Speaker #0Et si je m'écoutais vraiment, bienvenue dans ce podcast de coaching qui vous invite à faire une pause pour prendre soin de votre écologie personnelle. Je suis Nathalie Lourdel, coach et superviseur. J'ai créé il y a plus de 20 ans, Autremen, une société qui accompagne les transformations professionnelles. Je dirige aussi l'école de coaching EAR, l'école un Autre regard. Personnellement, je suis curieuse. J'aime évoluer, me questionner, grandir. et j'ai plaisir à accompagner les autres sur ce chemin. Vous êtes atypique, créatif, vous avez envie de déployer de nouveaux potentiels, vous êtes au bon endroit. Je vous emmène en voyage grâce au coaching intégratif. L'objectif ? Harmoniser votre corps, votre cœur, votre cerveau, pour libérer votre créativité et gagner en conscience. HPI, pourquoi je me sens seule, même entourée ? L'être humain est avant tout un être social. Les interactions, le partage, la création de liens affectifs fait partie de mes besoins essentiels. Et pourtant, ces besoins sont parfois étrangement difficiles à satisfaire. Surtout quand on est haut potentiel HPI. Vous êtes entouré, et pourtant au fond de vous, ce sentiment revient. Personne ne me comprend vraiment. Dans cet épisode, on va explorer ensemble cette solitude particulière. Celle qui ne se règle pas en remplissant son agenda. Celle qui demande autre chose. Qu'est-ce que la solitude pour les HAUTS Potentiel ? Est-ce qu'elle est subie ou choisie ? En effet, il existe mille façons de vivre la solitude quand on est HPI. Première question à se poser, ma solitude est-elle un choix conscient ou pas ? Il y a bien sûr la solitude physique, être seul, sans interaction, comme pendant le confinement par exemple. Selon mes besoins, je peux très bien la vivre, ou alors très mal. Il y a la solitude psychique aussi. plus subtile, souvent plus douloureuse. C'est se sentir seule au monde, incompris, même au milieu des autres. Parfois le contact à l'autre vient même si douloureux que je choisis la solitude pour me protéger. Parfois c'est l'absence de personne qui me comprend vraiment, qui crée ce vide intérieur. La solitude c'est aussi parfois un choix par défaut. Il y a tant de stimuli extérieurs qui me fatiguent, tant d'efforts d'adaptation qui me coûtent, que je préfère rester seule. Et puis aussi, cette belle solitude, celle qui me ressource, celle qui me permet de me concentrer, de créer, de respirer. Beaucoup de haut potentiel, sensible, recherchent des relations profondes, sincères, intenses. Et c'est légitime. Mais quand l'exigence devient absolue, les rôtures se multiplient dès qu'apparaît une divergence. L'exigence irréaliste de relations qui devraient être fusionnelles, basées sur une compréhension totale, et souvent sourd de déception. Chercher son alter ego, son jumeau est irréaliste. Un haut potentiel qui se sent seul, incompris ou rejeté, c'est peut-être juste quelqu'un qui n'a pas encore rencontré d'autres personnes qui lui ressemblent suffisamment. L'idée, c'est de trouver des points communs et d'accepter les divergences de l'autre. Être compris pour un haut potentiel suppose de pouvoir partager des émotions, des contenus profonds, sincères. Or, beaucoup de personnes se contentent de présence physique et d'échanges superficiels, d'où l'incompréhension. Déçus par des liens trop légers, certains finissent par restreindre leur vie sociale à un tout petit cercle de proches. Vous étiez-le déjà arrivé de vous sentir comme un extraterrestre qui n'a pas atterri sur la bonne planète ? Un sentiment d'errance, de chercher des congénères qui vous comprennent vraiment et ne pas forcément les rencontrer. Attention aux pièges. Chercher un alter ego, c'est irréaliste parce que la biodiversité fait partie de l'humanité. À vouloir être totalement inconditionnellement compris, on finit seul. L'enjeu est ailleurs. Trouver des points communs qui nourrissent, et accepter des divergences qui ne menacent pas l'essentiel. Quelques questions de prise de recul. Est-ce que je ressens de la solitude dans ma vie en ce moment ? Est-ce qu'elle me pèse ? Ou est-ce qu'elle me permet d'explorer qui je suis ? Je vous propose une prise de recul avec les 5 C. du coaching intégratif. Corps, cœur, cerveau, conscience et créativité. Voyons comment cette approche des 5 C peut nous aider à retrouver un équilibre et être en paix avec ma solitude. Commençons par le corps. Avant de comprendre votre solitude, écoutez comment elle s'inscrit au niveau corporel. Le corps ressent la solitude de différentes manières. Une oppression, un vide dans la poitrine, une agitation diffuse ou une fatigue qui ne s'explique pas. Si je souffre de solitude, comment trouver un équilibre entre mon besoin de lien et les compromis nécessaires pour être en relation ? Ce qui est douloureux au fond, ce n'est pas d'être seule, c'est d'être entourée de personnes qui ne me comprennent pas, ou qui me renvoient paradoxalement une solitude encore plus grande. Passons au cœur. On associe souvent la solitude à la tristesse, au manque, à la peur de l'abandon. Mais peut-être aussi à un sentiment de paix intérieure et de calme qu'elle peut offrir. Certains au potentiel se sentent en décalage profond avec l'humanité, les guerres, l'agressivité. la fausseté de certains rapports sociaux, et donc il s'isole pour ne pas souffrir. Les relations des hauts potentiels sont parfois un mélange improbable de facilité et de fragilité, un besoin d'être en lien qui pousse à aller vers l'autre, mais où parfois, certaines rencontres laissent des bleus, des incompréhensions qui s'accumulent. À force, les réflexes de méfiance s'installent, et le contact à l'autre devient un risque. Une réactivation de blessures passées, comme un sentiment d'intrusion. Il y a aussi la solitude plus existentielle, plus discrète, qui touche même les hauts potentiels socialement bien intégrés. La solitude intérieure. Ce sentiment de ne pas pouvoir établir un véritable lien d'intimité avec l'autre, de partager des émotions sincères, d'être compris. Émotionnellement, la solitude apporte aussi une forme de liberté. Penser et agir librement. Mais elle peut peser. Se sentir profondément incompris, ressentir un vide intérieur. Percevoir la différence comme un rejet, à terme, c'est une fragilité psychique. Alors, qu'est-ce que j'évite quand je suis seule ? Qu'est-ce que ça m'apporte émotionnellement quand je suis seule ? Passons au cerveau. Parfois, le mental devient refuge. Il finit par devenir une forteresse. Certains HPI, marqués par des relations interpersonnelles difficiles, se retranchent dans un refuge intellectuel. Une coupure du monde, derrière des pensées multiples, où peu d'ouverture à l'autre est possible. Le surinvestissement de la pensée est parfois un mode défensif. Filtrer les autres derrière des critères de valeur commune, d'intelligence, c'est une protection. Mais ça me prive de relation. Le surinvestissement cérébral... cachent souvent une forme de mal-être. C'est un signal de vigilance, un risque de repli sur soi qui s'installe. Il y a aussi le piège du mental qui amplifie le sentiment de solitude. Je me sens seule et j'anticipe le futur négativement. Je vais rester seule. Le problème, c'est moi. Ce sont des interprétations, pas des faits. Est-ce que votre mental amplifie votre solitude ? Ou est-ce qu'il vous aide à la traverser ? Je propose un exercice. Prenez une feuille, dessinez un nuage. Et écrivez à l'intérieur les pensées qui vous traversent. Regardez à votre solitude ces pensées qui vont avec. Et puis, comme les nuages, vous pouvez décider de les laisser passer. Ce nuage continue son chemin. La quatrième C, la créativité. Et si la solitude était votre matière première la plus précieuse ? La solitude est un formidable outil d'évolution professionnelle et personnelle. Être seule, c'est prendre le temps d'explorer mon espace intérieur, laisser mon imagination voyager sans être perturbée. Ça peut même être très stimulant. Le vide de la solitude, ce n'est pas un manque. C'est parfois un vide créateur qui laisse de la place à une page blanche. La joie d'accueillir mon espace intérieur. Qu'est-ce que j'aime faire seule ? Et comment me créer ces bulles de réflexion, ces bulles de création solitaire ? Passons au dernier C, la conscience. En philosophie, la solitude est parfois vue comme la condition même de la liberté intérieure. Être seule, c'est se détacher du regard de l'autre. C'est retrouver une forme d'autonomie profonde. Dans certaines approches spirituelles, la solitude devient même un chemin, un espace de silence dans lequel quelque chose de plus profond peut émerger. La solitude, ce n'est pas l'opposé du lien, de la relation. La solitude, c'est parfois la condition plus juste pour être réellement en lien avec l'autre. Si je suis connectée à moi-même, je deviens capable de rencontrer l'autre, vraiment. Pour conclure... La solitude, ce n'est pas un vide à remplir, c'est un espace particulier, à habiter différemment. La sensation d'être à part, différent des autres, peut entraver les relations sociales de certains au potentiel. Se sentir incompris, se percevoir comme décalé, crée parfois ce sentiment d'être un étranger, un extraterrestre, seul, même dans sa propre famille. Et c'est là que naît souvent la plus profonde des solitudes existentielles. Et si je tentais un autre regard ? De passer de « je suis seule, donc il me manque quelque chose » à « je suis seule, donc je peux me rencontrer et m'écouter vraiment » . Et puis il y a une différence entre être seule, vraiment, et se sentir seule. Peut-être je peux prendre ce temps pour me demander si je suis réellement seule. Ou si c'est juste une émotion, un sentiment qui s'est installé ? Comment je peux apprivoiser ma solitude ? Apprendre à être bien avec moi-même. La solitude peut faire peur parce qu'elle nous met face à nous-mêmes, mais ça peut être aussi une écoute fine de mes besoins. Et vous, quelle relation entretenez-vous avec votre solitude aujourd'hui ? Est-ce que vous aimeriez la regarder différemment ? Pour finir en douceur, et si je m'écoute vraiment là, quelle intuition, quelle envie ? Si je prenais le temps de noter ce qui me vient ? Si vous avez envie d'aller plus loin, d'avancer grâce au coaching intégratif, trouvez-nous à l'école EAR, par exemple, pour une journée découverte Ou venez vous former, vous perfectionner, pour mieux accompagner les autres. Si ce podcast résonne... Partagez-le, laissez un commentaire ou 5 étoiles pour lui donner plus de visibilité. Et pour rester en lien, retrouvez-nous sur tous les réseaux sociaux. Je vous dis à bientôt.