Speaker #0Allez, on ne va pas se mentir, cette semaine, elle n'a pas été super cool. Il y a des moments comme ça où on a l'impression de se retrouver à la case départ, voire pire. Alors sur le papier, rien de très dramatique, juste quelques difficultés à écrire mon podcast. Sauf que, j'ai fini par en faire une généralité et à tirer des conclusions qui n'avaient rien à voir avec la réalité. Alors je me suis dit qu'il fallait que j'arrête de l'écrire ce podcast et que je te parle plutôt de ce qui était en train de se passer. Parce que mine de rien... Ça peut avoir des conséquences et que je suis sûre que toi aussi, tu as déjà vécu ce genre de choses. Tu sais, quand tu vois tes kilos revenir après des mois d'efforts, ou lorsque ta maison ressemble à nouveau à un chantier alors que tu avais enfin réussi à l'arranger, ou encore lorsque tu as travaillé sur toi et que tout d'un coup, eh bien, voilà les doutes qui pointent le bout de leur nez. Et du coup, tu as l'impression que tous tes efforts n'ont servi à pas grand-chose, que tu es revenu au point de départ et que décidément, ce n'est pas pour toi. Et tu le sais, je le sais, c'est juste épuisant de se dire qu'on est revenu à la case départ. Mais au fond. Est-ce que c'est si vrai que ça ? Allez, on en parle juste après le générique. Bienvenue dans mon podcast Coach ta vie, un podcast pour passer à l'action en changeant ton mindset. Je m'appelle Anne Link, je suis coach certifiée et j'ai créé ce podcast parce que le bonheur ne dépend que de toi mais tu ne le sais pas encore. Tu as déjà tout en toi, ce qu'il te manque c'est le mode d'emploi. Et comme tu n'as pas de temps à perdre, je partage avec toi les astuces, les stratégies qui ont marché pour moi et qui ont marché pour mes coachés. Alors si toi non plus, tu ne veux pas arriver à la fin de ta vie avec des regrets, attache ta ceinture et on y va. Prête ? Bon, alors comme je te le disais, cette semaine, elle n'a pas été terrible, terrible. Et tu sais ce qui m'a le plus frappée ? Eh bien, ce n'est pas de ne pas avoir écrit l'épisode de podcast que je voulais, mais la vitesse à laquelle je me suis laissée entraîner par mon cerveau dans une sorte de spirale infernale. En l'espace de quelques jours, je suis passée de « j'ai du mal à écrire cet épisode » à « je ne suis pas faite pour ça » . j'y arriverai jamais. Et de là à me dire que je devais tout laisser tomber, il n'y avait pas loin. Et quand tu commences à douter comme ça, ça impacte tous les domaines de ta vie parce que ça bouffe ton énergie. Et c'est d'autant plus frustrant que, comme tu le sais, je suis dans le développement personnel depuis des années. Et c'est justement pour ça que je voulais t'en parler. Pour que tu saches que quand ça t'arrive, tu n'es pas la seule, tu n'es pas une extraterrestre. Ça arrive même à des gens dont c'est le métier depuis plus de 20 ans de se laisser embarquer par ce que leur raconte leur tête. Alors, a priori, je pourrais penser que ce genre de choses ne devrait pas m'arriver, mais non, il n'y a pas de passeport d'immunité pour ce genre de choses, comme je viens de te le dire, parce qu'on est tous humains. Mais la différence avec avant, c'est qu'aujourd'hui, je sais que c'est normal que rien ne cloche. Et c'est justement ce qui va me permettre d'apporter une réponse différente et de ne pas tout laisser tomber. D'ailleurs, une petite astuce pour toi, dans ces moments où tu te sens vulnérable comme ça, eh bien, au lieu de scroller sur n'importe quoi, je te roule. Donc je te recommande de regarder un biopic sur Netflix ou sur Canal+, parce que c'est toujours très intéressant de voir que même les gens qui ont bien réussi, ils ont eu aussi des moments de doute, ils ont eu des traversées du désert. Bref, eux aussi traversent des galères et sont humains. Et ça ne les empêche pas de réussir et de continuer. Et donc ce week-end, j'ai regardé celui de Céline Dion. Parce que ce que je te recommande de faire en général, je le fais aussi. Et donc, qu'est-ce qui va se passer ? Eh bien, tu vas t'apercevoir qu'au fond, on traverse tous les mêmes angoisses, les mêmes doutes, parce qu'on est tous câblés pareil. Ce qui change, ça va être la façon dont on va réagir. Parce que, comme je te le disais, la problématique qu'il y a dans ce genre de situation, le vrai risque, c'est l'abandon, c'est de renoncer à tes rêves, à tes projets. L'histoire qu'on se raconte, si on y croit, elle peut nous coûter très cher. Donc, quand ton cerveau se met à te raconter « laisse tomber, t'es nul, t'y arriveras jamais » , si tu te mets à y croire, Ça peut réellement avoir des conséquences. Et c'est donc pour ça qu'aujourd'hui, je voulais te parler de ce qui se passe dans notre tête quand on a l'impression comme ça que tous nos efforts ont servi à rien, sont réduits à néant. Alors qu'est-ce qui se passe concrètement ? Et bien pour beaucoup d'entre nous, il y a une sorte de croyance qui tapit comme ça au fond de nous et qui finalement n'est pas vraiment aidante. C'est l'idée que quand on a réussi quelque chose, qui nous a demandé des efforts, lorsque quelque chose a changé dans notre vie, et bien quelque part c'est acquis, c'est dans la poche. On ne va pas revenir dessus, c'est à nous, point. Un peu comme tu sais quand on passe le permis de conduire ou quand on passe nos examens, qu'on a des diplômes. Tu les passes une fois, une fois pour toutes, tu les as, c'est bon. Tu n'as pas à les repasser tous les ans pour vérifier que tu sais conduire ou quoi que ce soit. Donc, c'est l'idée que lorsqu'on a réussi quelque chose, ça y est, c'est fait, on n'a pas à revenir dessus. Et c'est vrai que ça serait vraiment top si c'était tout comme ça. Parce qu'imagine, si tu n'avais plus jamais à te soucier de tes kilos que tu as perdus, si une fois ta maison rangée, le bazar disparaissait pour tout. toujours. Si une fois ta confiance retrouvée, tous les doutes disparaissaient, eux aussi pour toujours. Que le business que tu viens de lancer, ça y est, il est sur des rails. il ne risque plus rien. Sauf que, sans vouloir jouer les cassandres, eh bien, la vie, elle, ne fonctionne pas comme ça. Alors, certes, c'est peut-être dommage, mais c'est comme ça. Et ça, tu le sais très bien. Mais il n'empêche qu'on espère quand même que ce soit différent. Et une partie de nous veut croire que, une fois que c'est acquis, c'est acquis. Parce que l'idée de devoir toujours recommencer, toujours entretenir, toujours veiller, c'est épuisant. Et on a un peu l'impression d'être dans une never-ending story. et que ça ne s'arrêtera jamais. Et c'est là que se construit le piège. Parce que si tu pars de l'idée que ce que tu as construit devrait être permanent, alors, à la moindre rechute, ça devient une catastrophe. La moindre difficulté, elle devient la preuve qu'au fond, tu n'avais pas vraiment changé. Que tous ces efforts, ils ont été vains. Et à partir de là, le raisonnement va se mettre en place très vite. Si ça ne tient pas, c'est que ça ne sert à rien. Si ça ne sert à rien... Alors pourquoi continuer ? Et si on ne voit plus l'intérêt de continuer, qu'est-ce qu'on fait ? On abandonne. Et cette spirale infernale, elle s'installe très très vite. Alors qu'en réalité, qu'est-ce qui se passe ? Et bien c'est simplement que la vie est faite de cycles. Pour simplifier, on a les étés, ce sont les périodes où tout coule de source, où tu vas récolter les fruits de tes efforts, où tu te sens bien dans tes baskets. Et puis il y a les hivers qui succèdent aux étés. Là ce sont des périodes plus difficiles, plus sombres, où tout semble peser plus lourd. À aucun moment, tu vas aller te dire que parce que l'hiver est là, ça y est, il n'y aura plus d'été. Et les hivers ne sont pas non plus la preuve que l'été n'a pas eu lieu. C'est juste un cycle et tu le sais. Par contre, ce qu'il y a qui peut être différent, c'est la façon dont tu vas l'aborder, ce cycle. Là où les choses peuvent changer, c'est dans ta façon, par exemple, dont tu vas aborder ton hiver. Parce que tu l'as compris, l'hiver, quoi qu'il arrive, il va avoir lieu. Mais tu peux décider d'en profiter pour aller skier et te régaler. Ou au contraire, te morfondre parce qu'il ne fait pas beau et que c'est plus dur. Donc ce qui va faire la différence, c'est la façon dont tu vas traverser les moments plus difficiles. Alors qu'est-ce qui se passe quand on rencontre un obstacle, quand quelque chose ne se passe pas comme prévu ? Eh bien ton cerveau, il veut toujours te protéger. Il va se mettre donc en mode survie. Et pour ça, qu'est-ce qu'il va faire ? Eh bien il va te montrer à quel point ce serait une bonne idée de ne pas s'entêter et de lâcher l'affaire parce que ça demanderait tellement moins d'énergie. et tu te sentirais tellement moins inconfortable et ça te demanderait tellement moins d'efforts. Donc, il va devenir une sorte de procureur ultra zélé qui va venir monter une sorte de dossier à charge contre toi où il va te rappeler toutes les fois où finalement, tu as abandonné tous les projets que tu n'as pas terminés, toutes les promesses que tu t'es faites et que tu n'as pas tenues, tous les régimes que tu as suivis et que tu as foiré, bref, tout ce qui n'a pas marché pour te montrer que, laisse tomber tout de suite parce que de toute façon, tu vois bien, tu es comme ça. Il cherche des preuves et il en trouve parce qu'évidemment, le cerveau, il trouve... toujours ce qu'il cherche. Alors, à la fin du procès, qu'est-ce qui se passe ? Eh bien, le verdict va tomber. Tu vois bien, t'es pas capable, t'as pas changé, t'es juste au même point qu'avant, donc laisse tomber. Et le problème, le vrai problème, c'est quand tu vas y croire. Alors, ce qui est fascinant, c'est qu'on n'y croit pas tout le temps. Il y a des moments où on n'y croit pas et c'est important de s'en rendre compte. Quand tu vas bien, ces pensées-là, tu les entends, mais tu n'y attaches pas d'importance, tu vas passer outre. En revanche, pour peu que tu sois un peu fatigué, là, c'est plus du tout pareil. Ces pensées, tout d'un coup, tu vas avoir vraiment tendance à les croire. Tu ne vas pas simplement les entendre. Est-ce que tu vois la différence ? Quand je suis en forme et que mon cerveau me dit « tu n'y arriveras jamais » , c'est presque comme si quelque part il me lançait un défi et je suis prête à me remonter les manches pour lui montrer qu'il se trompe. C'est quasiment un jeu et ça ne m'atteint pas. En revanche, si je suis fatiguée, découragée, blessée, eh bien cette même pensée, elle va prendre une toute autre dimension. Elle va sembler vraie, elle va sembler juste et c'est juste là que le piège se referme. Parce qu'à partir du moment où tu crois ce que te dit le petit procureur là-haut dans ta tête, eh bien, tu fais quelque chose de très dangereux. Tu confonds un état temporaire avec une identité définitive. Le doute que tu traverses aujourd'hui devient « je suis quelqu'un qui manque de confiance » . Ce que tu remets à demain, ça devient « je suis quelqu'un qui abandonne toujours » . Le découragement du moment, ça devient « je ne réussirai jamais » . On passe d'un épisode difficile à une conclusion sur qui on est. On passe d'un moment à une étiquette permanente. Et c'est là qu'il faut être vigilant et ne pas tout confondre. Parce qu'un moment de faiblesse, ça ne te définit pas. Ça ne dit pas qui tu es. Il dit juste comment tu te sens là maintenant dans ce contexte précis. Et croire que cet instant-là dit de toi qui tu es, te définit, c'est risquer de le croire et d'abandonner. C'est ça l'enjeu réel de cette histoire. Traverser une période difficile, avoir des ratés, c'est juste normal et c'est pas grave. Ce qui compte, c'est que tu ne lâches pas ce qui est vraiment important pour toi, même si c'est si difficile parfois. Mon podcast, eh bien, il est censé sortir tous les mardis, ce qui est bien loin d'être le cas, même si j'essaye d'y arriver. Il m'arrive parfois d'avoir de longues pauses, des semaines sans épisode, voire même des mois, des périodes où je n'arrive pas à écrire. comme c'était un petit peu le cas récemment. Mais même dans ces moments-là, je n'ai jamais vraiment abandonné. Et tant que je fais des épisodes, même s'ils sont imparfaits, même s'ils sont irréguliers, je ne suis pas en échec parce que je continue de poursuivre mon rêve. Tant que tu n'abandonnes pas, il n'y a pas d'échec. Il y a juste un chemin qui n'est pas linéaire. Et d'ailleurs, aucun chemin ne l'est vraiment. Il n'y a pas de route toute droite. Et c'est ça dont il faut te rappeler quand ta tête vient te dire que tu ferais mieux de laisser tomber, que ça ne sert à rien, que tu n'y arriveras jamais. Alors oui, c'est vrai que c'est difficile quand cette pensée, elle arrive, de ne pas la croire. Parce qu'en plus, ton cerveau, il vient t'apporter les preuves dont il a besoin pour te convaincre. Mais cette petite voix qui te raconte tout ça, elle est un peu comme le chant des sirènes. Il ne faut pas l'écouter. Elle te promet une vie plus facile si tu renonces. Mais en fait, ce qui t'attend, c'est peut-être la facilité dans un premier temps. Mais juste derrière, qu'est-ce qu'il va y avoir ? Eh bien, il va y avoir des regrets. Et ça, c'est juste pas question. Alors du coup, on fait quoi ? Est-ce qu'on se répète des montrats positifs en essayant de se persuader que tout va bien ? Est-ce qu'on se dit, il ne suffit pas d'écouter cette petite voix ? Et si seulement c'était si simple. J'ai essayé, mais ça n'a pas vraiment marché. En revanche, il y a quelque chose qui fonctionne mieux, et c'est là que ça devient intéressant, c'est que tu vas jouer au même jeu que ton cerveau. Tu ne vas pas lui répéter des pensées positives auxquelles tu ne crois pas vraiment, mais tu vas aller lui chercher des preuves, de vraies preuves, bien concrètes, et opposées aux siennes, contraires aux siennes. En fait, tu vas allumer une sorte de contrefeu. Tony Robbins, il nous dit souvent que success lives close, que le succès laisse des traces, laisse des empreintes. Et c'est tellement vrai. Et c'est exactement là-dessus qu'on va s'appuyer. Parce qu'à chaque fois que tu as réussi quelque chose, chaque fois que tu as surmonté un obstacle, à chaque fois que tu as avancé, même d'un tout petit pas, eh bien, tu as laissé une trace, tu as laissé une empreinte dans ta mémoire, dans ton corps, dans tes habitudes, dans ce que tu sais faire maintenant. et ce que tu ne savais pas faire avant. Et ces traces-là, elles ne disparaissent pas quand tu traverses une mauvaise passe. Elles sont toujours là, elles attendent. Mais quand le procureur est aux commandes, il fait tout pour que tu ne les vois pas. Il va même plus loin que ça, il va activement les effacer de ta mémoire. Parce que c'est comme ça que fonctionne notre cerveau quand il est en état de stress. Il ne retient que ce qui lui permet de confirmer la menace. Tout le reste, ça disparaît. Et c'est pour ça que... quand tu es dans un mauvais passage, eh bien, tu as l'impression que tu n'as jamais rien réussi, que ça a toujours été difficile, que tu n'as jamais vraiment avancé. Mais ce n'est pas la réalité. C'est juste ton cerveau en mode survie qui fait son travail de sélection. Alors le travail, le vrai travail dans ce moment-là, eh bien, c'est d'aller chercher ces traces activement, délibérément. Pas des généralités, pas des « oui, en général, j'ai bien avancé » . Non, on veut vraiment des choses très concrètes, très réelles. Ce projet que tu as mené jusqu'au bout, alors que tu pensais ne pas en être capable, eh bien, va le chercher. Cette conversation difficile que tu as eue, rappelle-la aussi à ton souvenir. Toutes ces habitudes que tu as tenues pendant trois semaines alors qu'avant, tu lâchais au bout de trois jours, elles comptent aussi. Même les petites victoires comptent. Tout compte. Et c'est pour ça que c'est tellement important, et je le répète souvent, de célébrer toutes tes victoires quand elles arrivent. Pas pour faire joli, mais pour les engrammer, pour qu'elles s'inscrivent en toi, pour qu'elles soient disponibles, quand justement... tu en auras besoin. Parce que ces traces, c'est ce qui va te permettre de dire à ta tête, non, regarde, t'as tort, la preuve, elle est là. Et c'est exactement ce que j'ai fait cette semaine quand mon cerveau a commencé à me dire, ben tu vois, t'y arrives pas. Qu'est-ce que j'ai fait ? Eh bien, je suis allée chercher des preuves contraires. J'ai regardé la courbe de progression des échos de mon podcast, j'ai regardé le nombre d'épisodes que j'avais réalisés, j'ai vu que des gens m'écoutaient à l'autre bout du monde, au Brésil, au Canada, en Irlande, aux Etats-Unis, et j'ai pensé à toutes ces personnes qui prenaient de leur temps pour m'écouter, et ça m'a touchée. J'ai relu les messages et les mails que j'avais reçus ces derniers temps. Bref, j'ai réalisé que je n'étais pas revenue au point zéro. Et ça, grâce justement à toutes ces preuves que j'étais en train de me regarder. Et contrairement à ce que me racontait ma tête, j'étais dans une progression réelle. Ce que je vivais, ce n'était pas un effondrement, mais juste un creux de vague. Rien d'inquiétant, rien d'anormal. Juste l'occasion de grandir justement en apprenant à ne pas écouter ses petites voix. Alors bien sûr, je ne dis pas que c'est facile, mais ce que je te dis, c'est que c'est possible et que ça en vaut vraiment la peine. Parce que tout abandonner sous prétexte que tu as repris quelques kilos ou que le bazar revient ou que ta confiance en toi diminue, eh bien, ce n'est juste pas possible. Focus-toi plutôt sur ce que tu as déjà réalisé, sur ce que tu as accompli, sur ce que tu as su faire. Parce que si tu as su le faire, tu pourras le refaire. Alors avant de conclure activement que rien n'a changé, que décidément t'es la même et que ça sert à rien de continuer, pose-toi honnêtement la question, preuve à l'appui. Est-ce que je suis vraiment... la même personne que ce que j'étais avant ? Et il y a forte chance que la réponse soit non. Tu arrives avec toute ton expérience, avec les outils que tu as acquis, avec une confiance en toi-même que tu n'avais pas. Tu repars d'un terrain que tu connais peut-être, mais cette fois, tu n'arrives pas les mains vides. Alors continue de construire en t'appuyant sur tes acquis et ne laisse pas cette petite voix te raconter que tu es encore celle que tu étais avant. Travailler sur soi, ce n'est pas... atteindre une destination. C'est pas un endroit où on finit par arriver ou enfin, on va se sentir sereine, confiante, libérée de ses peurs pour toujours. Penser qu'un jour tu douteras plus, que t'auras plus peur, que tu rechuteras jamais, ça c'est une illusion. Travailler sur soi, c'est une pratique. C'est ce qui te permet d'avoir une boussole quand la tempête arrive. C'est comme se laver les dents, c'est tous les jours, on se dit pas, c'est bon, je l'ai fait une fois, je suis tranquille pour le restant de mes jours. Non. On recommence le lendemain, et encore le lendemain. Parce que c'est quelque chose qui s'entretient. Et ce n'est pas une mauvaise nouvelle, c'est juste la réalité. Ce qui va changer, ce n'est pas qu'on ne tombe plus, c'est la vitesse à laquelle on va se relever. C'est la capacité à reconnaître les pièges avant qu'ils se referment. C'est de savoir au fond de soi que ce n'est pas la fin de l'histoire. Alors la question qu'il faudrait se poser, ce n'est pas comment faire pour ne plus jamais rechuter, mais plutôt comment est-ce que je me traite quand je rechute. Parce qu'au fond, ce qui détermine notre avenir, ce n'est pas le nombre de fois où on tombe, c'est ce qu'on se dit quand on est à terre. Est-ce que tu décides de monter un dossier à charge ou est-ce que tu vas chercher les preuves que malgré tout, eh bien, tu avances ? Alors ce que je t'invite à faire aujourd'hui, eh bien, c'est simple, prends une feuille ou ton téléphone si tu préfères et note trois preuves que tu as avancées. Alors, ce n'est pas forcément trois grandes victoires, mais il faut que ce soit trois choses réelles, même toutes petites, peu importe. Mais trois traces que ton chemin a laissées parce qu'elles sont là et que ne pas les perdre de vue, c'est ce qui va pouvoir te servir de balise quand tu vas rencontrer des jours un petit peu plus sombres. Rappelle-toi que tu n'es pas revenu à la case départ, que tu es sur un terrain que tu connais déjà et que tant que tu n'as pas abandonné, tu n'es pas en échec, tu es juste en chemin. Si cet épisode t'a parlé, n'hésite pas à le partager à quelqu'un qui pourrait en avoir besoin et si tu veux aller plus loin, tu peux me laisser. un commentaire, me mets 5 étoiles, ça m'aide vraiment à faire connaître mon podcast. Sur ce, je te dis à très vite et prends bien soin de toi.