Speaker #0Et si je m'écoutais vraiment, bienvenue dans ce podcast de coaching qui vous invite à faire une pause pour prendre soin de votre écologie personnelle. Je suis Nathalie Lourdel, coach et superviseur. J'ai créé il y a plus de 20 ans Autremen, une société qui accompagne les transformations professionnelles. Je dirige aussi l'école de coaching EAR, l'école un notre regard. Personnellement, je suis curieuse. J'aime évoluer, me questionner, grandir. et j'ai plaisir à accompagner les autres sur ce chemin. Vous êtes atypique, créatif, vous avez envie de déployer de nouveaux potentiels, vous êtes au bon endroit. Je vous emmène en voyage grâce au coaching intégratif. L'objectif ? Harmoniser votre corps, votre cœur, votre cerveau, pour libérer votre créativité et gagner en conscience. Pourquoi c'est difficile de ralentir quand on est au potentiel ? Parlons de ce défi particulier. Apprendre à ralentir... Quand on est neuroatypique, doté d'un cerveau qui fonctionne en permanence à grande vitesse, c'est compliqué. Pour aller au potentiel, le monde semble souvent trop lent. Des conversations paraissent interminables, des explications trop longues, le processus trop laborieux. Le cerveau a déjà saisi, compris, anticipé, exploré dix possibilités, pendant que les autres sont encore en train de discuter de la première étape. Cette vivacité d'esprit est une richesse extraordinaire. Mais elle vient avec son lot de difficultés, l'impossibilité de débrancher. La pensée qui tourne sans cesse, l'hyperstimulation permanente, ce sentiment d'être en surchauffe mentale constante. Pour un cerveau atypique, une idée en appelle dix autres, qui elle-même en génère d'autres. Cette richesse entraîne une particularité, le cerveau ne ralentit pas naturellement. Il n'y a pas de bouton off, même au repos, il continue d'analyser, d'anticiper, de créer des scénarios. Demander un haut potentiel de ralentir sa pensée, c'est un peu comme demander à un moteur de Formule 1 de rouler à 30 km heure. en permanence. Techniquement c'est possible, mais fondamentalement inconfortable. L'hyperstimulation, c'est beaucoup d'informations en même temps. Plus de détails visuels, plus de nuances sonores, plus d'informations. Cette sensibilité sensorielle et émotionnelle crée une surcharge constante, parce qu'il y a beaucoup d'informations à traiter. Le cerveau est en permanence sollicité, sans moment de véritable pause. Ralentir devient alors presque impossible. Il y a toujours quelque chose à observer, à analyser, à comprendre. Pour beaucoup de hauts potentiels, la lenteur est synonyme d'ennui. profond, presque douloureux. Quand les choses vont trop lentement, une conversation, une tâche, le cerveau est comme sous-stimulé, il se met à vagabonder, à créer du chaos en interne pour compenser. C'est souvent perçu comme un manque de patience de la part des autres, alors qu'au fond, c'est un besoin d'être nourri, occupé, voire challengé. Pour certains, un typique est une peur du vide mental. Ralentir, c'est effrayant. Le silence mental, quand il arrive, peut être vécu comme angoissant. Que se passe-t-il vraiment quand les pensées se calment ? Pourquoi c'est si difficile de ralentir ? Mon neurotypique anticipe, prédit, calcule des probabilités, envisage ses nerves possibles. Cette capacité d'anticipation est précieuse, mais parfois elle empêche aussi de vivre vraiment l'instant présent. Pendant qu'une personne parle, si j'ai déjà compris, si je sais où elle veut en venir, j'anticipe la suite, et mon esprit est déjà parti explorer d'autres pistes. Cette projection permanente dans le futur rend le ralentissement dans le présent assez difficile. Voici quelques questions pour explorer votre rapport au ralentissement. Qu'est-ce qui se passe en moi quand je dois attendre, quand les choses vont trop lentement ? De quoi ai-je peur si je ralentis vraiment ? Mon hyperactivité mentale est-elle un moteur ou une fuite ? Prenez un moment, un papier, un crayon, et dessinez votre cerveau, et à l'intérieur tout ce qui tourne. Puis observez le dessin. Est-ce que vous observez un besoin de ralentir, de prendre soin de vous ? Ou est-ce que ça vous paraît la bonne quantité ? Je vous propose d'explorer ensemble comment les 5 C du coaching intégratif corps, cœur, cerveau, conscience et créativité peuvent aider les atypiques à trouver une forme de ralentissement ou de vitesse adaptée à leur fonctionnement unique. Commençons par le cœur. Reconnaître et honorer mon intensité émotionnelle. Mes émotions sont souvent intenses. Elles arrivent en vagues puissantes. Le premier réflexe est souvent de vouloir les contrôler, de rationaliser, de les faire taire, les mettre sous le tapis. mais cette lutte crée encore plus d'agitation. Je vous invite à accueillir le tsunami émotionnel. Ça veut dire, oui, accepter que mes émotions sont intenses, mais c'est aussi ce qui me rend vivant, créatif et humain. Souvent derrière l'hyperactivité mentale se cachent des émotions inconfortables. La peur du vide, l'anxiété du futur, voire la tristesse d'être incompris. Ou peut-être la colère de devoir se suradapter en permanence. Et quand ces émotions sont nommées, accueillies, elles perdent une partie de leur pouvoir perturbateur. L'agitation peut alors commencer à s'apaiser. Je vous invite à créer des espaces d'expression émotionnelle. Les émotions ont besoin de sortir, de s'exprimer. Par exemple, en tenant un journal émotionnel. Ça peut être aussi échanger avec des personnes qui comprennent mon intensité. Ça me permet de retrouver un calme intérieur, de me sentir accueillie. Une petite question d'exploration. Est-ce que je me sens en surchauffe émotionnelle en ce moment ? Est-ce que je pourrais ralentir ? À quelle émotion habite cette agitation ? Passons au corps. Ancrer l'intensité mentale dans le physique. Pour les hauts potentiels, le corps est parfois oublié, voire ignoré. Traité comme un simple véhicule du cerveau. Pourtant, c'est dans le corps que se trouve la clé du vrai ralentissement. Un corps en surchauffe envoie des signaux, des tensions musculaires chroniques, une fatigue, je me sens épuisée, incapable de me poser, voire parfois des troubles du sommeil, une agitation physique constante. Ces signaux sont des messagers. Mon système a besoin de ralentir, même si mon mental n'en a pas envie. Ça va être important de reconnaître ces signaux de surchauffe. Pour certains, c'est l'inverse. Le mouvement va permettre de calmer le mental. Paradoxalement, le ralentissement ne commence pas toujours par de l'immobilité. Parfois, il faut bouger intensément pour pouvoir décharger une énergie accumulée. La course, la danse, des sports intenses, une reconnexion au corps va permettre au système nerveux de se réguler progressivement, avant peut-être de ralentir, émotionnellement, corporellement et mentalement. Je vous propose un exercice, pratiquer l'ancrage sensoriel. Quand le mental s'emballe, ramenez la tension aux sensations du corps. Sentir ses pieds sur le sol, la température de l'air sur la peau, le poids sur la chaise, la texture d'un objet, mes mains l'une dans l'autre peut-être. Ces ancrages sensoriels ramènent au présent et coupent temporairement le circuit de la pensée. Il est aussi possible de faire un scan corporel, de commencer par les pieds et de remonter progressivement jusqu'à la tête, sentir toutes les parties du corps, voir lesquelles sont tendues. lesquels ont besoin d'un peu d'attention. Passons au cerveau. Apprivoiser une pensée agitée et rapide, ce n'est pas toujours facile. Le cerveau ne peut pas être éteint, et lutter contre sa nature crée de la frustration. La clé, c'est d'apprendre à composer avec lui, à le comprendre. Examiner mon propre fonctionnement pour mieux vivre avec, plutôt qu'essayer de stopper mes pensées, ce impossible ou vrai. Peut-être je peux créer un système pour les ranger temporairement, un carnet pour noter les idées qui surgissent, Une application vocale peut-être, un tableau blanc. Ça permet au cerveau de se détendre. Ok, l'idée n'est pas perdue, je peux lâcher là temporairement, elle est notée, je pourrais la retrouver après. La méditation, pour vider son cerveau, souvent c'est très frustrant et les hauts potentiels n'aiment pas forcément ça. La mono-attention parfois fonctionne un peu mieux. C'est-à-dire focaliser toute ma concentration sur une seule chose complexe et captivante. À vous de trouver la vôtre, ça peut être lire de la poésie, lentement. observer les détails d'une œuvre d'art, écouter une musique activement. L'idée, c'est d'occuper mon cerveau de manière très focalisée. Ça crée une forme de repos parce que je me concentre sur une seule chose. Il est peut-être important aussi d'accepter les rythmes variables de chacun. Les neurotypiques ont des rythmes variés, des moments où il y a une grande intensité créative, puis un crash énergétique. Plutôt que de lutter pour un rythme constant, accepter mes variations et m'organiser en fonction. Passons à la créativité. Comment je peux canaliser mon intensité dans la création ? La créativité des atypiques est souvent multidirectionnelle, parfois chaotique même. C'est une source de dispersion mais aussi d'intensité joyeuse. Une clé, c'est de transformer l'agitation en création. Plutôt que de subir un foisonnement mental, lui donner une forme d'expression créative. Par l'écriture, pour externaliser mes pensées, créer des mindmaps si j'aime ça, pour structurer la diversité de mes idées. Ça peut être aussi une création artistique. Ces pratiques créatives permettent au mental de se déployer pleinement, et paradoxalement aussi de se calmer. Pour ralentir, je peux expérimenter des activités qui m'invitent à la lenteur. La calligraphie, la poterie, le jardinage, la cuisine méditative ou un artisanat particulièrement minutieux. Dans ces activités, mon cerveau est pleinement engagé, il n'y a pas d'ennui, et le rythme est plus lent. Donc ça me permet une forme de calme intérieur. Je vous propose de passer la conscience. Prendre conscience de votre propre ralentissement. De ce qui est juste pour vous. La conscience, c'est se poser les bonnes questions. Est-ce que j'ai besoin de ralentir ou pas ? Et si oui, comment je vais trouver une forme de ralentissement adaptée à mon fonctionnement spécifique ? Le premier pas d'un ralentissement authentique, c'est d'accepter qu'il faut chercher ce qui me fait du bien. Le but, ce n'est pas de ralentir pour de ralentir, mais d'écouter mes vitesses intérieures. Cela passe par redéfinir ce que c'est ralentir pour moi. Peut-être même le mot ralentir vous ne plaît pas, alors inventez le vôtre. Ajustez ma vitesse ou autre chose encore. Pour certains, ce n'est peut-être pas du tout un silence total, mais une écoute active, une symphonie musicale. Trouvez votre définition du ralentissement, celle qui respecte qui vous êtes. Ça peut être intéressant aussi d'identifier des zones de repos mentale. Il existe des contextes où mon mental trouve naturellement un apaisement. Pour certains, c'est l'eau, nager, flotter. Pour d'autres, c'est en lisant ou encore en ayant une conversation passionnée avec un autre au potentiel qui suivant est. Identifiez ces zones pour vous et cultivez-les consciemment. certains jours, ralentir sera impossible. Le mental a besoin de tourner à plein régime, malgré tous vos efforts. Mais c'est ok. Posez-vous juste la question. Est-ce que j'ai besoin d'apaisement ? Si oui, qu'est-ce que ralentir signifie vraiment pour moi ? Et comment puis-je honorer mon intensité tout en me créant des espaces privilégiés de repos ? Pour conclure, ralentir, quand on est au potentiel, ce n'est pas devenir quelqu'un d'autre. C'est apprendre à danser avec mon intensité. C'est apprendre à moduler. et à préserver mon énergie intérieure. Le coaching intégratif C5 honore cette différence neurologique. L'objectif, c'est d'accompagner chacun à trouver un équilibre unique, où le cœur peut exprimer son intensité émotionnelle, le corps peut devenir un allié plutôt qu'un étranger, le cerveau peut être libre d'aller à la vitesse qu'il veut, et la créativité utilisée pour canaliser tout ce foisonnement. La conscience aide aussi à trouver le juste ralentissement. Parce que la vraie question, ce n'est pas comment ralentir ce cerveau qui ne s'arrête jamais, mais plutôt comment habiter mon intensité sans me perdre. Ralentir, quand on est neuroatypique, c'est peut-être juste accepter certains jours que mon mental va galoper, et parfois accepter que j'ai besoin de créer des petits espaces de respiration, trouver une activité où mon intensité s'exprime pleinement, et des moments où je peux me reposer. Alors si vous vous sentez en surchauffe, submergez par vos propres pensées, Trouvez le moyen d'ajuster votre vitesse à votre façon. Choisissez une micropause ou un ralentissement qui vous semble juste. Ça peut être trois minutes pour observer les nuages, ou quelques minutes pour faire un dessin automatique et le contempler ensuite. Trouvez votre version du ralentissement salvator. Pour finir en douceur, et si je m'écoute vraiment là, quelle intuition, quelle envie ? Si je prenais le temps de noter ce qui me vient, si vous avez envie d'aller plus loin, d'avancer grâce au coaching intégratif, trouvez-nous à l'école IR, par exemple, pour une journée découverte, ou venez vous former, vous perfectionner, pour mieux accompagner les autres. Si le podcast résonne, partagez-le, laissez un commentaire ou 5 étoiles pour lui donner plus de visibilité. Et pour rester en lien, retrouvez-nous sur tous les réseaux sociaux. Je vous dis à bientôt.