Speaker #0Bonjour à toi, cher auditeur, auditrice, curieux ou curieuse qui vient me rejoindre dans ce podcast. Je t'invite aujourd'hui dans ma tannière, un lieu sûr, au coin du feu, pour se reconnecter à soi. Dans l'épisode du jour, j'ai envie d'aborder le thème de l'ambivalence. Donc l'ambivalence, c'est quoi ? C'est le caractère de quelqu'un qui présente des comportements, des goûts, des émotions contradictoires ou opposées. Et en fait, moi je pense que tous les êtres humains par nature sont ambivalents. Donc, je vous ai parlé dans l'épisode précédent de la douceur et même dans d'autres épisodes. J'ai souvent répété accueillir notre complexité, accepter nos contradictions, etc. Et du coup, j'avais envie d'approfondir un petit peu ce sujet-là. Et qu'est-ce que j'entendais par notre complexité, notre ambivalence ? Nos contradictions ? Moi, je pense vraiment que l'humain, par essence, il est plein de contradictions. À quoi c'est dû ? Alors, je n'ai pas poussé le truc à fond du pourquoi, du comment, mais tout simplement, moi, je pense qu'au fil de notre vie, de l'enfance jusqu'à l'âge adulte et tout au long de la vie, on accumule un certain nombre de croyances. et qui vont se mélanger et du coup qui vont se contredire. Ces croyances, elles vont arriver au fil de, pour moi, de notre éducation. Elles vont aussi venir... En fait, par rapport aux attentes des autres, aux attentes de la société et de notre propre voix, pour moi, en fait, on va assimiler, on va intégrer un peu toutes ces choses-là. En fait, déjà, notre éducation, l'endroit où on grandit, les normes sociales pendant notre enfance, les attitudes de nos parents, de notre famille, des gens qui nous entourent, de notre environnement, mais aussi après... En grandissant, il y a aussi les normes de la société, celles qu'on retrouve à peu près chez tout le monde et donc qui sont aussi remplies d'injonctions. Pendant l'éducation, il y a pas mal d'injonctions. Quand on grandit, qu'on est enfant, des choses qu'il faut faire, qu'il ne faut pas faire, qui sont attendues, qui sont bien vues, qui sont moins bien vues. Il y a aussi des gens, selon les sphères, qui ont des attentes vis-à-vis de nous. C'est pas toujours les mêmes, ça on en a déjà parlé. Il y a les adhentes de la société et après il y a sa propre petite voix intérieure, donc ce qui résonne avec nous et ce qui fait sens pour nous et ce qui nous donne envie, ce qui nous plaît, ce qui nous appelle. Et pour moi, ça fait un mélange intérieur, d'intégration de plein de choses. On ne sait pas trop comment, mais du coup, il y a plein de choses qui se passent dans notre cerveau. dans notre langage, dans nos manières d'agir, dans les actions qu'on va faire, dans les choses qu'on va croire, comment on va se représenter le monde, la vie, vont se mettre en place. Et à la fin, dans notre tête, dans notre mental, et dès qu'on va se poser sur des choses, ou devoir faire des choix, prendre des décisions, eh bien... On va avoir du mal à voir clairement, à distinguer clairement au milieu de tout ce brouhaha. Donc moi j'aime bien dire que c'est une sorte de schizophrénie intérieure. On a plein de voix contradictoires qui parlent dans tous les sens, et ce que j'appellerais plutôt des dissonances internes. Des fois on veut quelque chose et puis on veut aussi son contraire, des fois on croit qu'on veut quelque chose, on essaye, on y va. Et on se rend compte qu'en fait, c'est pas ça qui nous convient. Et en fait, on constate que, moi en tout cas, j'ai constaté dans ma vie, vis-à-vis de moi-même, mais vis-à-vis aussi des gens que je rencontre au fil de ma vie, que l'humain est plein de contradictions. Que faire des choix, c'est jamais facile. Que savoir ce que l'on veut, c'est jamais facile. Des fois, on croit savoir ce que l'on veut et puis on se rend compte qu'en fait, on veut autre chose. On change d'avis. Et finalement... Savoir où on veut aller et savoir ce qu'on veut réaliser dans notre vie, ce n'est pas forcément évident et je trouve que ça donne le vertige. Parce que du coup, toutes ces petites voix qui se contredisent, c'est plein de parts de nous. Et c'est plein de parts de nous qui demandent des fois à s'exprimer. Et selon ce à quoi on donne le plus d'importance, on ne va pas forcément les laisser. Donc moi, je me suis un peu posé la question, mais comment réconcilier toutes ces parts ? Parce que voilà, moi, des fois, je suis face à des choix. Je sais que je veux quelque chose, je sais que je veux autre chose. Et en fait, le revenir à la réalité fait que... C'est sûr, j'aime bien voir un peu l'infinité de potentiel qui existe dans nos vies. C'est-à-dire qu'on se rend compte que quand on a un carrefour, on peut prendre plein de choix différents. On peut décider d'orienter sa vie dans un sens, dans un autre sens ou encore dans un autre. Donc, il y a une infinité de possibilités dans les décisions qu'on peut prendre. Par contre, notre vie, elle a une finitude et donc, on est vachement limité dans les choix qu'on peut faire. Et ça rend aussi... Cette schizophrénie interne un peu compliquée des fois à gérer, parce qu'on a du mal à savoir, à écouter une voix principale et à se dire qu'est-ce qui fait sens. Je trouve que ça peut créer beaucoup d'anxiété des fois. d'avoir toutes ces contradictions en nous et de se poser et juste d'avancer. Des fois, ça peut tétaniser. Et donc, je pense que la voie à trouver, c'est comment on réconcilie ces parts-là. Moi, j'ai l'impression qu'il y a beaucoup de gens qui choisissent la méthode de créer des certitudes, c'est-à-dire renforcer certaines croyances. Donc, il y a telle ou telle croyance, ok, moi j'ai envie de diriger ma vie dans ce sens-là, elles sont rassurantes et donc on va orienter toute sa vie autour de ces croyances-là. Donc on va mettre de côté aussi le reste, réfuter le reste. Et s'il y a des gens qui viennent un peu s'opposer à nos croyances, on va s'y opposer fermement, on va dire qu'on n'est pas d'accord. On va être très ferme, on va être très rigide. Et pour moi, cette méthode-là, c'est une méthode comme une autre. En tout cas, ce n'est pas celle que j'ai envie de choisir dans ma vie. Pourquoi ? Parce que je la trouve assez dangereuse. On avait parlé de faire face à la réalité, ou en tout cas, vivre dans une illusion, l'illusion de notre mental. Pour moi, renforcer certaines croyances et créer des certitudes, ce n'est pas faire face à la réalité, en fait, parce que la réalité, c'est que sur Terre, on n'a pas de... On n'a pas de certitude. On n'a pas de certitude du pourquoi on est là, de quel est le sens de notre vie, etc. Enfin, on a beau le chercher, c'est peut-être la quête d'une vie. Pourquoi je fais ce podcast ? Parce que peut-être que, en tout cas, cette quête-là m'intéresse. Aller chercher un peu de sens là où on n'aura jamais vraiment de réponse claire. Mais du coup, pour moi, il n'y a pas vraiment de certitude. Donc on peut se créer des certitudes dans notre tête et se dire je vais vivre en fonction de ces choses-là, je vais aller à fond dans ces croyances-là et je vais construire toute ma vie autour. Mais du coup, moi je trouve ça dangereux parce que ça construit une certaine complaisance dans cette illusion et dans cette représentation de la réalité qui est que celle de notre esprit. Et donc, il nous arrive un obstacle, un gros obstacle dans la vie, où à un moment, ces croyances-là sont vraiment heurtées fort, et bien tout peut s'écrouler, et on se retrouve alors très très vulnérable, parce qu'on n'a plus aucun repère. Et je pense que ça va être très dur de se relever. Alors ça peut être aussi des moments de révélation dans la vie et tout. De toute façon, chacun fait son chemin. Donc je pense que dans la jeunesse, on finit toujours par passer par des périodes où on a envie de construire des certitudes, essayer d'appartenir à des groupes à fond et tout. Voilà, moi aujourd'hui, j'ai envie d'explorer une autre solution qui est celle d'accueillir sa complexité. accueillir sa complexité et son ambivalence instant après instant. Du coup, c'est justement ne pas chercher à vouloir tout réconcilier et à ce que tout ait du sens et que tout soit cohérent. Parce que des fois, oui, quand on voit une attitude chez nous, un comportement et qu'on voit aussi l'opposé, Et bien on se dit, ah ouais, non mais c'est vrai, je ne suis pas du tout constant et tout. On va s'auto-flageller et on va essayer de se contraindre. Mais le mouvement de vie qui nous traverse par nature, et bien il va juste nous traverser et il va se passer des choses, et des fois elles vont se contredire parce que... Il y a plein de choses en nous qu'on a intégrées, qui se contredisent aussi. Et donc, par essence, tout n'est pas forcément linéaire, évident, simple. Donc, oui, des fois, on va avoir des contradictions. On va aspirer à certaines choses, mais on ne va pas... Réussir à les faire, on va avoir envie de quelque chose et son contraire, on va vouloir gagner beaucoup d'argent, mais à la fois on va pas vouloir beaucoup travailler. Et en fait, il va y avoir plein de choses qui vont se contredire et moi je pense que accepter... Un pas après l'autre, ce que la vie nous propose dans l'instant, se laisser surprendre par ce qui nous traverse et se laisser surprendre par nos contradictions à chaque instant présent qu'on vit, c'est un moyen beaucoup plus doux de vivre. On parlait de la douceur dans l'épisode d'avant. de l'accueil, moi, je crois que c'est vraiment quelque chose... C'est une méthode, en tout cas, que j'ai envie de continuer à travailler chez moi parce que ça me permet que, justement, là, si un obstacle de vie arrive... et que je n'ai pas forcément construit de certitude, que je sais que tout n'est que choix, que je vais faire un instant T, que j'ai le droit de me tromper, que je peux me tromper, que ce ne sera pas forcément parfait, qu'un coup je peux décider quelque chose, mais un coup je peux décider complètement son contraire, si je veux, pour me réorienter dans mes choix et mes décisions. En fait, je vois la vie plus comme une exploration, et du coup je me laisse beaucoup plus de liberté d'explorer en fonction de mes choix à l'instant T, Et non pas essayer que tout soit hyper cohérent, hyper carré, hyper parfait et qu'il y ait une ligne directrice qui soit toute logique. La vie, elle n'a pas à être forcément logique, selon moi. Elle a juste à nous traverser et on peut essayer juste de faire des choix et prendre des décisions à l'instant T qui résonnent avec nous à l'instant T. Et si dans un mois, dans une semaine, dans trois ans, dans six ans, les décisions sont complètement opposées parce qu'à un autre instant T, donc j'en sais rien. Plus dix jours, ça ne résonne plus du tout, et qu'il y a autre chose qui résonne, ainsi va la vie. Mais se connecter à la référence de l'instant présent, moi je trouve que ça a plus de sens. pour moi en tout cas, et du coup je trouve en plus que ça instaure beaucoup plus de sécurité intérieure dans ma vie, parce que ça me laisse la liberté d'être ambivalente, d'avoir des contradictions en moi. Et en fait, accepter que ça fait partie de ma nature, ça rend les choses beaucoup plus légères et beaucoup moins lourdes, et mes choix beaucoup moins lourds aussi. C'est-à-dire que je me dis, c'est pas grave, certes, je ne reviendrai pas à cet instant T précis, parce qu'il sera passé, mais par contre, dans un autre instant, je pourrai toujours prendre une autre décision. Alors il y a des décisions plus ou moins importantes que d'autres, il y en a qui sont plus ou moins faciles. à changer, par exemple décider de faire une famille avec quelqu'un, bon ben ça vient avec des responsabilités, du coup ce sera la responsabilité le sujet d'un prochain podcast, normalement, parce que je trouve que ça va aussi avec. Et voilà, en tout cas, moi, je pense vraiment de ce postulat-là, je pense qu'il y a, je parle souvent du fait qu'il faut accueillir ombre et lumière chez soi, regarder ombre et lumière chez soi, faire face à ombre et lumière chez soi. Et du coup, je voulais aussi creuser pourquoi je, qu'est-ce que j'appelle ombre et lumière chez soi à chaque fois dans les différents épisodes ? Et bien justement, c'est cette ambivalence qu'il existe en nous. et en fait je pense qu'en nous en chacun de nous il y a une part lumineuse et il y a une part d'ombre Il y a vraiment... En fait, on a souvent envie, par exemple, vous voyez sur une photo, on a envie qu'on voit notre beau profil, on a envie de paraître beau, on a envie d'être fière de ce qu'on montre, on a envie d'être fière de notre image. Eh bien, avec l'entièreté de notre personne, c'est un petit peu pareil. C'est-à-dire qu'on a une part lumineuse en nous, on a toujours envie de montrer cette part, on a toujours envie que cette part prenne le plus de place. Et vis-à-vis des autres, on a plutôt envie de montrer notre lumière. Mais qui dit lumière dit forcément ombre. Là où il y a de la beauté, il y a du moche. Et du coup... Moi, je pense qu'au-delà même de montrer ce dont on est fier, ce qu'on aime chez nous, ce qu'on veut cultiver chez nous, il y a aussi des parts de nous qu'on aime moins, qu'on ne veut pas exposer aux yeux de tous. Même souvent, au-delà même de les exposer aux yeux de tous, on a même du mal à y faire face nous-mêmes. On est un peu dans un déni intérieur de cette ombre. Donc il y a des parts de nous qui existent qui sont moins bonnes. Là où il y a des parts de nous qui sont très chouettes et très lumineuses, souvent il y a aussi leur contraire qui existe. Et souvent on a vachement de mal à y faire face. Et je trouve dans les relations de couple, dans les amitiés, dans certaines choses, il y a des choses qui nous sont renvoyées vachement en miroir. Mais au lieu d'aller regarder chez nous ce qui se passe, on va le pointer du doigt chez l'autre en essayant de le sortir de soi, comme si c'était mal, etc. Et en fait, moi, je pense que ça, c'est notre ombre. Et moi, je pense que dans la vie, pour s'apaiser vis-à-vis de soi-même, pour s'apaiser vis-à-vis de ce qui s'oppose en nous, pour que des fois, en fait, plus on retient notre ombre, plus on la rejette, moins on veut la voir, plus elle va s'exprimer en résistance dans certains de nos comportements. Elle va vouloir quand même faire sa place et en fait, on va en avoir honte. Et plus on la cache, plus on va créer de la honte chez soi, plus on va avoir honte. Alors que plus on la regarde, plus on l'accueille, plus on se réconcilie avec elle, moins elle prend de place et plus finalement elle prend une part aussi lumineuse et on lui donne le droit d'exister. Et du coup, on s'allège aussi vis-à-vis de qui on est, on s'allège aussi vis-à-vis des injonctions à la perfection, et on se donne le droit d'être imparfait, on se donne le droit d'avoir ses parts d'ombre, comme tout être humain. Et en fait, moi je trouve que ce n'est pas un exercice facile, mais au fil du temps, quand on sent qu'on a des grosses résistances, quand on a des colères, quand on a des comportements qui ne nous desservent pas forcément avec les autres, Aller regarder ce qui se passe vraiment chez soi, pourquoi on résiste, pourquoi ça nous fait si mal, pourquoi ça nous tend autant, pourquoi ça nous rend si triste. Et bien souvent, il y a une part d'ombre derrière ça aussi et il y a quelque chose qui veut s'exprimer, une part de nous-mêmes. Et je pense que des fois, la regarder, comme je disais dans l'épisode d'avant sur la douceur, je disais que j'avais une grande colère en moi sur pas mal de choses. Ben ouais, c'est une part d'ombre. Je ne suis pas très fière d'avoir de la colère parfois dans ma vie. Mais en fait, ça fait partie de moi. Ça fait partie de moi. Et à hauteur où j'ai de la colère, à la même hauteur, je vais avoir de la joie. Et je pense que là où quelque chose existe, en fait, la vie, elle ne vient pas sans contraste. Les belles choses existent là où leur contraire existe également. Tout cohabite. Et par exemple, moi je sais que j'ai une part de moi très consciente qui serait prête à me sacrifier pour des causes plus grandes de ce monde et tout, et à la fois il y a une part de moi qui adore le petit confort de ma petite vie et qui n'a pas du tout envie de faire d'efforts pour les autres. Il y a une part de moi qui n'en a rien à faire de ce que je pense des autres, de ce que pensent les autres sur moi, du jugement, mais il y a aussi une part de moi plus superficielle qui a envie d'être regardée, d'être aimée, admirée. Il y a une part aussi de moi qui est très douce, très accueillante, où je vais être vraiment accueillir l'autre sans jugement. Et à la fois, il y a une part de moi qui veut tout contrôler. Et en fait, ces parts-là, elles cohabitent et elles veulent s'exprimer des fois à des moments différents. Et plus j'accepte, par exemple, de regarder la part en moi qui veut contrôler des choses qu'elle ne peut pas contrôler, plus je la regarde, plus je lui dis Ok, là, je vois bien que tu veux contrôler. Bon, tu n'y arriveras pas, mais enfin, voilà, ce sur quoi on a du contrôle, c'est ça, ça, ça. Est-ce qu'on peut contrôler ça ? Ok, je vais la nourrir un petit peu. Mais du coup, elle va s'exprimer dans des choses plus lumineuses. Et je trouve que c'est un peu comme un spot. S'il est clair d'un côté, il va y avoir une grande ombre derrière. Et plus on le fait éclairer au-dessus de nous l'entièreté de nous-mêmes, s'il éclaire pile du dessus toutes les parts de nous, il n'y aura pas d'ombre. Il n'y aura pas d'ombre. En fait, plus on remet l'ombre à la lumière, plus on y fait face, et bien moins elle est importante, moins elle s'exprime. Et moi, je pense que c'est très très important de faire face à soi-même, à ses parts d'ombre. à tout ce qui est un peu plus dark chez nous, notre dark side. Et ça ne veut pas dire, face aux autres, dire Ah ben non, mais moi, de toute façon, j'ai ma part d'ombre, c'est comme ça et tout, et imposer des choses négatives. Mais par contre, ça veut dire ne pas se mentir à soi-même. Ne pas se mentir à soi-même et accueillir. Ce qui est positif, ce qui est négatif chez nous, l'accueillir profondément, accueillir qu'on est méga complexe. Et un jour, une part d'ombre, elle va être une ombre, mais un jour, elle sera une force dans une autre situation. En fait, accueillir qu'on est des êtres humains, très complexes, on est ambivalents. On n'est pas des robots en fait, on n'a pas un truc programmé et qui doit être respecté tout le temps. Et parfois je trouve que notre société, elle nous pousse à vouloir rentrer dans des cases très précises, à justement vouloir... Rentrer dans... être un peu comme un robot, être productif, ne pas faire de vagues, être parfait, être beau, être respectueux, être gentil, aller dans le sens de ce qu'on attend de nous et tout, mais merde en fait ! Soyons complexes, soyons humains, soyons ambivalents et accueillons tout ça parce que la vie, là je vais rentrer dans des trucs, voilà mais moi je trouve que la vie c'est un miracle. Alors il y a la machine, il y a la technologie aujourd'hui qui prend beaucoup de place dans nos vies mais il y a vraiment cette complexité de la biologie en fait, de la vie, la vie vraiment biologique qui est fascinante. Et c'est hyper complexe, comment les espèces se développent, comment les choses poussent, comment cette terre, comment nos cerveaux fonctionnent. Il y a tellement de choses qu'on ne sait pas. Accueillons juste qu'on est des êtres humains complexes, qu'on n'a pas les réponses, qu'on est traversés par des choses qui nous dépassent. Et plus je trouve qu'on va accueillir cette complexité, plus ça nous donne la liberté d'être nous-mêmes. Plus on va accepter qu'on est ambivalent, plus on va accéder à la douceur. Ce que je disais, la douceur, c'est un espace de libre expression de soi-même. Déjà, commençons par se laisser le droit d'être complexe, se laisser le droit d'avoir des contradictions, des oppositions en nous. et se dire que ce n'est pas grave. Arrêter de vouloir tout réconcilier absolument, de vouloir être lisse et sans défaut, ça, ce n'est juste pas possible, en fait. C'est rassurant, après, de vouloir que tout rentre dans des cases. C'est rassurant de vouloir tout hiérarchiser dans sa tête et que tout soit logique et tout soit cohérent. Oui, mais est-ce que ce n'est pas mieux d'apprendre aussi à vivre... Avec le fait que la vie n'est pas forcément rassurante, et peut-être se rassurer dans le fait que toute cette complexité, ce vertige que ça donne, le manque de réponses, et bien juste on va en profiter et on va expérimenter ce qui s'offre à nous, on va faire de notre mieux pour essayer de rendre à la vie ce qu'elle nous a donné aussi comme expérience. Moi c'est un peu comme ça que j'ai envie de voir les choses. Donc voilà, c'était un peu mon message du jour. J'avais vraiment envie de parler d'ambivalence et qu'on se laisse libre d'être nous-mêmes. Pour moi, c'est hyper important. Notre pensée, elle n'est pas binaire, elle est complexe. Des fois, il y a des choses qui nous échappent complètement. Et du coup, voilà, c'était le message que je voulais passer. Juste, acceptons notre complexité, nos contradictions, notre ambivalence et vivons pleinement cette vie. Avec ça, voyons ce que ça nous apporte et essayons pas de nous contraindre constamment pour rentrer dans des cases et dans des standards. donc voilà si vous m'avez écouté jusqu'ici je vous dis merci si ça vous parle partagez autour de vous si vous pensez que ça peut inspirer d'autres gens qui auraient besoin d'entendre ce message et puis je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode au point du feu salut Et n'oublie pas, si cet épisode t'a plu, le meilleur moyen de me soutenir, c'est de venir t'abonner sur la plateforme de ton choix, mais aussi si le cœur t'indique de me laisser une petite note, ça me fera super plaisir et ça m'encourage vraiment à vous concocter de nouveaux sujets de confidences au point du feu. A bientôt !