Speaker #0Bonjour à toi, cher auditeur, auditrice, curieux ou curieuse qui vient me rejoindre dans ce podcast. Je t'invite aujourd'hui dans ma tannière, un lieu sûr, au coin du feu, pour se reconnecter à soi. Dans l'épisode du jour, j'ai envie d'aborder le thème de l'acceptation. Je vous en avais un petit peu fait le teasing à la fin du dernier épisode sur la déception, parce qu'on avait parlé du fait d'accepter de décevoir, accepter la déception pour mieux prendre sa place dans sa vie, pour mieux s'apaiser. Et du coup, j'avais envie d'aller un petit peu plus loin sur la notion d'acceptation et sur certains mécanismes. sous-jacents qui peuvent mener à l'acceptation ou en tout cas qui peuvent aider à accepter les choses. En tout cas, je n'ai pas la prétention, je ne suis pas psychologue, donc d'apporter des clés reconnues, mais en tout cas de parler et partager ce qui moi me fait du bien et mes manières de réfléchir et d'appréhender les choses. Et du coup, pour commencer, je me suis posé une question un peu essentielle. C'est si on a besoin d'accepter les choses, ça veut dire peut-être qu'on résiste, on s'oppose à celle-ci. Et donc, je pense que c'est souvent dans la vie, on est confronté à des situations où les choses ne se passent pas comme on voudrait. On a envie que ça se passe d'une certaine manière et ça se passe pas comme ça. On imagine des choses et finalement ça se passe pas comme ça. Les gens agissent d'une manière et on avait projeté autre chose. Donc là, j'utilise plein de mots intéressants, projeter, imaginer, etc. Bref, il y a de nombreuses résistances dans nos vies, dans plein de situations. Et souvent, elles sont source de souffrance. Parce que cette résistance qu'on peut ressentir en nous, des fois, elle crée des émotions négatives, elle crée de la colère. Et donc, moi déjà, si je voulais poser les choses dans l'ordre, je me dis, c'est quoi les différentes résistances qui existent ? Déjà, il y a des résistances avec ce qui est, en fait, avec la réalité, avec ce qui est à l'extérieur de soi, ce qui va être les autres. ou une situation, un contexte donné, ça peut même être la société. Donc c'est soit contextuel, soit c'est des individus en face de nous, mais qui sont extérieurs de nous. Mais on peut aussi avoir des résistances, et du coup une opposition ou contestation avec nous-mêmes, avec ce qui est et ce qui se passe à l'intérieur de soi. Et je me suis posé la question de pourquoi on résiste ? Et si on fait un peu le parallèle, un peu de manière philosophique, avec l'épisode de l'identité, et bien je pense que ça nous ramène encore à notre égo. et à notre capacité à nous représenter, on se fait une idée de... On se représente soi-même, on se représente le monde, les autres, d'une certaine manière, dans notre tête et dans notre mental. Et du coup, on a une interprétation de ce qu'est le monde, de ce que l'on est, grâce à notre conscience et notre mental. Et du coup, ça nous permet d'avoir une certaine idée des choses. Ça nous permet aussi d'identifier des valeurs, des aspirations. Enfin, voilà. Moi, je pense qu'il y a deux choses, du coup, c'est que notre mental, il nous permet de nous représenter. Et donc, il interprète ce que l'on voit de la réalité pour se représenter, pour... Enfin, en tout cas, imager et construire des représentations. Donc ça, c'est notre perception. et ce qui peut mener aussi à certaines croyances qu'on va intégrer. Et ensuite, on a aussi dans ce mental une capacité, à partir de ce qu'on se représente, à se projeter vers le futur ou dans des situations. Voilà, on a une capacité à se projeter. Donc ça, c'est de l'ordre plutôt, plus de l'interprétation, mais de l'imagination. Et du coup, selon moi, la résistance, elle vient du décalage entre ce que l'on se représente ou ce qu'on projette mentalement et la réalité, avec la réalité. Et du coup, notre capacité à nous représenter les choses, à nous projeter, mais bien sûr, elle nous fait vivre. C'est ce que je disais sur l'épisode sur l'identité, c'est que c'est quelque chose qui nous permet de vivre en société, c'est quelque chose qui nous permet d'affirmer notre singularité, d'être un individu singulier, de vivre en groupe, de se représenter à l'autre. de faire des projets, d'avoir des valeurs. Enfin voilà, ça nous permet d'être des êtres humains construits. Mais par contre, si ça n'est que souffrance et que ça ne nous apporte que souffrance, il y a un problème. Et si ce décalage entre ce que l'on se représente mentalement et la réalité est trop grande, alors il va y avoir vraiment beaucoup de résistance, et alors il va y avoir souffrance. C'est normal qu'il y ait un décalage à des moments, mais comment on peut réduire ce décalage en affinant peut-être notre perception des choses, et peut-être en faisant moins de projections aussi. C'est un peu ça, moi, la question que je me suis posée dans ma vie. et que j'essaye d'expérimenter aussi, parce que dans notre société actuelle, on est beaucoup dans le productivisme, on est beaucoup dans le toujours plus, la productivité, notre valeur dépend de ce que l'on fait, de ce que l'on réalise, de notre statut, et du coup ça nous pousse à être beaucoup dans notre mental, à beaucoup s'identifier à ce que l'on fait, à beaucoup s'identifier... en tout cas à avoir cette identité sociale à laquelle on s'attache très fortement. Et du coup, ça peut aussi créer beaucoup de résistance parce qu'est-ce qu'on écoute encore ce qu'il y a dans son corps ? Est-ce qu'on n'est pas en décalage avec soi-même des fois, à ne plus s'écouter ? Ou est-ce qu'on n'est pas en décalage avec les autres ? Enfin voilà, ça crée plein de choses. Et en fait, ça crée beaucoup un désir et un besoin de contrôle. Ça nous crée en fait une espèce d'illusion de contrôle. On a l'impression de contrôler notre vie, on a l'impression de la construire, on a l'impression d'en être le maître, on a l'impression que rien ne va nous résister. En fait, on aimerait ça et on aspire à ça. Et d'une certaine manière, ça peut parfois nous éloigner de la réalité. Et quand on est confronté à des difficultés, on se retrouve à avoir du mal à les accepter. Quand on est confronté à des obstacles, quand on est confronté à des émotions négatives, on a tendance à refouler, on a tendance à fuir, on a tendance à vraiment être en résistance de plein de manières différentes. Et du coup... Et du coup, moi, je pense qu'il y a quelque chose qui est très important, c'est que tout ce qui se crée dans notre mental, toutes ces représentations, c'est parfois qu'une illusion. En fait, c'est quelque chose que l'on se crée dans notre tête. Donc, il y a l'illusion et il y a la réalité. Et donc la question c'est comment se rapprocher le plus de la réalité, en tout cas selon moi, comment on peut se rapprocher le plus de la réalité pour ne moins être heurté quand on se confronte à elle. Quand on se confronte à la réalité, c'est-à-dire j'ai des émotions négatives, en fait c'est la réalité, je suis un être humain, j'ai un corps, et à un moment il y a des choses qui vont s'exprimer. Je vais être dans une situation, je vais penser que j'ai la situation en main. Je vais foncer, je vais me dire ouais vas-y je vais tout réussir et tout, et puis bah un échec. Et en fait, bah oui, c'était qu'une illusion de se dire qu'on est invincible et que rien ne peut nous arriver, c'est qu'une illusion de se dire qu'on peut être heureux tout le temps, sans avoir aucun sentiment négatif. En fait on est des êtres humains, il y a aussi une réalité, on est des êtres sociaux, on vit dans une certaine société, oui, il va y avoir des obstacles. Et donc comment on... Moi, quel est le processus, selon moi, pour sortir de l'illusion, en tout cas dans sa tête, comment on peut agir sur les choses dans sa tête, et donc sortir de cette illusion, sortir de cette projection, en fait, finalement, qui est illusoire et qui peut nous faire du mal parce qu'on s'y attache fortement, on s'attache à un résultat, on s'attache à une issue précise. On s'attache à ce que les gens réagissent comme ci ou comme ça, ou alors on leur a mis une étiquette et on veut qu'ils soient comme ci ou comme ça, et quand en fait ils ne le sont pas, on leur en veut, on les déteste, on est en résistance, on a l'impression qu'ils nous ont trahis. Et en fait, du coup, moi, j'ai un petit exercice, en tout cas que j'ai identifié, que je vais essayer de faire à chaque fois que je rencontre des résistances dans ma vie. Et donc, je vais essayer de passer par plusieurs étapes. À l'intérieur de moi, c'est déjà me poser face à une situation désagréable ou quelque chose avec lequel je suis en résistance. Et je vais me dire, là, je vais regarder cette situation-là. En sortant du jugement, j'arrête de juger et j'arrête toute interprétation, c'est-à-dire je vais regarder les choses factuellement et j'adopte une posture d'observatrice neutre à l'instant présent. Donc aujourd'hui, il y a cette situation, imaginons une situation, j'en sais rien... Il y a quelque chose qui se... Je prends toujours les mêmes exemples. Mais il y a quelque chose qui se passe mal. Je vais pas prendre, j'allais prendre professionnellement, mais je sais pas, il y a quelque chose qui se passe mal avec... Avec mon partenaire, imaginons, je suis en résistance face à quelque chose qu'il a fait ou qu'il a dit. Et du coup, il se passe plein de choses en moi. On peut être en colère, il y a des émotions qui se mélangent. Du coup, ce qui donne lieu à des actes ou une dispute ou quelque chose... Enfin voilà, en tout cas, on peut dire une dispute en couple ou une dispute entre amis ou une dispute en famille. En fait, ça revient au même. Donc dans le cas d'une dispute par exemple, on va se dire ok, je prends un temps de recul, je prends du recul sur toute cette situation, j'attends de me calmer parce que des fois quand les émotions débordent, on n'est plus très rationnel et justement on n'arrive pas à avoir cette posture où on sort du jugement et de l'interprétation parce qu'on est dans un bain d'émotions. Donc on laisse ces émotions-là nous traverser, on prend conscience qu'elles nous traversent et donc on est déjà dans une posture d'observateur, donc déjà d'observateur de soi. Donc de ce qui se passe en soi. Identifier ce qui se joue en nous. Ok, là, ce comportement-là, il m'a saoulée pour telle et telle raison. En fait, ça me rappelle telle chose, telle chose que j'ai déjà vécue. Donc ça me crée de la colère, ça me crée de la tristesse, ça me crée de la peur aussi, de la peur de revivre toujours les mêmes choses. J'ai la croyance que je ne peux pas vivre avec ça, que c'est mal d'être comme ça. Donc en fait, on identifie tout ce qui se passe en nous, mais on ne le juge pas. On ne se dit pas c'est mal que l'autre, mais on se dit, ah, en fait, en moi... Je crois que c'est mal. Genre, ce que je crois fort dans mon fort intérieur, c'est que quand l'autre fait ça, il agit mal. Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est vrai ? Voilà, bon, on va questionner un peu tout ça. On va identifier ses pensées, ses émotions, de manière neutre. On ne va pas les juger. On ne va pas leur donner forcément crédit. Et ensuite, je garde cette posture d'observateur neutre pour observer... Les faits, donc qu'est-ce que l'autre a fait ou en tout cas le contexte de la situation et des autres personnes impliquées. Donc les postures, les paroles, les choses qui ont été faites, les actions de manière très pragmatique et très neutre. Juste, j'observe et je sors de tout jugement, toute interprétation. Bien sûr, pendant le processus, il y a des jugements, des interprétations, il y a des pensées automatiques qui vont venir. C'est normal, il ne faut pas lutter. On est des êtres humains, notre égo va chercher à s'exprimer, etc. Mais l'idée, c'est de ne pas s'y attacher. C'est un peu comme on fait de la méditation en pleine conscience, c'est de rester un peu distant et de les laisser passer. Et de peut-être même se dire, tiens, j'observe ça aussi, j'observe qu'il se passe ça. Et en fait, on observe tout ça un peu en même temps. Et à la fin, on a un peu une distinction entre les faits que j'ai observés factuellement d'un côté et comment mon corps et mon mental réagissent face à ces faits-là. Donc il y a ces deux choses. Et donc, qu'est-ce qui se passe en moi dans ce genre de situation, dans cette situation précise ? Y compris ce que j'interprète, mes réactions, voilà. Alors après, cet exercice d'observation neutre, il est assez difficile. On n'est jamais 100% neutre, on est toujours un peu biaisé. Et moi, j'aime bien me dire que c'est comme une photo à l'instant T. Quand on prend une photo d'une situation ou d'un contexte, il y a une photo, j'en sais rien, je vais prendre un exemple très parlant, un photographe de guerre, il va prendre une photo d'un angle de vue d'une scène. et bien il va avoir un seul angle de vue qui va être juste parce qu'il montre quelque chose de réel, qui existe, mais ce ne sera pas exhaustif parce que c'est incomplet, parce qu'il n'y a pas ce qui se passe un peu plus à droite de la photo, un peu plus à gauche, ce qu'il y a derrière, ce qu'il y a dans les habitations tout autour, enfin voilà. Donc il faut toujours garder en tête que ça reste quand même un point de vue. un point de vue, mais on peut essayer d'être le plus neutre possible sur ce qu'on sait vraiment, les infos qui s'offrent à nous, est-ce qu'on peut vraiment conclure ou non, et aussi voir ce qui est de l'ordre de ce qui se passe en nous et ce qui est de nos réactions. Donc c'est ça qui est assez important en fait, c'est vraiment prendre cette posture neutre et sans jugement. Donc c'est pas facile, mais c'est vraiment quelque chose qui va pouvoir se pratiquer avec le temps au fur et à mesure. Et plus on pratique, plus c'est facile. Et bon voilà, après, quand on est plus fatigué, on est plus en mode pilote automatique, je pense que c'est ce qui va s'apparenter un petit peu ensuite avec de la pratique, pas la pleine conscience qui est un peu la méditation et la pratique, de la pleine conscience, mais la pleine présence. C'est savoir être et faire des actions au quotidien et être pleinement... présent aussi de manière neutre à ce qui se passe autour de nous, avoir conscience de ce qui se passe dans notre corps, avoir en même temps conscience des faits qui se passent autour de nous. Voilà. Bref, une fois qu'on a fait tout ça et qu'on y arrive à peu près... Eh bien, on peut identifier plus clairement, plus concrètement et plus rationnellement ce sur quoi j'ai un pouvoir d'action et ce sur quoi je n'ai pas de pouvoir d'action. Et je pense que ça, c'est deux choses très importantes. Après, des fois, on pense avoir un pouvoir d'action sur les choses. Des fois, c'est aussi un besoin de contrôle. C'est un peu de l'orgueil. Donc, je pense qu'il faut identifier ça avec assez d'humilité, c'est-à-dire ce sur quoi j'ai un pouvoir d'action là tout de suite et ce sur quoi je n'en ai pas. et je n'ai pas la possibilité de savoir quelle sera l'issue. Je peux juste me dire, ok, qu'est-ce qui s'offre à moi aujourd'hui ? Il y a cette situation, il y a tout ça qui se passe, ben, qu'est-ce que je peux faire ? Sauf que parfois, c'est pas si simple. Parce que face à une réalité avec laquelle on est inconfortable, il va d'abord y avoir plusieurs mécanismes et on va pas forcément choisir d'agir. Des fois, on va refuser ce qui est, donc on va fuir. On va fuir l'inconfort, on va fuir nos propres sentiments, on va pas réussir à y faire face et donc on va plutôt se dire changer les faits ou les mettre de côté, sous le tapis, remodeler l'histoire et rester dans le déni. En fait, on préfère rester dans l'illusion que de voir la réalité telle qu'elle est et de dealer avec. Donc, on met sous le tapis et hop ! C'est le déni. En fait, l'acceptation, pour moi, c'est un peu comme les phases du deuil. Après, bien sûr, c'est des choses, mais le deuil, c'est à la fin une acceptation de la perte d'un être cher. Mais en fait, c'est un peu comme les phases du deuil. On fait le deuil de quelque chose qu'on pensait avoir, qu'on pensait faire, qu'on pensait réussir, quelque chose qu'on avait projeté. En fait, il faut en faire le deuil. Donc... Il y a parfois pas mal de réactions. Sinon, du coup, deuxième option qui s'offre à moi, c'est je lutte. Donc je veux forcer et contrôler quand même. Donc allez, bam, je me dis, ça, peut-être que je n'ai pas de pouvoir d'action dessus. Si je vais essayer de faire changer l'autre, je vais essayer de changer ci et ça, je vais essayer de lutter. Et donc là, on veut essayer de contrôler encore et encore et de contraindre la réalité. Mais bon, est-ce que ça nous apaise vraiment ? Parce que souvent, on se rend compte à la fin que la réalité, on ne peut pas trop la contraindre. Enfin, en tout cas, c'est ma conclusion. Je ne sais pas, peut-être qu'il y en a qui arrivent. Moi, je sais que je ne préfère pas lutter, personnellement. Mais ensuite, on a l'option 3, c'est on se résigne. Je me résigne, c'est-à-dire je suis deg. Là, ça ne me plaît pas du tout. Parce que dans tout ça, il y a plein d'émotions négatives qui arrivent au passage. Mais là, on parle de juste quelle stratégie on adopte. Je me résigne, je subis la réalité, mais sans me réconcilier avec, d'une certaine manière. Je garde de la rancœur, je ne trouve pas les ressources pour agir, pour sortir de mon mal-être. J'ai une sorte d'abandon, de lassitude, de soumission, mais je ne reprends pas ma responsabilité face à ce que je peux faire, face aux choses. J'abandonne, mais je souffre en même temps et je ne suis pas satisfaite. Et ensuite, il y a l'acceptation. Et du coup pour moi l'acceptation c'est arrêter de s'opposer et arrêter de lutter contre ce qui est. Et du coup, c'est faire face à la réalité, sortir de nos représentations irréalistes. Et pour ça, j'ai l'impression qu'il faut tout le temps switcher un peu entre ce qui se passe dans notre tête et ce qu'on se représente des choses, ce qu'on projette, etc. L'identifier de manière neutre et revenir au constat de la réalité. Et tout le temps faire un petit peu ce switch. Et du coup, une fois qu'on a fait ce switch, c'est vraiment comme je disais tout à l'heure. identifier ce sur quoi on a un pouvoir d'action, ce sur quoi on n'en a plus, et reprendre sa responsabilité face à son pouvoir d'action, en étant clair avec soi-même sur ce qui se joue en nous, c'est-à-dire ce qu'on projette, ses aspirations, ses contradictions, ses émotions. En fait, c'est accepter ombre et lumière chez soi, et en tout cas faire face à ombre et lumière chez soi, regarder en face ses valeurs, ses attentes, et se dire, dans cette réalité, avec mes valeurs et mes attentes, mes émotions, qu'est-ce que je peux faire ? Sur quoi je peux agir ? Et là, je suis dans l'acceptation et à la fois dans l'engagement vis-à-vis de moi-même. Et moi, je trouve que, pour moi, c'est la phase même supérieure de l'acceptation, c'est on rajoute une notion d'engagement, c'est-à-dire... C'est-à-dire, au-delà d'accepter, je m'engage vis-à-vis de moi-même, je m'engage à vivre selon ce que j'ai envie, je m'engage à vivre d'une certaine manière, et ce qui se passe dans cette réalité, comment je ressens les choses, c'est une manière pour moi de donner du sens à nos actes, et du coup, ça permet d'accepter encore mieux la réalité. C'est-à-dire que... Pour être plus clair, c'est si on prend le temps de regarder ce qui se passe en nous, de regarder ce qui fait sens pour nous, de regarder nos valeurs, nos aspirations, nos attentes. et de regarder là où on a un pouvoir d'action pour leur donner vie, ou en tout cas y faire de la place dans notre vie, eh bien on va donner plus de sens à notre vie, et donc on sera plus apte à accepter la réalité, parce qu'on arrivera à jongler avec elle, et à toujours passer de la réalité à nos attentes, à la réalité à nos attentes, et jongler de cette manière-là, de manière... plus harmonieuse et avec moins de résistance. Et parce que plus on fait l'exercice, moins on lutte dans sa vie et moins on est en résistance parce qu'on apprend à faire avec les contraintes de la réalité et on apprend à faire avec ce qu'on ne peut pas contrôler. Après tout ça c'est facile à dire mais c'est un processus qui prend souvent du temps. et donc du coup il faut vraiment prendre le temps d'assimiler les choses accepter, ça se fait pas en deux minutes souvent c'est des process longs auxquels viennent se mêler plein d'émotions dans chaque situation qu'on rencontre on va faire face et en fait je pense que plus on essaye d'être dans la démarche d'accepter les choses, plus on fait l'exercice et plus on y arrive et après souvent L'acceptation et le calme et l'apaisement, on dit que ça vient avec la sagesse, c'est souvent parfois des personnes âgées ou quoi, on dit des sages, c'est parce que c'est des gens qui arrivent à accepter plus pleinement les choses, mais c'est aussi peut-être parce qu'ils se sont entraînés pendant plus longtemps à faire cet exercice. Et moi j'aime bien aussi dans la religion... bouddhistes, on dit qu'il faut accepter l'impermanence. Et c'est vrai que rien n'est permanent. Et quand on accepte ça, qu'une émotion négative, elle va être là, mais elle ne va pas rester, que quelque chose qui se passe va passer, et un état va passer à un autre état, et du coup les choses vont évoluer. Donc que ce soit positif ou négatif, il faut accepter que la vie est impermanente. et qu'elle est en constant mouvement, qu'on ne peut pas la contrôler et qu'il faut faire avec ce qui vient. Et donc moi, je reviens toujours à... À l'instant présent, je trouve que être dans l'instant présent, écouter son corps, écouter ce qui se passe autour, faire les choses en conscience, ça aide à accepter la réalité je trouve parce que ça permet de s'ancrer un peu plus et ça permet d'être dans les actions et de moins être dans la projection, moins être dans le contrôle. Et il ne faut pas oublier que souvent nos interprétations et nos projections, c'est aussi des indicateurs sur ce qui nous fait peur. C'est un peu des mécanismes de protection. C'est-à-dire qu'on va anticiper plein de choses pour essayer de ne pas être déçu, pour essayer de ne pas souffrir, pour éviter la souffrance. Et les émotions positives et négatives, elles nous traverseront toujours. À nous de les voir aussi comme des indicateurs de ce vers quoi on a envie d'aller. et de ce qui résonne le plus pour nous, et du coup d'agir dans ce sens-là. Et donc voilà, tout ça je trouve que c'est lié, parce que plus on met du sens et on met de la conscience, et on se connaît soi-même, plus on est apte à accepter la réalité, en tout cas plus on apprend aussi à la regarder telle qu'elle est, et plus on essaye d'agir en fonction de la réalité et pas en fonction juste de nos désirs. et bien ça permet de s'apaiser après bien sûr Il y a des fois des grosses épreuves dans la vie, c'est complètement inévitable, des gros chocs émotionnels. Et là, parfois, le processus est beaucoup plus long d'acceptation. Donc là, il y a des vraies périodes de deuil. Des fois, il faut se faire accompagner. Des fois, on ne refait pas surface. Les émotions, elles sont plus fortes. Donc ça, c'est complètement normal. Mais je crois que quand on apprend à accepter plus facilement les choses au quotidien et que du coup, on apprend à gérer les petites tempêtes... qui sont sur les choses auxquelles on se heurte, les petits obstacles de la vie. Quand un gros obstacle arrive, il est peut-être un peu plus facile à surmonter parce que les mécanismes en nous sont déjà ancrés. et du coup je pense que ça peut aider alors bien sûr après chacun son timing et il n'y a pas de règles mais je pense en tout cas que ça peut aider à s'apaiser plus facilement et à ne pas créer des énormes résistances qui nous empêchent complètement de vivre Voilà, voilà. En tout cas, c'est peut-être un peu brouillon sur certains aspects parce que je trouve que c'est un sujet quand même complexe, l'acceptation. Mais j'espère que ça vous aura parlé. Et puis, comme d'habitude, n'hésitez pas à me faire vos petits retours, à mettre un petit like sur votre plateforme d'écoute, m'écrire sur Instagram, ça me fait toujours plaisir d'avoir vos retours. et puis je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode au coin du feu salut et n'oublie pas si cet épisode t'a plu le meilleur moyen de me soutenir c'est de venir t'abonner sur la plateforme de ton choix mais aussi si le coeur t'indique de me laisser une petite note ça me fera super plaisir et ça m'encourage vraiment à vous concocter de nouveaux sujets de confidence au point du feu à bientôt