- Speaker #0
Il paraît qu'on entreprend pour être libre. Charmante illusion, vous ne trouvez pas ? Je suis Sabrina Toibet, consultante en stratégie d'entreprise. Si vous cherchez des conseils, du partage d'expériences et des réponses qui résonnent pour développer votre activité,
- Speaker #1
considérez cette humble chronique comme une invitation personnelle et un nouveau repère. Dans Chronique Business, seule ou avec mes invités, je vous partage ce qui se cache vraiment dans les coulisses de l'entrepreneuriat, les décisions, les doutes et les déclics. Votre dévouée chroniqueuse business réalise l'entrepreneuriat,
- Speaker #0
notamment nous, les femmes, parce qu'il nous apparaît comme le graal ultime de la liberté. Mais en se questionnant, on peut se demander libre de quoi ? Justement, en cherchant la réponse à cette question, on découvre ce dont on parle trop peu avant ce fameux passage à l'entrepreneuriat. Les doutes, les décisions, et vous savez que j'en parle en introduction des épisodes de Chronique Business, le rapport à l'argent, à la légitimité. à sa propre légitimité. Tous ces sujets, je suis certaine qu'ils résonnent déjà en vous, et c'est justement les sujets qu'on va aborder aujourd'hui avec mon invité. J'ai le plaisir d'accueillir Valentine Mullier. Bonjour Valentine.
- Speaker #1
Bonjour Sabrina, merci pour ton invitation.
- Speaker #0
Et merci à toi de l'avoir acceptée. Valentine Mullier, tu as cofondé l'association Profession L il y a bientôt 15 ans avec une conviction forte. Celles que les carrières des femmes ne sont ni linéaires, pardon, ni pensées pour elles. Forcément, je ne vais pas te contredire. La mission de Profession L est d'accompagner toutes les femmes, quel que soit leur âge, leur parcours ou leur situation professionnelle, pour leur permettre de trouver leur, en majuscule, leur place. Je suis ravie de t'accueillir, Valentine. Est-ce que tu pourrais nous en dire un petit peu plus sur Profession L ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Merci beaucoup, Sabrina. Et merci pour cette belle introduction qui en dit déjà beaucoup. Effectivement, on est parti d'un constat il y a quelques années avec une de mes amies, Séverine Van Leen. On était dans un parcours de vie professionnelle qui, pour différentes raisons l'une et l'autre, était un peu en interruption. Moi, j'arrivais à Bordeaux. Elle avait eu… Elle changeait de trajectoire parce que le labo pour lequel elle travaillait s'arrêtait. Donc, elle était en plein de changements, plein de réflexions. Et on s'est aperçus qu'on n'était vraiment pas les seuls. de notre génération, en tout cas de cette tranche d'âge-là. Il y a une quinzaine d'années maintenant. Et pour plein de raisons, on n'était pas les seuls. Soit parce que c'est une situation que les femmes peuvent subir ou parfois choisir. Moi, j'avais choisi de suivre mon conjoint dans la région nord-ouest. Donc, j'avais lâché mon job à Paris. Mais parfois, c'est subi aussi. Parfois, c'est subi par les aléas complètement extérieurs. Parfois, c'est par des choix familiaux aussi. La maternité impacte la carrière des femmes. On le sait que trop bien. Et on s'est aperçu finalement que les carrières étaient pas linéaires, qu'on n'avait pas forcément toujours les bonnes réponses, les bons interlocuteurs, les bons acteurs dans un passage, lors d'une transition. Et que tout cela, ça a impacté les égalités, et plutôt les inégalités. Et ça provoquait des inégalités à long terme, dans la représentation des femmes, dans le monde professionnel de manière générale. Et donc, Séverine et moi, on s'est dit... qu'il y avait peut-être quelque chose à faire pour permettre déjà aux femmes de se réunir entre elles et d'avoir tous les acteurs d'un territoire, alors on a pensé très local parce qu'on pensait c'était à Bordeaux, tous les acteurs d'un territoire pour pouvoir se poser toutes les questions qu'on avait envie de se poser, quelle que soit la situation que l'on traversait. Et voilà, c'est comme ça qu'est né Professionnel, alors évidemment nous on ne s'y attendait pas. Un succès assez manifeste dès la première fois, avec un Alors, on a eu un soutien immédiat de la mairie de Bordeaux, qui a entendu parler de notre projet alors qu'il n'était qu'au stade de l'idée, et qui nous a ouvert l'hôtel de ville de la ville de Bordeaux, en nous demandant, en nous disant, ce projet, ça pourrait être l'événement phare de la journée internationale des droits des femmes. Et donc, c'est comme ça qu'est née l'aventure, et il s'est avéré que ça ne s'est pas désempli, et qu'on a continué notre action. qu'on ait une forme d'utilité, en tout cas auprès des femmes.
- Speaker #0
Alors, on pourrait se dire, malheureusement, 15 ans plus tard, on a encore besoin d'actions et d'acteurs comme vous. C'est une réalité. C'est vrai que 15 ans, ça paraît si vieux et on a l'impression que ces sujets d'égalité sont tout juste en train d'être pris à bras le corps. Et pourtant, 15 ans, ça fait quand même une certaine période et on se dit que, est-ce que les choses ont vraiment évolué et évolué dans le bon sens ? C'est une question qu'on peut légitimement se poser. posées ?
- Speaker #1
Moi, je pense qu'elles évoluent, heureusement. Alors, c'est vrai que, pour revenir sur le fait que ça fait déjà 15 ans qu'on est là, et c'est vrai que j'avais l'habitude de dire, il y a quelques temps encore, au tout début de l'aventure, comment vous vous projetez, quand on me posait la question, quand on nous posait la question, comment vous projetez dans les prochaines années. Moi, je paraphrasais notre amie Coluche qui disait des Restos du Coeur, j'espère que dans 10 ans, il n'y aura plus de Restos du Coeur. Ça veut dire que le sujet n'est plus Merci. utile. Et bon, il faut se constater qu'on est encore utile, mais moi je vois des évolutions, je vois les évolutions aussi dans notre public, je vois les évolutions aussi sur leurs attentes et leurs besoins et qu'en fait ça reste des moments privilégiés pour les femmes de se retrouver entre elles. Voilà, pour donner quelques chiffres, un événement qu'on peut avoir à Bordeaux, comme on aura à Lyon prochainement, c'est 2000 femmes attendues sur deux jours. Ce sont des conférences, c'est des partenaires, c'est une soixantaine de partenaires qui sont là. C'est une soixantaine de conférences, des sujets de fond, des ateliers très pratiques, très concrets. En fait, c'est une fourmilière pendant deux jours.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a d'autres formats aussi que vous proposez ? Oui. Vous proposez quoi comme autre format ?
- Speaker #1
Bien sûr. C'est vrai qu'on a démarré par… Un événement il y a 15 ans à Bordeaux, on a répété l'année suivante et puis les années qui ont suivi. Et puis, on a commencé à s'aimer sur d'autres grandes villes de France. Et en fait, on s'est aperçu qu'à avoir un seul événement par an, par ville, finalement, c'était trop peu pour les femmes. Elles nous réclamaient plus. Le Covid a accéléré aussi notre réflexion sur d'autres formats. Aujourd'hui, on a des masterclass toutes les six semaines en ligne. Donc ça, c'est national. et on propose beaucoup de contenu aussi avec une newsletter mensuelle, gratuite. On a un blog, on communique beaucoup sur les réseaux sociaux, sur notre Instagram ou sur LinkedIn, sur les sujets. Donc, on produit pas mal de contenu et on a des ambitions aussi d'ouvrir une nouvelle communauté à partir de 2026. C'est encore un petit peu tôt pour moi d'en parler, mais parce qu'on a les demandes. On a un petit teaser alors. Voilà, un petit teasing. C'est un petit teasing, Mieeeen ! On va ouvrir des communautés pour permettre aussi aux femmes qui ont envie de continuer à se voir dans leur région, entre autres. Pas que ça derrière l'idée de la communauté chez nous. Donc, on continue à proposer d'autres formats parce qu'on pense que tout ça est utile. Il y a des demandes et ça répond à des besoins qui sont réels. Alors, quand je parlais d'évolution, ce que j'ai en tête, c'est qu'effectivement, au début, on avait des sujets qui étaient beaucoup plus liés. à la confiance en soi, syndrome de l'imposteur, etc. C'était presque les sujets majeurs. Aujourd'hui, c'est beaucoup plus diversifié. On a d'ailleurs un petit peu changé notre offre. On aborde des sujets plus larges, notamment l'entrepreneuriat, mais aussi tout ce qui est prise de parole en public. On développe. J'ai l'impression qu'on a encore besoin d'être un peu boostée en tant que femme, mais que les messages passent et qu'on veut aller plus loin. Donc, c'est en ça qu'on sert. C'est qu'on va maintenant un peu plus loin dans chacun des sujets. On est beaucoup moins généraliste. On essaye d'être beaucoup plus pertinente dans l'offre qu'on propose, dans les ateliers très pratiques. Ça aussi, c'est nouveau. On fait beaucoup d'ateliers sur nos événements et nos masterclass répondent à ça aussi. C'est du concret. C'est une boîte à outils. L'idée, ce n'est pas d'avoir… On a ça aussi, des messages de fond basés sur des études ou bien des grands auteurs, des personnes qui font de l'actualité au... des personnalités qui sont légitimes sur ces sujets-là, mais on va aussi parler de pratiques concrètes, on va parler de LinkedIn, on va parler de prise de parole, on va construire un business plan.
- Speaker #0
Un programme riche. Et moi, ça me parle vraiment beaucoup parce que je suis vraiment très action concrète parce que j'avais reçu sur le podcast Christelle Mossack qui a sorti un livre il n'y a pas très longtemps justement sur l'argent et l'entrepreneuriat au féminin. Et je lui disais, mais... comment est-ce que, enfin je lui avais demandé comment est-ce que tu expliques qu'on connaisse un peu tous ces principes de base de gestion financière, de pilotage financier mais qu'on a du mal encore à les appliquer et parce qu'on manque, il y a une sorte de step en fait entre la théorie qu'on peut avoir et puis cet aspect vraiment atelier pratico-pratique, je mets les mains dans le cambouis, je comprends par moi-même pour pouvoir l'appliquer derrière et ça c'est vraiment quelque chose qui me parle Valentine, en préparant l'épisode, tu as dit quelque chose qui m'a fait tiquer, mais qui m'a plu, c'est que les femmes n'entreprennent pas forcément mieux, ou moins bien en tout cas que les hommes, mais elles ne partent pas toujours du même point de départ. Et ça, je dois avouer d'ailleurs qu'on parle d'entrepreneuriat, ou de parcours de carrière, ou de trajectoire professionnelle, je trouve qu'on ne le rappelle pas assez. On parle beaucoup d'ambition au féminin, de leadership au féminin, Mais on oublie... qu'on ne part pas avec toutes les mêmes cartes en main. Et quand je regarde mon propre parcours professionnel, je vois bien que j'ai quatre enfants, je suis par ailleurs proche aidante, je ne peux donc décemment pas me comparer à d'autres entrepreneurs ou d'autres femmes. J'ai entrepris pareil à 40 ans, quand d'autres peut-être entreprennent plus jeunes ou plus âgés. De facto, on aurait envie de se comparer avec quelqu'un qui aurait... en apparence, globalement, le même parcours de carrière ou entrepreneurial. Mais quand on creuse un peu, et ce que tu as dit là, moi, ça m'a vraiment renvoyée à ça, c'est non, en fait, on ne peut pas se comparer parce qu'on ne part pas du même point de départ et avec les mêmes cartes en main. Passer du salariat à l'entrepreneuriat, il y a une question, tout un aspect mental dont tu as parlé en préparant l'épisode, et que j'intègre à cette dimension de « on ne part pas du même point de départ » . Il y a aussi bien en termes de confiance en soi, mais dans quel environnement personnel, familial, évolue ? Quel regard, toi, tu portes qui accompagne des femmes, qu'elles soient salariées, en reconversion, entrepreneurs depuis plus d'une dizaine d'années ? Quel est ton regard ?
- Speaker #1
C'est valable, finalement, pour les entrepreneurs, mais aussi pour, finalement, toutes les femmes. Dans la vie professionnelle, effectivement, on est... Mais j'enfonce une porte ouverte en disant ça. on n'a pas la même île de départ parce qu'on n'a pas la même vie. Et l'idée n'est pas qu'on essaye d'être comparé. C'est en ça que, d'ailleurs, je dis égalité de droit dans le monde professionnel, n'est pas égalité parfaite. On ne peut pas parler de parité, par exemple. On ne sera jamais les égales. Et d'ailleurs, il ne faut pas nous changer. Mais c'est vrai que la temporalité ne sera pas la même. Parce que, ben voilà. La principale raison, c'est que la charge familiale ou la charge personnelle, et tu parles d'être proche et d'en tenir un nombre de femmes qui sont non seulement sur qui repose l'organisation familiale, mais en plus parfois au sens large, c'est-à-dire pas que les enfants, mais la famille autour, parfois les parents. Ça, c'est une réalité vraiment, qui a tendance quand même, avec les nouvelles générations, a diminué. Et c'est vraiment en ça qu'il y a des bonnes nouvelles. Parce qu'à force d'en parler, ça fait évoluer les mentalités. Mais en tout cas, aujourd'hui encore, on ne parle pas de la même ligne de départ. Et ce n'est pas uniquement à cause de cette charge familiale ou personnelle qui repose sur les femmes, c'est aussi parce qu'elles sont différentes. Parce qu'on est probablement plutôt en quête de sens. On va rechercher de la souplesse, de l'agilité dans nos vies et du sens. Et puis, on a notre propre confiance en nous, qui n'est quand même pas tout à fait pareille non plus, avec des injonctions de la société qu'on a depuis toujours, en fait, et qui, eux aussi, évoluent. Vraiment, je pense qu'on observe là, dans ces cinq dernières années, un changement assez fort, des revendications qui sont assez fortes, que ce soit… dans toute forme de discriminalité liée aux femmes, et là je pense évidemment à tout ce qui est violence, harcèlement, etc., et pas que dans la sphère professionnelle, ça fait bouger les lignes. Ce mouvement global fait bouger les lignes et c'est plutôt une bonne chose, et on le voit chez les jeunes filles aujourd'hui, les discours changent et tant mieux. Mais bon, il n'empêche que l'idée n'est pas d'être égale et qu'on aura toujours ces différences, et que quand on parle des femmes, on parle souvent des mères quand même, même si... Enfin, voilà, moi, j'associe, c'est vrai, un peu facilement, peut-être, et mes excuses à toutes les femmes qui n'ont pas d'enfants, mais qui ne peuvent pas forcément se reconnaître dans mes propos, mais c'est vrai que la maternité en soi impacte la vie d'une femme, sa vie professionnelle, que l'on veuille ou non. Voilà, ça impacte carrément la personne elle-même, et du coup, ça provoque des changements. Et ces changements, voilà, ils font qu'aujourd'hui, les femmes... dans leur parcours professionnel ne sont pas à l'égal des hommes. La bascule vers l'entrepreneuriat, si elle doit arriver à un moment, elle vient après souvent une longue réflexion. Et alors, c'est marrant aussi parce que tu corresponds à la statistique, puisque aujourd'hui, je vois, je ne suis pas une grande pro de l'entrepreneuriat parce que nous accompagnons, nous, les femmes, je vais plutôt parler des femmes, mais les femmes entreprennent en général vers 40 ans. Ah, je rentre dans les statistiques. Un exemple parfait avec le tien. Parce qu'on met du temps. Donc, les hommes, c'est plus jeune. Mais nous, derrière, on a besoin de sécurité aussi. Souvent liée à notre situation familiale. Donc, on va d'abord garantir la sécurité de la famille et sa propre sécurité financière. Et il faut savoir quand même qu'aujourd'hui, les femmes gagnent. toujours un peu moins bien que les hommes. Il y a encore des inégalités salariales. Et le fait, voilà, donc ça aussi, c'est une ligne de départ qui, finalement, n'est pas tout à fait la même. Parce que pour se lancer dans une aventure entrepreneuriale, il faut une forme de sécurité derrière aussi, et financière, notamment. Donc, cette indépendance économique que vont rechercher les femmes, ça va impacter la décision de se lancer. L'indépendance financière, il y a sa liberté d'esprit. Parce que quand on entreprend, ce n'est pas ici que je vais apporter cette nouveauté, mais on se donne à 200%. Ça vient empiéter sur une vie personnelle, évidemment, sur la vie sociale, la vie de couple s'il y en a une, la vie familiale. Bien sûr que l'entrepreneuriat, en général, il y a un passage un peu obligé où on est dévoué corps et âme. à ce projet. Les femmes n'ont pas la même disponibilité dans la tête non plus au départ puisque quand même aujourd'hui 72%, enfin plus de 70% de la charge familiale repose sur les femmes. C'est colossal. C'est du temps en moins ou en tout cas qu'il va falloir jongler, aménager pour se dégager du temps à un projet entrepreneurial.
- Speaker #0
Et ce chiffre-là que tu partages, je me permets de rebondir dessus parce qu'il est important par rapport à ton propos du fait qu'on ne partage pas de la même ligne de départ. Et là, pour le coup, je parle aussi des femmes au sens large. Que ce soit dans le domaine entrepreneurial, mais dans le domaine professionnel, en entreprise, on attend et on compare. On compare les femmes de l'une à l'autre, sauf que d'une, si on prend la dimension du recrutement à profil équivalent, ces deux femmes-là, peut-être, sur le papier, ne partiront pas de la même ligne de départ, n'auront pas forcément la même charge familiale l'une et l'autre. Et ça, je trouve que, alors, on va très probablement me répondre que c'est très compliqué d'aller dans ce niveau de personnalisation des recrutements. Mais je crois qu'aujourd'hui, c'est quand même à prendre en compte. Et pour ne pas tomber justement dans un discours généraliste, une femme tombera forcément enceinte. Tu l'as rappelé, il y a des femmes qui ne sont pas mères. et que non, ce n'est pas parce que c'est une femme qu'elle sera forcément à un moment absente pour un congé maternité. C'est une femme, mais ça ne veut pas dire que 70% de la charge familiale pèse sur elle. Et tout ça, je trouve qu'on ne le prend pas assez en compte, peut-être parce qu'on n'a pas encore complètement assimilé que les femmes, effectivement, ne partent pas toutes de la même ligne de départ. Je pense que c'est important quand même de le rappeler. à la fois aux auditrices et puis à la fois aussi aux dirigeants, aux chefs d'entreprise qui nous écoutent et qui pourront demain recruter des femmes ou collaborer avec des femmes de ne peut-être pas tomber, ou en tout cas d'éviter de tomber dans cette généralisation.
- Speaker #1
Moi, je partage évidemment après, je pense que toute situation individuelle, enfin toute personne à une situation individuelle à prendre en compte. Je nourris l'espoir que les recrutements aujourd'hui évoluent beaucoup, aussi dans dans les process, dans les questions qui sont posées, dans la prise en compte plus globale de la situation et finalement de tout ce qui fait le profil d'un candidat au-delà de cette situation personnelle. Mais je pense qu'il y a moins de discrimination aujourd'hui. Et là, c'est qu'une intuition, je n'ai pas de chiffre pour appuyer ce que je dis, mais on discrimine moins les femmes aujourd'hui parce qu'elles ont potentiellement devenir mères. ou qu'elles sont en âge de procréer. On confie peut-être un peu plus facilement aujourd'hui des responsabilités à nos jeunes femmes aussi qui sortent d'études. Voilà, c'est des intuitions que je vois parce que j'ai des enfants qui sont en âge et qui ont des copains et je vois les différences par rapport à ma génération. Donc, on va toujours vers du mieux et je trouve qu'il faut souligner aussi ces évolutions, cette réduction d'écart, même si elle est toujours là, la réduction d'écart salarial. On progresse, la représentation des femmes aussi dans les comités de direction, dans les conseils d'administration, voilà, il y a eu des... Il y a eu des mesures qui ont été prises, avec des quotas. Il y a nos pommes, vraiment tout doucement. Mais ça évolue. Ça évolue doucement, c'est sûr. Mais c'est vrai qu'il faut le temps aussi aux femmes d'arriver à ces niveaux-là, de se préparer. Et j'ose espérer que les nouvelles générations seront encore plus présentes et que les hommes aussi seront sensibles à ça. Et je trouve que ça se voit quand même de plus en plus aussi, cette répartition. Pour résumer, ce qui va caractériser la vie d'une femme, du temps disponible pour la vie professionnelle, elle en a un peu moins. Elle a plus besoin de sécurité financière. Là aussi, les inégalités sont toujours avérées. Elle en a moins. Il va lui falloir plus de temps, peut-être, pour se sentir en sécurité financière, pour pouvoir se lancer. Et puis, le sujet propre aux femmes, c'est… le syndrome de la bonne élève, d'attendre d'avoir coché toutes les cases pour pouvoir avoir envie, oser se lancer, devoir maturer, mûrer, avant vraiment de se dire, allez, j'y vais. Et là où je pense aussi, il y a une ligne de départ qui n'est pas la même et qui est directement liée au fait qu'elle a moins de temps, une femme a moins de temps, c'est son réseau. C'est son réseau pro. Encore une fois, j'en pense une porte ouverte ici, mais je pense que c'est un... Les femmes sous-estiment parfois l'importance du réseau, du réseau professionnel dans un projet entrepreneurial. Et c'est vraiment des sujets que nous, on met en avant sur nos événements et dans les contenus qu'on propose. C'est envie de liberté, envie de flexibilité, envie de sens. Oui, le projet entrepreneurial se lance dans son activité parce que c'est souvent aussi le résultat d'une frustration. Mais c'est vrai qu'on encourage les femmes aussi à s'entourer. à s'entourer, déjà pour s'entourer de personnes qui vont valider l'idée, mais la culture du feedback, aller chercher du feedback auprès de personnes qui vont être constructives. Alors là aussi, c'est un sujet sur lequel j'attire souvent, j'aime bien mettre en évidence, parce que j'ai croisé des femmes qui se sont lancées dans la vie entrepreneuriale et qui n'ont pas forcément réussi parce que le réseau autour d'elles était… un réseau familial ou amical et qui est donc bienveillant, ça c'est sûr, mais pas forcément toujours très constructif ou stratégique. Et ça, c'est quelque chose qui peut pêcher, mais voilà, mais parce qu'on n'a pas le temps. Donc, en fait, il faut se donner ce temps-là.
- Speaker #0
Ça m'emmène à ma question suivante, par rapport à ce que vous avez observé. Alors, même si je sais que vous avez accompagné les femmes au sens large, quel que soit leur parcours professionnel, est-ce que tu as un moment clé Et ouh ! Un point de bascule qui fait qu'à un moment, elle passe de l'idée de « ok, je pense éventuellement à créer mon entreprise, à me lancer dans l'entrepreneuriat » à « je passe concrètement à l'action » . Est-ce qu'il y a un dénominateur commun, quelque chose qui revient souvent ou pas forcément ?
- Speaker #1
J'ai un peu réfléchi à cette question. J'ai une culture entrepreneuriale familiale qui est assez marquée, mais je ne peux pas pour autant dire que je sois la grande pro. pros de l'accompagnement des femmes entrepreneurs. En revanche, ce que j'observe, c'est que le point de bascule, ça vient à un moment, en général, où elles se sentent confortées sur un des quatre points, que ce soit dans le temps libéré, c'est souvent un moment clé de leur vie où les enfants vont tous à l'école, que les contrats sont peut-être un peu moins lourds parce qu'il y a moins de... Les enfants sont moins dépendants, donc il y a plus de liberté pour la femme. Ça correspond soit à une temporalité dans sa vie familiale, c'est souvent cette période-là, soit parce que sécurité financière garantie ou un conjoint qui y croit et qui s'y met ou une rencontre avec un incubateur ou quelqu'un qui a eu un projet similaire. Il y a un déclic financier et c'est souvent tabou, mais je le dis, comme quoi la vie des femmes est impactée par la famille au sens large. Un héritage, un héritage à partir d'un certain âge, malheureusement, percé par an, est d'hériter. Et ça, c'est parfois un élément déclencheur. Donc, c'est la sécurité financière. Voilà. J'ai reçu un petit peu, alors je vais me lancer. Voilà. Je ne sais pas si ça explique cette moyenne d'âge de 40 ans, mais en tout cas, moi, je l'observe, je l'ai entendu. J'ai reçu un petit peu, je vais me lancer. C'est cette sécurité, ce petit matelas. Je vais lâcher. Mon job, j'ai vraiment envie de me lancer. Et la troisième chose, c'est le... Le troisième déclic que j'ai observé aussi, c'est la rencontre avec quelqu'un, un peu rôle modèle peut-être, ou dans un réseau, ou un mentor qui va dire « vas-y, tu peux y croire, j'ai confiance en toi et je vais t'aider. Je vais t'aider parce que ton idée est bonne et je vais t'aider avec mon réseau. » Il y a trois déclenchements. Il y a la temporalité familiale, les enfants, la sécurité financière qui peut tout d'un coup être rassurante. pour X raisons. Alors, j'ai donné l'exemple de l'héritage, mais parfois, c'est aussi un conjoint qui prend la mesure et qui dit, je vais te soutenir, je crois en ton projet, ou plusieurs personnes dans l'entourage, souvent la famille, qui vont donner ce petit coup de pouce de départ. Et puis, la rencontre, la rencontre, le mentor, le rôle modèle, une conférence, un déclic. Et c'est ça que nous, on vient susciter dans nos événements une fois de plus. C'est des clics. On vient nourrir évidemment tous les autres points pour faire prendre conscience des différences entre les femmes et les hommes. Et là où les femmes ont un champ des possibles, se faire confiance. Et on a des tables rondes systématiques sur l'entrepreneuriat justement pour valoriser des parcours de femmes qui ont réussi ou qui n'ont pas tout réussi. Parce qu'on peut rebondir même après un échec, c'est pour vous. ouvrir les perspectives. Ce n'est pas parce que je me lance dans l'entrepreneuriat que, évidemment, on va réussir. L'objectif, c'est de réussir, mais si ça ne marche pas, c'est possible de continuer à rebondir. Il y a quelque chose, on peut faire quelque chose derrière. On acquiert de l'expérience, de la maturité et on peut recommencer, surtout. Ce sont des messages comme ça qu'on va pousser et puis surtout, mettre en relation avec des acteurs locaux. Voilà, justement, notre... Vraiment, notre ADN, c'est la connexion, c'est de créer du lien en local pour que les personnes, les femmes, quel que soit leur projet, aient une personne en face dans leur tissu économique qui vont leur permettre d'avancer dans ce projet qu'elles peuvent avoir en tête depuis pas mal de temps. C'est souvent un projet de création d'entreprise.
- Speaker #0
Alors, il y a deux choses qui me viennent en tête. Je vais commencer par la première sur la question du réseau. Forcément, je ne peux que te rejoindre à 200% de s'entourer, de bien s'entourer, de le faire tôt. Quelle que soit la façon dont on le fait, et cet entourage peut évoluer aussi avec sa trajectoire de carrière, et là je ne parle pas forcément que d'entrepreneuriat non plus, c'est aussi des personnes qui vont pouvoir faire des mises en relation le jour où on a envie de changer éventuellement de trajectoire professionnelle, d'entreprise, etc. C'est aussi une des raisons finalement pour laquelle moi je suis plutôt fière du partenariat que j'ai. avec vous parce que c'est une belle façon à la fois de développer le réseau mais aussi de soutenir cette dynamique-là et j'encourage toutes les personnes qui nous écoutent et tu as parlé du salon qui va avoir lieu à Lyon, je le précise et je mettrai tous les liens en description de l'épisode, qui aura lieu le 2 et 3 juillet prochains à l'Hippodrome de Paris à Lyon. On vous attend très, très, très nombreux. C'est dans ce type d'événement-là, entre autres, où une simple rencontre, en fait, peu derrière, déclencher presque tout un effet boule de neige qui peut avoir un impact qu'on n'imagine même pas. Et je crois qu'il faut le vivre, en fait, pour le comprendre. Je prends aussi l'exemple, alors dans un tout autre cadre, des commentaires, par exemple, sur certains postes sur LinkedIn. Je prends souvent, en fait, l'exemple que des commentaires, moi, m'ont permis d'être invitée sur des médias. Un commentaire, et c'est fou, en fait, de le dire comme ça. Enfin, vraiment, ne restez pas seuls. Il y a une différence primordiale entre indépendance, quand on veut être indépendante, dans son parcours de vie, dans son parcours professionnel, et l'isolement. Le fait de n'avoir personne, tu parlais des différentes personnes qui peuvent nous entourer, il y a effectivement les mentors, mais c'est aussi des fois échanger avec des pairs qui rencontrent potentiellement les mêmes difficultés ou les mêmes enjeux que nous, et où le partage d'expérience est très fort, et des initiatives, en tout cas sous la forme d'un salon tel que vous le proposez, Je trouve que c'est riche, c'est accessible en plus, c'est un salon dont l'inscription est quand même gratuite. Vraiment, on a deux jours de ressources et pour ceux qui me suivent et qui me connaissent, je participe régulièrement à des salons en tant que participante. Je trouve qu'on en ressort toujours enrichi d'une certaine manière. C'est un premier pas vers le fait de bien s'entourer que de participer en fait à ce type d'événement. Et c'était important pour moi d'en parler et d'en remettre encore un peu une couche.
- Speaker #1
Merci Sabrina. C'est vrai qu'on peut avoir peut-être des craintes d'aller sur des événements comme celui-là, de se dire par quoi je commence, etc. Déjà nous, on l'a pensé pour répondre à tous les besoins, dont celui-là, c'est-à-dire... accompagner dès l'accueil les personnes en leur expliquant comment ça marche, essayer de comprendre pourquoi elles sont là, leur situation, pouvoir mieux les orienter. Déjà, nous, notre équipe qui s'appuie sur un réseau de bénévoles assez formidable d'ailleurs à chaque événement. Je la remercie au passage. Et les futurs qui viendront nous aider sur le salon de Lyon. C'est un appel aux bénévoles aussi. Oui, on l'a lancé hier d'ailleurs. pour pouvoir, voilà, mais c'est vrai que c'est de vivre l'événement aussi de l'intérieur, c'est une petite parenthèse que je referme mais c'est vrai que ce genre d'événement il y a vraiment, c'est à vivre parce que c'est une ambiance qui est assez singulière d'être entre femmes alors il n'y a pas que des femmes des hommes qui sont là, qui animent les conférences aussi, etc, on a un homme dans l'équipe mais c'est vrai que le temps tous les sujets sont 100% destinés aux femmes et quoi qu'il soit, quel que soit l'état dans lequel on arrive, on reçoit quelque chose forcément, c'est sûr. Et quel que soit le projet. Et alors, on observe aussi beaucoup, c'est que les femmes, quand elles ne nous connaissent pas, elles viennent la première année. Alors, elles s'inscrivent à la première journée, puis en fait, on les revoit le lendemain, c'est sûr. 50% reviennent le lendemain, alors qu'elles n'avaient pas forcément prévu de revenir, parce que c'est tellement riche et qu'on n'a pas pu faire tout le tour. Alors, c'est des journées qui ne se ressemblent pas. Les contenus sont un peu différents, mais on peut en trouver pour toutes les situations, tous les goûts sur les deux jours. Et la deuxième chose, c'est que ces femmes, elles viennent la première année, et puis elles reviennent l'année suivante. Parce que là, l'idée a fait son chemin. Et elles viennent beaucoup plus proactives à la rencontre. Elles savent très bien. Alors, c'est très drôle, on le voit tout de suite, quand on est à l'accueil. Il y a celles qui viennent et qui découvrent. Et puis celles qui disent « non, non, je connais, je sais où je vais » et qui tracent parce qu'elles ont repéré le programme, elles ont tout lu, elles ont déjà identifié les conférences sur lesquelles elles voulaient assister, les partenaires qu'elles voulaient rencontrer. Et c'est assez marrant. Et puis après, on les voit, on les voit revenir, on les voit venir pour nous demander de venir témoigner sur une table ronde parce que depuis qu'elles sont venues, elles ont lancé leur entreprise. On a vraiment des belles histoires.
- Speaker #0
programme qui est là, la rencontre de partenaires. Quel type de partenaire on peut trouver sur le salon professionnel ?
- Speaker #1
En fait, professionnel a été repensé il y a quelques temps, justement, en évolution, en observant les demandes qui évoluaient et le public qui se diversifiait sur nos événements. On a aujourd'hui une offre que l'on retrouve dans tous nos contenus. Nos masterclass sont calqués sur cette offre aussi. C'est comme un parcours. Je fais ce geste de la main, si vous le voyez. Parce qu'on a identifié six grandes thématiques qui peuvent se voir comme un parcours ou pas, et qui sont donc l'offre qu'on propose aux femmes, et donc avec des partenaires derrière qui y répondent. Je vais donner un exemple tout de suite. Notre première thématique, c'est faire le point. Faire le point sur ses besoins, ses besoins, ses envies, ses talents, ses compétences, ses besoins financiers. Et là, ce sont plutôt des coachs. on peut venir se renseigner pour un bilan de compétences, on peut venir se renseigner sur différentes techniques d'accompagnement. Donc, c'est plutôt sur de l'accompagnement, coaching, associations qui viennent faire le point. La deuxième étape, si on peut dire, c'est une fois que je comprends mieux mes besoins, comment je les exprime ? Donc, on a toute une thématique autour de la dynamique de son image. son image Son apparence bien sûr, mais pas que. Son image sur les réseaux sociaux, son image quand on doit pitcher, son CV, sa page LinkedIn. Donc là on a des personnes qui sont compétentes, on fait de l'accompagnement du conseil en images même, physique, donc avec de la colorimétrie, un peu de visagisme aussi, tout ce qui est coiffure, etc. Mais aussi, on a des ateliers dédiés pour optimiser ces pages sur les réseaux sociaux, si on a un site internet pour le développer. Voilà, tout ce qui concerne l'image. Donc voilà, ça c'est une thématique. Après, on propose à toutes les femmes de comprendre leur territoire. Donc évidemment qu'un salon à Bordeaux n'est pas le même qu'à Lyon, encore moins que celui de Lille. Et on a tout le temps, sur nos deux jours, à chaque fois, des conférences autour du territoire et de la dynamique d'emploi, pas que d'emploi, la dynamique économique du territoire. Comprendre avec des partenaires, alors là on a plutôt des partenaires France Travail, les maisons de l'emploi, etc., qui viennent expliquer en quoi le territoire est dynamique, quels sont les métiers en tension, quels sont les... Les spécificités, voilà, Bordeaux, je ne vous le cache pas, c'est le tourisme, le vin, des choses comme ça. Il y a aussi de l'aéronautique, voilà. Mais Lyon, on est sur tout à fait d'autres secteurs, avec des entreprises qui ont aussi, qui impriment, qui ont un impact sur le territoire. Donc, c'est celle-là qu'on veut mettre en avant. Donc, ça, c'est pour comprendre la dynamique du territoire. Et avec des entreprises qui ont des besoins recrutement. Alors c'est toujours un peu challengeant d'aller les attirer parce que nous ce qu'on veut c'est de pouvoir attirer des entreprises qui ont envie d'être visibles sur notre public et que nous on a envie de proposer aux femmes parce qu'elles n'y penseraient pas. Donc c'est plutôt des métiers dans l'industrie qui sont d'ailleurs des métiers en tension, des métiers dans la tech, dans le bâtiment exactement, dans le transport. Donc on aura des entreprises de ce type.
- Speaker #0
alors c'est encore un peu tôt pour les dévoiler ceci est un appel si jamais vous êtes intéressé aussi je glisserai le lien si vous souhaitez être partenaire du prochain salon notamment à Lyon on a déjà des partenaires c'est la
- Speaker #1
programmation des pâtes finies on a aussi un parcours qui est dédié à l'entrepreneuriat pour celles qui ont vraiment envie de se lancer dans l'aventure entrepreneuriale et là c'est d'avoir un pôle qui est dédié à toute Merci. on va dire les structures qui accompagnent l'entrepreneuriat. Donc, on a des incubateurs, des banques qui veulent soutenir et souvent positionner sur l'entrepreneuriat au féminin, des réseaux de femmes entrepreneurs, etc., qui viennent montrer en quoi les femmes qui réfléchissent, qui se posent la question. On vient aussi développer, par exemple, l'idée de la reprise ou de la franchise. Parce que, voilà, entreprendre…
- Speaker #0
C'est très bien d'explorer. dans le domaine de l'entrepreneuriat au féminin.
- Speaker #1
Exactement, c'est très peu exploré. Donc, on va toujours vers ces sujets auxquels les femmes ne vont pas forcément spontanément en expliquant en quoi la reprise est peut-être plus sécurisante que la création from scratch d'une activité et même la franchise. Il y a un petit apport de départ souvent qui vous permet après derrière de bénéficier de tout un soutien, de réseau, d'une marque, d'une notoriété. Et voilà, ça c'est… Un cinquième pôle, c'est dédié à la formation. Je vais aller plus vite dessus parce que… Mais on peut… On se forme toute la vie. Et je pense que ça, c'est important aussi. C'est des messages que j'aime beaucoup marteler. Formez-vous toute la vie. Et il y a tellement de sujets sur lesquels on a encore besoin de se former. Alors là, je vous passe l'IA, par exemple. Entre autres, mais pas que. Donc, maintenant, on a une conférence systématique sur l'IA, des ateliers systématiques sur l'IA, parce que, bien sûr, on doit monter en compétence sur ces techniques-là, ces outils-là. Donc, on a un pôle dédié avec des formateurs qui viennent proposer soit de la formation continue, soit de la remise à niveau, soit… Enfin, voilà. de l'acquisition des compétences et on essaye d'ouvrir le champ des possibles avec les universités aussi qui proposent la formation tout au long de l'année, de la vie. Et des financeurs aussi qui viennent expliquer comment on peut financer sa formation. Et le dernier pôle, c'est dédié à l'équilibre vie perso, vie pro, qui est si stratégique chez les femmes.
- Speaker #0
Sacrossement équilibre.
- Speaker #1
Où on va toucher les sujets un peu plus de santé, de santé physique, mais santé mentale aussi. Le burn-out reste une maladie féminine aujourd'hui. Donc on en parle aussi. Comment prévenir et comment revenir après un burn-out, après une rupture. qu'elles soient pour des raisons personnelles, familiales, encore une fois, le congé maternité, voire le congé parental, et par choix, il n'y a pas de jugement du tout là-dessus, ou un ralentissement d'activité, un passage à temps partiel pendant quelques années, le temps d'eux. Comment on rééquilibre tout ça ? Comment on peut harmoniser sa vie pro et perso ? Voilà globalement ce qu'on trouve dans nos contenus.
- Speaker #0
Globalement, c'est quand même assez complet. On a de quoi être routier, on a de quoi s'entourer, on a de quoi monter en compétences. Pour moi, c'est des événements qu'il faut vivre, qui sont là, qui sont accessibles, qui sont à notre portée. Et je trouve ça juste dommage, en tout cas quand on en ressent le besoin, et quel que soit le stade où on en est dans son parcours professionnel, de s'en priver ou de ne pas oser pousser la porte, ne serait-ce que de la première matinée, pour voir ce qu'on peut y trouver et ce qu'on peut... y gagner en repartant. On pourrait poursuivre cet échange encore très longtemps, cher Valentin, mais on arrive presque à la fin. Je vais te poser une dernière question. Si une femme écoute cet épisode aujourd'hui avec une idée en tête sur son parcours professionnel, et là, je ne parle pas forcément que d'entrepreneuriat, ça peut être une reconversion, une reprise, peu importe, avec une idée en tête mais beaucoup de peur, beaucoup d'hésitation, quel serait le premier... petit pas, mais vraiment tout petit pas que tu lui conseillerais ou que tu lui recommanderais ?
- Speaker #1
Vaste question. Alors, déjà, je reviens juste... Tu n'as pas deux heures. Non, non, je n'ai pas deux heures. Je vais essayer de lui mettre un succès, mais déjà, je reviens sur le fait qu'on entreprend toute sa vie. Donc, l'entrepreneuriat, c'est valable dans la création d'un projet, mais pas que. On est entrepreneuse de nos vies. Et mon message est que l'on soit encore plus entrepreneuse de nos vies. Alors, face à une femme qui aurait une idée et plein de questions... plein de questionnements. C'est un sujet auquel je tiens beaucoup, j'ai fait allusion au début de l'émission à ce message, c'est que je crois beaucoup à la culture du feedback. Et homme ou femme, probablement, qu'on n'est pas suffisamment... qu'on n'y pense peut-être pas, de peur de prendre des critiques et de ne pas voir ça comme quelque chose de constructif. Et je pense que de pouvoir s'adresser à quelqu'un, on peut avoir dans son entourage familial ou amical des personnes qui sont... qui ont le franc-parler et qui vont pouvoir faire un vrai feedback. Un vrai feedback sur « oui, ton idée est excellente, mais je m'inquiète de toi et toi, est-ce que tu en es capable ? » Et d'avoir peur de poser la question « que pense-tu de mon idée ? Est-ce que j'en suis capable ? Est-ce que je suis la bonne personne ? Qu'est-ce qui, selon toi, me manquerait pour pouvoir y arriver si je me lance ? » Donc, la culture du feedback dans son cercle proche, on va dire bienveillant, mais… mais est constructif et stratégique, qui ne va pas avoir peur de blesser. Et surtout, si possible, dans des événements, par exemple, comme le nôtre, de poser la question, de prendre la parole dans un public, d'aller oser poser la question à des personnes qui ne vous connaissent pas, qui n'ont pas forcément intérêt à vous flatter, mais qui vont peut-être avoir un regard peut-être plus critique sur quelque chose que vous allez... auxquels vous n'allez pas penser. Donc, ce feedback, allez le chercher. C'est oser lever la main. C'est oser poser la question et ne pas avoir peur d'entendre. Et ça, c'est pour moi la première étape. C'est valider si, comme ça, dans nos cercles, qu'ils soient proches ou moins proches, l'idée est bonne. Et est-ce que je suis la bonne personne ? Selon toi. Comme ça. Et après, on va creuser un business plan. Et puis surtout, là, j'en ai vu quand même des femmes qui n'avaient pas suffisamment travaillé. un business plan et je pense que vous êtes au bon endroit dans ce podcast aussi pour avancer j'imagine mais c'est vrai que le business plan est quand même une étape qu'il faut faire avec sérieux fondamental
- Speaker #0
même s'il peut évoluer il doit être posé et travaillé forcément je te rejoins je te rejoins aussi sur la culture du feedback Et sur demander, effectivement, alors j'aime bien utiliser le terme de tiers de confiance, quel qu'il soit, mais un tiers de confiance qui saura nous donner cet avis peut-être critique, mais très utile. qui nous fera peut-être gagner des semaines, voire des mois, sur cette idée qu'on a en tête, quelle qu'elle soit, qui pourra peut-être nous mettre en relation, qui pourra peut-être nous donner quelques pistes auxquelles on n'avait pas pensé. C'est un très bon premier petit pas, je trouve, et accessible.
- Speaker #1
Oui, et puis je pense que c'est important de passer par cette étape. J'ai un exemple en tête, un témoignage d'une femme qui était venue... pour sa deuxième édition dans notre salon, qui me voit, qui me reconnaît, qui me parle et qui m'explique. Vous savez, grâce à Professionnel, j'ai évité de faire une bêtise. J'avais envie de me lancer et je me suis aperçue, en discutant avec des partenaires qui étaient sur votre salon, que finalement, et en ayant pris contact par la suite avec eux, que mon idée n'était pas viable, pour plein de raisons. Et aujourd'hui, je suis là avec... J'ai eu une promotion dans ma boîte, j'ai évolué et j'ai changé de métier dans mon entreprise. Mais tout ça, c'est grâce à vous que j'ai pu le faire. Donc voilà.
- Speaker #0
Très beau partage et ça a le mérite de rappeler effectivement que de demander cet avis extérieur, objectif, neutre, certes critique, mais très utile et primordial, quel que soit son parcours ou en tout cas l'idée qu'on a en tête. Valentine, je te remercie énormément. pour cet échange. J'espère que toi ça a été de ton côté.
- Speaker #1
Oui. Merci Sabrina pour cette invitation et cet échange passionné, je serais si passionnée des femmes et de leur carrière.
- Speaker #0
Je partagerai tous les liens pour vous retrouver, pour s'inscrire à la prochaine édition lyonnaise du Salon, votre newsletter LinkedIn. A vous qui nous avez écouté, si cet épisode vous a plu, je vous invite à le commenter, à le partager massivement autour de vous, et à déposer 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée, c'est le meilleur moyen de faire vivre ses chroniques. Je vous souhaite une excellente journée, à très bientôt !