- Speaker #0
Bienvenue chez Cerveau Puissant, le podcast des phrases qui réveillent. Un espace où l'on parle de ce qui façonne une vie, des peurs qu'on dépasse, des mots qui sauvent, des chocs qui révèlent, des valeurs qui tiennent debout. Chaque semaine, je vais chercher la phrase fondatrice d'une personnalité, une phrase qui a construit, brisé, transformé ou sauvé. Parce que certaines paroles deviennent une boussole, parce que tout commence par une crise de conscience, parce que chacun porte en lui une lumière en attente. Et j'ai la chance d'être soutenue pour ce podcast par l'agence de communication SOR. Aujourd'hui, j'ai l'immense plaisir et honneur de recevoir Florence Servan-Schreber. Vous êtes journaliste, conférencière et autrice. Vous êtes diplômée en psychologie transpersonnelle, en management du développement durable et en psychologie positive. Un parcours singulier, à la croisée de la science, de l'humain et de la responsabilité individuelle. Vous avez écrit plusieurs ouvrages devenus depuis des références, dont « 3 kifs par jour » et « Power Patate » . Rien que le titre... On comprend de quoi vous allez parler. Ils sont là pour profondément transformer notre rapport à la gratitude, à l'intention et à la manière dont le cerveau peut être entraîné au quotidien. Vous êtes reconnus comme l'une des pionnières de la diffusion de la science du bonheur en France, non pas comme une promesse d'un état euphorique, mais comme un apprentissage rigoureux, accessible et profondément transformateur. Depuis plus de 20 ans, vous vous attachez à traduire des recherches scientifiques complexes en pratiques extrêmement concrètes. Simple en apparence, mais puissante dans leur effet. Votre travail se distingue, et vous allez nous l'expliquer, par cette exigence rare. Aujourd'hui, vous publiez un nouveau livre sous la forme d'une BD dans lequel vous explorez un moteur central de votre trajectoire, l'audace. Chiche, tentant l'audace publiée aux éditions Le Duc, va interroger nos freins invisibles. Vous allez nuancer dans cette BD la différence entre courage et audace. et les mécanismes intérieurs qui nous empêchent ou nous autorisent à élargir nos vies. J'aimerais que notre échange aujourd'hui parte des mots et des convictions qui vous guident pour aller vers le cerveau, l'attention, l'audace et cette question centrale comment passer à l'action de manière juste, durable et profondément incarnée. Florence, bienvenue chez Cerveau Puissant.
- Speaker #1
Merci Claire.
- Speaker #0
Alors chez Cerveau Puissant, on commence toujours de la même manière par une valeur, une citation, un adage qui vous guide et qui vous accompagne dans votre vie. Pouvez-vous nous la partager ?
- Speaker #1
Il y a une phrase que j'aime beaucoup qui est d'André Gide et qui dit « suis ta pente dès lors qu'elle va vers le haut » . Et je trouve qu'en effet, on peut glisser en arrière, puis on peut remonter, puis on peut reglisser un peu en arrière, puis on peut remonter. Nous avons tous une pente, une trajectoire d'évolution, parfois en croissance. Et donc, j'aime beaucoup cette idée d'aller vers le haut.
- Speaker #0
C'est vrai que je ne la connaissais pas. Merci pour ce partage. Elle est très inspirante. Alors vous, vous aimez vous raconter qu'on peut muscler le cerveau. Est-ce que vous pouvez nous expliquer exactement en quoi ça consiste ? Et donc finalement, c'est à la portée de tout le monde, très accessible. Et donc comment en fait, on peut saisir cette occasion de muscler notre cerveau ?
- Speaker #1
Ce qui va muscler un cerveau, en gros, ça va créer des nouvelles connexions neuronales. C'est plus qu'un muscle, ce sont des petits signaux électriques. Et en fait, ce sont nos comportements qui vont... aider le cerveau à s'y prendre autrement, à résoudre les équations un peu autrement. Ça veut dire que si, par exemple, vous vous mettez à faire de la course à pied, c'est quelque chose que les gens font beaucoup, au début c'est très pénible, et puis petit à petit, c'est plus agréable et de plus en plus agréable, non pas parce que c'est plus agréable pour le corps, le corps fait exactement la même chose, le cœur va battre, etc., mais parce que le cerveau admet que ça lui fait du bien. Donc ça, c'est pour des activités sportives, mais il y a aussi des activités intérieures qui vont... nous aider. Vous avez parlé de trois kiffes, donc un kiff juste pour définir ce que c'est. Ce n'est pas juste un plaisir, parce que un plaisir, en fait, ça s'en va, ça disparaît. Donc, on ne peut pas vraiment capitaliser dessus et le cerveau n'a rien à faire parce qu'il ressent, il y a une stimulation quelque part. Donc, juste, il enregistre que c'est sympa et puis quand ça s'arrête, eh bien, ça s'est arrêté. Mais si jamais, justement, on a envie de lui apprendre à remarquer les choses qui sont formidables, eh bien, On va simplement ajouter un petit merci au plaisir. Et à partir du moment où on a ajouté ce merci, on a une petite connexion électrique qui fait qu'il sait. Et petit à petit, connexion après connexion après connexion, on a un nouveau canal qui nous rend capable de remarquer le meilleur quand il se présente.
- Speaker #0
Très intéressant. Alors justement, 3 kifs, c'est l'entraînement minimal qu'on devrait tous faire ? 3 kifs par jour ?
- Speaker #1
C'est l'entraînement démontré comme... produisant exactement ce que je viens de vous décrire. donc c'est pas très sorcier Quand même, il faut savoir que pour pouvoir survivre, nous percevons le négatif, toujours. Et c'est tellement plus intéressant, et c'est tellement plus impactant. Et quand on voit des choses, il suffit d'ouvrir n'importe quelle radio, de lire n'importe quel fil d'information. Plus c'est horrible, plus ça nous stimule. Donc, on a vraiment besoin de consciemment décider si ça n'est pas dans notre nature profonde, dans votre nature profonde par exemple. La joie, le positif, c'est absolument partie de la manière dont vous allez lire le monde. Mais nous sommes complètement inégaux là-dessus. Donc, certaines personnes vont avoir besoin de travailler ça. Alors, appelons ça muscler. Comme ça, on comprend bien qu'il y a un exercice à fournir pour que ça devienne plus joli, mieux, et qu'on en profite mieux, en fait.
- Speaker #0
Alors, vous l'avez dit, on est très différents les uns des autres. Mais est-ce qu'on pourrait avoir une base de trois kiffs communs à tous les êtres vivants ? Ou non, ça n'existe pas ?
- Speaker #1
Alors non, parce qu'un kiff, ça n'est pas... Oui, par exemple, ce n'est pas la glace à la vanille. Un kiff, c'est vraiment un instant. Par exemple, nous sommes toutes les deux dans une conversation, on est hyper concentrés. Merci, j'ai beaucoup de plaisir à faire ça. Donc, merci, c'est maintenant. C'est quelque chose qui est en train de se produire. Donc, non, ce n'est pas un plaisir universel que tout le monde va retrouver. C'est dans votre individuelle expérience, là, tout de suite, maintenant. Est-ce qu'il y a quelque chose qui vous touche ? C'est ça. C'est cette capacité-là qui est plus intéressante que de se dire, ça, ça fait du bien à tout le monde.
- Speaker #0
Alors, ce qui est drôle, c'est que moi, je suis très croyante. J'en parle souvent. Et en fait, ce qui est vrai, c'est que moi, je me lève tous les matins, quoi qu'il arrive, pour dire merci. Je me couche le soir pour dire merci. Et donc, en fait, indirectement, sans le savoir, c'est vrai que je fais ces kiffs, en fait. Alors, moi, je remercie l'univers, c'est en quoi je crois, d'être bien, d'être en bonne santé. Mais en fait, et c'est vrai, je me sens toujours portée, en fait, et forte. Parce que, automatiquement, dans la prière, on a cette forme de kiff.
- Speaker #1
Est-ce que vous rejoignez cette idée ? Alors, la psychologie positive, pour préciser ce que c'est, c'est l'étude de comportement, de personnalité et d'organisation qui marche. Donc, on est parti de quelque chose qui existe déjà, et notamment les gens qui ont la foi. Et quand on a la foi, justement, on a observé qu'est-ce que ces personnes ont de différent des personnes qui ne l'ont pas, et on s'est rendu compte de ça. que ce remerciement, ce qui peut-être est venu par une éducation ou plutôt par une sensation très profonde, améliore considérablement le regard qu'on porte sur la vie. Donc, on s'est dit, comment le matérialiser ? Et en proposant à des gens qui n'ont pas nécessairement la foi de faire cet exercice, ça leur fait le même effet que ceux qui ont la foi. C'est un avantage énorme d'avoir la foi. Non, je pense qu'on sent le bonheur personnel.
- Speaker #0
Je sais, on le sent. D'ailleurs, j'essaye justement d'expliquer, c'est un peu le pari de Pascal. Merci. On n'a rien à perdre. Et puis effectivement, c'est vrai que ça nous procure une vraie sensation de bonheur et de plénitude. Et puis c'est bien aussi de pouvoir s'adresser à autre chose que uniquement soi-même. Et si on devait se remercier toute la journée, c'est vrai que ce serait un peu...
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
on ne se remercie pas. Cette gratitude, on remercie quelqu'un, on remercie la vie, ou justement, on remercie quelqu'un qui est là-haut. C'est exactement ça. Alors, comment faire ? Justement, quand on a des moments durs, quand on a des moments de solitude, pour avoir ses kiffs par jour, comment on fait quand on traverse une épreuve ? D'abord,
- Speaker #1
il faut savoir que nous avons absolument le droit de traverser ces épreuves, de nous sentir de travers. Il faut commencer par simplement accepter que ça s'appelle être humain. Nous sommes humains, nous sommes humaines. Et quand ça ne va pas, on a le droit de ressentir ça. Et on ne peut pas juste le masquer, l'enlever, le remplacer par autre chose. Il y a toujours une courbe. Et en général, la courbe va remonter, mais souvent, il faut qu'on touche un peu le fond. Donc, ne pas se dire que dans ce moment-là, je dois m'imposer de trouver des quiches. Néanmoins, dans ces moments-là, si je me dis volontairement, allez, cherche un seul, une seule source, c'est-à-dire, on fait ça en allant se coucher, en fait. Qu'est-ce qui, aujourd'hui, s'est bien passé ? Mais ça peut être le métro qui est arrivé sur le quai en même temps que moi. On est sur des choses extrêmement basiques comme ça. Petit à petit, quand on va mal, la focale est toute petite, et on ne voit absolument plus rien. Et en fait, si je me dis que le métro est arrivé en même temps que moi, hop, la fois que je suis enlevé. Et puis, petit à petit, on se sert de ça en psychiatrie. C'est-à-dire que quand on a des personnes qui souffrent de dépression, pour lesquelles les médicaments, la thérapie ne marchent pas, on a recours à cet exercice de gratitude. Et on demande aux gens juste une... On note dans son petit carnet, parce qu'un carnet, ça aide de faire par écrit, ça entre tout ça. Et une seule chose, par exemple le métro, et déjà... On est en train de rouvrir ce qui est possible.
- Speaker #0
C'est drôle parce que moi, il y a longtemps, une psychologue m'avait dit de poser la question à mes enfants en disant « qu'est-ce qui s'est passé de bien dans la journée ? » J'ai arrêté de le faire, je vais reprendre. Parce que c'est vrai que c'est aussi une manière d'éduquer, il faut absolument qu'on éduque nos enfants et on est leur exemple. Mais en fait,
- Speaker #1
de déjà commencer à leur demander qu'est-ce qu'ils ont vu de positif. Exactement. Les petits-enfants, on leur demande trois jolies choses. ça suffit. Alors parfois, des parents me disent « Ah oui, on fait ça à la maison, on demande ce qui s'est mal passé, puis on demande ce qui s'est bien passé. » Ce qui s'est mal passé, c'est une autre conversation qu'on peut avoir avec eux, mais c'est en les interrogeant sur ce qui s'est bien passé que vous contribuez au fait d'abord qu'ils dorment mieux, parce que si on fait ça le soir, le sommeil sera plus profond, ça marche avec nous aussi. Plutôt que de regarder son fil d'informations quand on se couche, on range ça et vraiment, on se demande quelles sont ces trois choses. Les effets sont absolument démontrés. Et pourquoi ça s'appelle des kifs ? Quand j'ai découvert toutes ces informations sur la gratitude, mes enfants étaient adolescents. Et il faut savoir qu'on vit plus longtemps aussi quand on fait ça. Ça va avoir un impact physiologique. Donc, j'avais envie de leur expliquer. Et alors, pour leur dire à table, à 12-13 ans, alors voilà, la gratitude, ça n'avait pas marché. Donc, j'aurais dit, si on trouve trois kifs, et ça a fonctionné, donc on a fait ça sur le plan familial. Aujourd'hui, ils sont grands. Et vraiment, j'ai des enfants. qui savent se réjouir de la vie qu'ils ont et de qui ils sont. Et parfois, il leur arrive même de nous remercier d'être leurs parents. Waouh,
- Speaker #0
ça c'est le Graal. Ça c'est le Graal, le rêve de tout parent.
- Speaker #1
Ça n'est pas constant, mais de temps en temps, il y a des moments où ils en sont capables.
- Speaker #0
Mais c'est vrai que même nous, en tant qu'enfants, on n'a pas toujours dit à nos parents, nous-mêmes en fait, qu'on les remerciait d'être... On parlait tout à l'heure dans une autre conversation des... des dîners de Noël où justement ça provoque beaucoup d'émotions, d'énergie, ça peut un peu nous fatiguer émotionnellement. Et c'est vrai que, pareil, à nouveau dans la gratitude, souvent on ne reconnaît pas aussi, on considère que c'est acquis en fait nos parents ce qu'ils nous ont donné. Et c'est important aussi à eux de leur dire merci de m'avoir permis d'être qui je suis aujourd'hui.
- Speaker #1
Je trouve Noël totalement incompatible avec la gratitude. Il se passe toujours tellement d'autres choses. Mais je vais vous confier quelque chose, c'est que... Donc, cette gratitude a pris une telle place dans nos vies parce que vraiment, ça a amélioré pour moi l'expérience d'être Florence. Je suis parisienne, je suis de la troisième génération parisienne, donc je critique tout. Et c'est ça, en fait, qui me fait vibrer. Et quand je... Donc, j'ai beaucoup étudié aux États-Unis et j'ai découvert ça là-bas, où je me suis dit, mais je peux aussi rajouter un peu de soleil en dehors de la critique. Et comme ça a fait une différence... J'ai commencé avec mes enfants, avec mon mari, on a fait ça. Et puis forcément, des copains qui venaient à la maison se sont retrouvés pris dans notre piège des kifs à table. Et depuis maintenant 15 ans, j'organise une fois par an un dîner des merci, ça s'appelle comme ça, dîner de kif. Et nous sommes 22, parce que ma table ne contient pas plus quand j'ai mis absolument toutes les rallonges. Et ce soir-là, la seule chose que nous faisons, bon d'abord, on mange, on boit trop, etc. mais surtout on fait un tour de cette table pour que chacun exprime ses trois kiffes de l'année. C'est mieux qu'une série Netflix.
- Speaker #0
C'est évidemment.
- Speaker #1
Parce qu'on retrouve les mêmes personnages, pas exactement. C'est une famille choisie, vraiment. Donc, ce n'est pas Noël. Ce sont des gens que nous nous choisissons mutuellement. Et personne ne ratera cette soirée-là. Ça nous donne, en fait, c'est avant Noël. Comme ça, on peut supporter Noël après. Mais c'est absolument... Vraiment, c'est magique. Je n'ai pas d'autres mots. C'est magique.
- Speaker #0
J'adore cette idée. Je vais essayer de faire la même chose parce que c'est vrai que ça donne vraiment envie. Après, qu'est-ce que vous dites, par exemple, si quelqu'un dit oui, enfin bon, c'est sympa, dans la critique, donc c'est moi qui vais faire la parisienne là, et vous dire oui, enfin bon, c'est gentil tout ça, mais en fait, en vrai, c'est pas un peu neuneu, trois kiffes par jour avec les copains autour d'une table. Qu'est-ce que vous pouvez répondre à ça ?
- Speaker #1
Mais c'est tellement anti-neuneu. Alors, ce que je vais répondre à ça, c'est que... évidemment, le réflexe que nous avons immédiatement, c'est de dire ça. C'est de dire c'est cucu, c'est neuneu, ça. D'abord, tout ce que je vous raconte a été démontré dans des laboratoires. Donc c'est ça qui est aussi intéressant, c'est de se dire, ok, j'ai l'information, qu'est-ce que j'en fais ? Je déclare qu'elle est neuneu ou j'essaye ? Et en fait, dans tout ce que nous faisons et dans tout ce que nous critiquons, c'est toujours la même chose. Et ce que juste je donne mon avis, il faut savoir aussi que dans notre pays, un truc c'est que On a le sentiment que si on ne critique pas, on n'a pas l'air intelligent. Nous venons d'une énorme lignée de l'intellectuel. Et c'est vraiment notre truc. C'est que si jamais les Américains, par exemple, ils sont sûrs « Ah, great ! »
- Speaker #0
« You're amazing ! »
- Speaker #1
« You're amazing ! » Ils ont dit franchement. Parce que ce n'est pas notre culture. Mais en attendant, il y a des choses great, justement, et amazing. Et sans en arriver là, je propose vraiment qu'on essaye. Juste d'essayer. C'est ce que j'ai fait, en fait. J'étais très récalcitrante. J'ai dit « Qu'est-ce que c'est que ça ? » Mais j'ai essayé. Je me suis dit « Tiens, ça a bon goût, cette affaire. » Donc on essaye.
- Speaker #0
Et moi, vous prêchez une convaincue.
- Speaker #1
Oui, oui, je ne suis pas telle du tout. C'est un peu les gens qui sont critiques et c'est tout à fait normal de l'être. Mais essayons avant de critiquer.
- Speaker #0
Vous avez bien raison. Alors, on va évidemment parler d'audace, que c'est aussi le sujet du jour. Est-ce que l'audace, c'est un super pouvoir ?
- Speaker #1
L'audace, c'est un contre-pouvoir contre le désespoir. C'est-à-dire que... C'est un super pouvoir dans la mesure où ça procure parmi les plus belles sensations. Je vous dis ce que c'est, ce que je vois derrière l'audace,
- Speaker #0
s'il vous plaît.
- Speaker #1
C'est quelque chose, c'est un élan que nous allons appliquer, qui est complètement, le terme que j'utilise, c'est auto-infligé. C'est-à-dire que personne, il y a des choses que nous faisons, que vous faites, personne ne vous a demandé de faire ça. Personne ne vous a obligé à faire ça. Aucune circonstance ne vous a... poussé vers ça. Vous décidez je vais faire un podcast. Et qui vous a dit ça ? Qui vous a obligé ? Absolument personne. Or, ça demande énormément d'efforts, ça demande de l'organisation, ça demande de la réflexion, ça demande un investissement énorme. C'est audacieux. Et le bénéfice de ça, c'est vous qui le connaissez, vous êtes la seule à savoir quel est le résultat intérieur que ça vous procure. Et tant que ça vous procurera ce résultat, vous continuerez. Vous choisissez, vous le faites et hop, oui, c'est une source d'énergie qui est complètement dingue et qui nous permet de supporter le reste. Parce que pendant ce temps-là, il y a des choses qui ne sont ni audacieuses ni faciles. Et il faut vraiment équilibrer entre ce qui nous donne de l'énergie, audace en fait partie, et ce qui nous coûte de l'énergie. Il y a quand même pas mal de choses que nous faisons qui nous en coûtent. Alors comment reconnaître justement ? Alors reconnaître que ça nous donne de l'énergie, c'est facile, mais parfois on tarde trop à reconnaître ce qui nous coûte.
- Speaker #0
comment est-ce qu'on peut faire intelligemment, très vite apprendre à distinguer. C'est vrai ?
- Speaker #1
Vous trouvez qu'on tarde trop ? Je crois qu'au contraire, on les connaît, mais on les tolère.
- Speaker #0
Non, voilà, c'est exactement ça et vous avez raison.
- Speaker #1
Nous allons tolérer aussi longtemps que nous allons tolérer. Je suis persuadée que nous faisons chacune et chacun du mieux que nous pouvons. Par définition, parce qu'on ne peut pas faire mieux, parce que c'est déjà le mieux que nous pouvons. Et puis un jour, il y a quelque chose, soit qui... piquent trop, soit qui fait trop mal, soit qui nous empêche de faire quelque chose. Et à ce moment-là, on se dit, mais c'est quoi ça ? Et c'est là peut-être où on se dit, j'ai envie de m'y prendre autrement. Ça, c'est vraiment pour gérer ce qui est difficile. Mais je suis extrêmement portée et je préfère promouvoir ce qu'on appelle les traumatismes positifs. Un traumatisme positif, c'est comme un traumatisme, c'est-à-dire que c'est quelque chose qui se produit. Mais au moment où ça se produit, ça va nous ouvrir un champ, au nous ouvrir une sensation. C'est un peu comme de tomber amoureux, mais on peut tomber amoureux de situations et d'événements. Et à ce moment-là, de se dire « Waouh ! Ce que j'ai ressenti là ou ce que je vois là, j'ai envie que ça continue. » Donc, à chaque fois que je fais ça, il y aura moins de place pour justement ceux qui me laissent ou ceux qui sont durs, etc. Je préfère plutôt que de dire « J'abandonne ce qui est dur, je préfère gagner des choses qui sont chouettes et qui me font du bien. » Et donc parfois,
- Speaker #0
justement, cette idée d'abandon, moi j'ai souvent l'impression que parfois l'audace est jugée souvent, d'abord, par notre premier cercle. Pourquoi ? Est-ce que c'est un ressenti, moi, personnel ? Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est ressenti par plein d'autres gens ? Et pourquoi, en fait, finalement, parfois quand on veut être audacieux ou audacieuse, d'ailleurs nous, jeunes femmes, pendant longtemps, on nous disait... Non, tu...
- Speaker #1
Silence.
- Speaker #0
Voilà. Tu ne sois pas trop, ne parle pas trop. pourquoi souvent c'est les gens qui sont à qui nous, on tire le plus, qui nous freinent un peu pour dire...
- Speaker #1
Ah, qui nous freinent ? J'ai cru comprendre qu'au contraire, c'était les plus proches qui le reconnaîtaient. Non,
- Speaker #0
pas du tout. Souvent, on a des idées. D'ailleurs, moi, aujourd'hui, je ne partage... Enfin, j'adore mes proches, mais je ne partage plus. Parce que, un, ils me disent qu'on ne suit plus, qu'on ne comprend plus. Et puis, souvent, il y a quand même cette sorte, mais c'est plutôt de protection, de non, mais tu n'as pas le temps, il faut que tu y allies là-dessus. Pourquoi tu veux aller là ? Et moi, j'ai ce ressenti, à chaque fois que j'ai des idées qui me paraissent lumineuses, je suis portée par des gens qui ne me connaissent pas,
- Speaker #1
et qui me disent « super, c'est brillant ! » et plus challengée par mes proches que j'aime. Parce que vous avez trouvé la clé. C'est-à-dire, là aussi, il y a des études géniales qui démontrent que quand on regarde quelqu'un en se disant que... En gros, quand on nous regarde comme si nous étions formidables, on se sent formidable. Et quand on nous regarde comme si on était minable, eh bien, on se sent minable. Et dans un monde idéal, justement, nos proches, nos profs, nos conjoints, nos parents, nos enfants, nos collègues, tous ces gens qui sont très proches, nous regarderaient comme quelqu'un de formidable. à ce moment-là, les sorts seraient... fantastique. Sauf que, ils ont leurs propres angoisses, ils ont leur propre incapacité aussi à faire ce que vous faites. Donc, ils se disent mais c'est terrifiant ce qu'elle fait ou ça ne peut pas marcher. Mais c'est une projection de leur part. Donc, ce qu'on recommande dans ces cas-là, c'est de trouver des gens dans notre environnement qui nous voient plus grandes que nous ne sommes. Et à ce moment-là, c'est à ces gens-là qu'on va raconter ce qu'on a envie de faire. Et eux nous disent, mais oui, c'est génial parce qu'on a besoin de ce miroir. Nous sommes incapables de travailler sans miroir humain, c'est-à-dire sans quelqu'un qui nous regarde. Donc, on peut sélectionner pour des choses en particulier. Et je sais très bien, par exemple, dans ma famille, qui va me dire, je ne sais pas, ou qui va me dire, évidemment, Flo, fais-le. Et donc, là aussi, on peut s'organiser. Et ce n'est pas juste pour qu'on nous trouve génial, c'est parce qu'on a besoin que... qu'un regard nous dise c'est possible. Donc ça aussi, ça s'organise en fait. Non,
- Speaker #0
c'est vrai qu'on recommande, moi je recommande toujours évidemment bien s'entourer. Et vous avez raison, il faut toujours avoir un ami, une amie, un collègue. Quelqu'un dans son entourage, c'est hyper important de l'identifier. Et c'est pas grave si c'est pas quelqu'un du premier réseau, si c'est pas l'amoureux, si c'est pas le père ou la mère, ça n'a aucune espèce d'importance. En fait, il n'y a pas de trahison familiale à choisir des gens qu'on connaît moins bien. Et en fait, on les voit parce qu'on ça qui vont nous aider.
- Speaker #1
Mais j'ai un petit conseil quand même. Si on n'est pas encore en situation amoureuse, quand même choisir quelqu'un qui nous voit plus grande que nous sommes. Si on a le choix, on se crée.
- Speaker #0
À choisir, c'est mieux.
- Speaker #1
À choisir, c'est mieux. Mais ce n'est pas toujours le cas. Et c'est OK.
- Speaker #0
Non, mais c'est vrai que ça change le quotidien. Bien sûr. Et la trajectoire professionnelle et personnelle d'avoir à nos côtés un compagnon ou une compagne qui nous tire vers l'eau, évidemment.
- Speaker #1
Oui, mais aussi, on ne peut pas éliminer les gens. C'est-à-dire que même s'il y a des gens qui... C'est intéressant, on dit les gens. j'ai comme ça une... tante qui se délecte des tragédies du monde. Donc, quand on passe deux heures avec elle, on sort complètement à plat. Mais c'est intéressant parce que ça me permet à chaque fois de me dire non, non, non, non, non. Je ne veux pas regarder les choses comme elle le fait. Et ça me rappelle qu'il y a de la joie dans le monde, qu'il y a des choses fantastiques qui se passent, qu'il y a de la créativité partout. Donc, ils ont aussi un rôle dans nos vies, ces gens-là, de nous rappeler qu'on est totalement ailleurs. C'est sûr. Et donc,
- Speaker #0
justement, dans ce monde aujourd'hui où les... Moi j'entends déjà l'année 2026, c'est vrai, elle commence avec plein d'informations, évidemment plein de choses positives, mais les gens sont plus focalisés. Qu'est-ce qu'on peut leur dire ? Qu'est-ce que vous auriez envie de leur dire aujourd'hui pour leur dire, mais 2026 commence, si on pouvait refaire les informations, quel serait à vous votre journal télévisé positif ?
- Speaker #1
2026 est comme elle est, elle est atroce, elle est jusqu'à présent totalement anxiogène Et c'est une question que je me pose tous les matins, en me disant, puisque mon élan, mon métier, consiste à plutôt trouver comment apporter de la légèreté, par exemple, tous les vendredis, j'écris une newsletter, franchement, il me faut trois fois plus de temps pour l'écrire, parce que je ne peux pas avoir l'air, non plus, de dire tout est cool, les gars, parce que ce n'est pas cool. Nous sommes vraiment dans un moment pas cool. Néanmoins, il faut bien regarder. C'est-à-dire que quand l'extérieur est complètement menaçant, on revient juste sur son fauteuil. Là, je suis sur un fauteuil. il est doux, il fait chaud, j'ai un verre d'eau, nous discutons. Donc, je vais déjà ramener tout ça à quelque chose qui se passe là où tout va bien. En fait, ça va bien. Et j'ai des remarques sur mes fils, sur les réseaux sociaux. Les gens me disent, mais en Iran, regardez ce qui se passe. Comment pouvez-vous nous parler d'audace ? Il y a quand même quelque chose qui est avéré. C'est que quand une partie du monde souffre horriblement, celle qui ne souffre pas se doit. C'est vraiment... C'est une responsabilité que nous avons d'aller au mieux que nous pouvons parce qu'il n'y a que comme ça que nous pourrons les aider au moment où nous pourrons les aider. Et on ne peut pas transmettre cette énergie par télépathie, mais si on est tous écroulés, le monde s'effondrera. Mais c'est un vrai dilemme pour tout le monde et néanmoins, c'est ça la vérité. C'est comme le masque à oxygène. Si je n'ai pas d'oxygène, je ne peux pas. Et nous ne sommes pas non plus en capacité de résoudre tous les problèmes du monde. Donc essayons déjà de résoudre ceux de notre cercle, on peut tous contribuer quelque chose aux autres. Et si on déjà de le faire dans notre petite section, déjà, ça fait honneur à ceux qui...
- Speaker #0
Et puis vous avez raison, quand on se compare au reste du monde, on est dans une démocratie saufard, on est libre, on a la santé qui nous est accessible, peu importe les jugements qu'on peut y porter, on a l'éducation qui est offerte à nos enfants. Enfin, je veux dire, ça fait quand même déjà un paquet de choses par rapport aux autres. Donc là, vous avez raison, c'est que de nous larmoyer Merci. sur ce qui se passe,
- Speaker #1
ne changera rien à l'État. Je vais vous raconter un truc. Si je vous demande qu'est-ce qui vous rend heureuse, il n'est pas nécessairement facile de répondre à cette question, parce qu'on va essayer de chercher des choses un peu profondes, etc. Et si je vous demande qu'est-ce que vous êtes heureuse de ne pas, et à ce moment-là de dire je suis heureuse de ne pas vivre en Iran, je suis heureuse de ne pas être malade, je suis heureuse de... Enfin, il y a plein, plein, plein de choses dans le monde. Je suis heureuse de ne pas tout à coup en dire « mais je suis hyper heureuse » .
- Speaker #0
Non, mais c'est vrai que c'est une très bonne manière de voir les choses.
- Speaker #1
C'est en tout cas, si jamais on a du mal à trouver, c'est une excellente façon de le faire. Et je ne suis vraiment pas pour la comparaison, mais si on n'y arrive pas, c'est un moyen d'y arriver en fait.
- Speaker #0
Ouais, excellente technique. Alors, si ceux qui nous écoutent doivent s'autoriser cette semaine quelque chose, quel est votre conseil ?
- Speaker #1
Je vais vous dire quelle est ma chose absolument préférée. Si... un moment de concentration. Donc, ce n'est pas d'aller dans un spa. Enfin, on peut se concentrer dans un spa, mais c'est de faire quelque chose qui demande notre pleine attention. Parfois, les gens parlent de leur rituel, leur rituel du matin. Et pourquoi si un rituel existe ? C'est parce qu'il va justement provoquer un instant où nous sommes en dehors du monde, puisque c'est un engagement que nous avons pris avec nous-mêmes. Et j'ai des rituels matinaux qui changent. Donc, pendant deux ans, j'ai... Par exemple, j'ai médité au lit avec mon mari tous les matins. C'est ça que nous faisions. Et puis, c'est passé. Et là, j'ai remplacé ce temps-là par... Chaque matin, je fais un dessin. Et pourquoi est-ce que je fais un dessin ? Parce que je ne sais absolument pas dessiner. Et comme je dessine comme un enfant, j'ai honte de ce que je dessine. Mais ça me demande... Vous voyez, je tire la langue comme ça. Et quand je tire la langue, c'est bon signe. Ça veut dire que je suis complètement concentrée dans cette bulle. et lorsque nous sommes dans cette bulle, nous ne nous parlons plus. Vous avez peut-être remarqué qu'on se parle tout le temps. On se dit, j'ai mis des manches longues, là il fait chaud. C'est des choses comme ça qui sont absolument constantes et qui consument notre énergie. Quand on a ces instants-là, on est en train de remplir la citerne qui va nous permettre de repartir dans le monde où à ce moment-là, nous sommes complètement bombardés par des choses qu'il faut faire du extérieur. C'est ça mon conseil pour cette semaine, mais aussi pour la suivante, et aussi pour la suivante.
- Speaker #0
Vous avez parlé du dessin, c'est vraiment l'occasion là de montrer votre livre, votre BD, qui est vraiment, donc ça ne sont pas vos dessins, mais c'est les dessins de quelqu'un d'autre, mais qui représentent bien, je pense, votre univers aussi, je ne vais pas dire enfantin, mais c'est vrai que parler simplement avec des jolies images pour expliquer que l'audace... Et ta portée de main de tous. Si je comprends bien, chiche, c'est votre alter ego qui vous représente bien maintenant qu'on vous a écouté. Pourquoi pas ? Chiche, pourquoi pas, en fait ? C'est un peu ça l'idée.
- Speaker #1
Oui, alors comme j'avais envie de parler d'audace, l'audace, c'est comme la beauté. En fait, on ne dit pas « je suis belle » . Ça ne se fait pas du tout dans notre culture. Et donc, on ne dit pas non plus « je suis audacieuse » . En fait, c'est... C'est pas celle qui dit qui est. Il y a des choses comme ça qui ne se font pas. Comme ça ne se fait pas, et comme pour reconnaître que nous sommes belles, reconnaître que nous sommes audacieuses, il y a plein de choses comme ça qu'on a besoin de reconnaître de soi. J'ai choisi de sortir l'audace et de la mettre à côté de moi. Comme ça, c'est elle qui me parle ou c'est moi qui lui parle. Mais ce n'est pas moi qui suis en train de dire que je suis audacieuse. Donc, en fait, je la crois. Parce que c'est elle qui me raconte cette histoire. Et pour nos pour nos qualités, pour nos désirs, pour les choses vraiment les plus profondes que nous avons envie de faire, je recommande cette technique qui est de se dire, ok, je mets par exemple ma créativité à côté de moi. Et comme ça, c'est elle qui dit, allez, je me mets au travail aujourd'hui, nous ne sommes que le véhicule de cette créativité ou de cette audace, donc il n'est plus qu'à remplir ma tâche et je n'ai pas à douter. Parce que c'est moi qui doute, c'est Florence qui doute, mais elle, elle ne doute pas. Donc elle, elle m'envoie au front et je trouve que c'est très, très, très utile pour plein, plein, plein de choses.
- Speaker #0
C'est sûr. Mais surtout, ce qui est drôle, c'est que moi, souvent, quand je fais aussi les conférences, je dis n'attendez pas d'être prêt pour commencer. Et en fait, est-ce que ce n'est pas aussi un peu ça l'audace ?
- Speaker #1
Alors, ce que je raconte, ce qui me permet de faire ce que je fais, et je change à peu près de métier tous les ans.
- Speaker #0
C'est de jouer à faire ce que je fais. Typiquement, une conférence, j'en fais aussi. Je m'habille et une fois que je suis habillée, je suis dans le rôle de cette personne qui va faire une conférence. Donc, je dis maintenant, tu joues à faire une conférence, donc je joue. Donc, ça permet de ne pas avoir ce syndrome de l'imposteur. Vous savez, on se dit, mais non, mais je n'ai pas le droit. Pas du tout, je joue. Je ne suis pas conférencière, je joue à la conférencière.
- Speaker #1
Et ça permet en fait de... commencer plein de choses. D'ouvrir le champ des possibles. C'est une très bonne manière. Ça nous permet de dire qu'on peut être n'importe qui. On peut être conférencière, on peut écrire un livre un jour, on peut avoir une newsletter. Comme vous l'avez dit, avoir un podcast. Le champ des possibles s'élargit à n'en plus finir. Et puis, on peut arrêter. On peut se lasser. Vous faisiez de la méditation avec Mme Marie. Vous êtes passée à autre chose. On ne joue plus.
- Speaker #0
On ne joue plus à ça.
- Speaker #1
C'est sympa, ça, pour le coup. Ça m'intéresse. Vous étiez allongée avec votre mari. Et quoi ? Vous pariez ? Enfin... comme un peu une prière ?
- Speaker #0
Non, alors soit on méditait en silence, soit on écoutait ensemble une méditation et on partageait la même. Et voilà, quand le timer sonnait, c'était fini et on se levait. Mais c'était vraiment un moment de silence pour commencer la journée comme ça, au lieu de nous jeter sur nos téléphones. Non,
- Speaker #1
mais c'est sûr que c'est une bonne tactique, à mon avis, de couple, puisque la méditation, voilà, ensemble, c'est un luxe qu'on devrait tous souffrir.
- Speaker #0
N'importe quoi ensemble est un luxe qu'on devrait s'offrir. Mais pas tout le temps. C'est ça. En tout cas, c'est bien d'avoir comme ça des petits moments sympathiques.
- Speaker #1
C'est ça. Moi, j'étais honorée de vous recevoir. Vous êtes extrêmement inspirante. J'espère que j'aurai l'occasion de vous revoir pour parler d'autres choses et tout. C'est passionnant. Merci mille fois, Florence. Et donc, votre livre « Chiche, tentons l'audace » aux éditions Le Luc.
- Speaker #0
Merci Claire.
- Speaker #1
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