Speaker #0Et si depuis le début, passer de bonnes vacances n'était pas forcément se rendre le plus loin possible de notre lieu de vie et voir le plus de choses possibles sur place ? C'est une heureuse coïncidence. Ce que nous devons faire pour survivre est également ce que nous devrions faire pour mieux vivre. Je suis Eve, et ce podcast montre qu'adopter un mode de vie durable est meilleur pour soi, pour les autres et pour l'environnement. Bienvenue sur mon podcast ! Étant donné que nous sommes en pleine période estivale, je me suis dit quoi de mieux qu'aborder la question... du tourisme et du voyage pour nos vacances. Personnellement cet été c'est des vacances plus ou moins choisies puisque ma soeur se marie, donc je passe une semaine à Constance en Allemagne, qui fort heureusement est accessible en train depuis Paris et qui est une ville qui a certainement des vélos pour se déplacer sur place. Avant toute chose définissons les termes du sujet parce que finalement, tourisme, voyage, j'avais pas forcément les différences en tête de ce que ça voulait dire, j'avais un peu la connotation du... du touriste négatif et du voyageur qui est plutôt ouvert sur les autres, etc. Mais en fait, de base, les définitions, sans doute, du mot voyager et du mot tourisme ne sont pas les mêmes. Le tourisme, c'est le fait de parcourir pour son plaisir un lieu autre que celui où l'on vit habituellement. Donc c'est qu'on le fasse. en mode surconsommation ou en mode j'observe la culture locale et j'essaye de m'en imprégner, on est quand même en train de visiter et de parcourir un lieu qui n'est pas le nôtre, enfin qui n'est pas notre lieu de vie. Et du coup, c'est plus axé sur la visite et sur la vie sur le lieu de destination, alors que voyager, en vrai c'est logique, mais je ne sais pas, j'avais pas ça en... Je trouvais ça quand même bien de mettre les points sur les îlits. Voyager, c'est... partir pour une destination plus ou moins loin. Donc c'est juste de notre lieu de vie à notre lieu de visite. Ce qui se passe quand on se déplace, c'est le voyage. Donc c'est pour ça qu'il y a un peu un mauvais usage des termes qui est que souvent on dit je vais voyager au Brésil. En général, non, tu as à faire du tourisme en Brésil parce que ça m'étonnerait que tu traverses l'Atlantique à la voile pour te rendre au Brésil. Mais bon, soit. Et du coup, dans ce podcast, on va se concentrer sur vraiment le tourisme et le voyage dans le cadre de vacances. Donc les vacances, la définition aussi, repos, cessation du travail et des activités ordinaires. Donc ça ne veut même pas forcément dire qu'on va voyager, mais en tout cas c'est juste qu'on ne travaille pas ou on cesse nos activités ordinaires, comme le disent si bien les définitions. que ce soit une semaine ou six mois. Si on n'a aucune travaillée, si on travaille pas sur place ou quoi, c'est considéré comme du tourisme. Mais bien sûr, l'approche n'est pas forcément la même. Ensuite, on va aussi aborder, forcément, vous vous en doutez, le tourisme lent. Alors, il y a différents termes utilisés. Il y a le tourisme lent, le voyage lent, mais il y a aussi des personnes qui préfèrent utiliser le tourisme doux, parce que lent, ça a un peu une connotation négative. Et il y a moins cette division entre, j'ai l'impression, le tourisme et le voyage, parce qu'en fait, les définitions de tourisme et de voyage lent ou doux, ça vient préciser l'état d'esprit dans lequel on aborde les choses, et du coup c'est le même état d'esprit que ce soit pour le voyage ou pour le tourisme. Le slow tourisme est ce tourisme du temps choisi, gardant d'un ressourcement de l'être, entre parenthèses, pause, déconnexion, lâcher prise, mais aussi et surtout bien-être, tant pour soi. et santé, peu émetteur de CO2, respectant l'écosystème du territoire d'accueil et synonyme de patience, de sérénité, d'amélioration des connaissances et des acquis culturels. Beaucoup de promesses auxquelles le tourisme actuel ne répond pas trop. On va voir un peu dans une première partie l'impact du tourisme en France actuellement, et dans une seconde partie, qu'est-ce qu'on peut faire pour limiter cet impact. et vu la définition du tourisme lent qui je trouve donne vraiment envie, on va dire ok, bah en fait... toutes ces promesses bien-être et tout et bah c'est aussi ça permet aussi de moins polluer de faire attention à la biodiversité et c'est donc c'est assez motivant je trouve pour aller dans un mode de vie plus durable et le seul truc c'est que de nos jours parfois la frontière je pense peut être un peu flou entre tourisme et je pars à un endroit mais je télétravaille et puis en fait je vais voir ma famille mais bon j'en profite pour visiter des trucs etc. C'est pas toujours hyper défini mais justement on va voir du coup plus dans la seconde partie qu'en fait ce certain flou fait en sorte qu'on a moins entre guillemets de... de vrais voyages, de vrais tourismes qui ne se mélangent pas à d'autres activités forcément quoi. Bon, passe-moi la première partie, l'état des lieux, que j'ai nommé les malheurs du tourisme de masse, en référence au malheur de Sophie, qui était victime aussi du tourisme de masse. Non, elle n'était pas victime de ça. Oh, victime de plein de choses, mais pas du tourisme de masse. Commençons par faire ce qui est facilement chiffrable, l'empreinte carbone. Du moins, c'est ce que je pensais, parce que... je voulais en fait connaître l'empreinte carbone des français qui vont faire du tourisme à l'étranger plus les français qui font du tourisme en France. Sauf qu'en fait, quand l'ADEME, etc., calcule l'empreinte carbone... Enfin, l'ADEME, juste l'ADEME, hein, parce que, etc., j'ai fait connaître les chiffres de l'ADEME qui ont été repris par un prix carbone 4, mais bon. Donc quand ils, les intelligents, font les calculs pour connaître l'empreinte carbone... du secteur du tourisme, forcément, en fait, ils calculent que ce qui est sur le territoire. Donc ça va être l'empreinte carbone des Français touristes en France et des étrangers qui viennent faire du tourisme en France. Mais du coup, dans ma tête, je me suis dit, mais du coup, ça donne pas vraiment ce que... Enfin, ça donne ce qui est fait sur le territoire français, mais qu'est-ce qu'on fait s'il y a beaucoup plus d'étrangers qui viennent que de Français qui partent ? Et c'est... un petit peu le cas, mais bon en vrai c'est presque pareil donc les chiffres seront parlants mais c'est un petit peu le cas parce que du coup si on... le dénominateur commun c'est les français qui font du tourisme en France, il y a 80% des touristes... 80% des français qui voyagent en France et 20% à l'étranger donc déjà c'est moins que ce que j'imaginais mais vous allez voir les chiffres, cette petite part fait quand même des dingueries et du coup donc sur 100% des français ... Les français qui voyagent en France représentent 80%. Et du coup, si on compare les français qui voyagent en France, donc ces français-là qui voyagent en France, et qu'on ajoute les étrangers qui viennent, vous allez voir, après, tout va être plus simple. Vous allez comprendre mon raisonnement, vous allez faire « Ah oui, d'accord » , et après vous allez voir les chiffres et vous allez être là « Oh non ! » et après vous allez vouloir faire du tourisme long, donc accrochez-vous. Mais donc, si les étrangers qui viennent en France... additionnées aux Français qui restent ici, les parts changent. Et c'est 70% de Français qui sont... Enfin, sur tous les touristes en France, il y a 70% de Français et 30% d'étrangers. Donc, il y a forcément un petit peu plus d'étrangers qui viennent faire du tourisme en France que de Français qui partent faire du tourisme à l'étranger. Mais en même temps, on n'a pas forcément... Enfin, je n'ai pas des chiffres aussi précis que de savoir, oui, mais dans cette part des Français qui partent, combien partent dans des pays lointains ? Est-ce que les étrangers qui viennent ne viennent pas plus d'Europe, etc. ? Donc ça reste des ordres de grandeur. C'est des chiffres qui sont là pour ça, en fait, qui sont là pour donner des ordres de grandeur, mais qui n'ont pas vocation à avoir une précision folle, parce que finalement, on n'a pas vraiment besoin de précision. On a juste besoin de se dire, ah oui, ok, on a dépensé les bornes et on va détruire la planète. Bon, bah... Passons à un tourisme un peu plus vert. Mais du coup, le chiffre dont j'aimerais parler, en 2022, les émissions du secteur du tourisme en France, donc nos Français en France et les étrangers qui viennent en France, ont atteint, tenez-vous bien, 97 millions de tonnes de CO2 équivalent. Donc CO2 équivalent, pour rappel, ça veut dire on prend tout ce qui... les gaz qui polluent, CO2, point oxyde d'azote... méthane, gna gna gna, bon je ne connais que trois, alors je n'ai aussi de croûte que trois mais voilà, et on les ramène en équivalent CO2 parce que le méthane par exemple il pollue beaucoup plus, on dit ok bon bah un kilo de méthane ça fait trois kilos de CO2, hop on ramène tout et du coup c'est pour ça le petit E. Mais donc 97 millions, bon en vrai dit comme ça on se dit so what, ça correspond environ à l'empreinte carbone annuelle de 10 millions de français donc soit un sixième presque. Un septième, je suis mauve. Combien on est ? 66 millions ? On est 68 millions. Donc presque un septième de la population. Pour donner aussi une idée de ce que ça représente, c'est responsable de 11% de l'inventaire national des émissions en France. Et là où c'est un peu dommage, c'est que le secteur du tourisme contribue à 4% du PIB. Donc il pollue beaucoup, mais il rapporte... moyen. Après, il va peut-être apporter un peu de bien-être. Quoique, le tourisme de masse, est-ce que ça rapporte vraiment du bien-être ? Pas sûr. Mais donc, dans toutes ces émissions, on va un petit peu regarder qu'est-ce qui pollue le plus. Et vous l'avez peut-être vu venir, mais 70% des émissions, c'est la mobilité. 69% pour être exact. Et dans ces 69%, 29% c'est l'avion. Donc il y a certainement des voyages internes, mais je pense que c'est aussi beaucoup. Du coup, comptez les étrangers qui viennent en France. Mais bon, c'est quand même que 30% des touristes total, donc ça montre à quel point c'est énorme. Et là, j'ai appris quelque chose. Les chiffres sont bien détaillés. Et dans la part des émissions dues aux avions, donc 29%, il y a une division qui est 16% et 13%. Vous allez peut-être vous dire... Enfin, peut-être quand je vais vous dire, vous allez me dire, bah oui, on sait. Mais moi, vraiment, je ne savais pas. J'apprends ça, je me dis, mais quoi ? Donc les 13% sont dues à la production et combustion du carburant. à la construction d'infrastructures, donc les aéroports et les avions. Et moi, je me suis dit, mais 13%, c'est et le carburant et la construction, mais que sont les 16 autres pourcents ? C'est pas genre 1%, c'est 16 autres pourcents. Et c'est les traînées de condensation qui sont obligées, en fait, avec la manière dont c'est fait. Et je me dis, mais je... Je sais pas si je suis toute seule à pas savoir ce genre d'informations mais je trouve ça quand même fou quoi de de l'apprendre que maintenant je suis comme quoi mon nom je reste encore sur les fesses de ces traînées de condensation qui représentent 16% des émissions du tourisme en France ces petites traces blanches là mais en fait c'est le diable ah et j'avais tout à l'heure j'avais dit ah oui on sait pas trop qui vient d'où machin mais en fait si un petit peu les visiteurs non européens représentent 3% des arrivées. Donc c'est vraiment très peu. Déjà, c'est bien, ça veut dire que 27% qui... Enfin, que les Européens aiment voyager en Europe, mais sont responsables de 20% des émissions du secteur. Donc c'est quand même... Là, je crois qu'on se rend bien compte de à quel point c'est pas négligeable, quoi. Ensuite, quelque chose qui représente aussi beaucoup d'émissions du secteur, toujours liées à la mobilité, c'est un tiers qui sont dues à la voiture, avec 26% liées au déplacement du lieu d'origine au lieu de ton rythme, et 7% sur place. Donc c'est même un peu plus d'un tiers, et ça c'est vraiment quelque chose d'évitable, mais ça j'en reparlerai, et du coup c'est beaucoup les français qui restent et qui se déplacent en voiture, et c'est... En fait, je pense que... En tout cas, moi, j'ai beaucoup plus la notion d'à quel point l'avion, c'est mauvais. Mais là, on voit, la voiture, c'est autant, quoi. Et l'autre jour, j'ai fait la fresque de l'écoféminisme. Et à un moment, ils en parlent de... C'est une petite aparté. En fait, quand on fait Paris-Marseille, par exemple, en avion, dans un avion normalement rempli, eh ben, on va autant polluer... que quelqu'un qui dans une voiture normale essence voilà fait un paris marseille seul dans sa voiture et alors que je trouve que c'est enfin prendre la voiture on a l'impression que moi j'ai un peu l'impression que c'est moins grave alors que seul comme ça on se dit c'est autant qu'un avion alors qu'un avion enfin on sait quoi à quel point c'est énorme et c'est enfin les chiffres sont fous En même temps, c'est plus facile d'avoir un peu pour, entre guillemets, bouger misère l'avion. Parce que bon, déjà, c'est très utile d'arrêter de prendre l'avion pour les émissions de CO2. Mais parce qu'il y a plein de choses pour remplacer ça. Alors que remplacer la voiture, c'est plus dur parce que la voiture permet d'accéder à des endroits qui ne sont pas accessibles par train, par exemple. Alors que l'avion, tout est accessible par train en soi. Après, on peut partir à perpète, mais tout est quand même accessible par train ou par bateau. Et il faut risquer des périls dans certaines régions du monde, mais en soi, ça l'est. Mais je veux dire, quand on reste voyager en France, c'est beaucoup plus facile de remplacer l'avion que la voiture. Et du coup, c'est plus facile aussi de fermer les yeux, même sans forcément le vouloir, et de se dire « Oh, mais la voiture, ça va, je ferai des blabla cars » . En vrai, c'est très bien de faire des blabla cars. Ensuite, on a l'hébergement, l'achat de biens et l'alimentation qui sont responsables de 25% des émissions. Donc c'est vraiment énorme aussi. Parce que je trouve qu'on a beaucoup en tête aussi les activités touristiques qui peuvent être hyper émettrices en CO2 et tout. Mais en fait, non, c'est pas tant que ça, c'est 3%. Alors que respectivement, là, l'hébergement, 8%, les achats de biens, 9%, l'alimentation, 8%. C'est vraiment, je trouve, très révélateur de comment fonctionne le tourisme. Mais par contre, une bonne nouvelle, je sais pas, parce que comparé à 2018, ces chiffres de 2022... je n'ai pas trouvé des chiffres plus récents, marque une baisse, mais due encore au contexte Covid et à la diminution du coût des vols internationaux. Donc, il faudrait voir si après, ils vont sortir une nouvelle étude pour se dire, OK, est-ce que cette diminution est restée ou est-ce que c'était vraiment juste ce contexte de Covid et que c'est reparti de plus belle ? Et en tout cas, pour le secteur, pour rester dans les accords de Paris, il faudrait peser de 30 à 50 % les émissions de CO2. Donc je propose qu'on se dise tous, passons à un tourisme plus vert pour rester dans les accords et en plus avoir peut-être des aventures un petit peu plus enrichissantes. Parce que pour le moment, il n'y a pas vraiment d'obligation sur le secteur, c'est un peu juste la bonne volonté des acteurs et des gens comme vous et moi. Donc la responsabilité nous incombe de faire des vacances un peu plus cool. Et aussi quelque chose d'intéressant pour comparer, c'est la moyenne journalière de l'empreinte carbone de quelqu'un. Et du coup, la moyenne journalière annuelle, donc si on enlève dans cette année les vacances, elle est d'environ 20 kg de CO2 équivalent. Si on fait un tourisme, si on reste en France et qu'on utilise une voiture, la moyenne du coup journalière de... de pollution de nos vacances, c'est environ 32 kg de CO2. Et si on pas à perpète les olivettes, c'est 300 kg. Donc là encore, je trouve qu'on se dit, ok, ok, à quoi bon partir aussi loin si je suis responsable de la fin du monde ? Bah bon, la fin du monde, on va pas l'avoir, nous, donc ça va. Mais la fin du monde pour nos générations futures, c'est pas très sympa. Enfin quoi que, on va pas la voir mais il y aura quand même... On aura quand même pas la même qualité de vie parce que bah en fait si on reste sur le tourisme par exemple un réchauffement de la planète ça veut dire que déjà il y a plein d'endroits où on pourra plus aller, enfin il y a des stations balnéaires où ce sera vraiment beaucoup trop chaud, il y a des stations de ski où il y aura juste plus de neige du coup on sera là, mince, que faire. Et du coup après bon bah on va aller à d'autres endroits mais en fait dès aujourd'hui Il faut un peu désengorger tous les endroits prisés, même si on se concentre que sur la France, parce que ça crée des pressions à certains endroits, c'est pas forcément toujours hyper bénéfique économiquement. Alors que si on ventilait un petit peu plus sur la France, il y aurait d'autres régions qui bénéficieraient un peu plus de l'élan économique du tourisme, et il y aurait moins de pression sur les zones qui... qui sont victimes selon les saisons aussi de toute cette affluence. Mais bon, ça, c'est plus facile à dire qu'à faire. Quand on est en hiver, on a bien envie d'aller faire du ski, et on ne va pas aller faire du ski. On ne va pas aller faire du ski en Bretagne, quoi. Mais aussi, du coup, le réchauffement, ça crée aussi des problèmes sur les transports, parce qu'il y aura de plus en plus de canicules, donc les routes certaines pourront être impraticables, les chemins de fer pourront aussi être... moins efficace, il y aura des glissements de terrain, la montée des eaux, etc. En fait, tout ce qui menace la vie en général, forcément ça menace aussi nos vacances. Et vous vous doutez que le tourisme n'affecte pas que le climat. Toujours en parlant de ces régions qui sont sursollicitées, comme on est en vacances, on va moins faire attention, on va moins être respectueux de l'endroit où on vit, et du coup on va utiliser trop d'eau, ou on va pas faire... attention à ces déchets et même si tout le monde faisait attention en fait comme c'est surpeuplé et bah il manque d'eau ou alors les eaux usées sont pas bien peuvent pas être traitées parce qu'il y en a juste trop et du coup pour répondre à tout ça il faut construire d'autres immeubles pour loger tout le monde et dans les périodes de forte affluence et ça conduit à l'artificialisation des sols Pire menace pour la biodiversité, l'artificialisation des sols. Forcément, il y a un appauvrissement de la faune et de la flore locale, et locale, mais du coup, partout dans le monde, parce qu'il y a du tourisme, le tourisme est global. Et du coup, ça rend après beaucoup plus difficile, enfin, les services écosystémiques dont on dépend. sont beaucoup plus difficilement possibles parce que si on artificialise tout, on aura plus ce lien à la nature parce que quand même ça fait du bien en vacances de se reconnecter avec le vivant et ça s'appelle la biophilie qui est en fait le besoin humain de contact avec la verdure, l'eau, les animaux, etc. Donc si c'est pas préservé, on aura plus ça, c'est vraiment concret. Mais aussi, forcément, les eaux seront moins saines, les plages seront beaucoup plus facilement victimes, il y aura beaucoup plus d'érosion. Et en fait, l'impact aussi sur les populations locales est terrible parce que le sol sera moins pollué, donc moins fertile, il y aura encore une fois moins d'eau douce. Et donc ça, au niveau de la biodiversité, mais aussi pour les raisons... Il y a aussi des raisons économiques, sociales, de si on va trop à un endroit, le prix des logements augmente pour les locaux, ils sont là, mais où est-ce qu'on va ? Certes, il y a une création des emplois, mais du coup, il y a aussi une dépendance folle au tourisme. Et en fait, c'est tellement une machine tout ça qu'il y a une perte pour les gens d'identité culturelle et tout tourne autour de ça et la qualité de vie est vraiment détériorée. Donc voilà. Pour éviter le réchauffement climatique à 4 degrés et l'effondrement de la biodiversité, nos modes de vacances actuelles sont discutables. Ce qui est bien, c'est qu'on peut facilement le remplacer. Donc passons à la seconde partie. Nos actions ont de l'impact, les joies du tourisme doux. Dans cette partie, je vais essayer un peu de nous faire changer de regard et d'arriver à la fin à ne pas se dire... Ah mince, je pourrais jamais aller en Thaïlande en avion, mais de se dire, mais quel bonheur, en vrai pour 4 heures de train, je peux aller dans des paysages époustouflants. Là moi je parle personnellement de la Bretagne américaine, j'y suis allée une fois dans ma vie, mais il faut que je remette ça. Donc je vais un petit peu parler à la fois de ce qu'on fait actuellement et pourquoi c'est pas forcément le mieux pour nous. et parce que pour l'environnement on aura compris que c'est pas forcément le mieux et pourquoi on le fait aussi, d'où ça vient etc et ensuite est un peu mélangé à par quoi on peut le remplacer et vraiment tout ce que peut apporter un tourisme plus respectueux de l'environnement parce qu'en fait il y a beaucoup ce truc de oui un tourisme plus respectueux de l'environnement ça va être restrictif et tout mais en fait pas du tout et moi je me dis mais c'est même, il faut un peu de courage pour vraiment le faire parce que c'est pas facilité forcément de nos jours, quoique ça va mais ça peut vraiment apporter un épanouissement dans nos vies qu'on n'aurait jamais vu donc j'ai hâte d'en parler parce que vraiment le voyage en fait, l'aventure et la connexion à des modes de vie qu'on ne connait pas en vrai c'est hyper enthousiasmant Parce qu'il faut aussi avoir en tête que nos vacances, et du coup si jamais pendant nos vacances on voyage, nos voyages et nos visites et nos découvertes, bah c'est pas une fois dans notre vie quoi. Je prône en fait que les vacances, ça peut avoir vraiment un énorme impact sur notre qualité de vie. Et si on répète des schémas nocifs pour nous, bah forcément notre qualité de vie sera... Quand on va revenir dans notre quotidien, ce sera pas fou. En fait on n'a même pas... On n'ose même pas finalement tellement on est matrixé par le tourisme de masse, mais si on ose des vacances autrement, l'impact sur après notre bien-être de manière générale serait fou. Donc déjà qu'on soit clair, pour empêcher de telles émissions de CO2 de ce secteur-là, la solution c'est pas juste d'arrêter de voyager et d'arrêter de découvrir, parce que déjà l'homme a ce... c'est un besoin, l'homme a besoin... de découvrir d'autres horizons, de bouger, de se mouvoir tout court, mais même de se déplacer. Et avant le tourisme, en fait, on répondait plus à ce besoin d'aventure dans le quotidien, parce qu'aller dans le village d'à côté, ça pouvait parfois constituer toute une petite aventure. On se déplaçait plus pour les raisons économiques et religieuses, bon, c'est encore le cas de nos jours, mais comme le voyage, en parlant de la mobilité, et fortement facilité. Se déplacer pour le travail ou pour aller voir ses proches, c'est pas forcément suffisant pour combler ce besoin d'aventure. D'où la volonté d'avoir des vacances. qui souvent, même si elles sont à perpétuer les olivettes, ne comblent pas ce besoin d'aventure. Parce qu'en fait, on aura quand même un transport qui nous porte de A à Z, et où on n'a pas besoin de faire un effort, où on n'est pas soumis à des aléas, où on ne doit pas s'adapter. Si on essaye de s'imaginer un peu à quoi ressemblent des vacances classiques qui sont inventées, Si On prend la voiture ou les transports pour aller à l'aéroport. On attend X heures dans les halls d'aéroport. On prend l'avion pendant X heures en regardant des films ou en lisant ou en écoutant de la musique. Ou en étant sur TikTok. Ah non, il n'y a pas le droit à la Wi-Fi. Je ne sais pas s'il y a de la Wi-Fi dans les avions maintenant. À mon époque... Non, en vrai, j'ai pris l'avion il n'y a pas si longtemps que ça, mais... À mon époque... Il y a 70 ans, il n'y avait pas la Wi-Fi, on n'avait pas le droit, le mode avion. Après, on arrive, on attend nos bagages, on sort, on prend un taxi jusqu'à l'hôtel. On se met dans l'hôtel, on va voir un peu, on visite l'hôtel, on va voir la piscine de l'hôtel. Oh tiens, il y a un accès plage. Et si on passait l'après-midi à la plage ? On s'allonge sur la plage, on mange au restaurant de l'hôtel, on dort. Non, on fait une petite soirée sur la plage, on dort. On se lève, on va un peu à la piscine, puis on mange, puis on va à la plage, puis on mange, puis on dort. Oh tiens, et si on visitait ? Ah oui, mais non, les vacances c'est fait pour se reposer. Viens, on va plutôt à la plage. Allez, allons à la plage. Non, en vrai ça c'est peut-être un peu l'abus, mais je sais qu'il y a des gens qui vivent ça. J'ai été témoin, mais sinon ça peut aussi être la même chose, mais après on part de l'hôtel, on a loué une voiture. On va dans la ville voisine, on fait toutes les visites qu'il y a à faire, on revient à l'hôtel en voiture, stressé dans les bouchons, on mange le reste de l'hôtel, on dort, on repart le lendemain en voiture, visiter, oh là là, non. En vrai, je pense que j'exagère et qu'il n'y a pas de vacances type, mais c'est souvent en exagérant comme ça qu'on n'est pas si loin de la vérité, parce que... Même si les visites en soi, c'est pas mauvais, quoi. Il y a plein de choses hyper belles à voir et des choses mythiques, etc. Mais qui sont, à mon avis, un peu... Comment dire ? Un peu surcotées, dans le sens où, dans ma vie, j'ai quand même vu pas mal de choses. Même si, bon, je suis pas la personne qui a le plus voyagé. Mais c'est jamais les... Enfin, par exemple, quand je suis arrivée à Paris et que j'ai visité, y'a rien qui m'a... marqués, alors que c'est des choses que les gens voyagent des centaines, des milliers de kilomètres pour venir voir par exemple Notre-Dame. Mais je veux dire, c'est bien, c'est beau, mais il y a toute une émulation autour qui ne vaut pas la peine. En fait, toute cette pollution pour voir un bâtiment, bon bah... C'est très bien, c'est très joli, mais franchement, on a tellement de choses... Je veux dire, chaque pays regorge tellement de richesses que... Pourquoi aller voir les... C'est comme les 7 marévailles du monde. Oui, c'est bien, mais bon... C'est tellement... En fait, c'est tellement juste une... Je le vois un peu comme une tout doux, une checklist de... J'ai vu ça dans ma vie, je l'ai vu de mes propres yeux. C'est pas si bien en fait, c'est pas nul, c'est cool de visiter, c'est cool de voir des monuments historiques, de s'intéresser aux choses, etc. Ça a du bon, mais en fait c'est tellement fait à la chaîne, et tellement, il y a tellement de monde, c'est tellement, je sais pas, impersonnel, il y a tellement peu de connexion à la vie locale. que ça en devient... Même si on voit des choses différentes, c'est comme si on... C'est les mêmes visites qui se répètent à l'infini. J'en ai fait des visites dans ma vie et ça a jamais, pour moi, valu le coup. Ça a jamais valu le coup de l'attente. Ça a jamais valu le coup du coup, du prix. Et même si c'était... En fait, c'était beau, mais... Il n'y avait aucune autre valeur, quoi, c'était juste... Et puis, en vrai, beau, après, c'est aussi... Chacun a sa division de la beauté, mais... Enfin, par exemple, moi, tous les soirs, mon copain, d'ailleurs, à chaque fois, il est là, mais qu'est-ce qu'elle a ? Je suis... Enfin, peut-être pas tous les soirs, mais je suis souvent émerveillée par le ciel. Vraiment, je regarde le ciel et les couleurs, et je me dis, mais c'est quand même un truc de fou, quoi, c'est vraiment hyper beau. Et pourtant, c'est là pour tout le monde, c'est disponible pour tout le monde, tous les jours. Et bon, on en parle, de la beauté du ciel, etc. Mais je veux dire, ça ne nous viendrait pas à l'idée de... Bon, en même temps, c'est parce que c'est partout, mais ça ne nous viendrait pas à l'idée de visiter un endroit... Enfin, quoique si on visite des endroits aussi pour la beauté de la nature, ça, je comprends un petit peu plus. La beauté des paysages, la beauté de l'endroit. Mais je trouve que ça aussi, c'est un peu aussi pris dans le piège des touristes et le parcours du tourisme. Parce qu'en fait, il y a des endroits qui sont super beaux, mais du coup connus, et qui deviennent un peu... Enfin, l'expérience en devient moins bien, parce qu'on est juste collés aux gens. On a fait tant d'efforts, en fait, pour aller voir quelque chose qui est magnifique, mais tant d'efforts dans le sens... Enfin, on a subi la foule, on a payé, on a fait des milliers de kilomètres pour ça. Et alors qu'en fait, il y a des endroits... En fait, il y a tellement d'autres endroits sur Terre qui sont peut-être moins grandioses ou moins, je sais pas, mais qui sont tout aussi époustouflants, et on n'en fait pas tout un plat, quoi. Je pense par exemple à ma... Je viens des Alpes, et il y a des montagnes qui sont incroyables, et bon, bah, tout le monde, beaucoup de gens y vont, etc. Mais c'est pas un lieu touristique de fou, alors que, bah, ce serait... vraiment le genre d'endroit où on montrait à 5 heures du mat pour voir un lever de soleil et ce serait incroyable et il y a ce même genre de choses dans les pays exotiques que les français visitent et là ils font l'effort alors que on pourrait vraiment le faire chez nous quoi et c'est un peu dans ce sens là je me dis mais on se rend pas compte de tout ce qu'on a et et on veut toujours voir tout ce qu'on nous a vendu en fait et alors que bien souvent moi je remarque que dans mes expériences ce que j'ai trouvé, ce qui m'a touchée, ce que j'ai trouvé vraiment sincèrement beau, c'est jamais les choses qu'on m'a vendues comme valant le coup. Et alors je sais pas si je suis une exception ou si c'est un peu ça, mais pour moi c'est complètement lié au fait d'avoir vécu ces choses sans que ce soit prévu et de m'être laissée surprendre. d'être tombée nez à nez avec quelque chose et de m'être dit ah mais c'est vraiment incroyable c'est comme à paris j'ai jamais voulu visiter quelque chose juste parfois dans des rues je tombe sur des trucs et je me dis mais ça c'est vraiment incroyable et du coup je profite et je me renseigne etc mais je veux dire c'est du coup ça me fait plus une une impression de découverte finalement c'est juste ça en fait le problème avec les visites c'est qu'on va apprendre ce qui est très bien mais qu'on n'a pas cette notion de vouloir découvrir par soi-même, on va être guidé dans toutes les choses et en fait à aucun moment on va sortir des sentiers battus, ça perd en fait l'essence de ce que devrait être le tourisme. Je parle pas du voyage parce que là clairement on y est pas du tout, mais si on se concentre juste sur le séjour, notre zone de confort qui existe dans notre quotidien le but du tourisme c'est de sortir de son quotidien et de s'ouvrir aux autres de s'ouvrir à un lieu et en fait dans le tourisme de masse tout est fait Merci. pour que du moment où on part de chez nous au moment où on revienne, notre zone de confort, on soit porté dans notre zone de confort et que notre cocon ne soit pas brisé. En fait, même dans les pays lointains, etc., on peut vivre comme on vit chez nous. Il y a les mêmes enseignes, etc., l'hôtel est fait pour, et ce qui est agréable dans le sens où si on a juste envie de se reposer... et qu'on veut vraiment juste passer des vacances à se prélasser, c'est parfait, on est là, on arrive, la nourriture est faite, on peut juste aller à la plage et dormir. Mais du coup, pourquoi ne pas le faire en France ? Parce que quitte à faire ça, autant ne pas aller super loin de chez soi, si de toute manière, notre but, c'est de se reposer. Parce que ça, effectivement, tout le monde n'a pas le même besoin d'aventure. On peut avoir des personnes qui veulent partir tous les six mois faire... trois semaines en backpack à pied à travers les Pyrénées, et d'autres personnes qui n'ont pas un aussi fort besoin de découvrir d'autres cultures, un aussi fort besoin d'effectuer un voyage, et pour ces personnes-là, se dire que mes vacances de rêve à moi, c'est pas d'aller à l'autre bout du monde, parce que... C'est bien vu en fait, voilà. Tu dis je pars voir l'Himalaya, bon je ne suis pas à l'Himalaya mais je pars voir les chutes d'Inyagara, bon bah trop bien quoi, incroyable. Elle est allée aux Etats-Unis, vers la frontière machin, elle a vu des chutes mythiques, elle a pris son petit selfie, oh pardon je suis un peu... Mais enfin je veux dire c'est très valorisé, il y a ce côté de... punaise, déjà elle a le capital financé pour, un peu le capital culturel puisqu'elle va avoir des chutes mythiques mais au fond de nous, si en fait on a... c'est juste... mais en fait il faut être honnête avec soi et se dire mais est-ce que j'ai fait ça pour vraiment découvrir à fond les locaux etc et faire un voyage en avion et je sais pas mais peut-être qu'après sur place faire un road trip dans la région ou un vélo trip et vraiment partir à l'aventure et il s'avère que je suis passée à côté des chutes du nagara ou alors que c'était quand même un point que je voulais faire et du coup j'y suis allée où j'ai vraiment organisé mon voyage autour de j'arrive en avion le plus proche possible pour aller à l'hôtel le plus proche je vais en voiture là bas je reviens enfin c'est pas la même vision et si c'est la deuxième option en fait c'est juste qu'on a qu'on n'a pas ce besoin de voyage et qu'on est juste parfois, ces vacances, on est un peu... Comme c'est bien vu de partir loin, il y a un peu cette chose de « Ah, mais tu fais rien cette année, toi ? » « Bah non, je me repose ! » Et du coup, on va se reposer ailleurs, quoi. Vu que c'est mal vu de rester chez soi à se reposer, on va juste se reposer ailleurs. Bon, bah, c'est juste un... Un masque quoi ! Et je suis contente parce que j'ai eu une connaissance l'année dernière du coup pour l'été dernier qui me disait qu'elle tous les ans elle partait en dehors de la France parce que sinon elle avait l'impression que c'était pas des vraies vacances quoi. Et elle disait que cette année, enfin du coup l'été dernier, elle était pas partie, elle était restée chez elle et que c'était les meilleures vacances de sa vie. Que sincèrement elle avait pu faire les choses qu'elle avait pas forcément le temps de faire dans son quotidien, qu'elle s'était sincèrement reposée. qu'elle avait même découvert des... je sais plus de quoi dans sa région ou quoi et en fait ça fait plaisir des témoignages comme ça parce qu'on se dit bah oui en fait si on... si on est honnête avec soi et qu'on ose ne pas suivre un peu le... l'engrenage de la société qui est de... il faut faire le plus de choses possibles dans sa vie, il faut voir le plus de choses possibles c'est hyper bien vu de voyager, si t'as fait des voyages partout autour du monde c'est parfait On s'arrête aux apparences, on ne pose pas la question de comment tu es allé là-bas. Sur place, est-ce que tu n'as fait que des visites et te placé sur la plage ou est-ce que tu es parti plutôt en mode aventure ? Et du coup, il faut être encore une fois honnête et se dire, moi, sincèrement, est-ce que j'ai besoin de partir faire du tourisme tous les ans pour mes vacances ? Est-ce que c'est quelque chose qui satisferait un besoin ? Et si oui... Est-ce que je peux pas le faire autrement ? Parce que je me rends compte que finalement depuis des années à faire des vacances qui sont un peu typiques de ce qu'on nous vend, ce besoin il est pas tellement satisfait. J'ai pas... ça me repose pas tellement déjà parce qu'il y a le stress des avions etc. et de la foule. Bon je vois des choses qui sont censées être mémorables mais je me rends compte que ça me plaît pas tant que ça. enfin un peu se poser toutes ces questions là et se dire mais est-ce que ce serait pas le temps de sauter un peu le cap et de me dire bon Le modèle que je suis depuis toujours n'est peut-être pas celui qui m'épanouit le plus. Bon, je pars un peu dans tous les sens. J'ai un peu perdu le fil de mon épisode, même s'il n'y avait pas vraiment de fil, mais quand même un petit fil. Ah oui, j'aimerais quand même, du coup, parce que j'ai beaucoup parlé de sur place, mais j'aimerais absolument parler du trajet. Parce qu'en fait, et c'est ça qui pour moi est le plus difficile et que je n'ai pas encore énormément fait. Même, voilà. pas du tout fait dans ma vie qui est qu'en fait on a énormément ancré en nous cette vision que le voyage est surtout la visite de la destination alors que littéralement non c'est d'arriver de chez nous à la destination et en fait je me rends compte que j'ai toujours fait des voyages un peu nuls c'est à dire que les moyens de transport les plus rapides si on regarde ... Bah c'est vraiment pas fou quoi. Prendre l'avion, bon j'ai pas mal critiqué déjà, mais enfin je veux dire, pendant l'avion, y'a rien à faire. T'es là, t'as mal aux oreilles, t'as pas internet, t'as téléchargé des films, mais en fait t'as pas regardé des films, dormir et lire. T'es 12h assis, du coup c'est hyper sédentaire, après t'as mal, etc. C'est pas bon pour le corps de rester aussi longtemps assis, même si tu peux te lever par la toilette et tout, mais bon, si t'es au milieu de trois personnes, c'est pas le mieux. Donc en vrai, c'est vraiment... Après, il y a des vols peut-être moins longs, mais c'est vraiment quelque chose de pas très agréable. Et en plus, beaucoup d'attentes avant, beaucoup d'attentes après, une accessibilité souvent ... pas très facile en transport en commun. Donc après, pour les déplacements sur place, ça rend la chose plus difficile et ça donne envie de louer, par exemple, des voitures. Le train, qui est de manière, si on parle que de l'environnement, beaucoup, beaucoup plus vertueux. Mais pareil, en soi, la seule chose qui change, c'est qu'il y a des beaux paysages. Donc on a cette chose en plus, des beaux paysages. Utiliser Internet, on peut, même si c'est pas top. Parce qu'on avance très vite et que ça capte la 5G un peu partout, donc c'est pas fou d'utiliser Internet. On a moins de douleurs et je pense qu'il y a plus de place pour se lever, etc. Donc voilà, mais ça reste quand même un moyen de transport où on est assis tout le long et où on doit faire silence. Après, j'ai quelque chose à te dire sur tous ces transports-là en même temps. La critique. Et finalement, la voiture, il... a l'avantage d'être insonorisé, donc on peut parler plus librement, si on a des amis ou si on appelle quelqu'un ou si on veut chanter à la tue-tête, mais qui, du coup, isole un peu plus. L'ouverture à l'autre dans la voiture, c'est pas non plus la meilleure des choses. Et qui, alors, si on est passager, on va avoir le mal du transport, souvent, pas tout le temps, mais souvent. D'ailleurs, j'ai déjà eu un petit peu le mal de transport dans le train, pour vous dire. Et voiture, transport le plus dangereux de tous les temps, donc niveau stress, c'est pas forcément le mieux, en plus c'est dans les bouchons, etc. Et le conducteur, bah il peut rien faire sauf conduire, ce qui en soi est déjà mieux que de rien faire et d'être assis. Mais du coup, dans ce ne rien faire et être assis, personne ne fait ça, personne ne prend le train, l'avion... ou est en voiture, alors en voiture peut-être un peu plus le passager parce qu'il y a le mal de transport, mais en tout cas pour le train et l'avion, personne ne reste, mais quoi que même dans la voiture aussi, on va voir après, personne ne reste assis à rien faire. Parce que même si on est tout seul dans la voiture, on va reprendre dans l'autre sens. Même si on est tout seul dans la voiture, on va par exemple mettre de la musique, mettre la radio, mettre un podcast, c'est bien belle peut-être, appeler un proche, enfin je veux dire, c'est très rare. d'être tout seul dans sa voiture et de juste être en silence et de juste conduire. Après, bien sûr, s'il y a d'autres personnes avec nous, on parle, etc. Et dans le train et l'avion, on se distrait de ne rien faire, quoi, parce qu'on est juste assis là, on peut regarder le paysage ou les nuages, mais bon, voilà. Et en fait, on passe notre voyage à faire autre chose, à regarder un film ou travailler, parfois. La frontière vie privée-vie perso, je vous vois, c'est souvent parce que moi je me reconnais là-dedans, le train c'est vraiment quelque chose où je me concentre super bien, donc je travaille, mais après bon, c'est bien aussi, ça permet de faire ça. Et donc en fait, dans ces moyens de transport là, comme c'est nul en soi, que si on fait rien, c'est vraiment l'ennui et la mort, on est obligé de se distraire de la chose. Et je me dis, mais c'est quand même terrible. Enfin, le voyage, de base, c'est censé être quelque chose où ça requiert un peu de courage, ça requiert de la capacité d'adaptation, ça nous rend un peu plus indépendants, ça nous demande de retenir certaines choses. Enfin, en fait, on fait plus fonctionner notre cerveau. On peut faire... Enfin, on est censé faire aussi des rencontres. Enfin, quand on se déplace, forcément, par contre, on croise des gens et on est censé faire des rencontres. Alors que là, tout est fait... Déjà dans la voiture, c'est difficile de faire de rencontres, ça passe un peu vite. Et dans les compagnons de voyage qui nous accompagnent dans le train ou l'avion, je ne sais pas dans les années avant à mon époque, mais à l'époque des premiers avions, des premiers trains, je ne sais pas s'il y avait beaucoup plus de conversations entre les passagers ou si c'était aussi très centré sur les distractions, si tout le monde avait son livre comme ça. personne se parlait, mais j'aime bien imaginer que c'était quand même plus tourné vers l'autre et qu'il pouvait y avoir des discussions et des découvertes etc. Alors que là, bah vraiment, tout l'aspect du voyage, découverte des lieux et des autres, où est-elle ? Que ce soit avion ou train, c'est pas bien de dénigrer le train, parce qu'en soi c'est quand même incroyable de pouvoir aller aussi loin, aussi vite, en polluant aussi peu. Donc c'est vraiment très bien. Mais il n'y a pas ce côté concret. de tous les bénéfices du voyage au sens littéral. Mais par contre, si on voyage à pied ou à vélo, et bien là, c'est ce que je n'ai jamais fait, et du coup, je suis jamais... J'ai déjà fait dans mes destinations, et du coup, sur place, tout à vélo ou tout à pied, mais je n'ai jamais... C'est d'ailleurs ce que je fais la plupart du temps, mais je n'ai jamais... Je ne suis jamais allée... de mon lieu de vie à mon lieu de vacances en vélo ou à pied et en même temps ça semble un peu Comment dire extrême quoi de ce parce que là c'est forcément j'irai pas très loin je vais pas aller à pied en nouvelle zélande mais en même temps je trouve que ça donne en fait ça rend le monde un peu plus grand de se dire mais en fait si je voyageais à pied qui est le voyage où je peux le plus profiter des bienfaits du voyage. Parce que les autres, on n'en profite pas du tout. En fait, non, c'est les voyages où je n'ai pas besoin de me distraire du voyage parce qu'on soit le voyage et bien. Et bien, c'est des voyages à pied ou à vélo. Mais du coup, ça rend même la France hyper grande. on se dit mais il y a Avec cette vision-là, il y a tellement de kilomètres à parcourir et tellement de villages et de contrées à fouler de nos pieds. Après, on peut aussi couper la poire en deux. On se dit, en fait, moi, je suis quelqu'un qui aime voyager, mais bon, j'ai déjà fait tout ce qui est autour de chez moi. En fait, je prends le train jusqu'à X et puis après, ma destination, c'est un autre X. Au mieux de prendre la voiture pour y aller parce que ce n'est pas accessible par train. Bah juste je prends le vélo ou j'y vais à pied quoi et ça semble un peu fou dit comme ça mais en même temps ça semble aussi un peu fou qu'on se dise voyager ah oui moi je voyage mais qu'en fait on soit juste dans le train à regarder un film ou lire bah non tu voyages pas là tu regardes un film et tu dis tu te distrais du voyage même et c'est quand même grave parce que déjà j'avais fait mon épisode là addict aux distractions et je trouvais ça grave d'être addict aux distractions dans ce quotidien. Parce que c'est triste de vouloir s'évader de son quotidien, parce que si tu te distrais de ton quotidien, c'est que ton quotidien ne te plaît pas. Mais alors, pendant tes vacances, tu fais quelque chose qui est... Enfin, là, tu te sors de ton quotidien, donc le champ des possibles est ouvert, tu peux faire n'importe quoi durant tes vacances, et tu vas choisir quelque chose dont tu dois encore te distraire parce que c'est nul. Moi, je... J'ai pas choisi cette vie, je veux pas passer ma vie à me distraire de ce que je fais parce que la société m'a dit « Ah mais trop bien, va à Bali quoi ! » On souffle. Je pense que c'est bien aussi parce que ça remet du concret dans ce qu'on vit. Quand on fait beaucoup de kilomètres en avion ou en train, c'est difficile de s'imaginer toutes les contrées qu'on a traversées. Et on a un peu cet effet téléportation, on sait pas vrai... On peut découvrir encore, on peut encore faire du tourisme doux une fois arrivé, mais je veux dire, tout ce qu'on a traversé, si on est en train, au moins on a vu un petit peu, mais je veux dire, ça reste quand même vague et ça provoque un peu cette sensation de déconnexion et de ne pas bien se rendre compte de tout l'espace et le temps qu'on a traversé. Et je trouve ça bien d'avoir des... d'avoir un voyage qui vraiment rend la distance parcourue plus tangible et aussi montre un peu l'évolution des cultures. Parce que finalement, pourquoi ce devrait toujours être... Pourquoi les vacances... Du coup, dans nos vacances, si on décide de voyager et de faire du tourisme, pourquoi ce devrait toujours être... On voyage, du coup, on se rend à la destination en train, on visite et on revient. Et pourquoi ce ne serait pas un peu mélangé ? Pourquoi ce serait pas, bah, on part dans cette ville, on est flexible, on y reste tant qu'on veut, puis après, ah bah en fait, on devait partir là, mais il y a tel habitant qui nous a dit que ça, en fait, c'était une vue beaucoup plus belle, bon bah allez, on essaye, on part par là. Enfin, je trouve que ça rend l'aventure beaucoup plus... excitante, la mémoire beaucoup plus vive sur les sujets et ça nous permet aussi en fait de découvrir l'évolution des cultures. Par exemple, là moi je suis à Paris, imaginons je veux visiter et comprendre la culture de la Bretagne, d'une ville en Bretagne, genre Quimper. Et ben j'y vais en train, je comprends la culture locale mais imaginez que j'y aille en vélo. En fait, toutes les villes que je vais visiter, si je m'imprègne à chaque fois de la culture locale, je vais un peu voir l'évolution et comment ça change et comment ça se forme pour me dire « Ah punaise, en fait, c'est là, il y a ça en commun avec ça, mais puis là, ça se perd et puis il y a ça en plus » . Enfin, je ne sais pas, on se rend un peu plus compte de vraiment ce que les gens vivent. Et après, il faut aimer aussi être ouvert sur les autres et se dire « Peut-être que vous, vous êtes un peu plus ouvert sur les autres. » Je sais pas, peut-être que vous aimez ça aussi, mais peut-être qu'il y a des personnes qui n'aiment pas voyager et faire du tourisme dans les définitions que c'est, mais qui aiment aller à un endroit pour profiter du climat ou des ressources qu'ils possèdent parce qu'on l'a pas chez nous. Et ça, en fait, c'est beaucoup ça. Le tourisme de base, c'est certes les visites et s'intéresser un minimum à la culture locale, mais aussi beaucoup, bah, juste les gens qui vont en Thaïlande. C'est aussi beaucoup pour profiter des plages paradisiaques, quoi. C'est un truc... Et des paysages qui sont... Qu'on n'a pas forcément en France, quoique... On va voir après. C'est pas vraiment du tourisme, quoi. C'est aller à un endroit pour profiter des... Pour profiter de ce que notre pays n'a pas. Mais bon, c'est fou. C'est aussi avoir une réflexion sur... Est-ce que ça, ce serait pas vraiment la quintessence de... c'est encore pour profiter quelque chose. C'est une chose qui de base est tournée vers les autres, tournée vers la découverte de soi, vers l'amélioration, vers l'évolution mentale et physique aussi, parce que marcher et faire du vélo, ou faire du cheval aussi. On peut se déplacer à cheval, en vrai, mais trop bien, un voyage à cheval. Mais bon, et donc tout ce qui est tourné vers ça, c'est juste maintenant, on profite. De ce que nous on a pas, on a énormément de choses en France, forcément on est un pays privilégié et riche, mais c'est pas assez pour nous français. On veut aussi les plages paradisiaques, bon à un moment donné, en fait c'est un peu superficiel quoi, c'est ça que je veux dire. C'est bien, je vais pas critiquer, et franchement, moi aussi j'aimerais bien me baigner sur une plage paradisiaque, ça me donne envie, sincèrement. Mais au point de le faire, oh là là, je ne pense pas, quoi. Enfin, c'est tellement... Si c'était devant chez moi, très bien, mais c'est tellement superficiel. En fait, c'est juste un désir et un plaisir facile, mais ça ne me ferait aucunement évoluer, ça m'a... Enfin, ma personne n'en serait pas changée, quoi. J'aurais juste eu accès à un plaisir facile, j'aurais passé du bon temps, mais à la fin, bah, pourquoi ? Genre, toute... toute cette pollution, toute cette destruction de biodiversité et cette exploitation des locaux pour un plaisir, pour aller sur la plage. Non mais en vrai, alors que je peux rester en France et vivre une aventure. Enfin c'est quand même... Et en plus, tout en étant en sécurité, parce que par exemple, je ne pense pas que dans tous les pays du monde, ce soit aussi facile qu'en France de vivre l'aventure. Enfin je veux dire, en France, on peut facilement louer des vélos. Il y a des pistes cyclables et des parcours à vélo à travers toute la France. On peut être hébergé dans tous les villages qu'on croise, ou presque, parce qu'après peut-être qu'il y a des hameaux qui disent non, non, nous on n'accepte pas les touristes, même ceux qui viennent à pied. Mais je veux dire, c'est quand même un pays sécure, ouvert, et où on peut voyager en... Alors après, il y a toujours... possibilité de se faire attaquer, mais bon c'est quand même... On peut se faire attaquer chez nous aussi, on n'est pas obligé de... C'est pas parce qu'on voyage qu'on a plus de chance, on a plus de chances de mourir en voiture en tout cas, mais enfin je veux dire c'est... Faut en profiter un peu, c'est parce qu'il y a aussi cette notion de ah mais oui mais... Enfin un peu ce... Cette course à tout voir, que j'en parlais un peu tout à l'heure, voilà, les 7 perveils du monde, voir X voir X, tout le monde parle des choses et... Moi je l'ai vu, ah là là, trop bien ! Après moi je dis ça, mais moi je veux voir une éclipse solaire. Mais c'est peut-être que les phénomènes météorologiques ça compte pas dedans. Non mais en vrai, l'éclipse solaire, je sais aussi au fond de moi que c'est un peu un caphris dans le sens, bah voilà, j'ai envie de voir une éclipse solaire dans ma vie, mais je sais que c'est superficiel. Mais après ce qui est important c'est déjà d'en avoir conscience et que ce soit pas sur tout quoi, de pas avoir envie de tout voir sinon ça veut dire quoi ? Si t'as un rêve, bon bah voilà, qui n'a pas un rêve superficiel, on va pas non plus arrêter d'avoir des rêves superficiels, mais il y a une différence entre ça et la faire de manière raisonnable, par exemple je compte aller en Espagne, parce qu'il y aura un éclipse solaire en Espagne en 2026 ou 2027 je ne sais plus, et voilà je me dis ah bah c'est l'Espagne trop cool. mais si ça avait été aux Etats-Unis, j'aurais dit bon bah tant pis quoi. Et c'est ça aussi avoir la notion de j'ai envie de le faire, si c'est possible, bah let's go, et si c'est trop loin, bon bah je vais m'en remettre quoi. Et donc dans ce truc de vouloir tout voir absolument dans sa vie, enfin déjà on sait très bien que c'est pas possible de tout voir dans sa vie, mais généralement c'est un peu les mêmes choses qui se recoupent quoi. d'aller voir le sud du Niagara, je sais pas pourquoi je sais que c'est le genre de ton tête, mais d'aller voir le sud du Niagara, d'aller voir les pyramides, d'aller voir la grande muraille de Chine, et de visiter, je sais pas, tous les pays du monde, et en fait, on a, comme de toute manière on peut pas tout voir, on oublie forcément des choses, et bah par exemple si on fait pas si on fait jamais du tourisme doux si on prend jamais notre courage à deux mains et qu'on se dit Ok, pour mes vacances, je fais Paris-Brest à vélo et à Diane Coppora. C'est ce que je compte faire. Spoiler ! Avec mon copain, j'espère qu'on le fera. Mais je pense, en tout cas, on est motivés. Mais du coup, si on n'a pas l'intention de faire ça, on n'aura pas fait ça non plus. On n'aura pas découvert tout ce que les régions qu'on traverse en passant de Paris à Brest ont à nous offrir. Parce que si on visite... Enfin, je veux dire, cette truc de... Ah j'ai fait tous les pays du monde. Comment ça t'as fait tous les pays du monde ? T'étais à pied et t'as sillonné tous les villages de tous les pays du monde. Enfin chaque village et chaque contrée. J'aime trop utiliser ce terme parce que ça fait un peu voyage, aventure des légendes arthuriennes et tout. Mais du coup chaque village, chaque contrée a quelque chose à offrir à des gens, à des personnes à découvrir. Et du coup c'est un peu, je me dis bon bah déjà essayons de découvrir la France. essayons de découvrir l'Europe si on arrive en une vie déjà à sillonner toutes les contrées européennes ce serait beau mais donc voilà ça veut dire que déjà être en paix avec le fait qu'on ne pourra pas tout faire et du coup partant de ce principe qu'on ne pourra pas tout faire peut-être se concentrer sur ce qui est à côté de chez nous parce que de toute manière on ne peut pas tout faire et que ce qui est à côté de chez nous est peut-être aussi très dépaysant, on ne se rend pas compte aussi même en France Merci. à quel point ça peut être des paysans parce que souvent dans les pays étrangers en fait ce qui est des paysans c'est les paysages mais on souvent le tourisme de masse est concentré dans les grandes villes et les grandes villes entre elles ne sont pas forcément des paysans c'est surtout dans les campagnes qui a plus de diversité culturelle et du coup visiter une campagne japonaise par exemple c'est mieux qu'aller à tokyo même si bon tokyo est peut-être peut-être, je sais pas, chaque grande ville apporte quand même son lot de différences. Mais je veux dire, on sera peut-être plus imprégnés dans la culture japonaise. Quoique les deux sont à faire, en vrai. Peut-être que le Japon, c'est un peu... Quoique si, oui, oui, je maintiens. Mais très certainement que du nord de l'île du Japon au sud, la culture dans les campagnes n'a rien à voir, quoi. Alors que d'une ville à une ville, les différences sont peut-être moins... moins marquée. Il y a plus de... forcément de... il y a la mondialisation qui est passée par là, plus de standardisation. Et du coup en France on oublie en fait que c'est un pays avec une histoire folle quoi et que du pareil du nord au sud bah il y a tellement de diversité culturelle, tellement de choses à apprendre, à découvrir que... et en plus on pourrait le faire sans s'en distraire. Et du coup je trouve ça intéressant aussi de se demander, par rapport aux distractions, forcément parce que les distractions C'est certes dans le voyage mais aussi dans après la découverte du lieu où on est. Elles existent, elles sont partout, de toute façon on les a dans notre quotidien donc elles vont pas disparaître. Mais après je dis ça mais moi je suis vraiment pas du tout exemplaire là-dessus. En plus je fournis les distractions. parce qu'elles sont pas à jeter, il faut nuancer, mais je me dis quand même, en vacances, quand on prend des vacances, quand on veut s'éloigner de notre quotidien, quand on veut sincèrement se reposer, se ressourcer, c'est le moment de l'année pour se défaire de toutes ces distractions et de sincèrement vivre le présent sans rien d'autre et du coup de se dire mais si pour mes vacances, imaginons on dit j'ai trop envie de partir là pour mes vacances et là on dit ok T'as envie de partir ? Mais si tu n'avais pas ton téléphone, on te donne des cartes et tout, mais si tu n'avais pas tout ce qui te distrait sur ton téléphone, pas ton ordinateur, pas tes jeux vidéo, pas de livres, pas de musique, pas de... qu'est-ce qui te distrait encore ? Pas de magazine, pas de Walkman, pas de MP3, pas de tricot, enfin bref, pas de distraction. Parce que les vacances, c'est pas fait pour se distraire, c'est fait pour se reposer, pour découvrir, etc. C'est pas fait pour finir son travail, c'est pas fait pour finir son projet de tricot, etc. Ça, c'est fait dans notre quotidien. Enfin si, idéalement, si on arrivait à bien départager nos vies et que quand on prenait des vacances, c'était vraiment sincèrement des vacances entièrement focus là-dessus. Est-ce que vraiment, on partirait... où on voulait aller de base. Il faut se poser la question, est-ce que sincèrement, on ferait du coup tout le trajet qu'on avait prévu ? Est-ce que sur place, on aurait envie de, au-delà de se prélasser sur la plage, de sincèrement découvrir cette culture-là ? Du coup, un peu remettre au final le voyage dans le sens qu'il a. Et je pense qu'effectivement, les trajets et les lieux de destination ne seraient pas forcément les mêmes. Et après, ce n'est pas une mauvaise chose non plus en soi d'être honnête avec soi et de se dire, finalement, le voyage, ce n'est pas forcément fait pour moi. Mais du coup, d'être honnête dans le sens... Mais du coup, c'est un peu... Parce que c'est un peu hypocrite de partir loin sous prétexte qu'on voyage et qu'on aime découvrir des cultures alors qu'on sait au fond de nous... que c'est juste pour garder notre confort et juste se reposer dans un endroit cool. Et de se dire, ok, en vrai, si mon but c'est juste de me reposer dans un endroit cool, je peux rester en France. Je peux voyager en train et je peux rester en France, ça me coûtera le même temps, peut-être le même prix, mais je ne pense pas. Et je pense que c'est en France quand même beaucoup moins cher. Et la planète s'en portera mieux et vous aussi, il y aura moins... Enfin vous, je ne sais pas si vous faites ça, mais... En tout cas, il y aura moins de coûts, moins d'énergie investie et pour au final, à la fin, la même raison qui est de juste s'éloigner de notre lieu de vie pour pouvoir mieux déconnecter. Ça, c'est un challenge. Moi, là, je vais faire du coup la semaine à constance et j'ai prévu de ne pas prendre mon ordinateur, même pour le train, pour ne pas être tentée. Et du coup, par exemple lire, parce qu'après il y a différents niveaux de distraction et du coup lire c'est un peu moins terrible. Mais c'est dur. Là je vais le faire, je vais le faire, mais c'est... Je vais être là, mince. Ou noter mes idées, je prendrai un petit carnet pour noter mes idées. Parce que j'essaye de pas trop trop le faire sur le téléphone, ça me... C'est pas facile, franchement. La société ne facilite pas la vie sur la déconnexion. Et aussi du coup, pour continuer sur ce truc d'honnêteté, je pense que les personnes qui partent loin... et qu'ils reviennent et qu'on leur dise « Alors, c'était comment ? » et qu'ils ne sont pas partis longtemps, c'est avec le coût, l'énergie et tout investi, je pense que c'est difficile de dire « C'était nul ! » Et j'ai des amis qui ont fait ça, qui sont partis en Nouvelle-Zélande avec plein d'étoiles dans les yeux et qui en fait se sont dit baf Ces paysages-là, on en retrouve en France et en fait c'était bien, mais ça valait pas du tout le coût et l'énergie investie. En fait, c'était très dur de sortir des sentiers battus et de faire du tourisme doux. Et vraiment, mais énormément de transports et très cher pour certes des beaux paysages, mais tout ça pour ça quoi. Et je trouvais ça honorable de leur part, parce qu'en général, on ne dit pas que c'était nul. On se dit non, non, j'ai payé tout ça, j'ai économisé tout ce temps pour faire ce voyage dont tout le monde me vend les mérites. Et je trouve que ça a bien leur terminage, peut-être grâce à des témoignages un peu plus honnêtes. Comme ça, après il y a certainement des gens qui sont partis en Nouvelle-Zélande et ça a tout changé, c'était très bien. Mais je trouve ça bien qu'il y ait des personnes qui disent que ça valait pas le coup, parce que ça permet à d'autres personnes de pas forcément tomber dans le panneau. Parce que forcément, toutes les personnes qui vont à un endroit loin, disent que c'était incroyable et qu'elles voulaient y retourner. et que machin. Et si... 70% d'entre elles sont juste dans le déni parce qu'elles ont trop payé. Après ça en embarque d'autres pour rien quoi. Et forcément, ma génération est la suivante, enfin la génération X surtout. Enfin ma génération est aussi un peu la génération Y et la génération qui arrive, la génération Alpha. Qui d'ailleurs s'arrête en 2025 donc j'ai hâte de savoir le nom de la prochaine génération. La génération des perdus. Il y a une génération qui s'appelle comme ça, c'est la génération... Lost Generation, je crois. Les pauvres. Ils sont juste morts depuis trop longtemps, on va dire. Lost Generation. C'est la génération, je crois, au début du XXe siècle. Donc on n'est pas aidés par les réseaux sociaux. Mais oui, j'en parle. Tout ce qu'on nous vend sur les réseaux, on le sait. En plus, on sait que c'est des images filtrées, que c'est pas comme ça dans la vraie vie, que... qu'avec un téléphone, on peut capturer les endroits sans la foule. Tout est magnifié, tout est enjolivé. C'est pas réel, et on le sait, mais ça donne envie. Même moi, je vois pas énormément de contenu comme ça, mais je vois ce que c'est, et sincèrement, ça donne envie d'aller dans des endroits... Après, ce qui est bien, c'est qu'il y a aussi le contre-courant. de faire ce même genre de vidéos en France pour donner envie pour la France. Mais quoi que, ça c'est aussi le comble, c'est qu'en fait, il y a énormément d'étrangers qui voient des vidéos comme ça de la France et qui viennent et qui disent « Oh là là, France is so great ! » Et nous, on est là « Mais comment ça, voyager en France trop nul ? » « Il nous saoule ces écolos à vouloir nous restreindre et tout, alors que genre la France, quoi ! » Et d'ailleurs, c'est marrant parce qu'il y a une influenceuse qui avait fait une vidéo, elle avait visité énormément de pays, et pour le coup, visitait... plusieurs régions de chaque pays etc et elle avait dit mais de loin la france est le top 1 vraiment chaque région est tellement différente tellement riche machin elle avait saucé la france et moi j'étais là mais on a quand même de la chance d'être écolos en france parce qu'on peut voyager faire et d'ailleurs aussi j'avais vu un livre chez nature et découverte qui en fait reprenait tous les endroits du monde un peu hypé et montrer l'équivalent en France, et parfois c'était même plus beau, et je me disais mais oh la la la France, faut que j'achète ce livre parce que je trouve ça dingue de pouvoir visiter le monde en restant en France. Donc je pense qu'il doit encore y être à Nature et Découverte, il n'y a pas 36 000 livres. Mais donc voilà, je trouve ça quand même aussi sympa de se dire mais on a énormément de choses à visiter, et je pense très sincèrement que si on reste dans les circuits touristiques en France... C'est beau, c'est très difficile quand même de se rendre compte de cette richesse et que le voyage à vélo notamment, le train trip, ça peut être pas mal aussi parce qu'on voit quand même plus de paysages qu'en voiture. Après le road trip c'est bien parce qu'on peut aller sur le départemental, mais niveau CO2, pas fou. Mais du coup le mieux c'est le vélo trip, non mais ça franchement si je fais, parce qu'il y a aussi un problème, attendez, je parle du problème principal. Le problème ! Non mais ça, je pense que c'est le problème principal qui empêche le tourisme doux de surpasser le tourisme de masse. Parce que tous les arguments sont pour le tourisme doux. Ouverture d'esprit, machin, machin. Mais il y a quelque chose qui, par-dessus tout, le rend difficile, c'est le fléau ! du 21e siècle, la sédentarité ! Mais oui, la sédentarité, j'en parle ! Parce qu'en fait, on est juste trop faible. Parce que clairement, pour moi, le frein principal au vélo-trip, c'est de me dire, mais est-ce que je vais tenir en fait ? Est-ce que je vais réussir à faire deux semaines où je fais... Après, on peut choisir des étapes plus ou moins longues, mais à faire deux semaines où... tous les deux jours ou selon les étapes qu'on fait, j'arrive vraiment à faire du vélo, quoi, et à me déplacer. Genre, est-ce que j'ai la force ? Est-ce que je suis assez en forme pour ça ? Alors que je fais du yoga, je vais reprendre la gym, je marche tous les jours, enfin, je suis quand même... pas l'exemple même de la sédentarité. J'ai quand même des muscles, je n'ai pas de problème de poids. Je suis quand même quelqu'un qui est censé pouvoir se dire je vais aller faire du vélo et tout, mais pourtant j'ai un peu ce truc de je ne sais pas si mes muscles sont plus petits. Qu'est-ce que ça va sur le vélo ? Est-ce que je vais réussir à avancer ? Et sur la durée aussi de tenir. Et je me dis en même temps c'est fou. de me dire ça quoi, de me dire qu'à 24 ans, j'ai cette peur-là, alors que je suis censée être au top de ma forme, peut-être pas au top de ma forme, mais en fait, littéralement voyager à pied, à cheval ou à vélo, c'est pas censé être un défi sportif. Et sauf que dans nos sociétés où le travail sédentaire est monnaie courante, et ben en fait pour beaucoup de personnes c'est un défi sportif et c'est ça qui qui je pense freine la chose c'est que après bon il y a le train donc ça sauve quand même un peu des vies le train mais heureusement mais du coup si on veut se déplacer de manière durable et qu'on est sédentaire et qu'on est pas en forme en fait qu'on n'est pas en bonne santé et ben ce sera beaucoup moins accessible mais en même temps la bonne nouvelle c'est de se dire mais quoi de mieux que des vacances pour se lutter contre la sédentarité ? Enfin, je veux dire, si on veut vieillir en bonne santé et qu'on a peur de faire deux semaines à vélo, c'est peut-être mauvais signe. Si on se dit, ah mais non, moi je peux pas faire des vacances sans prendre la voiture ou l'avion et tout, le moyen de transport terrible, c'est que, bah, on va pas vieillir, c'est sûr, on va pas vieillir en bonne santé, on aura des douleurs, on aura machin et tout, on sera des vieux, pas en forme. Et sauf que moi, j'ai pas envie d'être une vieille pas en forme, j'ai envie d'être une vieille qui part en découverte toute sa vie, quoi. J'ai pas envie de juste, à un moment, être trop vieille pour me... Bon, à un moment, je serais, hein, si je vis 120 ans, peut-être qu'à 110 ans, je serais là, non, non, là, je suis trop vieille. Mais, enfin, j'ai pas envie qu'à 60 ans, je me dise, bah, c'est la fin pour moi, quoi. Je suis même pas à la retraite, si tant est que la retraite existe encore à ce moment-là. Mais du coup, voilà, je trouve ça quand même... positif, enfin ça empêche c'est un frein, mais en même temps les vacances c'est aussi le moment de se dire peut-être que je passe au-dessus de ça et que j'essaye de me remettre au sport et du coup à la fois je voyage et je découvre des personnes et à la fois je prends soin de mon corps et du coup au niveau bien-être ça monte en flèche et aussi de se dire déjà de faire attention à qui on parle parce que si on parle avec un fou comme mon père qui est pour le coup en forme, on risque effectivement de souffrir Mais de se dire, bah ok, en fait, je peux partir avec quelqu'un qui a à peu près le même niveau que moi, comme ça, et on se met pas la pression. On fait... On... C'est pas... On le prend pas en mode défi sportif. On se dit, mais même si on fait 20, 15 kilomètres à vélo, je sais pas, c'est déjà beaucoup, mais on va prendre moins 10 kilomètres à vélo tous les 3 jours, et profiter à chaque fois de là où on est, et de revenir, parce que, bah, on a pas des vacances éternelles, bah, ce sera déjà mieux que rien. on aura Quand on fait un voyage, on n'est pas obligé de faire 50 km à vélo pour jour. Parce que de toute manière, le but, c'est juste de se déplacer tout en voyant des choses sans vitre qui nous séparent. Et en pouvant s'arrêter quand on veut, en pouvant échanger directement avec les personnes qu'on croise, en pouvant s'arrêter littéralement où on veut. pour le logement, enfin, où on veut. Après, il y a des zones où, par exemple, on ne peut pas faire du camping partout, ou alors il faut bien un village qui nous accueille. Mais en fait, on a une liberté. On perd un peu la liberté du voyage. Le voyage, c'est le moment où on est censé être libre. On part en vélo, on est là. Je trouve ça bien de se dire, en fait, on part, et peut-être qu'on a quelques étapes clés. Mais on se dit, mais là, je ne sais pas forcément où je vais dormir. Alors du coup, il faudra plus compter sur peut-être les chambres d'hôtes ou quoi, ou les choses qui ne se réservent pas à l'avance, quoi. Mais je veux dire, cette sensation de liberté de toute la journée, déjà pas être sur son téléphone, de parler aux gens, de voir des paysages, etc. Mais si on fait 10 km en vélo, on aura ça aussi. On n'est pas obligé de battre des records. On peut juste faire... à son rythme. Finalement, tout ça pour dire quoi ? Pour dire qu'on peut juste voyager à son rythme. Et si on décide même de partir à pied, il existe des voies d'endonnées où les refuges sont assez fréquents ou alors même on peut marcher à travers la France. sans forcément avoir des... tout en prenant des chemins sympas, sans forcément parler de refuge, ou alors pareil en vélo, sans se mettre la pression quoi, en faisant ce dont quoi notre corps est capable. Le principe même est que chaque expérience est faite avec spontanéité, c'est fait avec ah mais là, ah mais ce serait trop bien de s'arrêter là, ou ah punaise mais tu devrais pas trop lire pendant deux heures dans ce petit champ et tout, ah bah voilà, enfin c'est... Pour moi, c'est des aventures comme ça qui donnent envie et qui sont enrichissantes. Et je pense que faire des voyages comme ça, de tourisme doux, ça permet, c'est même sûr en fait, ça permet de beaucoup plus être ouvert aux autres, de moins avoir peur de l'autre, de parler aux gens de manière beaucoup plus facile. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les personnes plus âgées que moi, mais vraiment à partir de 50 ans, surtout la génération de ma grand-mère, je pense, ou même du coup peut-être 70 ans, ont énormément de facilité à parler aux inconnus. Et je sais pas si c'est l'âge, ou si c'est juste qu'à leur époque, en fait, il y avait moins cette crainte de l'autre. Et je pense que, très sincèrement, mais quoi que même mes parents aussi, et très sincèrement, avec les réseaux et tout, il y a énormément cette crainte de l'autre, et du coup, de un peu passer le cap au niveau juste de ses vacances, et de faire des voyages où du coup, on va parler, etc. Et bah ça enlève un peu cette crainte et peut-être qu'au quotidien l'ambiance serait moins tendue. Et du coup évidemment je me suis fait emporter par mes propos. On va un petit peu parler de pourquoi de nos jours le tourisme de masse est vu un peu comme la meilleure manière de faire les vacances. Comment ça s'est implémenté dans nos vies, un peu l'histoire quoi. Au 18ème siècle est né un peu le tourisme. qui était pour le coup plutôt climatique donc un peu ce que je disais tout à l'heure d'aller aux endroits pour profiter de ce qu'on n'a pas chez nous donc là c'était beaucoup l'aristocratie et la royauté anglaise qui allait dans le sud, ailleurs etc pour profiter d'un climat plus chaud puis dans les années 1840 ça a été le développement des chemins de fer qui a permis aussi du coup de développer des stations balnéaires, des stations thermales et des stations pour faire du ski Je sais pas si ils faisaient du ski à l'époque, je pense. Mais aussi les jeux d'hiver, quoi. Enfin, pas les jeux d'hiver, les activités d'hiver. Donc là, encore réservées aux riches, quoi. Mais ce n'est rien face à l'instauration des congés payés en 1936, qui a permis à tout le monde d'accéder aux vacances et du coup,
Speaker #0Je me suis rendu compte que... Non mais je suis la pire, je ne sais pas depuis combien de temps... mais je ne parlais pas dans mon micro. Comment je peux être podcasteuse et oublier de parler dans mon micro ? J'étais trop emportée parce que je voulais dire, je pense que ça ira parce que je ne l'ai pas éteint et du coup, je réglerai le son, mais je suis complètement folle. Vraiment, je pense que c'est le film que je me dis, ah, mais c'est filmé, du coup, c'est enregistré. Mais peut-être que j'arrêterai d'avoir un micro main et je mettrai mon micro sur moi. Parce que là, ça va pas. Bon, oh là là là là. Mais il faut bien faire des erreurs pour apprendre. C'est la vie. Moi, du coup, ça m'a coupée dans mon débat. Et peut-être juste pour revenir vite fait sur la sédentarité. Parce qu'on pourrait me dire, oui, mais les vacances, c'est fait pour se reposer. Et déjà, bah, oui. Et je pense que, justement, ça favorise un meilleur repos. Que de s'activer physiquement, ça permet un meilleur repos mental. Et après, un meilleur sommeil. qui permet au final d'être plus reposé. En fait, le mouvement n'est pas... Enfin, c'est pas parce qu'on ne fait rien qu'on se repose. Voilà. Quand je mets les points, les barres sur les thés. Je vais un petit peu parler maintenant de tous les aspects positifs, bénéfiques qu'ont le slow tourisme. Voilà, vous en avez une petite vague de positivité. Donc déjà, on sera beaucoup moins tenté de surconsommer, et du coup d'acheter plein de petits souvenirs, entre guillemets, inutiles. Parce que bah, on porte nos sacs, ou alors c'est l'âne. Oh, si on avait un âne, peut-être qu'on serait tenté. Mais non, je pense que ça pousse quand même au minimalisme de partir avec un âne. Je sais pas trop si ça se fait les voyages en âne. On marche à côté d'un âne, ça peut être sympa. Mais oh, en plus les ânes c'est trop mignon. Mais du coup, ou à pied ou à vélo, on porte des charges tout le temps. donc je pense que ça... incite à ne pas trop emporter et ne pas trop acheter de choses. Parce qu'il y a ce problème aussi dans le tourisme de masse, de toujours ce truc de « j'ai quand même pas à revenir les mains vides » et d'embarquer avec nous tous les mets ou tous les souvenirs de la chose pour les garder un peu plus à la maison. Bon, c'est pas non plus horrible en soi, mais souvent c'est un peu des babioles et ça s'entasse et je suis pas sûre que l'impact sur notre... sur nous soit positif et sur la planète encore moins. Et en vrai, je pense aussi, du coup, parce que c'est beaucoup, 80% des Français qui font du tourisme en France, mais je ne pense pas que 80% des Français qui font du tourisme en France font du tourisme durable, mais bon, c'est déjà mieux que rien. Et du coup, je trouve ça cool de vraiment se concentrer sur aussi ce qui a changé, c'est plus que ne pas partir loin, parce que finalement, ça, c'est vraiment un no-go, mais bon, c'est du coup pas la majorité. Mais c'est vraiment changer la manière fondamentale d'aborder les choses et de ne pas se dire que c'est parce que c'est en France qu'on ne va pas être dépaysé. Et que le tourisme doux permet une meilleure déconnexion, une meilleure santé, une meilleure découverte de nos contrées, de notre pays. On est plus connecté à ce qui nous entoure. On remet un peu en contexte, en perspective, parce qu'on se dit, en fait, c'est pas forcément l'arrivée qui compte, c'est vraiment toute l'aventure, tout le parcours. Et aussi dans cette valeur de la progression et de traverser des pays et tout, on peut commencer en France comme ça, mais je veux dire, rien ne nous empêche, si on arrive à s'économiser pour, etc., et qu'on s'en sort bien, de traverser le monde à vélo. et d'aller en Nouvelle-Zélande en vélo, après je sais pas, il faut se renseigner et tout, je me suis pas trop renseignée là-dessus, mais en prenant un minimum le train et les bateaux, parce qu'on va bien traverser la mer à un moment donné, en vélo, un vélo sur un bateau, un bateau, un pédalo, hop ! Mais je veux dire, là, je pense que le voyage et du coup la découverte de la Nouvelle-Zélande serait tellement mieux que d'y aller en avion. Ce serait tellement... l'aventure d'une vie en fait. On peut peut-être remettre ça en perspective, se dire que bah aller dans des pays comme ça si on s'y tient et qu'on veut le faire de manière durable, bah c'est l'aventure d'une vie. Et je trouve ça beau de dire ça parce qu'en fait si on n'a pas ça, bah on n'aura jamais l'aventure d'une vie. Enfin on va faire quoi ? Pas tout le monde peut aller sur la lune quoi. Je trouve ça motivant en fait de se dire bah en fait j'aurais jamais tout vu ou tout fait. et de ne pas vouloir céder à la facilité d'aller rapidement à un endroit avec l'avion ou quoi, ça fait un peu l'aventure d'une vie. Je trouve ça sympa. Peut-être qu'un jour, je ferai l'aventure d'une vie et que j'irai en Nouvelle-Zélande sans prendre l'avion. et pas trop le train. Du coup, là, ça dépasse un peu... Après, non, parce que les vacances, ça peut être deux ans, mais c'est quand même... Ça serait fou. Pour enlever cette idée de... À la fin de notre vie, le mieux, c'est d'avoir fait je ne sais pas, X vacances et dans chaque vacances, on a visité X lieux et de se dire, j'ai fait X vacances et à chaque fois, je n'ai peut-être pas visité autant de choses, mais j'ai vraiment vécu une aventure à chaque fois. Je ne me suis pas distrait de... de ma vie. Reprenons un peu sur les bénéfices du voyage lent. Donc ça permet déjà beaucoup plus, on aura compris, une immersion culturelle profonde. Ça enrichit notre compréhension du monde, ça réduit notre anxiété, et je trouve ça très logique après tout ce que j'ai dit, diminue le stress aussi, améliore le sommeil. En fait c'est un peu comme une thérapie naturelle pour le mental, parce qu'en fait c'est un vrai repos finalement, c'est une vraie déconnexion. On a plus de pleine conscience. On réussit du coup à développer des relations sociales plus authentiques et on accroît notre résilience et notre adaptabilité face aux imprévus. Et on nourrit aussi l'estime de nous-mêmes et la gratitude. En vrai, tous ces termes, voilà, mais je trouve que si on se concentre bien sur tous les termes que là j'ai dit, mais tous les jours en fait je fais du tourisme doux. C'est vraiment des qualités qui sont... hyper importantes et qui permettent vraiment d'atteindre un alignement de soi. Et du coup, je me dis, pour commencer à avoir un mode de vie durable, si déjà on part sur les vacances, sur les moments où on a le temps de le faire et où on a moins d'excuses, c'est hyper bénéfique et ça va nous donner aussi dans notre vie, dans notre quotidien, d'implémenter des choses que notre quotidien ressemble à ce type de vacances. Et d'ailleurs, il y a une étude qui a été menée par l'université Edith Cowan. en Australie, qui souligne que les voyages de proximité peuvent contribuer à ralentir le processus de vieillissement. Donc avec tout ce qu'on a dit, la stimulation cognitive, parce qu'on va chercher quand même de s'adapter et tout, l'activité physique et l'immersion dans de nouveaux environnements et les interactions sociales. Ces expériences contribuent à réduire le stress chronique et renforcent le système immunitaire avec des effets durables, si on les fait à chaque fois forcément, sur la santé mentale et physique. Et donc... Le... le... en vieillit moins vite ! Bah, bénef ! Non seulement en vieillit en bonne santé, mais en fait, c'est ça, vieillir en bonne santé, c'est... Oh, mais je suis bête ! Vieillir en bonne santé, c'est vieillir moins vite, forcément. Mais je trouve que le terme vieillir moins vite, c'est plus attrayant que vieillir en bonne santé. Mais du coup, voilà, si vous voulez vieillir moins vite, sauvez la planète ! Ça vous aidera. Ensuite, un petit frein qui est la famille, ou les personnes avec qui vous voulez partir. C'est vrai qu'on n'a pas forcément l'entourage qu'on mérite. Non, je suis méchante là, mais on n'a pas forcément un entourage qui est dans ces mêmes délires de vouloir voyager d'une autre manière, d'une manière plus épanouissante, plus enrichissante, mais qui demande un peu plus d'efforts, forcément. Et du coup, que faire si pour partir avec votre famille, c'est hyper compliqué de faire des choses comme ça ? ou juste parce qu'il y a des familles où les personnes ne sont pas forcément aptes physiquement et où on peut avoir des problèmes qui ne sont pas de la sédentarité mais qui juste nous empêchent un handicap ou quoi, qui nous empêchent de faire ça. Déjà, essayer d'adapter. Par exemple, ma mère, elle a un bras paralysé. Mes parents sont en tandem, ce qui est plutôt pas mal du coup parce qu'on peut... chacun adapte selon son contexte, mais je veux dire là c'est quelque chose qui du coup, qui aurait pu, on aurait pu se dire ah mince ça nous bloque et on peut choisir la solution facile, bah non on s'est dit ah bah en vrai on peut faire ça, donc voir après à quel moment c'est possible parce que si c'est une jambe paralysée en tandem c'est pas pratique. Et en fait c'est comme dans l'épisode pour le changement de se dire par exemple s'ils sont vraiment contre nous, est-ce que j'ai à supporter ça ? Ou alors un peu se dire bon bah on ferait peut-être pas quelque chose de complètement comme ça, mais un petit peu, trouver des compromis et essayer de s'en tenir, de ne pas avoir peur d'en parler. Mais ça c'est vraiment compliqué quand on n'a pas envie de se prendre une énième remarque, mais c'est important. Et aussi de choisir, c'est difficile de dire ça, mais si on a des amis qui nous conforte pas là dedans et qui sont même plutôt contre, bon bah... Est-ce des vrais amis ? Je ne sais pas. Moi, je pense ça là. C'est des sujets assez délicats et chaque situation est différente, donc c'est assez compliqué d'en parler. Mais je pense que quand même s'affirmer et avoir le courage quand même de... De montrer les possibilités et de montrer que c'est même bon pour nous, c'est important, pour montrer que ça existe. Et enfin, dernière chose sur le voyage lent que je n'ai pas trop abordé, s'il y a des endroits qui, quand on les découvre, nous plaisent, on n'est pas non plus obligé, quand on part voyager, de toujours découvrir des choses. On peut aussi voyager pour retrouver des endroits qu'on n'avait pas vus depuis longtemps, ou même qu'on avait vus il n'y a pas longtemps. de retourner à des endroits qu'on connaît, parce que c'est trop bien. Le voyage ne sera pas moins bien, et les souvenirs en seront que plus ancrés. Il y a vraiment énormément de bénéfices, même au-delà du tourisme lent, en mode vélo, mais même quand on prend l'avion ou le train. En France, si on reste en France, il n'y a aucun mal à... tous les ans à aller au même endroit et profiter autant à chaque fois parce que c'est juste... Parfois il y a des endroits qui sont un peu comme ça où en fait c'est une zone de confort dans le sens où on a découvert, on se sent un peu comme à la maison et en même temps on arrive à déconnecter et je pense que c'est bien par exemple pour les personnes qui n'ont pas trop une soif d'aventure. mais qui n'ont pas non plus envie de rester chez elles, de trouver un endroit comme ça et de se dire ok, il n'y a pas de frustration de ne pas découvrir et tout, c'est juste mon endroit où je me sens bien. Bon maintenant, vient le temps des conseils. Déjà conseil, regardez son micro près de sa bouche. Non mais conseil pour le voyage lent, je dirais, de tout ce que j'ai dit etc, le mot d'ordre c'est de prendre son temps. Parce qu'en fait c'est ça le voyage durable, en fait on a... On veut juste sincèrement être dans le... Ne pas se presser, ne pas avoir des check-links, ne pas se dire « Ah, mais je vais faire ça, machin et tout » . Non, juste, on prend son temps, on est flexible, on laisse venir la spontanéité, et on se stresse pas, quoi. On n'a pas de stress. On est là, on fait du vélo, on s'arrête si on veut, on continue à droite, à gauche, on s'en fiche. Juste, on découvre, quoi. Parce que, finalement, en fait, souvent, on se dit « Ah, mais il faut faire ça ! » Bah non, si je suis en pleine course de vélo, si on ne fait pas un truc sportif, en pleine course de vélo et que je vois un super endroit et que j'ai envie de m'y arrêter, bah je m'y arrête. Du coup, personne... J'ai un libre arbitre, Dieu merci, j'ai un libre arbitre et je m'y arrête. Voilà, donc finalement, l'éco-tourisme, enfin le tourisme lent, le tourisme doux, permet de satisfaire son besoin. permet beaucoup mieux de satisfaire son besoin de voyage et de tourisme et enfin de découverte donc et en plus il protège le climat et la biodiversité je veux dire là là franchement c'est bien fait quand même pour conclure alors oui quand même la seule chose qui peut être peut rivaliser avec tout ce que j'ai dit c'est qu'on verra pas les nuages par dessus en avion et ça quand même c'est beau non c'est un prank Bah avec tout ce que j'ai dit, je pense que vous vous en doutez qu'on va s'en remettre si on voit pas les nuages d'en haut. J'aimerais passer à trois petits points, qui est des choses que je veux faire en fait quand j'ai un invité, mais je me dis pourquoi pas les faire quand je suis seule aussi, parce que j'ai aussi des choses à partager. Donc premièrement, qui est une recommandation de livre. Je vais faire comme si je m'interrogeais, oh là là. Cher M. Jacquier, avez-vous une recommandation de livre ? de films ou de podcasts pour rendre désirable le passage à l'action concernant le voyage ? Merci Fjaquet pour votre question. J'ai deux recommandations. J'en ai demandé qu'une. Oh, désolé. Bon, moi j'arrête. Je fais vraiment n'importe quoi ce podcast. Alors, ma première recommandation, c'est l'animé Freeren, qui est sorti récemment. Donc Freeren, F-R-I-E-E-R-E-N. et qui en fait donne vraiment envie de faire du voyage à pied. Après c'est vraiment différent et puis c'est un animé donc voilà tout est hyper beau, pas forcément comme ça dans leur vie quoique. Et c'est un peu époque médiévale donc pour ça qu'ils voyagent à pied. Et c'est un peu ils vivent une aventure et en fait voilà ils sont là, ils marchent, après parfois ils restent dans des villages, parfois ils sont bloqués ou alors ils doivent aider des gens ou machin et tout. Et c'est vraiment en fait, tout ce que j'ai décrit là dans ce podcast, ça se retrouve là-dedans vraiment, cette ouverture aux autres et profiter du temps présent, être ancré, etc. C'est vraiment, je trouve, incroyable et ça donne envie de faire des voyages comme ça. Et ensuite j'avais vu récemment au cinéma, enfin récemment il y a un mois ou deux, le film La venue de l'avenir qui est sur le peintre Monet, enfin sur l'impressionnisme de manière générale et qui mélange des scènes qui se passent aujourd'hui et des scènes qui se passent à l'époque de l'impressionnisme, donc fin du 19e siècle. Et la personnage principale fait un voyage du coup du Havre à Paris, au début à pied. Ensuite dans une calèche et ensuite dans un bateau qui remonte la Seine jusqu'à Paris. Et j'ai trouvé ce moment qui, pareil, il donnait envie. C'était une belle illustration. Là, franchement, au niveau des imaginaires, Ferren et ce film, ça donne envie de prendre son temps de voyager et de se reconnecter aux kilomètres parcourus et de se dire, nous, Paris-Le Havre, c'est vraiment deux heures de TGV. et à l'époque c'était Deux jours de voyage, et c'était le plus rapide, et c'était comme ça. Mais on voit que pareil, elle sympathise avec des gens sur le bateau, parce que c'est très long et qu'ils n'ont pas forcément de distraction à l'époque. Enfin, pas autant, en tout cas, juste des livres. Pareil, elle parle avec la personne qui l'embarque sur sa charrette. Ça donne envie de découvrir le monde de cette manière. Ça rend les choses plus vraies, plus... Ça donne plus envie, je trouve, de juste prendre le train, de toujours être rapide. En fait, on prend notre temps et je trouve que c'est ça qui fait du bien. De prendre notre temps sans que ce soit reproché. De ne pas faire les choses de manière optimisée sans que ce soit reproché. Donc je dirais que c'est ça mes deux recommandations. Très bien, Eve-Jacques. Deuxième question. Selon vous, la chose la plus facile à mettre en place à l'échelle individuelle et ayant le meilleur impact ? Ou alors enlevant un impact ? Très intéressant comme question. Je pense que tout simplement, ce serait d'essayer d'adopter juste une fois le tourisme doux. De se dire, ok, dans ces vacances-là, je vais essayer. Je vais me renseigner. J'ai mis d'ailleurs en description un site pour les logements verts. Mais je vais me renseigner, je regarde sur internet, ok, des itinéraires, des hôtels, des machins. Qu'est-ce qui peut être vert ? Comment je peux faire concrètement ? Et pendant une semaine, j'essaye. Voilà. Et je pense sincèrement que l'essayer, c'est l'adopter. Oh, très intéressant, Eve. Troisième et dernière question. Quelle est l'action vers un mode de vie durable qui a fait augmenter votre bien-être ? Je dirais que c'est d'être en paix avec le fait que pour réussir sa vie, avoir une belle ouverture d'esprit et vivre des aventures, je n'ai pas besoin de partir à l'autre bout du monde. Je peux être une... une personne très ouverte sur le monde, qui est riche intellectuellement, et par ses aventures, en restant sur mon continent. Et maintenant, je vous demande à vous, chers auditeurs, si vous deviez passer à l'action par rapport à tous ces sujets, quelle serait la chose que vous aimeriez mettre en place ? Quelle serait la petite chose que vous changeriez ? Ça ne peut même pas forcément, du jour au lendemain, faire... faire l'essai du tourisme vers l'expérience, mais peut-être se dire, la prochaine fois que je pars en vacances, en vrai, j'ai pas forcément besoin de ramener un souvenir, c'est pas un truc qui me procure un épanouissement fou. Donc voilà, dites-moi. Et si ce podcast, et particulièrement cet épisode, vous plaît, n'hésitez pas à le partager à vos proches, qui seront peut-être ravis d'avoir une vision un peu positive de ce que le futur du tourisme peut être. et qui du coup pourront avoir envie aussi de faire ce genre de tourisme avec vous. Pas besoin de leur parler finalement, pas besoin, vous leur envoyez ce podcast, vous dites « Oh, écoute ce podcast, ça te dit, on fait ça » , et voilà. Donc pour conclure, j'aimerais souligner le fait qu'on vit dans un pays avec des destinations incroyables, qu'il est possible pour nous de le parcourir en voyageant d'une manière respectueuse de l'environnement, et non seulement ça participe à la 6ème Extinction de masse, Ça nous fait des vacances d'une qualité supérieure, ça nous permet de vivre et de vieillir en bonne santé. Comme quoi, cette vie est belle.