- Speaker #0
Bonjour à toutes et bonjour à tous et bienvenue sur ce nouvel épisode de podcast. Je me réjouis de vous retrouver pour vous présenter toute une personnalité aujourd'hui. Pour celles et ceux qui ne me connaîtraient pas, puisque vous me découvrez de par l'incroyable invité d'aujourd'hui. Je suis Claire Bardin, j'ai le privilège depuis maintenant deux ans de tenir le micro et de me présenter à des personnalités, des parcours profondément ancrés dans une forme d'humanité, de curiosité et de partage. Les invités que je reçois ont tous en commun une générosité sans pareil. Je suis très heureuse de pouvoir compter sur leur confiance pour mener des discussions qui, plus souvent que pas assez, font cheminer mon audience. Alors bienvenue sur le podcast. et aujourd'hui n'échappe absolument pas à la règle. Puisqu'il y a des gens qui cherchent la lumière et il y a ceux qui savent exactement comment la créer autour des autres. Depuis plus de 35 ans, mon invité accompagne des artistes, des personnalités publiques, des projets, des rêves. Il connaît les coulisses, les silences avant les grandes annonces, les fragilités derrière les images parfaitement maîtrisées. Il a ouvert des portes, créé des rencontres, construit la confiance et appris à lire ce que les gens ne disent pas toujours. Mais derrière son incroyable parcours, derrière les vedettes, les tapis rouges, les anecdotes extraordinaires, il y a aussi un enfant, plutôt timide, des racines chiliennes, un homme qui a dû trouver sa place sans jamais se débrouiller. déguisé pour rentrer dans la pièce et en étant fondamentalement toujours attaché à qui il est. Alors aujourd'hui je n'avais pas envie de lui demander une nouvelle fois de raconter sa carrière bien que celle-ci est évidemment en filigrane tout au long de notre discussion. J'avais envie de comprendre ce que ça fait de passer sa vie à faire briller les autres Ce que ça demande, ce que ça coûte, ce que ça révèle Et surtout ce qu'il reste quand on retire finalement tous les noms Je vous laisse rencontrer un homme qui a fait de la confiance son métier Et qui a bien compris et qui incarne parfaitement Que dans le mot relation publique, il y a surtout un mot, c'est relation C'est l'humain, derrière Philippe Delpozo Bonjour Philippe Bonjour merci d'être au micro ce matin. C'est un grand privilège d'avoir de ton temps dans mon agenda. Merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation.
- Speaker #1
Je suis bien content d'être là.
- Speaker #0
Merci. J'ai fait mes devoirs quand même avant de te rencontrer, donc j'ai pu lire pléthore d'articles et de toutes choses sur toi puisque tu es une personnalité publique, mine de rien. Donc c'est facile de trouver de l'information sur toi. Mais je voulais commencer en te laissant tout simplement la parole sur comment toi tu veux te présenter.
- Speaker #1
Comment je me présente ? Bien, depuis la naissance de ma fille, je dis surtout que je suis le papa d'Alexina. Pour moi, ça, c'est le plus important, que ma fille ait 13 ans. Alors, donc, depuis sa naissance, ou à sa naissance, j'ai pris une grande décision. J'ai pris la décision de travailler en solo. Avant sa naissance, depuis que j'ai commencé dans le milieu de 18 ans, j'étais toujours dans des entreprises, dans des agences, dans des bureaux, dans des festivals, un peu de tout. Mais... À sa naissance, que j'avais parlé avec sa maman à l'époque, j'ai décidé d'être là pour elle, parce que sa naissance est arrivée au bon moment pour moi. Alors donc, j'ai décidé de l'amener à l'école, d'aller la chercher, d'être présent, puis de faire mes propres horaires. Même si, au début, les deux premières années, c'était un peu difficile de me trouver tout ça, puis après, ça a bien parti. Je pense que ça a été le meilleur de mes choix, parce que je suis là. Pour elle, puis en étant pour elle, je suis heureux, puis en même temps, si je suis heureux, le travail suit.
- Speaker #0
J'adore. Alors,
- Speaker #1
à la base, je suis le papa d'Alexis. Et puis, qu'est-ce que je suis ? Bien, maintenant, ça fait, je ne me souviens plus, je sais que ça fait plus de 35 ans, peut-être 37 ans que je suis dans le milieu des communications. J'ai donc commencé à 18 ans pendant que j'étais au cégep, ici, justement, Longueuil, tout près. J'ai étudié en journalisme, communication. J'ai même fait une partie de ma maîtrise à... Paris 3, la Sorbonne, Nouvelle. J'étais à la cité universitaire à l'époque. Alors donc, j'ai toutes mes études en communication. Au début, je voulais vraiment être journaliste. C'était ça qui m'intéressait. Le milieu artistique, le milieu culturel, oui, mais sans que je me sois rendu compte que surtout ici au Québec, il y a très peu d'espace pour le journaliste que j'appelle d'opinion. Le journaliste où ce n'est pas seulement le journaliste de promotion. Alors donc... Pendant quelques années, j'ai quand même écrit, j'ai même eu ma chronique dans des magasins ici. J'ai lu 7 jours du showbiz dans le magazine 7 jours. J'ai écrit dans plein plein de revues, mais en même temps, je trouvais que la formule se répétait. Alors entre temps, j'avais commencé à 18 ans aussi à être attaché de presse dans une maison de disques. J'avais travaillé avec Nicolas Serkis de Indore. Au Chine, avec Charlie Couture, avec Niagara, avec plusieurs groupes. On m'a fait une offre en parallèle de revenir aux relations de presse, mais je n'étais pas certain parce que je voulais être pur. Je ne voulais pas être de l'autre côté de la médaille, mais de la couture. Puis finalement, à la fin de mon bac, je suis parti à Paris. Et à mon retour, on m'a offert de me présenter pour le poste de taché de presse pour Musique Plus, pour la chaîne de clips à l'époque de Vidéo. Et puis j'avais 24 ans et on m'a choisi, puis Paris, j'étais le plus jeune attaché de presse à l'époque en télé, puis c'était le début d'une belle aventure en relation de presse.
- Speaker #0
Incroyable.
- Speaker #1
Officiellement à 4 ans parce qu'avant j'étais assistant en communication.
- Speaker #0
Incroyable. Est-ce que tu as l'impression que ta vie, ça a été un chemin d'opportunité que tu as su saisir à chaque fois ?
- Speaker #1
Je ne sais pas, j'étais toujours à la blague que peut-être ma plus grande erreur, mais en même temps je pense que c'est ça qui fait ma différence, c'est que je n'ai pas Je n'ai jamais eu de plan de carrière.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Alors donc, ce n'est pas des opportunités à saisir, c'est dans le sens que, plutôt je dirais que le destin, c'est de me les amener vers moi. Et puis tantôt, je disais que l'époque, lorsque j'ai décidé de travailler en solo, sincèrement, j'ai peut-être envié 300 CV, puis je n'ai eu aucune réponse. Et puis à chaque fois qu'on me disait que j'étais trop qualifié, à chaque fois qu'on m'avait toujours refusé. Puis je pense que c'est le jour où j'ai décidé d'arrêter de chercher que là, les offres sont arrivées. Wow On dirait, c'est pour ça que je dis ça, que c'est dans le sens que quand j'ai décidé d'arrêter de courir, c'est arrivé. Alors donc ça, je suis très heureux. Alors oui, il y a des gens qui me disent que je les mérite parce que je travaille bien. Oui, merci. Mais en même temps, je pense que le mot a circulé, que mon nom a circulé. Et puis donc, je suis très chanceux parce qu'on m'offre des beaux...
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu voulais faire quand tu étais petit ? Le petit Félipe, parce que ton histoire, elle vient quand même d'une histoire aussi d'immigration. C'est complètement magnifique de te voir en communication, parler plusieurs langues alors que tu es arrivé à ton jeune âge en n'en parlant qu'une. Donc, quelle expansion humaine ! Mais le petit Félipe, qu'est-ce qu'il a nommé ?
- Speaker #1
Ben, quand j'étais jeune, bon ben là c'est l'été de la Coupe du Monde, j'aurais voulu être joueur de football, de soccer, j'ai joué jusqu'au niveau universitaire, mais entre temps, à 14 ans, j'ai reçu un coup de quête de badminton, alors donc j'ai perdu l'usage de mon oeil droit. La rétine s'est décollée, alors j'ai eu cataractes, glucone, myopie, j'ai eu un déversement de sang, alors que j'ai eu comme 4 opérations en l'oeil, mais bref, j'ai arrêté la compétition, alors là... Puis même si j'avais un certain talent limité, bon, je savais que je n'irais pas plus loin, mais j'ai toujours aimé le sport. Et puis sinon, je dis toujours aussi un peu la blague que c'est grâce à mon père si je suis, ou à cause de mon père si je suis dans le milieu artistique, parce que l'époque, il m'amenait dans des cinémas de répertoire voir les films des Beatles. Et puis, c'est là vraiment où j'ai pris conscience du travail en arrière de la scène. C'est dans ça que je n'ai jamais voulu être au-devant. Donc, c'est là où j'ai vu le travail de George Martin, le réalisateur des Beatles. Et puis après, je me suis intéressé parce que l'époque, lorsque j'étais jeune, il y avait des festivals de l'église à la télé. Je me suis intéressé au travail de Tom Parker avec Elvis. Puis après, j'ai lu sur plusieurs jurants, sur plusieurs groupes. Alors donc, c'est ça qui m'a intéressé. C'est tout ce qui se passe derrière tout le travail, tout le cheminement pour arriver à un succès, pour arriver à un spectacle. C'est pour ça que j'ai découvert le travail de... T'attacher de près, finalement.
- Speaker #0
Ta carrière, c'est quand même faire briller les autres.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Mais comment on fait en sorte de ne pas disparaître soi-même quand finalement on se dédie aux autres ?
- Speaker #1
Ça, c'est une chose que moi, je dis souvent aux plus jeunes qui travaillent avec moi. C'est dans le sens qu'il faut accepter que le rôle d'être en arrière, en arrière des projecteurs, pas sous les projecteurs, mais en arrière des projecteurs. Et puis actuellement, avec les réseaux sociaux, avec les téléphones, je ne sais pas si je suis trop de la vieille école. Mais j'ai l'impression que genre il y a deux écoles de pensée, que c'est dans le sens qu'il faut briller sur les réseaux sociaux pour être quelqu'un. Alors donc, moi oui, oui j'ai des vidéos sur moi, que oui je montre des trucs sur mon travail, mais je pense que c'est sur mon travail, c'est comme le minimum que je montre, je ne montre pas plus. Oui, j'existe sur les réseaux sociaux, mais pour moi donc le plus important c'est d'accepter son rôle, de reconnaître sa place. et puis surtout d'être humble c'est dans le sens que l'humilité pour moi c'est le plus important, que moi je suis heureux lorsque les autres réussissent lorsqu'il y a des projets qui marchent qui fonctionnent, lorsque je vois le sourire des clients, parfait alors donc c'est ça qui compte pour moi peut-être que ça, ça vient justement du sport chez moi J'ai toujours été le capitaine dans mes équipes. J'ai toujours été intéressé par les autres. J'ai toujours voulu aider les autres. Alors, je pense que ça va là. C'est dans le sens que moi, mon rôle, c'est d'aider les autres. Tout simplement. Que ce soit quelqu'un de connu, que ce soit un jeune qui commence, je veux aider et donc offrir le meilleur de mon même. Ça, c'est le plus important.
- Speaker #0
La lumière de toute la carrière que tu as eue quand même, c'est comment on fait pour ne pas perdre justement ces valeurs dans un monde qui, quand même, est très... d'apparence quasi superficielle parfois. Comment tu t'assures que tu fais toujours avec le cœur, puis tu t'épeins ? Comment tu expliques que tu t'es pas laissé emballé, justement, par ce showbiz ? Qu'est-ce qui t'a ramené les pieds sur terre à chaque fois ?
- Speaker #1
C'est sûr et certain que, d'un, c'est les valeurs que nos parents peuvent nous donner. Puis moi, le fait que je suis très familial, et puis c'est des valeurs aussi que je transmets à ma fille, pour moi, c'est plus important d'être à la maison que d'être ailleurs. Alors c'est un sens que les gens qui me... Je le dis à la blague, mais c'est vrai que j'ai comme une double vie. Donc, les gens, oui, pensent que je suis toujours à des événements, que je suis toujours entouré de gens et tout. Mais je refuse toutes les invitations presque. Puis, je reste chez moi, que ce soit avec mes parents, avec mes grand-mères à l'époque ou avec ma fille surtout. Donc, je pense que la balance, c'est le plus important, c'est de voir le concret, voir ce qui est important. Puis, l'autre chose que je mentionnais tantôt, c'est dans le sens que j'ai mes idées avec les jeunes qui débutent. Puis pratiquement à chaque année que je prends des mandats où je ne suis presque pas payé parce que je veux aider. Malheureusement, cette année ou récemment, j'ai eu deux histoires qui sont produites. Puis en même temps, ça justement, ça me ramène à ça avec des gens que j'ai voulu aider, que je pense avoir aidé énormément, puis même les gens qui sont autour de moi le savent. Mais ces gens-là, justement, malheureusement, ont cru qu'ils étaient arrivés. et puis « Mais t'es jamais arrivé. T'es jamais arrivé. » Puis c'est ça que moi, j'essaie de les ramener sur Terre. J'essaie de donner le maximum de recommandations, de conseils, d'être présent. Maintenant, je dis les trucs une fois, deux fois. Mais la troisième fois, tant pis. Je ne peux pas toujours être là. Aussi, justement, je prends la décision que quand le client, quand la personne ne m'écoute pas ou ne veut pas écouter, parfait. Alors moi, je te donnais mes conseils, je te donnais mes recommandations. on se donne la main et puis salut.
- Speaker #0
Oui, maintenant, tu as une forme de sagesse aussi. On disait que tu es capable de... Il n'y a plus tout ce que le client dit est vrai. Tu arrives à distinguer. OK, ma part du travail, elle est là. Maintenant, c'est libre à toi d'embarquer ou pas.
- Speaker #1
Exactement, c'est ça. Puis même si le client, sa façon de se protéger, c'est de nier, c'est de dire non, ce n'est pas grave, ce n'est pas grave. Je te l'ai dit, on ne va pas chicaner. On ne va pas faire des crises. C'est moi maintenant que je suis vraiment rendu à ce gomme. ça ne vaut même pas la peine de s'engueuler. Ça ne vaut même pas la peine. Puis même souvent, j'appelle encore. On peut se parler, qu'on peut se rencontrer, qu'après, je suis calme. Mais si la personne ne veut pas, OK, c'est parfait. Moi, je suis retenu. Moi, je suis heureux. Alors donc, moi, je peux me regarder devant un miroir le matin et que j'ai ma conscience tranquille. Je pense que le plus important, c'est de savoir reconnaître ses erreurs aussi. Puis moi, je le dis tout le temps. Je m'excuse. C'est de ma faute. Je le dis toujours. Alors ça, c'est quelque chose que... que je dis aux gens qu'il faut reconnaître aussi lorsqu'on se trompe.
- Speaker #0
Oui, ça, tout un sujet. Tu as fait de la confiance ton métier parce que c'est quand même sur ça que se base l'ensemble de tout ce que tu fais.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Comment, dans un monde très superficiel maintenant, on fait confiance aux gens ? Comment tu tisses ces liens-là ? Quels sont les premiers indicateurs quand tu rencontres quelqu'un ? Tu dois avoir une intuition déjà quand même développée, mais comment tu distingues cette personne ? Mais je me trompe par moi aussi ! Ah, il y a des humains qui portent des masques, ils sont forts ! Mais comment tu choisis les personnes avec qui tu travailles ? Qu'est-ce qui t'anime ?
- Speaker #1
Pourquoi tu prends certains mandats ? Je sais que l'on se parle, que l'on se rencontre plus qu'une fois évidemment avant. Et puis, je suis toujours très, très franc, très, très transparent. Je dis, je ne peux pas faire de miracle. Ça va prendre du temps, qu'il y a des étapes avant et qu'il y a des façons de faire aussi. Puis si, puis ça m'est arrivé aussi, il y a quelqu'un qui m'a dit carrément, je veux être une vedette.
- Speaker #0
Ah ouais.
- Speaker #1
Plus qu'une personne. Puis là, tu vois, je souris. Puis là, je dis, OK, oui, peut-être que tu peux l'être. Mais il faut que tu sois plus qu'une vedette fusée. Parce que les vedettes, on les jette. Alors, si tu veux devenir une personnalité, là, oui, on peut travailler. Mais si pour toi, le plus important, c'est le védétariat, moi, ça ne m'intéresse pas. Alors, donc, parfois, oui, j'ai accepté, j'ai monté des vedettes. Mais quand je suis parti, j'ai vu que les vedettes sont tombées, effectivement,
- Speaker #0
assez rapidement.
- Speaker #1
Parce que, justement, on peut inventer. Mais je ne serais pas inventé, mais il y a certains moyens. Je ne serais pas à me donner tout le crédit, mais il y a une façon de monter une personnalité. Il y a une façon de la présenter au métier. Je ne serais pas de faire croire. Mais il y a une façon de créer un aura autour de quelqu'un. Ça, ça peut fonctionner un certain temps. Après, c'est là que tu vois ce qui est intérieur à la personne.
- Speaker #0
On pourrait croire que c'est des choses très éphémères parce que c'est le jet-set et showbiz un peu, mais finalement, tu as un bâtisseur. C'est des choses qui prennent du temps, qui vont avoir des fondations solides pour durer.
- Speaker #1
Exactement, c'est ça. Il faut vraiment prendre le temps. Ce n'est pas quelque chose qui se fait comme il y a des gens qui ne comprennent pas que ce n'est pas avec un malade. Un mois que tu crées quelque chose. Alors, je t'explique souvent que la meilleure chose, c'est de faire un six mois au moins. Mais il y a des gens, non, OK, parfait, on va faire un mois, mais moi, je ne te promets rien. En relation de paix, surtout, moi, je dis toujours que les relationnistes qui promettent des retombées, malheureusement, sont des menteurs à mes yeux. Parce que tu ne peux jamais rien promettre, parce que l'actualité change. Parce que, je te donne un exemple, c'est tellement con, il y a un journaliste qui devait écrire un papier, mais il m'a dit après, « Oh, mais je dois aller à un mariage. » Alors donc, il a décidé de prendre congé la semaine de l'événement. Alors donc, tu as tellement d'impératifs que tu ne peux rien promettre.
- Speaker #0
Comment tu gardes ton sang-froid dans ce métier-là ? Parce que c'est saupaudré d'aléas, de changements de plans. Comment on garde son calme ?
- Speaker #1
Je ne sais pas si tu connais l'animatrice productrice Julie Stendhal.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
J'ai travaillé avec elle, puis une fois, on avait un meeting de prod avec toute la grosse équipe. Puis là, elle m'a dit, devant tout le monde, « Philippe » Tu m'énerves Pourquoi ? Parce que c'est toujours calme. C'est dans le sens que, oui, à l'époque, comme je t'avais mentionné avant qu'on ouvre les micros, oui, ça m'affectait énormément avant. Mais avec le temps, je me suis rendu compte que si moi je démontre que je perds patience, si moi je démontre que je suis stressé ou que je suis nerveux, bien que les gens autour de moi vont le ressentir aussi. Alors donc, même si la situation peut être grave, Mais il faut respecter que ça ne me donne rien que tout le monde panique de temps en temps. Alors hier, j'ai eu un gros meeting avec une équipe, on était encore 20, puis c'est drôle parce que c'était effectivement avec les deux plus jeunes qui ont pris la parole, puis là, ils ont commencé à sortir les gros mots, blablabla, j'ai dit « ok les gars » . Puis j'ai souri, c'est comme « ok les gars, c'est correct que vous preniez ça à cœur, mais on se calme » . Alors oui, je pense que le principal, c'est d'être calme et de garder le stress pour soi. Puis c'est là que c'est bon d'aller au gym pour se défouler après, ou sinon d'être avec nos enfants parce qu'il faut sortir ça quand même. Il ne faut pas le garder en soi.
- Speaker #0
Oui, parce que j'allais dire, ton métier, c'est aussi de décrocher au téléphone tout le temps, de répondre aux appels.
- Speaker #1
Mais surtout avec le téléphone maintenant que c'est du 24 sur 24, alors ça qu'il faut savoir justement, ça l'éloigne un peu.
- Speaker #0
Puis tu arrives.
- Speaker #1
Oui, j'arrive. Puis aussi, je le dis aux gens, parce qu'il y a des gens qui aiment envoyer des messages à 7h le matin, 1h le matin. Je dis, ça ne donne rien. Je ne veux pas te répondre. Envoie-moi ça les heures normales de 9h à 5h. Ah oui, mais j'allais oublier. OK, toi, mais moi, je n'ai pas à subir ton stress.
- Speaker #0
Incroyable.
- Speaker #1
Il faut le dire, parce que sinon, les gens nous imposent leur volonté, ils nous imposent leurs horaires. Alors, c'est à toi d'apprendre. à travailler selon les horaires normaux. Alors, pas parce que t'es en production que tu peux envoyer des messages à minuit et puis pas tant que je vais me répondre à ces heures-là matin, me réveillant, non.
- Speaker #0
Est-ce que ça, c'est parce que t'as plus de 35 ans d'expérience ou ça a toujours été quand même un peu ton fil conducteur ? Ta fille, probablement, a dû ramener aussi du...
- Speaker #1
Oui, bien ça, oui. T'as vu mon papa, puis elle m'occupait d'elle, oui, j'ai d'autres priorités. Avant, oui, mais Audrey, que quand... Moi, OK, on dirait que les gens qui sont plus tôt que moi, on dirait que c'est important de démontrer qu'ils sont là, de démontrer qu'ils travaillent. Puis ça, je le dis vraiment humblement, je pense que je n'ai plus rien à prouver. Je ne sais pas si je n'ai pas répondu à ton e-mail à 6 heures le matin, que je n'ai pas lu ou que je ne sais pas d'autre chose. C'est dans ce sens aussi que j'ai appris que ça ne sert à rien de travailler sous pression, oui, mais de répondre pour répondre.
- Speaker #0
Oui, en fait, répondre une banalité, c'est prendre le temps de répondre à des choses concrètes.
- Speaker #1
Puis de dire quelque chose de concret, de vérifier avant et tout ça. Alors donc, ce n'est pas une course, c'est un marathon.
- Speaker #0
Permanent. Oui, c'est ça. Vous, il n'a pas de ligne d'arrivée.
- Speaker #1
Non, Il n'y en a pas parce qu'en communication, il y a toujours des nouveaux projets. Parce que si on est heureux que le reste passe, puis je sais qu'il y a un client surtout qui me comprend énormément, puis lui, il sait qu'il y a certaines personnes du milieu que je ne connais pas, évidemment. qui passent des commentaires sur moi ou qui sont jaloux, je dis regarde, moi je m'en fous, dites ce que vous voulez, moi le travail je le fais, puis je m'en fous des autres.
- Speaker #0
Tu l'as dit, t'as plus rien à prouver à personne, puis ce que j'aime de toi et ce qui m'a marqué la première fois qu'on s'est rencontré, c'est que tu le sais, t'as ton énergie, ton look, ta vibe, et tu cotais pas dans le standard que j'avais potentiellement de quelqu'un en relation de presse. Oui. Ce que j'aime de toi, c'est que tu as assumé, affirmé même ton identité. Tu ne t'es pas dénaturé.
- Speaker #1
Tu me dis ça maintenant.
- Speaker #0
C'est ce qui fait que tu deviens une personne mémorable, je trouve. Parce que tu es pleinement toi. Mais c'est vrai que dans cette industrie-là, on aurait tendance à croire que les gens se dénaturent pour plaire, pour plus côté.
- Speaker #1
C'est drôle parce qu'à l'époque, j'étais plus jeune et demain, j'avais fait une entrevue pour une grosse agence. Je m'en souviens encore, j'avais l'impression que je m'étais bien habillé. Puis là, la première étape de la journée, je me suis dit, Philippe, oui, tu es parfait, mais ton look n'a eu quatre pas avec nous. Ça a l'air, au début, ça a fait réfléchir. Puis j'étais déçu parce que c'était un bon poste, mais après, je me suis dit, tu m'as fait le meilleur des cadeaux. Le meilleur des cadeaux. Parce qu'après ça, on dirait que j'ai comme accentué mon look. Alors, c'est comme, vous m'aimez ou vous ne m'aimez pas, c'est tout. Parce que si la personne s'arrête au look de la personne, bien, c'est la pire des gaffes. Parce que justement, c'est le côté superficiel que tu dis. Alors oui, on s'habille avec un certain décorum, c'est normal, mais je pense qu'il ne faut pas s'oublier non plus.
- Speaker #0
Oui, tu as gardé ton identité. Oui,
- Speaker #1
peut-être que c'est pour ça que je fais une partie de ma maîtrise en symbiologie de l'image.
- Speaker #0
Ah, ben voilà, tu nous expliques. Avec Barthe et tout ça. Tu avais les bonnes bases pour... Mais en fait, c'est comme si tu as... Je n'ai pas envie de dire ta différence, mais en tout cas, ton identité, c'est devenu ta signature.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Puis même dans le milieu. Puis ça, je l'ai fait vraiment sans m'en rendre compte, sincèrement. Peut-être ma première signature aussi, c'est d'écran. J'ai commencé à travailler à Puget Plus à l'époque. Et puis je crois encore que j'étais le seul latino. Puis c'est là que j'ai rencontré Sonia Penestrin, une des animatrices de la chaîne, qui est marocaine-espagnole. Puis là, je me suis rendu compte, c'est comme, on affirme sur l'identité, non seulement de look, mais de qui on est, puis de nos racines, puis de nos backgrounds, de notre accent. Il faut l'accepter. C'est dans le sens que moi, je pense que les gens qui essaient de se fondre dans la masse, c'est la pire chose que l'on peut se faire à soi-même.
- Speaker #0
Ah ben se gommer finalement, pour plaire au monde.
- Speaker #1
Pour plaire aux autres, c'est ça.
- Speaker #0
Alors que quand on y soit, souvent, il y a un peu plus de magie qui se...
- Speaker #1
La seule chose que j'ai dû faire à un moment donné, et puis ça je l'ai fait peut-être pour le poste, c'est que j'ai dû enlever ma bague de tête de mort. C'est tout à un moment donné.
- Speaker #0
Ah ben écoute...
- Speaker #1
Puis là, j'ai refusé d'autres emplois. Il n'y a pas un bout de temps, je ne voulais pas porter de veston juste dans mon bague.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a quand même eu un prix à payer de ce rythme effréné depuis plus de 35 ans ? Est-ce que... de répondre tout le temps, d'être quand même à des événements ? Est-ce qu'il y a des choses où tu t'es dit, oui, il y a des choses où les premières années de carrière, tu as moins répondu présent, ça ne s'est pas passé comme tu aurais aimé, parce que tu bâtissais le qui-tu-es aujourd'hui ?
- Speaker #1
Je ne dirais pas un prix à payer, mais je dirais plutôt des expériences à vivre.
- Speaker #0
J'aime !
- Speaker #1
C'est le sens qu'en étant en production toujours, puis surtout en musique ou en festival, on a goûté au plaisir de la vie. et puis... Plus jeune, c'est comme si on ne se rend pas compte. Pierre, en même temps, je suis content d'avoir fait toutes les folies que l'on peut avoir fait. Alors, je ne sais pas si tu as vu la fameuse série appelée Monageur, qu'il y avait le film aussi Get Him to the Greek avec Russell Brand, ou sinon la fameuse série Californication. Je pense que toutes les scènes, tous les épisodes, je les ai vécues.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Je pense que ça fait partie de mon bagage d'aujourd'hui. J'ai vécu toutes les crisettes d'un artiste en toute la table. J'ai vécu toutes les crisettes dans les toilettes. Puis les fameuses fêtes jusqu'aux horreurs. Puis ça, je pense qu'il faut le vivre. Je pense que ça fait partie de notre bagage. Puis si on est toujours conscient de où on est, de qu'est-ce qu'on fait, même avec Cédric Begbedé, je suis sorti avec lui, j'ai fait des trucs avec lui. Est-ce que dans un de ses livres, il y a mon nom à Montréal ? Mais je pense qu'elle a... vivre la nuit, ça vaut la peine parfois. Je pense que ça nous permet de nous ouvrir nos horizons, mais il faut savoir en revenir. Mais je pense que ça fait partie, je pense que c'est important de vivre ça aussi.
- Speaker #0
C'est comme aller pousser les limites, vu un certain monde, puis d'être capable d'en revenir. Oui,
- Speaker #1
parce que même mes patrons me disaient, Philippe, tu s'entends bien avec les artistes à compagnie, Philippe, il fait ci, fait ça. Alors, j'ai été, je ne dirais pas gérant, parce qu'on l'a fait après. plusieurs fois à la chambre, j'ai toujours refusé, mais je l'ai été sans l'être. J'ai lavé les petites culottes d'un chanteur, j'ai comme tout fait. Dans un sens, ça fait partie aussi de ça. Puis j'aimais le faire, parce que je savais que c'était la façon de vivre l'expérience à fond.
- Speaker #0
Pourquoi t'as refusé d'être agent d'artiste ?
- Speaker #1
Parce que de un, c'est vraiment pas payant, à moins que tu connaisses l'énorme succès. Parce que même si c'est pas de l'argent qui m'intéresse... Mais c'est juste que c'est vraiment, vraiment du cardinage. À la base, c'est du cardinage. Puis les artistes, puis ça, je dis avec énormément d'amour et d'affection pour eux, exigent énormément. Ce sont des grands adolescents. Alors, après un an, deux, trois ans, c'est la chance que je peux faire qu'on reste amis que d'autres choses. Parce qu'en même temps... Préserver le lien. Lorsque tu leur dis la réalité en face, ils ne l'acceptent pas. L'automne, ce n'est pas tous les artistes qui connaissent du succès. Ce n'est pas tous les artistes qui méritent le succès non plus. Les artistes, malheureusement, n'acceptent pas, je ne dirais pas la défaite, mais n'acceptent pas quand ça ne fonctionne pas, ce n'est jamais de leur faute. Mais à la base, il s'agit de l'accepter. Pas parce que tu chantes, pas parce que tu as sorti un album, pas parce que tu as écrit, que tu as sorti un livre, que c'est bon.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Ça peut être correct, mais ce n'est pas bon pour faire un succès. et Il faut le dire aussi. Il faut leur expliquer.
- Speaker #0
Plusieurs questions qui me viennent. Mais la première, parce que tu mentionnes ça, un passionné de musique, il viendrait te voir, te ferait écouter ce qu'il fait. Il te dit, OK, moi, j'ai l'ambition de percer. Comment tu choisis de... Parce que tu es quasiment un coach. Il faut déjà que la personne en face soit coachable, ce qui n'est pas toujours le cas. Mais est-ce qu'il y a des fois où tu te dis, ah non, c'est mauvais ce que j'ai entendu, je ne peux pas y aller ?
- Speaker #1
Oui, je le dis.
- Speaker #0
Ou c'est une opportunité de quand même... Comment tu choisis de dire, toi, je crois parce que j'aime ce que j'entends, puis je t'emmène. Comment tu bâtis un plan à partir de ça ?
- Speaker #1
Le problème, c'est que justement, maintenant, les gens qui n'ont pas vu tout ce que j'ai fait, on exige que je fasse un succès. Mais sauf que ça n'arrive pas toujours d'un. de deux que moi je dis aussi, ça ne marche pas pour telle raison, on peut essayer, mais ça ne va pas arriver là. Puis surtout les producteurs, les agents d'intérêt, les artistes, oui, ça va marcher, je te promets des choses, on va les enregistrer, on va les appuyer, puis moi j'écoute, je sais que ça ne va pas arriver. Alors donc le principal, de un, je prends de moins, je ne travaille presque plus avec des genres de musique. C'est triste à dire, mais le marché ne le permet plus. Et puis de deux, il faut que j'aie un vrai coup de cœur. Il y a un chanteur où j'avais un coup de cœur à l'époque, Jonas Tomalti. Jonas, puis à l'époque, la Maison 10 avait eu la très bonne idée. Avant qu'il sorte, ils lui ont fait faire un showcase juste pour moi. Il a chanté acoustique dans un restaurant, la mode à l'époque. On dit, Philippe, viens le voir. Si tu l'aimes, tu es son project manager. Et puis, j'ai vraiment un coup de foudre pour ce gars-là. J'ai vraiment un coup de foudre. On est vraiment inséparables. Puis j'étais persuadé qu'il allait marcher. On a travaillé trois ans, il est allé partout. On l'a booké en première partie de Van Halen en Amérique du Nord. À l'époque, il excède quand ils avaient leur émission de télé où ils cherchaient un chanteur pour remplacer Maggie Hodgson sur le réseau CBS. On a fait toutes les démarches et ils le voulaient. Ils nous ont dit, fais l'émission et on va te faire gagner. On est à Toronto, on a tout fait ensemble. Mais, lui, il est tombé dans le syndrome rockstar.
- Speaker #0
Il l'était,
- Speaker #1
mais il y a cru.
- Speaker #0
Alors,
- Speaker #1
moi, je lui ai dit, ça ne marchera pas. Ça ne marchera pas. Calme-toi. Calme-toi. Il ne s'est pas calmé. Alors, bye.
- Speaker #0
Ah oui. C'est dur parce que dans ton métier qui est 100 % humain, il y a des gens que tu as dû laisser partir. Oui, oui.
- Speaker #1
Parce que même si, sur le coup, ça m'a fait de la pêche, on est toujours resté amis. Il vient de mes aménements et tout. Mais à chaque fois, même si ça m'a fait mal, après, je suis content d'être passé à autre chose.
- Speaker #0
Ton métier, il te fait voir ce que personne ne voit des gens que tu accompagnes. Donc, il y a la face publique, puis il y a l'envers du décor aussi. Puis toi, tu accompagnes surtout là-dedans, finalement. Est-ce que de voir les humains dans leur travers, ou en tout cas, tous les autres aspects, ça t'a donné confiance en l'humain ? Tu dis, ah oui, je sais pourquoi je fais ce travail-là. Ou est-ce qu'au contraire, parfois tu te dis, ouf, pourquoi je fais ce travail-là ?
- Speaker #1
Tu as tout compris, c'est la deuxième partie.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Oui, c'est dans le sens que...
- Speaker #0
Oui, j'ai du plaisir, que oui, j'aime ça, que oui, j'ai des belles rencontres, mais souvent, souvent, souvent, souvent, vous l'êtes déçu. Puis en même temps, je fais très attention, je n'aime pas dire que le milieu artistique ou le milieu des communications est le seul milieu superficiel. Il y a un milieu superficiel chez les professeurs, chez les avocats, évidemment, dans tous ces êtres humains. Je vois que l'être humain, soit il est égoïste à la base, soit il est imbu de lui-même, je suis très sévère dans le sens que c'est la base. Puis après, il peut devenir une bonne personne, mais la base, il est paresseux aussi. Alors donc, il faut tenir beaucoup de coups de pied derrière des gens qui ont au travail. Puis encore une fois, moi je dis, moi je demande l'information une fois, deux fois, trois fois, puis la troisième, bien si je ne l'ai pas, je ne peux pas le faire, c'est tout. Alors donc, puis moi je ne suis pas parfait, aucunement. C'est pour ça que je veux dire que je n'ai jamais cherché la gloire, je n'ai jamais voulu être le grand producteur, ni rien. On dirait que je suis heureux d'être là. Moi, je fais mes petits trucs, puis je pense que ça a été ma meilleure décision, ça. Même si j'ai eu le plaisir, puis ça, c'est le fun de travailler dans les belles années avec Muriel Moreno de Niagara, c'était à l'Université, travailler avec un film qui a remporté un Oscar, faire des tours aux États-Unis, c'était bien, tout ça. à l'époque pour rester avec la maman de ma fille à l'époque. J'ai refusé trois fois de partir en tournée avec le Ciel du Soleil. Il m'avait invité en Europe. Il m'avait invité à la Maîtrise du Sud. Il m'avait offert la résidence à Vegas. J'ai choisi de rester ici. Puis donc, ce que j'ai pas vraiment, parce que je le sentais pas à l'époque.
- Speaker #1
Oui, tu t'es écouté aussi sur le sens de tes priorités.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Parce que t'en avais. Que c'était pas juste montrer pour montrer. C'est peut-être ça le secret de la longévité aussi. Peut-être, oui. De te préserver.
- Speaker #0
Mon père m'a toujours demandé pourquoi j'ai En écrivant un livre sur les aventures et tout ça, on dit ce qui se passe à Las Vegas, reste à Las Vegas. Je pense qu'une des raisons que les gens aiment bien du milieu, c'est que je ne dis rien. Je suis une taupe, dans le sens que t'as respect pour les gens, puis en même temps, j'aime pas quand des gens, après, sortent des livres et racontent des histoires. Oui, ça peut être intéressant, mais ça ne donne rien, la base.
- Speaker #1
Oui, de parler des autres, finalement, ça ne donne rien. Non, non. Non, c'est pas ça. C'est quoi tes événements pépites, tes petits bonbons où c'est quasiment, t'as pas l'impression de travailler tellement, soit chaque année tu te frottes les mains, tu te dis ça revient.
- Speaker #0
Ben, je sais pas si ça revient, mais il y a des projets qui ont été vraiment, vraiment des belles occasions de faire des rencontres, puis d'aimer me connaître moi-même aussi. J'ai eu l'occasion de travailler deux fois pour les 35 ans de la chanson Give Peace a Chance. pour le 30-50, la création de la chanson de John Lennon et de Yuko Ono. On était tous au Rennes-Isabeth, la fameuse chambre, et puis on a refait la chanson, c'est moi qui ai choisi les chanteurs québécois qui ont refait la chanson, et puis les profits ont été envoyés à Amnesty International. Même Justin Trudeau était venu chanter à l'époque, il y avait un ententeur, c'est drôle. Alors on a tout fait. Dans une journée, on a tout fait dans la chambre. Et puis avec Amnesty, j'ai toujours fait des beaux projets, justement. Parce que justement, c'est... des gens avec les mêmes valeurs. J'ai même fait que pour mon 50e anniversaire, j'ai même fait un événement parce qu'il y a des gens qui m'ont dit « Ah, mais tu fais un party pour toi. » Non. À la base, c'est pour remercier tes organismes comme Amnesty International d'exister. Moi, c'est un prétexte. Aussi, pour célébrer mon 50e, mes 35 ans de guerrière, je voulais remercier les gens autour de moi, mais je voulais qu'ils connaissent le travail d'Amnesty. Alors donc, Il y a des rencontres comme ça, il y a des gens comme ça qui sont marquants. Puis aussi, il y a très, très peu de personnes, mais il y a des gens aussi que j'aime beaucoup. Peut-être que ce sont des événements moins glamour, comme je travaille depuis quelques années avec le festival Métro Police Bleu littéraire. Ce sont des gens qui sont vraiment extraordinaires, qui travaillent beaucoup, beaucoup, beaucoup, puis qui sont très humains, comme tu le dis. Ils sont très terre-à-terre aussi, alors ça fait plaisir de voir d'autres sortes de personnes.
- Speaker #1
On a repris cet épisode de podcast parce qu'initialement, on allait se voir avant la F1 à Montréal. Ah oui,
- Speaker #0
c'est vrai, oui.
- Speaker #1
C'est quoi, tu sais, un débat sur Montréal, doit-elle ou doit-elle pas accueillir la Formule 1, bon, bref. Toi, ta lecture de ce week-end-là, vu que tu es un professionnel et que tu le vis pleinement.
- Speaker #0
Oui, qu'il faut passer à l'environnement, le fameux que les voitures ne sont pas bonnes pour l'environnement. Est-ce que les... Les avions-calots qui les transportent ne sont pas bons pour l'environnement. Lorsqu'on parle aussi, évidemment, des travailleuses du sexe et tout, des abus, oui, ce sont des réalités et il faut en être conscient. Mais en même temps, et là, c'est le débat que j'ai avec mon père. Parce que mon père est très pur. En même temps, si on ne se permet même pas trois jours dans l'année de s'amuser, on ne s'y amènera jamais non plus. Toutes ces choses-là, tous les débats qu'on a avec la venue de la Formule 1, oui, c'est bien de les avoir, mais il faut les avoir toute l'année. Il ne faut pas seulement retenir du droit à la Formule 1. Il y a plein de choses qu'il faut avoir. Ça fait du bien de s'amuser parfois aussi, puis d'avoir du plaisir, puis de faire des beaux éléments, de bien s'habiller parfois. On peut se permettre que les femmes aient l'habitude d'être sexy aussi, que les hommes aient l'habitude d'être bien amis, parce que sinon, on va toujours avoir peur de faire quelque chose.
- Speaker #1
Oui, se permettre de respirer un peu, de péter le cadre.
- Speaker #0
Et d'oublier peut-être le quotidien.
- Speaker #1
Quelquefois que tu mentionnes ton papa, c'est quoi ton rapport à tes parents aujourd'hui ? Comment vous vivez ensemble ? Je prends leur sagesse encore.
- Speaker #0
Mon rapport avec mes parents, c'est dans le sens que je suis un peu, je ne suis pas le mouton noir de la famille, mais mes parents, les deux, sont professeurs. La plupart de mes cousins travaillent comme travailleurs sociaux, comme professeurs aussi. Là donc, je suis celui qui a pris un autre chemin. Quand j'étais plus jeune, j'ai dit à mon papa, « Bon, je ne ferai jamais comme tu as voulu. » Mais en même temps, j'applique tout ce qu'il me dit, je l'applique. parce que je suis dans le milieu des communications artistiques ou sportives ou autres, que je n'ai pas un regard critique sur la politique, sur le côté social. Puis dans les mandats que j'ai, j'essaie d'amener ça. Donc ça, pour moi, c'est important. Je passe mes commentaires aux clients, je passe mes commentaires aux artistes. Puis donc ça, c'est important aussi de ne pas paraître frivole pour paraître frivole. Je pense qu'il faut avoir une conscience aussi avec soi toujours.
- Speaker #1
Il y a un esprit critique d'être capable. Oui,
- Speaker #0
je pense qu'on est capable d'avoir les deux côtés de la bouddha.
- Speaker #1
C'est-à-dire que quand tu racontes tes anecdotes à tes parents, tu les divertis, quoi.
- Speaker #0
Oui, je les divertis, mais en même temps, des fois, quand ma mère pose trop de questions, je dis « tu sais, maman, j'ai tout vu, j'ai tout entendu » .
- Speaker #1
Là, ta fille a 13 ans. Oui. Si elle te posait la question « Papa, c'est quoi la réussite ? » , tu répondrais quoi ?
- Speaker #0
Oh là là, c'est une bonne question. Une fois, je crois bien que là-dessus, j'ai jamais eu de porte-courrières, puis je n'en ai pas encore. Puis moi, mon plus beau cadeau, c'est de l'avoir, elle, heureuse. Il y a des gens qui s'achètent des voitures, il y a des gens qui... Pour eux, c'est important les apparences, puis pour moi, non. Pour moi, je préfère que ma fille soit bien, qu'elle fasse les activités qu'elle veut. Pour moi, c'est ça le plus important. Moi, ma réussite, je ne dirais pas qu'elle passe à travers elle, parce que ça lui met trop de pression. C'est ça, ce que c'est d'avoir ma famille, puis de passer mes fins de semaine avec mes parents. Moi, c'est juste revenir à la base de... revenir à la réalité. Si mes clients vont bien, bien, moi, je vais bien aussi. Alors donc, c'est ça la réussite pour moi. Puis moi, la réussite, peut-être aussi, je pourrais dire, oui, c'est ma longévité. Par contre, ça, oui, je peux dire. Parce que je connais plusieurs attachés de presse qui, en cours de route, ont arrêté pour une façon ou d'une autre, qui n'ont pas su se renouveler. Ça, c'est peut-être un cliché aussi. Maintenant, le terme serait inventé. Mais ça, oui, ce que ça peut que je produise, puis ça peut que je sois assez fier de moi, c'est ma longévité.
- Speaker #1
Puis comment tu t'es... C'est quand les moments que tu as eus que tu as dû le faire ? Bien,
- Speaker #0
quand j'ai décidé de ne pas travailler dans un seul domaine, de sortir de la musique, de sortir du milieu du spectacle. Parce qu'il y a des très bons attachés de presse, donc c'est juste un choix de carrière, qui sont des attachés de presse en musique uniquement, qui sont des attachés de presse en théâtre uniquement, c'est correct. Mais le milieu est tellement volatile et tellement, avec des hauts et des bas, que veux, veux pas, tu es à la merci de la scène culturelle. Quand j'ai décidé de faire un peu de tout, ça m'a lancé plus de défis à moi-même aussi, de faire les fameux cold pitchs qu'on appelle, de me lancer dans des domaines que je ne savais pas, mais que ça reste le même travail, mais c'est juste un autre domaine.
- Speaker #1
C'est à ce moment-là que tu es embarqué dans le sport.
- Speaker #0
Plus récemment, mais même si j'aime le sport depuis toujours, mais c'est là où j'ai commencé à faire de la mode, c'est là où j'ai commencé à faire de la restauration, c'est là où j'ai commencé à travailler avec des entrepreneurs. Alors, c'est un peu de tout,
- Speaker #1
là. Oui, parce qu'en fait, ton sujet, c'est l'humain. Donc, peu importe dans quoi il s'exerce, c'est valable, en fait. L'expertise... Est-ce que ton métier, quand même, il a évolué à cause des réseaux sociaux, à cause de l'attention ? Est-ce qu'il y a des choses où tu t'es dit « Wow, je ne me serais jamais vu faire ça » ou « Proposer telle option, puis maintenant, c'est... » C'est obligatoire. C'est quoi ta lecture de ton métier depuis toutes ces années-là ?
- Speaker #0
Je me rends compte que les gens ont de moins en moins conscience c'est quoi les relations de presse, c'est quoi les relations publiques. Les gens pensent que parce que je ne suis pas... Toujours dans un bureau que je ne fais pas le travail. Les gens pensent que je ne suis pas à tel endroit, que je ne fais pas ça. Non, les ressources publiques, c'est du 24 heures sur 24. Je suis en train de lire, je suis en train d'apprendre, je suis en train de voir qui écrit telle chose, je rencontre des gens, donc il faut s'abreuver de tout. Pas parce que tu es dans un bureau et que tu sors du bureau que tu as arrêté de travailler. Alors donc, c'est ça que j'essaie d'expliquer aux gens. C'est dans le sens que moi, mon travail, c'est pas seulement de faire la promotion d'un produit, d'un livre, d'une personnalité via la télé, radio, presse écrite et maintenant les réseaux sociaux. Il y a tout un travail derrière ça aussi. Oui, le milieu a évolué avec la technologie. Ça, c'est vrai. Mais en même temps que les gens pensent que maintenant, c'est la technologie qui fait tout. Exemple, les plus jeunes pensent qu'ils n'ont pas besoin de RK. de payer une attachée de presse ou d'un PR parce qu'ils ont la popularité dans les réseaux sociaux. Mais moi, je dis OK, tu peux être populaire sur Instagram, tu peux avoir un nombre X d'abonnés, mais ça, c'est la popularité, je l'explique. Ça, c'est la popularité instantanée, mais tu n'as pas la notoriété.
- Speaker #1
Ah ah.
- Speaker #0
Donc, ça, c'est une énorme différence à mes yeux. Tu peux avoir 500 000 abonnés, mais combien de ces 500 000 sont actifs dans ton compte ? combien de ces 500 000 se déplacent pour te voir. Parce qu'il y a des gens qui peuvent aimer ton contenu, mais est-ce qu'ils t'aiment assez pour se déplacer à aller voir ton spectacle ? Pour moi, un article, un reportage, c'est quelque chose de fond, qui te présente que ce n'est pas seulement un clip de 15 secondes. Alors donc, c'est ça que je dois aussi expliquer aux plus jeunes la différence aussi.
- Speaker #1
Oui, j'adore. Parce qu'effectivement, il y en a une. Puis il y a des gens qui sont peu suivis et qui, par contre, vont déplacer le peu de gens qui les suivent dans une salle parce que c'est des gens engagés aussi. C'est ça, c'est ça.
- Speaker #0
Tu peux avoir des micros fans, c'est parfait parce que c'est en là que tu te suis vraiment.
- Speaker #1
Tu es les plus engagés généralement. On a parlé de la réussite, mais bon, j'imagine que le mot échec ne résonne pas avec toi parce que tu vas me dire que tu as appris ou que c'était une leçon de la vie. Mais est-ce que tu en as quand même vécu ?
- Speaker #0
Ah ben oui, certain. J'en ai tous les jours, j'en ai toutes les semaines. Ben oui. C'est dans le sens, souvent, dans le projet où je travaille le plus, des fois, ça ne fonctionne pas. Pour X raisons, mais vraiment pour X raisons autour de moi. Puis donc, ça aussi, les gens doivent le comprendre que pas parce que ça ne fonctionne pas, que j'ai pas travaillé, que j'ai fait les appels, que j'ai fait le clip-pitch, mais les gens n'étaient pas intéressés. Lorsque je prends des projets, puis c'est triste à dire, est-ce que j'évalue l'intérêt que le projet peut avoir chez les autres ? C'est dommage. Mais ça, c'est la réalité pour que tout le monde soit content. Parce que sinon, moi, je suis le premier à être critiqué. Puis peut-être l'autre échec, on parlait de mon âge. Je ne sais pas combien de temps je vais continuer. Parce que des fois, oui, c'est fatigant. Oui, je suis épuisé. Puis en même temps que oui, des fois, je préfère me retrouver seul. Alors je me dis, je ne sais pas si c'est l'échec, mais je suis très content justement qu'il y ait encore des gens comme toi qui pensent que je ne fais pas. Mon âge, c'est parfait. Alors ça, c'est la discussion que j'ai parfois avec mes parents. Je ne sais pas si, parce que j'ai des amis et tout de 57 ans qui peut-être font leur âge. Alors je ne sais pas si publiquement, l'image est si importante que ça. Je pense que oui, elle l'est à certains niveaux. Peut-être que ça, ça fait prendre conscience. Mais peut-être que ça va... venir me poser des questions.
- Speaker #1
Ça serait quoi une fin de carrière pour Philippe ?
- Speaker #0
Ben, je sais pas.
- Speaker #1
Y'en aurait-il vraiment une ?
- Speaker #0
Je sais pas. Ben, je sais pas quoi faire d'autre. Ouais. Mais en même temps qu'il y a plein de projets, j'ai été propriétaire d'un restaurant, propriétaire d'un bar. J'ai travaillé, bon ben, j'ai écrit. Il y a plein, plein de choses à faire. Mais la seule chose que je suis, que je sais, c'est que je suis né manuellement, alors je veux pas faire jardiner. Alors c'est sûr que je veux pas jardiner.
- Speaker #1
Parce que c'est quand même une question, oui, tu as encore de longues années devant toi et on se le souhaite et on le souhaite aux gens que tu côtoies, mais tu vas devoir te réinventer encore plein de fois.
- Speaker #0
Là, je ne sais pas, même si ma fille, la blague, elle me dit non, mais je sais qu'elle aimerait. Là, je l'ai inscrite dans une agence d'acteurs. Parce que depuis qu'elle est toute petite, depuis l'âge de 4 ans, qu'elle a suivi des cours de théâtre, puis son rêve, c'était d'être actrice. Je pense que même si elle est très bonne à l'école dans tout, puis dans les sports aussi, je ne sais pas pourquoi, elle veut être actrice. Donc là, cet été, maintenant, la fin de tes classes, ça a été sa première année au secondaire au collège. Puis là, j'ai attendu, je ne l'ai pas dit, mais dans ma tête, c'était que s'il y avait des bonnes notes, je vais l'inscrire. Puis là, je vais l'inscrire dans une agence que je connais très bien, en qui j'ai confiance pour le développement des jeunes. Et en une semaine, elle a eu deux rôles.
- Speaker #1
Incroyable
- Speaker #0
Alors, elle est super contente.
- Speaker #1
Finalement, le seul agent que tu vas être, peut-être, peut-être pour ta fille.
- Speaker #0
Oui, alors c'est sûr que je vais l'accompagner et tout là, alors peut-être c'est elle.
- Speaker #1
Est-ce qu'il te reste, est-ce que tu as, j'espère en fait, des rêves qui ne sont pas encore atteints, des grandes choses que tu aimerais faire, mais aussi bien sur le plan pro que sur le plan perso peut-être ?
- Speaker #0
J'ai été exempt grâce à Juliste Nadeau à l'époque. Il m'a demandé que j'accompagne un des clients de son ancien mari. Et puis, j'ai amené des clients à la Coupe du Monde en 1998 à Paris. Alors, j'étais à la Coupe du Monde. J'ai été l'année dernière avec une cliente. J'ai été à la Fashion Week de Paris aussi. Je travaillais avec un film qui a gagné les Oscars. Donc, professionnellement, je suis comblé. C'était aussi cliché de dire que de rester en forme, de rester en santé. C'est plus ça.
- Speaker #1
Ça dépend, je pense que... Tu as dit longévité, c'est le secret. Qu'est-ce qui te ressource alors, Philippe ? Après toute cette effervescence, qu'est-ce qui te fait mettre le cerveau sur pause ?
- Speaker #0
Les amis autour de moi, j'en ai plusieurs. Grâce à Facebook, évidemment, on ne se revoit pas souvent, mais j'ai des amis depuis le primaire. Je suis assez fidèle. Je suis fidèle à l'amitié. J'ai le même groupe de copains qui me suivent aussi, que de bons copains. Donc avec eux justement qu'on peut se laisser aller. Peut-être que je suis mauvais en amour, mais je suis bon en amitié je pense. Ben écoute,
- Speaker #1
l'amitié c'est une forme d'amour.
- Speaker #0
Oui exactement, je suis célibataire depuis 11 ans, presque une dizaine d'années, mais bon. Mais peut-être que c'est un choix inconscient aussi.
- Speaker #1
Peut-être. Est-ce que tu retournes au Chili des fois ?
- Speaker #0
Oui, oui, je suis allé en Martinique avec ma fille, puis avec mes parents aussi. Elle a adoré. Elle m'a dit qu'elle voulait revenir à chaque année au Royaume-Uni. Même si elle est née ici, même si elle a l'école en français, elle comprend assez bien l'espagnol.
- Speaker #1
Incroyable.
- Speaker #0
Puis elle est bien contente de dire qu'elle est mi-québécoise, mi-chilienne, elle dit.
- Speaker #1
Ah ben, c'est bien. C'est une belle transmission que tu lui as faite, parce que c'est ses racines aussi quand même.
- Speaker #0
De culture, oui, de langue.
- Speaker #1
Vous avez de la famille encore au Chili ?
- Speaker #0
Exact, oui. Même si on a la honte de ne pas participer à la Côte-du-Monde pour une troisième fois, t'es fini.
- Speaker #1
Alors tu vas supporter qui, du coup ?
- Speaker #0
Non, mais là-dessus, c'est que là, je suis très chauviniste. J'ai moins de intérêt, j'aime ça, mais je ne sais pas, je suis frustré. Je suis vraiment fâché.
- Speaker #1
On va se repencher sur nos clubs locaux, à défaut de la Coupe du Monde. Qu'est-ce que ça t'apporte ce projet-là d'ailleurs, toi qui es arrivé d'être joueur de soccer et là finalement tu te retrouves à faire les relations de presse d'un club immergeant.
- Speaker #0
Lorsqu'on m'avait rencontré pour le poste au mois d'août de l'année dernière, les gens savaient que je n'avais jamais travaillé officiellement avec un club de foot. mais moi je leur ai dit ça fait pas peur et puis en même temps ils aimaient ça puis ils aimaient le fait justement que je pouvais les amener ailleurs parce qu'ils m'ont dit que prendre un attaché de presse purement sportif aller les concentrer dans un domaine puis donc moi je les amène ailleurs même si le fameux président de l'équipe dit que je suis la diva de l'équipe la rockstar diva de l'équipe ça en prend une première ben oui exactement alors donc non mais je pense que c'est ça qui Et... Il faut amener une autre énergie. Puis je savais que ce serait prenant. Mais en même temps, tu vois que quand tu parles de nouveauté, c'est bien de prendre des nouveaux défis comme ça. Oui,
- Speaker #1
tu apprends en permanence.
- Speaker #0
Oui, parce que là, je dois donner une réponse. On m'a appelé pour un film en tournage à l'Europe. Là, je ne suis pas sûr d'être la bonne personne. Même si la personne m'a lancé beaucoup de fleurs, c'est très gentil. Je ne suis pas sûr. Je préfère avoir la franchise peut-être de dire non.
- Speaker #1
Mais c'est ça qui est beau, je trouve, quand on regarde tout ton parcours, c'est que maintenant, tu es capable de... Un, tu te connais tellement toi.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Je ressens vraiment ça quand tu parles. En fait, je ne me dénaturerais pas et je ne ferais pas semblant que je suis quelqu'un si je pense que je ne suis pas la bonne personne.
- Speaker #0
Exactement, c'est ça. Je préfère le dire parce que sinon, ce ne serait pas bon pour personne. Puis, je veux garder le plus plaisir en moi, puis cette façon-là de faire.
- Speaker #1
Ce n'est pas les seuls qui vont t'appeler encore. Longue vie devant toi. Est-ce qu'il y a quelque chose que tu n'as pas partagé, que tu aimerais dire, ou un angle que personne ne sait ?
- Speaker #0
Non, mais regarde, je pense que le principal, les relations publiques, les relations de presse, pour moi, ce sont des relations humaines. Ça, c'est le plus important. Il faut revenir à la base. J'aime encore donner la main, moi. J'aime que les regards se croisent. Ça, c'est important parce qu'on l'a perdu, qu'on l'a oublié avec le téléphone. Il y a des gens qui envoient juste des textos. Moi, je déteste les fameux messages vocaux. Je le dis, appelle-moi. Pourquoi moi, je dois écouter ton message ? De un, je perds du temps. Et puis de deux, si tu m'appelles, tu as le temps, la minute que tu peux amener ça à un message, pourquoi tu ne me le dis pas de vive voix ? Alors, je suis encore là. L'école, là-dessus, ne perdons pas ça. Alors donc, ne perdons pas... Ben c'est ça. N'ayons pas peur de se voir.
- Speaker #1
Oui, d'être ensemble.
- Speaker #0
Mais c'est la loi du moins d'efforts.
- Speaker #1
Ça veut dire qu'être entre humains, c'est un effort maintenant.
- Speaker #0
C'est un peu triste. C'est ça, parce qu'avec le téléphone, on choisit qui on voit, on choisit où on va. On a moins de nouveautés, on a moins de...
- Speaker #1
Oui, d'ailleurs, c'est quoi ton rapport à la curiosité ?
- Speaker #0
Ah, bien, c'est le meilleur des rapports. J'adore ça. J'adore ça. Puis, des nouveautés, que ce soit dans tout, que ce soit... Non, Je pense que c'est ça, la nouveauté, qui nous garde à l'aimer, la différence de chacun. Puis, moi, j'ai des amis de toutes les nationalités. Tant qu'on ne m'offre pas de la bouffe avec des arachides, je suis bien, moi.
- Speaker #1
Allez, Rémi. Oui. Ah, mais on compétit. Je compatis, mais... Oui. La curiosité, je pense que, moi, c'est une valeur qui... J'espère. Et si on était plus curieux, on aurait moins peur des uns des autres. Mais c'est le sujet. Donc, Philippe, qu'est-ce qu'on te souhaite pour la fin ?
- Speaker #0
Qu'est-ce que je souhaite ? Un bel été ?
- Speaker #1
Absolument, j'adore. Des projets que tu n'as pas soupçonnés qui t'arriveront. Et plein de belles rencontres encore.
- Speaker #0
J'ai confiance.
- Speaker #1
Je pense qu'on ne s'inquiète pas. Merci pour ton temps à micro. Super agréable. À bientôt. Et voilà, chers amis, l'épisode touche à sa fin. j'espère que vous avez pu en tirer quelques pépites qui feront potentiellement un bout de chemin avec vous, merci sincèrement pour votre écoute, il ne me reste qu'à vous laisser avec quelques suggestions d'usage pour faire de cette saison 1 un succès mais surtout permettre le rayonnement maximum des personnalités invitées à mon micro, n'hésitez pas pour ce faire à nous laisser un commentaire sur la plateforme d'écoute de votre choix à en parler autour de vous à le partager sur vos différents réseaux sociaux ce sera super apprécié. Je compte sur vous et je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode.