Speaker #0Bonjour à toi, cher auditeur, auditrice, curieux ou curieuse qui vient me rejoindre dans ce podcast. Je t'invite aujourd'hui dans ma tannée, un lieu sûr, au coin du feu, pour se reconnecter à soi. Dans l'épisode du jour, j'ai envie d'aborder un thème qui me tient particulièrement à cœur pour la reprise de cette nouvelle saison BP du podcast, c'est le fait de prendre le temps. Pourquoi j'ai envie de parler de ça ? Tout simplement parce que ça me semblait être un bon sujet de reprise, étant donné qu'au départ, ce podcast, je voulais que ce soit un podcast qui soit sur la durée et sortir des épisodes toute l'année. Et en fait... J'ai fait une première saison et finalement, j'ai pris mon temps avant d'enregistrer de nouveaux épisodes. Et du coup, je me suis dit, ça peut être une bonne idée de faire un petit focus sur ce sujet-là. Et pourquoi dans ma vie, j'aime prendre le temps ? Pourquoi j'ai décidé de prendre le temps ? Et pourquoi, en tout cas dans ma philosophie de vie, je pense que c'est important de prendre le temps dans la vie et à quoi ça se rattache ? et notamment quelle place ça a dans notre société et dans nos vies, parce que c'est un sujet qui est souvent assez controversé. Du coup, vous savez, ceux qui ont déjà écouté les précédents épisodes de ce podcast, j'aime bien partir d'une définition un peu concrète du sujet qu'on aborde. Et aujourd'hui, pour moi, prendre le temps, c'est attendre le moment favorable pour faire quelque chose. Et par favorable, on entend qui est bénéfique pour quelqu'un. ou pour quelque chose. Et aujourd'hui, dans notre société et dans nos manières de vivre, j'ai l'impression que ce n'est pas une question qu'on se pose beaucoup, le fait de se demander si quelque chose est favorable ou pas favorable. On est beaucoup dans la productivité, dans le faire toujours plus, toujours plus vite, mais rarement on prend vraiment des temps de recul pour se poser la question, pourquoi on fait ça ? Pourquoi on a besoin d'aller vite ? Quel sens ça a ? Et en fait, c'est un peu ce que j'ai envie de venir questionner aujourd'hui dans ce podcast. Et c'est un peu cette course au toujours plus vite, toujours plus, que je trouve pas toujours très saine finalement, et que je pense qu'on peut vraiment questionner dans nos vies et expérimenter d'autres manières de faire pour savoir celle qui nous correspond le mieux. Alors évidemment, on a envie de faire plein de choses dans nos vies parce qu'on sait que notre vie, elle a une fin. On a envie, on sait qu'on va vieillir, on a envie d'expérimenter un maximum de choses, de réussir, mais des fois c'est aussi une course à l'accomplissement, à la conquête, à la réussite. Mais est-ce qu'on sait vraiment ce que c'est pour nous, réussir sa vie ? Est-ce qu'on s'est déjà posé la question ? Moi je pense que c'est un bon point de départ, et je trouve que c'est des choses qui méritent d'être posées comme question. Et même si on n'a pas des réponses qui sont très nettes et très absolues, à la fin, je pense que juste le fait de se poser les questions permet de remettre un petit peu les choses à leur place. Et du coup, je pense que faire dans sa vie, c'est bien. Je pense vraiment que se mettre en mouvement, passer à l'action, réaliser des choses, c'est vraiment important et on ne peut pas... On ne peut pas juste être là contemplatif, même si c'est beau. Je pense que c'est ça, expérimenter la vie. Donc faire, c'est bien. Mais est-ce qu'on a besoin que ce soit vite ? Est-ce qu'on a besoin que ce soit toujours plus ? Est-ce qu'on sait vraiment pourquoi on fait les choses ? Je pense aussi que dans le faire, aujourd'hui on fait beaucoup, on avance beaucoup, mais on oublie la dimension de l'être. Et je pense que faire... c'est nécessaire de faire, il faut faire et être à ce que l'on fait en même temps. Et ça c'est une vraie question que je me suis posée dans ma vie, c'est pourquoi je fais les choses ? Une question qui revenait tout le temps, tout le temps, tout le temps, c'est le pourquoi, quel sens ça a ? Alors oui, bon ben des fois c'est aussi lourd de se poser ce genre de questions en boucle et pas toujours, ça aide pas toujours, mais enfin je pense que prendre des temps pour se poser vraiment ces questions-là, c'est hyper important. Et aujourd'hui, j'en suis venue à la conclusion que ce que je trouve qui donne plus de sens, en tout cas dans ma vie, mais j'ai aussi l'impression que ça donne plus de sens à la vie de personnes autour de moi qui ont expérimenté la même chose. C'est pas qu'il y a une règle de vie et c'est pas qu'il y a une règle de choses à faire ou pas à faire. Par contre, prendre le temps de s'aligner avec ce qu'il y a en soi, reconnecter à son être, reconnecter à ce que l'on ressent, reconnecter à ce qui vibre en nous et ce qui fait sens pour nous, pour faire les bonnes actions qui résonnent avec nous-mêmes et donner plus de sens du coup à nos actions, je pense que c'est hyper important. Donc, ce n'est pas juste faire dans la vie et avancer toujours plus, toujours plus vite, mais je pense que prendre son temps, ça aide à reconnecter à l'être. Et prendre son temps, pour moi, c'est quelque chose de très important parce que c'est apprendre à doser son énergie. Et apprendre à doser son énergie, c'est apprendre à faire les choses avec conscience, à savoir pourquoi on les fait les choses, à faire des choix réfléchis. et avec lesquels on est en accord. Dans cette société qui va toujours très très vite et qui nous demande toujours d'en faire plus, on sait même plus quelle énergie on met dans quoi, quels efforts on met dans quoi, juste on continue et on est en pilote automatique. On agit, on agit, on continue, on nous demande ça. Et on est constamment en réaction au lieu d'être en action dans sa propre vie. Et je pense que ça, c'est une vraie nuance à apporter. En fait, on a tellement d'injonctions aujourd'hui qu'on est constamment dans notre mental et on est constamment en représentation de soi. Donc en fait, on s'identifie très souvent 100% à notre égo, à l'image que l'on renvoie de soi, à l'image que l'on se fait de soi, la représentation mentale que l'on a de soi, donc notre place dans la société, qui on est, notre caractère, etc. Donc voilà pour ceux qui ont... Kivala est plus loin là-dessus, j'avais fait un épisode sur l'identité où j'expliquais un peu plus en détail ce que j'entendais par le rapport à l'ego. Et en fait, on s'identifie 100% à notre ego et donc on est vraiment dans le mental, on avance vraiment un peu en mode pilote automatique pour nourrir cette partie-là. Mais on est complètement déconnecté de toute une part plus profonde de nous-mêmes. Celle qu'on retrouve quand on se retrouve seul avec soi-même, quand on se pose, quand on fait une méditation par exemple, ou quand on est en mode un peu contemplatif et qu'on ressent le vent sur son visage, quand on sent nos ressentis dans notre corps, quand on arrive à ressentir notre niveau d'énergie si on est fatigué, si on est triste, si on est en colère, un peu à se laisser ressentir les émotions que l'on porte, mais les laisser passer, pas s'y attacher pour autant. Mais faire des bilans comme ça où on se reconnecte à nos ressentis profonds, on s'imagine se projeter dans un choix ou une décision, on voit qu'est-ce que ça fait en nous. Et en fait, je pense qu'on a vraiment besoin pour faire des choix conscients et pour être en action dans nos vies et pas en réaction, de prendre le temps de faire ça, de se reconnecter à soi, de prendre le temps de faire les choses aussi des fois et de ne pas vouloir. Et moi, la première, ça m'arrive très souvent, pas vouloir juste avoir envie de cocher des choses, mais prendre plaisir à les faire, voir qu'est-ce que ça nous fait. Quand on est au boulot, par exemple, essayer de se faire des exercices et d'identifier c'est quoi les tâches pour lesquelles ça ne nous demande aucun effort et qu'on prend plaisir à faire parce qu'on est dans l'élan, on est dans un certain flot, et prendre le temps d'identifier ça et d'être à la fois dans le fait de faire sa tâche et être conscient de ce que c'est. tâche et de ce que l'on fait nous fait en nous et de ce qui nous procure comme sensation et en fait pour moi prendre le temps c'est ça c'est aussi et donc prendre le temps là en l'occurrence c'est aussi des moments où on sait qu'on a envie de faire plein de choses il ya plein de choses qui nous tiennent à coeur c'est vraiment apprendre à doser son énergie et on sait qu'on est limité on est limité en de temps, on est limité en énergie dans nos vies et on a aussi des contraintes, gagner sa vie, travailler, etc. Donc, il faut faire des choix. C'est obligatoire, on n'a pas le choix de choisir dans sa vie. Sauf que soit on se laisse porter et la vie choisit à notre place et on est en réaction tout le temps, soit on prend le temps de faire des choix réfléchis. Et vous savez, parfois... On a cette sensation, quelque chose qu'on veut vraiment faire, qu'on veut vraiment réaliser, qu'on veut... sur lequel on a vraiment envie d'avancer, ça nous tient à cœur, mais ça résiste. À chaque fois qu'on veut s'y mettre, on n'a pas l'énergie, il nous reste peu de carburant, et on sait que c'est quelque chose qui quand même demande de l'engagement et de l'investissement pour le faire bien. On n'a pas envie de revoir notre manière de faire à la baisse. Et il y a des résistances, etc. Souvent, c'est le signe qu'il n'y a pas la place pour tout faire. Ça demande aussi de se poser et de se dire, aujourd'hui, il y a ça, ça, ça et ça que je dois faire avancer. Je sens que mon énergie est limitée. Je vais choisir de temporiser un peu. Cette chose, je vais peut-être revoir et me dire, elle va prendre un peu moins de place. Ou en tout cas, je vais la faire... à demi-teinte, c'est-à-dire qu'au lieu de faire, j'en sais rien, un épisode de podcast toutes les semaines, je vais en faire un par mois, ou un toutes les deux semaines, ou au lieu de faire un podcast en continu, comme ce qui m'est arrivé, je vais faire des saisons. Et je vais faire des saisons, des moments où j'ai plus d'énergie, et où peut-être que mon activité professionnelle me demande un petit peu moins d'engagement. Et en fait, ça me permet de laisser la place aux différentes choses qui me tiennent à cœur. de me réconcilier avec moi-même et donc de choisir, c'est pas renoncer. Moi, on m'a toujours dit choisir c'est renoncer et du coup c'était hyper dur pour moi de faire des choix. Moi, depuis plusieurs années que je suis entrepreneur, j'ai un post-it sur mon bureau qui dit choisir c'est avancer. Et en fait, choisir ça permet de se libérer l'esprit aussi, de s'engager dans ce qu'on a décidé de faire, de arbitrer ce qu'on n'a pas le temps de faire, d'arbitrer aussi avec son niveau d'énergie. Alors, ce n'est pas forcément évident, mais avec le temps, on y arrive un peu mieux. Et puis, il y a des phases où ça marche bien, des phases où ça marche moins bien. Ainsi va la vie pour tout. Et prendre le temps, c'est aussi accueillir. C'est-à-dire, d'un coup, on a quelque chose, on est dans le flow, ça roule et tout. Et puis, il y a une contrainte de la vie qui arrive. Et c'est ajusté en fonction de ça. Et prendre le temps, pour moi, c'est prendre le temps de s'écouter, mais c'est aussi prendre le temps de faire les choses bien. Et de pas toujours les faire vite, pas de vouloir s'en débarrasser pour dire hop je l'ai coché dans ma liste de choses à faire dans ma vie. Non, c'est juste se dire bon ben ok, là je sens que ça résiste, je vais pas me rendre malade, je vais pas me faire du mal. Parce que finalement, moi la question que je me pose toujours c'est si je meurs demain, est-ce que j'aurais trouvé un bon équilibre entre avancer, dans un objectif où je ne vais pas mourir demain et sentir que je progresse dans ma vie et que j'avance, que j'acquière de l'expérience et qui me fait grandir. Mais est-ce que aussi je vais regretter ? Est-ce que j'ai savouré les moments ? Est-ce que j'ai pris plaisir dans ce que j'ai appris ? Est-ce que j'ai pris plaisir à faire ce que j'ai fait ? Parce que se dire, vas-y, je me mets en pilote automatique, je bosse là, je fais tout à fond, et comme ça je pourrais profiter plus tard, mais on ne sait pas. ce que plus tard nous réserve. C'est aujourd'hui notre vie, c'est aujourd'hui qu'on fait les choix, c'est aujourd'hui, c'est pas demain. Et moi je pense qu'on doit prendre le temps de vivre la vie, de vivre les moments tout en progressant, tout en réussissant à payer son loyer, tout en acceptant les contraintes de notre réalité, mais prendre le temps de la vivre réellement, prendre le temps, quand on est avec quelqu'un, Je sais, c'est un truc. Moi, je préfère qu'on m'annule un rendez-vous avec un ami, par exemple, ou même un client, parce que la personne sait qu'il y a eu quelque chose qui s'est passé ou alors elle a un niveau d'énergie. Ce n'était pas ce qui était prévu parce que c'est dans l'agenda depuis un moment. Là, on a un niveau d'énergie bas. Je vais peut-être être vexée un petit peu. Je vais peut-être me faire un petit coup dur, mais je préfère mille fois qu'on m'annule et qu'on se sente libre d'annuler ou de... Alors... décaler plutôt que d'annuler vraiment parce que sinon je le prendrais peut-être un peu plus mal mais mais en tout cas je préfère ça que plutôt que de d'être avec quelqu'un qui n'est pas là qui n'a plus d'énergie et qui n'est pas présent et prendre le temps de faire les choses bien c'est prendre le temps de vraiment vivre les moments avec nos amis de vraiment vivre les actions que l'on fait au travail de vraiment ranger son appartement quand on range son appartement et prendre plaisir à toutes ces choses là et aussi identifier les choses dans lesquelles on prend pas forcément de plaisir et se dire bon ben ça c'est un peu plus une corvée voilà bah je fais avec et j'accepte à partir du moment où c'est pas trop souvent ou des choses comme ça mais Je pense que c'est réellement important de prendre ce temps-là, de se reposer en soi, d'identifier qu'est-ce qui fait sens pour nous. Alors tout ne fait pas tout le temps sens, et des fois les contraintes de la vie, le fait qu'il faut travailler, le fait qu'on ne peut pas d'un coup se dire ah ça ne fait pas sens pour moi donc j'arrête tout ben non, le but ce n'est pas d'être impulsif, c'est aussi de garder un équilibre entre cette vie qui est assez complexe. Mais prendre ce temps-là déjà permet de s'apaiser beaucoup plus et même mettre certaines choses en perspective, se dire ok, là je conclue que mon boulot ne me convient plus, je ne prends aucun plaisir. À chaque fois que j'essaye, je me dis que c'est dur pour moi. Ok. L'idée, ce n'est pas que je quitte tout d'un coup, mais je me pose en moi. Déjà, je regarde cette partie de moi et je me dis ok, je te vois partie de moi qui n'en peut plus de ce travail et je t'accepte Et donc, du coup, toi et moi, on va essayer de chercher des solutions, un pas après l'autre, pour voir vers quoi on irait et vers quoi ce serait plus doux. Et je pense que c'est ça aussi, prendre le temps. C'est prendre le temps de s'écouter, prendre le temps de faire les choses petit à petit, un pas après l'autre, prendre le temps de ne pas se brusquer. C'est aussi comme ça que l'on vit vraiment sa vie et qu'on peut la savourer, même dans la difficulté, même dans l'inconfort, même dans des périodes douloureuses. Et c'est se laisser la place d'agir tranquillement, d'agir selon son propre rythme et d'arrêter de suivre cette espèce de rythme de réaction qui nous fait réagir à tout dans cette société qui attend plein de choses de nous, qui nous envoie plein d'injonctions. Et pour autant, doser son énergie et prendre le temps, ça ne veut pas dire passivité et laisser aller. Ce n'est pas être passif et attendre. que les réponses tombent du ciel, c'est pas genre Ah ouais, je vais juste, je prends le temps que ça vienne. Mais en fait, des fois, quand on pose des intentions dans la vie, qu'on se dit ça, c'est quelque chose dont j'ai envie, j'ai envie de changer de boulot, j'ai envie d'aller vers quelque chose qui est un peu plus manuel, ou qui est plus artistique, ou qui est plus business, parce que ça me plaît, ça m'attire, ok, j'ai envie de ça. Eh bien, déjà, c'est poser une intention, c'est ok, j'ai envie d'y aller, et bien… On sème une petite graine dans sa propre tête en se disant ça. C'est-à-dire qu'on va finir par être attentif à tout ce qui résonne plus pour nous. On va finir par voir des opportunités qu'on ne voyait pas. On va finir par s'intéresser à des personnes qui font ça dans les endroits qu'on rencontre. On va essayer d'en faire un peu plus de réseau. On va lire des articles. On va chercher des offres d'emploi. Et on va faire plein de petites actions, petit à petit, qui sont orientées vers ça. Et donc, là, ça va nous permettre qu'au bon moment, on saura que c'est le bon moment. Alors après, des fois, il y a aussi des choses qu'on a très envie de faire et qui sont aussi mêlées à la peur. Et là, ce n'est pas attendre que ça tombe du ciel et que ça vienne tout seul. C'est-à-dire que là, moi, il ne faut pas que j'attende. Alors il y a des fois, ça résiste parce qu'on n'a pas la place de tout faire, mais il y a aussi des fois, ça résiste parce qu'on ne passe pas tout de suite à l'action et que plus on attend pour passer à l'action quelque chose qu'on sent qui est prêt en nous. sur lequel il faut qu'on fasse de la place. Moi, par exemple, la relancer cette saison de podcast, ça fait un moment que je veux me poser pour enregistrer ces épisodes. J'ai vraiment beaucoup d'idées. J'ai déjà gratté des idées sur des feuilles, etc. sur les différents épisodes que j'ai envie de faire. En tout cas, les trois, quatre premiers. Et de toute façon, j'ai une liste à rallonge pour la suite. Mais du coup, à un moment, il faut aussi des fois se dire, ok, je me fous un petit coup de pied au cul et je m'y mets. Et je m'y mets, je fais la place. Et si je fais la place, ça veut dire peut-être que j'enlève quelque chose d'autre. Mais là, maintenant, il est temps. Il est temps parce que je sens que ce qui frictionne, c'est le fait que je ne le fais pas. Je me lève le matin, ça me tend. Je me dis, je n'ai pas encore fait ça. Est-ce que je vais avoir la place, etc. Et là, c'est aussi un signe qu'il faut faire la place. Et donc il faut prendre le temps, il faut prendre le temps de se poser, de le faire, de s'organiser, d'avoir assez d'espace pour le faire parce que des fois il y a des problèmes techniques, ça prend plus de temps, des fois on est moyen inspiré, etc. Donc c'est pas non plus prendre le temps, c'est pas être là et regarder cuicui les petits oiseaux comme le monde est beau. Je prends juste le temps de me prélasser et je suis contemplatif tout le temps de ma vie. Je pense que c'est très important de savoir être contemplatif. En tout cas, moi, je pense que ça apporte beaucoup de valeur dans ma vie de savoir poser mon regard sur les petites choses, les admirer, savourer. prendre le temps de ressentir ce que ça fait dans mon corps, un beau paysage, une brise dans le vent, la forme des nuages, une jolie architecture, le visage d'un enfant avec sa maman, j'en sais rien, des choses comme ça. Je trouve que c'est important de savoir contempler et de savoir prendre le temps de faire ces choses-là, mais c'est pas tout. Des fois, je me dis que c'est pas tout. Prendre le temps, c'est aussi se mettre un coup de pied au cul et prendre le temps de faire cette chose qu'on a envie de faire pour avancer et pour se mettre en mouvement, en conscience et pour s'aligner un peu plus avec ce qu'on veut dans sa vie. C'est aussi ça, prendre le temps. Et finalement, prendre le temps, j'aime bien me dire que c'est aussi l'aventure, partir à l'aventure et apprendre à danser avec la vie, avec ce qu'elle nous offre. Un jour, ça va être une contrainte, une opportunité, beaucoup d'énergie, peu d'énergie. Et chaque jour, il faut réajuster en fonction de ce qu'aujourd'hui nous offre. Et puis, parfois, on a très envie de quelque chose, on l'essaye et puis on n'en a plus envie. Et en fait, c'est vraiment danser avec la vie, danser avec soi-même et la vie. En fait, danser avec ce mouvement de vie qui est en nous et avec lequel on est en contact avec le monde, avec les autres. Et ce n'est pas toujours évident, mais je pense que plus on se connecte à soi et à son mouvement de vie intérieur, à cette petite flamme intérieure qui est un peu le symbole de ce podcast Confidence au coin du feu, c'est se reconnecter à sa flamme intérieure et la transmettre comme un flambeau, transmettre ce qui fait sens pour nous, transmettre son expérience, et puis en essayant de créer de la résonance les uns avec les autres. Et bien je pense que c'est aussi ça, prendre le temps. C'est prendre le temps de prendre du recul et du coup d'oser son énergie, de faire des choix qui résonnent avec nous-mêmes. Et je pense que faire les choses en conscience, c'est vraiment ouvrir sa conscience, c'est la voie de l'apprentissage, de la liberté. Et ça permet beaucoup plus de sérénité et de confiance dans nos actions à chaque fois qu'on arrive à se réaligner avec soi. On réussit à s'apaiser, en fait. Moi, je trouve, en tout cas, je l'expérimente. Est-ce que c'est le cas pour tout le monde ? Je ne sais pas. Et après, je pense aussi que chacun a ses rythmes. Il y a des gens qui ont besoin de faire beaucoup de choses. Il y a des gens qui ont besoin d'en faire moins. Mais je trouve que prendre le temps, c'est vraiment pas facile. Parce que ça veut dire apprendre à se déconnecter des injonctions de notre société, à se mettre un petit peu loin parfois. Alors ça veut pas dire se mettre à la marge du monde, non, fonctionner avec le monde on en a besoin, c'est important. Mais avoir ces petits temps de recul, ces petits temps de prise de hauteur. Parce que prendre le temps c'est souvent mal perçu. On te dit ah ouais, t'as toujours pas sorti de nouveaux épisodes de podcast, ah mais t'as toujours pas fait ça, t'as pas tendu ta pelouse Et en fait, peut-être qu'il y avait d'autres choses qui étaient prioritaires et puis un pas après l'autre, et puis chacun prend le temps qu'il veut. dans sa vie, c'est son expérience, c'est sa vie. Et voilà, moi c'est vrai que quand je visite des nouveaux lieux, j'aime bien prendre le temps, j'adore prendre des photos, j'adore... Alors des fois, quand je suis avec des gens, il faut trouver un juste milieu parce qu'on n'a pas tous le même rythme. Mais je crois aussi que parfois on devrait être dans le moment et pas penser tout le temps à la suite. Et je pense que prendre son temps, c'est parfois perçu comme de la paresse. ou une faiblesse parce que, ouais, il n'a pas fait assez de choses, ouais, il ne va pas très vite. Mais en fait, pour moi, je pense que c'est une force. C'est une force qui permet de s'ancrer, ancrer ses choix, agir plus avec confiance et vraiment être plus serein avec soi-même. Et finalement, prendre le temps, je pense que c'est aussi une manière de s'ouvrir au monde, de s'ouvrir au champ des possibles, mais vraiment d'apprécier la pleine liberté que l'on a. Là où nous sommes, quand bien même on a des contraintes et qu'on n'est pas 100% libre, tout dépend quelle définition chacun met de la liberté, mais je pense qu'on est toujours libre de notre prochaine action, du prochain pas à faire et de choisir la direction qu'on veut donner à notre vie, bien sûr, tout en ayant les contraintes qu'on a actuellement, mais on est quand même libre. Et je pense que prendre le temps de faire les choses, prendre le temps de se poser en soi et de... d'apprendre à discerner. Je pense qu'on discerne de mieux en mieux au fil des expériences et en pratiquant, en mettant plus de conscience, c'est pas quelque chose qui vient comme ça, mais je pense que ça permet vraiment de s'ouvrir plus au monde. Et donc vraiment d'être aux commandes de sa vie et en action dans sa vie et pas en réaction à la vie. Parce qu'être en réaction à la vie, c'est ce que beaucoup d'entre nous sommes. Et à plein de périodes de vie, on est en réaction aux choses. Mais en fait, prendre ce temps-là de recul, prendre le temps de décider, prendre le temps d'agir, prendre le temps qu'il nous faut avant d'agir aussi. Prendre le temps pour se reposer, prendre le temps qu'il nous faut à chacun de nous. En fait, il n'y a que nous qui décidons du temps dont on a besoin pour quelque chose. Prendre ce temps-là, ça permet de se mettre en action et plus en réaction. C'est-à-dire, ok, il y a un décès dans ma famille, j'ai un deuil à faire, je vais prendre le temps qu'il me faut. Et je ne vais pas écouter si on me dit, ah non, mais il faut que tu fasses ça, il faut que tu fasses ça comme ça et tout. Il n'y a que moi qui sais discerner pour moi le temps dont j'ai besoin. les choses dont j'ai besoin. Alors ne pas refuser une main tendue, c'est important dans des phases comme ça. Mais en tout cas, finalement, les réponses, elles sont souvent en nous. Et la notion de temps et de prendre ce temps-là, parfois, l'ouverture au monde que ça nous procure, ne nous donne pas la sensation d'avoir perdu du temps, mais d'en avoir gagné. En fait, ça donne la sensation de s'étendre soi-même au monde. Et... Et finalement, ça permet de relativiser vachement sur le reste, sur la productivité, le fait d'avoir gagné, perdu du temps, etc. Ça donne une telle ouverture et un profond sentiment de liberté. Et souvent, on dit que le temps qu'on a, il dépend de notre perception. Alors, bien sûr, on est limité. On n'a que 24 heures dans une journée et il y a aussi du temps de sommeil. Mais par contre, c'est vrai que parfois... on a cette impression qu'on n'a pas vu du tout le temps passer et parfois on a cette sensation de trouver le temps vraiment long. Et bien je pense qu'il y a des choses qu'on peut faire dans nos vies qui nous permettent d'étendre, d'élargir le temps, en tout cas de jouer avec et de sentir quand il y a des choses qu'on veut faire passer plus vite, réussir à les faire passer un peu plus vite. Et quand il y a des choses dans lesquelles on est bien et qu'on a envie de savourer, on peut les faire passer plus lentement. Et... Et en fait, souvent, ça joue sur notre connexion à nous-mêmes et sur notre perception aux choses, notre manière d'être à ce que l'on fait. Et je pense que c'est une belle chose à garder à l'esprit, c'est que finalement, on a un petit peu plus de pouvoir via notre perception sur le temps que l'on a et comment on le perçoit et comment on l'utilise. Donc voilà, ce sera le petit mot de la fin. J'espère que cet épisode vous a plu. merci à ceux qui ont écouté jusqu'au bout et n'hésitez pas comme toujours à me laisser un petit commentaire me partager vos moments d'écoute du podcast en story sur Instagram ou m'écrire un petit message pour me dire si ça vous a parlé ça me fait toujours très chaud au coeur d'avoir vos encouragements vraiment ça booste et puis ça crée l'échange entre nous aussi et je trouve que c'est important parce que Parce que c'est ça qui nous donne envie d'avancer aussi dans la vie, c'est les liens les uns avec les autres. Donc écoutez, merci et surtout, prenez le temps de faire ce qui résonne avec vous-même. Prenez le temps pour prendre les bonnes décisions et elles peuvent être mauvaises aussi. On a toujours le temps de réajuster, de changer de direction. Donc prenez ce temps-là pour vous, je pense que c'est hyper important. Et sur ce, je vous dis à très bientôt dans un prochain épisode. de Confidence au coin du feu. Et n'oublie pas, si cet épisode t'a plu, le meilleur moyen de me soutenir c'est de venir t'abonner sur la plateforme de ton choix, mais aussi si le cœur t'indique de me laisser une petite note. Ça me fera super plaisir et ça m'encourage vraiment à vous concocter de nouveaux sujets de Confidence au coin du feu. A bientôt !