Speaker #0Il se passe quelque chose en ce moment sur les réseaux sociaux, particulièrement sur TikTok, dans mes DM, et je vais pas vous cacher que ça date pas de hier, c'est-à-dire que ce qui se passe là, ce que je vous dis, c'est pas quelque chose qui est récent. Il y a une vague massive de gens qui veulent quitter leur job, qui veulent se lancer, qui veulent gagner plus, qui veulent être libres, et ces mêmes personnes vont m'expliquer dans la même phrase pourquoi ce n'est pas possible pour eux. Pourquoi c'est pas possible de changer ? Pourquoi c'est pas possible de se lancer ? Trop de risques, pas le bon moment, les enfants, le crédit, la stabilité, etc. Je vais pas vous cacher que j'ai eu fait partie de ces personnes-là. Parce que voilà, j'étais salariée avant, j'ai pété un câble, je suis partie, j'ai démissionné, puis j'ai lancé coach ton budget d'abord, puis après coach ton business. Donc je vais pas cracher dans la soupe. Le problème, c'est que la plupart des gens ne sont pas capables d'endurer la douleur, je mets bien des guillemets au niveau de douleur, ou la difficulté, peut-être pas la souffrance, j'allais dire la souffrance, mais c'est pas exactement ça. Les gens ne sont pas capables d'endurer la douleur que ça va nécessiter pour sortir d'une certaine situation et aller vers ce vers quoi ils rêvent en fait. Alors ce que j'aimerais faire aujourd'hui, c'est que c'est un épisode un petit peu particulier. On est toujours toujours en train de parler d'éducation financière, on est toujours en train de parler de liberté financière même, et j'aimerais décortiquer en fait pourquoi les gens veulent cette liberté-là. Alors quand je dis liberté financière, on s'entend, la liberté financière c'est aussi souvent la liberté de temps, de mouvements, parce qu'elle est associée à ça, parce que quand on a de l'argent, on peut choisir de moins travailler, on peut choisir d'habiter là où on veut, on peut choisir de voyager quand on veut, etc. J'englobe un petit peu tout ça. si vous voulez regarder les autres épisodes dans lesquels je donne les définitions, allez-y seulement. On va parler du coup de quiet quitting. Si vous n'avez pas encore entendu parler de ça, je vais vous donner la définition dans quelques instants. Alors je me suis bien cassé les fesses à aller chercher justement tout ce qui était source. J'ai principalement pioché à l'OFS. Il y aura toutes les datas dans la description. Et ce n'est pas du tout un épisode pour juger qui que ce soit, c'est plutôt un épisode pour dire la vérité sur ce que c'est vraiment... le prix à payer pour être libre, le prix à payer pour se lancer vers ses rêves et pour y aller, parce que je pense qu'il y a beaucoup trop de gens qui refusent de voir la vérité en face. Et je suis aussi honnête avec le fait que tant qu'on ne l'a pas vécu, cette vérité, c'est peut-être potentiellement difficile de l'avoir. Donc, on va parler vrai. C'est parti. Mais tout d'abord, bienvenue sur Coach ton budget et business, le podcast primé en 2025, dédié à la thune et à l'entrepreneuriat en Suisse. Je suis Janice, entrepreneuse, investisseuse et fondatrice de CTB. Je partage ici chaque deux semaines depuis 2024 ce que... personne ne taperont sur l'argent et le business en Suisse. CTB, c'est plus de 1500 personnes qui ont repris en main leurs finances et ou la gestion de leur entreprise, qui se sont lancées et qui osent réaliser leurs projets de vie. J'ai un petit service à te demander, si ce n'est pas encore fait, abonne-toi, laisse une note si tu aimes ce que tu entends, ça ne peut que m'aider à déployer l'éducation financière. Vous êtes plus de 120 000 à me suivre, toutes plateformes confondues, et ça ne me fait que croître, alors merci du fond du cœur. Et c'est parti pour le sujet du jour. Comme vous le savez peut-être, j'aime diviser mes épisodes en parties logiques, pour que vous sachiez où vous en êtes dans l'épisode. Alors, dans la première partie, j'aimerais qu'on parle un petit peu plus définition, et je vais vous donner aussi des choses que, bah vraiment des trucs que je vois sur les réseaux sociaux, des commentaires que je reçois, des DM, enfin bref, je vais vraiment entrer dans... le vif du sujet. Et ce que je voulais pas pour cet épisode, c'était avoir un épisode où en fait, je n'ai pas de chiffre. Parce que autant je peux vous dire oui, je le vois, je le vois, je le ressens, etc. Mais pour moi, s'il n'y a pas de chiffre derrière, je peux vous dire ce que je veux, ça restera mon opinion et puis ça restera pas des faits réels avérés. Quand j'ai commencé à préparer cet épisode, je me suis dit, mais tiens en fait, c'est quand même bizarre cette vibe que je ressens de la part des gens de vouloir en fait quelque chose, mais de ne pas être capable de donner les efforts. pour y arriver. On voit souvent ça dans le sport, on le voit quand même un petit peu dans l'entrepreneuriat. Je me suis demandé c'est quoi les chiffres derrière qui prouvent qu'effectivement, les gens ne veulent pas travailler pour arriver à leur fin. Mais vraiment, tout objectif, je fais ça au sens large, et c'est quelque chose qui moi... Alors il faut savoir qu'aussi un petit disclaimer Cet épisode il va être un petit peu orienté parce que dans mes valeurs Très profondes, moi j'ai quand même quelque chose de Très fort d'un point de vue méritocratie C'est à dire que si vous regardez l'épisode précédent Vous savez que j'ai démarré de rien, vous savez que j'avais Rien en fait à la base donc j'ai tout construit Et ma devise c'est un petit peu démarrer petit Et puis work your way up Donc construisez votre chemin de plus en plus Je sais pas comment ça pourrait se traduire mais vraiment Commencez petit puis construisez au fur et à mesure Du coup en fait pour moi quelqu'un qui n'a rien Et qui veut tout Bon. Je veux dire, on est quand même dans un monde où il faut un petit peu travailler pour arriver à ses fins. Et ça, je suis désolée, ça va peut-être pas plaire à tout le monde, ça va peut-être pas plaire à des gens... Voilà, c'est presque politique, en fait, de dire ça, parce que je sais très bien qu'il y a des gens qui veulent l'égalité partout, que tout le monde puisse... que tout puisse être distribué de manière équitable, etc. Et de nouveau, ici, je ne parle pas que d'argent, je parle de manière générale. Mais voilà, moi, c'est pas forcément mon avis, parce que déjà, la planète ne fonctionne pas comme ça, malheureusement. Et en fait, c'est aussi mon parcours qui fait que j'ai réussi à avoir ce que je voulais, parce que... j'en ai chié. Et je dis pas qu'il faut en chier, vous allez voir dans la dernière partie parce que je pense pas qu'il faut bosser bêtement. Je pense juste que ça demande un petit peu de boulot. Et le boulot, ou alors les objectifs doivent être en fonction de ce que vous êtes capable de donner en termes de travail, et vice-versa en fait. Vous voyez ? Bref. La partie 1, c'est le quiet quitting. C'est très pratiqué par la Gen Z apparemment. C'est pas une démission. Quiet quitting, ça veut dire partir silencieusement. C'est dans le monde du job, dans le salariat. C'est faire strictement ce pour quoi on est payé, ni plus ni moins. Donc c'est pas une vraie démission, c'est plus une démission antérieure de ce qu'on n'a plus envie de faire pour l'employeur. On fera le strict minimum, on fera juste ce pour quoi on est payé. On se motivera pas, on fera pas plus que ce qui n'est demandé et ça de but en blanc, ben en fait ça fait que voilà, on a un employé qui est moins, peut-être moins efficace, qui travaille moins, qui se donne moins, qui participe pas forcément à la vie d'entreprise, etc. Alors en général ça se manifeste comment ? Ben ça fait que les heures ne vont jamais être dépassées, il n'y a pas de réunion optionnelle, il n'y a pas de flexibilité, il n'y a pas d'email après 18 heures. En fait faut aussi savoir que moi ayant des employés, c'est pas du tout ce que je prône. Aussi, qu'on soit très clair, parce que j'ai pas envie que cet épisode fasse débat. Je prône pas du tout les extra hours, je prône pas le fait d'être dispo jusqu'à 23h. Franchement, je sais très bien que c'est pas sain. Et pour moi, c'est pas du tout ça qu'il faut. Mais il y a quand même un équilibre à trouver entre les deux, entre participer à la vie de l'entreprise, vraiment être actif parce que on aime ce qu'on fait, et vraiment ne plus rien foutre jusqu'à juste toucher son salaire, juste être payé pour ce pour quoi on travaille. Alors, ce que j'ai trouvé comme stat, c'est que, mais ça me paraît énorme de nouveau, mais c'est 72% des salariés européens sont considérés comme des quiet quitters. Il y a toujours les sources en description. Je trouve ça énorme. Alors, ce que le quiet quitting, il veut dire vraiment, c'est pas une forme de paresse. C'est plus une espèce de protestation qui va être complètement silencieuse parce qu'on ne se rend pas compte, enfin l'employeur ne peut pas forcément se rendre compte que la personne est en train de quitter silencieusement. Et c'est surtout des gens qui veulent plus, les employés qui veulent plus. C'est plus de liberté, plus de rémunération, plus de sens. et ils ont arrêté de croire que leur employeur pouvait leur... donner ça. Donc le quiet quitting, c'est un peu je veux quelque chose que le système ne me donne pas. Et je le vois aussi dans les commentaires, parce que je vais recevoir des commentaires du style moi je ne fous plus rien depuis deux ans, même salaire, moins de stress, la belle vie. C'est vraiment des commentaires que j'ai reçus. Pourquoi est-ce que tu as la tâche pour enrichir quelqu'un d'autre ? J'ai décidé de me lancer en indépendante parce qu'au moins je travaille pour moi. Tu as eu de la chance, Janice, tout le monde ne peut pas faire ce que tu fais. Facile à dire quand tu n'as pas de crédit, pas d'enfant. Alors, le truc, c'est que jusque-là... vraiment je ne démontre pas du tout ce que les gens ressentent à propos de leur travail. Je pense vraiment qu'il y a des places de travail qui ne sont pas les endroits où on a envie d'être, de travailler complètement. Mais ce que je vois, et ça, ça me concerne un peu plus moi, c'est que ce sont ces mêmes personnes qui vont se tourner vers l'entrepreneuriat pour les mêmes raisons. C'est-à-dire, je veux ma liberté, je veux gagner plus, je veux faire ce que je veux, je veux être mon propre patron. Alors du coup, c'est exactement les mêmes désirs, c'est liberté, reconnaissance, meilleure rémunération. Mais il va y avoir exactement la même fuite que... ce qu'ils vont avoir en étant salariés. Et le problème, c'est que dans l'entrepreneuriat, ces problèmes qu'ils rencontrent dans le salariat, en fait, le salariat a ses problèmes, l'entrepreneuriat a ses problèmes. Et on quitte le salariat pour partir de certains problèmes, et bien certains de ces problèmes vont être... beaucoup, beaucoup plus durs à vivre dans l'entrepreneuriat. Et je parle vraiment d'inconfort, parce que vraiment, ne pas savoir si on va finir le mois, ou ne pas savoir comment trouver des clients, ou ne pas savoir comment on va payer ses factures, bref, tout ça, c'est un méga, méga inconfort. Essayer de se vendre, se mettre devant une caméra pour essayer de toucher une audience, comprendre quelque chose qu'on n'a jamais fait jusqu'à maintenant, parce que là, vous êtes salarié, vous faites une chose dans votre job, quand vous serez entrepreneur, vous devez faire tout ce que tout le monde fait. Parce qu'en fait, vous serez à la compta, vous serez en marketing, vous serez, enfin, en tout cas, au début, quand vous êtes seul, vous ferez tout, en fait. Donc, vous serez dans un inconfort permanent de... plein de choses que vous devez apprendre et vous allez avoir personne qui vous dit c'est bien ce que vous faites à part si vous avez vraiment une énorme audience et des fans et des gens qui disent ah c'est trop ouf et tout la plupart du temps vous aurez jamais vraiment une personne qui vous dit c'est super incroyable ce que tu fais et vous aurez un plafond de verre parce que si vous structurez mal vous allez vous retrouver au même endroit c'est à dire avec un salaire qui est bien plus inférieur que quand vous étiez salarié avec l'incapacité d'augmenter vos revenus parce que vous savez pas comment faire et en fait avec tout ça mêlé à l'inconfort mêlé à une situation que vous connaissez pas etc etc je suis pas la meuf qui va faire « vous lancez pas, c'est trop difficile » , moi franchement, c'est un peu mon job de vous aider à vous lancer, donc voilà. Mais ce que je constate vraiment, c'est qu'il y a trop de personnes qui ne veulent pas voir ça, qui se lancent, qui se confrontent à la réalité et qui se heurtent à un méga mur. Et en fait, la mauvaise manière d'aborder tout ça, ça va vous faire vous planter colossalement, vous faire avoir peut-être des situations qui sont hyper compliquées, bref ça va être hyper compliqué. Ce que disent les chiffres, donc on arrive à la partie 2, là je vais lire un petit peu ce que j'ai écrit dans mes notes. 52 978 nouvelles entreprises qui ont 2024. 2025 a de nouveau été un record je sais pas pourquoi j'ai pas mis le chiffre 2025 mais bref 2025 a de nouveau été un record historique en Suisse pour la création d'entreprises donc ça veut dire que effectivement les gens se lancent plus que jamais et pourtant sur 5 ans seulement 50% des entreprises survivront la moitié c'est énorme une sur deux dans un pays où quand même très libéral où c'est quand même assez facile de se lancer c'est peut-être un petit peu pour ça d'ailleurs mais on va en reparler dans un pays en développement qui est assez riche d'opportunités etc c'est énorme Ça prouve qu'en fait, il y a vraiment, vraiment une corrélation entre le manque de vision réelle sur ce que c'est l'entreprenariat et la version idéalisée qu'on avait dans nos têtes, que les réseaux sociaux ont apporté, que les gens ont discuté, etc. Le truc, et là, ça va passer à la partie calcul, parce que c'est vraiment moi, ce que je préfère faire, c'est vous montrer par A plus B, en fait, qu'est-ce qui va se passer si vous vous lancez et qu'est-ce qui va se passer si vous vous lancez avec les bons chiffres, avec les bonnes méthodologies. Parce que vraiment, l'entreprenariat, avant, je vous ai parlé de plafond de verre. en vrai l'entreprise. L'entrepreneuriat par rapport au salariat, c'est vraiment l'endroit où vous pouvez casser les plaçons de verre. C'est-à-dire que quand vous arrivez à un certain seuil critique de revenus parce que votre agenda est plein, parce que vous ne pouvez pas facturer plus, etc. L'entrepreneuriat, c'est un des leviers où vous allez pouvoir faire sauter ça parce que vous pouvez structurer ça différemment, parce que vous pouvez avoir une équipe, parce que vous pouvez déléguer, etc. Quand on est salarié, on ne peut pas forcément faire ça. On est vite bloqué en fonction du métier qu'on fait. On est vite bloqué en fonction de l'entreprise dans laquelle on bosse. Bref, on arrivera toujours à un plafond de verre au niveau revenu. En Suisse, le salaire médian en 2024, il est de 7024 francs par mois brut à temps plein. Donc on parle d'un 100% et un revenu médian, d'accord ? Je dis pas que c'est la situation de tout le monde, c'est un revenu médian. Alors, on va dire que dans mon exemple, c'est le point de référence. C'est ce qu'on doit essayer de remplacer en net si on veut se lancer... dans l'entrepreneuriat. Alors, il faut savoir que si vous êtes en réseau individuel, je le dis souvent, vous allez avoir 10% du revenu net qui part à la cotisation AVS. Vous allez avoir toujours la malle qui sera à votre charge. Vous n'aurez pas de 13e, vous n'aurez pas d'allocation, vous n'aurez pas de chômage si ça ne marche pas. Vous n'aurez rien de tout ça. À part si vous commencez à mettre une LPP, des APG, etc. Et là, le coût, en fait, c'est vous qui payez tout pour vous. Tout ça, ça augmente. Donc, ça fait que si vous voulez avoir les protections que vous avez en tant que salarié, vous allez devoir payer ce que ça coûte. Et ça coûte plus cher. Et typiquement, on n'a pas toutes les protections encore actuellement. On n'a pas la protection au chômage, par exemple. On n'a pas le droit au chômage. Si on foire, et que puis qu'on veut tout d'un coup aller retrouver un job. Alors, il y a des conditions, je sais qu'en Valais, si on peut prouver que pendant six mois, on est ouvert à la recherche d'emploi, on peut retourner au chômage, mais bref. C'est très compliqué, il vaut mieux avoir un très bon matelas de sécurité si jamais on se foire dans l'entrepreneuriat. Et en 2017, alors ça c'est une vieille stat, j'ai pas trouvé plus récent, un tiers des indépendants suisses déclarent moins de 10 000 francs de revenus à l'AVS par an. On peut l'interpréter de différentes manières. On peut l'interpréter qu'il y a beaucoup de gens qui ont des side business. Donc en fait, ils ont une petite activité à côté, ils font quelques milliers de francs par mois ou par année, et du coup c'est ce qu'ils déclarent. Mais on peut aussi expliquer ça par le fait que quand on est indépendant, il faut vraiment beaucoup facturer, il faut avoir beaucoup de clients pour avoir un bon revenu. Et c'est un écart qui persiste parce que les femmes indépendantes à temps plein gagnent 65 000 francs par an en médiane, en brut. Ça veut dire qu'à ça, il faut enlever toutes les charges, il faut enlever de nouveau tout ce qui est cotisation, prévoyance, etc. C'est 23% de moins que leurs homologues. masculin. C'est l'OFS 2024, du coup de nouveau une stat. Je donne toutes mes stats parce qu'après on va me dire « Mais tu sors ça d'où ? » C'est tout l'OFS, ok ? Il y a un écart salarial global en Suisse de 17,4%, qui est au-dessus de la moyenne OCDE. Ça c'est une étude PWC de 2026 qui vient de sortir. On va d'ailleurs sortir une vidéo à ce sujet-là dans pas très longtemps. Et 62% des personnes à bas salaire en Suisse sont des femmes. Ça s'explique par le fait que beaucoup de femmes diminuent leur temps de travail parce qu'elles élèvent des enfants, ça se répercute du coup dans les salaires. Ça veut dire aussi que les femmes... travaillent moins ou sont moins dans l'espace professionnel parce qu'elles font autre chose, parce qu'elles sont à la maison, parce qu'elles s'occupent des enfants. Bref, tous ces clichés-là existent encore en 2026 en Suisse. Et ce qu'il faut savoir du coup, parce que je vous ai parlé d'AVS, qui est le premier pilier, mais on oublie trop souvent que quand on se lance en tant qu'indépendant, on ne cotise plus au deuxième pilier. Chose que vous faisiez ou que vous faites quand vous êtes salarié. Alors, il y a 92% des salariés qui cotisent au deuxième pilier. Pourquoi que 92 et pas 100%, parce que c'est censé être obligatoire, c'est parce qu'une partie des personnes, en dessous d'un certain seuil par année, vous ne cotisez pas au deuxième pilier. Parce qu'il n'y a pas assez, je crois que c'est 22 000 par année le seuil. En dessous de ça, vous ne cotisez pas au deuxième pilier. Votre employeur n'est pas obligé de vous inscrire à la caisse à laquelle il est affilié. Donc, il faut comprendre aussi que quasiment tout, la vaste majorité des salariés vont cotiser pour un deuxième pilier. Ce qui va leur permettre du coup de cotiser pour leur retraite en plus d'avoir le premier pilier. et d'avoir potentiellement du coup un salaire assez régulier pour pouvoir aussi investir, enfin en tout cas préparer un troisième pilier pour... préparer confortablement une retraite. Quand vous êtes indépendant, vous n'avez pas accès à tout ça. Vous devez cotiser, construire tout seul votre retraite. Il n'y a personne qui va vous la construire et c'est ce qui pourrait aussi provoquer plus tard soit le fait que vous travaillez encore jusque très tard, vous pourrez pas prendre votre retraite comme vous voulez, ou soit en fait vous allez avoir une retraite qui est très très très inconfortable. Et là je parle en... quand même pas du risque si vous avez un problème de maladie, si vous devez vous arrêter pour x ou y raison, plutôt dans votre vie professionnelle parce que vous ne pouvez plus continuer votre job. Il y a beaucoup de choses que si vous ne préparez pas maintenant tant que vous êtes indépendant, ça va être très compliqué plus tard, vous n'aurez pas d'aide, vous n'aurez rien du tout, ce qui est catastrophique pour beaucoup, beaucoup de gens. En fait, j'ai eu tellement de personnes en call qui étaient dans des situations un peu catastrophiques comme ça parce qu'ils n'ont rien anticipé, ils se sont lancés corps et âme, ils ont lâché leur taf et ils sont allés en mode « vas-y, ça va être facile d'avoir des clients parce que je veux être, je sais pas moi, coiffeuse, masseuse ou je sais pas quoi » . Et en fait, c'est pas du tout la réalité terrain. Il vaut mieux construire son matelas de sécurité pour se lancer. Alors, il faut savoir que 60% des femmes ne négocient jamais, jamais, jamais leur salaire. Et ces mêmes femmes pensent qu'en devenant indépendantes, elles vont oser facturer ce qu'elles valent vraiment. Et ça, je vous le dis dans ma propre pratique, beaucoup de femmes vont s'empêcher de tarifer à leur juste valeur. Je le vois aussi dans les recrutements qu'on fait. Une femme, elle a beaucoup, beaucoup moins ce truc que les hommes ont de se dire « vas-y, je postule même si je n'ai pas les compétences » . Le problème, en fait, il va voyager avec vous, c'est que si dans votre statut de salarié, vous n'avez pas été capable justement de bien négocier vos conditions, vous allez aussi vous faire avoir dans votre statut entrepreneurial. Bref, j'ai posé un petit peu le contexte de tout ça pour vous dire que ce n'est pas pour vous dissuader de devenir entrepreneur. parce que je pense que les entrepreneurs qui m'écoutent ou qui sont au début justement de cette écoute, je vais connecter un petit peu les liens entre tout ce que je fais en ce moment pour vous expliquer pourquoi j'ai décidé d'aborder ce sujet-là. Eh bien en fait, j'ai des entrepreneurs qui réussissent quand même relativement bien, mais toujours pas assez pour compenser leur salaire d'avant. Et en fait, tout ça, ça vient du même problème, c'est un problème de gestion, et c'est aussi un problème d'être capable de mettre les efforts qu'il faut, de fournir les efforts pour mettre en place des choses-là. Ce que je veux dire par là, c'est que... En fait, c'est un sujet qui a commencé à me piquer un petit peu sur TikTok, parce qu'à force de recevoir plein de messages ou plein de commentaires en mode « Bah ouais, la vie c'est dur, les assurances maladie elles sont trop chères, les loyers sont trop chers, blablabla » , bref, beaucoup beaucoup de plaintes en fait, et je diminue pas la plainte, je sais, je suis complètement d'accord avec vous, tout devient hyper hyper hyper cher. En fait, moi dans ma philosophie, j'ai décidé de traiter le problème dans l'autre sens. pour ça j'ai créé Coach Ton Budget, c'était ça à la base, c'était pour se dire, ok, j'arrive pas à gagner plus d'argent, comment est-ce que je peux faire pour regagner du pouvoir d'achat ? Et c'est à partir de là que j'ai commencé à adopter un mode de vie hyper sobre, sachant que je suis une acheteuse compulsive quand même à la base, c'était très... très très très compliqué pour moi de passer du côté plus soft et plus sobre et je consomme quasiment rien, j'ai un appartement plus petit, je vais plus au resto, je sors plus, etc. Au début ça a été drastique, mais en fait pour moi ça a été comme un espèce de sevrage pour une vie aujourd'hui qui est très simple et en fait qui me nourrit mille fois plus parce que je me suis rendu compte du coup que je compensais beaucoup de mes états d'âme avec des achats, avec des sorties, avec des trucs. Je me disais c'est bon j'ai dépensé de l'argent, je vais mieux. Donc tout ça pour vous dire que à chaque fois que vous allez vouloir quelque chose dans votre vie, vous devriez mettre les efforts en conséquence. Vous démarrez un job, vous voulez rester dans ce job, il va falloir bosser pour montrer à votre patron que vous avez envie d'atteindre vos objectifs et que vous avez envie de garder ce job-là. Vous voulez vous lancer dans l'entrepreneuriat, il va falloir mettre les efforts qu'il faut pour aller chercher des clients, pour structurer une offre, pour aller chercher le chiffre d'affaires que vous voulez. Bref, à chaque fois, quand vous voulez perdre du poids, il faut aller à la eau fitness, il faut mieux manger, etc. À chaque fois que vous voulez quelque chose dans votre vie, il faut être d'accord de mettre les efforts pour arriver à votre... objectif. Et en fait, ça, je suis désolée, je sais pas comment vous le dire d'autre, parce que c'est mathématique fondamentalement. C'est qu'à part si vous grattez un ticket de loto et que vous gagnez le million, même à ce niveau-là, il faut s'être déplacé jusqu'au bureau de poste pour avoir acheté son ticket de loto. Donc en fait, à chaque fois que vous voulez faire quelque chose, il faut mettre les efforts pour y arriver. Et en fait, Ormosi le dit très bien, c'est pas forcément quelqu'un que j'ai dans mon cœur, il dit Tout le monde veut faire de la grosse merde, mais personne ne veut Merci. payer le prix de faire de la grosse merde. Big shit, je pense que ça se traduit pas exactement littéralement comme ça. Mais en fait, c'est exactement ça. Et je le vois tout le temps, c'est qu'en fait, on préfère taper... Non, bon, ça va lancer un débat si je dis ça. Bref, on préfère taper sur certaines personnes alors qu'on pourrait juste, nous, se regarder un petit peu dans le miroir et dire, mais qu'est-ce que moi, je peux faire à mon échelle pour changer ma situation ? Et c'est pour ça qu'en début de vidéo, je vous disais, bah, je vais pas être l'hôpital qui se fout de la charité parce que j'ai été cette salariée qui a quitté son job pour se lancer parce que j'étais pas contente du système dans lequel j'étais. Et puis parce que si, je rêvais de liberté financière, je rêvais de pouvoir être libre de mouvement, d'être libre de travailler où je veux. Je voulais cette liberté-là. Les gars, j'ai mis tellement d'efforts à y arriver que c'est arrivé en moins de trois ans finalement. C'est-à-dire que fin 2023, je démissionnais. Et là aujourd'hui, j'ai quand même une équipe et mon objectif pour fin 2026, c'est de ne plus être en permanence dans l'opérationnel dans mon business. Ça veut dire qu'en novembre, je pars un mois au Sri Lanka. Ce mois au Sri Lanka, la business tourne, je fais mon activité en tant que directrice, mais je ne suis plus en train de faire de l'opérationnel en permanence. Et j'y suis arrivée en deux ans. Donc c'est juste pour vous dire que j'ai mis des efforts et que vraiment, je pense que quand on veut arriver à quelque chose, on peut. Oh là là, non, attendez, ça, ça va faire de nouveaux débats parce que j'ai déjà une fois dit ça sur TikTok et je me suis fait allumer parce qu'il y a des gens qui m'ont dit « Non mais Janice, quand on veut, on peut pas forcément, etc. » Bah vous savez quoi ? Plongeons-nous dans la science. Voici les quatre douleurs non négociables de l'entrepreneuriat. J'ai cherché les quatre plus grosses douleurs que je vois chez mes clients et j'ai cherché à les associer à des phénomènes scientifiques pour expliquer pourquoi les gens se comportent comme ça. Parce que fondamentalement, quand on... quand on observe quelqu'un faire quelque chose de non logique, nous c'est facile, on va dire mais arrête de faire ça, t'es con ou t'es con. Mais la personne, elle va continuer de faire ses schémas, elle va répéter tout ça. Moi je suis pas psychologue, je suis pas là pour faire une séance de psy, mais je le vois tout le temps, et c'est des choses qui m'ont frustrée, parce que je ne connaissais pas, je ne comprenais pas, je vous ai dit plein de fois que j'avais Laura dans l'équipe depuis peu de temps, pour tout ce qui était état d'esprit, mindset, et je me suis rendu compte que ça changeait vraiment quelque chose, parce qu'en fait elle arrivait à casser des schémas, elle arrivait à renverser la chose pour que les gens changent de disquette, et puis aient des résultats par rapport... à notre accompagnement. Alors, la douleur numéro une, effectivement, forcément avec ce que je fais sur les réseaux sociaux, mon message principal, c'est le premier truc pour lequel on vient vers moi, c'est l'instabilité financière. C'est la douleur numéro un des prospects et des clients qui vont venir nous contacter chez Coach Ton Business. Et c'est ça, c'est un fait, dans l'entrepreneuriat, vous n'allez pas avoir de salaire fixe, vous n'aurez pas de treizième, vous n'aurez pas de filet, et votre cerveau va paniquer. Moi, la première, je suis quelqu'un qui panique. mais vraiment de dingue quand justement... En fait, c'est tous les chiffres. C'est quand on voit qu'il y a une baisse dans le chiffre d'affaires, quand on voit qu'il y a un négatif, quand on voit qu'on n'a pas le nombre de prospects qu'il faudrait, quand on voit qu'on n'a pas réussi à convertir à 7 clients. Bref, tout ça, ce sont des chiffres qui vont faire que le cerveau, il va paniquer. Et ce qui se passe, c'est que l'instabilité chronique active le cortisol. Donc, ce va être bourré. Vous allez commencer à prendre plein de mauvaises décisions financières parce que vous avez peur. Et le quiet quitter, justement, si on revient à ça, parce que c'était un peu le fil de l'épisode, si vous êtes dans cette décision où vous... vous n'avez plus envie de bosser, vous êtes démotivé par votre job, vous êtes en recherche de sens et puis vous vous dites que l'entrepreneuriat, c'est ça. Eh bien, l'instabilité entrepreneuriale, c'est un stress d'une autre nature. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, moi, je me considère comme quelqu'un de stressé. Et je pense que vous l'entendez, je parle hyper vite. Après, j'ai une hyperactivité. Je ne bois même pas de café, pour vous dire. Là, ce que je bois, c'est le truc aux champignons, là. Je ne bois même pas de café. Je suis quelqu'un de stressé. D'ailleurs, je pense que cette année, l'année de mes 30 ans, j'ai jamais eu autant de cheveux blancs que maintenant, je suis quelqu'un de stressée. Et l'entrepreneuriat, en fait, j'ai dû vraiment apprendre à gérer mon stress. Je ne peux pas l'enlever, il fait partie de ma vie, mais il y a des phases, il y a des périodes de l'année, par exemple là, pour le Q1 2026, en fait, il y avait, je pense... Je sais pas, 90% du temps, je me réveille à 4-5h du matin, j'arrive plus à me rendormir parce que je soupçonne un pic de cortisol le matin qui fait que je me réveille et que j'arrive plus à me rendormir. Et alors ça va parce que je me couche très tôt, je me couche vers 20h30-21h, donc mes heures de sommeil sont là. Mais en fait, à savoir que si vous avez un rythme de sommeil, par exemple, irrégulier, que vous allez vous coucher tard, vous levez tôt, vous allez compenser ça par de la caféine, en fait, vous rentrez dans une hygiène de vie qui n'est absolument pas tenable sur le long terme. Et cette pression financière, moi je trouve... que sincèrement, c'est la pire. Parce qu'on peut avoir peur de se vendre, avoir peur d'être jugé. Enfin bref, on peut avoir toutes ces peurs-là. La peur de ne plus avoir d'argent, c'est quand même quelque chose qui est fondamentalement traumatisant. Si vous avez vécu dans la précarité, moi j'ai vécu justement des phases où on n'avait pas du tout d'argent. Je vous promets que c'est quelque chose qui est hyper traumatisant. On ne sait pas comment on va payer les factures. On se reçoit des avis de poursuite. On commence à devoir mendier de l'argent aux proches. C'est une situation de vie qui est terrible. Et en fait, quand vous vous lancez dans l'entreprenariat, par exemple, on me dit tout le temps en call, Janice, il faut combien de temps pour avoir des résultats avec toi ? Et en fait, déjà, ça dépend de ça. Ça dépend de où est-ce que vous en êtes maintenant ? Est-ce que vous avez déjà commencé quelque chose ou pas ? Et ça dépend de quel Speedy Gonzales vous allez être, quel bulldozer vous allez être dans l'entreprenariat. Parce que moi, je vous dis, en trois ans, j'arrive à avoir une boîte qui... qui commence tout doucement à tourner toute seule au point où je peux partir à moi, et ça continue de tourner sans moi. Mais j'ai charbonné et j'ai bossé parfois 7 jours sur 7. Je vous ai dit l'année dernière que j'avais bossé, j'essayais de faire des 4 jours par semaine, etc. Enfin, je fais toujours mes 4 jours par semaine. La raison pour laquelle je ne fais, je ne respecte pas forcément mes 4 jours par semaine, c'est parce que je décide que, ah tiens, je peux avancer là-dessus, je peux avancer là-dessus, je peux avancer là-dessus. Ce qui va créer un déséquilibre chez moi, dans le sens... où je travaille beaucoup. Équilibre que j'essaie de récupérer maintenant en allant chercher des hobbies, des nouvelles passions, des choses que je peux faire à côté. Et ça, je peux me le permettre parce que j'ai l'équipe pour. Mais ça m'a bien dézingué le cerveau de savoir, de bosser H24 comme ça. Mais ça m'a permis d'avoir mes résultats. Donc je ne veux pas dévier un petit peu sur tout ce que je dis. Donc ce que je voulais dire par là, c'est que de mon expérience, des gens que j'ai accompagnés, en général, les 18 à... 24 premiers mois, ça va être les plus durs financièrement. Et d'ailleurs, je suis bien d'accord de vous expliquer combien j'ai gagné au début, c'est que au début, tant que salarié, vers la fin, j'étais à 8-9 000 francs par mois. Au début, je vous assure que j'avais pas ces revenus-là. Je les ai eus très rapidement parce que j'ai charbonné, j'ai utilisé la pub, j'ai utilisé tous les leviers pour ce qu'il est hyper vite, pour aller chercher ce revenu hyper vite. Donc en fin d'année, j'y étais. Mais ce que je vois chez mes clients, qui sont un peu plus lents, qui comprennent pas forcément, qui ont besoin de plus d'explications, et c'est pas négatif ce que je dis, c'est juste que je pense qu'il y a des gens qui vont sortir de la moyenne et vraiment aller très vite vers des résultats. Et il y en a d'autres qui auront besoin. de plus de temps. Donc en fait, je dirais que les trois premières années, il y a des chances que vous soyez dans une certaine forme de précarité, une instabilité. Il faut que les revenus trouvent leur stabilité, il faut que les clients reviennent de manière récurrente, il faut que vous ayez aussi votre place dans ce que vous faites, il faut que vous la fassiez, donc il y a beaucoup de marketing à faire. Bref, il y a beaucoup de choses à faire pour faire que la stabilité est trouvée. Maintenant, la stabilité, elle peut arriver si vous avez les bons systèmes mis en place. Et moi, je vous le dis, maintenant, CTB, on a fait plus de 160 000 francs de chiffre d'affaires en Q1, ce qui est génial, et ce qui était beaucoup plus élevé que les prévisions que j'avais prévues. Mais bon, c'est pas grave, hein, Janice, elle a été un petit peu trop gentille sur les prévisions financières. Mais bon, ça veut dire qu'on va arriver à notre objectif des 600 000 francs de chiffre d'affaires à la fin de l'année. C'est ce que j'avais promis. Tout ça pour dire qu'on a maintenant une stabilité de revenus mensuels qui me permet aussi d'avoir toujours la trésorerie qui se remplit, 2. financer mes projets immobiliers à côté, d'avoir tous les salaires qui sont payés, de prévoir une augmentation de salaire pour le mois de juin à toutes les personnes qui bossent chez TTP. Et bref, tout ça pour dire qu'au début, c'est difficile et vous allez devoir trouver cette stabilité. Elle est trouvable, mais elle sera jamais, ce sera jamais, jamais, jamais, jamais la même stabilité que quand vous êtes salarié, quand vous avez un patron qui paye vos fiches de salaire tous les fins de mois et que si vous êtes licencié, vous allez au chômage. Ce sera jamais, jamais cette stabilité-là. Et en fait, ne pas pouvoir concevoir cette stabilité-là parce que moi, j'ai beaucoup de clients qui... pète des câbles à cause de ça. Je vous promets que ça va vous faire prendre des décisions mais de merde et qui vont pas vous aider. Typiquement, je vais vous donner un exemple de décision de merde. Une cliente qui voulait rejoindre Coach Ton Business qui n'avait pas de thunes et qui devait prouver à son mec que ça devait marcher. Donc en fait, elle a pris un autre accompagnement chez un concurrent français parce que ce concurrent, je crois que j'en ai déjà parlé dans un épisode de ce concurrent, disait qu'au bout de 3 mois vous avez 10 000 euros de revenus récurrents. Donc elle dit non mais je fais d'abord ça avec eux et après quand j'ai terminé avec eux, je viens chez toi et là je fais du vrai entrepreneuriat. Tout ça pour dire que Ça, c'est une décision bête. Parce qu'en fait, vous allez choisir un gain, une promesse, qui n'est pas forcément tenue, d'ailleurs, by the way, parce que j'ai récupéré pas mal de pot de cassé de cet accompagnement-là, mais je ne veux pas te cacher, c'est une vérité. Et du coup, de prendre une décision bête pour l'argent, alors que si on structurait les choses maintenant, en fait, en fin d'année, il y a des chances que si cette personne, elle est vive, elle est efficace, elle comprend bien ce qu'elle fait, elle peut avoir ses 10 000 balles par mois, mais non, elle a choisi la promesse. Elle va avoir une seule méthodologie entrepreneuriale pour développer, elle ne va pas avoir le full spectrum de comment est-ce qu'on développe une entreprise. pour la stabilité, pour de la longévité, de la pérennité. Et voilà, elle va perdre de l'argent sur le long terme. Mais bon, la deuxième douleur qu'on a le plus dans l'entrepreneuriat, c'est vendre. Et Ormozzi dit Ce que je veux dire, c'est que vendre, c'est se mettre en avant, risquer le refus et recommencer éternellement avec sa plan de foi. 10 fois, 20 fois, 30 fois, vous allez vous mettre au devant et vous allez vous prendre des claques dans la gueule parce que les gens ne diront pas oui mais non, vous ghosteront, partiront, etc. Et le Quiet Quitter, il a probablement passé des années à éviter exactement ça. Sauf que dans l'entrepreneuriat, ne pas se vendre, ne pas... Par exemple, vous êtes dans un job salarié et vous devez tous les jours, vous devez faire quelque chose. Ou alors, votre patron vous demande une nouvelle tâche que vous n'avez absolument pas envie de faire parce que vous êtes mal à l'aise avec cette tâche-là. Le problème, c'est que dans l'entrepreneuriat, si vous ne vendez pas, vous n'avez pas de revenus. Il n'y a pas de business qui fonctionne sans client, sans revenu. Ce n'est pas une entreprise, c'est du bénévolat. C'est une association à la limite et encore une association fonctionne aussi avec des revenus. Mais tout ça pour dire que c'est aussi simple que ça. Si vous ne pouvez pas être capable de vous dire je vais me prendre des noms, je vais vendre, je vais y arriver et j'ai une quelque chose qui est logique et fiable à vendre sur le marché, vous n'allez pas y arriver. Voilà, c'est vraiment... Alors là, c'est le premier truc. Et d'ailleurs, pour la petite histoire, quand on me demande toujours pourquoi tu t'es lancée sur TikTok à l'époque, c'est parce que j'avais créé Coach Ton Budget et j'avais fait cette petite formation. À l'époque, il n'y avait pas... Enfin, moi, je n'avais pas utilisé l'IA pour la faire, j'avais tout fait moi-même. J'avais passé, je crois, un mois, j'avais charbonné comme une dingue pour faire ce truc. J'avais passé le mois de février à monter les vidéos, à tout préparer et je suis arrivée... fin février je crois, c'était le 23 février, et je me suis dit mais attends si je veux des clients, parce que j'avais testé le blogging, j'avais testé le SEO, j'avais testé un petit peu tout ça, évidemment on n'a pas de résultat rapide avec ça, donc je me suis dit bah écoute on va aller sur TikTok et on va faire des vidéos, et c'est là que j'ai commencé à faire des vidéos pour aller trouver mes premiers clients, et du coup ça c'était en février 2023, et je crois que les premières ventes elles étaient fin mars, donc c'est arrivé en même temps très vite, et en même temps très longtemps après, enfin très longtemps, non. Non, on s'entend, c'est arrivé très vite quand même. Il y a beaucoup de gens qui ne vont pas avoir cette patience-là. Et en fait, ce qui va se passer, je vais vous le dire très franchement ce qui va se passer, vous mettez votre offre en vente. Votre offre, quand je dis votre offre, je le répète souvent, mais c'est le truc que vous avez à vendre. Vous pensez souvent qu'une offre, c'est une promotion. Dans le business, une offre, ce n'est pas une promotion, c'est ce que vous packagez pour être vendu. Vous mettez votre offre en vente. et il n'y a personne qui achète. Et là, c'est le vide intersidéral parce que vous vous dites il n'y a personne qui veut de moi, il n'y a personne qui veut acheter, c'est de la merde ce que j'ai fait. Ouais, voilà, c'est terrible. Et moi, je l'ai vécu parce que quand j'ai fait mon lancement, j'avais déjà récolté quelques adresses e-mail. Je pense que j'en avais peut-être une cinquantaine, une centaine, même pas, je pense. Et en fait, personne n'a acheté. Personne n'a acheté au tout début. Ça a mis dix jours de relance par e-mail pour qu'il y ait une vente. Et d'ailleurs, cette personne est devenue une amie. de longue date maintenant, qui écoute plus le podcast parce qu'elle n'est pas dans l'entrepreneuriat, mais elle avait fait coach ton budget à l'époque, elle avait acheté tous les modules. Et en fait, c'est cette première personne-là qui m'a fait confiance, qui a acheté la formation et qui, depuis, on a parlé à tout le monde, m'a vraiment soutenue là-dedans. Donc tout ça pour vous dire qu'au début, ça commence par un petit truc et aujourd'hui, il y a plus de 1500 personnes qui l'ont fait. Bref, tout ça pour revenir à nos moutons. Le truc, c'est qu'en Suisse aussi, on a cette culture de la modestie. On veut être discret, on ne veut pas déranger. On est vraiment en mode Loki, quoi, parce que ça doit marcher, mais il faut... pas qu'on fasse des milliers de descents pour que ça marche. Il faut rester discret, etc. Et le truc, c'est aussi que j'ai envie de vous dire, c'est que la vente, c'est pas un talent inné. C'est-à-dire que moi, à l'époque, je suis du background marketing digital à la base, donc commercialement parlant, c'est de la vente, mais c'est de la vente digitale, donc c'est un peu différent. Mais par exemple, moi, ma sœur, elle est commerciale et quand elle était plus jeune, elle a été élue, je crois, je sais pas si elle était pas troisième ou septième, quelque chose comme ça, meilleure commerciale de France pour l'entreprise Lyrico. Et ma sœur, c'est une personne absolument... incroyable d'un point de vue relation client. Elle sait parler aux gens, elle sait négocier, vraiment, c'est une excellente vendeuse. Et je me suis toujours dit que moi, je ne serais jamais, jamais cette personne-là. De ce fait, quand je faisais du marketing digital, oui, je vendais, mais alors moi, faire un appel découverte et puis dire à quelqu'un, ouais, alors si, c'est ça, c'était lunaire, c'était impensable. Pourtant, aujourd'hui, j'ai un taux de conversion proche de, je crois qu'il est à 93% pour Objectif Fondation. Il est beaucoup plus bas pour Objectif Structuration, il est à 53% parce que je refuse. beaucoup de gens dans l'accompagnement qui ne fit pas le programme. Donc là, il faudrait peut-être revoir un petit peu les formulaires de qualification, on s'entend. D'ailleurs, si vous voulez vous faire accompagner, c'est juste en dessous. Mais en fait, voilà, c'est pas inné, c'est une compétence qui déjà se désensibilise parce que au début, je vous dis, j'avais extrêmement peur, puis maintenant, je suis hyper à l'aise en vente. Et d'ailleurs, j'aime trop coacher les gens à la vente parce que je trouve ça fascinant de voir leur blocage dans la vente et de dire « Ah là, non, non, non, là, tu m'enlèves ça et tu dis plutôt ça » . Et en fait, ce sont des petits mots, des petits trucs, des petits déclics qui vont faire qu'eux, ils deviennent meilleurs vendeurs. Et ça, quand vous êtes entrepreneur, vous n'avez... Pas le choix. Vraiment, je vous dis, à part si vous recrutez une team commerciale et que vous ne le faites pas, vous allez devoir vendre à un moment donné, vous allez devoir vous mettre au front de vendre votre solution, de vendre votre offre, de vendre quelque chose. Et en fait, ce que Hormozy disait à la base, c'est qu'à partir du moment où vous allez prendre la vente pour vous, ça va être complètement bizarre parce qu'en fait, tout d'un coup, ça devient une nécessité pour vous de closer. Ça devient quelque chose de très embarrassant en face de la personne. Et en fait, ça va être très compliqué aussi de vous prendre des noms. J'en prends des noms parfois, comme je vous dis, c'est jamais à 100% que ça convertit. Je me prends des noms. Et en fait, parfois, ça me fait chier parce que je me dis, OK, le profil aurait été cool. J'ai peut-être mal fait quelque chose dans mon call qui fait que la personne, elle part. Typiquement, j'ai eu quelqu'un qui m'a appelé il y a deux semaines, un mois, je crois. Un profil vraiment très stylé. Mais en fait, je sentais qu'au fur et à mesure du temps, on est de mieux en mieux au niveau de la vente. On se rend compte de ce qu'on a fait faux. Et typiquement, j'ai bien senti que cette personne, elle pensait qu'on n'avait pas assez de compétences d'un point de vue finance. pour l'accompagner. Ce qui était foncièrement faux, mais j'ai pas assez bien vendu la partie finance avec le consultant qui a un CFA, qui a un master en finance, qui était dans une big four. Bref, j'ai pas assez vendu ça. Et du coup, la personne n'a pas eu confiance et puis elle a dit écoute, non, pas pour l'instant, etc. Bref, tout ça pour dire que la vente, c'est quelque chose que vous allez être obligé de faire. Et en fait, si vous avez tendance dans votre job ou en tout cas là maintenant à refuser certaines choses parce que vous vous pensez pas assez bon pour ça, vous pensez que c'est à quelqu'un d'autre de faire ça, vous aimez pas, c'est de l'inconfort. En fait, ça ne va pas non plus vous aider l'entrepreneuriat. point barre. Et pareil au niveau des chiffres, c'est que si là maintenant, ça j'ai tout le temps, ouais mais moi tu vois j'aime pas les chiffres, voilà. Mais après ça fait ouais mais tu vois Janice, je gagne pas, les factures s'éricraquent tous les mois, je sais pas ce qui se passe etc. Bah pareil, vous refusez d'un confort de regarder les chiffres et de se dire ok, qu'est-ce qu'il faut que je gagne ou qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour améliorer ma situation financière mais derrière vous voulez pas les regarder, vous voulez pas les toucher. On peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, enfin ça dépend pourquoi, mais là en tout cas, vous pouvez pas avoir ce refus de faire quelque chose parce que vous aimez pas et derrière vouloir quelque chose en lien avec ça. Vous allez devoir apprendre à être dans cet inconfort au début pour ne plus avoir d'inconfort au fur et à mesure. C'est comme quand vous allez au fitness, c'est qu'au début, quand vous faites la première séance avec votre coach, qu'il charge, et que c'est hyper dur et que franchement, on serait mieux sur une plage à boire des cocktails, des mojitos. Au début, c'est dur, puis en fait, vous faites une fois, deux fois, trois fois, vous êtes à la cinquième séance et puis en fait, vous pouvez commencer à charger plus parce que l'inconfort a disparu, vous pouvez commencer, vous vous êtes amélioré et puis vous pouvez commencer à aller au palier suivant. L'entrepreneuriat, c'est pareil. La vente, c'est pareil. La finance, c'est... pareil, vous allez avoir besoin de construire comme ça cette connaissance, cette facilité aussi à faire les choses pour arriver à un état où ce n'est plus du tout compliqué pour vous. Voilà, mais au début, il faut accepter que c'est dur. La douleur numéro 3, c'est le regard sur soi-même. Et ça, c'est Laura qui m'a dit. Moi, je n'ai pas forcément accès à ces informations-là, ça reste confidentiel, elle note pas forcément tout ce que les clients vont dire en call, mais c'est la manière dont vous vous parlez, la manière dont vous vous regardez, la manière dont vous allez être devant un miroir et vous allez vous regarder vous. Et en fait, c'est quelque chose dont personne ne parle, je vois jamais personne parler de ça sur les réseaux sociaux ou quoi, l'entrepreneuriat il va vous mettre en face de vous sans filtre. Et souvent, il y a tellement pas de filtre que vous êtes tellement méchant avec vous-même, vos croyances sur l'argent, votre légitimité, votre valeur il y a tout qui va remonter. Donc en fait si vous avez des traumas, et je le dis parce que moi je suis vraiment en train de là au bout de 3 ans comme ça à être entrepreneur, je me rends compte qu'il y a des trucs qui remontent à la surface. Enfin vraiment l'entrepreneuriat c'est limite une thérapie mais il faut se faire accompagner là-dedans, il faut pouvoir traiter les choses parce qu'en fait ça va être une sou... France, de se regarder en face, de se rendre compte qu'on n'est peut-être pas aussi bien qu'on ne le pensait ou peut-être qu'on est mieux mais on ne veut pas le voir, etc. Et il y a Martina Horner de Harvard qui nous a fait une petite statistique. 65,5% des femmes ont une peur inconsciente du succès. Contre, tenez-vous bien, 9,1% des hommes. Et ce n'est pas la peur d'échouer, en fait, nécessairement. Moi, je pensais tout le temps que les gens avaient peur d'échouer. C'est la peur de réussir. Et d'ailleurs, j'ai eu un commentaire, je crois, sous deux épisodes en arrière, d'une personne qui disait ça en mode, mais moi, je ne fais que me saboter parce que j'ai tout le temps peur. de réussir. Réussir, pour vous, ça veut peut-être dire devenir visible, ça veut dire le risque d'être jugé, d'être rejeté, de trahir son milieu. Bref, vous allez faire face à toutes ces choses-là. Par exemple, j'ai eu une artiste, ça, j'ai souvent, en fait, des milieux un petit peu en dehors du business qui veulent s'accrocher au business parce qu'ils se rendent bien compte qu'il faut des notions de business pour faire ce qu'ils font. Et en fait, elle me disait que, ouais, mais Janice, si on met tout ça en place, en fait, spoiler, c'est une personne qui est devenue, c'était l'année dernière, c'est une personne qui est devenue... hyper hyper successful dans ce qu'elle fait, donc je suis vraiment très très fière d'elle. Mais c'est une personne qui au début m'a dit ouais mais si je fais ça, dans mon atelier on va me juger, mes confrères vont me juger, on va me dire Et bien en fait elle a cassé ses plafonds de verre, elle a cassé tout ça, elle est allée de l'avant et puis elle m'a dit mais en fait il s'est rien passé de toutes mes peurs, j'ai réussi plus que je ne le pensais et je me suis rendu compte que j'avais juste peur de ça en fait. Et aussi je vais vous dire un truc si vous n'êtes pas lancé, la peur ne disparaît pas. en se lançant. D'ailleurs, l'autre jour, je faisais un massage chez une cliente qui a des mains de fée pour faire le drainage lymphatique, c'est Cozy Institute, si jamais à Saxon, et elle me disait que j'avais la rate un peu gonflée. La rate, c'est justement la peur, je vais pas dire de bêtises, parce que à la limite, vous allez compléter pour moi dans les commentaires, la rate, c'est la peur, c'est l'anxiété, c'est tout ça. Et en fait, je suis la preuve du coup qu'elle ne disparaît pas, elle va rester. Et c'est ce que je dis souvent dans les épisodes, c'est qu'au fur et à mesure du temps, Vous avez ces traumas, vous avez ces peurs, vous avez cette anxiété. Par exemple, moi, c'est la peur de ne pas avoir de l'argent. C'est la plus forte chez moi. En fait, ça, ça vient et ça se concrétise de différentes manières au fur et à mesure du temps. Donc vous, votre meilleure arme, c'est pas d'essayer de vaincre la peur, de vaincre votre stress, de vaincre tout ça. Ça va vraiment être de se dire, en fait, je vois que c'est là. Comment je peux faire pour me rassurer ? Comment est-ce que je peux faire ? pour mieux digérer ça, comment est-ce que je peux vivre avec. Et quand je vous disais, par exemple, que moi, les périodes où du coup, je me lève très tôt le matin parce que je n'arrive plus à dormir, parce que mon cerveau, il fait comme ça, parce que je suis stressée, etc. En fait, j'apprends à vivre avec, c'est-à-dire que je me dis, bon, OK, je ne vais pas essayer de me forcer de dormir le matin parce que de toute façon, mon cerveau est on fire. Par contre, je peux me dire, OK, d'un point de vue plus technique, je peux me coucher plus tôt, je peux enlever les écrans, je peux enlever la distraction le soir. Bref, je peux vraiment me calmer le soir pour essayer de réduire ça. Mais je peux aussi me dire, c'est peut-être comme ça que je fonctionne actuellement. Et du coup, c'est OK, je ne vais pas m'énerver parce que je me lève ultra tôt. je vais en profiter, je vais commencer ma journée tôt et je vais faire autre chose pendant les heures que j'ai récupérées durant la journée, ou je vais me reposer, ou je vais voir les choses différemment. Et je pense que ça c'est un exemple me concernant mais il y a le cas pour beaucoup d'autres choses comme ça, où vous pouvez vous dire, ok c'est comme ça actuellement Je suis dans une période où je le vis pas forcément très bien, où c'est un petit peu compliqué, où je suis surchargée, où je sais pas, je suis surmenée. Comment est-ce que je peux faire pour prendre ça en charge sans me flageller parce que je suis pas à la hauteur, parce que j'ai peur, parce que ci, parce que ça. Et en fait, si vous avez une famille aimante ou alors au contraire pas du tout, et que vous cherchez aussi la validation chez eux, chez vos proches, etc. Ça, c'est un truc très important que j'ai à vous dire, je l'ai déjà dit aussi dans un épisode, mais ce n'est pas là que vous devez aller chercher la validation. Votre meilleur point de validation, ça va être le marché, ça va être vos prospects, ça va être... les personnes qui vont vouloir travailler avec vous. Et je le vois trop souvent en fait, de nouveau des femmes qui veulent se faire valider par leur partenaire, qui veulent se faire valider par la famille, qui demandent conseil à la famille, etc. Arrêtez de demander leur validation pour prendre votre activité, votre projet au sérieux. Vraiment arrêtez ça parce que vous allez chercher tout le temps la mauvaise validation au mauvais endroit. Si vous ne comprenez pas que ce n'est pas chez eux que vous devez la trouver, c'est en vous et en votre marché si vous voulez commencer à vendre aussi votre service. Et la douleur numéro 4, après je termine sur un dernier point. je voulais juste vous teaser un petit peu la partie 4. Je vais parler de bosser smart, pas bosser comme un con. Mais la douleur numéro 4, c'est tenir dans la durée justement, sans cette validation, ça allait avec. En fait, il faut vraiment comprendre de nouveau que l'entrepreneuriat, c'est un effet cumulé. C'est-à-dire que quoi qu'il arrive, ce que vous construisez maintenant, surtout si vous construisez une audience, si vous construisez des prospects, des abonnés, des clients, etc., il y a toujours un effet cumulé. Même si vous décidez de repartir de zéro avec autre chose dans l'entrepreneuriat, il y a toujours quelques personnes qui vont vous suivre. toujours un petit peu de réseau qui va vous aider à vous redévelopper, à ressortir, etc. Maintenant, si vous restez focus dans quelque chose, si vous ne vous éparpillez pas, si vous continuez tête baissée dans une route et que vous y allez franchement pendant plusieurs années, que vous faites les choses correctement, que vous vous faites accompagner, que vous faites vraiment ce qu'il faut pour que cette activité croît, l'effet cumulé, il ne se voit quand même pas avant deux ou trois ans. C'est-à-dire que moi, je me rappelle au tout début, quand j'ai commencé, je me disais ouais c'est bon avec mon offre à étiquettes j'ai besoin de 4 clients c'est ce qu'on vous dit sur les réseaux sociaux aussi j'étais la première à gober ça, tu vends pour 4 clients à 2500 balles, t'as 10 tickets par mois, tu trouves à chaque fois 4 clients et c'est bon. Ça aujourd'hui j'y arrive depuis l'année dernière donc un an et demi vraiment après, non un an après avoir vraiment vraiment vraiment vendu Coach Ton Business et l'année dernière j'avais vraiment un surplus de clients c'était abusé, c'était tout le monde voulait travailler avec Coach Ton Business, bon c'est encore le cas mais du coup j'ai plusieurs offres donc j'arrive à dispatcher les gens correctement tout ça pour vous dire que l'effet cumulé il vient pas avant 2 ou 3 ans et que la p... plupart des gens vont abandonner bien avant parce que c'est trop difficile, parce que ça demande trop d'efforts, parce que ça vient titiller des mauvaises choses chez eux, parce que il manque de tolérance par rapport à la durée, par rapport à la patience. Et ça, mais vraiment, je vous dis, je suis une impatiente mais de dingue ! Je supporte pas quand ça prend trop de temps. Eh ben, j'ai dû apprendre ça. J'ai dû apprendre le fait que les choses viennent petit à petit, qu'on récolte au fur et à mesure. mais qu'il faut être hyper discipliné, il faut être régulier, que la discipline et la régularité c'est souvent inconfortable parce que c'est vraiment chiant de répéter les mêmes choses alors qu'on voit pas forcément les résultats, mais au bout d'un moment ça paye, au bout d'un moment vous comprenez, vous faites les choses mieux et vous allez de plus en plus vite pour arriver à vos objectifs. Et le problème c'est que c'est un peu incompatible avec ce que les quiet quitters font parce que vous arrêtez d'investir avant parce que le retour du coup il venait pas assez vite parce qu'il y avait pas ce truc. Alors je dis pas de nouveau, je généralise, on s'entend. Né. On voit pas qu'il y a des résultats, du coup on se dit « Ah vas-y, je me casse » . Et en fait, moi je me rappelle, tous mes premiers, d'ailleurs j'avais sorti une vidéo YouTube là-dessus, quand j'étais en Grèce, j'avais expliqué ça par rapport à mes projets, vraiment avant de me lancer dans l'entrepreneuriat. Il y a trop de trucs que j'ai faits, et je voyais que ça marchait pas, qu'il n'y avait pas de résultats. Moi je me suis cassée, j'ai arrêté, voilà. Par exemple, le truc de plantes qu'on avait fait avec mon meilleur ami, ça marchait, mais c'était pas rentable. Donc ça c'était logique d'arrêter. En plus on était en association, j'avais pas forcément le temps, etc. Mais je vous dis pas le nombre de trucs que j'ai essayé de faire, qui n'ont pas fonctionné, parce que je n'ai pas... pas fait les bonnes choses et parce que j'ai pas mis mon énergie dedans. Et à partir du moment où j'ai mis mon énergie dans CTB vraiment de manière focus, pas éparpillée, je fais ça, je fais ça, là, tac, tac, tac, tac, là, j'ai commencé à avoir du résultat. Donc voilà, si vous trouvez que dans votre carrière, ça va pas assez vite, que vous êtes jeune mais vous voulez plus de salaire, vous voulez plus de reconnaissance, vous voulez plus de tout ça, devenir entrepreneur, en fait, je vous dis, c'est une fois pire, parce que ça prend mille fois plus de temps, jusqu'à que quelqu'un vous fasse la tape sur l'épaule en mode ça c'est bien, déjà ça risque de jamais arriver, parce que souvent on est tout seul, moi par exemple, j'ai beau être hyper bien entourée, souvent, je me fais la réflexion, je me dis, mais en fait, quand même, en haut de tout ça, je suis super seule, en fait, je suis seule avec mes décisions, je suis seule à prendre le risque, je suis seule face à tout ça, et je pense qu'on se le... Ouais, on s'accorde pas assez à se dire, c'est difficile, on a endossé ça, c'est cool, mais du coup, c'est difficile ! et il faut tenir. Il faut tenir dans cette circonstance-là. J'ai beaucoup de clients. Ça, franchement, c'est une réalité. Je vous le dis, je n'ai pas que des success stories. J'ai des gens qui, après avoir travaillé avec moi, qui arrêtent l'entrepreneuriat parce qu'ils se rendent compte que ce n'est pas fait pour eux. Et ce que je vois, et ça, ça s'appelle la dissonance cognitive Festinger, le cerveau va réécrire la réalité pour justifier l'abandon. C'est-à-dire que vous allez vous donner des phrases comme je ne suis pas faite pour ça, ce n'est pas le bon moment, mon offre n'est pas prête. Et du coup, vous allez vous inventer une réalité pour vous dire non mais, vas-y, je me casse quoi. Donc voilà, vous allez devoir trouver de la motivation en permanence. Dernière partie de cet épisode, je vais aller assez vite parce que sinon l'épisode va être trop long. Alors, moi ce que je vous dis quand je vous dis qu'il faut bosser pour aller vers ses objectifs et vers ses efforts, c'est pas bosser n'importe comment, c'est pas bosser comme un con, c'est pas bosser 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 parce qu'on voit beaucoup ça dans nos clients. On leur dit 40... 42 fois que ça ne sert à rien de s'éparpiller, on leur dit 42 fois qu'il faut se focaliser sur une chose, c'est pas pour rien, c'est pour éviter qu'ils bossent bêtement. Quand je dis une douleur, c'est une souffrance inutile, d'accord ? C'est vraiment la différence que je voulais vous dire au début de l'épisode. C'est qu'on veut éviter de souffrir de manière inutile. Vous allez souffrir, vous allez rencontrer de la douleur, vous allez rencontrer de la difficulté. C'est normal, ça fait partie du process, mais l'idée c'est d'enlever ce qui est inutile. Et du coup pour moi, l'entrepreneuriat aujourd'hui, ça doit pas être de bosser 7 jours sur 7, de louper sa famille, de louper ses amis. Je vous dis ça parce que... moi j'ai sacrifié beaucoup de choses, j'entretiens plus certaines amitiés parce que j'ai plus le temps, alors que j'étais quelqu'un qui entretenait toujours tout tout bien, qui prenait des nouvelles etc etc, j'ai arrêté de faire ça parce que je n'ai plus le temps et aujourd'hui je me dis mais en fait j'ai sacrifié certaines choses que j'aurais peut-être pas dû sacrifier, je regrette quand même rien mais je pense qu'on peut construire quelque chose à la hauteur de nos efforts en bossant un certain nombre d'heures par semaine en se faisant accompagner par les bonnes personnes, en mettant en place les bonnes choses, c'est juste que ça va vous demander de la réflexion, de la réflexion qui va prendre du temps, quand vous lancez une activité je pense qu'il y a 80% de votre temps qui est... consacré à la mise en place de cette activité et peut-être 10-20% du temps qui est consacré à la livraison de cette activité. Par exemple, vous êtes masseuse, au début, pour vous faire connaître, vous allez passer votre temps à faire des posts Insta, de la pub, aller rencontrer des prescripteurs, etc. pour aller faire connaître vos soins et peut-être seulement une ou deux heures par semaine à faire un massage au début et ça, c'est normal. Et en fait, il faut comprendre que, par exemple, je vais vous donner un exemple de Amélie Canan. qui prônent le 25 heures par semaine et le million d'euros de chiffre d'affaires qu'elle va faire cette année. Ce sont des personnes, elles par exemple, qui, de manière chirurgicale, vont mesurer le temps pour bien travailler de manière concrète. Mais vous voyez bien que, je ne sais pas combien de temps ça fait qu'elle est entrepreneur, en tout cas qu'elle a cher CEO ou son accompagnement rocaille de CEO, mais en tout cas, vous voyez qu'au fur et à mesure du temps, c'est possible. de créer la vie que vous voulez vous créer. Simplement, ça va vous demander de mettre les bonnes choses en place. Donc, qu'est-ce que ça veut dire de bosser smart ? Pour moi, ça veut dire d'aller identifier, avec une loi de Pareto, c'est un peu bidon, mais c'est ce que je peux vous dire. Vous allez identifier 20% des actions qui vont générer 80% de vos revenus. C'est-à-dire, au lieu de regarder votre page web, est-ce que la typo, c'est la bonne, etc. Allez chercher la conversion sur votre page. Allez chercher la réservation. Vous êtes nul en Instagram. Vous n'arrivez pas à convertir sur Instagram. Au lieu de persévérer et de passer 8 heures par semaine sur Instagram, allez regarder des prescripteurs. Est-ce que des gens... peuvent vous envoyer des clients ? Est-ce que vous pouvez aller chercher justement des partenaires qui vont pouvoir vous aider à aller chercher des clients ? Et au bout d'un moment, vous devez recruter, mais avant de vous noyer aussi, déléguer ce qui va vous coûter de l'énergie par rapport aux revenus que ça rapporte. Ça, ça va aussi vous permettre de filer en aiguille, de casser vos plafonds de verre. Et moi, c'est comme ça qu'aujourd'hui, je génère autant en termes de chiffre d'affaires et que j'arrive à recruter une équipe, avoir du temps libre, etc. Ça ne se fait pas tout seul, en fait. Souvent, je trouve qu'on vous ment sur les réseaux sociaux en mode « Ouais, tu peux avoir un business à 6 chiffres et ne pas avoir d'équipe. Tu fais du dropshipping, par exemple. » Je vais terminer ici par quoi ? L'entrepreneuriat, c'est clairement pas quelque chose qui est fait pour tout le monde. Pourtant, un jour, il y a un pote qui m'a dit « Ouais, mais Janice, toi, ton métier, c'est de me convaincre qu'il faut devenir entrepreneur pour avoir la liberté. » Je pense pas, en fait. Je pense qu'il y a une partie des personnes qui ne devraient jamais toucher à l'entrepreneuriat. Ça ne leur va pas et il ne faut pas qu'ils y aillent. Il y a une partie des gens qui devraient diversifier leur vie avec l'entrepreneuriat, avec un side business ou un petit truc à côté pour leur permettre de souffler, d'avoir des revenus supplémentaires, de faire d'autres choses, de rencontrer d'autres personnes. Et je pense qu'il y a des gens qui ne sont pas. pas faits pour être salariés et qui sont faits pour être entrepreneurs. Et Dieu merci, on a cette variété de personnes dans la vie. Et je pense que, vraiment, c'est vous rendre un service aussi de vous dire que ça va être difficile, mais c'est aussi vous rassurer sur le fait que quand vous faites les choses correctement, ça peut très... très très bien se passer, ça peut même hyper être enrichissant, je suis la preuve, c'est un plaisir tous les jours, non c'est pas vrai, c'est pas un plaisir tous les jours, c'est un plaisir la vaste majorité du temps d'avoir mon entreprise, d'avoir des collègues incroyables, d'avoir cette team, de pouvoir réaliser mes rêves tous les jours et d'ailleurs on était censé poster l'épisode avec Edouard aujourd'hui, il sera posté dans deux semaines je suis désolée on a eu un petit décalage à cause d'un rendez-vous avec le fiscaliste, donc voilà c'est vous rendre service aussi de vous dire qu'il faut accepter maintenant une bonne fois pour toutes qu'il va falloir mettre des efforts si vous voulez arriver à vos objectifs. Est-ce que vous êtes capable de vivre dans l'instabilité financière pendant 18 à 24 mois ? Est-ce que vous pouvez vendre sans que le sujet vous rébute ? Est-ce que vous pouvez tenir debout sans que personne vous soutienne pendant un moment parce que personne va forcément valider ce que vous faites ? Est-ce que vous êtes prêt à tout ça pour avoir ce que vous voulez ? C'est ça la question centrale. Est-ce que vous êtes prêt à vivre le rêve que vous rêvez d'avoir s'il y a un petit peu d'inconfort à la base à avoir ? Et je pense que... Ça va dépendre de votre état d'esprit. Et si vous êtes déjà en mode quiet quitters, en mode je ne fous plus rien et puis j'ai décidé de ne pas foutre grand-chose non plus pour arriver vers mes rêves, je ne pense pas que ça peut vous aider. Bon, un dernier petit point par rapport à l'accompagnement. De nouveau, si vous voulez vous faire accompagner par Coach Ton Business, c'est juste en dessous, vous aurez rendez-vous. Alors ça, c'est la petite nouveauté, c'est que ce n'est plus moi qui fais les rendez-vous pour Objectif Fondation, c'est Victoria, mais ce n'est pas grave. C'est une ambassadrice, cliente, membre de l'équipe, une personne qui vous accompagnera avec grand plaisir pour vous expliquer comment on vous accompagne. Elle est accompagnée. compagnie aussi dans Objectif Fondation. Et moi, je serai juste pour les appels Objectif Structuration. Donc, si vous générez déjà un certain chiffre d'affaires que vous voulez structurer votre entreprise pour gagner plus, pour vous libérer du temps, pour comprendre vraiment tout ça, vous pouvez prendre rendez-vous juste en dessous. Et puis, la dernière question que j'ai envie de vous poser, c'est quelle douleur vous avez choisi de combattre pour vous lancer ? Quelle douleur vous avez choisi de tacler pour arriver vers votre projet de vie ? Moi, c'est vraiment cette peur de manquer d'argent. Et je suis absolument convaincue aujourd'hui que je vais y arriver. Elle est toujours avec moi, mais j'arrive au fur et à mesure du temps. à vivre avec et à me dire que la vie est douce quand même, que la vie est belle, la vie est belle en Valais spécifiquement et je vous dis à dans deux semaines pour le prochain épisode à tout bientôt