Speaker #0Entreprendre en Suisse est une réelle opportunité. Ça peut vous apporter énormément d'argent avec une excellente rentabilité, mais ça peut aussi vous coûter beaucoup d'argent. Si vous êtes là, mes chers amis, c'est parce que vous êtes arrivés dans le podcast où on parle de thunes en Suisse et d'entrepreneuriat. Et dans cet épisode spécial, qui fait partie de la série de ce début d'année sur l'éducation financière et en particulier sur la liberté financière, j'aimerais qu'on parle des vrais chiffres concernant l'entrepreneuriat suisse. Si je vous demande aujourd'hui votre seuil de rentabilité, combien vous payez en AVS ou combien vous coûte réellement un client, est-ce que vous êtes capable de me répondre ? Eh bien, le truc que je peux vous promettre, c'est qu'à la fin de cet épisode, vous devriez pouvoir faire un diagnostic de votre entreprise. Avant de vous mettre le générique de cet épisode, j'aimerais juste un petit peu reposer le contexte, le cadre de ces épisodes que je fais particulièrement. La plupart des indépendants et des entrepreneurs en Suisse pilotent à vue, c'est-à-dire qu'ils ne pilotent pas en faisant attention à leurs chiffres. Pas parce qu'ils sont nuls, mais parce que personne ne leur a appris à le faire. Le truc, c'est qu'eux, ils se sont lancés dans un certain métier, mais que devenir entrepreneur, c'est aussi prendre un autre rôle et un nouveau métier. Devenir entrepreneur, c'est investir dans sa réussite, et ça veut dire que ça veut chercher une certaine rémunération, d'accord ? Et c'est pas l'histoire de devenir ultra capitaliste, de faire des tonnes de cash, etc., parce que je sais que ça trigger les gens. L'idée, en fait, c'est de se rémunérer à sa juste valeur, en fonction des risques que l'on prend et de nos projets de vie. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si vous voulez 4 semaines par an de vacances, il va falloir connaître votre seuil de rentabilité. Si vous voulez 8000 francs net par mois, il va falloir connaître le chiffre d'affaires que vous voulez générer chaque mois. Si vous voulez recruter et puis prendre encore plus de liberté, de temps libre, il va falloir connaître la marge, ce qu'elle peut absorber. Tant que vous allez prendre un papier et un stylo, on va parler de 4 blocs avec à chacun de blocs un diagnostic à faire pour votre entreprise. Et je parle tant à des indépendants... qu'à des personnes qui ont des PME, des petites entreprises ou qui gèrent une petite boîte et qui ne savent justement pas du tout piloter. Si vous ne pouvez pas répondre à cette question, ça veut dire qu'il y a un angle mort et cet angle mort peut vous coûter de l'argent, particulièrement en Suisse. Tout d'abord, bienvenue sur Coach ton budget et business, le podcast dédié à la thune, à l'ambition, à la réalisation de ses rêves. mais aussi au marketing et à l'entrepreneuriat en Suisse particulièrement. Je suis Janice, formatrice en marketing et business, mais aussi créatrice de contenu dans la finance personnelle. Dans ce podcast, on parle d'argent pour s'éduquer, apprendre à gérer, comment réaliser nos projets de vie avec. Si tu as de nouvelles ou nouveaux, abonne-toi pour ne manquer aucun épisode. Ils sont pépites et très importants. Mets une note à ce podcast si tu l'aimes. Et puis si tu l'aimes encore plus, tu peux t'abonner à l'anusateur et tu l'auras dans ta boîte mail directement toutes les semaines. Le podcast est disponible sur YouTube, sur Spotify, sur Apple Music, vraiment partout. Alors n'hésite pas à suivre Coach ton budget et business. Allez, c'est parti pour le sujet de la semaine. Alors peut-être avant de démarrer cet épisode un petit peu très très chiffre, j'aimerais remettre un petit peu le contexte. Donc moi c'est Janice, vous l'avez entendu dans l'intro, et j'accompagne en fait des indépendants particulièrement, ou des chefs d'entreprise, ou en tout cas des petites entreprises, à bien gérer leur entreprise finalement. J'ai une entreprise qui s'appelle CTB pour Coach ton budget et Coach ton business et on a accompagné à ce jour plus de 200 entrepreneurs justement dans la gestion de leur entreprise. On se focalise principalement sur la partie financière mais aussi parfois l'acquisition de clients, la partie commerciale en fait au global, les process, l'organisation, tout ça pour rendre la gestion de notre entreprise qui est un petit peu plus confortable. Et en fait on va principalement accompagner des indépendants parce que ce sont surtout les indépendants qui sont concernés, surtout quand l'activité commence à prendre la place. Ou quand on a envie, en fait, justement, de se libérer de son emploi parce qu'on a un emploi à côté et qu'on souhaite vraiment vivre confortablement de son activité indépendante. Et pourquoi pas, peut-être, recruter, etc. Alors, pour vous expliquer un petit peu la logique structurelle de ces quatre blocs que j'ai décidé de vous parler aujourd'hui, on va aller, en fait, dans un ordre logique vis-à-vis de ce que vous faites dans votre entreprise. En fait, la première chose concernant la gestion d'une entreprise, c'est qu'il faut comprendre que toute entreprise, même en Suisse, doit à des obligations légales par rapport à ce qu'elle doit en fait à l'État. Donc la première chose qui va se passer quand vous avez une entreprise, c'est que c'est l'État qui va vous ponctionner de l'argent pour une certaine prestation. La deuxième chose par rapport à la gestion d'une entreprise, c'est que votre entreprise pour tourner, elle coûte de l'argent. Moi souvent j'ai des entrepreneurs qui viennent, des indépendants qui viennent et qui me disent mais moi en fait je dépense pas d'argent pour l'entreprise. C'est faux, il y a toujours de l'argent qui sort pour conduire votre entreprise. À n'importe quel État en fait, il y a des entreprises qui coûtent très très cher à gérer et il y a des entreprises qui coûtent très très peu d'argent, tant mieux pour vous d'ailleurs, mais il faut comprendre en fait cet argent qui sort. Ensuite, il faut se poser la question qu'est-ce que vous rapportent réellement vos clients ? Comment votre... En fait, c'est quoi votre gain de pain ? Comment est-ce que vous gagnez de l'argent aujourd'hui avec votre entreprise ? Et finalement, le quatrième bloc, c'est tout ce qui est anticipation, prévision, qui va vous permettre de comprendre tout ce qu'il faut anticiper, ce que vous n'avez pas vu venir par rapport à la gestion de votre entreprise. Et là, on parle peut-être de saisonnalité, on parle de up and downs, on parle de toutes ces choses-là. Vous allez voir dans l'épisode justement comment... Comment j'ai cadré ça ? Je vous avais promis dans l'épisode précédent justement de vous parler des chiffres et je ne voulais pas vous faire un ramassis de chiffres avec des benchmarks, avec ce que vous coûte l'AVS, les impôts, etc. Parce qu'en fait, ce n'est pas que c'est complexe. Je trouve qu'en Suisse, finalement, ce n'est pas si complexe que ça quand on comprend un petit peu comment ça marche. Mais c'est juste que c'est toujours assez difficile de donner une fourchette large sachant que chaque business a ses spécificités. On ne parle pas des mêmes chiffres en RI que en SARL que en SA. Et en fait, ça justement, moi je pense qu'il faut vous faire accompagner pour vraiment avoir un diagnostic. très clair et personnalisé pour votre entreprise. C'est ce que nous, on fait typiquement. Mais aujourd'hui, c'est plutôt de vous donner peut-être ce déclic de comprendre un petit peu comment les choses marchent d'un point de vue financier dans votre entreprise, de manière pédagogique, parce que moi, j'adore parler de ça. Et finalement, je ne prends pas des vocabulaires ou du jargon qui est incompréhensible. Peut-être que je vais dire des choses que vous ne comprenez pas. N'hésitez pas à le mettre dans les commentaires ci-dessous, que ce soit sur Spotify ou sur YouTube. Et j'en profite pour vous demander un petit pouce bleu, s'il vous plaît. Un petit pouce bleu, voilà. D'y vous lever si vous aimez les épisodes et de me mettre une note sur Spotify ou sur Apple Podcasts parce que c'est ça qui m'aide à faire connaître les épisodes. Et à la fin, je vais conclure justement avec ce que j'appelle le triangle de pilotage qui va vous mettre dans une situation passé, présent, futur et qui va vous permettre de comprendre comment ça fonctionne. Alors il faut savoir aussi que moi, je fais vraiment de la formation personnalisée à chaque client pour leur expliquer vraiment comment piloter leur entreprise en fonction de leur cas de figure. A savoir que moi, j'accompagne uniquement des gens dans la prestation de service. Donc, ça peut aller tant du thérapeute, du coach, qu'aux prothésistes angulaires, qu'aux coiffeurs, aux esthéticiennes. Ça va même jusqu'à... J'ai eu des magasins qui ont des vélos. J'ai eu toutes sortes de personnes, en fait. Mais à partir du moment où il y a de la prestation de service, c'est ce que je fais. Alors, pour juste reprendre aussi un petit peu la partie cadrage, pour vous expliquer un petit peu. Vous donner du contexte. Je sais que je le répète à chaque épisode. Mais en fait, c'est important aussi pour les personnes qui découvrent ou qui regardent ça pour la première fois, de comprendre pourquoi je vous explique tout ça. Moi, j'ai un objectif dans ma vie, c'est d'atteindre cette liberté financière pour devenir investisseuse, pour être confortable, pour avoir cette liberté dans ma vie. Aujourd'hui, et comme vous le verrez dans les différents podcasts auxquels j'ai participé, quand j'ai des interviews, etc., moi, je considère que j'ai déjà une grande liberté dans ma vie. C'est-à-dire que mon entreprise tourne très bien. Elle ne tourne pas encore sans moi actuellement, au moment où je poste cet épisode. Elle tourne déjà très bien. Tout ce qui est marge est maîtrisé, l'acquisition client est maîtrisée. Je sais comment piloter mon entreprise. Encore heureux, sinon je ne vous pourrais pas. un épisode comme ça, évidemment. Mais il faut savoir que j'ai cette liberté de me dire, par exemple, je ne sais pas, jeudi matin, j'avais deux heures devant moi, je suis allée monter en pot alors que j'habite dans les montagnes. Et c'est exactement cette liberté que je cherche, en fait, c'est de pouvoir faire ce que je veux quand je veux et de pouvoir partir en vacances, d'avoir vraiment cette liberté de mouvement et de ne pas avoir une prison que peut parfois apporter l'entrepreneuriat. Je cherche plus que ça. Je cherche la liberté aussi de pouvoir... choisir dans quoi j'investis mon argent, que ce soit l'immobilier, que ce soit d'autres entreprises. Je cherche à aussi avoir cette liberté de, non pas que de mouvement, mais je cherche à avoir un certain confort dans ma vie. Je trouve que je suis déjà très confortable et que je me sens très très bien aujourd'hui dans ma vie. C'est pas que je veux toujours plus, ça je le dis aussi très clairement dans tous les épisodes que je tourne et vous avez compris aussi ma transparence, je ne cherche pas toujours plus dans ma vie. Je cherche justement juste à améliorer les choses et puis à transmettre aussi toujours. mes erreurs, à transmettre ce que j'apprends pour que vous puissiez faire de même et pour que vous puissiez avoir des short cuts. Et ça je trouve que c'est apprécié, enfin je trouve en fait on me le dit souvent, c'est apprécié la transparence que j'ai par rapport à ma route et ce que je peux vous transmettre. Bon, sans plus attendre on passe au bloc 1. Alors le bloc 1 c'est un petit peu l'épine dans le pied de chaque entrepreneur et nous en fait en Suisse malheureusement, enfin malheureusement, on a accès à beaucoup de contenus français et donc on voit très bien ce qui se passe en France avec l'Urssaf, avec les impôts. On sait très bien que c'est une grosse, grosse, grosse épine. Et je pense que vous, Français, si vous allez regarder ça, vous allez vous dire « Je me demande bien combien ça coûte d'avoir une entreprise en Suisse » . Alors, on va en parler. Alors, il faut savoir qu'en Suisse, nous aussi, l'État nous prend de l'argent pour diverses choses. Et je ne dis pas ça de manière pessimiste, je dis ça de manière vraiment bienveillante. On finance tous un système. La première question diagnostique que j'ai à vous poser, c'est « Combien vous payez de cotisations sociales par an, au franc près ? » Combien est-ce que vous donnez à l'État ? chaque année dans vos cotisations sociales. Il n'y a pas que les cotisations sociales que vous allez donner à l'État, il y a aussi la TVA. J'ai choisi expressément ces deux chiffres et pas plus, déjà parce que c'est parfois complexe pour vous de répondre, vous ne savez pas ce que vous payez, alors que finalement, le chiffre n'est pas très compliqué à trouver. Alors de nouveau, en fait, si vous êtes en réseau individuel, en SARL, en SA, les chiffres sont différents. À l'appel comme ça, on peut parler d'un 10% quand vous êtes en réseau individuel, on peut parler de taux plus tôt autour des 14% quand vous êtes en SA, SARL, parce que vous êtes salarié, parce que vous avez des salariés. dans votre boîte. Vous avez aussi tout ce qui est assurance chômage, vous avez la LPP. En fait, je vais commencer à mixer parce qu'il y a AVSAI, APG, 10% à peu près. Il y a assurance chômage, 2%. Il y a LPP qui sont entre 14 et 18%. Bref, il y a plein de chiffres. Et en fait, ça va dépendre aussi des contrats que vous avez signés. C'est typiquement la LPP. Donc aujourd'hui, en fait, c'est pour ça que je ne suis pas parlée dans le... Je ne suis pas partie dans des chiffres précis, précis. Ça va dépendre vraiment de votre situation personnelle. Ce qu'il faut prendre en compte quand vous voulez entreprendre en Suisse, en tant que raison individuelle, c'est assez facile. C'est-à-dire que ce chiffre va être ponctionné de vos revenus annuels, alors qu'en SARL, il faut plus, et en SA, il faut plus voir ce petit chiffre que vous allez devoir payer de manière supplémentaire à chaque salaire. En général, en marge de manœuvre, on dit qu'il faut rajouter 20% de charges sociales en plus par salarié. Moi, personnellement, j'ai un petit peu moins pour tout le monde, mais c'est assez safe de se dire, par exemple, je ne sais pas, vous voulez un salarié à 10 000 francs par mois, il faudra compter à peu près 2 000 francs en plus de charges en plus. Je trouve que c'est aussi intéressant ici de mêler ce que vous allez devoir payer en peut-être logiciel, peut-être déplacement, les frais divers et variés que vous allez avoir avec une personne qui travaille en plus pour vous dans la société. Ces chiffres, ils sont différents quand vous avez des freelances, mais en général, des freelances vont vous coûter un petit peu plus cher que des salariés par rapport au job qui va être rempli. Et ce n'est pas parce que vous choisissez des freelancers en France, justement, donc à l'étranger, qu'ils vont vous coûter moins cher. Moi, quand j'ai commencé à recruter, la première chose qu'on m'a dit et qu'on m'a encouragée à faire, c'est recrute des freelancers, c'est plus facile, tu vas y arriver, tu vas pouvoir t'en libérer plus facilement, etc. Ce qui n'est pas faux fondamentalement. Mais nous, en fait, en Suisse, on a quand même une liberté de pouvoir recruter et licencier. On a des conditions cadres qui sont quand même plus allégées par rapport à ce que vous allez avoir en France ou peut-être ailleurs dans l'Union européenne. Maintenant, ce qu'il faut savoir avec l'AVS, C'est qu'il y a une histoire d'accompte. Et je vois beaucoup, beaucoup de mes clients se faire avoir par ces accomptes parce que, grosso modo, ils vont se baser sur... Alors, si vous êtes en réseau individuel, ils vont se baser sur les revenus que vous avez faits l'année dernière, ce que vous avez déclaré. Sinon, ils vont faire un calcul automatique, ce que je ne vous conseille pas de faire. Donc, soyez assez réglo avec l'AVS et puis communiquez avec eux sur ces variations de revenus. Et si votre revenu augmente, en fait, à la fin, quand ils vont faire le décompte final, vous allez avoir une facture qui est assez salée. parce que vous n'avez pas anticipé cet accompte. Le problème, c'est que bien sûr, il y a des intérêts moratoires si vous ne pouvez pas payer, et puis ça, c'est des charges en plus que vous devez anticiper. Donc là, il n'y a pas 36 solutions par rapport à ça, c'est qu'il faut vraiment communiquer avec l'AVS au fur et à mesure. Mais bon, là, je rentre dans des spécificités, et puis ce n'est pas le but de cet épisode. Maintenant, par rapport à la TVA, et de nom de fond non plus, vous savez très bien que dans ces épisodes, je ne vous mets pas des conseils littéraires par rapport à ça. Je pense qu'il y a des gens qui sont spécialisés dans tout ce qui est TVA, il y a des gens qui sont spécialisés dans les fiduciaires, typiquement, sont spécialisés là-dedans. Mais c'est juste pour vous mettre la puce à l'oreille sur ce genre de choses qu'il faut faire attention. Maintenant, la TVA, c'est un sujet qui est ultra glissant. Et d'ailleurs, je ne comprends pas vraiment pourquoi. Peut-être que les experts TVA me diront exactement ce qui s'est passé avec certaines personnes pour qu'ils soient aussi choqués et pour qu'ils aient des conceptions aussi idéalisées ou des trucs un petit peu par rapport à la TVA. Il s'avère, je trouve ça très drôle, la TVA, c'est un petit peu un statut pour certains entrepreneurs. C'est-à-dire qu'être à la TVA, c'est « Ouais, moi, je suis à la TVA » . Alors que finalement, c'est quoi ? c'est... passer un certain seuil de chiffre d'affaires qui va faire que vous devrez vous enregistrer à la TVA. Au contraire, pour certains entrepreneurs, c'est vraiment le truc non, il ne faut surtout pas toucher la TVA, etc. C'est des charges, etc. En vrai, oui, j'en ai parlé dans l'épisode la semaine dernière, donc vous irez voir parce que justement je parle de comment est-ce que, je crois que c'était la semaine dernière, mais je parle en fait de l'absorption de la TVA. J'en avais fait des stories, en fait c'est vrai que pour certaines personnes, c'est problématique quand vous êtes en B2B, en B2C parce que ça va devoir être absorbé sur le coût que vos clients payent si vous êtes en B2B. Pas tant que ça, bref, j'en ai déjà parlé. Moi, je trouve que fondamentalement, quand vous comprenez les mécanismes de la TVA, ça ne devrait pas être un problème. Ce qui est un problème, de nouveau, c'est les accomptes à payer, les décomptes TVA à faire de manière trimestrielle, quelle TVA vous choisissez, est-ce que vous choisissez l'effectif ou la normale ? Bref, ces choses-là, normalement, quelqu'un vous devrait vous accompagner par rapport aux bonnes décisions. Maintenant, ce qu'il faut bien comprendre, et j'espère que je vais vous faire rentrer ça dans vos petits cerveaux, c'est que la TVA, vous devez la facturer et la reverser. Ça veut dire que vous la collectez, d'accord ? Ce n'est pas une charge en plus. Une fois que vous l'avez répercutée sur vos prix, à moins que vous décidiez de ne pas augmenter vos prix, là oui, c'est une charge, parce que vous allez décider de prendre 8,1% sur vos prix. C'est une charge dans ce cas-là. Mais si vous la répercutez sur vos prix et que vous faites un arrangement par rapport à vos prix, là non, en fait, ça ne devient pas une charge, ça devient quelque chose que vous collectez, que vous réversez. Donc c'est pas forcément une perte, c'est quelque chose que vous devez gérer. Et oui, auprès de la fiduciaire, ça va vous coûter plus d'argent parce que quelqu'un doit faire vos décomptes TVA. Oui et oui, ça c'est sûr, c'est plus d'argent. Donc le piège finalement, c'est pas tout d'un coup d'être assujetti à la TVA, sauf si en fait vous dépassez de manière très ricraque les 100 000, ben là c'est un petit peu con parce que vous allez être assujetti pour dépasser de très peu d'argent, ça vaut pas le coup. C'est pour ça qu'on dit toujours qu'il vaut mieux faire une très bonne année, bien dépasser, que faire une toute petite année et puis dépasser de ça en fait. C'est pour ça qu'on vous dit souvent. Il faut bien comprendre que si vous voulez entreprendre correctement, il faut maîtriser ce que vous devez verser à l'État, tant d'un point de vue charge sociale que d'un point de vue TVA. Et à l'État, attention, je ne dis pas que l'État, parce que tout ce qui est LPP, on ne parle pas de l'État, on parle d'assurance que vous devez cotiser, mais ça, c'est encore une autre question. Vous me direz dans les commentaires, justement, si vous trouvez que c'est assez clair comment j'ai expliqué la chose. Mais ça, c'est le premier bloc que je voulais englober par rapport à la manière de piloter votre entreprise. Ça, ça va vraiment, c'est le B à bas. Si vous ne pouvez pas gérer ça, si vous ne comprenez pas ça, il va y avoir beaucoup de problèmes par rapport à la structure sur le reste, parce que vous allez tout le temps vous sentir victimisé par ce que vous devez payer d'un point de vue légal à l'État, ou les charges sociales, ou voilà, ce que vous êtes vraiment, ce que vous devez obligatoirement payer en tant qu'entrepreneur à l'État. Maintenant, le bloc 2. Et ça, en fait... vraiment ce que je trouve très drôle, c'est que ça pourrait reprendre coach ton budget parce que c'est vraiment toujours la même chose. Et c'est pour ça aussi que l'épisode de la semaine dernière, je l'avais fait sur les erreurs que vous faites à la maison et que vous répercutez dans votre business. Et en gros, le deuxième bloc, c'est ce que votre business vous coûte vraiment. Et ça, ce que je vois tout le temps, c'est qu'on minimise à fond le coût d'un business. Alors il y a ceux qui vont le minimiser, il y a ceux qui vont justement l'extrapoler en mode ça coûte trop cher, etc. Et en fait, c'est pour ça que je vous invite à aller regarder correctement les dépenses de votre business. D'ailleurs, j'ai vu passer une vidéo de Max Piccinini qui expliquait qu'il fallait vraiment faire un raz-de-marée dans vos dépenses, et vraiment couper un maximum de dépenses. Moi, je ne suis pas trop de cette team-là. En tout cas, je ne suis pas aussi... Peut-être que je devrais l'être, je ne sais pas. Je ne suis pas aussi catégorique avec les dépenses, parce que je pense que c'est vraiment à vous de faire ce calcul. Est-ce que cette dépense me rapporte quelque chose ? Est-ce qu'elle est utile ? Est-ce qu'elle est inutile ? Et vraiment, ce que je vois souvent, c'est que des entrepreneurs qui sont comme ça... pas bon à la maison, en fait, ça va se répercuter dans le business. Et l'histoire, c'est que vraiment, je vais me répéter, mais au moins, it's entering in your mind. Il y a plus d'argent à se faire en allant couper dans vos dépenses qu'en allant chercher une nouvelle offre, un nouveau produit à sortir, un nouveau truc à faire. Je n'ai pas fait de statistiques, mais dans 60 à 80% des cas, il y a plus d'argent à aller chercher dans vos marges que dans l'élaboration d'une nouvelle offre. Bref, passons un petit peu au diagnostic. Alors, si demain, Vous avez zéro client pendant deux mois. Combien vous devez sortir par mois pour faire vivre votre business ? Et je parle de votre salaire à vous, même si vous êtes en réseau individuel et que du coup, vous n'avez pas vraiment de salaire. Moi, je ne me verse pas un salaire, blablabla. Combien vous coûte votre activité aujourd'hui ? Maintenant, je vais vous donner deux choses à comprendre. La première, c'est le seuil de rentabilité. Et le deuxième, c'est la différence entre cash, profit et salaire. Ça, c'est très important à comprendre. Le seuil de rentabilité, c'est le montant minimum de chiffre d'affaires que vous devez faire pour couvrir toutes les charges fixes. Autrement dit, dans un anglais parfait, the break-even point. Même si le break-even point, c'est le moment où la boîte devient rentable. Mais on pourrait parler aussi de break-even point par rapport à la rentabilité de votre entreprise. En dessous de ce chiffre, vous perdez de l'argent, vous êtes en déficit. Au-dessus de ce chiffre, vous gagnez de l'argent, vous êtes en bénéfice. Et ce que je vois tout le temps, particulièrement de nouveau chez les indépendants, parce que quand on commence à avoir une SARL, une SA, on gère un petit peu les choses d'une manière différente, mais chez les indépendants, si ça va vous concerner, sentez-vous visés, C'est que vous ne connaissez pas ce chiffre et en fait, les trois quarts du temps, ne pas connaître ce chiffre, ça veut dire ne pas connaître le nombre de clients que vous devez signer tous les mois pour être rentable. Et ce qui va se passer, c'est que bien sûr, vous avez des variations dans votre chiffre d'affaires, vous vous retrouvez en négatif, en positif, en négatif, parce que vous ne savez pas commercialement ce que vous devez aller chercher en client pour atteindre ce chiffre-là. La deuxième définition que je voulais vous donner, c'est la différence entre cash, profit et salaire, parce que c'est le malentendu le plus courant dans l'entrepreneuriat. Ce sont trois chiffres. et trois chiffres qui représentent une réalité complètement différente. Alors, parlons du cash. Le cash, c'est ce que vous voyez sur votre compte en banque tout le temps. Ça, c'est ce qui est à disposition. C'est très trompeur parce que ce cher cash, et c'est pour ça qu'on vous dit de jamais piloter votre argent avec votre compte en banque, ce cash, il va contenir la TVA, il va contenir les accomptes que vous n'avez pas encore payés, il va contenir les factures clients pas encore encaissées, il va contenir un petit peu toutes ces choses-là. Il est très trompeur, celui-là. Le deuxième, c'est le profit. Le profit, c'est ce qui vous reste après que vous ayez... payer toutes les charges de l'entreprise. Ça, c'est la vraie performance de votre entreprise. Ensuite, c'est le salaire, c'est ce que vous allez vous verser réellement. Et en fait, d'un point de vue liberté financière, ce qu'il y a à comprendre là-dedans, c'est que finalement, ce n'est pas le cash qui fait de vous quelqu'un de riche, ce n'est pas votre salaire qui fait de vous quelqu'un de riche, surtout parce qu'un salaire, vous allez devoir quand même avoir des déductions, des charges sociales, des impôts, etc. C'est vraisemblablement le profit. Surtout si vous êtes dans un contexte où vous avez une SARL ou une SA, parce que vous pouvez vous verser des dividendes, parce que vous pouvez créer une structure juridique qui va vous permettre de faire remonter de l'argent, d'investir. Bref, j'en ai déjà parlé dans les autres épisodes, moi c'est ce que je suis en train de faire en ce moment. Et c'est ça en fait la vraie performance de votre activité et la manière dont vous allez vous rémunérer dans votre entreprise. Et une règle de base que, pareil, rentrez ça dans votre petit cerveau, je vous ai acheté un petit cerveau, utilisez-le. La règle de base, c'est que 10 000 francs sur votre compte perso, ce n'est pas 10 000 francs de salaire. Et d'ailleurs, j'ai eu le cas du coup d'une cliente qui se sépare avec son associé. Et son associé, en fait, lui a demandé de lui verser la moitié de l'argent qui est présent sur le compte en banque. Bon, il faut savoir que ces deux personnes sont parties au tribunal. Donc, évidemment, quand il y a ce genre de questions, ce n'est pas étonnant que ça parte au tribunal, mais c'est juste pour vous dire... C'est pas comme ça que ça se passe dans une entreprise. C'est pas parce que vous avez 10 000 balles sur le compte que c'est 10 000 balles qui sont dans votre poche. Ça paraît assez simple, mais c'est très important. En fait, une fois que vous avez dépensé tout ce qui est provision, vous vous rendez compte qu'il reste peut-être seulement 4-5 000 francs sur le compte de salaire réel. Et là-dedans, vous devez justement vous payer un salaire, salaire qui arrive sur votre compte, avec les charges sociales diminuées, et du coup, les impôts qu'il faut encore payer. Donc finalement, sur 10 000 francs, qu'est-ce qu'il reste ? Il va peut-être rester 3 000-3 500 francs. Donc 10 000 francs, dans l'entrepreneuriat en Suisse, c'est pas tant d'argent que ça. Maintenant, il y a quelques benchmarks à connaître. Et de nouveau, moi, je vous... Nous, typiquement, on a fait des benchmarks chez CDB parce qu'on a vu tellement de gens à travers de nos accompagnements qu'on arrive aussi à déterminer quelques chiffres en Suisse spécifiquement. Mais là, ce que je pourrais vous donner, qui est assez facile à trouver en tout cas de manière générale parce que c'est plus global, c'est un petit peu les marges brutes. Dans tout ce qui est services et consulting, on va être autour des 60 à 80 %. C'est ce qu'on va chercher en marge brute. Donc, ce sont aussi ce genre de services qui sont les plus rentables. parce que derrière, on peut avoir une marge nette à 20 à 40 %, ce qui est énorme et ce qui va jalouser des personnes qui ont typiquement restaurateur, etc. E-commerce produit, on va chercher une marge brute à 30 à 50 %. Tout ce qui est formation en ligne, on va chercher 70 à 90 %. En fait, je viens de dire que le consulting, c'était forte marge, mais en fait, si on inclut tout ce qui est formation en ligne, la marge, elle est encore plus impressionnante. Donc voilà, c'est des métiers où c'est très, très fort. En fait, la marge nette à la fin est très, très forte, à condition que vous n'ayez pas un business qui coûte beaucoup d'argent. Ce qu'on va chercher à avoir en marge nette, c'est environ entre 20 et 40%. Donc si vous faites en dessous de 20%, ce n'est pas la muerte, c'est juste que ça va shrinker à la fin de l'année vos revenus et votre coussin de sécurité finalement. Vos revenus, je parle de plus de dividendes ou de revenus supplémentaires qui fait que vous avez bien performé cette année. Je me rends compte qu'en fait, à l'époque, quand je parlais de finances, je n'avais vraiment pas de jargon, j'utilisais vraiment les mollets plus simples et là, je commence vraiment à vous parler en termes financiers. mais en fait... Je ne saurais pas comment vous parler d'autres de ces chiffres-là, parce que finalement, on s'adresse quand même à de la corporate finance, donc des choses qui sont très financières et qui sont sérieuses. Ce n'est pas juste... Je ne dis pas que gérer son budget perso, ce n'est pas sérieux, mais c'est quand même un petit peu plus touchy, donc il va falloir apprendre ces mots-clés. Vous me direz s'il y a des mots-clés que vous ne comprenez pas. Par contre, il y a un ratio très intéressant en termes de masse salariale en Suisse spécifiquement, parce que vous savez, les salaires suisses coûtent très cher. On cherche quand même à avoir un maximum de 35 à 40% du chiffre d'affaires. Au-delà, vous commencez à être un petit peu en péril par rapport à l'activité. Et ça peut aussi vous donner une marge si vous voulez recruter. Maintenant, le bloc 3, c'est ce que vos clients vous rapportent vraiment. Aujourd'hui, la question que je vais vous poser pour diagnostiquer votre entreprise, combien vous coûte l'acquisition d'un nouveau client ? Combien vous rapporte un client sur toute la durée de la relation ? Et si vous ne connaissez pas ces deux chiffres, I'm sorry, mais vous pilotez. votre acquisition client à l'aveugle. For sure. Bon, bref. Parlons du coût du CAC. Du CAC, CAC, coût d'acquisition client. Le coût d'acquisition client, c'est combien vous allez dépenser en temps, en énergie, en argent pour obtenir un nouveau client. Ce qu'il faut compter dedans, c'est tout ce qui est budget pub, c'est le temps passé à créer du contenu, c'est le temps passé en appel découvert qui ne convertissent pas. C'est aussi tous les outils d'acquisition, MailerLite, Calendly, Chimp, je ne sais pas ce que vous utilisez. En fait, le CAC, il va vous permettre de savoir si votre système d'acquisition, il est rentable ou s'il vous coûte... plus qu'ils vous rapportent. La deuxième chose dont j'ai parlé, c'était la LTV, donc la Lifetime Value, la valeur du client à vie. Donc concrètement, c'est combien vous rapporte un client sur la durée totale de votre relation. Typiquement, nous, en fonction des produits, on a des excellentes Lifetime Values sur les clients parce qu'ils restent en fait, ils renouvellent, ils restent. Et c'est ce qui fait aussi qu'on n'a pas besoin d'aller s'embêter tout le temps à chercher des nouveaux clients. Et d'ailleurs, j'en profite pour vous dire un truc, c'est que si vous voulez travailler avec nous, on a des délais d'attente pour accueillir désormais des nouveaux clients. C'est marrant parce qu'il y a une année, j'étais exactement dans la même situation. J'avais de nouveau un bottleneck. Je me retrouve de nouveau dans le bottleneck. On ne peut pas acquérir plus de clients que ça. Parce que du coup, on a beaucoup de clients qui renouvellent, ce qui est super chouette et ce qui prouve qu'on fait bien notre travail. Mais du coup, si vous voulez commencer à travailler avec nous, je vous conseille de réserver votre appel directement avec moi pour qu'on en discute, pour qu'on puisse voir aussi si vous vous fitez dans les programmes. Moi, je prends vraiment ça comme une candidature. C'est-à-dire que si vous ne vous fitez pas dans les programmes, je ne vais pas pouvoir vous accepter en fait. Donc prenez le temps, réservez votre appel, qu'on en discute. Aujourd'hui, on est en train de répondre. Donc là, on est début février. On est en train de remplir déjà le mois de mai. Donc prenez-vous-y à l'avance. Moi, je ne travaille pas vraiment sur les last minute. Donc si vous êtes là en mode, j'ai l'accord de coût, je n'arrive pas à vivre avec mon business. Ce n'est pas qu'on n'a pas des résultats rapides. On peut avoir des résultats extrêmement rapides avec les clients, mais c'est juste que j'aime pas travailler sous pression. Moi, je préfère vous donner tous les outils pour que vous n'arriviez pas à ce stade où vous avez l'accord de coût. Cela dit, si vous êtes dans cette situation-là, c'est maintenant réserver votre appel. Petit apporté terminé. En fait, ce qui est intéressant, c'est que aussi la Lifetime Value... d'un point de vue modèle d'affaires, elle est cruciale. Si vous êtes là en mode, ouais, moi je dois développer un abonnement, machin, ici et ça, la LTV, c'est le truc qui va faire que votre coût d'acquisition... est rentable ou pas. Parce que si vous avez une lifetime value éclatée et un coût d'acquisition qui est super haut, votre rentabilité est écrasée d'un point de vue acquisition. Et maintenant, on vous parle aussi de vanity metrics sur les réseaux sociaux, le nombre de followers, le nombre de likes, etc. Alors effectivement, il y a des KPIs, des Key Performance Indicators qui ne payent pas les factures. Donc tout ce qui est followers, nombre de visiteurs sur votre site, nombre d'inscrits à l'administrateur, ça ne paye pas les factures. Par contre, c'est intéressant de les connaître et de les maîtriser parce que c'est ça aussi qui va faire derrière votre acquisition et votre... taux de conversion. Par contre, ce qui va davantage payer les factures, c'est de connaître vos leads, vos appels découvertes, votre taux de conversion, votre panier moyen par client et votre CA récurrent versus votre CA ponctuel. Maintenant, ce qui est aussi important, et c'est pour ça, là, je vous donne des chiffres, il faut connaître les chiffres qui sont adaptés à votre entreprise. Donc là, ce que je raconte, c'est hyper cool, ça donne pas mal d'insights, ça vous permet déjà de vous fixer sur certaines choses. Franchement, c'est une masterclass gratuite que je donne là sur YouTube ou sur Spotify ou si vous écoutez, c'est génial, il n'y a personne qui donne ces chiffres-là en Suisse. Par contre, il faut vraiment comprendre que derrière vous, vous avez une entreprise unique et que vous allez devoir chercher les chiffres qui correspondent à votre entreprise. Et moi, je vois souvent des clients qui arrivent chez moi, qui gèrent déjà des KPIs, qui ont déjà un petit peu une notion de ce qu'il faut contrôler, mais en fait, qui n'ont pas les bons et qui en gèrent beaucoup trop ou qui ne savent pas vers quoi se concentrer pour bien gérer l'entreprise. Maintenant, parlons du bloc 4, ce que vous ne voyez pas venir. Et j'ai deux questions qui vont vous sembler déconnectées les unes des autres, mais qui sont tout aussi importantes dans cette question-là. La première question. est-ce que vous savez combien vous dépensez en logiciel chaque mois ? La deuxième question, c'est est-ce que vous connaissez réellement la saisonnalité de vos mois ? Est-ce que vous connaissez justement les marges que vous devez faire dans les mois pleins pour compenser le déficit dans les mois creux ? Parce que, et là je ne vais pas du tout juger, c'est juste une position personnelle vis-à-vis du sujet. Il y a des entrepreneurs qui prennent des prêts pour compenser les mois creux. et du coup qui s'endettent vis-à-vis des moins creux. Alors de nouveau, je n'ai pas la science infuse et je n'ai pas vu tous les business sur Terre, mais ce que j'ai vu des personnes qu'on accompagne, donc spécifiquement dans le domaine des services, vous avez en général des business qui peuvent être bootstrappés, c'est-à-dire que vous pouvez autofinancer. Dans la majeure partie des cas de ce genre de client, de ce genre de service, de ce genre de domaine-là, emprunter de l'argent à la banque n'est pas rentable par rapport à votre business et vous perdez de l'argent en faisant comme ça. Tandis que quand vous maîtrisez... votre saisonnalité, vous n'avez pas besoin d'aller emprunter de l'argent. Vraiment, je parle de ce cas de figure-là. Il y a d'autres cas de figure où vous êtes potentiellement obligés d'aller chercher de l'argent. Bon, parlons du SaaS, de la première chose. Est-ce que vous connaissez l'effet grenouille ? L'effet grenouille, c'est des abonnements qui s'accumulent. Et je pense que vous savez ce que je veux dire, parce que vous prenez le chat GPT, ensuite, il faut payer Calendly, ensuite, il faut payer votre site Internet. Donc, je pense que vous utilisez Infomaniac ou Shopify, etc. Vous avez tout d'un coup l'abonnement méta qu'il faut payer. Vous avez toutes ces choses qui s'accumulent. Et ce sont typiquement le genre de dépenses que vous allez devoir auditer. Donc je disais avant dans l'épisode qu'il fallait être assez strict dans ces dépenses. Je ne parlais pas forcément des dépenses courantes de l'entreprise. Par exemple, je ne sais pas si vous avez du chauffage à payer, si vous avez les salaires, si vous avez l'essence, etc. Je pense qu'il y a plus de choses à couper dans les abonnements que dans le reste des charges. Et typiquement, ce que vous allez pouvoir faire, c'est auditer ça. Donc, aller dans vos relevés bancaires et regarder ce qui vous a été prélevé, mettre un montant mensuel en face de chacun et puis du coup, faire la totalité du calcul et regarder combien ça vous coûte, additionner et puis regarder qu'est-ce que vous pouvez enlever. Et l'idée, ce n'est pas de venir tout couper, mais vraiment de remettre en question est-ce que cet outil-là, je peux l'enlever ? Est-ce que cet outil-là, je peux le garder ? Est-ce que cet outil-là, il peut être remplacé ? Et souvent, en fait, les outils s'améliorent avec le temps et on se rend compte que certains outils développent des features que vous pouvez... enlever dans d'autres outils, si j'explique bien ce que je veux dire. Je vous donne un exemple. Aujourd'hui, si vous avez Google Workspace avec Gemini, vous pouvez enregistrer les appels, vous pouvez aussi avoir Gemini qui prend des notes avec le transcript, vous pouvez avoir l'IA directement intégrée sur la majeure partie de vos fichiers, ce qui vous permet de ne pas avoir à payer un abonnement en plus de transcription, un FASOM ou un truc comme ça. Ça, c'est plein de choses à venir regarder. Allez vous intéresser aux outils que vous utilisez, qu'est-ce qui développe, qu'est-ce qui est bien, qu'est-ce qui est pas bien, pour aller venir faire du tri là dedans Maintenant, j'aimerais parler de ce sujet qui pique, et on va bientôt finir et conclure cet épisode. Promis, il ne sera pas plus long que ça après, mais je ne fais pas toujours des épisodes hyper longs comme ça. Alors, il y a deux choses en fait. Il y a la saisonnalité et il y a le décalage d'encaissement qui peut faire peut-être souffrir votre trésorerie. Alors, en Suisse en général, je pense que je ne vous apprends rien, il y a à peu près, enfin ça dépend le business, mais il y a des creux en juillet-août en général pendant les vacances d'été, sauf pour tout ce qui est métier de beauté, typiquement les esthéticiennes. tout ce qui est dans la beauté en fait. Il va y avoir décembre-janvier qui est quand même un ralentissement pour beaucoup de business. Contrarié au mon business, janvier-février, c'est... exceptionnel, c'est pour ça aussi qu'on est toujours... Chaque année, en janvier-février, c'est presque une hécatombe tellement on a de demandes. Et on va avoir septembre, novembre, mars et juin qui, pour beaucoup de business, sont les meilleurs moments pour faire du business, justement. Et ce qu'il faut prendre en considération, si vous avez un business qui est comme ça, fluctuant, il y a plusieurs leviers à utiliser. Je ne vais pas les donner dans cet épisode parce que ça pourrait être un épisode à lui tout seul. Il y a des leviers à utiliser pour compenser, justement, ces différents mois creux, mois pleins. que vous devez maîtriser pour éviter de vous dire « Ouais, mais bon, moi, j'ai plus de clients, je perds de l'argent, au mois de juillet-août, parce que justement, tout le monde est en vacances. » Votre business a potentiellement ces spécificités-là. Vous avez choisi votre domaine, vous devez vivre avec et vous devez gérer votre entreprise dans ce sens-là. Je vous invite à ne pas vous victimiser par rapport à ça, mais à comprendre comment utiliser les leviers pour mieux gérer la saisonnalité. Ensuite, par rapport au décalage d'encaissement, il faut savoir en Suisse que, vous le savez, je dis ça comme si je faisais un épisode Paris-Français, mais je m'adresse aux Suisses. Vous savez qu'une facture, elle se paye en général à 30 jours. Dans le B2B, ce n'est pas rare d'être payé à 60 ou à 90 jours. Parce que 1, les entreprises vont favoriser un encaissement le plus tôt possible et un décaissement le plus tard possible pour la santé de la trésorerie. D'accord ? Si ce n'est pas français ce que j'ai dit, en gros, on cherche à encaisser le plus tôt possible et à payer le plus tard possible pour avoir un max de trésorerie à disposition au cas où il faut payer des charges. Ça, c'est not rocket science, c'est ce que les entreprises font toutes pour bien gérer leur trésorerie. Le truc, c'est que vous, si vous êtes à l'épacrette, justement, au niveau de vos trésoreries, parce que vous ne savez pas gérer ça, vous allez vous retrouver avec, potentiellement, une situation très grave où vous n'allez pas pouvoir payer vos factures et vous allez vous retrouver avec des dettes. Et maintenant, avec les nouvelles lois qui sont sorties en 2025 sur, justement, les dettes, faillite de la société. Et si ce qui s'est passé, il y a eu un gros ménage en 2025, il y aura encore un gros ménage en 2026 avec les sociétés qui ne payent pas correctement les factures. Et ça, je vous invite aussi à vous rendre compte que ce compte en banque, il ne reflète pas. l'argent que vous avez réellement. Vous devez bien comprendre ça et vous devez bien gérer l'histoire de la trésorerie. Ce que je vous invite aussi à faire, c'est suivre vraiment votre chiffre d'affaires facturé et le chiffre d'affaires encaissé. Scénario assez classique, c'est que vous allez avoir un été qui est hyper tranquille. Septembre, vous vous réveillez, les encaissements de septembre arrivent. Octobre, novembre, les encaissements de septembre arrivent en octobre, novembre. Et résultat, vous avez un énorme stress sur votre trésorerie et c'est compliqué de payer vos factures. Bon. Je vais conclure cet épisode avec un triangle de pilotage que vous allez pouvoir utiliser. Et de nouveau, si vous voulez vous faire accompagner là-dedans, moi, c'est ce que je fais avec mes clients chez CTB. Ça va être le triangle qui utilise le budget, les KPIs et le prévisionnel. L'histoire, c'est d'aller chercher où est allé votre argent, donc le passé, de voir comment tourne votre business dans le présent avec les KPIs, le présent, et d'avoir tout ce qui s'est passé, tout ce qui va se passer dans le futur avec justement tout ce qui est prévisionnel. Pour les débutants, on va commencer par le budget mensuel, c'est la base. vous devez juste suivre trois chiffres en fait, le chiffre d'affaires, les charges totales et puis ce qui reste. Pour les intermédiaires, vous allez rajouter tout ce qui est KPI avec les leads, les conversions, le panier moyen et le suivi du seuil de rentabilité. Et puis pour ceux qui sont plus avancés, qui ont des plus grosses entreprises, c'est vraiment le prévisionnel avec un scénario pessimiste, un scénario middle et un scénario exceptionnel pour justement tester la résilience de votre modèle et de votre entreprise. Et surtout en fait, on me pose souvent la question, même pour plein de choses, Janice, il n'y a pas un outil et tout ? Franchement, à ce jour, déjà, un, moi, je n'ai pas envie de me lancer dans la conception d'un outil comme ça parce que c'est quand même très très précis. Et deux, Excel est votre ami. Désolée, je ne pense pas que c'est votre ami. Ça va devoir être votre ami. Parce qu'un tableur suffit pour suivre ces chiffres-là. Vous n'avez pas besoin d'un logiciel fancy. Vous n'avez pas besoin d'automatisation à foison. Ça doit être simple et efficace. Voilà, maintenant, vous savez tout. Et si vous n'avez toujours pas fait le move de me mettre une étoile ou un pouce bleu, vous le faites maintenant. Merci beaucoup. Vous n'hésitez pas à vous abonner, à nous suivre sur les réseaux sociaux. Vous regarderez dans la barre d'infos pour prendre rendez-vous si vous avez envie de rejoindre un de nos programmes, que ce soit objectif fondation, objectif structuration. Moi, je me réjouis de vous rencontrer. J'ai beaucoup, beaucoup de plaisir justement à connaître vos situations, vos business, vos problématiques, vos challenges, vos ambitions surtout, parce que je pense que de nouveau, je répète, on ne fait pas ça pour du bénévolat. On fait ça aussi pour déployer quelque chose sur le marché, que ce soit des valeurs, que ce soit une solution. Bref, moi je suis là pour vous accompagner là-dedans et j'espère de tout cœur qu'on travaille ensemble. Je vous dis à tout bientôt, pour dans deux semaines. J'ai pas d'épisode à bautiser pour dans deux semaines, mais ça va parler d'argent évidemment, parce qu'on est toujours sur cette thématique d'éducation financière et de liberté financière en Suisse spécifiquement, grâce à votre entreprise. Je vous remercie pour vos écoutes et je vous dis à tout bientôt.