- Speaker #0
Bienvenue chez Cerveau Puissant, le podcast des phrases qui réveillent. Un espace où l'on parle de ce qui façonne une vie, des pas qu'on dépasse, des mots qui sauvent, des chocs qui révèlent, des valeurs qui tiennent debout. Chaque semaine, je vais chercher la phrase fondatrice d'une personnalité. Une phrase qui a construit, brisé, transformé ou sauvé. Parce que certaines paroles deviennent des boussoles, parce que tout commence par une prise de conscience, parce que chacun porte en lui une lumière en attente. Merci pour votre soutien incroyable depuis le lancement de Cerveau Puissant. Likez, commentez, partagez et boostez sur YouTube, c'est comme ça qu'on va continuer à grandir avec vous. J'ai la chance d'être soutenue pour ce podcast par l'agence de communication Surf. Aujourd'hui, je reçois Alessandra Sebel. On vous a connue à la télévision, lumineuse, spontanée, populaire, avec cette capacité rare... d'entrer dans la vie des gens comme un courant d'air frais. Mais aujourd'hui, j'avais envie de rencontrer la femme derrière l'image. Allez Sandra, j'ai l'impression que vous êtes une baroudeuse de l'amour, une aventurière de la vie, une femme qui avance avec cette conviction intime que derrière chaque détour, chaque risque, chaque changement de cap, il y a peut-être quelque chose à découvrir. Vous avez cette énergie des femmes qui ne veulent pas s'installer trop longtemps dans une case. Vous avez quitté une place que beaucoup auraient rêvé de garder. Il y a le disparaître, vous avez recommencé autrement. Seul en scène d'abord, avec un spectacle au titre qui dit déjà beaucoup, tous les risques n'auront pas la saveur du succès. Puis les conférences, où vous parlez d'audace, d'échec, de mouvement, de chance. Les ateliers, où vous transmettez la prise de parole et la connaissance de soi. L'écriture aussi, avec t'as le Blues Baby, Jean-Marc Cendrillon, puis votre premier roman, Toi que je n'attendais plus. Et aujourd'hui, Five, une BD... sur une famille recomposée qui ressemble à la vie réelle, joyeuse, imparfaite et mouvante que tant de gens connaissent. Avec Jean-Mers Cendrillon, on comprend tout de suite quelque chose de vous. Vous n'êtes pas là pour répéter les histoires qu'on a déjà écrites pour les femmes. Vous voulez casser les codes, déplacer les lignes, sortir des comptes trop bien rangés. Et franchement, ça fait du bien. Vous avez cette phrase que je trouve magnifique. Le mouvement crée la chance. Alors aujourd'hui, j'ai envie de parler avec vous de ce mouvement-là, celui qui pousse à changer quand on est en train de se faire. quand tout semble confortable, celui qui oblige à prendre des risques sans garantie de succès, celui qui permet de se réinventer, d'aimer autrement, de construire une famille, une carrière, une vie plus libre, sans demander la permission. Alessandra, je suis honorée de vous recevoir aujourd'hui.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Belle intro.
- Speaker #0
Comme je vous ai dit avant qu'on commence à tourner, vous m'inspirez énormément. C'est vrai que je trouve que c'est tellement agréable de vous voir en mouvement, audacieuse et osée. Donc, j'ai voulu faire une introduction à votre image. Oui. Alors chez C'est Réussissant, on commence toujours de la même manière, par une phrase qui vous tient à cœur et que vous avez envie de nous partager aujourd'hui.
- Speaker #1
Alors, vous avez déjà cité le mouvement Créer la Chance. Moi, j'en ai une autre qui est un leitmotiv que j'ai pour moi depuis très longtemps, c'est « j'ai pas de problème tant qu'ils sont pas là » . Et si tu réfléchis, on peut se tutoyer ?
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Si tu réfléchis bien, ça t'enlève beaucoup de charge mentale. Parce qu'effectivement, on a tendance, nous, les hommes et les femmes, et les femmes un peu plus que les hommes, à se créer plein de petits obstacles comme ça, alors qu'en fait... On n'a même pas besoin de les sauter. Donc, je n'ai pas de problème avant qu'ils arrivent.
- Speaker #0
Alors, moi, c'est la peur n'écarte pas le danger, qui est en fait assez similaire. Ça ne sert à rien d'avoir peur tant que le danger n'est pas là. Exactement.
- Speaker #1
Et de toute façon, quand bien même il serait là, c'est comme le chevalier avec son épée devant le dragon. Il le combat. Donc, tu vois. Et je pense que c'est important de savoir le faire. Quand tu l'as fait une fois, tu peux le faire 15, 20, 30 fois.
- Speaker #0
Alors, la question que j'ai envie de te poser, c'est est-ce que tu as toujours été comme ça ou c'est quelque chose que tu as construit ce mindset ?
- Speaker #1
Moi, je pense que le mindset, il a forcément été aidé un petit peu par le métier que j'ai fait, où tu apprends à faire glisser les choses beaucoup plus naturellement et facilement, parce que tu prends tellement de pression et de jugement négatif que de toute façon, tu n'as pas le choix qu'à un moment donné de suivre ton chemin. Mais depuis gamine, si j'écoute les gens autour de moi, il y a beaucoup de choses qui glissent assez naturellement quand même. C'est-à-dire, je ne suis pas quelqu'un qui me prend énormément la tête. Voir. Pas du tout.
- Speaker #0
C'est très agréable, en tout cas.
- Speaker #1
Tant mieux.
- Speaker #0
Alors, tu dis que le mouvement crée la chance. Parce que pour toi, l'immobilité, c'est quelque chose qui te fait peur ?
- Speaker #1
Non, en fait, j'ai trouvé ce truc-là parce que souvent, les gens me disaient « mais j'y arrive pas » . Et forcément, quand tu ne lèves pas le petit doigt, ça ne marche pas. Donc, c'est très dur parfois parce qu'on est englué dans des situations qui sont limite des situations dépressives et où les gens ont l'impression d'être au fond de la piscine et de ne pas pouvoir taper du pied pour remonter. Donc... C'est petit à petit, petit mouvement par petit mouvement, que tu arrives à te sortir d'une situation ou que tu réussis tout simplement. Et je trouve qu'elle est tellement vraie, cette phrase. Tellement vraie. Même quand tu as un chagrin d'amour, si tu ne commences pas à demander à ton petit cerveau, justement, de penser ne serait-ce que, allez, dix secondes à quelque chose dans la journée, et puis le lendemain à vingt, et puis le lendemain à trente, le cerveau est tellement bien fait. On a une machine de guerre à l'intérieur de nous. Une machine de guerre. Et en fait, quand ton mental décide, c'est une catastrophe. Quand tu commences à faire rentrer de la spiritualité dans ce mental-là, Je ne sais pas si tu connais, c'est un précepte hindou, c'est une calèche. C'est un dessin, tu n'as jamais vu ça ? C'est génial. C'est un dessin d'une calèche avec un homme dedans, des valises sur la calèche, le cocher et les chevaux. Le cocher et les chevaux, c'est ton mental. Donc, si tu fais avancer uniquement le cocher et les chevaux sans que le petit gars là-dedans, la calèche, dirige, c'est n'importe quoi, le cocher, il ne sait pas où il va. Mais si à un moment donné, c'est ton petit bonhomme dans la calèche qui dirige le cocher et qui dirige les chevaux, c'est un équilibre parfait. Donc, il ne faut pas oublier cette petite voix intérieure. Il ne faut pas oublier le petit gars dans la calèche.
- Speaker #0
De toute manière, c'est pour ça que le podcast s'appelle Cerveau Puissant. C'est vrai que nous, pareil, on essaye vraiment d'expliquer à quel point, même dans les moments les plus durs, à quel point chaque jour, un petit peu, permet de retrouver la lumière.
- Speaker #1
Et c'est donné à tout le monde, ça.
- Speaker #0
Exactement. Et c'est gratuit.
- Speaker #1
Et c'est gratuit. C'est bien que tu le dises, parce que tu sais que c'est une de mes phrases préférées, ça. Non, mais c'est vrai. Par exemple, il y a des gens qui me disaient « Ah oui, mais les bains froids, c'est gratuit. » Et ça fait du bien. Donc, j'aime bien ça. C'est un bon état d'esprit.
- Speaker #0
Alors justement, est-ce que tu peux nous partager, pour bien qu'on comprenne ta personnalité, un moment dur où vraiment, pour le coup, tu as appliqué cette méthode ?
- Speaker #1
Alors, je ne sais pas si je l'ai appliqué consciemment. J'ai compris tard, autour de la quarantaine, que je l'appliquais. Mais quand tu as vécu un baby blues et une dépression postpartum, d'où le livre, quand tu as vécu deux divorces, personnellement, tu as vécu des choses difficiles. Et surtout, le divorce avec tes enfants. Donc, à un moment donné, quand tout ça s'accumule au travail que tu as par ailleurs à côté, ça fait beaucoup. Donc, il faut essayer de trouver un peu de spiritualité en toi, cette petite voix intérieure que tu as oubliée, pour resuivre ton instinct et tes envies. Et pas ce que la société pourrait décider, c'est l'injonction, ou de croyances limitantes auxquelles tu serais justement confronté. Et c'est à ce moment-là que tu commences à travailler sur toi. Tant que tu ne fais pas ça, c'est encore une fois, c'est le cocher les chevaux tout seul. La calèche, au bout d'un moment, elle déraille. Donc, ça a été des moments très durs. Et je pense que c'est ma foi qui m'a beaucoup aidée. C'est important, on n'en parle pas beaucoup de ça, mais ça aussi, c'est à l'intérieur de soi et c'est gratuit.
- Speaker #0
Alors pour toi, quelle est la définition de la foi ?
- Speaker #1
C'est croire que tu as... Je crois en l'univers. Je crois en Dieu. pas un dieu catholique ou musulman ou juif, je crois en l'univers et en sa force toute puissance. Parce qu'il y a des choses qui t'arrivent dans la vie, quand tu commences à faire attention aux signes qui sont assez fous quand même. Et donc en fait, c'est ça l'instinct, c'est commencer à suivre cette petite voie. Donc pour moi, la foi, c'est faire ressortir l'estime de toi, en fait. Parce que la foi, c'est l'instinct. Pour moi, si vraiment je devais te définir la foi, pour moi, c'est l'instinct. Parce que tu ne sais pas d'où vient l'instinct. C'est un truc qu'on a en soi. Et puis, c'est des forces toutes puissantes, vraiment, pour le coup. J'y crois à fond, tu vois.
- Speaker #0
Et alors, comment développer son instinct ? Parce que c'est vraiment quelque chose. Donc, le cerveau, c'est un muscle. C'est comme les abdos, souvent ce que je dis, ou les fesses. En fait, plus on va faire de l'exercice, plus on va réussir à le rendre puissant. Et l'instinct, c'est pareil.
- Speaker #1
Oui, mais tout le monde a une âme. je ne suis pas du tout devenue bouddhiste ou quoi que ce soit, j'ai été aidée à un moment donné de ma vie où ça allait moins bien par une énergéticienne qui au début pour une fille comme moi très pragmatique, tentant de te dire que je lui disais alors écoute-moi, t'es guide ça va pas le faire, j'avais pas suivi ce que tu me dis, je comprends rien t'es habité par un truc, bon bref et puis petit à petit en fait elle m'a fait travailler sur moi et c'est là que j'ai compris que tout ne tout dépendait de ce que tu avais décidé en fait Merci. et ça c'est hyper important de le comprendre et ce que tu décides c'est ce que tu ressens au plus profond de toi c'est ça l'instinct c'est tout le monde a cette petite voix intérieure tu sais le truc vraiment je vais prendre quelque chose de basique pour les nanas ce truc de putain tu rencontres un mec tu sais que c'est pas pour toi tu le sais tout le monde le sait mais tu y vas quand même on la connait cette histoire donc tu comprends et on l'a tous et tous vécu parce que les garçons pourraient avoir le même schéma je prends cet exemple là parce que c'est le plus basique et c'est le plus parlant bah tu y vas quand même donc Merci. Ton mental y va, mais ta petite voix intérieure, ton instinct, sait très bien que ça va mal finir. Et ça finit mal.
- Speaker #0
Souvent. Alors justement, ça ne finit pas toujours mal, mais aujourd'hui, tu viens de le dire, tu as eu deux divorces. Et aujourd'hui, tu es surtout là pour nous parler de cette BD. Moi, je suis aussi séparée. J'ai été maman célibataire quand je suis partie quand mon fils avait un an. Et tu sors cette bande dessinée qui est extraordinaire sur la famille recomposée. Est-ce que tu peux nous en parler ?
- Speaker #1
Oui, avec plaisir. En fait, je l'ai fait parce que je n'ai trouvé aucun support au moment où moi, je me posais des questions sur la famille recomposée. Pas de livres, pas de BD, même pas de séries. On commence tout juste à en parler. Alors qu'il y a quand même plus d'un million de familles recomposées en France officiellement. Moi, je pense qu'officieusement, on est beaucoup plus nombreux. Et c'est un vrai sujet. C'est des questionnements que tu peux avoir par rapport à ta place de belle-mère ou de beau-père. Les questionnements que nos enfants peuvent avoir aussi par rapport à des obligations qui n'en sont pas. Tu n'es pas obligé d'aimer ta belle-mère, ton beau-père, les demi-frères ou demi-sœurs que tu vas avoir. Je trouvais que la BD, c'était un support d'abord humoristique et surtout facile d'accès pour les enfants parce qu'elle est à double lecture. Et c'est hyper important d'en parler parce qu'encore une fois, moi, j'aime bien arriver là où tu as des sujets sociétals importants et qui ne sont pas assez mis en lumière. Si la voix de la notoriété peut servir à quelque chose, c'est à ça. Montrer ma bouille, je m'en fiche un peu. Je l'ai fait pendant 22 ans et donc, je n'en ai plus vraiment intérêt. Mais oui, c'est important parce qu'il y a des questionnements et je me rends compte qu'il y en a beaucoup plus qu'on ne le pense.
- Speaker #0
Alors, tu as complètement raison, c'est un vrai sujet d'actualité. Il y a une vraie question quand on rencontre un homme ou une femme et qu'il y a déjà deux enfants, c'est de se dire comment je vais trouver ma place, comment je fais pour ne pas prendre la place de l'autre, la maman ou le papa. Quelle est ta recommandation ?
- Speaker #1
Moi, je ne suis ni psy ni coach, donc je n'ai pas de recette magique. Ce qui est sûr, c'est qu'auprès de mes beaux-enfants, je n'ai jamais essayé de trouver ma place. Parce que déjà, si tu te poses la question, c'est que ça va devenir un problème. Je pense que comme tout dans la vie, les choses doivent se faire naturellement. Il y a déjà un truc hyper essentiel, c'est que si on est famille recomposée, c'est qu'on a retrouvé l'amour. Donc il faut bien se rappeler de ça. Parce qu'il y a beaucoup de gens sur le carreau qui sont célibes, qui ne trouvent pas, et c'est difficile. Et donc en fait, ça veut dire déjà que la petite étincelle s'est rallumée en toi. Donc c'est chouette. Donc, il faut se rappeler de ça, même dans les moments un peu difficiles, parce que ça galérait quand tu étais célibataire, mais voilà. Et après, je pense qu'il faut s'élever, c'est-à-dire qu'on ne peut pas se mettre à la hauteur d'enfant. C'est nous, les adultes, c'est nous qui avons pris ces décisions. Donc, ton petit bagage humain, là, qui n'a rien demandé et qui a déjà souffert lors d'une séparation, il faut aussi comprendre qu'il a son temps de digestion. Donc, on n'impose pas les choses à des enfants. Ça n'existe pas, en fait, ça ne marchera pas, surtout. Donc, tu la trouves avec le temps, naturellement, si je peux. je puis dire. Mais moi, je n'ai jamais essayé d'avoir, d'abord, je ne suis pas leur mère, j'aurais plutôt un rôle de confidente et parfois, c'est chaud parce que je ne peux pas le dire au père, mais ça me fait rire, en fait. Et je me dis, tiens, si ça peut être un support supplémentaire pour eux, eux qui ont déjà un peu dérouillé quand même, tant mieux, mais il n'y a pas de recette, ma vie. C'est difficile, de toute façon, tu vois. Mais rappelez-vous que c'est l'amour qui vous a amené là, déjà.
- Speaker #0
Tu vois, et que c'est déjà une énorme chance. Oui, et l'autre point que tu dis bien, c'est qu'il faut laisser le temps s'installer. Parfois, on veut tout. En fait, comme on a retrouvé l'amour, on veut tout.
- Speaker #1
On les aime. Exactement.
- Speaker #0
Et en fait, il faut laisser aussi les enfants venir à nous.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Et ce n'est pas simple parce que tu as vraiment envie de leur dire non, c'est lui et puis il faut l'aimer. Et puis après, les enfants se posent des questions. C'est ce qu'on a écrit dans la BD avec Ludovic. C'est vraiment ce côté. Attends, si j'aime mon beau-père, est-ce que j'aime moins mon père ? Et pareil pour ma mère. Ils se posent beaucoup de questions, les enfants. Et qui répond ? Personne. Donc, c'est à nous de faire ce chemin-là.
- Speaker #0
Ça, c'est sûr. Alors, moi, j'ai une autre question qui me tient énormément à cœur, qui est quand tu es une famille recomposée, que tu es en âge, enfin, qu'on peut encore refaire des enfants, tu sais, la famille recomposée. Oui, Moi, il y a cette expression demi-frère, demi-sœur, qui, en fait, est hyper choquante, parce qu'en fait, moi, j'ai un fils qui a 10 ans, et ça, sœur, qui est d'un mot de papa, à 3 ans. Et un jour, il vient me voir et il me dit, mais maman, on m'a dit que c'était ma demi, et ce n'est pas ma moitié de sœur. Et en fait, tu vois, c'est vrai que je me suis dit, il faut changer ces termes, en fait, parce que... Quand on est une famille recomposée et que tout fonctionne, on n'a pas envie.
- Speaker #1
Un enfant, pourtant il a déjà 10 ans, il ne se pose pas ces questions-là. Mais encore une fois, tu sais pourquoi ? J'ai compris ça il n'y a pas longtemps. J'ai écouté un comportementaliste génial qui disait que les enfants, jusqu'à un certain âge, ne vivent et ne ressentent qu'avec le spirituel, qu'avec le petit bonhomme dans la calèche. Et c'est après qu'on rajoute les chevaux et le cocher. Donc c'est pour ça qu'un enfant, il n'a pas de problème là où toi tu en vois. Les choses sont beaucoup plus fluides, beaucoup plus simples. C'est nous souvent qui rajoutons des bagages sur la calèche, tu vois, et il n'y a pas besoin. Donc, je ne suis pas du tout étonnée de ce que tu me dis. Et oui, dans l'absolu, c'est sa sœur, point barre, elle ne se pose pas de questions. Et d'ailleurs, c'est très drôle parce que même dans une famille recomposée, nous, on en a quatre qui ont le même âge. j'ai jamais entendu dire c'est mon demi-frère ou c'est ma demi-sœur. Ouais, j'entends ouais, t'es mon frère ou pour se marrer, frérot, ouais, c'est ma sœur. Et même quand ils se présentent maintenant.
- Speaker #0
Bah tant mieux, c'est peut-être un fait. Ça va être rigolo.
- Speaker #1
Oui, alors ça prend du temps, tu vois. Mais je pense que c'est les enfants qui changeront ça.
- Speaker #0
Non, exactement. Et c'est vrai que, tu vois, ça m'a frappée et même moi, ça m'a fendu le cœur de me dire c'est pas du tout ta demi, voilà, c'est ta sœur. Et puis moi, j'avais, comme tout le monde, comme toutes les mamans qui se, tu vois, qui retombent amoureuses, je voulais tellement avoir cette famille, ce noyau que j'avais pas pu faire, tu vois, que... Évidemment, c'était moi qui ai été le plus blessée de cette phrase.
- Speaker #1
Non, mais c'est plutôt chouette. Mais c'est bien de le dire aussi. De toute façon, tu as plein de familles recomposées différentes. Et chacun essaie d'éclater son chemin. Mais le tout, c'est de se rappeler que la base, c'est de l'amour. Tu sais, c'est le propre de l'être humain. La plus grande peur de l'être humain, c'est de ne pas être aimé. Donc, de là, il y a beaucoup de choses qui en découlent. On a juste envie d'être aimé. Vraiment, pour de vrai, la base, c'est ça. Et qui que tu sois. Et quand bien même, il y a des gens qui diraient, c'est une bisounours. Eh non, c'est comme ça pour tout le monde,
- Speaker #0
hommes et femmes.
- Speaker #1
C'est la base, c'est sûr.
- Speaker #0
Bon, toi, on te sent, tu es rayonnante, tu es rayonnante d'énergie. Et aussi, physiquement, c'est vrai que tu es une femme sublime. Ton secret, c'est quoi ? C'est l'amour ? C'est la beauté ? Non, pas le secret.
- Speaker #1
Alors, non, en plus, je n'en ai pas lu tout. Comment te dire ? Si tu me connaissais, on est à des années-lumière de tout ça. Je pense que quand tu as travaillé sur toi et que... Tu as compris qui tu étais. Alors, il y en a à qui ça arrive très jeune, qui ont subi des traumatismes et qui vont travailler sur eux. Mais une fois que tu l'as trouvée, ta petite voie intérieure, et que tu as vraiment décidé de la suivre, qu'importe le regard des autres, qu'importe ton chemin qui ne ressemble pas à celui du voisin, et c'est bon signe d'ailleurs, tu ne peux être que bien dans tes baskets. Tu vas avoir des moments de dinde, tu vas continuer, les montagnes russes sont toujours là, mais tu vas le faire en étant totalement alignée avec toi-même. Et moi, je rencontre beaucoup de gens... dans mes conférences ou les ateliers qui se sont perdues en fait, qui ont pris le chemin qu'on leur a demandé de prendre ou qui ont fait des choix en fonction de ce que l'on a conseillé mais en aucun cas leurs envies leurs choix ou leurs chemins et il faut se remettre vite, vite, vite dans son bon alignement pour moi c'est ça la vie tu vois ?
- Speaker #0
Non mais là où je te rejoins c'est qu'on dit souvent que les gens qui rayonnent tu vois ma 80 ans 80 ans, c'est entre leur âme et lumineuse en fait et c'est ça le vrai secret Ouais.
- Speaker #1
Et celui-là aussi, il est gratuit, il est payé au moins à tous, tu vois. On fait en ce moment ton truc depuis le départ. Mais oui, c'est important de le comprendre. Parce que tu peux bien mettre tous les problèmes que tu peux avoir les uns à côté des autres. Tant que tu n'es pas bien dans tes baskets, tu n'en as rien, aucun. Et si malheureusement, en plus demain, tu as un problème de santé, tu n'as plus de problème, tu n'en as plus qu'un. Et ça, ça te fait relativiser. Mais il ne faut pas attendre jusque-là, tu vois. Je pense qu'on a plein de moyens aujourd'hui. On est quand même beaucoup plus axés sur le bien-être pour le comprendre et essayer de le faire.
- Speaker #0
Alors, on a beaucoup parlé de ce qui est gratuit. Maintenant, j'aimerais parler de ton rapport à l'argent parce que toi, tu as aussi une conception de l'argent comme de l'abondance et une énergie. Est-ce que tu peux rappeler comment toi, tu te considères, enfin, comment tu as régi ta vie autour de l'argent ?
- Speaker #1
D'abord, je ne suis pas née d'une famille qui avait de l'argent. Donc, ça n'a jamais été tabou. Mais chez moi, il y avait la valeur travail et le goût de l'effort. Et ça, c'est une base extraordinaire que tous les gamins devraient avoir. Donc, j'ai toujours eu un rapport très sain à l'argent. Je suis... pas du tout matérialiste. J'ai déménagé 14 fois et je suis passée de beaux apparts à de petites maisons, de belles maisons, les plus petits apparts. Je m'en fiche totalement. En revanche, j'ai gagné beaucoup d'argent dans mon métier. Et pour une femme, c'est particulier parce que tu te retrouves dans des considérations qui sont plus... dans un schéma sociétal inversé, d'accord ? Notamment quand tu divorces. Donc, ma vision aujourd'hui est très masculine. Puisque je n'ai pas eu à être une femme comme beaucoup en réclamant quoi que ce soit. Et forcément, ça m'a fait dire que l'argent gâchait énormément de choses. Donc oui, il faut en avoir parce que tu as besoin de vivre, tu as besoin de t'épanouir et que l'argent contribue quand même à ce bonheur-là. Maintenant, j'en ai beaucoup moins, j'en gagne beaucoup moins et je suis encore plus épanouie et plus heureuse parce que la simplicité de vie dans laquelle je suis... me fait dire que j'ai beaucoup moins d'emmerdes. Alors, si tu veux mon rapport à l'argent, tant mieux d'en avoir gagné, mais même si je n'en avais pas gagné autant d'une certaine façon, je n'aurais pas été plus malheureuse, loin de là. En revanche, j'avais vraiment cette conviction de la valeur travail et du goût de l'effort. Et ça, pour moi, c'est hyper important. Et la jeune génération aujourd'hui, il y en a qui sont à fond et qui ont envie de réussir, etc. Moi, je trouve qu'il faudrait replacer un mot, surtout au milieu de tout ça, qui est l'ambition. Et on ne l'utilise pas, c'est un des plus jolis mots de la langue française pourtant. L'ambition, ce n'est pas un vilain mot. Moi, j'ai eu beaucoup d'ambition dans ma vie. J'ai eu envie de réussir et j'ai eu envie même de gagner de l'argent parce que j'avais envie de me faire plaisir. Il faut le dire, c'est marrant. On est très français. On a plein d'avantages.
- Speaker #0
Je suis très comme toi, j'ai beaucoup d'ambition et je parle beaucoup d'argent ici dans le podcast, dans mes conférences.
- Speaker #1
Mais les Américains, on parle beaucoup plus facilement. Moi, j'habite à New York et tout de suite, on te dit « qu'est-ce que tu fais ? Combien tu gagnes ? » Au début, tu fais « oh wow ! » Mais en fait, c'est hyper naturel et on ne te juge pas au contraire. « Oh, you can do much better. » Mais moi, ils m'ont fait comprendre des trucs. Je me suis dit « ouais, mais carrément, ouais, ouais. » En fait, tu vois pourquoi je m'arrêterais là ? Après, c'est une mentalité, c'est un état d'esprit, etc. Mais il ne faut pas, en tout cas, avoir peur de sauter d'une falaise parce qu'on est dans un confort financier ou dans un confort matériel en se disant qu'on va tout perdre. Ce n'est pas le sel de la vie non plus.
- Speaker #0
Alors, ce qui est vrai, c'est qu'en plus, toi, ça s'illustre extrêmement bien. Tu as une classe à la télévision incroyable, en vie reconnue. Puis un jour où c'était quelque chose que tu as mûri, tu t'es dit, ça y est, je m'en vais. Enfin, tu es... BLEH !
- Speaker #1
Non mais alors attends, mon ambition était celle-ci, mais à un moment donné, mon ambition c'était de dire « Attends, maintenant, je voudrais profiter de ce que j'ai et avoir une jolie qualité de vie. » Et en fait, c'est marrant parce que pour nos parents, il fallait attendre la retraite pour ça, tu vois, il y avait aussi cette valeur-là. Moi, je me suis dit « Non, j'ai envie d'en profiter maintenant. » Et c'était un vrai choix de vie, donc ça n'a pas été du jour au lendemain, ça a été mûri un peu parce que j'avais deux enfants, donc je ne pouvais pas faire n'importe quoi non plus. Et puis j'avais quand même envie de pouvoir leur... leur payer des études si ils ont envie d'en faire ou de contribuer à leur vie future. Mais je me suis dit, attends, je préfère gagner beaucoup moins et avoir du temps qualitatif avec eux et profiter de ma vie, de prendre soin de moi aussi, plutôt que de continuer cette course-là qui n'est plus la mienne parce que j'avais fait le tour dans le bon sens du terme. L'argent n'a jamais été un facteur déterminant pour moi et quoi qu'on dise de cette phrase. quand même elle est reprise sur les réseaux sociaux, je tiens à le dire, l'argent ne dépend que de soi. Et ça, c'est dur à entendre. Et je comprends, il y a plein de gens qui m'ont dit « Oui, mais toi, non. Moi, je viens d'un milieu ouvrier agricole. Je viens d'un milieu où on m'a toujours expliqué que tu veux gagner de l'argent, tu travailles. Et que je ne vois pas qui peut contrer ça, en fait. Et tu veux en gagner plus ? Ben, travaille plus. » Et moi, avant de faire ce métier, à New York, j'avais trois jobs. Je faisais visiter des appartements le matin, j'étais hôtesse dans un resto le midi et hôtesse dans un resto le soir. Je n'étais pas obligée. Mais du coup, je gagnais bien ma vie. Et du coup, je pouvais louer un appart sympa. Et du coup, j'étais bien.
- Speaker #0
Donc, il faut entendre ces choses-là. C'est compliqué chez nous, parfois. Moi, je suis pareil à nouveau. Complètement, l'action crée le mouvement. On est aussi un peu responsable de ce qu'on visualise. Que ce soit, et tu as bien raison, les épreuves qu'on traverse.
- Speaker #1
Bien sûr. Après, chacun voit sa réussite à son niveau. Tu vois, il y en a qui ne seront pas obligés et qui ne se sentiront pas de faire tout ça. Mais après... C'est juste que je voudrais qu'on soit sur le même pied d'égalité là-dessus, dans le sens où, ne râle pas si tu discutes avec quelqu'un qui, à un moment donné, a fait plus et qui donc a plus. C'est tout.
- Speaker #0
Et puis souvent, le succès, on ne se rend pas compte qu'en fait, quand tu es connue, c'est souvent 20 ans de travail derrière, 20 ans des chaînes, mais oui, 20 ans, enfin tu vois. Oui, oui, puis moi,
- Speaker #1
j'ai bossé, tu bosses le week-end, tu vois. Quand mes cagottes me disaient, on part pour la 500, je dis super. Oui, c'est ça. Salut, moi je bosse. Et je n'étais pas frustrée, tu vois. Je n'avais pas l'impression d'être au bout du rouleau. Mais oui, il y a eu des moments de solitude où je me disais, à quoi bon ? Et en fait, à quoi bon ? Je luttais et je me disais, non, mais vas-y, continue. J'avais envie de réussir. C'est imparable. Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? J'avais un moteur qui était génial et en plus, je faisais un métier. Ça, c'est quelque chose de merveilleux aussi. Et tu le sais, c'est de se lever tous les matins en se donnant les moyens de pouvoir faire le métier qu'on a envie de faire. C'est peut-être pas donné à tout le monde, je le concède, et c'est parfois compliqué, mais on peut s'en donner les moyens. Vraiment, je ne viens pas de ce milieu-là. J'étais à des années-lumières de ce milieu-là. Donc, mes parents vendaient des camping-cars, des caravanes, tu vois. De l'autre côté, on était ouvriers. Je veux dire, ils ne s'y pensaient même pas, quoi, tu vois. Donc, moi, quand j'ai commencé à dire, je vais peut-être faire ça, qu'est-ce que tu vas faire, toi, tu vois. Ce n'est pas pour toi, quoi.
- Speaker #0
Et alors, quand tu as voulu quitter ce confort, comment ont réagi ton entourage et surtout tes... Les gens avec qui tu travaillais ? Alors,
- Speaker #1
les gens avec qui je travaillais, pour la plupart, étaient au courant parce que j'avais toujours dit, un jour, je m'arrêterai, ce sera sec. Vraiment, il n'y aura plus de... pas de retour en arrière. Mes parents, ça a été plus difficile pour eux parce que, justement, il y a cette valeur travail et ce côté, il faut gagner de l'argent. Donc, ils m'ont dit que j'étais évidemment complètement folle et que je ne retrouverais jamais ce que j'avais. Et c'est vrai. Mais je leur ai dit, est-ce que vous vous êtes posé la question de savoir si ce n'est peut-être pas ça que je cherchais ? Et ça a été compliqué, mais en fait, c'est compliqué pour eux, pas pour moi. Moi, ma décision, elle a été prise. Et à un moment donné, j'ai fait mon intuition, mon instinct. Et comme je leur ai dit, je leur ai dit, je vous laisse avec vos convictions. Mais ce n'est pas les miennes. Donc, on a le droit de ne pas être d'accord. Et puis, évidemment qu'après, le temps fait les choses et que... Mais quand je déménage de ma maison pour prendre un appartement, mon père m'a dit « Tu vois, tu es rétrograde. » Et encore une fois, je l'ai pas mal pris. C'est sa conviction, son point de vue, sa façon à lui aussi de dire « Mais non, on n'a pas fait tout ça pour ça. » Ben si, en fait. Là, je suis super bien. C'est là où je n'ai jamais été aussi bien. Mais nos parents n'ont pas la même éducation non plus. Et tout va bien, et on en parle. Mais ça le rend encore dingue. Parfois, on rigole et il me dit, tu ne regrettes pas. Tu ne regrettes pas.
- Speaker #0
En tout cas, quand on te voit là, effectivement, tu es rayonnante.
- Speaker #1
Non, mais c'est pour ça, il n'y a aucun doute. Non, il n'y en a pas.
- Speaker #0
Alors, si je n'ai pas de bêtises, donc tu quittes la télévision, tu te retrouves en Patagonie. C'est à peu près ça le timing ?
- Speaker #1
Oui, tout est resserré. Mais en gros, je quitte la télévision. Et moi, une fois par an, quand j'étais célibataire, je m'offrais un voyage. Ce n'est pas du tout le voyage transat dans le bel hôtel. Je m'emmerderais sinon. Donc, en général, c'est des trucs atypiques.
- Speaker #0
Donc oui, je suis partie en Patagonie. Tu te trouves en Patagonie. Et c'est suite à ce voyage, tu rencontres…
- Speaker #1
Oui, oui, oui. J'ai fait une rencontre complètement folle à un moment donné de ma vie où je ne m'y attendais pas du tout. Mais c'est souvent ça la vie. Et c'est mon mari aujourd'hui. effectivement, quand tu rencontres quelqu'un à 14 000 km qui habite à une heure de chez toi et qui a autant de patagonie quand même. Oui, en Patagonie. Vraiment, en plus, au bout du monde. C'est très beau. Tu connais. Je connais très bien quand j'ai vécu en Patagonie. C'est sublime.
- Speaker #0
C'est magnifique mais c'est vrai que c'est pas là où tu vas pour rencontrer quelqu'un.
- Speaker #1
Non. Je te rassure que... Tu peux aller voir les paragourans. Mais voilà, mon dit, tu cherches quand même le célibat. Eh bien, je n'avais pas de réseau, donc je n'ai pu prévenir personne. Mais ce n'est pas un coup de foudre du tout. C'est la plus belle histoire du monde pour moi. Et oui. Et si j'en parle, ce n'est pas pour parler de ma vie privée parce que je n'aime pas ça. Et puis lui n'a rien demandé. Ses enfants non plus, mes miens non plus. C'est juste parce qu'il y a toujours de l'espoir et qu'il faut vivre avec ce petit conte de fées. Il existe, il est là quelque part. Il y en a un pour tout le monde. J'en suis absolument convaincue. Et moi, je pense que depuis que je suis gamine, je l'ai quand même. Tu vois, ce petit côté Prince Charmant. OK, le mien avait un bourrin avec un GPS de merde, Merci. il est arrivé quand même à l'aube de mes 50 ans, tu vois. Donc oui, c'est long pour ceux qui nous écoutent.
- Speaker #0
Écoute, moi, je me suis mariée il y a 3 ans. J'ai 40 ans et pareil, j'ai bien baroudé, notamment en Argentine. Avant de trouver... Et pareil, je pense qu'il fallait aussi que je travaille énormément sur moi.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Pour savoir reconnaître l'âne.
- Speaker #1
Ouais, parce que la maturité et la sagesse, ça compte. Et que peut-être que tu m'aurais présenté cet homme-là il y a quelques années, je ne l'aurais même pas vu. Tu comprends ? Merci. Tout arrive à point. Et puis, il ne faut pas oublier que moi, j'avais un focus sur ma carrière qui était énorme. Donc, ces questions-là étaient secondaires, en fait. Mes enfants, ça a commencé à être un premier curseur vers l'autre vie. Et puis après, il y a tout le reste. Mais oui, ce n'est pas anodin que ça arrive maintenant. Alors, la Patagonie,
- Speaker #0
il te reste l'homme de ta vie, cette famille recomposée extraordinaire. Tu as aussi écrit un livre qui se déroule en Patagonie. Alors oui, c'est un roman, c'est quand même une fiction.
- Speaker #1
Il y a un peu des deux. Non, mais ce qui est bien,
- Speaker #0
c'est que ça t'a quand même apporté ce voyage. En gros, pour moi, comment je vois les choses, c'est que tu quittes la télé, tu fais ce pas de côté qui, en fait, est un pas extraordinaire. Tu en écris un roman, tu rencontres une de ta vie,
- Speaker #1
c'est quand même extraordinaire ce que tu as. Mais ça a du sens, en fait. C'est-à-dire que quand tu regardes ce que tu fais dans ta vie, et c'est d'ailleurs quand tu regardes, à un moment donné, si tu as le temps de te poser et que tu ne vois pas de sens dans ce que tu fais, qu'il faut te poser des questions. Et donc, en fait, il y a une logique là-dedans. qui est imparable. Je ne pensais jamais écrire un roman de ma vie, mais jamais, honnêtement. Parce que Talbouze Baby ou Jean-Bertrand Rion, c'est très axé sur ce que j'ai vécu. Et bien sûr que cette histoire, elle m'a inspirée ce roman. Évidemment, ce n'est pas possible autrement. Et puis parce que Manon, mon personnage principal, j'avais envie que les femmes se reconnaissent aussi en elles, sur ce principe du chagrin d'amour, de la dureté de la vie, d'élever des enfants seules, d'avoir un mec au bout du rouleau, une fois sur deux, qui ne gère pas. Ça arrive, ça. il y a des mecs géniaux aussi mais après j'en ai rencontré mais oui pour moi encore une fois c'est important que la notoriété puisse avoir un sens aussi si c'est juste pour aller faire des photos et des selfies ça m'intéresse pas, ça m'a jamais intéressé j'ai toujours trouvé ce concept assez dingue et quand les gens me demandent parfois je me dis je suis pas Beyoncé quoi et autant je prends une photo à Beyoncé autant parfois quand les gens me demandent je me dis merde vraiment qui je suis mais en toute honnêteté tu vois et en fait C'est très bien comme ça. Tant mieux. En fait, je me rends compte qu'elle me sert maintenant, cette notoriété.
- Speaker #0
Ça, c'est sûr. Et tu prends cette énergie, effectivement, en ma vraie main, parce que c'est vrai qu'à chaque fois que tu prends des paroles, moi, personnellement, je trouve ça très inspirant pour les femmes, pour les gens et surtout cette attitude où on te sent, en fait. Viens dans tes baskets. Je pense qu'on manque vraiment... D'authenticité. Oui. En fait, c'est assez simple ce que tu racontes. Non, mais c'est gratuit, c'est simple. En fait, on se retrouve dans tes... Non, mais c'est vrai. Mais oui, je comprends ce que tu veux dire. En fait, c'est hyper... On a envie de... Je pense que c'est pour ça que certaines personnes veulent prendre des selfies. C'est qu'on retrouve... Tu pourrais être un peu girl next door. Et en fait, on se dit, je me retrouve en Alessandra. C'est pas rien de faire des mots trop compliqués et d'expliquer des choses.
- Speaker #1
Non, de toute façon, de ma part, ça sera de toute façon compliqué. Mais même quand j'ai écrit mon roman, je me rappelle, je demandais des synonymes à chaque député. Je me disais, quel joli mot. Trop comme meuf des cours, mais trop compliqué. Mais non, oui, c'est important. Tu sais, je pense qu'on manque d'authenticité. Plus qu'avant. Et d'ailleurs, nos parents, nos grands-parents étaient tellement plus authentiques. OK, il y avait un petit côté bourrin. Et tant mieux, on a évolué sur plein de sujets, et notamment pour les femmes. Mais ouais, si on pouvait avoir un petit peu d'authenticité, ce serait bien. Être vulnérable, juste dire tiens, je vais pas bien, j'ai cette faiblesse-là. Moi, par exemple, je dis aux enfants, quand je suis triste, ça m'arrive de pleurer avec eux. Et toi qui as vécu une séparation, si ton fils avait un an, forcément une team, donc tu es très proche. Super. Donc, il t'a capté tout de suite, ton gars. Il ne pourra plus lui faire à l'envers à ton fils. Ton mari peut-être, mais lui non. Eh bien, tu vois, nos enfants, ils ont ce truc que je vois de temps en temps et je me dis « Waouh, j'adore être avec eux » . Ils ont cette authenticité-là. Et on la perd trop, je te dis, on est trop sur le mental. Je reviens à la calèche. Et il faut vite, vite, vite, vite se remettre avec cette petite voix intérieure. Ouais, c'est pas grave de passer pour une conne ou un con, de ne pas savoir, d'être triste, d'avoir des moments de faiblesse. Je pense même que c'est tellement utile dans la vie, tu vois. Et moi, j'en ai eu plein, en fait. Et je les ai toujours partagées, et même parfois avec les gens à l'antenne. Je me rappelle de choses où je revois les extraits, parfois on me montre des extraits, je fais « Waouh ! » En fait, ils disaient vraiment tout ce qui me passait par la tête. Et c'est vrai, et même des invités qui n'étaient pas cool et tout, je les disais, je disais « Putain, vous n'êtes pas sympas. » Et c'est tellement... Moi,
- Speaker #0
je suis très comme toi, et en tout cas, je n'ai jamais été aussi épanouie que depuis que je dis ce qui me passe par la tête. C'est pareil, c'est des choses assez basiques. Tu vois, à chaque fois que je les partage, les newsletters, même sur les réseaux, je suis comme toi. Moi, je me sers de ces hauts puissants et de tout ce que je fais. Et en fait, plus c'est basique et plus j'ai d'écho. Alors qu'en fait, quand je fais trop des trucs extrapolés pour faire un peu semblant, tu vois, ce que ça veut dire d'être quelqu'un d'autre, ça ne marche pas.
- Speaker #1
Ah non, mais non.
- Speaker #0
Alors qu'en fait, dès que ça part du cœur, c'est dingue en fait les gens que tu touches.
- Speaker #1
Ce n'est pas ça, c'est que les gens ne sont pas faits quand règle générale. Donc, dès que tu essayes d'être quelqu'un d'autre, déjà, c'est hyper schizophrénique pour toi. Tu te dis le matin, c'est compliqué quand même. Moi, je n'ai jamais voulu faire ça, tu vois. Et je connais beaucoup de gens comme ça. Et surtout dans le milieu dans lequel j'ai bien œuvré. Mais ouais, non, non. Et puis, ça ne me ressemble pas. Et je pense que j'ai des amis depuis tellement longtemps. J'ai des amis entre 20 et 30 ans, donc ça fait loin. Et un entourage tellement sain que... Mon mari, quand on s'est rencontrés, il ne savait pas trop qui j'étais. Et ça, c'est un truc que j'ai adoré. Mais vraiment, la télévision n'est pas Légion, il n'en a pas. Donc en fait, il avait vaguement entendu parler du truc. Et ça aussi, c'est génial. Parce que du coup, tu rencontres quelqu'un qui est brut, en fait. Il n'y a pas de miroir. Et c'est important dans la vie de se rencontrer comme ça aussi. tu vois, sans faux semblants si t'as pas envie de faire de dîner, tu vois moi à l'époque je faisais des goûters, ça me fait chier le dîner j'aime pas l'alcool, la bouffe c'est pas mon truc donc je faisais des goûters, et ça faisait rire les gens et je disais mais en fait le goûter c'est super cool parce qu'au pire tu bouffes une bonne brioche, tu prends un chocolat chaud et tu te fais pas chier, même si le gars t'as pas envie de l'avoir et on s'inflige des trucs comme ça et qui sont pas pos quoi, donc non, ouais faut, tu vois, ça rigole autour de toi, oui pour les gens qui nous écoutent faites des goûters, c'est hyper cool, c'est pas cher
- Speaker #0
C'est clair. Alors, tout à l'heure, on a parlé spiritualité. Oui. Et là, on parlait de retrouver. Comment toi, tu fais pour te retrouver ? Quel est ton rituel spirituel pour développer ton intuition ? Est-ce que tu pries ? Est-ce que tu écris ? On voit bien qu'aujourd'hui, tu écris beaucoup plus qu'avant.
- Speaker #1
Oui. Mais… Ben, écoute, tu m'aurais parlé de méditation il y a quelques années. Je t'aurais dit, écoute, rends-toi avec Bouddha. Ma sœur, qui est préparatrice physique et mentale, n'est pas étrangère à ce que je vais te dire. Et quand je n'allais pas très bien, elle me soufflait. Cette petite phrase qui me disait « pose-toi, réfléchis, médite » . Mais pour moi, la méditation, c'était « tu fais du yoga, je déteste ça, tu te mets en Bouddha et tu penses » . Et en fait, elle m'a apporté un truc extraordinaire, c'est qu'elle m'a appris à méditer sans être dans une posture de méditation. C'est-à-dire de prendre du temps de respirer. Elle est passée avec moi en force, mais grâce à la respiration. Et c'est un truc que j'ai commencé à adopter, tu vois, parce qu'en fait, on respire mal. Tout le monde respire mal, sauf si tu en as pris conscience et que tu es bien. Et maintenant, j'ai envie de te dire, il y a deux choses. J'ai changé radicalement de vie. J'habite dans le sud. Donc moi, je vais me baigner toute l'année à la mer, même l'hiver. Et ça, c'est mon moment de méditation. Déjà, tu fais des bains froids pendant trois ou quatre minutes. Ouh là, ça passe que par l'intérieur, tu vois. Donc elle m'a appris ça, elle m'a appris à respirer. Et il y a des moments dans la journée où, de toute façon, je suis passée en slow motion, on ne va pas se mentir. Pendant 22 ans, j'ai pris l'autoroute et là, je ne suis pas sur une départementale, je suis sur une roulée de campagne, tu vois. Donc je respire, je respire et je regarde autour de moi, chose que je n'avais jamais fait non plus. Et c'est des trucs... tout bête, tu vois, et on te le répète. Et de toute façon, je vais te dire, ce podcast arrivera dans les oreilles de quelqu'un et ce ne sera pas un hasard. Tu comprends ? Et c'est ça qui est génial dans ce que tu fais. C'est qu'il y a des gens qui vont l'écouter en pleine conscience et tu en as d'autres, non. Et ceux qui vont l'écouter en pleine conscience, tu as des petites phrases ou des mots chez toi ou chez moi qui vont résonner. Et c'est pour ça que je suis contente d'être avec toi parce que si ça peut résonner même dans l'oreille de dix personnes, c'est énorme pour nous. Tu en as fait déjà avant ces dix, en fait. Et ça, c'est important.
- Speaker #0
Alors, ton prochain livre, ça va être sur la méditation ? Mais si, une BD pour les entents, une BD pour les familles recomposées, où on médite tous ensemble. Alors,
- Speaker #1
figure-toi que je suis déjà sur... Alors, c'est sympa, mais je suis déjà sur l'écriture du tome 2 de Five, parce que Dargo est super content. Et non, j'ai envie de faire un autre roman, et j'ai envie de me mettre dans la peau d'un mec, parce que cette société, aujourd'hui, elle est très particulière. Et c'est vrai qu'il y a des hommes qui sont des gros cons, et qui ne mériteraient même pas de respirer dans notre monde. Et tu as des femmes aussi, enfin, je veux dire, tu vois. Mais j'ai envie de me mettre dans la peau d'un gros connard qui, justement, fait son chemin. Je suis hyper vulgaire, mais en fait, je ne peux pas te le dire mieux. En tout cas,
- Speaker #0
tu as plein d'inspiration dans l'actualité.
- Speaker #1
Oui, mais tu n'as même pas besoin de l'actualité, globalement. Une vie de femme suffit, j'ai envie de te dire. Et en même temps, je ne leur jette pas la pierre parce qu'il y a des hommes vraiment formidables. Ah, ça, c'est sûr. J'ai envie d'écrire un autre roman.
- Speaker #0
Très sympa, cette idée. En tout cas, la BD, moi, elle me parle énormément. Je pense que tu vas rendre sa vie à plein de familles recomposées. C'est top. Et d'hommes, d'ailleurs, qui ont culpabilisé de devoir se séparer, de se dire... Et d'enfants, parce que,
- Speaker #1
tu vois, ils peuvent la lire aussi. Et ça, ça m'intéresse vraiment, moi. Qu'ils comprennent aussi qu'ils ne sont pas tout seuls.
- Speaker #0
Génial. Écoute, on te recevra avec un immense plaisir.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Dès que vos romans sortent. Merci, Milwa, pour cette fraîcheur et cette beauté. Tu rayonnes comme ça, en face de moi, et j'espère dans les oreilles. et la vidéo qui va sortir. Merci beaucoup. Merci Alessandra. Salut. Si tu as aimé ce podcast, abonne-toi pour ne rien manquer des prochains épisodes, soutenir Cerveau Puissant et suivre toutes les actualités, les échanges à venir et les contenus que je prépare pour continuer à nourrir ce qui fait vraiment la différence.