Speaker #0Bonjour à toi, cher auditeur, auditrice, curieux ou curieuse qui vient me rejoindre dans ce podcast. Je t'invite aujourd'hui dans ma tanière, un lieu sûr, au coin du feu, pour se reconnecter à soi. Dans l'épisode du jour, j'ai envie de vous parler d'un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Bon, même si beaucoup des sujets me tiennent à cœur, celui-là c'est un sujet qui me tient beaucoup à cœur. C'est le sujet de la douceur. J'ai envie de parler de ce sujet parce que je crois qu'il y a une grande colère en moi depuis très longtemps face au manque de douceur dans ce monde. J'ai l'impression que quand on est enfant, on ressent... On ressent dès le plus jeune âge une grande douceur, une grande curiosité vis-à-vis de cette vie, vis-à-vis de la nouveauté. Et en fait, très vite, ce monde... nous pousse à faire disparaître cette douceur. Ce monde nous demande autre chose que de la douceur. Ce monde exige autre chose que de la douceur. Et c'est comme si on était contraint à la mettre de côté, à l'oublier, alors que je pense que c'est quelque chose qui est très précieux pour nous en tant qu'êtres humains. Et c'est quelque chose dont nous avons vraiment profondément besoin. Mais déjà aujourd'hui, du coup, j'avais envie d'aborder ce sujet parce qu'il est très important pour moi et parce que j'ai une grande colère. Et je pense que pendant longtemps, je n'ai pas forcément accepté cette colère face au manque de douceur. Je n'ai pas forcément mis les mots dessus. Et aujourd'hui, je mets les mots dessus. et du coup j'ai envie de vous parler de ce que c'est pour moi la douceur de ce que ça représente de la force qu'elle peut avoir dans nos vies en tout cas comment moi je la ressens et comment j'ai envie d'y faire de la place dans ma vie donc je vais vous partager tout ça dans cet épisode Et du coup, pour commencer, j'ai envie de vous parler de qu'est-ce que c'est la douceur, parce que je pense qu'on en a tous une idée et c'est quelque chose qu'on ne creuse pas souvent. Et quand j'ai commencé à préparer un petit peu ce podcast et à me dire, en tout cas dans ma tête, à me dire finalement j'ai envie de parler de cette douceur, parce que c'est quelque chose que je ressens vraiment dans mon corps. C'est quelque chose que je ressens comme un état d'esprit, comme quelque chose que je peux choisir. En fait, il y avait des choses que je ressentais, mais j'avais vraiment du mal à mettre les mots dessus. Et du coup, je commençais par me dire déjà avec quoi on peut confondre la douceur et en fait qu'est-ce qu'elle n'est pas et qu'est-ce qu'on pense qu'elle peut être. Et du coup, moi je voulais déjà commencer par dire que les fausses idées qu'on a de la douceur souvent, c'est que la douceur elle s'apparente à de la lisseur, à de la passivité, à de la mièvrerie, à de l'impassibilité, la neutralité ou de la faiblesse. Et moi je crois que la douceur c'est pas du tout ça. Et dans l'épisode précédent, je vous ai parlé de l'acceptation, faire face à la réalité, accepter la réalité. Et je crois que la douceur, elle vient avec cette notion d'acceptation. Parce que pour moi, la douceur, si j'essaye de mettre les mots et d'y poser une définition dessus, c'est l'acceptation de ce qui est, la pleine acceptation de ce qui est chez soi, chez l'autre, des contrastes internes et externes. Pour moi, la douceur, elle s'apparente vraiment à un accueil total de ce qui est, un accueil total de cette réalité. Et du coup, un accueil total de ce qui est en soi, déjà, pour commencer, donc avoir de la douceur vis-à-vis de soi, c'est pour moi accueillir totalement ce qui est en soi, avec toutes nos ambivalences, avec toute la complexité de ce que c'est d'être soi, d'être un être humain, de des fois vouloir quelque chose et son contraire, de ressentir quelque chose, mais de ressentir aussi quelque chose de très ambivalent, et que tout ça se mélange en fait, pour moi, Ça demande vraiment cette acceptation-là, la douceur. Mais aussi, du coup, la douceur vis-à-vis des autres, un accueil total de ce qui est chez l'autre, de ses ambivalences, de ses résistances, de ce avec quoi on n'est pas d'accord, de ce avec quoi on s'oppose. C'est vraiment un accueil total de ça. et un accueil total du monde, donc de la complexité de ce monde, et donc de tout ce qui en résulte, des désaccords des uns et des autres, des différentes manières de percevoir le monde, les choses. Et pour moi, la douceur, c'est vraiment la pleine acceptation et le plein accueil de tout ça. En fait, si j'ai de la douceur vis-à-vis de moi, j'accueille pleinement. ce qui est chez moi. J'accueille pleinement en douceur, sans jugement. C'est vraiment cette acceptation totale et cet accueil total. Je pense que c'est aussi l'accueil total de l'autre, ce qui est chez l'autre, ce que je ne comprends pas chez l'autre, ce que je ne peux pas expliquer chez l'autre, et à la fois ce avec quoi je me connecte chez l'autre bizarrement, et en fait la complexité de tout ça, et le fait qu'il n'y ait pas vraiment d'absolu. Moi pour moi, je vous parle de tout ça parce que pour moi vraiment la douceur elle s'apparente à l'accueil total de toutes ces choses, et du coup aussi l'accueil total. de ce monde, l'accueil total de notre réalité et de cette cohabitation entre l'horreur et la beauté, de la cohabitation entre les sentiments d'émerveillement et d'indignation. En fait, pour moi, la douceur... C'est quelque chose qui s'apparente à l'accueil de tout ça. C'est poser un regard et un ressenti d'apaisement face à tout ça. C'est comme faire un constat. La douceur, c'est quelque chose qui crée une impression de chaleur en soi, de sérénité. Ouais, de quelque chose d'enrobant. Et je trouve que c'est important de réussir à trouver cette voie vers la douceur dans nos quotidiens. Et je pense qu'en fait, cette douceur, elle vient avec la pleine acceptation du manque de sens dans ce monde, du manque d'une vérité absolue, d'accepter l'insaisissable, l'impermanence, que tout change, que tout mute, que tout est mouvement, et l'acceptation aussi de nos limites en tant qu'être humain. Et donc, je pense que la douceur, elle nécessite un apprentissage de l'humilité, savoir où sont nos limites. Donc pour moi, dans la vie, donner de la douceur, c'est donner un espace d'expression libre. En fait... Déjà, je pense que cette douceur, c'est se connecter en soi vraiment profondément avec l'acceptation de toutes ces choses. C'est vraiment travailler cette acceptation, ce regard sur la réalité, ce regard de constatation des choses, mais à la fois de constatation de notre perception, de nos biais, de tout ce qui se joue en nous. Et c'est comme... Ressentir la douceur et s'y connecter, pour moi, c'est comme se réconcilier. Avec tout ça, se réconcilier avec la complexité de ce monde, la complexité de nos émotions, la complexité de ce qui se joue en nous. Et donc, donner de la douceur déjà à soi-même, c'est se donner à soi un espace d'expression libre. Laisser librement s'exprimer ce qu'il y a en soi. Donc être pleinement, être pleinement à soi et laisser regarder, constater. Que certaines choses créent de la colère en nous, que certaines choses créent du désarroi, que certaines choses créent une joie profonde, que certaines choses créent de l'excitation. Et en fait, c'est vraiment laisser ça librement chez soi s'exprimer. et laisser ça exister sans jugement, être doux avec soi, je pense que c'est ça, c'est se regarder soi-même et se dire, oh là là, qu'est-ce que c'est complexe tout ce qui se passe en moi, qu'est-ce que j'aimerais contrôler certaines choses mais je ne peux pas, et en fait c'est accepter ça, c'est l'accueillir pleinement. Et pour moi c'est ça cette douceur, c'est vraiment donner un espace d'expression libre, qui n'a pas tort, qui n'a pas raison. qui n'a pas de jugement. Alors oui, on peut faire venir des jugements dessus, mais se donner de la douceur, c'est se dire Ok, ça, ça existe. C'est être vraiment librement, être soi, et se dire Je me laisse cet espace pour être qui je suis, pour être compliqué. pour être désordonnée, pour être... En fait, avec nos qualités et nos défauts, avec ce qu'on aimerait changer et ce qu'on a déjà, avec tout ça, en fait. Et pour moi, être doux avec soi-même, c'est constater ces choses-là et avancer avec ce regard, ce regard sur soi-même. Et je pense que donner de la douceur à l'autre, c'est la même chose. C'est dans notre relation avec l'autre, une fois qu'on s'est donné de la douceur à soi-même et qu'on se laisse librement... vivre, être comme on est, qu'on apprend à se pardonner les choses sur lesquelles on n'est pas forcément fier ou on n'est pas forcément satisfait dans nos vies, sur les choses qu'on n'arrive pas à contrôler, parce que ça fait partie de la vie, ça fait partie de nos conditions d'être humain. C'est aussi laisser à l'autre ce même espace d'expression libre. C'est se dire, ok, l'autre, là, je ne suis pas du tout d'accord avec lui, mais je le laisse être qui il est. Je ne suis pas du tout d'accord avec ses manières d'agir, de penser, mais je le laisse être ce qu'il est et je le laisse exprimer librement ce qu'il est. Je lui laisse cet espace de libre expression. Pour moi, c'est ça, être doux avec l'autre. C'est laisser à l'autre cet espace de libre expression, ça ne veut pas dire qu'on doit être d'accord avec lui, ça ne veut pas dire qu'on doit être mielleux, ça ne veut pas dire qu'on doit être passif. On a le droit qu'il se passe des choses en nous face à ça, mais en fait si on laisse cet espace de libre expression à soi et à l'autre, alors je ne dis pas que c'est forcément facile, je ne dis pas que ça vient comme ça, je ne dis pas qu'on n'est pas dans un monde où il n'y a pas de rapport de force, mais je pense que si on travaille ce regard à soi et ce regard à l'autre... À chaque fois qu'on est confronté justement à des situations compliquées ou à des situations de résistance, je pense que ça apporte beaucoup de douceur. Je dis souvent que c'est beaucoup plus doux. Dans d'autres podcasts, je dis mais c'est pas très doux d'agir comme ça. En fait, moi je sais pas s'il faut vraiment rechercher le bonheur ou quelque chose en état extatif, mais par contre rechercher la douceur dans sa vie, la douceur dans les petits pas, je pense que c'est hyper important et je pense que c'est... C'est ça qui nous donne un peu une sensation d'apaisement, de sérénité. Et du coup, je pense aussi dans nos relations avec les autres que laisser cet espace de libre expression, c'est important. Et des fois, qui dit libre expression, dit l'autre n'a pas envie de s'exprimer. Lui laisser la place de ne pas s'exprimer et se laisser la place à la fois d'être en colère de ne pas avoir cette place, d'être en résistance face à ça et en fait laisser les choses s'exprimer telles qu'elles sont à l'instant, nous traverser. Et sentir aussi du coup ce vers quoi on a envie d'aller et ce vers quoi on résiste et laisser ça guider nos prochains pas. En tout cas, je trouve que pour moi, c'est à ça que ça s'apparente la douceur. Et je pense aussi ressentir et donner de la douceur à ce monde, c'est aussi laisser le monde être ce qu'il est et cesser de rechercher. d'avoir un certain pouvoir dessus, d'avoir une certaine volonté dessus. En fait, le monde, il bouge, parce que le monde, c'est la libre expression de tout ça qui se mélange, des gens, des choses, de tout ça qui se mêle. Et je pense qu'avoir cet espace de libre expression vient aussi avec la notion d'humilité. On se détache un petit peu de l'orgueil que l'on peut avoir quand on est jeune de se dire du pouvoir de la volonté, l'illusion du pouvoir de la volonté, ça c'est vraiment quelque chose... Quand on dit oui, si tu veux, tu peux c'est très culpabilisant, c'est à l'inverse de la douceur, parce que oui, des fois on veut, mais on ne peut pas toujours... C'est aussi ça, faire face à cette réalité, laisser la place à la réalité. Oui, la volonté, elle a un certain pouvoir. Oui, la volonté, elle... Elle peut nous faire avancer sur plein de choses et qu'elle a un pouvoir illimité. On peut vouloir tout ce qu'on veut dans la vie et ce sera illimité. On veut toujours plus et plus et autre. Mais en fait, pour moi, le pouvoir de la douceur, c'est aussi renoncer au pouvoir ultime de la volonté. C'est se dire que je renonce au contrôle, je renonce à vouloir dominer cette réalité. Et moi je crois qu'aujourd'hui, la douceur c'est quelque chose qui fait peur. Et qui fait peur, notamment parce qu'on est dans l'illusion de la domination de cette volonté. Comme si on était maître ultime de notre vie, que c'était à nous qui était dû notre réussite, qu'on pouvait tout contrôler. Et on est dans l'injonction du faire et de la performance et de la productivité. Donc du toujours plus, plus, plus. Donc... Accepter que certaines choses nous dépassent, ce n'est pas dans l'entendement des valeurs de notre société. Je pense que comme il y a beaucoup dans notre monde et dans notre société des rapports de domination, de supériorité à l'autre, de dominants dominés par la richesse également, des gros rapports déséquilibrés, et bien... Aujourd'hui, on en oublie l'essence même de l'humain et on la met de côté et on est constamment dans des rapports de force. Et du coup, quand quelqu'un face à nous fait preuve de douceur sincère, et bien souvent, ça va faire très peur. Ça va faire très peur et on va d'abord être dans la méfiance. On va d'abord être dans la peur de la manipulation, on va d'abord être dans le doute, on ne va pas être dans la confiance, dans la réceptivité. C'est difficile aussi de recevoir de la douceur. On en veut, mais des fois on la rejette. et on la rejette aussi parce que peut-être que c'est la voie de l'acceptation, elle fait peur et qu'elle sous-entend sortir de cette illusion et sortir de ces modes de fonctionnement hérités. Mais au fond, je pense qu'on a tous besoin de ressentir cette douceur. On en a tous besoin. Et je pense plus profondément qu'on l'imagine, ce monde a profondément besoin de douceur. Et c'est aussi pour ça que l'amitié, se sentir écoutée, se sentir libre, c'est souvent très doux. Les relations amoureuses, quand elles sont équilibrées, c'est très doux. En fait, c'est ça qui est doux, c'est se sentir acceptée pleinement par quelqu'un d'autre et sentir qu'on a un espace d'expression. Et je pense que c'est quelque chose qui pourrait exister à plus grande échelle et dans... dans toutes nos relations, qu'elles soient de proches ou de loin. Et souvent, cette douceur, être doux, c'est apparenté à être faible. La douceur, c'est apparenté à de la faiblesse ou à de la passivité. Et moi, je crois au contraire que la douceur, c'est une force. Et pour moi, la douceur, c'est la force de celui qui choisit de renoncer à la violence. Donc face à des situations de violence dans cette vie, face à des rapports de domination, face à des rapports de force, face à la colère, c'est choisir de laisser ça s'exprimer chez l'autre, de laisser ça s'exprimer dans le monde et regarder avec un regard plus doux, ce qui se passe derrière ça, ce qui se passe, et c'est de renoncer à rétorquer par encore plus de violence. C'est se dire, OK, il y a autant de tristesse et de malheur pour que cette violence existe. je vois ça, je le regarde, je le constate, est-ce que j'ai envie de m'opposer avec autant de violence qui va recréer de la violence ? Ben non. Je vais choisir la voie de la douceur. Et la voie de la douceur, elle n'est pas... Elle n'est pas toujours... Elle n'est pas mièvre. Elle n'est pas toujours... Passive. Elle peut être ferme. On peut être doux et ferme. On peut condamner certaines choses et être doux. Mais je pense... Mais je pense que cette douceur, en fait, ce regard avec douceur, nous appelle à ne pas nier toute la complexité des choses. L'origine de la violence, l'origine de toutes ces choses qui se passent en nous, nos peurs, nos blessures, toutes ces choses-là, c'est ça qu'il faut aller voir. Je pense qu'en tant qu'être humain, la douceur, elle nous appelle à choisir est-ce que c'est l'autre que je condamne ? que je condamne comme il est ? Est-ce que c'est l'autre que je condamne ? Ou est-ce que c'est la violence en elle-même que je condamne ? Et je pense que face à quelqu'un qui tue, qui fait du mal, moi, si j'adopte un regard de douceur, je n'ai pas envie de condamner cette personne. J'ai envie de condamner la violence, la violence qu'il a peut-être reçue en amont. J'ai envie de condamner la violence elle-même. Donc les actes, oui. Mais cette personne-là, pourquoi elle en est arrivée là ? Cette personne-là, est-ce qu'elle a reçu un jour de la douceur ? Est-ce qu'elle n'a pas reçu tant de violence qu'aujourd'hui c'est son seul langage ? Et je pense aujourd'hui que face à quelqu'un qui souffre profondément, qui n'a appris que la violence comme langage, si on a un petit peu de cette douceur, un petit peu de cette essence-là, et si on a cette capacité de changer de regard et d'adopter un regard plus doux, donner de la douceur à l'autre, est-ce que ça n'a pas un vrai pouvoir de guérison ? Moi, j'y crois profondément. Je pense que la douceur, elle a un vrai pouvoir de guérison. Et je pense qu'elle a... elle peut apporter beaucoup d'apaisement et de sérénité, parce qu'elle ne nie pas la complexité de ce monde, elle ne nie pas la complexité et l'ambivalence de toutes nos émotions, elle réconcilie. Et je pense du coup que faire preuve de douceur, c'est vraiment une force, et c'est une force qui nous appelle tous à choisir entre la douceur et la violence, entre laisser s'exprimer ce qu'il y a de plus primaire en nous, ou alors à vraiment travailler ce sentiment d'acceptation et de changer. Le regard sur le monde et sur soi-même, ça ne veut pas dire qu'on doit être parfait, qu'on doit être un saint, qu'on doit être au-dessus des choses. Ça veut juste dire que dans des situations données où soi-même on n'est pas parfait, soi-même on peut s'auto-blâmer, on peut être très dur avec soi-même, on peut être très violent avec soi-même. Et ça entraîne souvent aussi de la violence avec les autres, parce que qui est dur avec soi va être dur avec l'autre. Si on apprend déjà la douceur vis-à-vis de soi-même, accepter toutes nos ambiguïtés, nos ambivalences, toute notre complexité, toutes les choses... que l'on n'aime pas notre ombre et notre lumière, on peut faire preuve de beaucoup plus de douceur face à l'ombre et la lumière de l'autre, face à l'ombre et la lumière de ce monde. Et du coup, je pense que la force de la douceur nous appelle à tous choisir, est-ce que... Dans cette situation-là, je veux choisir d'être doux, de changer mon regard sur les choses pour avoir un regard plus doux, pour m'apaiser, pour me réconcilier. Pour moi, la douceur, c'est un peu comme une façon de vivre, c'est un état d'esprit et c'est un choix conscient de celui qui voit et accepte la violence de notre réalité, mais décide d'agir différemment face à elle. Et pour moi, faire preuve de douceur, c'est un engagement. Je pense que la douceur, elle ne peut s'exprimer pleinement que dans un contexte de mise de côté de notre égo et dans la pleine responsabilisation de soi, de sa vie et de ses actes. C'est vraiment, elle vient avec une prise de conscience, elle vient avec un sentiment d'acceptation, un travail d'acceptation et de changement de regard sur les choses. Et qui dit engagement et responsabilité, je pense que ça nécessite quand même un travail en amont pour avoir une grande sécurité intérieure. S'ancrer face à soi-même, se connecter à soi-même. Certains l'apparentent dans le langage courant plus à la confiance en soi, mais moi, dans la sécurité intérieure, un jour je creuserai un peu le sujet dans un épisode, j'inclus les notions de connexion à soi, confiance en soi et estime de soi. Je pense que c'est le mélange de tout cela qui crée ce sentiment de sécurité intérieure. C'est d'être connecté à soi-même, à ce qu'on ressent, à ce qu'on vit, d'avoir confiance aussi en soi-même et d'avoir une estime de soi-même. Et je pense que ces choses-là sont liées et que ça crée cette sécurité intérieure qui est nécessaire pour faire preuve de douceur en fait. Parce que... C'est une force, c'est quelque chose qui demande de la force, qui demande de l'énergie, qui demande des efforts. Faire preuve de douceur, sauf qu'une fois qu'elle s'installe, un petit peu plus à chaque fois, elle ne demande plus d'efforts. on la recherche constamment, c'est quelque chose qu'on a envie de retrouver, un état qu'on a envie de retrouver. Alors des fois, on est pris par plein d'émotions, mais en fait, du coup, ça permet de se réconcilier avec tout ça. Et en fait, moi, je crois vraiment que la douceur, c'est une arme massive qui est capable de guérir, de guérir les gens, de guérir ce monde. Et je pense que la douceur, elle peut vraiment être... Elle peut vraiment être ferme, on peut être doux et ferme, on peut accepter pleinement qui est l'autre, et tout en étant ferme par rapport à soi-même. Les deux ne sont pas incompatibles par rapport à ses convictions, on peut être ferme, tout en étant très doux, c'est-à-dire tout en étant dans l'acceptation, tout en étant dans le don de l'espace à l'autre, que lui aussi soit pleinement qui il est. Et moi, je prône ça au plus profond de moi, je le ressens depuis tellement longtemps, sans réussir vraiment à mettre les mots dessus. J'ai tellement été en colère contre les injonctions de ce monde et contre le fait qu'on doit agir ou non d'une certaine manière ou non, qu'il y ait du bien ou du mal, alors que chacun a sa manière. Et c'est tellement complexe tout ce qui se passe en nous, tout ce qui se passe dans les relations interpersonnelles. C'est laisser chacun vivre ce qu'il vit, laisser chacun s'exprimer comme il s'entend, tout en ayant une opinion sur les choses. Et en fait, c'est vraiment se donner de la liberté. Pour moi, en tout cas, c'est quelque chose que je choisis d'appliquer dans ma vie et que je veux continuer à développer. Je ne dis pas que je sais tout le temps faire preuve de douceur. Je dis qu'en tout cas, quand j'y arrive... je me sens tellement mieux. Et quand j'y arrive avec les autres, je sens aussi tellement d'apaisement en face. Et je pense que la douceur, c'est quelque chose qui peut se propager, qui peut se partager comme une flamme. C'est une flamme intérieure qu'on va ressentir et qu'on va transmettre. C'est un espace intérieur qu'on va transmettre. Et donc, j'ai envie de dire, passons le flambeau de la douceur, parce qu'on est dans un podcast qui s'appelle Confidence au coin du feu. Et où le feu, la flamme intérieure a beaucoup d'importance pour moi. Et du coup, j'ai envie de partager ce message. Soyons doux, choisissons la douceur. Je pense vraiment que ça peut faire la différence dans nos vies et dans nos relations. Je sais que ce ne sera pas toujours évident et facile. C'est bien ça, toute la complexité de la douceur aussi. Mais par contre, je crois qu'elle est un immense apaisement. On a tous envie de quelque chose de doux. Pourquoi on aime tant les chats sur Instagram ? Pourquoi on aime tant tout ce qui est doux ? C'est parce que c'est... En fait, c'est doux. C'est juste ça, ça dit les choses. Être libre, avoir un espace libre, c'est doux. Et voilà, c'était mon message du jour. Le faire, ça m'apaise aussi sur ma colère. Accepter toute cette douceur m'apaise aussi sur toute la colère que je peux ressentir. J'accepte que j'ai cette colère en moi. Je lui laisse la place de s'exprimer. Je lui laisse la place d'être. et parce qu'elle est juste là à l'instant T à d'autres instants elle va s'exprimer plus ou moins fort donc voilà j'avais envie de vous partager ce message qui est très important pour moi et je vous dis merci de m'avoir écouté jusqu'au bout partagez autour de vous ce message aussi s'il vous parle et je vous dis à bientôt pour un prochain épisode de Confidence au coin du feu Salut ! et n'oublie pas si cet épisode t'a plu le meilleur moyen de me soutenir c'est de venir t'abonner sur la plateforme de ton choix mais aussi si le coeur t'indique de me laisser une petite note ça me fera super plaisir et ça m'encourage vraiment à vous concocter de nouveaux sujets de confidences au point du feu à bientôt