Speaker #0That's a bad omen. Résolution numéro 1. Être en meilleure santé. Première résolution qui revient toujours en fin d'année, c'est l'ambition d'être en meilleure santé. Faire plus de sport, manger mieux, dormir mieux, gérer mieux son stress. On a tous envie d'un corps qui fonctionne. d'un esprit plus calme, d'une énergie retrouvée. Cette résolution revient chaque année parce que la santé est la fondation de tout. Sans elle, difficile d'avoir une vie professionnelle épanouie, des relations équilibrées ou même simplement de profiter du quotidien. Mais alors, pourquoi on replonge dans nos vieilles habitudes ? Parce que justement, changer son hygiène de vie, ça ne se fait pas en un claquement de doigts. C'est un effort quotidien, parfois invisible, et surtout ça demande de revoir tout. toute notre organisation. Du coup, j'ai choisi d'associer cette résolution avec un film qui, sans être un blockbuster, touche quelque chose de profondément universel car il parle de transformation, de santé, d'image de soi. Ce film, c'est Brittany Runs a Marathon. Si tu ne l'as jamais vu, je te raconte pourquoi il illustre parfaitement la résolution numéro 1. Dans le film, on suit Brittany, une jeune femme drôle, bordélique et complètement perdue. Elle sort trop, boit trop, dort trop peu, se nourrit mal. Bref, elle a un rapport à elle-même qui est loin d'être doux. Le déclic a lieu pendant une visite chez le médecin où elle prend conscience qu'elle est en surpoids et doit absolument changer son mode de vie. Et c'est là que commence sa résolution. Ce n'est pas une résolution de nouvel an, mais plutôt une résolution de survie. Elle veut juste aller mieux. Elle veut essayer de faire un premier pas dans cette direction et le premier pas, ce sera courir un pâté de maison. Pas un marathon ou une course organisée, juste un pâté de maison. Et c'est ce réalisme dans l'objectif qui rend cette histoire universelle. Parce que nos résolutions commencent toujours comme ça, par un tout petit geste qui semble immense. Le film montre très bien que la santé n'est pas qu'une question de poids ou de sport, c'est une transformation globale, une remise en question de ses habitudes, de son rapport au stress, de son estime de soi et même de ses relations. Et on voit ça progressivement. Physiquement, Brittany commence à courir, à mieux dormir, à faire attention à son alimentation. Psychologiquement, elle découvre qu'elle se cachait derrière l'humour, l'autodénigration et la fuite. Émotionnellement, elle apprend à s'aimer, à se pardonner et à demander de l'aide. Et socialement, elle construit un cercle plus sain. Elle se débarrasse de certaines influences et accepte la solidarité. Surtout, le film montre que vouloir être en meilleure santé n'est jamais un chemin linéaire. Il y a des rechutes. de la colère, des blessures, des jours où ça va et des jours où on abandonne. D'ailleurs, le film repose sur des choix techniques pour rendre compte de ce parcours. Tout d'abord, le réalisateur Paul Danz-Colaiso réussit à trouver le temps juste en mélangeant humour et vulnérabilité avec finesse. Il ne ridiculise jamais Britannique, mais il ne tombe jamais dans le pathos non plus, ce qui permet au spectateur d'être touché sans être manipulé. La mise en scène adopte une esthétique réaliste du quotidien. On a des plans serrés dans le petit appartement new-yorkais, des scènes de course filmées à hauteur humaine et une caméra qui vacille avec la respiration lourde de Brittany. On ressent la difficulté, courir n'est pas glamourisé. On souffle avec elle et on souffre avec elle car sa course a été filmée pendant le véritable marathon de New York. Du coup, on suit la transformation de Brittany interprétée par la comédienne Gillian Bell. Son évolution visuelle est portée par un travail sur ses costumes, sa posture et surtout son rapport à la caméra qui au début est fuyant puis assumé. Ce n'est pas juste la perte de poids qui est l'élément central, mais cette progression intérieure qui est matérialisée par l'image. La musique suit également les phases du parcours. Elle est légère au début, énergisante dans les moments de progrès et minimaliste lors des moments de doute. Elle est composée de manière à accompagner le spectateur émotionnellement. Mais c'est surtout l'écriture scénaristique qui parvient à bien mettre en lumière le parcours du héros, car il montre les mauvais côtés. La jalousie, la rechute, le perfectionnisme destructeur et la difficulté d'accepter l'aide. Ici, on ne devient pas un héros, mais plutôt une personne qui apprend à s'accepter. Alors j'ai choisi d'associer ce film à cette résolution parce que je trouve qu'il parle d'un combat intime que beaucoup d'entre nous menons chaque année. Reprendre notre santé en main et échouer et recommencer. Britannique, c'est nous. Quand on signe pour trois mois de salle de sport et qu'on y va deux fois, Quand on jure qu'on va mieux manger mais qu'on finit devant une pizza un mercredi soir. Quand on a honte de ne pas tenir mais qu'on essaie à nouveau. Sa réussite finale, courir le marathon de New York, est symbolique. Ce n'est pas faire un marathon qui importe, mais c'est aller jusqu'au bout de ce que l'on a commencé. Et c'est peut-être ça la résolution ultime. Ne pas abandonner, malgré les écarts, malgré les difficultés, malgré soi. Pas même moi. D'accord ? D'accord. Si cela revient chaque année, c'est parce que notre rapport à l'argent et au travail est en constante évolution. Un imprévu, un changement d'emploi, une période d'incertitude, et tout peut basculer. C'est une résolution mouvante, jamais complètement terminée. On l'ajuste, on la corrige, on l'améliore, bref, c'est un chantier permanent. Pour illustrer cette résolution, j'ai choisi « The Pursuit of Happiness » , à la recherche du bonheur. Au-delà des larmes qu'il provoque, de l'histoire vraie qu'il raconte et des scènes devenues iconiques, ce film représente parfaitement le défi que beaucoup d'autres nous se fixent, reprendre le contrôle de son argent, de sa carrière ou de sa dignité. Dans le film, Chris Gardner, interprété magistralement par Will Smith, se retrouve dans une situation financière catastrophique. Il investit toutes ses économies dans une invention qui ne se vend pas. Il accumule les dettes, sa relation avec sa femme se dégrade, et il finit à la rue avec son fils. Pour beaucoup, la résolution « mieux gérer mes finances » est un souhait. Pour Chris Gardner, c'est une question de survie. Et c'est là que ce film est si puissant. Il nous montre qu'une décision financière, même bien intentionnée, peut avoir des conséquences profondes, et qu'à un moment, il faut stopper l'hémorragie, analyser la situation et choisir un autre chemin. Ce que je trouve intéressant, c'est ce contraste entre l'ambition de la réalité et le désespoir de la fiction. Je m'explique, chaque début d'année, on se dit « cette fois je fais un budget, je vais épargner, je vais chercher un meilleur job, je vais me former » et pourtant on abandonne souvent des févriers. Dans The Pursuit of Happiness, Chris incarne exactement l'inverse. Il fait le point sur sa situation, il accepte la responsabilité de ses choix, il cherche une voie professionnelle plus stable et ambitieuse et il s'engage dans un long processus douloureux Merci. et incertain. Le film nous dit justement ce que nos résolutions essaient de nous dire chaque année. Tu peux rebondir, tu peux changer de trajectoire, mais ce sera difficile et ça demandera de la constance. Du coup, le film incarne la version réaliste de la résolution parce qu'il montre tout ce qu'on oublie quand on prend des résolutions financières. Par exemple, le manque de temps. Chris jongle entre un stage non rémunéré, la garde de son fils et la survie quotidienne. Changer de carrière, c'est lourd et ça te pompe le temps et l'énergie. Ensuite, il y a la peur de l'échec. À chaque porte claquée, à chaque client refusé, à chaque nuit dans un refuge, Chris est tenté d'abandonner. Puis il y a l'incertitude. Chris se bat pour un poste qui n'est même pas garanti. Enfin, il y a la charge émotionnelle. Mieux gérer ses finances n'est pas que mathématique, c'est une question d'identité, d'orgueil, de peur et de responsabilité. Le film nous rappelle que notre situation financière ne dépend pas seulement de nos revenus, mais aussi de nos choix, nos habitudes, nos relations. et nos limites personnelles. D'un point de vue filmique, The Pursuit of Happiness est aussi une œuvre particulièrement maîtrisée. Le réalisateur Gabriel Mussino choisit une mise en scène intimiste avec une caméra proche, souvent tremblée, qui suit Chris dans ses batailles quotidiennes, courir dans les rues, se cacher dans un métro, attendre en fil pour un refuge, sourire malgré tout au bureau. Ce réalisme renforce l'impact émotionnel sans tomber dans la caricature. Puis on a Will Smith, au sommet de son art. Dans ce film, il livre peut-être sa plus grande performance. Il y a de la retenue dans les émotions, de la densité dans le regard, de la simplicité dans les gestes et surtout une vraie complicité avec son fils à l'écran qui est incarné par son vrai fils, Jaden Smith. L'authenticité de leur relation est l'un des piliers du film. Le scénario est construit comme un marathon émotionnel. Chaque petite victoire est immédiatement subie d'un nouveau défi. On alterne entre micro-victoire et micro-chute. On ressent la fatigue, la tenacité et l'espoir fragile. Mais ce que je trouve très intéressant dans ce film, et c'est pourquoi j'ai voulu l'associer à cette deuxième résolution, c'est le thème social qu'il aborde, celui de la lutte des classes et l'égalité des chances. Le film aborde subtilement des questions comme la difficulté d'accéder à la réussite sans capital de départ, le manque de réseau, les préjugés, et l'inégalité économique. Il montre que le rêve américain n'est pas mort, mais qu'il n'est pas gratuit. En fin de compte, ce que The Pursuit of Happiness nous dit au fond, c'est que mieux gérer ses finances, c'est d'abord mieux gérer son courage. Changer de carrière, c'est accepter l'inconfort. Et réussir, c'est tenir quand plus personne ne regarde. Ce film nous rappelle que la résolution de mieux gérer sa vie professionnelle n'est pas un caprice de nouvel an, c'est un besoin profond humain, universel, qui n'est ni facile, ni rapide, mais qui est tout simplement possible. Résolution numéro 3. Se débarrasser des mauvaises habitudes. Fumer, boire trop, procrastiner, s'énerver facilement, ces habitudes on sait qu'elles ne nous font pas du bien. On sait aussi qu'elles nous empêchent d'avancer, qu'elles grignotent notre énergie, qu'elles impactent notre santé et même nos relations. Alors pourquoi est-ce si difficile d'arrêter ? Parce que les mauvaises habitudes sont souvent liées à des émotions, du stress, des routines ancrées depuis des années. Elle remplit une fonction, même si ce n'est pas la bonne. Chaque année, on se promet d'être une meilleure version de soi-même, mais casser ces automatismes demande du temps, du soutien et parfois même un cadre spécialisé. D'où le recommencement annuel, presque traditionnel. Pour illustrer cette résolution, j'ai choisi un film qui a presque 25 ans, mais qui reste incroyablement moderne dans son message. 28 Days avec Sandra Bullock. Dans 28... Days, Sandra Bullock joue Gwen Cummings, une journaliste brillante mais complètement dépassée par son addiction à l'alcool. Le film commence par une descente aux enfers comique mais douloureuse. Pendant le mariage de sa sœur, Gwen boit trop. Elle perd le contrôle d'elle-même et de la situation. Dans son état dépriété, elle vole une limousine, elle a un accident et elle est condamnée à suivre une cure de désintox dans un centre de réhabilitation pendant 28 jours. Ce temps imposé devient le cœur même du film et de ce qui fait écho à notre résolution. Si chaque année, on se promet d'arrêter ce qui nous abîme, ce qui nous ralentit ou ce qui nous empêche d'être fiers de nous, 28 Days nous rappelle qu'en vérité, on ne cesse pas une mauvaise habitude, on réapprend à vivre sans elle. Le film explore trois aspects que l'on retrouve dans toute tentative de changement. Premier aspect, le déni. Au début, Gwen pense qu'elle n'a pas de problème. C'est fan, contrôlé, pas grave. Comme quand on dit « je peux arrêter quand je veux » , c'est juste stressant en ce moment, c'est la dernière fois. Deuxième aspect, la résistance. Dans le film, dès que Gwen est privée de son habitude, cela la met face à ce qu'elle fuit. Son enfance, ses blessures, sa solitude, son rapport aux autres. En fait, abandonner une mauvaise habitude, c'est perdre un refuge. Troisième aspect, la reconstruction. Gwen va apprendre... que le changement passe par la routine, la discipline, l'honnêteté, l'humour, le partage, le regard des autres. et surtout l'acceptation de soi. Et ce processus, ce n'est pas une résolution de nouvel an, c'est un travail de fond. 28 Days est une comédie dramatique qui aurait pu tomber dans le cliché ou la moralisation. Mais plusieurs choix techniques ont fait un film juste et intemporel. A commencer par la direction de Betty Thomas qui choisit de mélanger des scènes humoristiques très légères à des moments d'une grande brutalité émotionnelle. Cet équilibre permet au spectateur de respirer puis de se prendre la vérité en plein cœur. Résultat, on rit du comportement de Gwen, puis on comprend qu'il est tragique. C'est exactement ce que vivent ceux qui ont une mauvaise habitude, une façade drôle et un fond douloureux. Ensuite, il y a la performance de Sandra Bullock qui évite le pathos. Sandra Bullock a un talent unique pour jouer la fragilité sous la comédie. Elle apporte du naturel, du timing comique, de la vulnérabilité et une énorme humanité. Elle rend Gwen attachante même quand elle s'égare, et on a envie qu'elle s'en sorte, ce qui fait que sa progression nous touche vraiment. Puis il faut dire que le film est construit comme un calendrier émotionnel, où 28 jours renvoient à un cycle psychologique avec l'arrivée chaotique, le rejet, la confrontation, la prise de conscience, la rechute, la résilience et la reconstruction. Ce découpage est exactement celui d'un processus de changement d'habitude et le centre de réhabilitation est filmé comme une bulle réaliste avec ses espaces collectifs, ses rituels imposés, ses thérapies de groupe, ses règles strictes et sa camaraderie forcée. Ce cadre fermé symbolise parfaitement la vie avec une mauvaise habitude. On a l'impression d'être enfermé jusqu'au jour où on réalise qu'on était surtout enfermé en soi-même. Je trouve que ce film est une belle illustration de cette résolution car 28 Days nous enseigne trois vérités fondamentales que l'on oublie souvent quand on prend la résolution de se débarrasser de ses mauvaises habitudes. Vérité numéro 1, on ne change pas pour paraître mieux, mais pour aller mieux. C'est la différence entre « je dois arrêter » et « je veux vivre autrement » . Vérité numéro 2, le changement ne se fait pas seul. Gwen progresse grâce aux autres, les thérapeutes, les résidents, les règles, la communauté. Changer une habitude est un acte collectif autant que personnel. Enfin, vérité numéro 3, abandonner une mauvaise habitude n'est pas une fin, c'est un début. La dernière scène ne montre pas une femme parfaite, elle montre une femme qui choisit chaque jour une nouvelle route. C'est vrai de toutes les résolutions, ce n'est pas un choix, c'est des choix répétés.
Speaker #0Résolution numéro 4. Consacrer plus de temps à sa famille et à ses amis. Voilà une résolution profondément humaine. On veut être plus présent, écouter davantage, créer des souvenirs. Ce qui est intéressant, c'est que cette résolution revient toujours quand on fait le bilan de l'année et qu'on réalise qu'on est souvent passé à côté de ce qui compte vraiment. Pourquoi on revient dessus ? Parce que la vie moderne va vite, trop vite. On a tendance à reléguer les relations au second plan jusqu'au jour où on s'aperçoit que ce sont elles qui nous donnent de la joie, de la stabilité, du soutien. Et quand le nouvel an arrive, on se dit « cette fois, je vais ralentir, je vais appeler plus souvent, je vais profiter davantage » . C'est une résolution du cœur, mais qui demande un vrai effort d'organisation. Pour illustrer cette résolution, j'ai choisi « Little Miss Sunshine » , une aventure familiale rancomolesque. Le film est un road trip chaotique dans un vieux vin jaune qui tombe en morceaux. Little Miss Sunshine rappelle avec humour et délicatesse que prendre du temps pour sa famille ou ses amis, ça ne signifie pas forcément vivre un moment parfait, mais vivre un moment vrai. L'histoire est celle d'une famille dysfonctionnelle mais très adachante. La famille Hoover, c'est un peu la caricature de ce qu'on vit tous à plus ou moins grande échelle. Il y a un père obsédé par la réussite, une mère épuisée qui fait ton pont entre tout le monde, un grand-père imprévisible et grossier mais au grand cœur, Un ado mutique en pleine crise existentielle, un oncle en dépression et Olive. adorable petite fille rêveuse, persuadée qu'elle peut devenir reine de beauté. La famille doit traverser les Etats-Unis en minibus pour que Liv participe au concours Little Miss Sunshine. Et là, tout déraille. Les pannes, les disputes, les fous rires, les drapes, tout y est. Mais ce chaos devient le terreau d'une transformation silencieuse. Parce qu'en passant du temps ensemble, malgré eux, ils se redécouvrent, ils se soutiennent et ils finissent par s'accepter. C'est là que le film rejoint notre résolution. Ce n'est pas la qualité du moment qui compte, mais la présence dans le moment. Lorsque l'on prend la résolution de voir plus souvent sa famille ou ses amis, on pense souvent à plus de dîners, plus de sorties, plus de souvenirs et plus de joie. Mais Little Miss Sunshine nous rappelle une vérité beaucoup plus profonde. Passer du temps ensemble, c'est accepter les imperfections. Être présent ne signifie pas être d'accord et qu'on peut s'aimer même quand on se déchire. Ce film montre la famille dans sa dynamique comme une étrange danse entre les personnalités. Et le temps partagé, même imparfait, crée la connexion. Dans le film, l'ado apprend qu'il peut compter sur les autres. Le père comprend qu'il ne peut pas tout contrôler. La mère se sent enfin soutenue. L'oncle retrouve un sens à sa vie et Olive réalise qu'elle n'a pas à être parfaite pour être aimée. Du coup, le film ne montre pas une famille qui se transforme en sept jours, mais une famille qui finit par se reconnaître. Du point de vue de l'analyse filmique, on pourrait croire qu'il s'agit d'une simple comédie dramatique. Mais le film est un bijou de construction, de mise en scène des directions artistiques. Voici quelques éléments clés. À commencer par le duo de réalisateurs Jonathan Dayton et Valérie Faris qui choisit une approche presque documentaire dans la mise en scène. On a des plans fixes, Une caméra sobre, une lumière naturelle, des cadrages qui laissent respirer les acteurs. Cette sobriété permet aux émotions de prendre toute la place. Et en parlant de place, quoi de mieux que d'enfermer la famille dans un van ? Ce Volkswagen jaune devient un personnage à part entière et symbolise la lenteur, la contrainte, l'enfermement mais aussi l'unité forcée. Le fait que le van ne puisse démarrer qu'en poussant oblige toute la famille à coopérer. Techniquement, c'est brillant. Un objet mécanique devient le catalyseur narratif du lien. Comme Little Miss Sunshine est un film d'ensemble, le casting est particulièrement soigné. Chaque acteur, Tony Collette, Steve Carell, Paul Dano, Alan Arkin, jouent à la frontière du drame et du comique. Leur jeu est naturel et le film repose sur leur alchimie. On a l'impression d'être dans une vraie famille. C'est ce réalisme et cet équilibre dont le jeu... qui rend les scènes si touchantes. Sur le plan narratif, le film alterne entre moments collectifs hilarants, silence lourd, petites confidences et micro-crises existentielles. Ce rythme crée un mouvement émotionnel constant et engageant. On ne s'ennuie jamais et on n'est jamais submergé. Michael Arndt, le scénariste, propose un récit où les personnages évoluent chacun à leur niveau. Les conflits ne sont jamais artificiels et la fin avec la fameuse scène du concours, devient un hymne à l'amour familial. Le message du film est simple. La famille n'est pas parfaite, nous ne sommes pas parfaits, mais ensemble, on peut créer quelque chose de profondément beau. Ce qu'on voit dans Little Miss Sunshine, ce n'est pas une famille modèle, mais une famille qui choisit de rester unie malgré ses fissures. Et voilà pourquoi c'est un film idéal pour réfléchir à cette résolution. de passer plus de temps avec sa famille, ses amis et ses proches. Parce qu'il nous rappelle que ces moments, même imparfaits, sont ceux qui nous construisent,
Speaker #0Résolution numéro 5. Vivre sa meilleure vie. Voyager plus, lire, apprendre quelque chose de nouveau, méditer, s'épanouir. Cette résolution est un grand fourre-tout positif, une sorte de quête du bonheur et de l'épanouissement personnel. Pourquoi elle revient chaque année ? parce qu'elle est liée à un besoin profond, celui de se sentir vivant. On veut sortir de la routine, découvrir le monde, s'élever, devenir plus curieux, plus ouvert, plus aligné avec soi-même. C'est une résolution qui est très importante. touche à ce fameux « pourquoi » qui guide nos choix. Mais la vie quotidienne, encore une fois, reprend vite ses droits. Entre le travail, les obligations, les imprévus, notre meilleure vie passe souvent en arrière-plan. Et on se promet de la remettre au premier plan l'année suivante. Du coup, quel meilleur film pour illustrer cette résolution que « Eat, Pray, Love » avec Julia Roberts ? Dans « Eat, Pray, Love » , Julia Roberts incarne Liz Gilbert. Une femme qui semble avoir tout pour être heureuse, une carrière, un mari, une belle maison, des amis, une vie confortable. Mais intérieurement, c'est le vide. Lise étouffe, elle ne se reconnaît plus, elle réalise qu'elle vit une vie qu'elle n'a pas vraiment choisie. Alors un soir, elle s'effondre. Puis elle décide de tout arrêter, de divorcer, de prendre une année sabbatique et de partir. En Italie pour réapprendre le plaisir, en Inde... pour chercher la paix intérieure, abali pour retrouver l'équilibre. C'est radical mais symbolique de ce qu'on cherche quand on dit « cette année, je vais vivre ma meilleure vie » . Pas forcément tout quitter, mais retrouver du sens. Chaque début d'année, on se promet plus de voyages, de découvertes, de calme intérieur, des expériences enrichissantes, de la spiritualité, de la créativité et de la liberté. Eat, Pray, Love condense exactement ces aspirations en trois volets. Dans le premier volet, avec « eat » , il s'agit de lâcher prise, savourer et renouer avec le plaisir. En Italie, lise, apprend à manger sans culpabiliser, à ralentir, à vivre dans l'instant, à se reconnecter à la joie simple. C'est la version anti-burnout de nos résolutions. Dans le deuxième volet, avec « pray » , il s'agit de se centrer, méditer, écouter son intériorité. En Inde, lise déclare découvrent la spiritualité non comme une performance, mais comme un apprentissage, le silence, la discipline, le pardon, la patience avec soi-même. Exactement ce que beaucoup recherchent quand ils veulent se sentir mieux ou méditer davantage. Enfin, dans le troisième volet, avec Love, il s'agit de s'ouvrir, s'équilibrer, aimer autrement. À Bali, Lise retrouve l'équilibre entre plaisir et sagesse, amour et sagesse. et indépendance, engagement et liberté. Et surtout, elle réapprend à aimer sans se perdre. Je trouve que ce film est une proposition intéressante aussi du point de vue technique. On peut aimer ou non l'histoire, mais techniquement Eat, Pray, Love est remarquablement construit. Le film suit une structure triptique qui n'est pas seulement géographique, Italie, Inde, Bali. Elle est aussi spirituelle, passant du plaisir à la douleur puis à l'équilibre. ce qui donne un arc dramatique cohérent et universel. Le réalisateur Ryan Murphy utilise la couleur, les textures et la lumière comme langage émotionnel. L'Italie est chaude, sensuelle, gourmande, saturée. L'Inde est vibrante, chaotique, mystique. Et Bali est apaisée, douce, équilibrée. Chaque pays reflète une étape de transformation psychologique. Le film utilise la photographie comme une sorte de journal de voyage visuel. Les plans sont larges pour illustrer la liberté. Il y a l'emploi des gros plans pour souligner l'introspection. Les mouvements de caméra deviennent lents pour la méditation. Et on voit des ralentis pour illustrer les moments de plaisir. On a l'impression de lire un carnet d'émotions. Enfin, Julia Roberts incarne la vulnérabilité élégante, incarnant Lise avec fragilité, dignité et humour discret. Elle rend le personnage profondément humain. Ce n'est pas une héroïne. inatteignable, c'est une femme qui fait de son mieux. Ce que le film nous apprend sur cette notion de vivre sa meilleure vie, ce n'est pas de tout plaquer, de voyager pour fuir, d'être toujours heureux ou de devenir une version parfaite de soi, mais plutôt de se choisir, de s'écouter, de ralentir, d'explorer ce qui nous nourrit, d'apprendre à être seul avec soi-même, d'accueillir les nouveaux départs et d'accepter le processus, pas seulement le résultat. Eat, Pray, Love nous dit que vivre sa meilleure vie, ce n'est pas changer tout, mais c'est se changer soi-même. Et ça, c'est exactement l'essence d'une résolution. Ces cinq grandes résolutions qu'on vient de passer en revue représentent ce dont l'être humain a fondamentalement besoin. La santé, la sécurité, la maîtrise de soi, l'amour à travers la connexion et l'épanouissement. Chaque année, on remet ses priorités au centre. parce qu'on sait qu'elles sont essentielles, mais on se perd dans la complexité du quotidien. Le nouvel an est l'occasion de faire une pause, de regarder où on en est et de réajuster le cap. Et ce n'est pas grave de reprendre les mêmes résolutions. Au contraire, c'est le signe qu'on évolue, qu'on apprend et qu'on essaie de s'améliorer. Le plus important, ce n'est pas d'être parfait, mais d'être en chemin. Alors, chers auditeurs, chères auditrices, quelles sont tes résolutions de nouvel an ? As-tu déjà vu ces 5 films ? Quels films proposes-tu pour inclure dans cette thématique ? Merci d'avoir suivi cet épisode du podcast Ciné-Toc. Je m'appelle Georgien. Si tu aimes ce contenu, retrouve Ciné-Toc sur les réseaux sociaux, abonne-toi, partage et tous mes meilleurs voeux pour une merveilleuse année 2026. Rendez-vous l'année prochaine.