtaient parce que c'était ce que j'avais quitté. Et donc, je n'arrivais pas à parler, à être dans l'échange parce qu'il fallait que je prenne de la distance de tout ça. Et après, j'ai pu revenir vers les humains, tu vois. J'ai eu besoin. J'ai eu besoin de ça. Finalement, de ne pas être trop comprise. Pour moi, aller chercher mes propres ressources et, je pense, développer ce dont j'ai besoin, de ce dont j'avais besoin et développer ce que je fais aujourd'hui tu vois créer créer mes ressources et comprendre que ça manque quelque part et que potentiellement il y a des personnes qui ont traversé ce que j'ai traversé il y a des personnes qui vont peut-être le traverser et en fait ça y est moi je suis là, ça ne veut pas dire que je sais ça veut dire que j'entends et ça veut dire que les ressources on les développe soi-même et on peut les développer plus vite ou plus sereinement avec un peu plus de sécurité quand on sait que quelqu'un a pu traverser ça et toujours de ce monde et toujours dans une énergie d'indénamisme et on est ressorti avec, oui,
- Speaker #1
quelques plumes en moins mais avec des idées en plus tu vois ce que tu dis c'est exactement la raison qui m'a fait créer CIO Recto Verso parce que justement tu dis, j'avais pas de modèle de personne qui avait vécu ce que j'ai vécu et en fait il y en a forcément qui ont vécu ça c'est juste que ça se dit pas alors pas exactement la même chose, mais des CEOs qui ont eu des grosses difficultés financières, qui ont eu leur santé physique et mentale qui a été mise à mal. Il n'y en a plus d'un. C'est juste que ça se dit en off, parce que ce n'est pas sexy, ce n'est pas joli, ce n'est pas ce que la société nous apprend. Et encore plus en France, où c'est vu comme un échec, je mets des guillemets, parce que tout est relatif, qu'est-ce que c'est vraiment un échec ? On rentrerait dans un autre débat. Pour finir, Justine, je voudrais te poser une toute dernière question. Tu viens de me parler de ressources que tu as créées, que tu t'es créée pour te sortir de tout ça. Justement, est-ce que tu aurais un dernier message, une dernière ressource à transmettre à celles et ceux qui nous écoutent et qui pourraient les aider si ils ou elles sont en train de traverser cette zone de fou. flou, un cataclysme, un creux, peu importe, qu'est-ce que ce serait justement ?
- Speaker #0
Alors, je crois que ce que je pourrais dire déjà, c'est qu'en soi, on a toujours raison. Je m'explique. Moi, j'ai eu plein de signaux et j'ai continué de foncer tête baissée tout en faisant taire ce qui se passait à l'intérieur et à l'extérieur. ça ne veut pas dire que je n'ai pas pris les bonnes décisions, ça veut dire que mes décisions n'étaient peut-être pas alignées avec ce que j'avais besoin à ce moment-là, parce que je n'ai pas écouté. Donc, écoutez-vous. Ça peut être une phrase méga gigabato, mais en réalité, on a toujours raison. En tout cas, il y a un truc à l'intérieur qui fait qu'on a toujours raison. Et si votre tête ne sait pas, votre corps, lui, le sait. Et donc, checker ce qui se passe à l'intérieur et à l'extérieur de son corps, je pense que c'est déjà une analyse pas mal à faire de soi-même avant d'aller investiguer un business ou un mindset ou une croyance militante, une problématique. Parfois, un check du corps, c'est pas mal. Ensuite, on en a parlé dans la phase de deuil et d'identification, ce que vous faites ne vous définit pas et encore moins, parce qu'on est surtout nourris, vibronnés à ça en tant qu'entrepreneur. Je suis entrepreneur, je suis chef d'entreprise, je suis négligente, on est un métier, on est une entreprise. Non, en fait, il n'y a pas que ça, vous êtes un humain avant toute chose. Et donc... Ce que vous faites ne vous définit pas, et donc essayez d'être avant de faire, pour répondre plus facilement à cette question. Bonjour, je m'appelle Justine, j'adore lire, je passe du temps dans mon potager. Et ce que je fais dans la vie, et avec quoi je me rémunère et avec quoi j'investis, c'est parce que je suis coach. Mais c'est qu'une des facettes de moi et de mon identité. Et aujourd'hui, je peux très bien me présenter en tant que... Ah bah j'habite à côté de Charlieu, ou je passe du temps dans mon potager. Ah oui, j'ai aussi un studio, ouais, j'écoute des podcasts. mais aussi je coache. Ça fait qu'une partie de ma personnalité, en tout cas de ce qui m'identifie et de la manière dont je me présente. Donc, essayer d'être avant de faire, ça va vous aider à peut-être vous réconcilier avec vous-même et juste pouvoir être vous, quoi. Voilà. Vous n'êtes pas... Enfin, ce que vous faites ne vous définit pas. Et enfin, une des ressources que je suis actuellement en train de retravailler, parce que tu vois, on a toujours raison quelque part, et ce que l'on crée il y a longtemps est toujours d'actualité. En 2022, j'avais un accompagnement business qui s'appelait Réveille ton business, le programme. Et en fait, c'est un accompagnement business justement pour retrouver clarté, sérénité et élan à être dans son entreprise et à la développer. Comme c'est bizarre, nous sommes en 2025 et je suis encore sur ce sujet-là. Et ça marchait très bien en plus, mais MOVA avait vraiment pris toute la place. Et donc, j'avais créé une ressource de gradfit qui était un workspace notion. trois étapes pour me plus subir son business. Et tu vois, il y a quelques semaines, mois de ça, je me disais, attends, mais comment est-ce que je peux encore m'aider ? Et qu'est-ce que j'ai créé ? Parce que j'en accompagne quand même des entrepreneurs. Qu'est-ce que j'ai créé pour les aider ? Et je suis retombée sur ce truc en me disant, purée quoi ! J'ai créé ma béquille que j'ai besoin aujourd'hui, mais je l'ai créée il y a super longtemps, que j'avais oubliée et qui n'était même plus visible nulle part sur les internets. C'est le truc, je ne communiquais même plus dessus, alors qu'il était hyper aidant et qu'il y a peut-être un peu plus de 500 personnes qui l'avaient déjà téléchargé à l'époque, donc ça avait vraiment bien marché. Et donc du coup, je suis actuellement en train de le mettre à jour parce que la vie est passée, parce que les skills sont augmentés, parce que... J'ai accompagné un peu plus de 1000 business aujourd'hui, je ne les compte même plus. Et donc, le sujet est toujours le même, mais l'intérieur est pimpé, est différent et encore plus profond. Et donc, c'est ma mission de cette semaine. Tu vois, j'ai une seule action à faire cette semaine, en plus d'être recto aujourd'hui, c'est de terminer cette mise à jour de Lead Magnet et de le transmettre pour qu'il soit téléchargeable dans les liens utiles de l'épisode de podcast.
- Speaker #1
C'est exactement ce que j'allais te demander. Parce que dit comme ça, pitié comme ça, ça donne très envie. Et tu dis qu'il va être pimpé, mais je pense qu'il va aussi être pimpé de ton expérience dessus. Donc, c'est encore plus riche. Et évidemment que je le mettrai en lien dans les notes de l'épisode avec grand plaisir. Et Justine, qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour les mois à venir ? Qu'est-ce que tu as envie que je te souhaite ? pour qu'on conclue cet épisode.
- Speaker #0
Encore plus de bons épisodes de podcast comme celui-ci. J'ai passé un excellent moment avec toi. J'ai adoré tes questions, l'échange d'énergie. On n'a pas promis l'atmosphère, l'air, rien du tout. Donc, je me souhaite encore plus de moments aussi agréables que celui-ci avec des humains.
- Speaker #1
Eh bien, écoute, ça me touche déjà. Et puis, merci à toi pour ta confiance d'être venue te livrer au sein de CEO Recto Verso. Et je te dis à très vite. Merci, Justine.
- Speaker #0
Merci Lola, à très bientôt.
- Speaker #1
Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode de CEO Recto Verso. Si cette conversation vous a inspiré, touché ou donné matière à réfléchir, pensez à lui laisser une note 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée ou à le partager autour de vous, car c'est ce qui aide le podcast à grandir et c'est aussi une belle manière de soutenir mon travail. Vous pouvez également me retrouver sur LinkedIn ou sur notre site internet agence-karencia.com. On se retrouve très vite pour un prochain épisode et je vous dis à bientôt.