Speaker #0Bonjour à toi, cher auditeur, auditrice, curieux ou curieuse qui viens me rejoindre dans ce podcast. Je t'invite aujourd'hui dans ma tannée, un lieu sûr, au coin du feu, pour te reconnecter à soi. Dans l'épisode du jour, je vais vous parler d'un thème qui, encore une fois, me tient à cœur. C'est le thème de la vulnérabilité. Alors, c'est vrai, je dis tout le temps que c'est un thème qui me tient particulièrement à cœur, mais c'est vrai que quand j'en viens à en parler dans ce podcast, c'est que j'ai quand même pas mal réfléchi au sujet, et quand bien même je sais que les réflexions évoluent et que je ne suis pas une experte sur le sujet, J'aime bien justement partager où j'en suis dans mes réflexions, dans mes cheminements, et un peu établir des conclusions ou des pistes de conclusions verbalement, et vous les partager en espérant que ça vous enrichisse autant que ça m'enrichit de les enregistrer. Alors pourquoi aborder le thème de la vulnérabilité ? Parce que je pense que c'est vraiment un thème fondamental dans nos vies d'humains. Et du coup, j'avais vraiment envie de partager mes réflexions à ce sujet. Et parce que je pense qu'accepter sa vulnérabilité, c'est une vraie force dans cette vie. Et que c'est même une condition nécessaire à l'épanouissement et à la connexion à son vrai pouvoir créateur dans cette vie. Donc voilà, je vais m'expliquer un peu pourquoi. je dis ça je vais expliquer un peu mon cheminement et vous éclaircir un peu sur le sujet donc déjà c'est quoi la vulnérabilité bas ça prend sa racine dans le latin vulnus vulnéris la blessure et vulnérare blessé et donc la vulnérabilité c'est qui est exposé à recevoir des blessures donc qui peut être blessé donc finalement par nature en tant qu'être humain Il me semble évident que nous sommes tous vulnérables. Nous sommes tous exposés à la vie, nous ne sommes pas insensibles au mouvement de la vie et à ce qui nous arrive. Et on peut être blessé, que ce soit physiquement, dans sa chair, on peut être blessé dans sa psyché, et surtout, de par notre nature de vivant, je pense que tout ce qui est vivant sur cette terre est vulnérable, de... par son opposition à la mort. Donc si on est vivant, c'est qu'on est exposé à la mort. C'est bien ça, toute la dualité et le paradigme de la vie. Et du coup, en tant qu'être humain, il est indéniable de dire que nous sommes vulnérables de par notre nature humaine. Ça paraît évident dit comme ça, mais finalement, cette idée de la finitude et faire face à sa finitude et à sa propre mort, faire face au fait que l'on va mourir un jour, à la finitude de la vie, et bien ça crée un réel vertige existentiel et c'est quelque chose de vraiment très dur à accepter. Finalement quand on y réfléchit c'est un peu violent. Quand on arrive sur Terre on est un bébé qui n'a jamais rien demandé à être là, on arrive et puis on est confronté à la vie. Donc au début, on ne peut pas faire grand-chose sans nos parents. On n'est pas très autonome, on ne peut pas faire grand-chose par nous-mêmes. Et puis au fur et à mesure, on grandit et puis on se heurte émotionnellement à certaines choses. Nos parents qui ne répondent pas à tous nos besoins. On commence à marcher, on se fait mal, on tombe, on se confronte à la réalité de la vie. On commence à sentir cette vulnérabilité. et puis de fil en aiguille. plus ou moins vite ou plus ou moins violemment, on est confronté à l'idée de la mort. Et c'est une idée aussi qu'il est facile de mettre de côté et finalement de refuser de la regarder quand on y est confronté, mais ensuite de l'ignorer et de la laisser sur le côté. Et je pense que finalement, c'est ça l'enjeu. C'est ne pas se créer... En fait, le mental... Il a une facilité à penser. Aujourd'hui, je suis vivant, je suis invincible. je vais vivre toute la vie, pas penser à la mort, pas penser au futur, penser à maintenant ou penser au futur proche. Mais on a une facilité à être dans le déni et à entretenir un certain déni face à certaines choses qui nous font vraiment trop peur ou qui sont trop violentes à accepter. Et je pense que la vulnérabilité, ça en fait partie. Parce que du coup, oui, être dans le déni face à la mort et ne pas regarder tous les jours le fait que... on peut mourir demain. Ça, oui, ça se comprend. Et je pense qu'il y a différents niveaux d'équilibre et que quand on est dans l'extrême, à avoir vraiment très, très peur de la mort et à ne pas vouloir y penser du tout, je pense que c'est dangereux parce qu'on ne se confronte pas vraiment à sa vie non plus. Par contre, le déni de sa propre vulnérabilité, de sa fragilité, c'est-à-dire créer... une illusion de toute puissance, comme quoi rien ne peut nous arriver. C'est souvent assez inconscient finalement, mais se créer une armure comme ça de quelqu'un de fort, penser qu'il faut être fort, n'avoir aucune émotion, ne pas être touché par les choses, ne pas exprimer sa douleur quand on a mal quelque part physiquement, prendre sur soi tout le temps. Alors oui, encore ici, il y a des équilibres à avoir, mais je pense que... beaucoup de gens ont cette facilité à mettre cette vulnérabilité de côté, à la refuser chez eux-mêmes, mais du coup aussi chez les autres. Et je pense que c'est quelque chose de dangereux que de faire ça, parce que c'est fuir qui l'on est, et c'est ne pas accepter la réalité, et c'est créer une illusion. J'ai déjà un peu parlé de l'illusion et du déni de réalité dans l'épisode sur l'acceptation. Et en fait, pourquoi je pense qu'aujourd'hui, c'est quelque chose qui nous fait du mal et qui fait du mal à notre expérience de la vie ? Parce que c'est une posture qui nous oblige à rester dans le contrôle. Parce qu'on est exposé à cette réalité, on est exposé aux mouvements de la vie qui ne sont pas de notre contrôle. On peut essayer de contrôler certaines choses, mais rester dans le déni et dans l'illusion, c'est rester... dans une certaine rigidité de contrôle pour essayer de faire tenir notre représentation de la réalité et de la faire tenir pour qu'elle existe comme on se la représente dans notre tête, parce que ça nous rassure. Mais du coup, c'est une manière de refuser de se confronter à ce qu'est vraiment la réalité et à ce qui est vraiment notre condition, ce qui est vraiment notre vie et ce qu'on peut vraiment en faire. Et donc ce contrôle-là, il nous fait rentrer dans des rapports de domination, des rapports de force, parce qu'on essaye de contrôler un maximum de choses que l'on peut contrôler autour de nous. On va essayer de contrôler notre conjoint, on va essayer de contrôler nos amis, on va essayer de se rassurer comme on peut, on va essayer de contrôler tout notre monde, de contrôler notre boulot, d'être sûr que tout tient, on va essayer d'avoir ça qui est bien là au bon endroit, etc. Comme ça, ça nous rassure, mais finalement, tout ça n'est qu'une illusion, Parce que... La réalité de la vie, c'est que demain, quelque chose peut arriver et tout peut s'effondrer. On peut perdre quelqu'un, on peut perdre sa maison, on peut perdre la vie soi-même, on peut avoir un accident, on peut avoir une maladie. En fait, on peut être affecté de plein de manières différentes. Et refuser au quotidien de faire face à cette vulnérabilité, c'est vraiment construire une illusion de toute puissance, mais qui peut très vite s'effondrer. Et dès lors que la réalité nous rattrape, On est saisi par la peur et la honte. Si on est dans le contrôle tout le temps et qu'on projette cette image de quelqu'un qui veut maîtriser tout le temps la situation, le jour où on n'a plus d'énergie, le jour où on craque, le jour où on fait un burn-out, le jour où on a une maladie, le jour où notre corps ne suit plus alors qu'on est un sportif et qu'on sent une faiblesse, on a honte de montrer cette faiblesse. On a honte parce que le masque tombe. Et souvent, avant cette honte, on a d'abord tout le temps, on vit tout le temps avec cette espèce de peur que le masque tombe. Quelque chose qui vient un peu nous ronger, quelque chose qui fait qu'on veut encore plus garder le contrôle. Mais finalement, est-ce que dans la réalité, il ne vaut pas mieux que le masque tombe dès le début ? Ne pas mettre de masque, s'exposer, s'exposer en toute vulnérabilité, accepter ses faiblesses, faire face à ses faiblesses, faire face à ses manques d'énergie parfois. Faire face au fait qu'on peut être malade, qu'on ne va pas toujours être fort, qu'on ne va pas toujours être au top. Faire face au fait qu'on n'est pas parfait et on n'est pas... insensible, que l'on peut être blessé et que aussi notre vie est précieuse parce que demain on peut mourir, parce que nos rapports avec les gens sont précieux parce que demain ils peuvent mourir. Et tout ça, certes c'est hyper violent à accepter mais à la fois je pense que ça nous connecte à un sens plus profond de la vie. et un réel pouvoir créateur de ce que l'on veut vivre et de ce que l'on veut faire de notre vie. Aujourd'hui, je suis convaincue que la conscience et l'acceptation de notre vulnérabilité, c'est une réelle force, même si ça paraît paradoxal, parce que du coup ça nous rend fragiles finalement. Mais en fait, accepter ce qui ne dépend pas de ce qu'on a décidé, mais finalement de notre nature, c'est aussi reprendre son plein pouvoir. et savoir agir ce sur quoi on peut agir, ce sur quoi on a un pouvoir, et c'est savoir aussi accueillir pleinement cette vie, sachant qu'elle a une finitude, accueillir pleinement la santé quand elle est là, accueillir pleinement la joie quand elle est là, accueillir pleinement tout ce qu'il y a de bon dans ce monde et tout ce qui nous fait vibrer et ce qui nous rend vivants tant qu'on est vivant, tant qu'on va bien, tant qu'on a nos proches autour de nous. Et je pense que tout ça, c'est hyper important. Et je pense que faire face à cette finitude, à ces faiblesses, à son nombre aussi, accueillir tout ce que ça implique, accepter tout ce que ça implique, c'est finalement ça le vrai courage. Et c'est ça le vrai courage de vivre en conscience. Parce qu'en faisant face à ça, forcément, notre condition humaine fait que ça fait peur. C'est violent. C'est dur de regarder ça en face, c'est dur de se confronter à ces idées-là au quotidien. Le fait qu'on a des faiblesses, le fait qu'on est fragile, le fait qu'on est vulnérable, c'est pas facile en fait de se faire à cette idée-là. Mais à partir du moment où on commence à vraiment oser s'y confronter, on ose y faire face, alors on fait preuve de courage, mais on fait aussi preuve de courage et on se reconnecte. à notre pouvoir créateur dans cette vie. On se reconnecte à une dimension plus profonde de la vie, à qu'est-ce qui fait sens. Et dans cette existence qui finalement est finie, est courte, sur laquelle on n'a pas trop de pouvoir, qui peut s'arrêter du jour au lendemain, en fait on se sent très vulnérable, mais finalement on peut choisir à chaque instant qu'est-ce que je décide de faire de ce temps-là. de cette vie-là qui m'est offerte aujourd'hui. Qu'est-ce que je décide d'en faire ? Qu'est-ce que je décide de créer ? Et c'est là qu'on atteint une autre dimension et qu'on peut vraiment vivre sa vie en pleine conscience, qu'on peut vraiment vivre sa vie avec engagement, qu'on peut vraiment choisir comment on veut vivre sa vie. Et puis, ce qui fait sens pour l'un n'a pas à faire sens pour l'autre. Mais par contre, accepter sa vulnérabilité permet vraiment aussi, je pense de se confronter à ce choix-là et de ne plus être dans une existence un peu rabougrie, un peu diminuée, un peu par défaut, parce que de toute façon, c'est trop dur de faire face à notre condition humaine, c'est trop dur de regarder tout ça en face, c'est trop dur de trouver du sens. Ah, il n'y a pas toujours du sens, mais et si c'est la conscience et c'est chacune de nos actions qui donnait du sens à ce qu'on vit ? Moi, c'est ce que j'ai envie. de croire et c'est comme ça que j'ai envie de vivre parce que ça me réconcilie avec ces questionnements existentiels finalement. Quand on commence du coup à reprendre ce pouvoir créateur, quand on commence à accepter que la vie va nous chambouler, que la vie va nous faire mal parfois, on accepte aussi que la vie nous fasse du bien, on accepte aussi et on accueille encore plus pleinement que la vie soit belle, on accueille vachement mieux cette dualité finalement. L'incertitude, c'est tout le temps vertigineux. Et l'incertitude de demain, on ne connaît pas le futur, c'est vertigineux tout le temps. Et à partir du moment où on y fait face, on aura toujours une sorte de vertige existentielle. Mais qu'est-ce qui nous fait dépasser ce vertige existentiel ? C'est finalement de reprendre le pouvoir de ce qu'on est en train de vivre aujourd'hui, de ce qu'on est en train de vivre maintenant, et de le faire en conscience. Et je crois aussi que c'est ça un peu l'apprentissage de l'humilité. Parce que l'humilité, en tout cas la définition de l'humilité, c'est l'état d'esprit de quelqu'un qui a conscience de ses insuffisances et de ses faiblesses. Il y a une deuxième définition, j'ai voulu aussi la garder, c'était le caractère de ce qui est modeste, peu important, sans prestige. Et finalement, si nos existences étaient juste modestes, peu importantes, sans prestige, et que oui, nous avons des faiblesses et qu'on avait conscience des faiblesses, Merci. Moi, je crois que cet apprentissage de l'humilité, c'est comprendre qu'on est énormément d'êtres humains, d'êtres vivants même sur cette planète, et qu'on est juste de passage, et que nos existences sont vraiment futiles face à tout l'univers, face à toutes les choses qui existent. Et replacer ça à sa juste place, ça permet aussi de mettre... plus de douceur dans nos vies et de s'apaiser sur certaines choses qui des fois prennent toute la place, comme si c'était ultra important. Et moi, la première, je peux m'emballer sur plein de choses, prendre très au sérieux, mais à la fois, ça apporte une certaine douceur et une certaine légèreté à cette vie en me disant, finalement, j'ai le choix des expériences que je veux vivre. J'ai le choix. On peut aussi s'apaiser face à cette finitude, face à cette vulnérabilité. On peut aussi s'apaiser dans les moments doux. On peut se dire On peut y trouver une certaine douceur de la vie, on peut y trouver une certaine douceur au fait que ça ne durera pas toujours, vu qu'on a des épreuves, vu qu'on est vulnérable, vu qu'on va être blessé. Il y a une double facette à toute situation et je crois vraiment qu'accueillir, accepter sa vulnérabilité, c'est une vraie force. Et ça nous permet aussi de reprendre notre responsabilité sur notre vie, de reprendre la responsabilité de nos actes. de se replacer au bon endroit et de sortir des rapports de domination avec les autres, de sortir de rapports de force. Alors même si des fois je sais que c'est difficile, moi-même c'est un sujet que j'aimerais creuser dans un autre épisode, les rapports de force et de domination, parce que malheureusement parfois on y est confronté dans nos vies, et c'est difficile d'en sortir. Mais quand on revient à... à simplement cette idée de la finitude, à cette idée que la vie est courte, que tout peut s'arrêter demain. On revient aussi un peu plus à l'essentiel. Qu'est-ce qui compte vraiment ? Qu'est-ce qui a vraiment de la saveur ? Est-ce qu'aujourd'hui, juste ce petit moment, ce matin où je vais au boulot en vélo, est-ce que je ne devrais pas profiter pleinement de sentir mes jambes bouger, de sentir le vent sur mon visage ? Je pense que c'est... C'est hyper important de se reconnecter à ces moments-là et de se connecter à tout ce qu'on vit. Mais vraiment, avoir conscience de cette vulnérabilité, avoir conscience de sa finitude, je pense que ça ancre encore plus nos existences. Donc c'est un peu un épisode dans le thème de l'épisode précédent, où la conclusion c'était aussi que prendre le temps c'est aussi s'ancrer. et je pense qu'avoir conscience de sa vulnérabilité, c'est s'ancrer encore plus, c'est ancrer encore plus ses choix, ses actions, savoir que tout ne va pas durer, c'est finalement lié beaucoup à l'impermanence de la vie, les choses ne durent pas, elles sont de passage, nous, nous sommes de passage, et je pense que c'est une idée qu'on peut vraiment apprivoiser, quand bien même elle est ultra vertigineuse, et quand bien même il y a des moments dans la vie où elle va redevenir vertigineuse, Et bien, dans les moments où on va bien, où on peut savourer les choses, c'est aussi où on est maître de ce que l'on fait, où l'on est maître de nos choix. C'est aussi des moments où elle peut nous apporter beaucoup de douceur. Donc voilà, je voulais vous partager ces réflexions aujourd'hui. Je pense que c'est un sujet très vaste et qui demanderait à être creusé encore et encore et encore. mais voilà Aujourd'hui, c'est mon message du jour et je l'adore parce que ces deux derniers épisodes, je les ai enregistrés dehors, en plein air, dans la nature, face à un champ et face à plein de végétaux avec le coucher du soleil sur ma peau et c'est très agréable. Donc, je vous laisse imaginer cette sensation là, au moment où je suis en train de vous parler. Et sur ce, j'aimerais vous dire merci beaucoup d'avoir écouté mon épisode jusqu'au bout. Je vous dis à très très bientôt pour un prochain épisode de Confidence au coin du feu. Salut ! Et n'oublie pas, si cet épisode t'a plu, le meilleur moyen de me soutenir, c'est de venir t'abonner sur la plateforme de ton choix, mais aussi, si le cœur t'indique, de me laisser une petite note. Ça me fera super plaisir et ça m'encourage vraiment à vous concocter de nouveaux sujets de confidence au point du feu. A bientôt !