Speaker #0Bienvenue dans Coeur Vulnérable, un espace où la vulnérabilité devient un chemin pour se relier, s'apaiser et se révéler. Je suis Lydie, et ici on prend le temps de ressentir, d'explorer ce qui vibre et de mettre des mots sur ce qui nous traverse. Ensemble, créons un espace de reconnexion. Hello ! Bienvenue, je suis heureuse de t'accueillir dans mon podcast. Dans cet épisode, je vais t'introduire mon univers. Je vais y aborder ma vision de la vulnérabilité et l'impact sur les émotions et les relations. Je vais te parler un peu de moi, t'amener à réfléchir et peut-être te bousculer un petit peu, ou bien te rassurer. Mais avant de rentrer vraiment dans le vif du sujet, j'avais envie de te poser une question. C'est quoi, pour toi, la vulnérabilité ? Je t'invite à faire pause quelques instants et à réfléchir à ce que ça te fait penser. Quels sont les mots qui te viennent à l'esprit ? Les images ? les questionnements, les souvenirs ou les croyances. Prends quelques instants. La vulnérabilité, qu'est-ce que c'est ? Je vais te parler en sens général, et ensuite je vais t'expliquer un peu plus ma vision personnelle. La vulnérabilité, c'est un état d'exposition émotionnelle qui s'accompagne d'un degré d'incertitude. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que c'est enlever ses masques, enlever sa carapace, afin de laisser l'autre voir qui on est réellement, et prendre le risque d'être attaqué, blessé par l'autre. Être vulnérable, ça demande deux choses. Ça demande beaucoup de courage et surtout beaucoup d'amour pour soi et pour l'autre. Et ça demande également une grande foi, car il y a une incertitude derrière, parce que l'autre nous accueille tel que l'on est. La première partie, le courage et l'amour, c'est vraiment... Être soi-même. Être soi-même, se montrer, s'exposer, s'exprimer, montrer qui on est. Et il y a la deuxième partie, c'est l'incertitude de ce que l'autre va penser de nous. La première partie, c'est vraiment nous avec nous-mêmes. On vient, on est nous, on ne se pose pas de questions. Et la deuxième partie, c'est comment l'autre va accueillir qui on est, comment on se montre, ce qu'on dit, ce qu'on exprime. On n'a aucun contrôle sur ça. On n'a aucune idée de comment ils vont réagir, de s'ils vont nous accepter ou nous rejeter. Mais la seule façon de le découvrir, c'est de se montrer, de s'exposer, de prendre le risque. La vulnérabilité est souvent comparée à la faiblesse. Et la faiblesse, c'est un manque de puissance. Mais là, je ne suis pas d'accord. Parce que pour moi, la vulnérabilité, c'est avoir le courage d'affronter qui en est soi-même. et de le montrer, le courage de le montrer. Et à partir du moment où il y a du courage, il y a de la puissance. Donc qui dit puissance, dit contraire de faiblesse. Donc la vulnérabilité n'est tout sauf une faiblesse. La vulnérabilité c'est vraiment exposer son imperfection. Et on voit qu'aujourd'hui, avec Instagram, les réseaux, on utilise des filtres. Il y a tout un apogée qui se fait sur le summer body. On poste les photos de nos best life, montrer le positif, montrer le beau, montrer la joie. On se montre sous son meilleur angle, sous son meilleur jour. Mais montrer l'envers du décor, c'est pas très fun. Pourtant, c'est vrai, c'est réel. Et c'est tout aussi beau, voire même encore plus beau. Parce que c'est touchant. Ça crée de l'émotion, de la compassion, c'est vivant, c'est inspirant. Ça ne veut pas dire s'exposer à tout le monde tout le temps. D'ailleurs, la vulnérabilité, pour qu'elle s'exprime, elle demande à être en sécurité. Une sécurité intérieure qui n'a pas besoin d'attendre que toutes les conditions extérieures soient réunies. Même si, il est vrai que pour commencer... créer des conditions extérieures favorables peuvent grandement aider à dévoiler sa vulnérabilité. Être vulnérable, c'est avoir conscience de ses propres limites. C'est également reconnaître et admettre ses émotions, ses peurs, ses incertitudes. C'est être soi-même sans chercher à jouer un rôle. c'est également partager ses pensées, ses sentiments, lorsqu'on en ressent besoin. Être vulnérable, c'est être dans le cœur en fait. C'est simplement être soi, se montrer, s'exposer, c'est dire sa vérité. D'ailleurs, l'intelligence émotionnelle a un rôle important dans le fait d'oser sa vulnérabilité. Parce que plus on a conscience de son monde intérieur, plus on a de choses à partager, et plus on explore son monde intérieur, plus on développe sa capacité à relationner. Alors, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire accueillir, comprendre et accepter. Alors s'accepter déjà soi-même, et également accepter l'autre. La vulnérabilité renforce l'intelligence du cœur. Et vice-versa. L'intelligence du cœur renforce la vulnérabilité. Donc si on revient à la définition, une personne vulnérable, c'est souvent une personne qui peut être blessée ou attaquée. Effectivement. Mais ça n'est pas que ça. Après tout ce que je viens de partager, on voit vraiment la puissance de la vulnérabilité. On ne voit pas que le côté prendre le risque d'être blessé. Du coup le côté un petit peu plus... Bah qui fait peur en fait. La vulnérabilité fait peur parce qu'il y a un risque derrière. Mais si on se concentre principalement sur soi et sur l'amour, c'est-à-dire parce que j'aime la personne, j'ai envie de lui montrer qui je suis. Et l'objectif, c'est qu'elle me voit comme je suis, et que si elle m'aime comme je suis, alors là, il y a une connexion incroyable qui se crée. Mais si je lui montre une version biaisée de moi et qu'elle m'aime, et que cette personne en retour aime cette version biaisée de moi, il n'y a pas une connexion profonde qui se crée. Parce qu'avec nous-mêmes, on a mis une barrière, et du coup, on a mis une barrière avec l'autre. Donc si on se concentre sur la partie... Sur l'amour, sur l'amour de soi et l'amour de l'autre, on voit la beauté de la vulnérabilité. On voit la beauté cachée de la vulnérabilité, puisque la vulnérabilité ce n'est pas que un risque, mais c'est l'amour. C'est l'amour, c'est la puissance. Il y a du beau. C'est la vulnérabilité qui crée des connexions profondes, sincères. J'ai envie de te parler un petit peu de mon expérience. D'une fois où j'ai été vulnérable et où à la fois c'était puissant et impactant. C'était lors d'un séminaire de développement personnel. Il y a eu un moment où il y avait une scène libre avec un micro, et on avait l'occasion de partager ce qu'on avait envie. Je me souviens encore de tout ce que j'ai ressenti. J'avais envie d'y aller, de prendre la parole. Mais je ne savais pas pourquoi je suis restée clouée sur ma chaise. et je ressentais plein de choses dans mon corps. J'avais la gorge nouée, j'avais chaud, j'avais des difficultés à respirer, et j'étais dans cette dualité de j'ai envie d'y aller, j'ai envie de partager des choses, mais en même temps je ne savais même pas vraiment quoi, comment, et j'avais peur. J'avais peur, je voulais pas me lever, me retrouver devant tout le monde et me dire « en fait, je sais pas ce que j'ai à dire, je sais plus, de perdre mes mots, et qu'en plus ce que je dise, ça soit pas tellement cohérent et intéressant. » Et à un moment donné, le coach dit On prend une dernière personne. S'il y a encore quelqu'un qui veut prendre la parole, qu'elle se lève. Et là, je me lève. Mon corps m'emporte jusqu'au micro sur la scène. Et je me revois comme si c'était hier. Je prends le micro, je me retourne. Et je dis « Waouh ! » C'est impressionnant. C'est impressionnant. Je me retrouve là devant tout le monde et je me dis ok, en fait je ne sais même pas ce que j'ai envie de dire, mais j'ai commencé par exprimer ma gratitude d'être là, de faire ce séminaire. Et petit à petit, j'ai parlé de mes gratitudes, j'ai parlé de mes réussites. Et au fur et à mesure, je me sentais de plus en plus à l'aise et j'ai commencé à parler de mes doutes, mes incompréhensions. de mes peurs, et donc de mes problématiques du moment. Et là, je me mets à pleurer. Je me mets à pleurer parce que ça me touche, parce qu'à ce moment-là, effectivement, j'avais une problématique qui me tenait à cœur, et je me sentais un peu perdue avec. Et le fait de m'exprimer comme ça, de partager ça, l'émotion est montée, et je n'ai pas caché, je n'ai pas retenu, j'ai laissé. J'ai laissé et bizarrement je ne me suis pas sentie gênée de pleurer devant tout le monde. J'étais à la fois à l'aise et en même temps un petit peu pétrifiée parce que je me disais qu'est-ce qui va se passer ensuite ? C'était ok pour moi d'exposer ma vulnérabilité. C'est juste qu'après coup, c'est ce que je disais, la vulnérabilité il y a le fait de s'exposer, s'exprimer. d'être qui on est, et c'est exactement ce que j'ai fait. Et d'une autre part, il y avait un risque, le risque de qu'est-ce que les autres vont dire, qu'est-ce qu'ils vont penser, quel va être le retour derrière en fait. Et je me suis fait donc coacher devant tout le monde. Ça m'a beaucoup apaisée, ça m'a beaucoup aidée. Et je suis retournée m'asseoir. J'étais fière et soulagée. Et à la fin, il y a des personnes qui sont venues me voir. Elles m'ont remercié du partage que j'avais fait. Ces personnes se sont soit retrouvées en moi, soit ont compris les choses grâce à ce que j'ai dit. Il y a eu un impact en tout cas. Il y a eu un impact, elles se sont senties moins seules. Elles m'ont trouvé courageuse, impactante, inspirante. J'ai eu des retours incroyables. C'est ça, la puissance de la vulnérabilité. Ce jour-là, je me rappelle, j'étais bien habillée, blazer, pantalon fluide, noire, classe. J'étais discrète, mais souriante. Je m'étais mise au premier rang. Et en fait, je me suis mise à nu devant tout le monde, devant 30, 40 personnes. J'ai pris le micro, je me suis exposée. J'ai montré qui j'étais à l'instant T, derrière mes habits. tout classe, tout bien habillé, tout cadré, qui donnait du coup une toute autre image de moi, et bien grâce à ma vulnérabilité, j'ai créé des connexions. Des connexions avec des personnes, j'ai créé un impact chez les personnes, parce que j'ai été moi-même, pleinement. Aussi douce qu'ambitieuse, aussi sérieuse qu'originale, et aussi sensible qu'impactante. C'est ça la vulnérabilité, c'est ça la beauté cachée de la vulnérabilité. Il y a un risque, oui, mais parfois oser prendre ce risque ça vaut le coup. J'ai envie maintenant de te parler de pourquoi et comment je suis amenée, j'ai été amenée à créer ce podcast. Ça faisait quelques mois que j'avais mis un petit peu en stand-by pas mal de choses au niveau de mon entreprise. J'avais besoin de faire le point. Et en mettant tout bout à bout, en repensant à tous mes projets, toutes mes idées, à tout ce que j'avais parcouru jusqu'à maintenant, à tout ce qui me tenait à cœur également. Et grâce aussi au retour de mes proches et de personnes qui me connaissaient, qui me connaissent depuis longtemps, et même les personnes qui me connaissent depuis moins longtemps, que j'ai rencontrées depuis peu. En repensant à tout ça, j'ai compris, j'ai mis bout à bout et j'ai vu le point commun. Et le point commun c'est la vulnérabilité. De tout ce que je fais, que ce soit dans le pro ou dans le perso. ma vision de la vie, les choses qui sont vraiment importantes pour moi au quotidien, les valeurs qui me portent, c'est lié à la vulnérabilité. Et pourquoi le podcast est donc cœur vulnérable ? Comment cœur vulnérable est né ? Eh bien c'est un rapport avec la voix, le fait de porter sa voix, d'oser porter sa voix, d'oser... parler, d'oser s'exprimer, d'oser être soi et de le montrer, d'oser parler de sa vérité, d'oser mettre en avant, eh bien, ma vision et tout mon chemin parcouru. Le podcast me semblait vraiment le meilleur moyen de le faire. Effectivement, j'ai eu confirmation grâce justement du moment où je me suis décidée de faire ce podcast. Alors j'ai rencontré autant d'obstacles que de signes et de synchronicité. C'est assez fou d'ailleurs, c'est vraiment assez fou. Ça a réveillé beaucoup beaucoup de choses en moi. Il y avait effectivement, on créait un podcast, ça criait, voilà. J'avais une peur de me dire, en fait, je ne sais même pas comment faire, quoi faire. Il y a plein de choses à mettre en place. Et puis, voilà, à quelle fréquence je vais faire mes épisodes, de quoi je vais parler, pour que ça ait un sens. Parce qu'effectivement, quand je me suis lancée d'ailleurs dans l'entrepreneuriat, avant de faire ma petite pause pendant quelques mois, Je parlais de beaucoup de choses, de beaucoup de sujets, je suis très curieuse de nature, très curieuse. Tout ce qui est dans le bien-être, holistique, les soins énergétiques. Du coup je suis dans le massage, donc voilà tout ce qui est massage. Mais également développement personnel, spirituel, beaucoup de choses. Et donc plus je découvrais, plus je parlais de ce que je découvrais en fait. Mais il n'y avait pas un... C'était pas très structuré, ça partait un peu dans tous les sens. C'est ok, j'ai fait ce chemin, c'est grâce à tout ce chemin, à toutes ces petites découvertes que j'ai faites et que j'ai partagées, qui étaient peut-être décousues au début. C'est grâce à ça qu'aujourd'hui, j'arrive à faire le pont et à tout rassembler. Et à créer quelque chose de plus cohérent, de plus aligné, de plus... concret aussi, également. Et donc quand j'ai décidé que j'allais lancer mon podcast, je me suis posé toutes les questions à se poser, voilà, de quoi je veux parler, à quelle fréquence, etc. Toutes les questions un petit peu techniques. Et plus j'avançais, plus je me disais "waouh, mais en fait c'est vraiment juste, je sens que… que je vais pouvoir enfin exprimer ce que j'ai envie" , de cette manière ça me parle, plutôt que de faire des posts à rallonge sur Instagram. Je n'arrivais plus, j'étais un peu déconnectée de ça, je voulais faire autre chose, différemment. Et tout semblait s'aligner parfaitement avec justement, regrouper tout autour de la vulnérabilité. Et je me suis dit, ben waouh, ça y est, c'est bon, c'est ça. Et plus j'avançais, plus j'avais... Je le sentais vraiment aligné, je sentais la joie m'habiter, ça vibrait, c'était fluide. Toutes les questions à se poser pour créer le podcast, j'y répondais très facilement. C'était fluide, vraiment. Et puis, plus j'avançais, plus là, les obstacles commençaient à arriver. Et j'ai commencé à avoir des... des souvenirs qui sont remontés, des peurs. J'ai même fait des cauchemars. Des cauchemars où je voyais des ombres, des choses qui voulaient m'empêcher de parler, m'empêcher de prendre cette direction. C'était assez fort. C'était assez fort, j'en ai fait plusieurs. Et quand je me réveillais, j'étais un peu perturbée pour être honnête. Je me disais mais qu'est-ce que ça veut dire tout ça ? Qu'est-ce qui se passe ? Pourtant, je suis hyper alignée à ça. J'ai très envie et je sens que c'est juste. Et en même temps, pourquoi j'en fais des cauchemars ? Je ne comprenais pas trop. Et au final, il y a un moment donné où tout est remonté et je me suis mise à pleurer. À pleurer. Je ne comprenais pas encore vraiment qu'est-ce qui se passait. Je me disais, mais qu'est-ce qui m'arrive en fait ? Je ne me rendais pas compte à quel point créer un podcast, créer mon podcast, lancer mon podcast allait me faire autant travailler sur moi. Je n'imaginais pas à quel point j'étais en train de guérir des choses. Quand j'étais plus jeune, j'avais cette sensation que ce que je disais, ce n'était pas important. Que ce que je disais, ce n'était pas intéressant. qu'il fallait qu'on me pose des questions, qu'on m'autorise à prendre la parole pour que je puisse m'exprimer. Et encore, même quand on le faisait, j'avais l'impression que je devais toujours lisser un peu mon discours, pour ne pas blesser, pour ne pas déranger, pour être acceptée, pour être comprise, pour être aimée. Et c'est là que j'ai compris tous ces souvenirs qui remontaient. Tous ces cauchemars que je commençais à faire, même si je sentais que c'était hyper aligné pour moi, il y a une part de moi qui disait « mais attends, en fait, tu vas prendre la parole, tu vas exprimer des choses qui te tiennent à cœur, tu vas les publier publiquement, mais en fait, il y a un risque, c'est dangereux, tu risques de blesser des personnes, tu risques d'être critiquée. » Là, c'est dangereux, tu t'exposes un peu trop. Et waouh, je me suis pris une claque. Je me suis pris une claque. Et je me suis dit, ok, je comprends et je ressens. Je ressens, j'ai une part de moi qui a peur. Mais la peur ne m'arrête plus aujourd'hui. J'ai beaucoup cheminé pour en arriver là. La Lydie, il y a quelques années, serait très fière de dire « Waouh, tu l'as fait » . J'ai beaucoup cheminé parce qu'avant, effectivement, j'aurais abandonné. J'aurais abandonné, c'est trop risqué. Peur que des personnes prennent mal ce que je vais dire, interprètent à leur façon, mais du coup, que ça les blesse ou que... Que je ne sois pas aimée, pas appréciée, critiquée, rejetée, etc. Et c'est un trop gros risque, que avant je n'étais pas prête à prendre. En tout cas, publiquement comme ça, c'est un gros step. Être vulnérable avec ses proches, c'est quelque chose. Mais être vulnérable au grand public, c'est encore autre chose. Mais en fait, c'est là que j'ai compris et je me suis dit, mais en fait, c'est exactement ça que je vais faire passer comme message. C'est exactement là que je vais pouvoir impacter les personnes. C'est en fait en faisant quelque chose que je n'ai jamais fait, en inspirant, en ouvrant la voie, me dire que oui. J'étais une petite fille timide et réservée, très discrète, qui parlait peu, qui rentrait dans les cases, qui suivait le groupe, qui avait beaucoup de peur, qui se limitait, qui n'osait pas s'exprimer, qui avait peur d'être rejetée, critiquée, mise de côté. qui avait peur de blesser, et qui s'était enfermée dans une bulle, lissait son discours. J'étais cette petite fille, et aujourd'hui je suis là. Aujourd'hui je suis là, je lance mon podcast, je porte ma voix. J'ose parler de ce qui me tient à cœur, j'ose parler de ma vision des choses. J'ose dire ma vérité, j'ose m'exposer. Oser incarner sa vulnérabilité. Jusqu'au bout des doigts, en assumant qui on est partout où on va, ça c'est de la vénérabilité. Pour conclure, la vulnérabilité, c'est une qualité. C'est également une capacité. Et en plus d'être une capacité qu'on peut travailler, c'est un cheminement. Et une réponse à beaucoup de choses. La vulnérabilité répond à tellement de questions. Et c'est pour ça que pour moi c'est si important, et c'est pour ça que dans ce premier épisode, je voulais vraiment expliquer, en tout cas aborder, ce qu'est la vulnérabilité pour moi, mais dans tous les épisodes que je vais partager. On va en reparler, on va développer, je vais développer tout ça. Et la vulnérabilité, comme je disais, répond à plein de questions. C'est là que j'ai compris la puissance et la profondeur de ce qu'est la vulnérabilité. La vulnérabilité, elle répond à des questions comme: quelle est ma place ? Quel est mon chemin ? Quelle est ma mission ? Et oui, parce que pour ça, il faut vraiment avoir le courage de se faire face. De se faire face à soi-même, c'est carrément flippant. C'est carrément flippant, c'est troublant même. Mais c'est grâce à ça qu'on peut trouver toutes nos réponses. C'est en se faisant face, en étant honnête avec soi-même, et avec ce qu'on ressent réellement. Se poser les questions du style, est-ce que je suis bien là où je suis ? Est-ce que ce que je suis en train de faire, ça me correspond ? Est-ce que les personnes qui m'entourent nourrissent ma vision ? Est-ce que je me sens réellement bien ? Ou est-ce qu'il y a quelque chose qui ne va pas ? Qu'est-ce qui me correspond profondément ? Tout ça c'est la vulnérabilité. Il y a le fait d'être vulnérable avec soi-même, c'est d'enlever son propre masque, et de se regarder dans le miroir, de se regarder en face, et de voir toutes nos parts. Parce que pour moi on n'est pas séparés. C'est-à-dire que même là quand j'expliquais j'étais la petite fille timide, réservée, etc. Il m'arrive encore d'être cette personne. Il y a encore des moments où je suis timide et réservée et dans mon coin. Et où je ne m'exprime pas. Je rentre dans le moule, je suis. Il y a des moments où je suis encore comme ça. Ça fait partie de moi. C'est une part de moi. Mais ça ne me définit pas. C'est pas parce que parfois je suis comme ça que je ne peux pas être aussi une leader qui prend sa place et qui incarne, qui elle est et qui impacte. Je peux très bien être les deux. Et j'ose me regarder en face et j'ose me dire et m'accepter et me dire « Ok, je te vois. Je me vois. Je suis ça, mais je suis ça aussi. Je ne me voile pas la face. » J'ai fait des erreurs, je les reconnais. Mais je reconnais aussi les belles parts de moi. Parce qu'il y a des personnes qui ont du mal à voir ce qui est un petit peu moins beau, on va dire. Mais il y a des personnes qui ont du mal à voir ce qui est beau aussi. Et en fait, être vulnérable avec soi-même, c'est être honnête avec soi-même, et c'est voir toutes ces parts-là, c'est les reconnaître. On peut ne pas être ok, on peut dire, ben voilà, cette part-là, j'ai du mal avec ça, mais en fait, ça fait partie de moi. C'est une partie de moi, mais ça ne me définit pas. En tout cas, la vulnérabilité, c'est vraiment... Être honnête avec soi-même, être sincère, être vrai, être réel en fait. Ça commence déjà avec soi-même, et ensuite c'est être vulnérable avec l'autre. C'est oser se montrer, oser montrer toutes ses parts à l'autre. Et parfois même, et même souvent, c'est grâce à l'autre que je vois mes parts à moi. dans les relations aux autres, que je me reconnais et que je me vois. Et de là, je peux dévoiler ma vulnérabilité. Je peux m'observer. Donc, si la vulnérabilité était la clé du bonheur, la clé des relations épanouies et de la paix intérieure, qu'en penses-tu ? En tout cas, moi je trouve que la vulnérabilité, ça ouvre vraiment des portes de connexion. Connexion à soi-même, connexion à l'autre, connexion à la vie, connexion à ce qu'il y a de plus grand que nous. Et finalement, c'est vraiment être courageux. Et je trouve ça beau. Je trouve ça tellement beau, tellement plus beau des personnes qui osent être vulnérables. Et si la vulnérabilité était the new sexy ? Merci pour ton écoute.