- Speaker #0
Mesdames et messieurs, bienvenue à bord du podcast Comme un expat. Installez-vous confortablement, notre commandant de bord, Kéron, vous guidera à travers un tout nouvel épisode entre récits inspirants, conseils pratiques et réalité de la vie à l'étranger. Préparez-vous pour le décollage, bonne écoute.
- Speaker #1
Salut Marion, salut Ewen, comment ça va ?
- Speaker #2
Salut, ça va bien et toi ?
- Speaker #1
Ça va, ça va, la forme ?
- Speaker #2
Ouais, ouais, bon.
- Speaker #1
Merci beaucoup d'avoir accepté de passer sur mon podcast. Ça me fait super plaisir de vous recevoir. En plus, on en parlait un petit peu en off, mais vous êtes mes invités avec le plus grand décalage horaire. Donc, je ne sais pas s'il y a un trophée pour ça, mais félicitations à vous. On a fait 13 heures de décalage horaire. J'ai battu mon record.
- Speaker #2
C'est pour ça que tu nous dis bonjour et non,
- Speaker #1
tu dis bonsoir. Chez vous, il est 21h, c'est ça ?
- Speaker #0
21h30 là,
- Speaker #2
exactement. 22h quasiment.
- Speaker #0
Et toi, il est quelle heure là ?
- Speaker #1
Il est 8h du matin, 8h30.
- Speaker #0
En tout cas, merci à toi de nous recevoir.
- Speaker #1
Avec grand plaisir. Est-ce que vous pouvez vous présenter en quelques mots pour nos auditeurs ?
- Speaker #0
Oui, alors je vais commencer. Je m'appelle Marion Jumeirah, j'ai 25 ans, je suis psychologue clinicienne et psychothérapeute à Hong Kong. Moi, je suis bretonne.
- Speaker #2
De base, je viens de Saint-Malo. Et Wayne Salin, même chose, breton d'origine, mais de l'autre côté de la Bretagne, du Finistère. 23 ans et en études de finances actuellement.
- Speaker #1
Incroyable. Déjà, comment vous vous êtes rencontrés ? Et ensuite, comment vous avez décidé de partir à l'étranger ? Qui a eu l'idée ?
- Speaker #0
Justement, c'est une sacrée histoire. On s'est rencontré, on était tous les deux à Rennes, donc moi je venais de finir mes études, et Wen venait de finir sa licence, donc moi mon master. Et en fait on s'est rencontré, on savait très bien que tous les deux on allait partir, et Wen savait que c'était Hong Kong, moi je me cherchais encore un peu, et ensuite j'ai su que c'était Taïwan. Et donc comme on savait qu'on allait partir, on a passé l'été ensemble et on s'est dit « Bon, on va pas faire quelque chose à distance, ça n'a pas de sens, on a tous les deux… » de vivre pleinement à l'étranger seule, c'est nous-mêmes. Et en fait, quand on est arrivés tous les deux à Taïwan et à Hong Kong, on s'est envoyé des messages et on s'est dit qu'on se revoit. En fait, on est amoureux. Je suis venue le voir à Hong Kong, on est allés en Thaïlande ensemble, on est venus le voir à Taïwan. Et ensuite, ça a fait les prémices d'une envie de retourner ensemble, en couple, un projet ensemble, on a évoqué Hong Kong.
- Speaker #1
D'accord. Donc ce que je comprends bien c'est qu'au début vous avez chacun vécu un peu votre aventure de votre côté et ensuite au fur et à mesure que vous voyez vous avez décidé de vivre ça ensemble ?
- Speaker #2
Ouais bah en fait l'histoire c'est que moi je partais on s'est connu à Rennes vraiment très rapidement mais moi je partais en échange avec Sciences Po donc j'étais à Sciences Po Rennes et je partais en échange à Hong Kong et Marion finissait son master, avait une envie de prendre les voiles assez importante. Et du coup, elle est partie avec un PVT à Taïwan sans même savoir que Taïwan, c'était au sud de la Chine aussi. Donc, c'était à côté. Et donc, à partir de ce moment-là, on a pu continuer à se revoir. Et c'est ça qui a fait que, durant mon échange et durant qu'elle était à Taïwan, on a continué de se rapprocher. Et puis, en France, on a emménagé ensemble de retour.
- Speaker #1
Incroyable. Ça, c'est des histoires de films que j'adore entendre. C'était quoi qui vous a poussé, séparément, à vouloir partir de la France ? Quand je dis séparément, c'est-à-dire, c'est quoi qui t'a poussé à partir ? C'était quoi les raisons ? Et pareil pour toi, Marion, c'était quoi tes raisons ? Est-ce que vous aviez des raisons similaires ou c'était des raisons qui sont complètement différentes ?
- Speaker #0
Alors, je pense que pour moi, c'était vraiment l'aspect Bac plus 5 en psycho. Je pense que pas mal de personnes le savent, mais en psychologie, ça intéresse pas mal de personnes. C'est vraiment des études qui sont passionnantes. Il y a une sélection master qui est très importante. Et donc, j'en ai vraiment chié. C'est vraiment le simple que j'ai tout donné. Et donc, je suis vraiment contente d'avoir réussi à aller au bout. Mais en fait, j'avais l'impression d'être jeune, de ne pas comprendre ce que ça représentait la psychologie, d'être trop académique. Et donc, d'être vraiment une psychologue qui, en fait, essayait de faire la bonne élève et qui ne savait pas ce que c'était vraiment l'humain. de découvrir, d'avoir des questions culturelles, des barrières psychologiques liées à une communauté spécifique. Vraiment, j'étais dans mon petit monde. Et donc je me suis dit, il faut que tu bouges, il faut que tu ailles autre part. Et Taïwan, ça m'a remis aussi sur l'aspect de, j'ai énormément à apprendre des autres. pas faire de la psychologie de comptoir ou de la psychologie super stricte et avant tout de faire des rencontres humaines.
- Speaker #2
Donc moi, c'était vraiment pour ça. D'accord. Et moi, de mon côté, comme je t'ai dit, du coup, c'était vraiment le côté échange qui m'a un peu poussé à aller à Hong Kong. Je n'avais pas du tout prévu de partir là-bas pour une raison particulière, à part partir à l'étranger. Du coup, je suis parti avec un pote. Mais du coup, pas de raison particulière, à part qu'il fallait partir et que lui, du coup, m'avait chauffé sur Hong Kong, que, apparemment, c'était cool, tout ça. Mais tous les deux, on n'avait jamais mis en pied, même en Asie, tout court. Donc, pas de raison particulière à ce moment-là, en tout cas. Mais voilà.
- Speaker #1
D'accord. Et là, ça fait combien de temps que vous êtes sur Hong Kong ?
- Speaker #0
Alors, moi, personnellement, ça va faire... C'est une question de comment, quelque chose comme ça ? Et même, tu es arrivé sur le groupe deux semaines avant moi.
- Speaker #2
Oui, c'est ça, moi fin août 2020.
- Speaker #1
D'accord. Donc, c'est récent pour vous ?
- Speaker #0
Oui, c'est super récent. C'est vraiment… Alors, on aura l'opportunité d'en parler un petit peu, mais c'est vrai que ça s'est passé aussi… Il y a eu, en fait, un gros effet de surprise avec de très, très bonnes nouvelles. C'est vraiment parti du fait qu'Ewen ait été pris à Polytechnique, donc une top université en Kong avec Yoongi. très grosse opportunité et on a préparé en à peine quelques mois durant l'été notre départ. On s'est fiancé aussi avant de partir. C'est passé tout de suite. Waouh !
- Speaker #1
Incroyable !
- Speaker #0
C'est ça, c'était vraiment une course à l'opportunité, à l'expérience. Donc ouais, en fait on ne s'y attendait pas du tout.
- Speaker #2
Ouais, c'est ça. Il n'y avait pas eu de plan particulier, à part que voilà, j'avais postulé dans des universités parce que je voulais partir de la France. Et ce n'est même pas le fait de vouloir partir particulièrement de la France en réalité. C'est beaucoup plus le fait de me dire, « Waouh, j'ai vu Hong Kong pendant un an. Pendant mon échange, ça a été une expérience incroyable. Et je voulais surtout y retourner, en fait. »
- Speaker #1
Tu m'étonnes. En plus, mes auditeurs le savent, et on en parlait aussi en off. J'avais aussi dit que, dans le premier épisode, quand j'ai lancé le podcast, je m'étais présenté, j'avais expliqué que j'avais aussi vécu, j'avais eu la chance de vivre à Hong Kong. Et c'est ce qui a aussi poussé mon désir de continuer à partir à l'étranger, parce que voyager, partir à l'étranger, c'est vraiment une expérience qui... qui est enrichie. C'est pour moi l'une des meilleures expériences humaines. Et je sais à quel point Hong Kong, c'est une ville qui est incroyable. Donc je sais que vous allez kiffer. Il y a plein de choses à faire. Bon, après, on aura le temps d'en parler, mais il y a plein de choses à faire. C'est une superbe ville avec ses défauts aussi, comme toute ville d'ailleurs. Mais en tout cas, c'est vraiment une belle expérience. Et ça change complètement en termes de culture de ce que nous, on peut connaître de la France. Parce que pour le coup, là, c'est vraiment noir et blanc.
- Speaker #2
Ah oui, oui, oui. Moi, pour parler de mon expérience, quand je suis arrivé à Hong Kong il y a deux ans, donc pour un an d'échange, c'était assez violent. Surtout que voilà, il y a deux ans, j'étais jeune, j'avais appris beaucoup de choses en tout cas entre ce temps-là et j'étais vraiment plein de fougue, comme je le suis toujours, mais vraiment à une époque où, comme Hong Kong, tu l'as vu, c'est une vie qui va très très vite, ça va mieux, il y a plein de choses à faire. pour moi c'était hyper violent la différence avec la France en tout cas tout ce que j'en connaissais Rennes,
- Speaker #1
la Bretagne et justement toi qui parles de Rennes et de la Bretagne quand tu fais ce changement et c'est une question que je vous pose à tous les deux quand vous passez d'une ville et d'une région un peu pas petite mais c'est pas Paris à Hong Kong, la grande ville avec des buildings de partout du monde de partout, du bruit des... C'est quoi vos premières sensations quand vous arrivez ? C'est quoi le premier feeling ?
- Speaker #0
Je vais peut-être dire un truc un petit peu... C'est vrai que moi, le premier truc, c'est... Il y a énormément de stimulation. Au Rennes, finalement, ça reste une... Même si c'est la capitale de la montagne, ça reste quelque chose de assez simple. On fait vite autour du petit bourg. Et donc, effectivement, ne pas avoir passé l'étape Paris parce qu'on pensait la faire... effectivement avant de venir en Chine, ou particulièrement en Hong Kong, je me suis dit mais c'est une stimulation de parfum visuel, même je ne sais pas si tu te rappelles, petite phase spatio-temporelle, si tu te rappelles quand tu passes en fait les piétons, tu as du bruit pour te dire, je pense que le piéton il faut arrêter, quand est-ce qu'il faut encore passer, quand c'est vert, quand c'est rouge, donc tout est visuel, auditif, olfactif, parce qu'il y a énormément de foudre en fait sur la street, tu vois, sur la rue. Et donc c'est vrai que waouh, ça fait beaucoup, beaucoup d'informations, j'avais pas du tout l'habitude de ça. Donc moi ça a été vraiment essayer de ne pas trop me fatiguer dans tout ce... Cette masse d'informations,
- Speaker #1
d'essences. Bien sûr. On ne le dit pas souvent, mais c'est vrai que quand tu passes d'un... Alors, pour ceux qui vivent à Paris ou dans des grandes villes en France, étant parisien, je vais souvent évoquer Paris, mais c'est le même cas pour Marseille, pour Lyon, bref, toutes les grandes villes. Mais c'est vrai que quand tu vas d'une ville un peu plus reculée, d'un village, et que tu passes à une grande ville... C'est vrai que c'est… Déjà, quand tu fais un petit village Paris, ce n'est pas facile. Alors, quand tu fais un petit village et tu vas à Hong Kong ou à New York, c'est encore pire parce que vraiment, c'est ce que tu expliquais. C'est la quantité d'informations, la quantité de choses qui se passent en même temps entre les voitures, les klaxons, les bruits, les gens. Ce n'est vraiment pas facile à digérer. Comment vous… Quand vous arrivez, comment vous trouvez… Alors, ce que j'appelle moi les bases de l'expatriation, c'est-à-dire votre appartement, comment vous le trouvez ? Parce que quand tu es en couple, forcément… Moi, par exemple, quand je me suis installé à Toronto, je n'ai pas pris un appartement tout de suite, j'ai fait de la colocation. Parce que quand tu sors de la France, la colocation, ça se fait énormément. Encore plus quand tu viens d'arriver dans la ville et que tu n'as pas forcément des gros moyens. Quand c'est en couple, c'est un peu plus différent. Tu ne peux pas forcément faire une coloc, parce que tu es déjà avec un coloc, entre guillemets, qui est ton partenaire. Donc forcément, il faut un appartement pour vous. Comment vous trouvez cet appartement-là ? Comment vous trouvez vos premiers jobs ? Même si je sais que toi et Wanda t'es un... tu es en études actuellement, mais est-ce que tu travailles à côté ? Et est-ce que vous arrivez rapidement à faire des premières connaissances, et notamment des Français ? Et ça va me donner une deuxième question. Est-ce qu'il y a beaucoup de Français à Hong Kong ?
- Speaker #2
Pour s'installer, nous, on était obligés, comme tu dis, de trouver un appartement, on était tous les deux. On a trouvé ça avant d'atterrir. Donc nous voilà, on est passé par Airbnb, on avait l'expérience déjà de savoir qu'à Hong Kong les loyers sont très très chers, car c'est même toujours aujourd'hui la première ou deuxième ville la plus chère du monde après Singapour. Donc voilà, on a trouvé Airbnb sur l'application, c'est un petit appartement qui nous fait à peu près 15 mètres carrés, et qu'on paye quand même avec 15 mètres carrés, 10 mètres carrés habitables. et qu'on paye 1 100 euros à peu près par mois. Donc ça fait peu, c'est sûr. Mais c'est la réalité, après, aussi, du terrain. On n'est même pas dans l'endroit le plus huppé de Hong Kong. Et, Mario, je te laisse peut-être expliquer comment on a fait nos premières connaissances en France avec des Français.
- Speaker #0
La communauté française, elle est très importante, vraiment. On m'a plusieurs fois dit, même quand j'étais en contact avec des étrangers de d'autres pays. On a souvent montré qu'à Hong Kong, ils voyaient beaucoup de français, qu'ils avaient déjà rencontré des français, qu'ils connaissaient des français. Donc il y en a vraiment beaucoup, ça c'est vraiment une force, une ressource qu'on a sur Hong Kong. Personnellement, avec Yvonne, on s'est directement tournés vers les organisations qu'il peut y avoir à Hong Kong. Donc il y a l'UFE, l'Union des Français à l'étranger, il y a Hong Kong Accueil, le Cours Chula aussi qui fait énormément d'événements.
- Speaker #2
C'est facile de rencontrer des Français à Hong Kong, vraiment. Il y a une communauté qui est assez étrangement d'ailleurs, assez présente dans cette ville. Donc ouais, on connaît plein de gens qui sont à Hong Kong.
- Speaker #0
Oui, et puis il y a énormément d'événements, c'est-à-dire qu'il peut y avoir... Alors nous, on a cherché du travail, on s'est tourné vers Chop Search, qui est en fait une proposition finalement de rencontre dans un café français. le Café Caudel qui se trouve à Centrale, sur l'île de Hong Kong. Et donc c'est le BFA qui proposait de faire des rencontres avec des coaches spécifiques de l'insertion professionnelle pour t'aider à comprendre quel outil pour trouver du travail, quel outil tu peux utiliser, ce qu'il faut créer pour que tu puisses au mieux candidater pour le travail qui est situé sur Hong Kong. Et donc c'est vrai, voilà, tu fais du réseau, tu fais du networking, il a vraiment fallu que je me mette à ça et c'est vrai que si les personnes qui viennent en... ou sont un petit peu timides, ou alors ont du mal à aller vers des personnes ou à faire du réseau, du networking. C'est vrai que ça, c'est un challenge pour rencontrer du monde, mais ça se fait très facilement et tu ne seras jamais jugé. Le fait ne serait que quand tu vas prendre un verre à Centrale, parce qu'il y a énormément d'extraterrestres, si tu vas voir une autre table, tu ne seras jamais jugé. Et souvent, tu en vois des gens.
- Speaker #1
D'accord. Donc là, c'est bien parce que j'ai l'impression qu'en 5-6 mois, ce qui est quand même quand tu commences un projet d'exploitation, beaucoup, mais ça n'est pas tant que ça. Vous avez quand même réussi à poser vos bases assez rapidement. Quand je vois qu'aujourd'hui, vous avez votre appartement, vous êtes... quasiment en place professionnellement parlant, que vous avez rencontré des gens, pour commencer une aventure, surtout dans une ville comme Hong Kong, je pense que c'est un très bon top départ. Oui.
- Speaker #0
Franchement, j'ai envie de dire, par rapport à Taïwan, j'étais allée à Taïwan, c'était compliqué, parce qu'il fallait absolument parler mandarin. Je ne parle pas un mot de mandarin. Et il n'y avait pas toutes ces ressources-là de l'UF, de celui-là ou autre. Il n'y avait pas ça. Si je me trompe et qu'il y a bien un Taïwanais, je suis désolée pour cette erreur, mais je n'allais pas.
- Speaker #2
Qu'est-ce que tu as ressenti ?
- Speaker #0
C'était compliqué. Quand tu es plus petite, tu retires un compte. Tout le monde parle anglais, même les frères qui sont âgés. Donc finalement, c'est très simple de rentrer en contact avec les gens. Tous les deux, la carte d'identité de mon compte. Tu peux me le montrer, Stéphanie ?
- Speaker #2
Oui, non, c'est même pas trois jours. C'est aussi que tu restes trois mois sur le territoire. Ou trois mois. C'est pas si compliqué en tout cas pour obtenir la carte d'identité hongkongaise, qui n'est pas une carte nationale d'identité, mais qui permet de... C'est surtout dans l'efficacité des processus administratifs. En gros, ça aide pas mal.
- Speaker #0
On a pu ouvrir des comptes de bancaire à chez les dossiers. On a pu aussi faire différentes demandes. que je demande des choses par rapport à pouvoir travailler avec des enfants, donc le CRC, le Tchèque, enfin toutes les choses qui sont administratives, qui sont juridiques, qui sont même de l'immigration, se font de façon très simple, parce qu'ils ont tellement d'habitude, parce que c'est tellement une cité vraiment multiculturelle, avec énormément de culture, que finalement par rapport à notre administration française, celui de la Broute-Vitoire, vous ne passerez pas autant de temps, ça se génère forcément dans ta théorie. notre intégration,
- Speaker #1
au bout de 5 mois, déjà, on n'a pas de papier, on n'a pas d'intégration administrative, ça se fait bien. C'est top, et tu as aussi noté un truc qui est important que j'aimerais relever, je vais revenir un peu dessus, c'est la langue, parce que souvent, on pense que si tu pars en Asie, tu vois absolument que tu parles la langue locale, mais en fait, pas du tout. Hong Kong, moi, quand je suis allé, en tout cas, ce qui m'avait surpris, c'est que déjà, quasiment tout est affiché en anglais. Bien sûr, tu as toujours du mandarin, mais juste en dessous, que ce soit pour la direction, pour tout. Même quand tu vas dans un hypermarché, tout est affiché aussi en anglais. Parce qu'on l'oublie, mais c'est quand même une ancienne colonie Hong Kong. Donc, ils ont gardé un peu les traits de la Grande-Bretagne. Et voilà, l'anglais, c'est quand même aussi… D'où l'importance de parler anglais en France, parce que l'anglais, tu le retrouves quand même assez partout. Moi, je suis à Toronto, je parle anglais, évidemment, parce que c'est une ville et un pays anglophones. Mais pareil pour vous, de votre côté, c'est aussi de l'anglais.
- Speaker #2
Oui, on peut très bien s'en sortir, même avec un niveau qui n'est pas un niveau exceptionnel. Le truc, c'est qu'à Hong Kong aussi, ce qui est bien, c'est que les gens ne sont pas non plus pilinguants d'anglais. Ils ont des connaissances. Moi, je considère par exemple que je parle mieux anglais que la plupart des Hongkongais, vraiment. Donc, il n'y a pas de problème d'avoir un grand niveau d'anglais. ça permet d'aider la communication et de toute façon à Hong Kong tu peux faire presque un peu ce que tu veux sans avoir trop besoin de parler tu peux faire tes courses tu peux prendre les transports il n'y a pas trop de soucis tu trouves toujours un moyen pour communiquer voilà ça il n'y a pas trop de soucis et quelque chose aussi qui est intéressant et que j'aimerais aussi soulever c'est vous l'avez
- Speaker #1
vous l'avez dit au début pour les loyers, c'est le coût de la vie à Hong Kong. Moi, je sais, mais peut-être que vous, vous le savez aussi, mais peut-être que les gens qui nous écoutent ne le savent pas, mais Hong Kong, c'est l'une des villes les plus chères au monde. C'est même au-dessus de New York, donc déjà, il faut le faire. Comment ça se traduit pour vous quand on parle de vie chère ? Est-ce que ça ne concerne que les loyers ou est-ce que c'est même la vie en général, les transports, les courses, pour s'habiller ? Voilà, comment est Hong Kong ? Quand on dit Hong Kong est chère, c'est quoi ? c'est la vie en règle générale ou c'est que les loyers ?
- Speaker #0
Alors, déjà j'ai l'impression que Hong Kong, alors c'est une impression, je ne suis pas restée assez longtemps et je ne relève pas d'une étude sociologique, mais j'ai vraiment une sociale, mais j'ai l'impression vraiment qu'il y a un peu deux sortes de classes, il y a vraiment toutes ces parties assez populaires, par exemple quand on peut aller faire du shopping, on peut aller faire des friperies de Hong Kong, qui vont être beaucoup moins chères que par exemple aller dans un gros magasin de centrales ou certains endroits de certains quartiers de l'île. Je pense qu'il va y avoir vraiment de l'opportunité. Ça, c'est Yuen qui m'avait dit ça une fois, donc je ne sais pas où le dire, mais Hong Kong... C'est vraiment la richesse, en fait, c'est même au-dessus. Il faut savoir qu'à côté de chez nous, là, il y a vraiment une grosse affiche de HSBC, qui est pas bien, la banque, qui dit « Ne soyez pas riches, soyez ouestés » . Donc, c'est même pas un terme qu'on a, nous, en français, mais c'est-à-dire « Ne soyez même pas riches, soyez profondément, mais amplement riches » . Et en fait, je pense que quand t'as de l'argent, à un compte, tu peux faire plein de choses et tu peux mettre cet argent dans des choses qui sont particulièrement poussées. Tu vas avoir des bars ou des restaurants qui vont être au 80ème étage et qui vont tourner en 360°. Je veux dire, tu as plein d'expériences comme ça, plein de choses qui font qu'à Hong Kong, si tu as beaucoup d'argent, tu peux avoir énormément d'expérience et des choses très très cool, très sympa à faire. Et en même temps, d'un autre côté, si tu vis un peu plus de façon économique, locale, dans des quartiers populaires comme nous, au Pétage-Ventagne, tu peux te permettre d'avoir de la nourriture, des transports, parce que les transports, c'est... si cher en soi, mais tu peux aller partout, c'est très bien desservi. Le loyer, etc., je pense que vraiment, tu peux bien t'en sortir. Tout dépend de dans quelle partie tu te situes et qu'il faut avoir conscience qu'il y aura aussi un petit peu des tentations sur certaines choses.
- Speaker #2
Ça, je suis totalement marrant là-dessus. C'est vrai que Hong Kong est une ville, comme tu dis, Kero, qui est très chère. Quand même, nous, on le ressent. C'est une ville chère. Mais voilà, en fait, on peut toujours faire des compromis. Mais je pense que c'est sûr que si les gens viennent à Hong Kong, en tout cas avec l'idée que ça va être une ville qui va coûter moins cher que la France, ça, c'est sûr que non.
- Speaker #1
D'accord. Moi, j'ai le souvenir quand j'avais, et vous me direz, mais moi, quand j'avais eu la chance de vivre un peu à Hong Kong, j'avais trouvé qu'il y avait deux façons de vivre à Hong Kong. Tu peux soit la vivre en voulant dépenser beaucoup d'argent. où tu peux la vivre de manière assez très locale. Par exemple, moi, je mangeais vraiment très localement dans les petits trucs en bas, les petits trucs de riz, etc. Après, moi, j'étais venu avec des euros aussi, donc ça n'aidait pas, mais j'ai le souvenir que je ne payais pas trop cher. Et quand je m'amusais à aller au restaurant, c'est vrai qu'il y avait une vraie différence avec ce que je payais le matin dans la rue. Et ça, c'est la première chose qui m'avait un peu frappé. Et la deuxième, c'est aussi pareil, les activités. t'as beaucoup d'activités à faire qui sont quand même assez sympas où tu n'as pas forcément besoin de dépenser beaucoup d'argent. Moi, par exemple, je suis un grand fan de randonnées. J'avais beaucoup fait des randonnées. J'allais aussi des fois à la plage. Des fois, j'allais juste me balader. Je prenais le ferry, j'allais sur l'île et je me baladais. Mais voilà, il y a quand même pas mal d'activités où tu ne peux pas forcément dépenser. Et après, voilà, si tu veux vivre un peu comme un Européen, aller dans des bars, etc. Parce que j'avais fait justement un bar qui était, je ne sais plus à quel étage, mais qui était quand même très haut. pareil il y avait de la musique en haut mais là aussi tu payes cher aussi donc je pense que Je ne sais pas si vous êtes d'accord, mais il y a peut-être deux façons. Je trouve que Hong Kong, c'est une ville où tu peux vivre de deux façons, là où dans certaines villes, tu ne peux pas en fait. Tu n'as qu'une seule façon de vivre.
- Speaker #0
Oui, totalement. Et puis, je veux dire, si quelqu'un est intéressé par Hong Kong, il faut être aussi intéressé par son histoire. Donc, il y a quand même des choses qui sont visitées, aussi bien sur des aspects de la colonie pétanique qui sont au-delà, pour voir de l'architecture qui est présente et bien entendu. pour l'aspect taoïste, bouddhisme, avec des temples, enfin je veux dire, ça c'est gratuit, c'est une plaque, vraiment, et puis même avec le visage autour, donc il y a plein de choses qui sont gratuites et qui font que si la personne est amoureuse de la nature, aime la culture, et que ça lui va d'avoir quelque chose d'assez local et de faire attention à ses sous et de vivre de l'expérience économique, et de négocier aussi, parce que parfois sur certains...
- Speaker #2
De temps en temps. Voilà,
- Speaker #0
c'est bien aussi.
- Speaker #2
Sur le marché, il y a beaucoup de marchés à Hong Kong et ça rejoint le côté économique de la vie locale et le côté un peu culturel aussi.
- Speaker #1
Quand vous, vous êtes venus à Hong Kong, est-ce que vous aviez... Et ça, c'est pas forcément obligé d'entrer dans les détails, mais c'est juste aussi que ça serve de conseil pour ceux qui veulent venir à Hong Kong, parce que le PVT Hong Kong existe. Hong Kong, à peu près, vous, combien vous aviez pris ? Est-ce que vous pensez que c'était assez ? Pas assez ? Est-ce que vous auriez... Voulu, bon après je pense que la réponse est oui parce qu'on veut toujours plus, mais emmener plus et sans forcément rentrer dans les détails une fois de plus. Alors,
- Speaker #0
je sais que pour le PVT, parce que je suis partie avec le PVT, il faut environ, encore une fois, il faudrait checker l'information de 1900 euros de prêt. Il faut aussi voir par rapport à si on peut payer pour l'avion de retour. Moi personnellement, c'est des économies. Je suis partie avec 10 000 euros d'économies. Après, c'est très spécifique. Je viens pour une pratique privée. pour créer mon propre cabinet ou être en association avec un cabinet et trouver une patientelle. Ce qui fait que j'ai presque une forme, presque entrepreneurial, du moins une forme de pratique privée qui fait qu'il y a énormément d'argent qui vont partir dans la communication, dans le marketing et énormément de travail et de temps. avant d'avoir de la patientèle. Je ne sais pas si c'est représentatif personnellement, parce que forcément, c'est des économies qui partent sur un projet qui va être différent d'une personne qui va arriver en PVT, qui va trouver du travail, qui va pouvoir soutenir ses besoins assez rapidement. Donc j'ai envie de lire ce qu'ils disent sur le site du PVT. Je trouve ça très réaliste. Après, il faut trouver du travail. Il ne faut pas forcément être difficile sur ça, mais 2 900 euros, ça se fait.
- Speaker #1
D'accord. Sachant que l'euro est plus fort que le dollar hongkongais, je ne sais plus c'est quoi la différence. Par 9.
- Speaker #2
D'accord.
- Speaker #1
Oui, donc 2009, tu as quoi à venir ? 2009, moi,
- Speaker #2
bien sûr, ça ne me paraît pas beaucoup. Après, je ne sais pas. Après, il faut calculer, comme je l'ai dit, il faut calculer trois mois, le temps de trouver un taf au moins. Bien sûr. Donc, à voir, je dirais 10 000 euros. 10 000 euros, c'est bien pour partir avec un peu moins. Peut-être 6 000, 7 000, c'est bien. Ça fait beaucoup d'argent comme ça, mais en même temps, si tu mets 1 200 euros par mois de loyer déjà, ça part vite, quoi.
- Speaker #0
C'est vrai. Sur les publications,
- Speaker #2
il y a des choses qui sont très chères. Je ne me rends pas trop compte. C'est vrai que nous, c'est vrai que c'est... On ne se rend pas forcément compte de ce que peuvent obtenir les autres. Moi, je ne sais pas trop en termes de colocation. Si, on a vu des appartements en colocation, ça peut se faire. Mais alors que l'habitant, c'est moins cher, je crois que ça se fait aussi un peu.
- Speaker #0
Coupons la part en deux, venez avec 5000 et vous êtes sûrs, tout en ayant l'idée qu'il faut trouver un travail assez rapidement.
- Speaker #1
On en parlait tout à l'heure quand on parlait un peu de quitter la petite ville pour une grande ville comme Hong Kong. Moi, j'ai rencontré beaucoup de gens sur mon podcast, à chaque fois on parle un peu de ça, mais je pense que ça va être vraiment un sujet intéressant parce que pour le coup, il y a un vrai choc culturel entre la façon de vivre des Hongkongais et la façon de vivre des Parisiens et des Français en règle générale. Qu'est-ce qui vous a le plus surpris de la culture hongkongaise, que ce soit en bien ou en mal, et surtout comment on s'adapte à la culture hongkongaise ?
- Speaker #0
J'ai trop envie de répondre à un truc.
- Speaker #2
Vas-y, Mariam, on se rend compte.
- Speaker #0
J'ai trop envie de répondre à un truc parce que j'ai aussi eu l'opportunité d'en parler avec des hongkongais eux-mêmes. Il faut savoir qu'il y a plein d'hongkongais, même jeunes, qui ont vraiment l'habitude d'aller à Londres ou d'aller en Angleterre. Et donc, en fait, c'est vrai que le truc vraiment qui est différent, et j'ai même ressenti ça parce que je suis rentrée durant Noël en France. Et en fait, les Français, on juge énormément. Je trouve que le side-house, ça fait partie de notre personnalité. Je pense que c'est presque culturel. Je trouve qu'on chuchote assez rapidement, on regarde assez facilement les gens, on les juge sur leur comportement. Alors qu'en fait, en Chine, tu vas avoir... Alors en Chine, bon, Hong Kong spécifiquement, là, tu vas avoir vraiment des personnes qui vont faire, je ne sais pas, du karaoké dans la rue, qui vont danser. Tu vas avoir vraiment des personnes qui vont potentiellement rôter. pété c'est très désinhibé sur le côté tu fais absolument ce que tu veux tout le monde va s'en foutre ça ne veut pas dire qu'ils ne vont pas te poser un regard mais ils ne vont pas te juger là-dessus donc tu es assez libre en fait sur cet aspect-là je trouve qu'on se contrôle énormément dans notre comportement et je suis beaucoup en France et c'est ça, moi ça m'a vraiment choqué quand je suis revenue en France notamment de voir ça ça peut paraître un peu fou Merci.
- Speaker #2
en France, mais c'est vrai qu'ici, ça fait une petite différence sur ce sujet, je te rejoins totalement.
- Speaker #1
Moi, ce qui m'avait aussi surpris avec Hong Kong, je m'en souviens, c'est comment les gens sont respectueux. Je vais prendre un exemple tout bête et j'en parle à chaque fois de cet exemple parce que c'est vraiment ce qui m'avait marqué. Je venais d'arriver à Hong Kong, mais vraiment, je venais d'arriver, j'avais atterri, j'avais posé mes affaires et j'étais parti faire le premier petit tour en ville pour savoir ce qu'il y a à côté de chez moi, etc. Et à un moment donné, je vais pour traverser sur un pachage piéton, mais en fait, le feu, il est rouge pour les piétons. Mais il n'y a pas de voiture, il n'y a personne. Donc moi, en tant que bon parisien, je me dis, bon ben, je vais traverser, quoi. Je regarde à droite, à gauche, il n'y a personne, je traverse. Et à ce moment-là, j'ai senti vraiment les gens me regarder en mode, mais qu'est-ce qu'il fait, lui ? Tu vois ? Et c'est là que je me suis dit, ah ouais, en fait, il y a un policier qui m'avait arrêté carrément. il m'avait attrapé, il m'avait expliqué que j'en ai arrivé, que je n'étais pas au courant parce que j'avais compris que j'avais fait une grosse bêtise là. Et il m'avait dit, voilà, quand c'est rouge, c'est rouge. Et pareil, les transports en commun, je sais que c'est vraiment cadré en fait. Ils arrivent quand ils arrivent, il n'y a pas de retard, etc.
- Speaker #0
Et c'est vrai que moi, ce côté un peu strict, mais pas strict méchant, mais genre, je dirais plus, bon, je ne vais pas dire ce que je vais dire. Allez, civilisé. Bon, je ne dis pas qu'en France, on n'est pas civilisé, mais civilisé plus, plus. Il m'avait vraiment choqué et surpris.
- Speaker #1
Ouais, ce qu'il faut savoir, c'est moi, je pense que la mentalité des Hongkongais et en vrai des Chinois en général aussi là-dessus, c'est une ville. Parce que Hong Kong, ça reste malgré tout, on peut avoir l'impression que c'est une très grande ville, mais en vrai... ça reste un petit territoire aux yeux même de la Chine en général, mais il y a quand même 7 millions d'habitants sur place. Donc si tu as 7 millions d'habitants qui font n'importe quoi, ce n'est pas vivable. Donc il y a vraiment un contrat social, où même aucun souci en termes de sécurité, dans la rue ou même de vol, tu peux laisser ton téléphone quelque part, et certains de le retrouver, même après une heure. à être parti en balade sur ton ordi portable ou ton téléphone.
- Speaker #0
Ça, c'est vrai. Je suis tout à fait d'accord avec vous. Quand tu voyages comme ça à deux, quand tu partages cette expérience de l'expatriation, c'est toujours à double tranchant parce qu'à la fois, vous voulez vivre des moments ensemble, mais vous devez aussi vivre, entre guillemets, votre aventure de votre côté. Comment vous, vous arrivez en tant que couple à jongler entre ces deux facettes de « Ok, on passe du temps ensemble, on profite de l'aventure de Hong Kong ensemble, mais en même temps, il faut que Marion ait ses amis, que Ewen ait ses amis, que Ewen ait ses activités, que Marion ait ses activités. » Comment vous jonglez entre ces deux facettes d'expatriation en couple ?
- Speaker #1
On ne fait pas vraiment, en réalité. Pas encore. Non, mais la vraie réponse à ça, c'est qu'on fait un rêve, on fait tout ensemble. En vrai, si on a des activités de l'autre côté parce que j'ai quand même mes cours, voilà, et puis Marion, toi aussi, tu as ton travail, mais on est tous les deux dans… enfin, on adore là où on est et on adore faire des trucs à deux. Je pense que c'est mon point de vue. Dis-moi si je me tiens, Marie.
- Speaker #2
Je suis tout à fait d'accord avec toi et c'est surtout l'aspect… En fait, à Hong Kong, déjà, on savait qu'on allait habiter dans un endroit où il n'y a pas de pièces. Le moment de caca nerveux de l'un, c'est pas aller s'enfermer dans une pièce, sinon c'est la seule pièce qu'on a vraiment, nos toilettes et notre salle de bain qui fait à peine 5 mètres carrés, ça n'a pas de sens. Donc comme on est l'un un peu sur l'autre, et que finalement quand tu arrives, t'as pas d'amis, on travaille énormément pour essayer de faire en sorte que le business marche, c'est ça, donc je pense que quand on part comme ça, dans une telle expérience en couple, il faut que ce soit un couple où il y a eu beaucoup de communication. que ça ait du sens de pourquoi on est là, que c'est quelque chose d'un projet de tous les deux, qui ait du sens et qui fait qu'on doit faire ça ensemble. Et je pense qu'il faut être aussi assez fusionnel. Je pense qu'il y a des personnes, c'est dans leur personnalité et dans leur nature d'avoir besoin d'avoir de l'espace pour eux-mêmes, d'être un peu plus solitaires. C'est des choses, il va falloir en discuter et vraiment questionner ça, parce que pour nous, ce n'est pas le cas. On est assez dépendants l'un de l'autre sur un aspect vraiment d'affection, etc. ça marche bien. tous les couples qu'on a pu rencontrer. Soit c'est des couples qui sont mariés et qui ont dans la trentaine un petit peu plus de 30 ans. Nous, on a un peu plus, 23, 25, un peu par là. On est quand même fiancés. On est aussi sur une expérience de couple qui est assez poussée. Il faut pas être en partant, en fait. C'est pas ça l'idée, je pense.
- Speaker #0
Ouais, c'est super intéressant ce que tu dis, parce que moi, je l'ai vu avec... avec des amis que j'avais ici à Toronto qui étaient venus en couple. Et c'est vrai que déjà, moi, ce que j'aime bien, c'est que vous deux, en dehors d'avoir un projet commun, vous avez aussi en même temps un projet perso. Et je trouve que c'est super important. Quand tu as d'autres couples qui viennent avec aucun projet perso, mais qu'un projet de couple, c'est-à-dire qu'il y en a un qui est venu juste pour suivre l'autre. Donc ça, je pense que ce n'est pas toujours la bonne idée parce que c'est-à-dire que l'autre n'est pas vraiment pour vivre à l'étranger, mais plus pour suivre. Et moi, c'est vrai que j'ai eu des amis qui étaient un peu dans ce registre-là et qui aussi prenaient l'expatriation comme un test pour derrière valider peut-être une demande de marrage ou quelque chose, alors que je pense que ce n'est pas forcément toujours une bonne chose. Bon, après, moi, je ne suis pas venu en couple, donc c'est dur de vraiment me placer sur le sujet, mais il y a deux manières de faire. Soit tu viens, tu es déjà construit, et je pense que c'est votre cas, et soit tu viens en essayant de te construire, et des fois, ça peut marcher, parce que moi, j'ai des amis qui sont venus ici, qui sont rentrés en France, mais aujourd'hui, ils sont mariés. Enfin, ils se sont... fiancés, mais j'ai aussi des personnes qui sont venues, ça n'a pas marché et du coup ils ne sont plus ensemble. Donc je pense qu'il y a toujours... être en couple c'est des challenges qui sont différents par rapport à une personne qui vient comme moi qui est venue toute seule par exemple, où j'ai des comptes à rendre entre guillemets à personne.
- Speaker #2
C'est exactement ça, tu as totalement dit. C'est-à-dire que nous on a une ressource du fait d'avoir quelqu'un à côté de nous, c'est aussi un bon soutien. mental, mais d'un autre côté, il y a forcément ce challenge, cette épreuve de couple où on a envie que les deux réussissent, qu'on est souvent l'un sur l'autre, qu'en l'un ça ne va pas, ça peut en fait faire les planches sur l'autre. Donc c'est ça, il y a des aspects négatifs et positifs et puis comme tu le dis, soit c'est une expérience et ça peut marcher en couple, soit c'est un couple qui est déjà construit, mais dans tous les cas, tant que ça a du sens, de l'objectif et de la communication, marcher, tant qu'on n'a pas qui se sacrifie pour l'autre et que les deux ont une réunion bien valable individuelle d'être là et de faire ce qu'ils font dans un autre pays, je pense que ça marche.
- Speaker #0
Est-ce que pour vous, Hong Kong, c'est une ville de couple ? Est-ce qu'il y a des choses à faire en couple ? Souvent on dit que Paris, c'est la ville de l'amour, etc. Est-ce que Hong Kong, c'est une bonne ville pour un couple, pour les activités, pour tout ?
- Speaker #1
C'est une question à laquelle je ne m'attendais pas personnellement.
- Speaker #0
Bien sûr. Je vous pose la question parce que... Hong Kong, on joue souvent comme une ville intense, une ville chère, une ville un peu business. Mais moi, quand j'étais venu à Hong Kong, j'avais aussi des amis qui avaient un enfant à Hong Kong. J'avais des couples qui étaient aussi heureux d'être à Hong Kong. Donc, est-ce qu'Hong Kong, on ne le voit que de la facette business ? Ou est-ce que non, ça peut être aussi une très bonne ville pour un couple ? Non, franchement,
- Speaker #1
je dirais que c'est une ville où il y a tellement de tout. que tu peux être n'importe qui. En fait, tu peux être un businessman qui vient à Hong Kong pour chercher ton million, que ça peut marcher pour toi. Tu peux être en couple comme nous, mais très heureux à Hong Kong. Tu peux être qui tu veux à Hong Kong. Vraiment, il n'y a pas de limite à part être prêt pour partir et quand même s'être renseigné et écouter du coup ce podcast.
- Speaker #0
Super la pub. Merci beaucoup.
- Speaker #1
En tout cas, pas particulièrement pour les couples. Pour tout le monde, vraiment, une ville, en fait, à mon compte, il suffit d'y être pour voir que, j'imagine, comme à New York ou même comme à Toronto en vrai, tu rencontres de tout.
- Speaker #0
Bien sûr. Est-ce que l'expatriation a révélé quelque chose que vous ne saviez pas chez l'un et chez l'autre ? Par exemple, est-ce que toi, Mario, tu as appris quelque chose chez Ewen que tu ne savais pas grâce à l'expatriation ? Et pareil pour toi, Ewen.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #2
Ah il sourit,
- Speaker #0
il aime bien la question. Et je veux pas que ce soit un problème, c'est une question innocente.
- Speaker #1
Ah non, c'est la question d'une qualité, donc vas-y Marie-Anne.
- Speaker #2
En vrai je n'ai rien de négatif qui vient. Absolument je suis plus âgée que les Oues, donc moi j'ai 25 ans, là j'aurai 26 ans. Je veux dire, mon master j'ai fini il y a 2-3 ans. J'ai eu un petit peu le temps aussi de prendre en maturité et de me rendre compte de tout ce que ça signifiait de s'expatrier. J'ai déjà essayé seul. Je suis passée par tout un parcours qui fait que je me sentais prête de le faire. Et c'est vrai que la question se posait pour Ewen parce qu'Ewen a 23 ans, il est quand même fiancé. Il est à Hong Kong. Là, tu cherches du travail, tu es dans une grosse université. Et moi, ce que ça m'a révélé, c'est vraiment ton sens de maturité. La maturité, vraiment, tu ne te rends pas compte et on normalise. énormément ce que ça représente de partir en expatriation et encore plus un compte de moins de 6 heures de vol qui est aussi loin de la France, je trouve qu'à cet âge-là, ça m'a révélé que Ewan était vraiment un gros bosseur, qu'avoir des ambitions, c'est pas tabou, que se dire aussi je souhaite gagner de l'argent pour construire une famille et pour mettre à l'aise aussi ma future femme, etc. Il y a plein de choses qu'il faut que je me suis rendue compte que j'avais énormément de maturité et que c'était vraiment capable. de réfléchir. Ça fait comprendre que la personne en face de toi, elle a les épaules pour ses ambitions. Il y a les actions derrière.
- Speaker #1
Merci beaucoup. C'est vrai que je donne tout ce que j'ai pour qu'on puisse réussir. Et en vrai, pour l'instant, ça part plutôt bien. Donc, voilà. Très bien. Pour rappeler, moi, je suis étudiant à Polytechnique à Hong Kong, mais... En parallèle, j'ai mon business, j'ai une entreprise, un conseil financier. Et en parallèle, depuis assez récemment, je suis devenu CFO d'une startup de la tech à Hong Kong. Donc, vraiment, ça m'a demandé énormément de travail, énormément de meetings, de rendez-vous et tout. Et ce n'était pas gratuit, donc ça fait très plaisir. Et puis, pour parler de Marion…
- Speaker #2
Oui !
- Speaker #1
Merci. Il y avait bien sûr Hong Kong, parce que, honnêtement, partir à Hong Kong, mais je pense que c'est valable pour n'importe quelle destination, en tout cas en couple, tu découvres la personne de façon... on n'a fait que le dire mais ouais on vit dans un appartement qui est extrêmement petit on est tout le temps ensemble et du coup on s'est découvert, en fait on a appris qu'on pouvait encore plus se découvrir quoi avec le temps et Marion le fait qu'elle m'ait dit, enfin quand moi je lui ai annoncé que je partais à Hong Kong et qu'elle m'ait dit ok bah en vrai ça réfléchit mais en vrai vas-y on le fait je te suis je me suis dit ouais quoi c'est une fille qui a aussi énormément d'ambition qui est évidemment très très intelligente plus dans plus c'est le fait de voir tout ce qu'elle fait aussi sur place qui me fait me rendre compte de ça et j'ai envie de dire comment je pourrais le dire Bozy en anglais mais ouais ça demande évidemment d'avoir Au revoir.
- Speaker #2
Tu peux le dire en tout cas.
- Speaker #1
C'est d'avoir des couilles quoi. Donc voilà, c'est pas facile pour nous. Franchement, on pourrait croire que tout est rose, mais c'est quand même une expérience difficile à plusieurs égards. Parce qu'on est parti avec un capital de départ qui était pas zéro, c'est sûr, mais qui part avec le temps. C'est une expérience aussi humaine parce que t'es en couple avec la personne. Donc voilà, il y a des moments de haut, des moments de bas, des moments où tu te dis, bah ouais, on va plus avoir de thunes en tel ou tel jour, c'est chaud, etc. Donc voilà, c'est une expérience complète vraiment en termes d'émotion et humainement, d'apprendre à connaître la personne. Donc c'est pour ça, il ne faut pas partir avec n'importe qui, ça c'est certain.
- Speaker #0
Est-ce que, je suis super content parce que là on est sur un podcast mi-expatration, mi-love to love. Là on est dans, je suis content de ce que je veux, je suis content des réponses. Plus sérieusement, est-ce que ces premiers mois à Hong Kong, ils vous ont encore plus rapprochés par rapport à avant ? Est-ce que vous vous sentez plus fort en tant que couple ?
- Speaker #2
Totalement. Je pense vraiment que quand tu es loin de ta famille, ça dépend. On va tous investir sur différents aspects pour ce qui est d'avoir des ressources mentales et pour ce qui est de quelque chose qui nous apaise et qui nous fait du bien. Moi, c'était vraiment ma famille et mes amis. j'ai quitté ces personnes-là pour aller à Hong Kong. Et Wendel, en fait, a naturellement pris cette place et il l'a repris de façon très bien. Donc, en fait, tout l'investissement et tout ce dont j'avais besoin quand j'étais en France, en fait, s'est mis sur notre couple. Et c'est là où aussi tu redécouvres la personne, tu es très fier de ce qu'elle fait, tu as une sorte aussi d'émulsion dans l'ambition et dans le travail, dans ce que tu fais, dans l'action. Donc, moi, je trouve, oui, ça nous a beaucoup rapprochés parce qu'on est content quand on a des réussites.
- Speaker #1
on s'entraide quand il y a des échecs, et on arrive à... Mais en fait, c'est ça, ça nous a rapprochés, parce que justement, à mon avis, il ne faut pas idéaliser non plus l'expatriation en couple, mais comme l'expatriation seule aussi. Voilà, on s'est rapprochés. On a eu des moments compliqués, où on a du coup parlé de sujets importants, comme les sujets comme l'argent, les sujets comme le temps passé l'un avec l'autre, plein de sujets. des trucs même parfois idiots. Donc c'est... Et tout est décuplé quand t'es à l'étranger parce que l'autre est un peu ta seule bouée, entre guillemets, quoi, en fait. Bien sûr. Une fille avec cette personne,
- Speaker #2
c'est des choses qui resteront gravées à tout jamais,
- Speaker #1
en tout cas. Ouais, ça c'est sûr.
- Speaker #0
T'en as parlé, Marion, je suis grave content et je suis grave jaloux d'être parti tout seul, moi. J'aurais dû partir en couple aussi. Là, vous me... Vous me mettez dans une position où je suis jaloux de vous. Mais tu en as parlé aussi un peu, Marion, c'est l'éloignement avec la famille qui est obligatoire pour toutes les personnes qui décident de partir à l'étranger. Forcément, si tu pars à l'étranger, c'est logique comme un plus un fonds deux, tu seras loin de ta famille. On a tous des manières un peu différentes de gérer cette situation-là. Comment vous gérez cet éloignement avec votre famille ?
- Speaker #2
C'est vraiment un truc qui est particulièrement difficile. Vraiment cet aspect d'être loin de la famille. Je suis très très proche de ma famille. Et puis nous, vraiment, ça va être des Bretons où en fait on ne bouge pas de la Bretagne. Donc on se voit tous les dimanches autour d'un poulet pour le repas de famille. Donc c'est vrai que ça a été quelque chose à faire. Après, l'envie, le désir vraiment d'aller à l'étranger est tellement fort. Il y a différentes expatriations, et on ne va pas forcément partir sur une expatriation de 10 ans, de 20 ans. Les moments magnifiques comme, par exemple, avoir un mariage ou comme avoir des enfants, je pense qu'on va pouvoir... beaucoup plus les partager, en France avec mon famille. Donc franchement, je me dis, il ne faut pas que je me mette dans une situation où je ne vis pas ce que j'ai envie de vivre, et en même temps, on peut tenter les choses, c'est pas tout ou rien. Donc c'est comme ça que je marche un peu pour me dire... Et puis je les appelle très très souvent, on fait ce qu'on aime, donc c'est un peu plutôt bien.
- Speaker #1
D'accord. Pour moi, c'est pareil, j'ai toujours été quand même un petit peu... habitué à pouvoir partir assez loin et assez longtemps. Pour moi, qui est en tout cas, comme Marion évidemment, mais pour moi en tout cas, ça représente vraiment l'université où je fais un master en finance, puis ensuite, travail en finance. Donc vraiment, j'ai ce côté ambitieux où je me dis, la famille, c'est très très bien, et je les aime évidemment tout mon cœur, bien sûr, mais pour l'instant, en tout cas en étant jeune, Je me dis, j'utilise cette énergie que j'ai, j'utilise tout ce que j'ai pour pouvoir être, selon moi, le meilleur endroit pour faire ce que j'aime, au service de mon ambition. Tout ça, c'est sur un plan différent que le plan familial qui passe en second ou troisième plan.
- Speaker #0
Bien sûr. Je comprends et ça fait sens. Et puis, on l'a dit un peu parce qu'on en parlait aussi. On en parlait, mais le fait d'être à deux, je pense que ça vous aide aussi à passer un peu la pommade de la famille parce que vous n'êtes pas tout seul. Vous avez l'un sur l'autre sur qui compter. Donc non, c'est une très belle réalité. Et justement, comment... Alors, je sais que c'est un peu difficile de se projeter parce que vous êtes arrivé récemment, on le répète, mais ça fait cinq, six mois que vous êtes à Hong Kong. Comment vous vous projetez pour la suite ? Est-ce que quand vous êtes... partie de la France était un départ sans retour. Est-ce que vous voyez éventuellement rentrer en France après avoir fini de faire ce que vous avez fait à Hong Kong ? Comment vous vous projetez sur la prochaine année qui arrive ?
- Speaker #2
On a envie de rester. Donc, on travaille beaucoup pour que le business marche, pour qu'on puisse rester effectivement sur le long terme, 3-4 ans. Vraiment dans cette idée-là, parce que quand on est revenu en France, on a un petit peu mal vécu. Et en fait, je pense que là, on a un moment donné où on va avoir de l'énergie. On a envie vraiment de donner un gros coup dans nos carrières spectives avant d'avoir potentiellement, et je pense, des enfants et être un peu plus proche de la famille et se stabiliser avec des CDI un peu plus longs, un peu plus cadrants. Donc on veut rester comme ça.
- Speaker #1
En fait, oui. Pour l'instant, on se dit, voilà, comme objectif, c'est de faire en sorte que tout fonctionne. que ce qu'on fait, ça fonctionne. Si ça ne fonctionne pas, c'est sûr que là, il va y avoir une question de l'argent. Si ce qu'on fait, ça ne marche pas, on va devoir revenir en France. Mais dans le cas où tout continue à fonctionner, et voilà, comme tu as dit, Marion, les questions d'enfants, forcément, ça va être une pierre importante de notre vie qui va nous remettre en cause notre expatriation. Mais de toute façon, on reste à l'écoute d'opportunités. Ou pourquoi pas, j'ai envie de te dire, on se projette deux ans, trois ans au minimum. Mais pourquoi pas, moi, j'ai potentiellement un job à Singapour d'ici la fin de l'année. Pourquoi pas, au final, en Chine aussi. En fait, on est à l'écoute. Oui, c'est ça, à l'écoute.
- Speaker #0
C'est top. Franchement, ce qui est top, c'est de voir que vous êtes raccord. et ça je trouve que c'est super important quand on partage une aventure avec quelqu'un, que ce soit son partenaire ou son frère, sa soeur, peu importe, c'est d'être à chaque fois raccord sur ce qu'on veut faire pour éviter les « ah non moi je vais à la droite moi je vais à la gauche » là j'ai l'impression que vous on va ou à droite ou à gauche mais en tout cas le choix il est fait à deux et ça c'est bien, c'est fort on arrive doucement sur la fin de l'épisode et il y a une question que je pose à tous mes invités c'est un peu la question fatidique du podcast euh On va le faire différemment parce que vous, vous êtes en couple et j'aimerais bien avoir votre avis à vous deux sur ça. C'est quoi le conseil que vous donneriez à un couple qui veut partir à l'étranger ? Que ce soit hongkongoyer, mais c'est quoi le conseil que vous donneriez à un couple qui, voilà, qui demain part à l'étranger ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. Je ne sais pas, quelque chose que j'aurais aimé qu'on me dise. C'est, ouais, peut-être si, quelque chose que j'ai déjà un petit peu mentionné, mais qui mérite peut-être un peu plus qu'on s'y attend, c'est vraiment le côté de, moi, ce que je dirais, et que j'aurais aimé, et qui ne va pas être quelque chose de très sympa, mais c'est, ouais, voilà, de ne pas idéaliser. d'être prêt à que ça puisse mal se passer. Ou alors, voilà, quoi. C'est vraiment pas se dire, je vais arriver, je vais tout défoncer, ça va être incroyable. Se dire que ça peut aussi prendre plus de temps que prévu. Voilà.
- Speaker #2
Je dirais qu'il faut se poser quelques questions. Déjà, il faut vraiment que les deux se fassent confiance. C'est vraiment très, très important parce que je pense que le sens que... Par exemple, quand l'un demande l'autre en mariage, même si la sclématophobie métamorphorique, on n'est pas encore là-dessus sur l'actitude, là, il y a vraiment une demande de contrat, d'accord, et quelque chose de faire confiance en l'autre. Quand il y a l'expatriation, tu peux être dans des situations où l'un financièrement ne va pas bien, ne trouve pas de travail, et l'autre trouve un travail et va pouvoir ramener de l'argent pour les deux. Ce n'est pas notre cas, mais si ça arrive, il faut avoir une confiance importante en l'autre personne. Et il y a aussi un autre aspect, alors je l'avais en déc, ah oui, il faut quand même garder une certaine individualité, je pense que c'était super intéressant que tu en parles tout à l'heure, même si on a vraiment un objet commun, vraiment un objectif commun d'être ensemble à Hong Kong et de pouvoir s'expatrier sur le long terme, et Wen, il est dans le domaine de la finance, je suis dans le domaine de la psychologie, si l'un ou l'autre ça ne marche pas ou qu'on ne s'y plaît pas, ça n'est pas... grave, du moins c'est fondamentalement important, qu'on puisse avoir un aspect un peu égoïste et de se dire individuellement, est-ce que je veux rester ? Est-ce que je reste pour moi aussi ? Est-ce que je reste pour quelque chose ? Des démarches qui sont encore possibles ? Est-ce que j'ai encore des portes qui sont ouvertes ? Ou ça n'est pas possible et je suis en train de mettre des choses en sacrifice pour l'autre et à ce moment-là, au détriment du couple qui va en bâtir. Voilà, moi c'est un peu pour les couples qui veulent partir. Avoir confiance avant de partir et surtout place est à l'écoute de soi-même, de ses envies, de ses objectifs et de sa situation.
- Speaker #0
Ben écoutez, merci, merci beaucoup d'avoir participé au podcast. On arrive sur la fin et j'ai pris vraiment du plaisir à faire cet épisode, j'espère que vous aussi. Déjà, ça m'a fait plaisir personnellement parce que ça m'a remis un peu de nostalgie, mais surtout, c'est bien de toujours avoir le retour d'expériences différentes. Et pour le coup, vous qui êtes en couple et en plus en Asie, à Hong Kong, c'est quelque chose que je n'avais pas encore fait sur le podcast, donc... Un grand merci d'avoir accepté de participer parce que ça m'a fait super plaisir.
- Speaker #2
Merci beaucoup à toi parce que moi, personnellement, ça m'a redonné aussi du courage pour repartir un peu dans le travail. Et beaucoup d'amour aussi pour mon partenaire qui rassemble. Et vraiment, c'est des questions qui sont qualitatives, pertinentes et qui jouent vraiment mon cœur. Donc, j'espère que ça peut être des certaines personnes qui ne laissent pas passer le cap. Et puis, je te remercie de ce support et de vous avoir accueillis.
- Speaker #0
Avec grand plaisir. Avec grand plaisir. En tout cas, merci beaucoup. Et pour nos éditeurs, vous connaissez la musique. Vous êtes comme un expat. Ton podcast qui parle d'expatration avec des personnes qui la vivent. On se voit au prochain épisode. Tchuss !