Speaker #0Est-ce que ça t'est déjà arrivé de te dire, c'est trop tard pour moi, ou je ne suis pas doué pour ça ? Ou encore d'avoir une petite voix dans ta tête qui te dit que si tu avais vraiment du talent, eh bien ça viendrait naturellement que tu n'aurais pas besoin de travailler aussi dur, et que donc c'est probablement pas fait pour toi. Et du coup, qu'est-ce qui se passe ? Eh bien tu n'essaies même pas. Ou tu essaies une fois, et si ça ne marche pas du premier coup, eh bien tu te dis, voilà, c'est bien ce que je pensais, je ne suis pas faite pour ça. Eh bien ce mécanisme-là, il a un nom. Et une fois que tu sais ce que c'est, une fois que tu peux le reconnaître, eh bien tu peux le changer, même si justement une partie de toi est convaincue que tu ne peux pas le changer. Et c'est là que ça devient vraiment intéressant. Et je t'en dis un petit peu plus juste après le générique. Bienvenue dans mon podcast Coach ta vie, un podcast pour passer à l'action en changeant ton mindset. Je m'appelle Anne-Lyc, je suis coach certifié et j'ai créé ce podcast parce que le bonheur ne dépend que de toi, mais tu ne le sais pas encore. Tu as déjà tout en toi, ce qu'il te manque c'est le mode d'emploi. Et comme tu n'as pas de temps à perdre, je partage avec toi les astuces, les stratégies qui ont marché pour moi et qui ont marché pour mes coachés. Alors si toi non plus, tu ne veux pas arriver à la fin de ta vie avec des regrets, attache ta ceinture et on y va. Prête ? Alors de quoi on parle aujourd'hui ? Eh bien on va parler d'état d'esprit. Et plus précisément d'une découverte qui m'a vraiment intéressée parce qu'elle m'a parlé et elle m'a permis de comprendre beaucoup de choses sur ma façon d'apprendre, de travailler. Et c'est celle d'une psychologue américaine qui s'appelle Carole... Dweck. Elle a passé des années à étudier comment les gens réagissent face aux défis, face aux échecs, face aux efforts. Et ce qu'elle a mis en évidence, c'est qu'il existe deux façons fondamentalement différentes de voir le monde. Deux états d'esprit. Et selon lequel est le tien, ta vie ne va pas du tout se dérouler de la même façon. Imaginons par exemple deux femmes. On va les appeler Marie et Sophie. Et toutes les deux sont à un moment de leur vie où elles se sentent un peu à l'étroit dans leur vie professionnelle. Et elles décident de se lancer dans quelque chose de nouveau. Elles vont décider de se perfectionner sur prendre la parole en public. Parce que ça fait des années qu'elles évitent les réunions où il faut s'exprimer, qu'elles ravalent ce qu'elles ont à dire, qu'elles laissent les autres parler à leur place. Alors Marie se lance, elle fait sa première prise de parole. C'est pas parfait, elle bégaye un peu, elle perd le fil, elle rougit. Elle rentre chez elle et elle se dit, bon, vraiment, je suis nulle. J'ai jamais été à l'aise pour parler en public, j'aurais dû le savoir. C'est pas fait pour moi, j'aurais même pas dû essayer. et là, elle s'arrête. Sophie, elle, elle fait exactement la même chose. Première prise de parole, elle bégait, elle rougit, elle perd le fil, exactement la même chose. Et elle rentre chez elle et elle se dit « Ok, ce n'était pas terrible, qu'est-ce que je peux améliorer pour la prochaine fois ? Qu'est-ce que je pourrais faire pour mieux préparer mon introduction ? Peut-être que je pourrais m'entraîner à voix haute avant. Qu'est-ce que je pourrais faire ? » Et qu'est-ce qu'elle fait ? Elle recommence. Même événement, même point de départ. pourtant deux trajectoires complètement différentes. Marie a ce que Carol Dweck appelle un état d'esprit fixe. Sophie, elle, a un état d'esprit de développement. Et cette différence-là, cette seule différence dans la façon dont elle interprète ce qui lui arrive, va déterminer ce qu'elle devienne. Qu'est-ce qui se passe dans un état d'esprit fixe ? Dans un état d'esprit fixe, tu vas partir du principe que tes qualités sont ce qu'elles sont. Ton intelligence, ton talent, ta personnalité. c'est gravé dans le marbre, tu es né comme ça, tu ne peux rien y faire. Soit tu es doué, soit tu ne l'es pas. Soit tu as un talent, soit tu n'en as pas. Et dans cette logique-là, l'effort, ça devient un problème. Parce que si tu as besoin de travailler dur pour y arriver, ça prouve que ce n'est pas naturel pour toi. Ça prouve que tu n'as pas de talent inné. Donc l'effort, dans un état d'esprit fixe, c'est presque la preuve de ta médiocrité. Et qu'est-ce qui se passe ? Du coup, tu vas éviter les défis, tu vas éviter les situations où tu pourrais échouer. Tu vas préférer ne pas essayer plutôt que d'essayer et de rater. Parce que rater, dans un état d'esprit fixe, ce n'est pas une information. Ce n'est pas une information sur ce que tu dois améliorer. C'est juste un verdict sur qui tu es. Et ça va plus loin que ça. Lorsque tu as ce qu'on appelle un état d'esprit fixe, tu vas éviter de chercher de l'aide. Tu vas éviter de te former. Tu vas éviter de t'appuyer sur ce que les autres ont déjà découvert avant toi. Comme si avoir besoin d'apprendre, c'était admettre que tu n'es pas à la hauteur. Et ça, c'est juste épuisant parce que c'est un peu comme si tu devais réinventer la roue à chaque fois. Quelque part au fond de toi, tu es persuadé que si tu n'y arrives pas toute seule, sans effort, c'est la preuve que tu n'es pas assez intelligente pour ça. Et donc, que ce n'est pas pour toi. Est-ce que tu vois le piège ? Dans un état d'esprit fixe, aller chercher de l'information, se former, demander de l'aide, c'est presque comme tricher, comme être quelqu'un que tu n'es pas, parce que si tu étais vraiment faite pour ça, et bien Tu le saurais déjà, tu n'aurais pas besoin d'apprendre. Alors qu'est-ce qui va se passer ? Eh bien tu vas rester dans ta propre tête, tu vas tourner en rond avec ce que tu sais déjà et tu vas stagner. Pas parce que tu manques de capacité mais parce que tu t'es interdit d'aller les chercher. Et pendant des années, eh bien j'ai fonctionné comme ça avec cette foutue croyance que si tu avais besoin de travailler, eh bien ça voulait dire que tu n'étais pas doué. Et crois-moi, ce n'est pas du tout aidant de fonctionner comme ça. Et si toi aussi tu es comme ça, tu vois tout à fait de quoi je parle. Parce que tu perds du temps, tu perds de l'énergie. Bref, c'est un enfer. Alors, certes, aujourd'hui, je suis changée. Et je sais qu'apprendre, rater, recommencer, c'est ce qui permet de se perfectionner, de faire mieux, d'avancer, de progresser, que c'est le chemin nécessaire pour aller vers là où je veux aller. Mais je t'avoue que parfois, je l'oublie et que le naturel revient au galop. Et à chaque fois, je vois combien ça me freine dans ma progression. Et si je te dis ça, c'est pour que tu saches que même les gens qui travaillent sur leur mindset ne sont pas immunisés. Mais la différence, c'est qu'on apprend à reconnaître ce fixed mindset, cet état d'esprit fixe, quand il pointe le bout de son nez, et on fait en sorte de ne pas lui laisser prendre les commandes de notre esprit. Et ça, c'est ce qui va tout changer. Bon, ça, c'est pour l'état d'esprit fixe. Alors, à quoi il ressemble l'état d'esprit de développement, du coup ? Eh bien, l'état d'esprit de développement, le growth mindset, c'est l'exact opposé. C'est partir du principe qu'on peut évoluer, que l'intelligence, ce n'est pas une quantité fixe qu'on a à la naissance, et que nos capacités, eh bien, elles peuvent se développer. à force d'efforts, d'expériences, d'apprentissages. Alors ça ne veut pas forcément dire qu'à force d'entraînement, tu vas devenir championne du monde de tennis et que tu vas devenir Nadal. Mais ça veut dire que ton véritable potentiel, au fond, tu ne le connais pas vraiment, puisque tu peux sans arrêt progresser. Tu ignores ce que tu pourrais vraiment faire si tu te donnais réellement les moyens, si tu acceptais d'apprendre, de rater, de recommencer, sans que ça te remette en question, toi, en tant que personne. Dans cet état d'esprit, l'effort... change complètement de statut. C'est ce qui va vraiment te permettre d'aller où tu veux aller. Il n'est plus la preuve de ton manque de talent, mais il devient le chemin. Parce que c'est par l'effort qu'on grandit, c'est par l'effort qu'on devient celle qu'on veut devenir. Et l'échec, eh bien, ce n'est plus un verdict, mais ça devient une information. Est-ce que tu vois la différence ? Parce que du coup, c'est ce qui va te permettre de te demander qu'est-ce que ça m'apprend ? Comment je vais faire différemment la prochaine fois ? pour pouvoir y arriver. Et si tu connais quelqu'un que tu admires et qui a réussi quelque chose de vraiment impressionnant, eh bien, je suis prête à parier que cette personne, elle n'y est pas arrivée du premier coup. Elle a probablement essayé, raté, recommencé jusqu'à ce qu'elle trouve le chemin pour y arriver. Et ce qui s'est passé, c'est qu'elle n'a pas laissé les échecs qu'elle a eus tout au long de son chemin la définir. Ce qui a été déterminant, c'est sa façon d'y répondre. C'est comment elle s'est comportée face à ses échecs. Il y a quelques années, je suis allée à Paris voir une exposition de Picasso et j'y suis allée parce que pour moi, Picasso, c'était le génie absolu. C'était l'homme qui sort des chefs-d'oeuvre directement de sa tête, l'artiste pur, inspiré, bref, totalement inné. Et tout au bout de cette exposition, au dernier étage sous les combles, il y avait un atelier reconstitué avec sa façon de travailler. Et là, il y avait des photos, des cartes postales, des références, des esquisses, des essais. Et j'ai compris quelque chose qui m'a complètement ouvert les yeux, qui m'a complètement retourné la tête. Picasso, eh bien, il travaillait énormément. Il collectait des images, il s'inspirait, il recommençait, il ratait, il reprenait. Bref, ce génie que je croyais sorti tout armé du néant, en fait, eh bien, il bossait comme un fou. Et je suis sortie de cette expo complètement différente. Parce que quelque chose avait bougé. cette idée. que j'avais, que le talent, c'était quelque chose comme ça qui tombait du ciel et qui était inné, cette idée en avait pris un sacré coup. Tout d'un coup, je réalisais que si même Picasso travaillait, même lui avait besoin de s'appuyer sur des références, de chercher, de recommencer, alors peut-être que finalement, l'effort, ce n'était pas du tout une honte. Et c'était justement ce qui te permettait de faire de grandes choses. Alors ce qui est un petit peu ironique ici, c'est que... Et justement, si tu penses que tu ne peux pas changer ton état d'esprit fixe, eh bien, c'est ton état d'esprit fixe qui te dit ça. Cette petite voix qui te dit « je suis comme ça, c'est tout et je ne peux pas changer » ou « c'est trop tard pour moi » , elle essaye juste de te protéger. Elle ne veut pas que tu te sentes en échec, elle ne veut pas que tu ressentes des choses que tu n'aimerais pas ressentir. Mais la réalité, c'est que cette croyance, tu peux totalement la changer. Tu peux faire évoluer justement cet état d'esprit. Tu peux passer d'un état d'esprit fixe à un esprit de développement. Alors concrètement, comment on va faire ? Comme d'habitude, la première des choses à faire, c'est déjà de prendre conscience de ton état d'esprit. Qu'est-ce que c'est ton état d'esprit à toi ? Parce que tant que tu ne le sais pas vraiment, tant que tu ne sais pas dans quel état d'esprit tu fonctionnes, eh bien tu vas le subir sans même t'en rendre compte. Et c'est exactement ce qui m'était arrivé. Alors ce que je te propose, c'est que tu te poses une question. Tu vas te demander, dans quel domaine de ma vie est-ce que je me dis encore, bah je suis comme ça, c'est comme ça, c'est tout. Peut-être que c'est dans le sport, peut-être que tu te dis, j'ai jamais été sportif, c'est même pas la peine d'essayer. Peut-être que c'est ta créativité, tu te dis, je suis pas créatif, c'est pas pour moi. Ou c'est peut-être autre chose. Bref, dans quel domaine tu as encore cet état d'esprit où tu te dis, c'est même pas la peine que j'essaye, c'est pas pour moi. Et du coup, eh bien, tu repousses quelque chose qui pourrait être important quelque part pour toi. Parce que rappelle-toi tout à l'heure l'exemple que je t'ai pris de Marie et Sophie. Ce qui va faire la différence entre les deux, c'est pas le talent, c'est pas l'intelligence, c'est ce qu'elles font de ce qui leur arrive. Comment tu décides de réagir face, par exemple, à quelque chose qui... qui n'est pas forcément une réussite dès le premier coup. Et ce que tu vas faire par rapport à ce qui t'arrive, eh bien ça, c'est quelque chose que tu peux choisir. Et je trouve là que Carol Dweck nous propose quelque chose d'extrêmement utile, et que je trouve très intéressant, et qui va changer absolument tout. Elle te propose d'ajouter deux petits mots. Par exemple, si tu vas te dire « je ne sais pas faire » , au lieu de dire « je ne sais pas faire » , tu vas rajouter « pas encore » . « Je ne sais pas encore faire » . Et tu vois ? À quel point ça change tout ? Admettons que tu veuilles apprendre à parler le chinois, au lieu de te dire je ne sais pas parler chinois, ça va devenir je ne sais pas encore parler chinois. Je ne suis pas douée pour ça, ça devient je ne suis pas encore douée pour ça. Ça paraît minuscule comme ça ces deux petits mots, mais psychologiquement, ça change tout. Parce que la première formulation, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle ferme la porte, elle dit que c'est décidé, c'est fini. Alors que la deuxième, elle laisse... une possibilité ouverte. Elle dit que tu es en chemin, que tu apprends et que ce n'est pas fini. Moi, par exemple, pendant des années, je me suis dit que j'étais désordonnée, que c'était comme ça, point. Et aujourd'hui, j'apprends à être ordonnée parce que c'est quelque chose d'important pour moi. Mais j'apprends vraiment. C'est un effort conscient, quotidien. Et tu sais quoi ? Eh bien, ça marche. Pas parce que j'ai soudainement découvert que j'avais un talent spécial pour l'ordre, mais parce que j'ai arrêté de me raconter que c'était impossible pour moi. Je suis désordonnée, c'est un état d'esprit fixe, ça ferme une porte dans ma tête. Alors que quand je me dis, je suis en train d'apprendre à être plus ordonnée, et bien là, c'est un état d'esprit de développement et j'ouvre une porte. C'est deux mots, même personne, pourtant une trajectoire complètement différente. Alors qu'est-ce qu'on va retenir aujourd'hui ? Et bien que l'état d'esprit fixe, c'est cette croyance que tes qualités, ton intelligence, ton talent sont gravés dans le marbre et que dans cet état d'esprit, l'effort... C'est quelque chose de quasiment honteux. L'échec, c'est un verdict sur ce qui tu es et tu évites les défis pour ne pas te confronter à tes limites. Alors que l'état d'esprit de développement, lui, il dit que tu peux évoluer, que l'effort, c'est le chemin, pas la preuve de ta médiocrité, que l'échec, c'est une information, pas une identité et que pas encore est toujours une réponse possible. Et la plus belle des ironies, c'est que croire que tu ne peux pas changer, c'est ton état d'esprit fixe c'est déjà ton éthnodétruifix qui parle et ça, tu peux le changer. Alors ton exercice pour cette semaine, je voudrais que tu trouves un domaine dans ta vie où tu te dis, je suis comme ça, c'est tout, je n'y arrive pas. Et pendant une semaine, à chaque fois que tu t'entends dire, je n'y arrive pas, je voudrais que tu rajoutes le fameux encore. Juste ce petit mot. Je n'y arrive pas encore. Et observe ce que ça ouvre. Voilà. C'est tout pour aujourd'hui et si cet épisode t'a parlé, partage-le avec quelqu'un qui en a besoin. On connaît tout quelqu'un qui se dit à un moment donné de sa vie, c'est trop tard, que ce n'est pas pour elle. Et si tu veux me dire où tu en es, viens me retrouver sur Instagram, j'adore lire vos messages. Et c'est aussi ma façon à moi de travailler mon propre grosse mindset après chaque épisode. Allez, prends soin de toi et je te dis à très vite.