Speaker #0Bienvenue dans Coeur Vulnérable, un espace où la vulnérabilité devient un chemin pour se relier, s'apaiser et se révéler. Je suis Lydie et ici on prend le temps de ressentir, d'explorer ce qui vibre et de mettre des mots sur ce qui nous traverse. Ensemble, créons un espace de reconnexion. Bienvenue dans ce nouvel épisode où je vais mettre l'attention sur la relation à soi. Et comme à chaque fois, j'ai une question pour toi. Et si prendre soin de soi était un acte sacré ? Prends quelques instants pour réfléchir à ça. Qu'est-ce qui te vient à l'esprit ? Et si prendre soin de soi... Ce n'était pas un luxe, ni une mode, et si c'était un acte profondément sacré. D'abord j'ai envie de définir un peu le mot sacré. Je ne parle pas de religion ici, je parle vraiment d'une qualité de présence, une qualité d'attention. C'est le sens que l'on met dans ce que l'on fait, dans tous les gestes, dans les paroles, les pensées. les échanges, les interactions, tout ce qui nous relie à nous-mêmes et également à notre corps, à nos émotions et aux vivants autour de nous. J'ai envie de te partager un petit peu mon expérience, la différence entre quand je fais quelque chose et que je porte mon attention dessus, et à l'inverse, quand je ne le fais pas, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que je ressens ? Par exemple, lorsque je masse quelqu'un, Quand je ne porte pas mon attention vraiment sur le massage, que j'ai plein de pensées, mon esprit divague un petit peu, peut-être que je suis fatiguée, peut-être que j'ai des émotions qui stagnent un petit peu, je ne me sens pas forcément en forme, et pourtant je suis là, je donne un massage, mais je ne suis pas vraiment présente. Qu'est-ce qui se passe ? Déjà moi-même, je ne suis pas dedans. Mon attention, mon attention et mon intention... ne sont pas ciblées sur ce que je suis en train de faire au moment T. Ciblées sur la personne, ciblées sur l'amour et l'énergie que je suis en train de donner. Parce que quoi qu'il se passe, il y a de l'énergie qui passe. Et du coup, la personne, non pas qu'elle n'a pas les bénéfices du massage, mais elle pourrait avoir mieux. Elle ressort satisfaite, ça lui a fait du bien. Ça l'a relaxée, c'était un moment pour elle, mais elle a senti. Elle a senti que je n'étais pas à 100% dedans. Elle a senti que parfois mes gestes n'étaient pas forcément précis. Elle l'a senti. Alors que quand je porte vraiment mon attention à 100% sur ce que je suis en train de faire, j'arrive à transmettre beaucoup plus. Que ce soit en termes d'énergie ou en termes de relaxation profonde sur... la zone sur laquelle je suis en train de travailler, sur une écoute du corps, l'écoute du corps de la personne que je suis en train de masser. Et c'est ça qui fait la différence dans les massages. On ressent quand la personne qui nous masse est pleinement présente et donne son attention. Quand c'est le cas, on sent qu'elle va exactement là où il faut aller, qu'elle ressent les tensions. qu'elle ressent même des choses qu'on n'a pas exprimées, qu'elle va chercher plus loin, que c'est juste qu'on a touché un bon point. Quand on ne met pas l'attention dessus, on ne peut pas ressentir tout ça. On ressent que ce qui est évident, mais dès qu'on met l'attention, on va trouver des choses beaucoup plus profondes. Et j'ai déjà eu des retours de clients qui effectivement m'ont dit « je me suis fait masser plusieurs fois dans plusieurs endroits par plusieurs personnes différentes » et c'est la pro... première fois qu'on met autant d'attention sur le massage et que je ressors avec autant de bienfaits. On me dit que je vais aller chercher en profondeur des choses qu'elle-même n'avait même pas conscience. Elle est là, la différence. C'est qu'on arrive à transmettre quelque chose de plus profond, de plus juste, et de réussir à aller au bout de cette libération, de cette transformation, cette... qualité de présence, c'est ça en fait. La même technique de massage peut avoir des effets complètement différents selon la présence et l'intention qu'on y met. La présence transforme un geste banal en une expérience profonde. Voilà pour moi, c'est quoi le sacré. Alors si je partage tout ça aujourd'hui, c'est pas pour rien. En ce moment... J'ai pris des décisions pour vraiment, eh bien, revenir à moi, revenir à cette présence, à prendre soin de moi, du coup, d'une manière plus sacrée. Et donc récemment, j'ai pris une décision de me remettre à 100% dans mon entrepreneuriat, dans mon entreprise, pour pouvoir en fait créer des espaces de soins à mon rythme, pour pouvoir vraiment... réserver la profondeur et l'authenticité de ce que je propose. C'était pour moi une décision qui n'était pas facile, parce qu'il fallait passer outre la sécurité, outre les pensées, le regard des autres et mes propres peurs. Mais je me suis reconnectée à ce qui était le plus important pour moi et pourquoi je fais ce que je fais aujourd'hui. Qu'est-ce que je veux ? Qu'est-ce que je recherche ? c'est pouvoir être pleinement présente et donner toute l'attention à mes clients. Et la meilleure façon pour moi de le faire, c'est de prendre soin de ma qualité de présence, prendre soin de moi et remettre du sens dans tout ce que je fais. Dans cet épisode, on va aller explorer comment prendre soin de soi, agir physiologiquement, émotionnellement, énergétiquement. Comment le soin devient sacré à l'intérieur, au niveau également relationnel et d'un niveau aussi symbolique ? Le plus grand soin que nous puissions offrir au monde, c'est celui que nous commençons par nous offrir à nous-mêmes. Alors, le soin dans notre société actuelle... C'est souvent réduit en fait à une performance ou à des routines un peu superficielles. On le voit beaucoup sur Instagram, des to-do list, de self-care, des rituels mis en image avec une esthétique presque parfaite, perfectionniste. Mais en fait, c'est superficiel, c'est rapide, il y a quelque chose de vide là-dedans. Ce qui manque, c'est l'expérience, c'est la profondeur. C'est ça qui fait la vraie puissance du soin. Moi-même, je suis la première également à partager sur les réseaux des routines self-care, des to-do list self-care également. C'est une première façon de partager un petit peu ma vision. Je pense que c'est important de remettre ça au centre et c'est un petit peu ce qui est en train de se produire sur les réseaux. Et je trouve ça super. Et en même temps, j'ai envie de rappeler que c'est pas juste ce qu'on voit sur les réseaux, c'est tout beau, c'est très esthétique. Le plus important là-dedans, c'est vraiment l'expérience. Et donc ça commence dans le quotidien. Comme boire un verre d'eau machinalement, ça ne nourrit pas vraiment le corps. Alors que le boire en conscience, prendre son temps... ça devient vraiment un moment de présence et d'énergie. Également, marcher dans la rue sans regarder autour de soi, ça ne recharge pas vraiment. Alors qu'une marche attentive au souffle, à la respiration, aux sensations dans les pieds, dans le corps, à la lumière du jour, à ce qui nous entoure, permet réellement de se reconnecter à soi. ou encore faire une pause et prendre son téléphone, ça ne permet pas réellement de se reposer. Alors que faire une pause et respirer ou écouter son corps pendant quelques minutes, ça permet vraiment de revenir dans son centre, se recentrer à l'intérieur de soi, avant de se replonger dans le tumulte du quotidien, dans la routine, dans le travail. Le soin conscient, c'est ralentir ses gestes. C'est poser une intention avant une action, même une action simple comme boire un thé, comme manger, comme marcher, c'est transformer le quotidien en un acte vivant et sacré. Ces micro-moments deviennent des gestes de respect pour soi. Ces gestes-là permettent de réguler naturellement le stress et permettent de sentir l'énergie circuler dans son corps. On est en plein dans une période où... On met l'organisation sur un premier plan, on le voit sur les réseaux, il y a beaucoup beaucoup de choses qui sortent sur comment mieux s'organiser dans son quotidien, au travail, à la maison, etc. C'est très utile, mais attention, attention au perfectionnisme, parce que le vrai soin, ce n'est pas cocher des cases. Il s'agit réellement de ressentir, d'écouter, d'être présent à soi-même et à ses besoins. Ce n'est pas ce que nous faisons qui est sacré, mais c'est la manière dont nous le faisons. Par exemple, j'ai quelque chose que j'aime bien faire, c'est quand je plie mon linge. Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de Marie Kondo. Elle donne des techniques pour plier son linge, pour que ça prenne moins d'espace, etc. Elle ne parle pas que de techniques d'organisation et de rangement, mais c'est aussi tout un art de prendre soin de ses vêtements. de garder ce qui nous donne de la joie, de vraiment mettre de l'attention et de l'intention sur chaque vêtement. Quand on plie les vêtements, c'est vraiment de le faire consciemment, le faire en défroissant le vêtement, en prenant son temps, en le pliant bien. Personnellement, ce n'est pas quelque chose que j'adore faire, plier le linge. Ça ne me dérange pas, ce n'est pas quelque chose qui me repousse non plus. Mais quand je le fais avec cette technique-là, je prends encore plus de plaisir à le faire. Pourquoi ? Parce que je suis pleinement présente et chaque geste, c'est comme si je donnais de l'amour à chaque vêtement. Et je suis heureuse de me dire que je suis en train de le plier, je vais le ranger et c'est un vêtement qui me donne de la joie et je vais pouvoir le porter dans les prochains jours. Ça paraît anodin, presque drôle quand même, mais c'est ça en fait. Chaque geste que l'on fait, chaque geste même simple, même anodin, peut nous procurer du bien-être, de la joie. Alors que si on fait les choses machinalement, très vite on se sent saoulé, comme si on perd du temps à faire des choses du quotidien, le ménage, c'est pas forcément un plaisir, etc. alors que finalement de prendre le temps de le faire et de le faire avec intention, finalement on prend du plaisir, et puis des fois on va quand même plus vite, et c'est bien fait, pas parfait, mais c'est fait, et c'est fait avec plaisir. Le soin, ça parle aussi de vulnérabilité. Pour moi, prendre soin de soi, ça implique de reconnaître ses propres besoins, de poser ses limites. Ça demande du courage et de la sincérité envers soi-même. Par exemple, au quotidien, dire non à une demande qui nous épuise ou qui pourrait nous épuiser justement, même si ça peut déplaire, dire non dans ce cas-là, c'est vraiment un acte de soin pour soi. C'est un acte de protection de sa propre énergie. Prendre dix minutes pour respirer profondément après une dispute, après un moment un peu challengeant, une réunion importante, un événement stressant, ou après avoir passé dix minutes, une demi-heure dans le tram rempli de monde avec du bruit, et bien prendre ces dix minutes-là pour respirer profondément, se mettre un petit peu dans sa bulle, c'est retrouver son calme et sa clarté. Écouter son corps lorsqu'il est fatigué ou stressé et lui offrir un moment de repos au lieu de continuer de se forcer par obligation, par croyance qu'il faut. C'est les il faut là, qu'on se répète tout le temps, il faut faire ça, il faut que je fasse ça, il faut, il faut. Quand on arrête d'écouter ça et qu'on écoute réellement son corps et qu'on se repose. On renforce vraiment la présence et la justesse dans ses choix. Quand on se retire pour se reposer, le moment où on revient, où on sort de ce repos-là, on est beaucoup plus ancré, beaucoup plus présent, beaucoup plus centré, concentré, productif, attentionné. Par conséquent, on est aussi dans une clarté qui permet de faire des choix plus justes pour nous. Tout ça, c'est vraiment lié à la vulnérabilité. C'est s'ouvrir à soi-même. C'est pas quelque chose qui est forcément facile, c'est pas quelque chose qui est forcément inné, mais c'est quelque chose qui est essentiel. Essentiel si on veut ressentir toutes ces émotions de sérénité, de paix, de confiance, de se sentir à sa place, d'être aligné, cette justesse, cette clarté. La vulnérabilité c'est accueillir ces émotions. les nommer pour prévenir l'accumulation des tensions et pour pouvoir agir avec authenticité. Par exemple, ressentir de la colère ou de la tristesse et décider consciemment de l'exprimer, que ce soit à travers de l'écriture, au travers de la parole, d'un échange ou d'un mouvement, plutôt que de le refouler. Prendre soin de soi nourrit également les relations. Dire oui, mais un vrai oui. Dire non, un vrai non. C'est être clair, c'est être respectueux de soi d'abord, mais également des autres. Alors soit on ne se respecte pas soi-même, on dit oui alors que finalement au fond on pense que non, on n'a pas envie pour X raisons. Donc là, la personne qu'on ne respecte pas, c'est soi-même. Soit on dit oui trop vite, mais pas par rapport à l'autre, mais par rapport à soi, parce que oui, on est emballé, oui, on est d'accord, oui, c'est un oui du cœur. Seulement le moment où on arrive, par exemple, disons qu'on nous a proposé un événement, un repas, chez une amie, c'est un grand oui. Donc le repas, c'est une semaine après. Le jour J, finalement... On n'est pas du tout dans le mood, on a eu une nouvelle, on a eu une émotion, on a eu... Peu importe, on n'a pas dormi la veille, on est fatigué. Et du coup, on a dit oui, un grand oui avec le cœur. Et finalement, le jour J, ça va être... Finalement, je ne vais pas pouvoir venir parce que voilà. Et en fait, on ne respecte pas sa parole parce qu'on avait dit oui au début. Et finalement, on a changé d'avis. Sauf qu'on ne respecte pas sa parole, mais on se respecte soi, l'état dans lequel on est, on a pris le temps de s'écouter et de répondre à nos propres besoins, et on l'a communiqué à l'autre. Certes, j'avais dit oui, là je ne respecte pas ma parole, mais je me respecte moi et je te respecte toi pour te dire aujourd'hui, non, c'est pas possible. Parce que rester sur un oui alors que soi-même... On est fatigué, on n'a pas envie, on n'a plus envie, peu importe les raisons. On ne se respecte pas soi-même, mais on ne respecte pas l'autre non plus. On se force et peut-être que le moment que l'on va passer avec cette personne ne sera pas aussi qualitatif puisqu'on ne sera pas aussi présent, aussi attentionné, aussi... Et bien oui, la qualité de présence, elle n'est pas là en fait. Donc peut-être que la moindre petite chose, on va se vexer, du coup on peut s'embrouiller, alors que finalement, si on avait simplement dit... Non, changer d'avis et dire non, clair et respectueux, eh bien la relation n'aurait peut-être pas été en danger. Par exemple, on peut faire plusieurs pratiques au quotidien pour pouvoir vérifier comment on se sent dans notre corps et dans notre cœur. On peut faire ça le matin ou avant une activité importante, un événement important. C'est prendre quelques minutes et faire un check-up. Observer qu'est-ce que l'on ressent, qu'est-ce qui se passe, et le pratiquer au quotidien pour pouvoir observer les différences. Quand on est fatigué, qu'est-ce qu'on ressent dans son corps ? Quand on est en joie, qu'est-ce qu'on ressent dans son corps ? On peut écrire quelques lignes sur les émotions qu'on ressent, les pensées que l'on a, et prendre un moment pour respirer profondément. On peut le faire avec la main sur le coeur. Et vraiment accueillir, accueillir ce qu'on ressent, accueillir ce qui se passe, accueillir les pensées, accueillir les ressentis. Nos limites sont des invitations à créer des liens plus vrais. J'ai envie maintenant d'aller un petit peu plus loin dans le soin comme un acte sacré. Le sacré ça a quand même une dimension... Symbolique dans le soin de soi. Le mot sacré vient du latin et signifie séparer ou consacrer. En fait, prendre soin de soi devient le fait de se réserver un espace pour soi, un espace du temps, de l'attention, un lieu qui n'appartient qu'à soi. Et cet espace-là, de le rendre inviolable. C'est ce qui le rend sacré. C'est dire... Ce moment hors du quotidien, hors du brouhaha, hors du bruit, des tornades qui se passent à l'extérieur. Ce moment-là, c'est un moment qui est hors de tout ça, hors du temps. Et il est consacré à ma vie intérieure, il est consacré à moi, mon intérieur. C'est comme quand on met un objet de côté, un objet précieux, parce qu'on a envie de le protéger. Bah en fait... Prendre soin de soi comme un acte sacré, c'est se protéger soi-même, c'est se mettre soi-même à part pour se préserver. On peut vraiment voir le corps comme un temple. Symboliquement, on compare souvent le corps à un temple. Et prendre soin de soi, ça peut être entretenir ce temple-là, le garder vivant, le garder respirant, harmonieux, sain. On peut au quotidien faire des gestes sacrés qui viennent nourrir notre corps, en l'écoutant, en se reposant. On peut venir entretenir ce lieu, ce moment, cet espace sacré pour soi, on peut l'entretenir au quotidien. Le sacré symbolise aussi un peu le sanctuaire, c'est un lieu assez intime, silencieux. où justement on va retrouver beaucoup de profondeur. C'est une des raisons d'ailleurs qui peut faire peur aussi, c'est justement dans le fait de prendre soin de soi comme un acte sacré, c'est prendre le temps de se retrouver, et le courage de se retrouver dans le silence. Ça peut faire peur, mais le silence c'est pas non plus le vide, il y a de la vie, il y a quelque chose qui demande à être écouté, qui demande à être entendu. Prendre soin de soi, c'est créer ce sanctuaire-là, cet espace intérieur où on peut aller écouter ses émotions, ses pensées et toutes ses vulnérabilités. Cela peut être symbolisé par un coin dans sa maison, un geste comme allumer une bougie, prendre son carnet, écrire, ou pas forcément, ou simplement fermer les yeux et respirer. Mais c'est surtout... par l'attitude intérieure de protéger cet espace en soi. Quand on prend soin de soi, on peut voir chaque geste bien comme une offrande, comme le fait de s'honorer, de s'honorer, d'honorer notre corps, d'honorer notre vie, notre âme, d'honorer la vie. Un simple le geste. Comme boire de l'eau, on peut vraiment se concentrer sur cette sensation et se dire que ça nourrit tout notre corps. Et d'honorer ça en fait, on est en train de se faire un cadeau, notre corps est constitué de plus de 70% d'eau, il a besoin de cette Ausha et à chaque fois qu'on vient lui donner, c'est se rappeler qu'on honore notre corps. C'est remercier, on peut vraiment d'un geste simple... en créer quelque chose de beau, de magique si on veut, à chacun de voir comme il a envie de faire, mais en tout cas de le faire en conscience. Ça peut être boire un verre d'eau comme le fait d'honorer la vie, ça peut être dormir comme rendre grâce à son corps, écrire comme déposer vraiment sa vérité, respirer, ça peut être se relier au souffle de la vie. Voilà, c'est des gestes qui sont ordinaires. mais qui peuvent devenir des rituels symboliques. Nous sommes des êtres vivants. La nature est vivante et on peut aussi voir cette connexion-là. Là, on rentre vraiment dans plus de profondeur, dans cet acte sacré de prendre soin de soi. C'est aussi de se relier à soi et de se relier aux autres et au monde. Dans de nombreuses traditions, le sacré est délimité. Il y a une frontière, un seuil à franchir. Prendre soin de soi, on peut le voir aussi comme du coup... apprendre à poser ses limites, comme je parlais tout à l'heure. Dire non ou dire oui. Protéger vraiment son énergie et ne pas se laisser envahir. C'est vraiment sacraliser son espace vital en fait. Le protéger, le sacraliser. Il y a une frontière à ne pas franchir et ça c'est comme un cocon qu'on se crée soi-même qui est toujours avec nous et que peu importe où on est ce que l'on vit. avec qui on est, n'importe quel moment, on peut s'y connecter. C'est quelque chose finalement aussi de très rassurant, de très sécurisant. C'est quelque chose que l'on peut se créer soi-même à l'intérieur de soi. C'est un espace, un sentiment, un refuge. Prendre soin de soi, c'est veiller sur cette flamme intérieure. Ne pas la laisser s'éteindre sous le poids du regard des autres, des exigences. extérieure, c'est vraiment veiller à ce que cette flamme, elle ne s'éteigne pas, qu'elle reste vivante, et pour ça, il faut aller régulièrement checker, est-ce qu'elle est sur le point de s'éteindre, donc elle a besoin d'être ravivée, où est-ce qu'elle en est en fait cette flamme-là, c'est prendre des rendez-vous avec soi-même, pour aller chercher en profondeur, pour comprendre, pour voir exactement là où on est. Est-ce qu'on s'y sent bien ? Et si oui, tant mieux. Et pourquoi ? Qu'est-ce qui fait qu'on se sent bien ? Et sinon, qu'est-ce qui fait qu'on ne se sent pas bien ? Et prendre le temps pour pouvoir réajuster, prendre de nouvelles décisions, pour bouger, remettre du mouvement, pour aller là où, et bien justement, notre flamme ne s'éteint pas, au contraire, elle brûle encore plus fort. Et pour ça... Il faut ralentir, il faut prendre le temps de revenir à soi, de s'écouter. Peut-être qu'au début, ce n'est pas facile, on a du mal. Est-ce que là, finalement, on arrive à s'écouter ? On entend des choses, on a des pensées, on a des ressentis, on ne sait pas trop d'où ça vient, qu'est-ce que c'est ? Eh bien, c'est de répéter ce geste, répéter un petit peu chaque jour. Et petit à petit, on va avoir les réponses. Acte de soin, c'est comme raviver cette lumière intérieure pour qu'elle continue de briller. Le sacré, c'est ce qui nous relie au visible, à l'invisible, à l'intime, à l'universel. Donc prendre soin de soi comme acte sacré, c'est honorer non seulement qui on est, son individualité, mais aussi tout ce qui circule en nous, la vie, ce qui nous relie aux autres et au monde. C'est se soigner soi-même, apprendre à se soigner soi-même, à se guérir soi-même. C'est entretenir la vie, notre vie, donc la vie. Là c'est vraiment des symboliques, que ce soit la symbolique du sacré comme le corps qui est un temple, le sanctuaire intérieur, de faire des rituels et d'honorer son corps, la vie. Il y a cette frontière également sacrée, cette lumière intérieure, et aussi cette symbolique de reliance, de reliance à la vie ou à la nature. Pour conclure, j'ai envie d'aborder plusieurs choses. Déjà, chaque geste posé en conscience devient une prière silencieuse. Quand je dis le mot prière, je ne parle pas encore une fois de religion, je parle vraiment de rituel. J'aime dire que... Je prie pour certaines choses, mais quand je dis je prie, c'est que j'ai une pensée, une intention, et pendant quelques instants, je vais vraiment mettre toute mon attention dessus. C'est ça pour moi, une prière. Et donc, pour conclure un peu avec cet acte de prendre soin de soi comme un acte sacré, j'ai envie d'aborder le fait qu'il y a plusieurs types de repos. Puisque prendre soin de soi passe beaucoup par le repos, par le fait de ralentir. J'avais envie de... de partager en fait les sept types de repos. Il y a le repos physique. En fait, le repos physique, c'est quoi ? C'est dormir, récupérer, permettre à son corps de refaire le plein d'énergie. Il y a également le repos mental. C'est faire des pauses pour calmer son mental. C'est vraiment réduire le brouhaha intérieur et extérieur d'ailleurs. Tout ce qui vient sur-stimuler. Le stress, c'est vraiment venir apaiser ces choses-là. Il y a également le repos émotionnel. C'est quoi ? C'est accueillir ces émotions, les exprimer, s'en libérer, de ne pas refouler ces émotions qui créent des tensions. C'est vraiment venir les accueillir et les libérer. Il y a le repos social. C'est choisir vraiment avec soin ces interactions. C'est limiter les contacts. qui nous drainent, les échanges qui nous drainent. Quand on côtoie certaines personnes, on se sent très fatigué. Ou le fait de voir plein de personnes plusieurs jours d'affilée, c'est peut-être trop. Donc c'est vraiment venir limiter ces interactions-là avec l'extérieur et se reconnecter à soi. Il y a également le repos sensoriel. C'est réduire les stimulations visuelles, sonores. C'est vraiment se ressourcer dans le silence ou dans la nature. Il y a également le repos créatif. C'est laisser place à son inspiration, à sa créativité, nourrir sa créativité, laisser place à son imagination. Et également, pour finir, le repos spirituel. Le repos spirituel, c'est se connecter à ses valeurs, à ce qui donne un sens pour nous, à la dimension justement sacrée de la vie. Voilà, prendre soin de soi, ça peut être plein de gestes. qui sont liées à ces différents types de repos que je viens de citer. On pourra aller plus loin en accompagnement. Dans mon accompagnement feeling, on va vraiment en profondeur aller voir comment prendre soin de soi et comment interagir avec soi-même et également avec les autres. Mais ça passe toujours par d'abord prendre soin de soi. Et pour terminer cet épisode, j'avais envie de faire un dernier partage personnel sur justement... Le cycle que je viens de terminer, donc en début de l'épisode, je parlais de retrouver mon indépendance à temps complet. J'avais besoin de m'offrir un repos, justement, physique, de prioriser vraiment mon sommeil et ma récupération corporelle, puisque dans le travail dans lequel j'étais et que j'ai arrêté, j'y ai mis beaucoup d'énergie, et physiquement, j'étais complètement épuisée. Pourquoi j'étais complètement épuisée physiquement ? C'est surtout parce que j'ai été drainée émotionnellement et énergétiquement, et du coup ça a eu un impact sur comment je me sens dans mon corps. Et donc là pour moi ces dernières semaines, ça a été vraiment de me reposer, de ralentir et d'écouter justement. J'avais envie de me créer de nouvelles routines, de nouvelles habitudes qui viennent nourrir mon corps, nourrir mes ambitions, nourrir... Me nourrir en fait. J'avais besoin de faire le point, alors j'ai expérimenté. J'ai même expérimenté tout l'inverse de ce que je souhaite réellement. Ça a été une expérience aussi, de voir qu'est-ce que ça me provoque en moi, de me coucher à 5h du matin, d'être sur mon téléphone tout le temps. J'ai ensuite arrêté ça, et là c'est vraiment de revenir dans le silence pour pouvoir vraiment écouter qu'est-ce que je ressens dans mon corps, qu'est-ce que mon corps a besoin. Parce que... Le corps est tellement bien fait. Le corps sait déjà, avant même notre mental. En fait, on ne l'entend pas. Et c'est vraiment en ralentissant, en faisant silence, qu'on arrive à entendre les messages de notre corps. Et il nous dit là où on doit mettre notre attention. Si on a une douleur à un endroit, c'est qu'on doit mettre l'attention à cet endroit-là. Il y a quelque chose derrière. On a toutes les réponses à l'intérieur de nous sur comment répondre à nos besoins. Comment répondre à nos aspirations, à nos ambitions ? Comment nourrir l'amour ? Comment nourrir notre sentiment de paix, de sérénité ? Comment nourrir nos relations ? On a toutes ces réponses à l'intérieur de nous, mais il faut savoir écouter. Il faut savoir ralentir pour pouvoir écouter. Et donc là, je viens de vivre plusieurs semaines, à expérimenter pas mal de choses, et j'ai eu du coup, grâce à ce silence, que j'ai fait récemment, des réponses sur qu'est-ce que j'ai réellement besoin, qu'est-ce qui me nourrit Je n'ai plus qu'à me faire une petite liste de ce que je retiens de ces expériences pour pouvoir en fait avoir ma ligne de conduite sur les prochaines semaines, mois à venir, pour que mon quotidien soit plus aligné avec ce que j'ai envie, avec ce que j'ai besoin, et que je me sente plus alignée, plus en paix, plus en joie de faire ce que je fais, et d'être qui je suis au quotidien. Vraiment le message que je veux faire passer c'est qu'on a le choix, on a le choix dans nos gestes, dans nos actions et si on prend un geste même simple, on peut le rendre sacré. Je t'invite vraiment à faire cette expérience et de prendre un geste simple et pendant 7 jours d'observer, observer ton énergie, observer ce que tu ressens, observer tes pensées et tu y verras peut-être de la clarté mentale. de la sérénité et de la fluidité dans tes choix. Au final, le soin n'est vraiment pas un luxe. C'est réellement un chemin d'ancrage, de vérité et de reliance à soi et au monde. C'est un chemin qui se nourrit de repos multiples et conscients. Prendre soin de soi, c'est reconnaître le sacré en soi et laisser le monde respirer à travers nous. Et si prendre soin de soi était un acte sacré ? Merci pour ton écoute. Que ces mots résonnent doucement et profondément. S'ils ont touché quelque chose en toi, tu peux partager cet épisode et laisser quelques mots pour faire vivre cette voix. Et à bientôt, dans Coeur Vulnérable.