- Speaker #0
Mesdames et messieurs, bienvenue à bord du podcast Comme un expat. Installez-vous confortablement. Notre commandant de bord, Kéron, vous guidera à travers un tout nouvel épisode entre récits inspirants, conseils pratiques et réalité de la vie à l'étranger. Préparez-vous pour le décollage. Bonne écoute.
- Speaker #1
Salut Aurore, comment ça va ?
- Speaker #2
Monsieur Kéron, tout va bien, écoute. Merci pour l'invitation depuis le temps qu'on devait le faire cet épisode.
- Speaker #1
Exactement. Merci pour ta patience parce que je n'ai pas été facile. On devait faire l'épisode depuis... On se tourne autour depuis quelques mois là, mais ça y est.
- Speaker #2
Ouais, on a parlé aux agents, on a fait le contrat, pourcentage à l'agent, tout est...
- Speaker #1
Exactement, on est des mecs qui sont occupés, donc ça fait que ça va avoir les choses pas faciles, mais en tout cas, on se retrouve pour aujourd'hui, pour un nouvel épisode, et je suis super content de te recevoir, parce que déjà, on se connaît, donc c'est toujours plus facile de faire des épisodes avec une personne que tu connais. Et puis, pour connaître un peu ton histoire et ton profil, je sais que tu as pas mal de choses à raconter. Ça va être un épisode, on va beaucoup parler de sport, mais ça va être un épisode top. Et encore une fois, un grand merci à toi.
- Speaker #2
Merci à toi.
- Speaker #1
Allez, c'est parti. Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots pour nos auditeurs ?
- Speaker #2
Oui, écoute, je vais faire ça simple. Rodolphe, expatrié au Canada depuis, on va dire, 8-9 ans. j'avais fait entre cette période la Colombie un an mais on va dire 8-9 ans au Canada j'ai commencé ici dans le marketing et puis comme ma passion a été le football et encore plus on va dire depuis le Covid où tout a été stoppé j'ai vraiment recommencé à être coach et depuis 4 ans maintenant je coach et voilà quoi, c'est un peu mon parcours
- Speaker #1
T'es d'où des buzz ?
- Speaker #2
Au petit village, mais on va dire que pour les auditeurs, s'ils connaissent Colmar ou sinon la capitale de la région, entre parenthèses, Strasbourg. Donc, tu vois, je suis là-bas, en Alsace, côté du Haut-Rhin, près de la frontière avec l'Allemagne.
- Speaker #1
Du coup, tu parlais de la Colombie. La Colombie, c'était ta première expérience à l'étranger ?
- Speaker #2
Non, d'abord, je suis arrivé au Canada. Je crois que je suis arrivé le 21 janvier 2012 à Montréal. Je savais qu'il faisait froid, mais à ce point-là, tu vois… Je me suis dit « Waouh, quand même ! » Donc, j'arrivais en janvier 2012 à Montréal. J'ai essayé de trouver un travail au début à Montréal. J'ai travaillé un peu dans des ONG. Je n'ai pas réussi à vraiment trouver un travail dans le marketing qui est un peu ma spécialité. Je suis parti même à Québec-Ville pendant 2-3 mois. Je suis revenu à Montréal, j'ai trouvé un job. Après, je suis reparti à Toronto. C'est là que j'ai rencontré ma femme. On est parti après, on a fait le PVT Colombie un an. Et on est revenu à Toronto. Il y a quoi maintenant ? Ça doit faire 5 ans, je pense, quelque chose comme ça.
- Speaker #1
D'accord, tu as pas mal bougé, c'est bien.
- Speaker #2
Oui, tu sais, de toute façon, il faut bouger. Quand tu fais un PVT, de toute façon, tu aimes bouger, sinon tu ne le fais pas.
- Speaker #1
Et pourquoi la Colombie ? Parce qu'il y a beaucoup de PVT, mais c'est rare d'entendre des gens qui ont fait un PVT en Colombie. D'habitude, c'est plus Australie, Canada. Qu'est-ce qui t'a fait aller en Colombie ? Comment c'était justement la Colombie ?
- Speaker #2
Déjà, j'aime voyager, j'aime l'Amérique du Sud, que ce soit pour la gastronomie et surtout le football. C'était un de mes rêves de vivre en Amérique du Sud, donc on va dire que ça s'est coché sur ma liste. Et en fait, c'est parce que ma femme attendait son visa pour le Canada, comme elle est d'Amérique du Sud, et le PVT, tu sais, en Amérique du Sud, il y avait le Brésil, mais je ne parlais pas encore le portugais. Donc je me suis dit, écoute, tout le monde peut se rejoindre et je peux peut-être travailler à côté et parfaire mon espagnol. J'ai trouvé le PVT Colombie, donc on a été là-bas un an, un mois à Bogota et 11 mois à Medellín.
- Speaker #1
Comment c'était alors ? Le soleil, la Colombie, c'était top ? Des beaux souvenirs ?
- Speaker #2
Écoute, ouais, il y a des beaux souvenirs. Après, pour gagner de l'argent, si tu travaillais au niveau local, tu ne le gagnais pas énormément. Si tu veux gagner de l'argent là-bas et être un roi, en parenthèse, il faut être un expatrié avec une entreprise étrangère ou autre. Parce que sinon, si tu travailles avec le salaire local qui est dans le diron, je crois. Je crois que la moyenne, c'est 200-300 dollars canadiens par mois. Je ne gagnais pas d'argent, mais c'était football tous les week-ends. Je jouais avec les locaux parce que j'étais dans un barrio, donc un quartier là-bas local. Donc, presque tous les soirs, je jouais au foot. J'allais voir les matchs du National, de Medellín. On vivait d'amour et d'eau fraîche, comme on dit, parce que ça ne coûtait pas rien. Que ce soit les fruits et la nourriture, pour 20 dollars canadiens, tu pouvais avoir presque la semaine. Donc, c'était top. Ouais, non, non, vraiment top. Sécurité, écoute, je prenais le bus les matins, le soir, je n'ai jamais eu de problème. Alors que tu sais, j'ai une tête d'Européen, de gringo, comme ils disent. Mais je n'ai pas eu un souci. Je n'ai pas eu une fois un souci avec les gens là-bas. si vous pouvez faire un PVT encore plus dans des pays comme ça, faites-le.
- Speaker #1
Mais c'est marrant que tu me parles de la sécurité parce que justement, c'est ce que j'allais te poser comme question. Tu sais, quand tu vas dans ces pays-là, le Brésil, la Colombie, bref, tous les pays d'Amérique du Sud, tu as toujours un peu peur pour ta sécurité. Toi, ce n'est pas quelque chose que tu as ressenti ? Par rapport à ce que tu es en train de me dire, j'ai l'impression que finalement, ce n'est pas si dangereux que ça.
- Speaker #2
En fait… C'est marrant parce que j'y pensais, il y avait un message sur un mur une fois à Medellín dans un café où j'avais pas compris le message, c'était en graffiti tu vois, et il y avait marqué en espagnol, je vais faire la traduction, mais c'était marqué « no dar la papaya » . Et je demandais toujours aux locaux ça veut dire quoi ça, et en gros ça voulait dire « ne montre pas ce que tu as » , en gros si tu veux un peu ça. En gros, c'est... Je faisais toujours attention, tu vois, dans la rue, mon iPhone, par exemple, je ne le montrais pas tout le temps. Tu sais, quand j'allais dans la rue, je ne mettais pas un t-shirt de marque, je ne mettais pas les nouvelles chaussures, tu sais, je m'habillais vraiment comme les locaux. Et en fait, je n'ai jamais eu de problème aussi de ce côté-là. Ça ne veut pas dire, tu vois, qu'il n'y a pas de problème de sécurité en Amérique du Sud. Il y avait des barrières dangereuses. Mais en fait, comme le dit ce proverbe, en gros, tu… Tu essaies de ne pas te distinguer, tu essaies en fait de fondre dans la masse et de vraiment vivre un peu comme les locaux avec ton téléphone, tu le mets dans la poche, tu n'utilises pas des Airpods, tu utilises un peu des écouteurs normaux, que ce soit dans le bus, dans la rue, tu ne vas pas aller à 22h, 23h dans une rue où tu es seul, tu vas essayer toujours d'être dans une rue où il y a des locaux, où il y a du monde, où il y a de la foule. Donc c'est pour ça aussi, je pense qu'il n'y a pas eu de souci de ce côté-là. Il y a des problèmes de sécurité comme partout, comme à Toronto. dans le tramway ici ou dans n'importe quelle ville. Mais en tout cas, je n'ai jamais eu un problème dans le bus là-bas que je prenais dans le métro des fois pendant un an.
- Speaker #1
D'accord, c'est top ça. Franchement, c'est beau à savoir pour ceux qui veulent partir en Amérique du Sud. Les gars, vous pouvez y aller juste suivi des conseils de Rod et normalement, tout se passera bien.
- Speaker #2
Voilà, exactement. Suivez Rod.
- Speaker #1
Exactement. Et après, tu es revenu à Toronto. Comment s'est passé le retour ? Est-ce que ce n'est pas trop dur aussi de passer de la Colombie au Canada ? Qu'est-ce qui a fait justement que tu n'es pas resté peut-être plus longtemps en Colombie ? Qu'est-ce qui s'est passé justement à ce moment-là ?
- Speaker #2
C'est juste qu'on attendait le visa de la femme pour revenir au Canada, la résidence permanente, comme je l'avais sponsorisé. Donc, ça avait pris du temps. Et c'est pour ça, le projet, c'était de revenir au Canada. Après, la Colombie, moi, j'aurais bien voulu rester. Le problème, comme je l'ai dit au début du podcast, si tu y vas. sans un salaire d'expatrié, c'est très compliqué. Parce que vivre avec le salaire en Colombie de 200-300 dollars canadiens, je perdais de l'argent chaque mois. Il faut être honnête, je ne gagnais rien. Chaque mois, entre le loyer et la nourriture et des déplacements pour aller visiter un peu à gauche, à droite, je ne gagnais pas d'argent. J'en perdais même. C'est super. Je ne dis pas que je ne reviendrai pas. S'il y a une opportunité, que ce soit avec le foot ou autre, pour repartir en Amérique du Sud pour coacher Wout. Moi, il n'y a pas à Banco, on y va. Mais le projet, c'était de revenir au Canada quand elle avait son visa. Et c'est tombé à peu près à la fin du PVT. Donc, elle est revenue trois, quatre jours avant moi. Et moi, je suis revenu seul quelques jours après. Mais ça a été dur. Je me rappelle quand je suis arrivé ici. Je crois que j'ai même pleuré. Je ne sais pas si c'était à cause de la fatigue ou autre. Mais juste de voir la différence d'atmosphère, le climat, ce n'était pas ça. C'était plus la tension avec les gens qui sont quand même plus, on va dire, accueillants là-bas, même si les Canadiens sont très accueillants. Là-bas, en Amérique du Sud, c'est quand même différent. Il y a quand même cette chaleur humaine. Je pense que ça aide avec le climat où il fait 30 degrés chaque jour, tous les jours de l'année. C'était complètement différent.
- Speaker #1
Bien sûr. Non, je comprends. Franchement, je ne peux pas tellement comprendre. Mais c'est bien parce que c'est ce que je disais au début. Léa Dorian, en très peu de temps, tu as quand même pas mal voyagé Montréal, Colombie, ensuite, je peux même rajouter le Québec, mais ensuite, tu reviens sur Toronto. Quand tu reviens, justement, dans quel état d'esprit tu es au niveau du travail ? Comment tu te gères ? Et surtout, tu as quitté Montréal pour Toronto, c'était par rapport au travail ? C'était par rapport juste, tu voulais voir autre chose ?
- Speaker #2
Comme tu l'as dit, je voulais voir autre chose. Je voulais voir autre chose du côté de… De Montréal, j'avais fait le côté francophone et j'avais envie de voir autre chose. C'était soit à Toronto si je trouvais un job. J'avais trouvé quelque chose grâce à LinkedIn. Si ce n'était pas à Toronto, j'avais dit que je voulais changer de pays et tester un autre PVT. Ça a été un peu le petit bonheur, la chance, parce que j'ai trouvé le job. Donc, j'ai dit, tu sais quoi, on va tester Toronto, alors, au moins pour une année. Et c'est là que j'ai rencontré ma femme en même temps, un ou deux mois après que je suis arrivé sur Toronto. Donc, un peu le destin.
- Speaker #1
Mais c'est bien, parce que ce que j'aime bien avec ton profil, c'est que tu n'hésites pas à faire plusieurs PVT, parce que c'est vrai que souvent, les gens pensent qu'un PVT, tu ne peux en faire qu'un seul. Mais un PVT, tu peux les enchaîner comme pas possible. Tu peux faire un an au Canada, un an en Australie, un an en Corée du Sud.
- Speaker #2
Un an, tu peux. Tu te rappelles, maintenant, pas Canada, c'est deux ans. Je crois qu'il y a un autre pays qui fait deux ans. Je crois que Nouvelle-Zélande ou Australie, c'est deux ans aussi. Oui, oui. Et tu peux les faire jusqu'à 35, la plupart. Enfin, la plupart, non, mais je sais que le Canada, c'est 35 ans. Je crois qu'à Australie et Nouvelle-Zélande, c'est 35 ans. Les autres, je crois que c'est 30 ans. C'est un peu dommage que ça soit arrêté à 30 ans, mais ça t'aide énormément. Moi, à l'époque, je suis arrivé avec le PVT un an, donc c'était un peu plus compliqué. Heureusement, j'avais fait ma demande de RP avant d'arriver ici. Maintenant, c'est un peu plus simple. Tu as deux ans pour trouver un travail stable. C'est un peu plus simple.
- Speaker #1
Quand tu reviens à Toronto, comment tu te sens ? C'est quoi les premiers mois ? Tu es avec madame, vous trouvez un appartement, tout ça. Comment tu te remets dans la culture canadienne quand tu as passé un an en Colombie ? Est-ce que c'est difficile ?
- Speaker #2
Je ne pense pas énormément parce que ce n'était qu'un an. Et avant ça, j'étais là pendant, c'était quoi, 4-5 ans. C'était quand même une grosse période. Ce n'est pas comme si j'avais fait juste 5-6 mois au Canada et directement en Colombie. Je pense qu'après une semaine, j'étais de nouveau dans le bain. De toute façon, il n'y avait pas le choix. Il fallait trouver un appartement, un job pour enfin survivre, entre parenthèses, au début. Il a fallu tout de suite trouver un job. Je m'appelle, j'avais fait. J'aime bien le faire, ça me permet de parler à des gens et d'être assez ouvert. les trouver un resto français et de demander s'il n'y avait pas un job, pas serveur, mais derrière le bar ou derrière le comptoir pour les croissants, pour les cafés et tout. Donc, j'avais trouvé ça chez Clooney à Dissierlerie District. Je crois que ça a duré un mois. Et en même temps, j'essayais de chercher un job encore sur LinkedIn et autres. Et un chasseur de tête qui m'a contacté après un mois, ma femme à côté, essayait de trouver aussi un job dans la restauration. Donc, on travaillait tous les deux. Et moi, j'ai réussi après un mois à retourner dans le marketing pour une entreprise médicale allemande. Et j'ai de la chance. Et depuis, j'y suis. Ça va faire 7 ans, au mois de novembre, j'y suis avec eux.
- Speaker #1
C'est bien. Franchement, débrouillard, c'est pas mal.
- Speaker #2
Ouais, pas mal. De toute façon, tu le sais mieux que moi aussi. Quand tu es à l'étranger, tu n'as pas ta famille à côté. Tu es un peu seul. C'est un pays, en parenthèse, que tu ne connais pas. Et puis, tu sais que… Ça va être compliqué de trouver des personnes qui peuvent vraiment te tendre la main. Il n'y a pas le choix. Tu es obligé de retrousser les manches et d'y aller au cambouis.
- Speaker #1
En plus, je crois que tu es le premier invité que j'ai sur le podcast qui est ici au Canada et à Toronto depuis tant d'années. Tu l'as dit au début du podcast, ça fait 7-8 ans. Est-ce que tu trouves que par rapport à avant, et aujourd'hui, ça a énormément changé le Canada, en bien ou en mal, où tu penses que ça a changé ?
- Speaker #2
Ça a changé, mais pas juste le Canada. Je pense que la plupart des pays ont changé depuis le Covid. Parce que je le voyais avant, comme j'entraînais au foot et je n'avais pas encore de voiture, je devais prendre le métro tout le temps. Et je prenais le métro à des heures un peu de zombies, tu sais, le soir à 10h, 11h du soir même. Je devais prendre des stations côté ouest, vers Kiel et tout là-bas, même des fois la dernière station sur la ligne jaune. Et je pense qu'avant le Covid, je trouvais que ça allait. les gens se respectaient, il n'y avait pas trop de problèmes, que ce soit dans le métro ou dans la rue. Et à partir du Covid et à la fin du Covid, alors là, par contre, j'ai vu que ça a énormément changé. Dans le métro, les gens ne se regardent même pas. Il y avait beaucoup de gens qui s'insultaient, des problèmes mentaux dans presque toutes les stations. Je me rappelle, le soir, je devais scanner à la Tony Cross parce que dès que je rentrais dans le wagon, Et je regardais gauche, droite. OK, ce wagon, il m'a l'air tranquille. OK, je rentre. Dès qu'il y avait une station où on arrivait, dès que les portes s'ouvraient, j'étais là genre OK, regardons les personnes qui entrent. S'il y a une personne qui est un peu bizarre, vas-y, on sort, quitte à attendre le prochain train ou je vais dans un autre wagon. Et ça, c'est arrivé vraiment depuis le Covid. Et maintenant que j'ai la voiture, je le vois encore plus pour des simples clignotants, pour des simples, tu sais, tu attends le feu. Tu as quelqu'un derrière qui te klaxonne, qui t'insulte. J'ai eu des insultes des fois de gens qui passent à côté de moi et qui m'insultent pour rien. Je fais ça, ça. À l'époque, ce n'était pas aussi… Ça n'arrivait pas aussi fréquemment. Il y avait des coups de klaxon, mais à ce point-là, il y a des gens qui te regardent et qui passent à côté et qui vraiment, limite, stopent pour t'insulter et te montrer le doigt d'honneur. J'étais là genre, ah ouais, ça vraiment, depuis le Covid, ça a beaucoup changé. Donc, ce n'est pas juste le Canada. Je pensais vraiment, en général, que ce soit en Europe ou dans les autres pays, depuis que le Covid est arrivé et que la période de confinement s'est terminée, tu vois vraiment le comportement qui a changé.
- Speaker #1
Non, je suis d'accord avec toi. Franchement, c'est totalement vrai. Je pense que le Covid a changé beaucoup de gens. Les gens sont beaucoup plus agressifs. Mais c'est marrant parce que je suis arrivé il n'y a pas très longtemps. Je vois un peu à Toronto, mais ça ne me choque pas parce qu'en vrai, c'est quelque chose que je connaissais aussi un peu en France, avant même qu'il y ait le Covid d'ailleurs, parce que la France a toujours été un pays un peu à part. Mais il y a beaucoup de gens qui étaient là avant le Covid qui me disaient la même chose que toi, que vraiment en termes de genre, le pays a quand même pas mal changé.
- Speaker #2
Après,
- Speaker #1
c'est des choses qui malheureusement arrivent. mais en tout cas Ça fait tellement longtemps que tu es ici, tu es quand même habitué maintenant à Toronto. Je pense que si tu es ici, c'est aussi parce que la ville, elle te plaît. Sinon, tu ne serais pas resté autant.
- Speaker #2
Oui, non, non, non, non, non, ça me plaît. Et c'est surtout aussi le côté football, le développement du football, pour ça aussi que je suis resté. Parce que je pense que si c'était juste pour travailler dans le marketing, j'aurais peut-être voulu voir autre chose. J'aurais peut-être dit, tu sais quoi, viens, on change de pays, on va voir quelque chose d'autre. Mais comme le football est en train de se développer, et qu'il y a la Coupe du Monde qui vient, je me suis dit que ça vaut encore le coup de rester.
- Speaker #1
Et justement, tu t'en parlais, donc tu me fais ma transition, elle est parfaite, tu gères. Aujourd'hui, tu parlais du marketing, donc tu travailles toujours dedans, mais à côté, tu bosses dans le foot, c'est ça ?
- Speaker #2
Oui, exactement.
- Speaker #1
Concrètement, qu'est-ce que tu fais dans le foot ? Tu es coach ?
- Speaker #2
Exactement, je coach. J'avais commencé il y a quatre ans, comme on parle du Covid. comme on parle du Covid, j'y suis commencé il y a 4 ans, à la fin du Covid, je me suis dit, bon ok, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on se remet à jouer ou on commence vraiment à coacher ? Parce que j'avais toujours cette idée derrière la tête, et comme on dit, mieux vaut tard que jamais. Et je me suis dit, ok, c'est quoi ? Vas-y, viens, on tente. On n'a pas encore de certification, mais on a la passion, on va voir s'il y a peut-être des clubs proches de là où j'habite qui cherchent peut-être des coachs. J'en ai trouvé un, qui au final n'était pas si proche de là où j'habite, à Hyde Park, c'était vraiment de l'autre côté. J'ai commencé à coacher il y a 4 ans. J'ai commencé à E-Park avec les 2006, donc il devait avoir 16 ans. C'était vraiment juste après le Covid. Et après, petit à petit, j'ai fait mes licences, je continue à faire mes licences. J'ai commencé à évoluer. Donc des U16, je suis reparti avec des U13, U14. Et là, depuis un an, j'ai deux groupes, U14, U15 au niveau provincial. Et je continue mes licences, que ce soit au niveau Canada et UFA. Donc là, on va dire que j'essaye. L'objectif, c'est vraiment d'ici deux, trois ans, on espère vivre du football à 80-100%. C'est l'objectif que je me suis fixé d'ici deux, trois ans, que ce soit au Canada ou autre part. On verra les portes qui s'ouvrent, mais c'est l'objectif.
- Speaker #1
Mais c'est fou parce que si j'ai bien compris, tu t'es pointé comme ça un peu à Eparg et t'as demandé s'ils avaient un poste sans vraiment avoir d'expérience dans le coaching, c'est ça ?
- Speaker #2
Oui, j'ai regardé un peu les annonces. Il y a un site internet où tu peux regarder les offres. Et il y avait pas mal d'offres parce que, bien sûr, c'était la fin du Covid et les clubs essayaient de rechercher des coachs. Et donc, j'ai envoyé un peu mon CV Photoshop, où j'ai un peu rajouté du texte de partout et tout pour montrer vraiment ma passion en tant que joueur. Et je pense qu'ils l'ont bien pris. Et en même temps, j'ai eu cette opportunité parce que le coach des 2006, à l'époque, était parti. Il ne voulait pas revenir les prendre. Et on m'a dit, écoute, si tu veux, il y a ce groupe-là. Viens faire une ou deux sessions, voir comment ça se passe avec le groupe. Et on va voir comment ça se passe. Et je pense qu'ils ont tout de suite vu la passion que j'avais. Et puis, tu sais, c'est comme un entraîneur de hockey ici qui va en France. C'est la même chose, un peu, un Européen qui vient ici un peu entraîner le foot, tout de suite, ils sont un peu plus ouverts. Donc, je pense que ça a bien marché. Et après deux séances, ils m'ont dit, écoute, si tu veux, prends ce groupe-là. Puis en même temps, commence ta certification. Comme ça, de l'autre côté, tu es prêt pour quand on commence la saison. Donc, de fil en aiguille, ça a un peu évolué. Et puis voilà, après quatre ans, on est là.
- Speaker #1
Je vais avoir plusieurs questions pour toi parce qu'on va rentrer dans des sujets qui sont super intéressants et qui me passionnent, puisque toi et moi, on est des passionnés de foot, mais de sport en règle générale. La première question que je vais te poser, c'est comment tu juges le sport en général au Canada ? Parce que le Canada, ce n'est pas forcément un pays qui est reconnu pour le sport, mais en même temps, c'est un pays où tu as quand même pas mal de sports. et d'équipes de haut niveau. Tu as le hockey, tu as la NBA, tu as l'équipe de foot aussi de Toronto. Bon, après, on pourra discuter du niveau des MLS, mais en tout cas, tu as une équipe de hockey et le Canada est quand même réputé pour son équipe. Pareil pour la NBA et pareil aussi pour la NBA. Ils ont gagné le championnat il n'y a pas très longtemps. Et aussi pour le baseball, tu vois. Et toi, comment tu dis justement le Canada par rapport au sport ? Tu dirais que c'est une ville de sportifs ?
- Speaker #2
Oui, c'est une ville de sportifs. C'est une ville de sportifs parce qu'ils regardent tous les clubs qu'ils ont. C'est la seule ville au Canada qui a une équipe de baseball en MLB, un club de hockey, un club de soccer comme ils disent ici, un club de basket. Donc c'est quand même une ville de sport. Tu vois aussi dans la rue, pas mal de gens font du sport, que ce soit de la course à pied, que ce soit dans les clubs de sport. Ici, il y a énormément de personnes, il y a énormément de clubs un peu partout dans la ville. Le problème, je ne pensais pas que ce n'était pas une ville de sport, c'est plus l'attitude. Moi, je le vois, je vais parler du foot parce que les autres sports, je ne les connais pas énormément. Je ne regarde pas trop les sports, je suis déjà trop dans le football. Ça me prend déjà trop mon temps et puis c'est ce que j'aime. Mais je le vois dans le… je vais appeler ça le football parce que je n'aime pas le soccer. Bref, je vais appeler ça football. C'est une ville de sport. Le seul problème, et je l'ai un peu vu un peu avec les certifications ici au niveau local comparé aux certifications européennes, c'est qu'ils demandent en fait ils demandent beaucoup au coach avant de demander beaucoup aux joueurs. Tu vois ce que je veux dire ? Ils aiment le sport, mais il faut un peu les bouger en fait, il faut un peu les pousser, tu sais. J'ai un peu de main-corse sur ce côté-là. C'est une ville de sport, mais je le vois au niveau du foot, ils devraient un peu plus les pousser et essayer de les faire évoluer un peu plus au niveau tactique et au niveau de la tactique et du mindset, de l'état d'esprit, c'est ça. Je le trouve un peu encore too soft.
- Speaker #1
Est-ce que ça, ce n'est pas plutôt lié à l'éducation générale du Canada ? Parce que je trouve que même dans le monde, les Canadiens, ils n'aiment pas trop être poussés. C'est toujours tout rose. C'est des gens qui n'aiment pas le conflit aussi. Donc, ça fait que c'est quand même très difficile. Même à l'école, par exemple, ils n'ont pas de… Tu sais, en France, tu as les 20 sur 20, 15 sur 20, 14, 9, etc. Ici, ce n'est pas des notes en soi. Donc, il faut tout un peu pour protéger les enfants. Donc, est-ce que ce n'est pas plus un problème générationnel d'éducation ? que de sport en lui-même.
- Speaker #2
Oui, tu as raison. Parce que quand j'en avais parlé avec mes assistants et autres, je disais qu'en fait, des fois, on est trop sur les joueurs. Mais quand tu vois les parents à côté, tu te dis que ça vient des parents. C'est ça le problème. Parce que les joueurs en tant que tels sont encore jeunes et ils apprennent de leurs parents. Et la pomme ne tombe pas trop loin de l'arbre. Et en fait, c'est vrai que les parents, quand tu vois les parents, ils sont là genre « Ah oui, mon fils, c'est le meilleur. Pourquoi il n'a pas joué aujourd'hui ? Qu'est-ce qui se passe ? Je ne comprends pas. Mon fils, c'est le meilleur. » En fait, ils remettent toujours plus en question le coach ou l'équipe ou les autres joueurs que leur enfant en tant que tel. Et tu l'as bien dit, je pense que ça doit se voir aussi au niveau de l'école, au niveau du système d'éducation ici, où je pense que le joueur… ou la personne en tant que telle ou l'élève en tant que tel, c'est lui en priorité, mais il ne faut surtout pas le brusquer. Non, non, non, il a toujours raison. C'est plus la personne à côté, le professeur, l'éducateur ou autre, c'est lui le problème. Donc non, non, tu as raison de ce côté-là.
- Speaker #1
Est-ce que même ici, tu as des projets Mbappé ? Est-ce que tu as des parents au bord de pelouse qui viennent te faire la tête ?
- Speaker #2
Je crois qu'on en avait parlé, non ? On en avait parlé. Entre nous, j'en avais un. j'ai aimé voilà des captures d'écran sur un autre groupe des Français pour jouer au football. J'en avais parlé.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #2
oui, bien sûr, il y en a. J'en ai eu un quand j'étais à l'époque à Hyde Park. Il y en avait un qui était vraiment dur sur lui. Et tu sais quoi ? Je vais le dire. Il y en avait un là-bas, mon fils, J'en ai eu un ici où c'était plus… Moi, j'étais coach, donc moi, je sais ce que je fais. Donc écoute, si tu as besoin de… de solution, je suis là. Dès qu'il y avait une défaite, je suis là. Donc, le problème, ça commence à venir. Et moi, j'ai même limite de la peine pour leurs enfants. Au début, j'étais là, genre, les parents, franchement, ce n'est pas possible. Et après, dans un deuxième temps, je disais, les pauvres enfants, parce que en tant que tel, ils étaient bons, les enfants. Ils ont un bon niveau. Ceux qui étaient un peu les parents projet Mbappé. Le problème, c'est que je les appelle les parents octopus, les parents pieuvres, parce qu'ils veulent tout contrôler. Et je suis sûr que c'est le genre de parents, pendant le match, tu les voyais, ils essayaient de coacher leurs enfants, même si je leur disais avant le match, après le match, durant la saison où je faisais des sessions, en leur disant les parents, restez parents, le coach, il va coacher. Donc si vous voulez parler de l'autre côté du terrain, gardez le vocabulaire comme bien joué, ce genre de choses. Mais dès que vous commencez à coacher, ça ne va pas le faire. Et le problème, c'est que ce genre de parents, je sais qu'à la fin du match, quand l'enfant va rentrer dans la voiture, Et bien, leurs parents, ça va être deux heures de « alors, tu n'as pas bien fait ça, alors, tu n'as bien pas fait ça, pourquoi tu as fait ça, qu'est-ce que tu as fait là ? » Et le pauvre gamin, semaine après semaine, il va aussi, tu sais, il va baisser, il va avoir plus de stress parce qu'il ne va pas pouvoir jouer son propre jeu, parce qu'il sait que son père, d'un côté, il est là, que de l'autre côté, il y a les coachs qui lui demandent peut-être quelque chose différemment. Donc, j'ai plus de la peine, en fait, pour leurs enfants parce qu'ils ne les aident pas du tout, en fait.
- Speaker #1
Oui, je vois ce que tu veux dire. Et même des fois, je ne sais pas si c'est le cas ici, tu me le diras, mais tu sais, en France, ça prend des proportions énormes, ces histoires de projet Mbappé. Tu vois des parents aller frapper les coachs. Oui,
- Speaker #2
je me rappelle de ça à Paris.
- Speaker #1
Ça va super loin. Est-ce que tu crains que ça se reproduise ici ou ça va pour l'instant, les gens arrivent quand même à rester dans une certaine limite ?
- Speaker #2
Je sais que ça s'est arrivé ici. Il y a eu des histoires dans des clubs pas loin de Toronto, pas à Toronto, Toronto même. Mais je crois que dans la banlieue de Toronto, il y a eu des histoires où des parents se sont, entre parents même, ils se sont complètement mis dessus. Il y a la police qui est arrivée pour les séparer. Des fois, ce n'est même pas juste avec les coachs ou les parents. C'est limite entre parents, parents des deux équipes. Je sais que la semaine dernière, je suis allé voir un match de mon club. Les 15 ans, je crois, les U15, les 2010. Je sais qu'il y a des parents de l'équipe adverse qui ont fait le déplacement et qui étaient vraiment proches de la tribune des parents de l'équipe locale, là où je coache à Aurora. Ça s'est limite mis dessus à la fin du match. L'arbitre a dû intervenir pour demander à certains parents de sortir du stade. Parce que sinon, je pense que ça aurait fini avec un appel à la police ou en tout cas quelques bras et quelques nez cassés. J'ai déjà vu des situations comme ça.
- Speaker #1
Ça, c'est dommage, mais bon, malheureusement, ce n'est pas quelque chose qu'on peut contrôler. Après, ça fait partie du... On va dire ça comme ça, c'est malheureux de le dire, mais ça fait partie du foot d'aujourd'hui.
- Speaker #2
Je pense que ça vient ici aussi, parce qu'ici, je le dis, malheureusement, c'est le pay-to-play. Tu sais, les ligues qu'on fait ici, c'est les coûts au niveau du foot, et je sais que c'est limite le sport le moins cher comparé aux caissures glaces et autres. Le problème, c'est qu'ici, une ligue, que ce soit juste pour l'hiver ou pour l'été, c'est minimum 1 500, 2 000 dollars. Donc, le problème aussi, c'est que les parents…
- Speaker #1
Par enfant ?
- Speaker #2
Oui, par enfant. Oui, oui. Ah oui, et puis c'est que le début. Moi, la ligue où je suis, qui est la ligue provinciale, c'est 4 500 dollars l'année.
- Speaker #1
Mais comment tu peux expliquer des prêts aussi chers ? Parce que toi et moi, on a joué au foot en France. Une licence en France, c'est 150, 200 euros grand mat.
- Speaker #2
Et en plus,
- Speaker #1
tu as l'équipement. Tu as le maillot, tu as le sac.
- Speaker #2
Quand je leur dis qu'en France, on a pourtant 50 euros, 200 euros, la licence, le survet et l'assurance s'il y a un accident, ils me regardent en me disant que ce n'est pas possible. J'ai fait oui, c'est possible. C'est pour ça aussi que c'est un problème. C'est parce que c'est tellement cher ici qu'après, les parents se mettent la pression. Dès qu'il y a un mauvais résultat ou autre, ils disent que ce n'est pas possible. Ça, c'est la faute du coach. On a payé 1 500, 4 000 dollars. Ils sont où les résultats ? Elles sont où les victoires ? Malheureusement, tu le vois sur le terrain des fois. où il y a des coachs qui ont peut-être une bonne équipe, mais au lieu de privilégier un plan de jeu spécifique, ils vont juste dire, tu sais quoi, long ballon devant, parce qu'on a le grand joueur qui est grand pour sa catégorie et qui est rapide, et puis il va marquer, puis on va gagner le match, et puis comme ça, les parents ne viendront pas m'embêter à la fin de l'entraînement ou à la fin du match. Donc il y a aussi cette mentalité de résultat avant tout pour certaines catégories.
- Speaker #1
Et tu sais, moi, j'ai appris un truc depuis que je suis ici en Amérique du Nord, c'est que l'Amérique du Nord et le Canada et les États-Unis, l'Amérique du Nord en général, ils ont un don pour tout transformer en business. Moi, quand tu me dis ces tarifs-là, pour moi, c'est qu'on n'est plus dans du sport, là. Parce que le sport, ça doit être accessible à tout le monde. Et là, forcément, ça ne l'est pas. Est-ce que ce n'est pas devenu aussi un business, ici, le foot ?
- Speaker #2
Oui, je te l'ai dit, un play-to-play. Donc, pour ceux qui, désolé, du genre Claude Van Damme, là, mais c'est genre payé pour jouer, quoi. Donc, c'est un business. Moi, je te le dis, c'est un business. Je le vois. Je le vois, la différence entre la France et ici où des fois, on ne me l'a pas dit. verbalement ou directement, mais on m'a dit en gros, tu sais quoi, ton groupe, si tu prends 16 joueurs,
- Speaker #0
si tu dois en prendre 17-18, prends-les parce qu'au pire, ça fait un peu d'argent de plus dans les caisses, il y a un peu plus d'argent qui rentre on ne l'a pas dit ouvertement mais j'ai un peu compris le message ce n'est pas arrivé ici mais c'était plus dans le passé et puis j'ai entendu ça aussi aux Etats-Unis quand j'avais fait des entretiens d'embauche où ils me disaient il y a 20 joueurs à sélectionner on veut 20 joueurs parce qu'il nous faut les 20 licences drôle. Les 20 tarifs, quoi. Donc, ouais, ouais, c'est un business.
- Speaker #1
Et au-delà de tout ça, au-delà de la partie business, des projets Mbappé, tout ça, le niveau, c'est comment ? Le niveau en règle générale parce que moi, tu sais, quand je suis arrivé ici, moi, je suis un gros fan de foot. J'ai toujours fait du foot. Le foot, c'est un peu comme toi, c'est la passion. Et quand je suis venu ici, je n'avais pas forcément d'expectation au niveau du foot car moi, je n'avais même pas pris mes affaires de foot parce que je ne pensais pas que le Canada était un...
- Speaker #0
Tu n'avais pas pris tes affaires de foot.
- Speaker #1
Non, je n'avais rien pris. Pour moi, ici, il n'y avait pas de foot, tu vois. Et j'ai été surpris parce qu'il y a des terrains partout, ça joue pas mal. Et j'étais surpris du niveau parce que je me suis dit, bon, ça va être du foot facile, je vais me régaler, je vais m'amuser. Des fois, c'est le cas, mais des fois, il y a quand même du niveau. Parce qu'aussi, on est beaucoup d'immigrés qui viennent de différentes régions, donc chacun a un peu un niveau de foot différent. Tu vois, tu as des gens qui viennent, par exemple, de Colombie, qui jouent très bien, qui sont plus dans le physique, dans ceci. Tu as des gens un peu plus techniques comme les Espagnols. Bref, c'est quand même un mulching pot de foot. Et je trouve que le niveau, il n'est pas si mal. Bon, ce n'est pas non plus Paris, mais ce n'est pas trop, trop mal. Toi, comment tu juges le niveau du foot ici ?
- Speaker #0
Ça se développe, comme tu l'as dit. Et je pense que c'est grâce aussi aux immigrés, parce que la plupart des joueurs encore, je pense, qui jouent au foot ici, ça commence à venir côté canadien. Mais on va dire qu'il y a encore une grosse communauté où c'est les immigrés qui jouent au foot. Donc, les deuxièmes générations, troisième, quatrième génération de Portugais, Italiens, Grecs, tu vois. Mais non, non, ça se développe et je pense avec l'aide de la Coupe du Monde qui va arriver, j'espère que ça va créer un engouement. Tu sais, quand les supporters étrangers vont venir à Toronto, mettre l'ambiance et tout, il y aura les matchs à la télé, je pense que là, ça va vraiment… Je pense qu'il va falloir encore attendre la Coupe du Monde le mois de mars, avril, mai prochain pour vraiment voir un engouement là. C'est quand même assez tôt. Il y a juste le stade du BMO Field où il y a de la construction, tu vois, dans les rues de Toronto, au centre-ville, il n'y a pas encore vraiment cet engouement.
- Speaker #1
Mais tu sais que j'ai super hâte pour la Coupe du Monde. Franchement, on en parlait tout à l'heure en off. Ce n'est pas tous les jours que tu as la chance d'être dans un pays qui n'a que la Coupe du Monde. Bon, après, je sais que la Coupe du Monde 2030 va être partagée entre les États-Unis, le Mexique et le Canada. Mais j'ai quand même…
- Speaker #0
2026.
- Speaker #1
Oui, 2026, pardon. Donc, du coup, on aura quand même des matchs ici au Canada. Franchement, j'ai trop hâte. Moi, personnellement, je vais aller voir des matchs, c'est sûr. Et je me dis que je peux même aller aux États-Unis, c'est à côté pour aller voir quelques matchs. La finale est à New York. New York, c'est à une heure d'ici. Bon, après, c'est une question de tarif. En tout cas, j'ai trop hâte.
- Speaker #0
Attends, les tarifs.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
je sais. Parce que pour ce que j'ai vu, la Coupe du Monde, c'est minimum, j'ai vu pour l'instant, 6 000 dollars.
- Speaker #1
Oui, je sais, c'est une catastrophe. Franchement, mais tu sais, sur un coup de folie, je peux me chauffer. Tu sais, c'est une finale de Coupe du Monde. Combien de fois dans ta vie, tu peux dire que tu as vu une finale de Coupe du Monde ?
- Speaker #0
Si tu as un deuxième ticket ou autre, tu sais, je suis là.
- Speaker #1
Je te le glisse. Oui,
- Speaker #0
franchement.
- Speaker #1
Le jour où je m'en fiche au foot, je te le mettrai et tu le feras jouer. On fera un échange.
- Speaker #0
je me suis mis je me suis mis sur la liste d'attente on verra j'ai envie de rigoler parce que je pense quand je vais être choisi je pense que même si je suis choisi je pense que les prix on va je pense qu'on va rigoler mais clairement et en plus tu vois hier je préparais un peu notre interview d'aujourd'hui donc je regardais un peu les trois trucs par rapport au sport par rapport au foot et
- Speaker #1
les prix qu'ils annoncent pour la coupe du monde la 2026 c'était prochain par rapport au fruit du Qatar mais c'est x5 les prix c'est facile et ça revient à ce qu'on disait c'est du business en fait Merci. Maintenant, ici, on a Mike Junior, il transforme tout en business. Même le sport qui est censé être quelque chose qui rassemble, ils l'ont transformé en business.
- Speaker #0
Je pense encore plus. Je pense encore plus à cette Coupe du Monde qui est aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Ils l'ont encore plus fait business parce qu'ils savent que les gens ici sont prêts à mettre beaucoup d'argent.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Ce n'est pas une Coupe du Monde au Maroc ou même au Qatar peut-être. Non, là, c'est une grosse, grosse industrie ici du business et ils en profitent à fond. Et c'est bien dommage pour la plupart des supporters.
- Speaker #1
Tu sais, je voulais te poser une question que je ne t'avais pas posée. Souvent, quand tu es coach, moi, par exemple, je vais prendre mon expérience à moi quand je joue au foot. Des fois, quand j'ai des problèmes scolaires ou à la maison, ma mère, elle lui demandait est-ce que vous pouvez essayer d'être un peu plus dur sur lui ? Tu sais, elle lui confie un peu mon éducation. Oui. Ici au Canada, c'est aussi quelque chose que les parents font. Est-ce qu'ils vous confient un peu l'éducation de leur enfant ?
- Speaker #0
Énormément. Pour être honnête... Si je ne vais pas leur demander ce qui se passe, je n'ai pas eu énormément de parents me disant « Ah, mon fils, il est comme ça ou autre. » Les seules fois où ils viennent me dire quelque chose, c'est plus pour dire « Ah, il est malade, il ne viendra pas » , ce genre de choses. Mais sinon, non, non, non, pas de ce côté-là.
- Speaker #1
Est-ce que c'est quelque chose que tu aurais souhaité avoir ou ça te... Moi, j'essaie de l'avoir.
- Speaker #0
Non, mais moi, des fois, j'essaie, en parenthèse, de leur tirer les verres du nez, en parenthèse, et de leur parler, tu vois, pour savoir un peu plus. Juste de savoir si leur famille, elle est unie ou si c'est un fils ou les parents sont divorcés. Parce que je vois que c'est un comportement qui peut énormément changer entre un... entre quelqu'un qui a toujours ses deux parents et quelqu'un qui a ses parents divorcés, en bien et en mal. Je ne dis pas que s'ils sont divorcés, tu vois une grosse différence négativement, mais j'aime bien savoir de ce côté-là. Des fois, je n'aime pas être trop dur avec eux parce que je me dis, pour le gamin, à la fin de journée, il retourne juste chez sa mère ou chez son père, donc c'est difficile. Mais j'aime bien en savoir un peu plus. Donc, des fois, j'essaie de leur parler à la fin de session ou au début pour savoir ce qu'il en est de la famille ou même de la journée, comment c'était à l'école. Est-ce que ça va ? Tout va bien. Mais c'est à moi d'y aller. Ce n'est pas le contraire.
- Speaker #1
D'accord. C'est quoi ton objectif final avec le foot ? Tu as dit tout à l'heure que tu voulais pouvoir en vivre. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire être coach professionnel ? Est-ce que tu voudrais entraîner une équipe qui joue dans une division à la limite professionnelle ? Coacher aussi des hommes ? Parce qu'aujourd'hui, c'est des enfants que tu coaches. C'est quoi justement tout ? Je sais aussi que tu passes des certifications, pas mal de choses. C'est quoi ton but avec tout ça ?
- Speaker #0
Comme tu l'as dit, déjà le premier objectif, c'est deux, trois ans, essayer de vivre du football à 90-100%. Ça, c'est le premier objectif dans deux, trois ans. On verra comment ça se passe, mais en tout cas, c'est l'objectif. Et puis après, dans le futur, c'est essayer de coacher une équipe professionnelle. Je sais que Deschamps part, il y a Zidane qui doit arriver, donc peut-être après Zidane, l'équipe nous rentre. Je vais voir. C'est l'objectif d'ici, allez, Zidane reste quelques années. Allez, on va se dire six, sept ans, je passe après Zidane.
- Speaker #1
OK, pas mal. Si jamais Benzema joue toujours, est-ce que tu pourras le rappeler, s'il te plaît ?
- Speaker #0
Dans 6-7 ans, je pense que là, mon gars, soit il est en Ligue 3 de Thaïlande ou alors il est à Dubaï et il fait des vidéos TikTok. Je pense que dans 6-7 ans, je ne vais plus le rappeler. Je vais rappeler Thierry Henry, moi. Il faut Thierry Henry.
- Speaker #1
Est-ce que tu penses que tout ce que tu es en train de faire par rapport au coaching du foot est quelque chose que tu aurais pu faire en France ? Est-ce que l'expatriation t'a justement aussi aidé dans cette voie-là ?
- Speaker #0
Oui, clairement. Après, je vous l'ai dit, mieux tard que jamais. En France, je ne voulais que jouer au foot. Je voulais que jouer au foot, que jouer au foot, que jouer au foot. J'avais l'idée de coacher, mais je me disais tout le temps, plus tard, plus tard, plus tard. Et merci. Malheureusement, je vais dire ça, merci au Covid qui m'a vraiment… J'ai eu le temps d'y penser parce qu'on était tout le temps à la maison. J'ai eu le temps de regarder je ne sais pas combien de webinaires, d'écouter des podcasts sur Spotify à longueur de journée. Donc, en France… J'aurais pu. Après, je sais qu'en France, c'est plus compliqué. Ça prend plus de temps. C'est un peu plus fermé, les circuits, à un moment donné, quand tu veux vraiment être au niveau professionnel. Donc, oui, je pense que j'aurais pu le faire.
- Speaker #1
C'est quoi ton… Là, on va parler pour les puristes du foot. C'est quoi ta formation préférée ? Tu les fais jouer en quelle formation, tes petits ?
- Speaker #0
Alors, moi, je suis un peu différent. Je joue en 4-4-2. Et on essaye de… J'essaye maintenant, comme ils vont être en U14, U15. On a déjà commencé, on a le 3-4-3, le 3-4-2-1. C'est un peu la formation que j'essaie maintenant de leur faire apprendre. Après, comme je leur dis, c'est juste un numéro. Pendant le match, tu leur dis, on joue en 4-4-2, mais pas mal de fois, je regarde sur la vidéo du match, on commence en 4-4-2, pendant le match, on est en 3-5-2. Au bout d'un moment, on est en 3-4-3. Dès qu'on défend, on défend, on est limite en 4-5-1. Donc, tu vois, c'est plus un système bonnet pour qu'ils aient un point de référence au début du match. Et puis après, j'aime bien qu'ils soient connectés entre eux et qu'ils jouent leur jeu, tout simplement.
- Speaker #1
Tu sais, quand on parle de foot, généralement, on attribue aussi des caractéristiques par rapport au pays. On va dire par exemple, la France, c'est un pays très athlétique où le physique compte beaucoup. On va te dire l'Espagne, c'est un pays très technique. On va te dire l'Italie, c'est un pays très tactique. Bref, tu as compris un peu la logique. Comment tu jugerais le Canada ? Il rentre dans quelle catégorie ?
- Speaker #0
Je pense le pays physique quand même. Tu le vois un peu, Jesse March, ce qu'il essaye de mettre en place, la plupart des joueurs qu'il a, c'est quand même des joueurs physiques qui vont rapidement vers l'avant. Ça reste quand même un pays. Ils ont quelques joueurs de ballon dans l'équipe nationale, mais tu vois, par exemple, le joueur en parenthèse qui est technique dans l'équipe, qui est d'origine portugaise, qui a fait toute sa formation au Portugal, Eustachio. C'est un joueur technique, mais il a été formé au Portugal. Il est venu ici parce qu'il a le passeport canadien. Pour l'instant, ça forme quand même encore, je trouve, beaucoup de joueurs physiques et rapides. J'espère que ça va changer un peu parce que là, c'est bien beau. On a les joueurs pour le faire, peut-être aussi avec Jesse March qui a cette mentalité Red Bull Salzbourg, vite sur l'avant, verticalité et tout. Mais je pense qu'au bout d'un moment, il y aura une nouvelle génération qui sera peut-être plus technique. Il faudra s'adapter. Je pense que de ce côté-là, ça aide de voir l'Espagne qui n'a pas non plus que des joueurs physiques et rapides. C'est très bien. De ce côté-là, j'espère que ça va aider certains pays qui se développent comme le Canada, même les États-Unis, à ne pas vouloir que des joueurs long ballon devant. Dès qu'on le perd, cinq secondes pour le récupérer et puis on y va. I-PES, on y va. Allez, on y va. De toute façon, Red Bull, Salzbourg et toutes les filiales Red Bull. Pour l'instant, ça reste physique et rapide.
- Speaker #1
C'est quoi pour toi le pourcentage de chance du Canada de faire une bonne Coupe du Monde ? Et quand je dis bonne Coupe du Monde, c'est d'aller toucher les phases éliminatoires, aller à un huitième, un huitième ce serait déjà pas mal.
- Speaker #0
Selon le groupe, mais je pense que cette année ils peuvent au moins gagner, allez je vais dire que phases de groupe, ils peuvent gagner un match sûr, je pense qu'ils peuvent faire un match, une victoire, un nul, une défaite en phases de groupe, peut-être se qualifier grâce à ça. Et enfin, se qualifier pour le prochain round. Ça sera quoi, les 16e peut-être ? Les voilées en 16e.
- Speaker #1
Tu vas supporter la France ou le Canada ?
- Speaker #0
La France, attends…
- Speaker #1
On ne sait jamais. Tu es là depuis tellement longtemps qu'on ne sait jamais. Peut-être que ça va changer d'équipe.
- Speaker #0
Le Canada, j'aurai un œil dessus. Je vais les supporter, mais pas comme la France. La France, c'est un autre niveau. C'est la patrie. Ça va être la France à 200 %. Je vais crier partout. J'espère qu'on pourra avoir des matchs ensemble. Peut-être que la France viendra à Toronto. Ça, ça serait le most. Si la France arrive à avoir un match de groupe à Toronto, alors là, pa pa pa pa pa,
- Speaker #1
là c'est… Je ne sais pas si ça va rentrer dans leurs réflexions, mais ils doivent savoir qu'il y a quand même beaucoup de Français qui vivent au Canada. Donc, peut-être mettre un match ici pour avoir…
- Speaker #0
Je sais que le camp d'entraînement final ne sera pas à Montréal. pour les français quoi qu'il arrive j'avais vu une note dessus donc je sais pas où ils seront mais ça serait énorme ça serait le must dans la rue,
- Speaker #1
à l'hôtel ou dans le stade ça serait la folie clairement tu l'as mentionné tout à l'heure c'est super important que tu le mentionnes et je suis content que tu l'aies fait parce que l'air de rien mon podcast est quand même écouté par beaucoup de francophones beaucoup de profils différents, j'ai aussi des parents qui m'écoutent Toi, aujourd'hui, t'es parent. T'es comme petit garçon. C'est plus simple d'être parent au Canada ? C'est plus simple d'être parent au Canada qu'en...
- Speaker #0
Je m'attendais à une autre question.
- Speaker #1
Vous êtes beaucoup français à avoir des enfants à Toronto.
- Speaker #0
Après Kéro, le truc, c'est que j'ai pas été... Tu vois, j'ai pas été parent en France aussi, tu vois.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Mon garçon était là. Moi, je dis, tu sais, j'aime pas critiquer en me disant « Ah non, c'était mieux là-bas » ou « C'est mieux ici » et « Là-bas, c'était naze » . J'ai vu en France comment ça s'est passé pour nous avec les aides, que ce soit du gouvernement, les crèches. Ici, le seul problème, c'est au niveau du ratio crèche-enfant. Pour trouver une crèche, pour trouver n'importe quelle école ou autre, c'est quand même très compliqué. Tu vois, et même pour les écoles françaises, il y a le réseau Viamond et autres. Donc ça, c'est un peu simple. C'est en gros une école française publique où tu peux envoyer ton enfant. Mais si tu veux aller dans le privé pour le niveau français, enfin pour une école française, Tu as des écoles comme la TFS ou autre, ça ne sert à rien même de regarder la brochure parce que les prix, je ne sais même plus combien c'est, 8-10 000 euros dollars l'année ou je crois que c'est même moins, ou c'est tous les 5-6 mois, c'est n'importe quoi. Alors qu'en France, même le privé, à ces prix-là, c'est quand même moins. Moi, j'étais dans le privé en France, au collège, on ne payait pas 10 000 euros l'année, c'était peut-être du, je ne sais pas… de 2000 euros l'année, maximum. Donc au niveau des prix, c'était quand même plus abordable en France et je crois même en Europe. Les universités, la plupart sont gratuites et c'est quand même de très bonne qualité. Ici, j'ai l'impression un peu que si tu ne vas pas dans le privé, la qualité, ça va être un peu du... Il faut tomber un peu sur la bonne école, bonne personne, bon éducateur. Alors qu'en France, je crois que le niveau est un peu plus homogène, tu vois. Mais après, ça reste quand même de bonne qualité. Je ne parle pas ici comme si c'était l'Ouzbékistan. J'espère qu'il n'y a pas d'Ouzbék.
- Speaker #1
Bien sûr, bien sûr. On verra, tu dirais, si j'entends des commentaires.
- Speaker #0
Il est francophone, demande.
- Speaker #1
Je te dirais si je reconnais ton partenaire.
- Speaker #0
Oui, on nous explique.
- Speaker #1
Mais tu vois, c'est cool de parler de ça parce que depuis que j'ai fait le podcast, j'ai quand même reçu beaucoup de personnes. À chaque fois, on comparait un peu les choses France-Canada et à chaque fois, la France perdait un peu de points. Mais c'est vrai que sur ça, les gens ne se rendent pas compte à quel point la France, c'est vraiment un bon pays en termes d'éducation, en termes de santé aussi. Tu vois, en termes de sport aussi. Au foot, tu vas mettre ton enfant au foot, au handball, au baseball, peu importe le sport, tu ne vas pas payer si cher. Et même, en plus de ça, tu as des aides aussi, tu vois. Et ça, c'est vraiment super important. Moi, je veux le dire, Théo, déjà, ça ne m'en rend pas compte.
- Speaker #0
Mais moi, je te le dis, moi, j'aime bien voyager. Tu te dis, pourquoi tu es parti de la France ? Il y a encore beaucoup de personnes ici qui me demandent, mais pourquoi tu es parti de la France ? C'est l'un des plus beaux pays, j'y étais, c'est magnifique, la gastronomie, l'histoire. Moi, je leur dis, j'aime bien voyager. Moi, je ne critique pas la France. Moi, je ne suis pas parti de la France parce que c'était naze ou la mentalité des gens et tout. La mentalité de certaines personnes ici, c'est la même en France. Moi, je suis parti juste parce que... J'aime voyager, mais mes parents m'ont toujours éduqué à voyager. Ils m'emmenaient partout où ils allaient. C'est pour ça, tu vois. Mais je ne critique pas la France. C'est pour ça que quand tu me dis l'éducation ici ou là-bas, moi, je pense que ça doit être du 50-50. Ce n'est pas… Tu sais, il n'y a pas de… On ne vient pas d'un pays… On ne vient pas comme malheureusement… Heureusement, il y a certaines personnes ici qui ont fui leur pays parce que c'était la guerre ou autre. Mais nous, on vient quand même d'un pays dans le top 10 pour la plupart des… Tu vois, la plupart des industries. Donc, je ne vois pas… pourquoi on devrait commencer à dire « Ah non, moi je suis parti de la France, parce que ça devient n'importe quoi. Ici, c'est le paradis. » Non, non, non, c'est 50-50.
- Speaker #1
Je suis très bien de le souligner.
- Speaker #0
La main sur le cœur. Voilà. Exactement. Je suis le premier ministre en France. Je suis là.
- Speaker #1
Ça va être quoi la suite pour toi ? Ça fait maintenant plusieurs années que tu es à Toronto. Oui. Tu bosses, il y a le projet du foot, tout se passe bien pour toi. Il y a Madame et ton petit garçon. C'est quoi la suite pour toi ? Comment tu vois la suite des prochaines années ?
- Speaker #0
Je te l'ai dit, moi, j'étais resté ici parce qu'il y avait tout le développement du football. Sinon, je pense que j'aurais peut-être choisi de partir avec quelques années de cela, voir quelque part, voir autre chose. Pour l'instant, je vais continuer un peu le foot ici. Je pense que je me donne un ou deux ans, peut-être deux ou trois ans, comme j'ai dit, professionnel. Je pense que dans deux ou trois ans, si je vois qu'il y a un plafond de verre ici. en me disant, tu sais quoi, tous les clubs, il y a des clubs pro ici, mais tout est déjà figé, ou tu n'as pas la bonne connexion, tu ne connais pas la bonne personne pour aller plus haut, peut-être qu'on ira voir autre part, tu vois, peut-être un autre pays. En plus, d'ici là, non, j'aurai quand même la plupart des certifications pour entraîner à l'étranger à un bon niveau. Donc, je me donne deux, trois ans pour voir comment se développe le flûte au niveau local ici, et voir comment ça se passe. Et à ce moment-là, on parlera avec... avec Madame et avec Gabriel L'Enfant et en se disant c'est quoi, on a fait tout ce qu'on a fait tout ce qu'on a pu ici, il y a un plafond de verre, ça te dit est-ce qu'on va dans ce pays ou dans celui-là on parlera et peut-être dans 2-3 ans on essaiera de voir autre chose
- Speaker #1
On arrive doucement sur la fin du podcast et j'ai deux questions qui vont être super importantes pour toi, la première c'est toi et moi on fait beaucoup de foot ensemble est-ce que tu peux dire aux gens qui nous écoutent que je suis quand même assez bon au foot ? Parce que j'ai des jeunes qui sont sur mes côtes là. Ça, c'est la première chiffre que je suis en train de porter. Kero,
- Speaker #0
un de ces quatre, il faudrait que je ramène la FEO de nouveau, qu'on filme un match comme ça. Tu vois, une vidéo parle plus que mille mots. Mais ouais, Kero, il est bon. La dernière fois, je l'ai vu jouer contre des U4, U5. Franchement, Kero, t'étais top. T'as marqué quelques buts. Franchement, contre des U4, U5, t'étais au top.
- Speaker #1
Surtout de la tête. J'ai marqué beaucoup de la tête.
- Speaker #0
Ouais, ouais, ouais, ils n'arrivaient même pas à te contrer dans l'étui à l'ARM ou de ce côté-là. Non, non, ça va. Kéros, c'est validé. Comme il dit, c'est carré, c'est validé, c'est tampon Clairefontaine.
- Speaker #1
Parfait, merci beaucoup. Parce que j'avais des étés en fait. Non, non,
- Speaker #0
non, la première question, c'est bon. La première question, c'est validé.
- Speaker #1
Et la deuxième question, c'est la question la plus importante. Toi qui as beaucoup bougé, toi qui as la chance de beaucoup voyager, qui as toujours aimé le voyage, c'est quoi le conseil que tu donnerais à une personne qui veut partir s'installer à l'étranger ?
- Speaker #0
En un mot, vas-y. Ah, deux mots, pardon. Vas-y. Juste, tu sais que des fois, le problème des fois, c'est qu'on... Comme tu l'as dit en off, tu sais, j'aurais dû faire ça hier, pourquoi je ne l'ai pas fait pour un truc, pour ta ventilation, désolé d'en parler. Mais je pense que des fois, on en parle trop. On essaie trop d'en parler. C'est quoi, vas-y, peut-être qu'on va y aller là-bas et peut-être que j'ai envie d'aller là-bas. C'est quoi, viens, on en reparle demain. Demain, vas-y, j'aimerais bien peut-être aller là-bas. Ah, je ne suis pas sûr. c'est quoi, je vais peut-être en parler à des gens, je vais peut-être regarder sur des forums, vas-y, on se reparle demain. Et à force de procrastiner et de se dire demain, on n'y va jamais, on a juste des regrets, vas-y, moi je dis juste, vas-y. tente, il vaut mieux avoir des remords que des regrets. Il faut y aller. Moi, c'est toujours ce que je dis, je sors de ta zone de confort. C'est bien des fois d'y être, dans la zone de confort, dépendamment d'où on est, dans quel espace, mais la plupart du temps, il faut sortir de la zone de confort, il faut tenter. Ça marche, tant mieux. Ça ne marche pas, ce n'est pas grave, tu auras eu une expérience et au moins, tu pourras le dire à d'autres personnes que tu l'as tenté et puis tu as perdu. plus de l'argent, tu en regagneras plus tard. Donc, vas-y, c'est le conseil.
- Speaker #1
C'est simple, mais plein de bon sens. C'est un top conseil. Rod, bon, tu t'appelles Rodox, donc tout le monde sait que je t'appelle Rod.
- Speaker #0
Ben oui, ben oui.
- Speaker #1
Ça m'a fait super plaisir de te recevoir. On a parlé de sport, on a parlé de... On a réussi à le faire et je suis super content parce qu'on a parlé de plein de choses super intéressantes. Le sport, on ne réalise pas à quel point le sport, quand tu es expatrié, ça peut être utile parce que nous, on sait qu'on nous aide. par exemple. Ah,
- Speaker #0
clairement. C'est ça, c'est un conseil. Maintenant, je voulais juste rajouter ça. Il y a beaucoup de gens qui disent comment tu te fais des amis à l'étranger et tout. Les amis, au lieu d'aller dans les bars et les boîtes de nuit, allez vous inscrire dans un club de foot si vous aimez le foot, dans un club de volet, même dans un gym où tu rencontres énormément de personnes. Bien sûr. Pas de rencontrer des personnes en se disant je vais aller dans un bar et je vais rencontrer du monde. Non, non, non. Inscrivez-vous dans un club de fitness, de yoga, ce que vous aimez, de couture, de curling, je ne sais pas quoi. Mais vous allez rencontrer énormément de personnes et vous allez vraiment ouvrir votre réseau là-dessus.
- Speaker #1
Exactement. En tout cas, un grand merci à toi. C'était un plaisir de te recevoir. La team, vous nous dites, on est comme un expat, sur le podcast, on est comme un expat de création, avec des personnes qui la vivent. Et on se voit au prochain épisode.