- Speaker #0
Bienvenue dans Confidence d'entrepreneur. Ici, on vous dévoile de l'intérieur ce qu'un entrepreneur traverse lors d'une opération marquante de son parcours. Je suis Thomas Fertin, entrepreneur et surtout dirigeant du cabinet de fusion-acquisition Conseil, Finance et Transmission. Dans ce podcast, on rentre dans l'esprit d'un dirigeant d'entreprise et on essaye de comprendre sa vision de l'entrepreneuriat. Chaque mois, je vous plonge au cœur d'un récit d'un invité qui nous raconte son parcours jusqu'à une opération marquante. Cela peut être une vente, une acquisition, une association ou même l'ouverture d'une procédure collective. L'objectif sera de comprendre le changement de paradigme suite à cet événement afin de mieux saisir ce qu'il a vécu. Bienvenue dans la boîte à outils, l'émission hors série qui vous présente les associations, organismes et professions qui sont des outils mis à disposition des dirigeants et entrepreneurs pour les aider à progresser dans leur parcours. Dans ce cinquième épisode, je vous présente le rôle de l'expert comptable avec Alice Claverie, expert comptable associée au sein du cabinet EXCO à Bordeaux. Je conseille à toutes les personnes qui se posent des questions vis-à-vis de leur comptabilité, de leur gestion ou du maintien ou du changement de leur expert comptable, d'écouter ce hors-série pour les aider à choisir leur conseil, mais surtout s'ils s'interrogent sur l'utilité ou non de faire appel à un professionnel dans une opération d'acquisition ou de cession. Comme d'habitude, vous trouverez tous les liens en description. Bonjour Alice.
- Speaker #1
Salut Thomas.
- Speaker #0
Bienvenue dans la boîte à outils, mon émission spéciale pour présenter les organismes, professions et d'y faire conseil pour aider les dirigeants à entreprendre, créer, reprendre des entreprises.
- Speaker #1
Merci, merci de m'avoir invitée, je suis ravie d'être avec toi aujourd'hui.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux te présenter rapidement s'il te plaît ?
- Speaker #1
Donc moi je suis expert comptable, je travaille au sein de l'agence de Mérignac chez Exco. Je fais ce métier depuis une quinzaine d'années maintenant. avec une spécificité qui est d'accompagner les dirigeants et les entreprises dans leurs projets de développement, transmission et reprise.
- Speaker #0
Super. On va parler aujourd'hui du métier d'expert comptable, au quotidien dans une entreprise, en tant que conseil expert de la comptabilité, mais également son rôle dans les opérations, notamment session, acquisition et un petit peu de levée de fonds. Est-ce que ça te va comme programme ?
- Speaker #1
C'est parfait, passionnant.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous résumer globalement ton parcours, relativement rapidement, mais tu as un parcours... un parcours un peu atypique, donc c'est intéressant.
- Speaker #1
J'ai un parcours atypique qui s'explique par des rencontres. Donc moi, j'ai une formation initiale, qui est une formation d'école de commerce, donc très généraliste. Et j'avais vraiment cette volonté d'être utile dans l'économie locale et avoir un impact sur le quotidien des chefs d'entreprise. Et c'est la raison pour laquelle j'ai commencé à travailler chez Exco en développant le département conseil. Et étant dans une entreprise qui était passionnante avec des vraies valeurs et un vrai rôle économique. J'ai décidé de passer mon diplôme d'expertise comptable. L'objectif, il était quoi ? D'avoir à la fois une compétence assez large en économie, mais aussi développer des compétences très techniques, qui sont celles qui sont maîtrisées par des experts comptables.
- Speaker #0
Et tu as passé le diplôme d'expertise comptable au bout de combien de temps ?
- Speaker #1
Au bout de 7-8 ans, en travaillant chez Exco, j'ai dû réenclencher un parcours pour repasser mon DSTG et ensuite passer mon diplôme d'expertise comptable. Ça, c'est une histoire complémentaire qui a duré cinq ans.
- Speaker #0
Alors pour résumer, le DSCG, c'est l'équivalent d'un master, d'un diplôme de master. Et ensuite, tu as trois ans de plus avec un mémoire pour pouvoir avoir le diplôme d'expertise comptable.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que nous, ça nous paraît être une évidence, mais finalement, ça n'est pas tant que ça. Et c'est un joli chemin parcouru. Donc en effet, il y a deux ans, le DSCG, où on va travailler des matières telles que la fiscalité, la consolidation, le droit des contrats. En fait, vraiment une compétence qui est très, très... large et à la fois technique, et ce diplôme, et ensuite ce diplôme d'expertise comptable qui dure trois ans, qui permet vraiment d'avoir une très bonne maîtrise des enjeux de la profession. Et moi, j'avais en effet fait mon mémoire sur un sujet assez atypique à l'époque, puisque ça fait maintenant sept ans, sur le capital immatériel des entreprises et comment rendre visible l'invisible au-delà des chiffres.
- Speaker #0
Sur l'apprentissage en industrie, par exemple ?
- Speaker #1
Ça aurait pu être un sujet, là on était sur un sujet beaucoup plus large, qui était de réfléchir à comment est-ce qu'on peut faire en sorte que les entreprises soient robustes en développant des éléments qui ne sont pas uniquement des éléments financiers.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que t'apportes ce diplôme aujourd'hui dans ton métier de tous les jours ?
- Speaker #1
Ça m'apporte déjà de la crédibilité, ça c'est quand même un élément qui est important. Et ça m'apporte aussi un très haut niveau de professionnalisme, qui vient compléter ma formation initiale qui était très généraliste. Et ça me permet aujourd'hui de pouvoir aborder l'ensemble des problématiques de nos clients de manière assez large, mais aussi très spécifique et de pouvoir monter sur des missions, des interventions, des accompagnements relativement complexes.
- Speaker #0
Instant promo, qu'est-ce que tu fais toi chez Exco et qui êtes-vous ?
- Speaker #1
Qui est Exco ? Exco est un cabinet d'expertise comptable qui est pour nous situé principalement dans le sud-ouest, où on compte 40 agences et 800 collaborateurs. Et moi, je travaille principalement sur l'agence de Mérignac, et donc je couvre tout le territoire de la Gironde. Et il m'arrive également d'intervenir aussi sur l'ensemble du sud-ouest et sur l'ensemble du territoire, pour des problématiques qui seraient spécifiques. Comment est-ce qu'on est organisé ? Ça, c'est assez intéressant. Il y a une vingtaine d'années, on a décidé de créer un département spécifique, le département conseil. Ce qui veut dire qu'aujourd'hui, on est capable d'adresser les missions traditionnelles que sont celles de l'expertise comptable, de l'audit, de la gestion des ressources humaines, mais aussi une dimension juridique. Et en plus de ça, on a structuré un département conseil qui est principalement constitué de personnes qui ont un double cursus, à la fois des cursus économiques, complétés par une formation technique. Et ce sont des personnes qui n'ont pas, elles, de portefeuille client. Donc, elles interviennent au fil du temps, dès que l'un de nos clients ou n'importe quel entrepreneur, dirigeant, rencontre un projet d'entreprise. L'intérêt aussi, c'est quand même assez intéressant, c'est de permettre de ne pas être contraint par ce qu'on appelle cette fameuse période fiscale. Nous, nous sommes des personnes 100% dédiées, disponibles, et avec une temporalité et des délais d'intervention qui sont très rapides.
- Speaker #0
On va y revenir. Je vais aller chercher là-dessus. Et pour aller très brièvement finir la présentation, comment est-ce que tu présentes ton métier à tes enfants ? Qu'est-ce qu'elle fait, maman ?
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'elle fait, maman ? Maman, elle aide les entreprises et les chefs d'entreprise à faire en sorte de perdurer, d'être rentable, pour pouvoir non seulement encaisser du chiffre d'affaires, donc de l'argent, et aussi être en capacité de pouvoir payer ses charges. et notamment les salariés. Et tout ça en ayant un intérêt pour l'ensemble de notre société. Donc maman, elle est utile. Maman, c'est un peu le docteur. C'est un peu le docteur des entreprises.
- Speaker #0
Le docteur en comptabilité.
- Speaker #1
C'est le docteur en comptabilité.
- Speaker #0
On va rentrer plus dans le métier et le rôle de l'expert comptable. Selon toi, quel est son rôle dans le quotidien ? Hors opération spéciale, sur une année fiscale, quel est le rôle d'un expert comptable pour qu'on puisse bien comprendre ?
- Speaker #1
L'expert comptable, en fait, c'est vraiment le partenaire. C'est la personne qu'on appelle quand on se pose des questions, quand on a un projet, mais même quand on n'a pas de projet. C'est l'interlocuteur privilégié qui connaît à la fois la vie de l'entreprise, qui connaît la vie du dirigeant, qui connaît sa vie perso, qui a une très bonne connaissance du tissu économique local, et quand on se questionne, c'est lui qu'on appelle. Donc, il y a certes, c'est vrai, le sujet de la production des comptes annuels, mais ça, finalement, ce n'est qu'une partie. de l'utilité, de l'impact et de l'intérêt qu'a la relation du dirigeant avec l'expert comptable.
- Speaker #0
Tu vois, moi je le présente de mon côté comme le médecin de famille, entre guillemets, le médecin généraliste. Et après, tu vas voir des experts pour te faire opérer de la hanche. Tu vas voir ton avocat quand tu as un problème un peu plus spécifique sur du droit des contrats, par exemple. Tu vas aller voir un autre avocat, etc. Mais c'est vrai que vous êtes le hub un peu de l'information pour un dirigeant, à mon sens.
- Speaker #1
On est la porte d'empris. On est la porte d'entrée, l'expert comptable de toute façon il n'est pas omniscient, donc il ne sait pas tout faire et il ne peut pas tout faire. Et ça serait se mentir que de se dire qu'on va intervenir sur l'ensemble des missions. Par contre on a cette capacité en effet à connecter, moi ce que j'appelle l'écosystème, connecter les bonnes personnes pour faire en sorte que les sujets soient résolus de A à Z. Et donc en effet on met en relation avec des avocats, on met en relation avec des partenaires financiers, on peut mettre en relation également avec des notaires, mais comme on peut mettre en relation aussi Merci. avec des spécialistes sur des sujets spécifiques qui vont être ceux de la durabilité, la RSE, ou pourquoi pas l'évolution des technologies. Pourquoi pas ?
- Speaker #0
J'en profite, je te tends la perche. Enfin, tu me la tends, donc je te la rends. Sur la RSE, on voit qu'il y a beaucoup de cabinets d'expertise comptable qui s'engouffrent dans la brèche. Sur les audits RSE, sur du conseil RSE, on a Compagnie Fiduciaire, on a Acom, on a un peu tout le monde qui se met là-dedans. Pour toi... quel est le rôle de l'expert comptable ou du cabinet d'expertise comptable dans ce domaine-là ? Parce que finalement, il y avait des gens indépendants qui le faisaient. Pourquoi est-ce que vous vous mettez à le faire ?
- Speaker #1
Alors nous, on se met aussi d'ailleurs à le faire, mais la question à se poser, c'est on se met à faire quoi ? Parce qu'en fait, c'est un vaste sujet. D'ailleurs, c'est un vaste sujet qui est maîtrisé par certaines personnes, mais pas tant que ça. Pour nous, et en tout cas, pourquoi à mon avis, les autres cabinets se mettent aussi sur le sujet, accompagner à la RSE, c'est surtout accompagner à la durabilité. Qu'est-ce qu'on fait pour faire en sorte, dans le monde économique qu'on connaît aujourd'hui, à la fois économique, géopolitique, comment est-ce qu'on fait pour accompagner les entreprises à être durables ? Et être durable, c'est à la fois être robuste financièrement, Ça, c'est un prérequis et c'est notre métier. Mais c'est aussi être capable de pouvoir tenir compte des sujets qui sont en lien avec la RSE, pour pouvoir s'assurer de disposer de fondamentaux solides au-delà même des aspects financiers. Et donc, si on veut accompagner correctement nos clients, il faut se dire, qu'est-ce que je peux faire pour les accompagner à être durables et robustes ? Donc, je pense que c'est une des raisons qui font que nous, comme d'autres cabinets, on cherche à embrasser ce sujet. pour pouvoir être utile vis-à-vis de nos chefs d'entreprise et des entreprises au sens large.
- Speaker #0
Ok, super, ça me va. On en a parlé dans le quotidien, on en parle par rapport à l'ARSE, et dans le cadre d'une opération, quand un dirigeant veut transmettre son entreprise, d'après toi, quel est le rôle de l'expert comptable dans ce travail-là ?
- Speaker #1
Pour moi, le rôle de l'expert comptable, il est multiple. Il y a une première partie... En fait, il est multiple dans le sens où il y a une dimension à la fois humaine... et une dimension technique. Parce que prendre la décision de vendre, on pourrait se dire que c'est des chiffres, c'est une valeur. Ce n'est pas que ça. Il y a toute une préparation psychologique aussi à la session. D'ailleurs, on le voit régulièrement, des personnes qui souhaitent vendre leur entreprise et finalement qui ne sont psychologiquement pas prêtes. Et donc, il y a toute une préparation à la vente psychologique qui doit être faite par l'expert comptable. Ça, c'est déjà un prérequis. Il y a également alerter le dirigeant. Il peut dire, OK, tu veux vendre, pas de problème. est-ce que ton entreprise est cessible en l'état ? Et donc, prendre le temps suffisant pour identifier les zones qui doivent être travaillées pour pouvoir faire en sorte que l'entreprise soit non seulement cessible, mais aussi cessible dans de bonnes conditions, que ce soit des conditions financières, mais aussi assurer une bonne reprise par un tiers. D'ailleurs, ça pourrait faire le point avec la dimension de durabilité. Est-ce que, monsieur le client, vous voulez vendre votre entreprise ? Est-ce que cette entreprise est suffisamment robuste ? Certes, sur la dimension financière, mais aussi sur d'autres aspects. Donc, accompagner un dirigeant, c'est déjà le sensibiliser. Et ainsi, il y a toute une partie qui est beaucoup plus technique, qui va correspondre à la phase d'évaluation de l'entreprise, la phase de détermination aussi des modalités de session. Qu'est-ce qu'on vend ? Est-ce qu'on vend des parts sociales ? Est-ce qu'on vend des titres ? Est-ce qu'on a préparé aussi juridiquement cette session ? Est-ce que vous êtes propriétaire en nom propre ? Est-ce que vous avez demain un autre projet entrepreneurial ? Parce que vendre son entreprise, ça ne veut pas nécessairement dire j'arrête de travailler. Et donc, il y a des organisations juridiques qui doivent être mises en œuvre, parfois préalablement à la session. Et donc, l'expert comptable doit vraiment être en alerte sur l'ensemble de ses pans. Ça ne veut pas dire non plus que, comme je l'ai dit tout à l'heure, moi, l'expert comptable omniscient, je n'y crois pas. Donc, il faudra probablement aller chercher des conseils complémentaires, des interlocuteurs complémentaires pour pouvoir travailler à l'opération. Mais c'est vrai qu'en étant cette porte d'entrée sur la session, ce projet de session, il faut réussir à coordonner différents éléments.
- Speaker #0
C'est ce qu'on appelle chez nous, chez Conseil Financé Transmission, le travail préalable. C'est-à-dire que je vends mon entreprise. Ok, c'est bien, mais on vend quoi ? On vend comment ? À quel prix ? Quel est le persona du repreneur ? Comment est-ce qu'on va le trouver ? Et c'est là où il y a un pont entre nos deux métiers. C'est que nous, on a un point de vue très opération. pas opérationnel finalement. On fait 10-15 dossiers par an, donc on a un peu l'habitude depuis un certain nombre d'années. Par contre, on ne connaît pas l'entreprise. Et l'expert rentable, je ne vais pas dire que c'est l'inverse, mais il connaît par cœur l'entreprise. Par contre, il ne fait pas des transactions tous les deux jours, et encore moins dans le domaine d'activité, où par exemple, il ne le connaît pas vraiment. Et c'est là où il y a vraiment un pont entre nos deux professions, il me semble. c'est de dire, nous, on ne connaît pas la boîte, mais on connaît parfaitement la transaction d'entreprise. Et vous connaissez très bien la boîte. Et vous avez un pied dans la transaction d'entreprise. Et on va y revenir. Mais vous ne faites pas ça au quotidien, tous les jours.
- Speaker #1
On n'est pas des spécialistes. Et d'ailleurs, moi, ce que j'adore, c'est qu'en effet, on a des matières et des métiers, des domaines d'intervention qui sont très pour eux. Et là où une transmission, elle se passe bien, c'est quand on peut se parler également en préalable pour pouvoir travailler sur ce projet de session, pour se mettre d'accord avec... des entités comme la tienne et des entités comme la nôtre pour faire en sorte que tout soit carrément OK pour le client et pour la session.
- Speaker #0
Et du coup, comment je vais me mettre en difficulté, mais comment est-ce que tu vois un intermédiaire par rapport à un expert comptable, un cabinet de fusion-acquisition ? Pas simplement quelqu'un qui fait de la mise en relation, parce que ça, n'importe qui peut le faire, mais un vrai cabinet structuré comme le nôtre, par exemple, où on a des missions plutôt très précises.
- Speaker #1
L'homme ne peut pas vivre sans l'autre et ne peut pas fonctionner sans l'autre. Quand je dis vivre, c'est faire une belle opération pour le client. Vous, vous avez une vision business, une vision marché, une vision valeur. Vous avez une vraie capacité à identifier des contreparties et savoir que recherchent les contreparties. Ce que nous, on ne connaît pas, parce que ce n'est pas notre spécialité de pouvoir accompagner à la session. Et donc, c'est là que nos métiers se retrouvent et qui sont hyper complémentaires. Nous, on connaît très bien l'entreprise de l'intérieur, même si on a une vision économique des choses. Et vous, vous avez une vraie spécialité sur les transactions, sur les opérations. Et donc, ça se complète parfaitement.
- Speaker #0
Je le réutiliserai pour faire ma pub.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Tu vois, j'ai un ami qui est lui-même expert comptable.
- Speaker #1
C'est un mec bien. Hugo Gaillard,
- Speaker #0
Cabiné 31, s'il nous écoute. Il me résume le rôle de base d'un expert comptable comme quelqu'un qui collecte, qualifie et traite la donnée. Ça, c'est le métier de base. C'est le niveau zéro de l'expertise comptable. Est-ce que jusque-là, tu es d'accord ?
- Speaker #1
Ce qui est déjà compliqué.
- Speaker #0
Ce qui est déjà passé.
- Speaker #1
Ce qui le sera peut-être moins dans quelques temps, mais ce qui est encore un exercice compliqué.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et donc bravo à ceux qui réussissent à faire ce niveau zéro parce qu'il est déjà compliqué.
- Speaker #0
Alors lui, tu vois, il a monté son cabinet et il a déjà une petite cellule conseil chez lui. Il a déjà franchi certaines étapes, ça fait 7 ans maintenant. Et du coup, il me dit, voilà, mon niveau zéro, c'est ça. Et ensuite, là où ça devient intéressant, en fait, c'est sur la partie conseil, où justement, tu as cette forte présence aux côtés des dirigeants que tu utilises justement pour déployer ton conseil. Et justement, j'ai envie de... T'entendre, puisque lui, je connais son avis sur les plateformes en ligne, quand t'as un prospect, un client qui vient te voir et qui te dit « Oui, de toute façon, moi, je veux faire ma compta en ligne, parce que ce que vous faites, ce n'est pas si intéressant que ça, enfin, ce n'est pas si difficile que ça. » Comment est-ce que tu vas contrer cet argument ?
- Speaker #1
Je vais le contrer, mais je vais déjà le comprendre. Parce qu'en effet, si on se dit, et qu'on n'arrive pas à démontrer que le rôle de l'expert comptable, il va au-delà de la production des comptes annuels, Ça peut me sembler légitime de vouloir s'orienter vers des plateformes en ligne. Sauf que ce n'est pas que ça. Et donc si... Pourquoi ? Parce qu'avoir un expert comptable, c'est échanger sur l'écosystème, l'économie, tout ce qu'on a dit préalablement. Ça, la plateforme en ligne, elle ne va pas vous l'offrir. Ça ne répond pas aux besoins du chef d'entreprise, qui est de pouvoir être accompagné correctement. D'ailleurs, dès qu'on croise un chef d'entreprise, il nous dit régulièrement « je manque de conseils, je veux du conseil » . Et donc quand il y a cette notion de conseil qui devient un sujet qui est quand même récurrent, Moi, j'ai du mal à comprendre pourquoi est-ce qu'on viendrait s'orienter vers une plateforme 100% en ligne. Ça démontre bien dans les faits qu'on ne cherche pas et que les dirigeants ne cherchent pas exclusivement la production de comptes annuels. Mais qu'il y a bien autre chose, un petit truc en plus, moi j'aime bien l'appeler comme ça, un petit truc en plus que le dirigeant vient chercher chez un expert comptable.
- Speaker #0
Très bien répondu.
- Speaker #1
Est-ce que je suis loin de la position de Hugo ?
- Speaker #0
Tu es parfaitement. Bon, lui, il insiste aussi sur le fait que n'est pas comptable qui veut. Et si c'était simplement de la production d'éléments, produits moins charges, ça se saurait. Et c'est quand même plus subtil que ça. Et moi, j'ai envie de faire un parallèle. J'ai des clients qui me disent, j'ai aucune idée d'où j'en suis. Mes bilans ne vont pas tarder à arriver. Et je vais vous dire, on est en février, mars, peut-être avril. Et si c'est déjà... pas ce qu'il a fait il y a 4 mois, là, c'est plus de l'expertise comptable le problème. C'est du vrai contrôle de gestion. Et on a des gens qui attendent les bilans pour nous dire ce qu'ils ont fait l'année dernière alors qu'on est déjà le 3 ou 4ème mois de l'année. Et pour nous, en tous les cas, en tant que conseil, c'est une difficulté intense parce qu'on doit vendre ce qui se passe dans l'exercice en cours alors qu'on n'a déjà pas de visibilité sur l'exercice dernier. Là, on fait de la haute voltige, mais bon, on arrive à s'en sortir. Mais voilà, c'est la différence entre le contrôle de gestion et la comptabilité. de base où tu canalises l'information pour la contrôler et la mettre dans des petites cases.
- Speaker #1
Ça mène la question aussi de l'utilité des comptes annuels, qui sont utiles, mais c'est surtout des outils de prise de décision. Et parfois, on se dit, je vais aussi aller sur un cabinet en ligne pour une simple et bonne raison, c'est que ça va me permettre de faire mes déclarations fiscales. Mais ce n'est pas que ça. C'est tout cet accompagnement à la prise de décision qui est juste fondamental.
- Speaker #0
Et du coup, comment est-ce que tu vois l'évolution à... court-moyen terme du marché de l'expertise comptable ?
- Speaker #1
Je ne saurais pas le décrire parce qu'il faudrait être particulièrement visionnaire. En tout cas, on est face à une recomposition du marché et on va vivre les 5-10 prochaines années et ça va juste être fabuleux parce qu'il va y avoir vraiment des nouvelles histoires à écrire. Et ce qui va être super, c'est que ça va permettre vraiment à l'expert comptable de pouvoir reprendre la place qui doit être la sienne. Aujourd'hui, le monde de l'expertise comptable est confronté à deux grands sujets. En tout cas, c'est ceux que je pourrais citer aujourd'hui. On a un sujet de financiarisation significative des camions d'expertise comptable. qui interroge. Il faut regarder, il faut comprendre, parce que derrière, ça va avoir des conséquences aussi sur les entreprises, sur les clients, ce qui n'est pas neutre.
- Speaker #0
Pour traduire, c'est que les fonds d'investissement commencent à s'intéresser sérieusement au marché et commencent à investir dans les gros faiseurs. Et du coup, il y a de plus en plus de transactions financières, simplement pour reussir le sujet. Mais je comprends ton point de vue en disant, voilà, il y a des fonds, il y a de plus en plus de calculs financiers et de valorisation. Comment est-ce que ça va ruisseler sur le client ?
- Speaker #1
Et ça, c'est important. Et c'est nous, d'ailleurs, chez nous, c'est une question qu'on met régulièrement sur la table pour s'interroger sur nous, comment est-ce qu'on souhaite voir l'avenir aussi de notre cabinet, de notre entreprise, de notre service client dans ces enjeux-là. Ça, c'est le premier sujet, la financiarisation. Et on vit aussi une révolution d'outils. On vit une révolution d'outils avec des outils qui sont de plus en plus dématérialisés, digitaux. intuitif, de plus en plus automatique, avec aussi une inflation des coûts, donc parfois une perte d'indépendance et une évolution des modèles économiques. Et tout ça, c'est des éléments dont, pour les cabinets d'expertise comptable, on n'avait pas trop l'habitude de ça. Il y avait quand même un certain confort, une certaine stabilité du modèle économique. Et donc là, on va vivre une révolution, ou en tout cas une évolution. Et donc, ça va être passionnant parce que ça va permettre aussi à certains d'entre nous de tirer notre épingle du jeu ou en tout cas de devoir évoluer, changer, adapter, progresser, faire savoir aussi. Et donc, je vois ça, moi, plutôt d'un bon oeil.
- Speaker #0
Est-ce que tu penses que le métier va de plus en plus aller du côté de l'IT ? Parce que finalement, aujourd'hui, quand tu rentres chez un expert comptable, tu veux utiliser ces outils, tu en as parlé. Vous devenez de plus en plus pourvoyeur d'outils, finalement. Le résultat reste le bilan et les attestations fiscales, etc. Mais j'ai une amie qui vient de poser sa plaque, il y a un an maintenant, et elle a eu une énorme réflexion stratégique sur les outils, justement. Et j'avais plus l'impression de parler avec une boîte d'IT, finalement, qu'un expert comptable.
- Speaker #1
Alors, c'est surtout que tu as peut-être eu l'impression de parler plus à une boîte d'IT, à un expert comptable, qu'un chef d'entreprise. Puisqu'en fait, nous, en tant qu'experts comptables, on est d'abord des chefs d'entreprise. Puisqu'on est, comme tous les dirigeants, on facture des prestations, on fournit des prestations, on doit couvrir un certain volume de charges, on doit aussi investir. Et la question des outils, c'est aussi la question de notre modèle économique, c'est la question de notre souveraineté, de notre indépendance, plus que de comment est-ce que je vais produire des comptes annuels. En fait, les comptes annuels n'est qu'un prétexte à quelque chose. Il faut surtout que les experts comptables et les personnes qui côtoient des experts comptables, notamment les chefs d'entreprise, se posent la question de avec qui je suis en train de discuter ? Est-ce que je suis en train de discuter avec un expert comptable qui aujourd'hui se pose la question de quel outil il doit choisir ou me proposer pour pouvoir produire une information comptable ? Ou est-ce que je suis face à un chef d'entreprise ? qui est en train de s'interroger de quelle va être la meilleure offre à me proposer, à moi en tant que dirigeant, pour pouvoir améliorer ma prise de décision et assurer ma robustesse demain.
- Speaker #0
Ça me va comme réponse. On va switcher un peu de sujet, mais selon toi, quand est-ce qu'il faut aller voir un expert comptable ? Si on n'est pas satisfait du sien, ou quand on veut créer ou reprendre, comment est-ce qu'on identifie le bon interlocuteur ? Et comment est-ce qu'on le choisit ?
- Speaker #1
C'est une question qui n'est pas facile. Parce que pour connaître énormément de confrères, tout le monde fait du super job. Et donc dire, je vais conseiller d'aller voir plutôt tel interlocuteur ou tel interlocuteur, pardon, c'est pas simple. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que dans ces moments-là, qui sont des moments spécifiques et vraiment charnières pour les dirigeants, il y a un enjeu de disponibilité. Quand on envisage de réaliser une opération, il faut s'assurer que l'interlocuteur avec lequel on va bosser sera disponible. Et ne pas se poser la question de « est-ce qu'on est en période fiscale ou est-ce qu'on n'y est pas ? » parce que c'est souvent ça qui permet de générer ou pas la bande passante. Donc moi, je pense qu'il y a la disponibilité qui est essentielle. Il y a aussi l'effet d'expérience. Est-ce que la personne qui va m'accompagner sur une opération a de l'expérience dans ce type de sujet ? Parce qu'on est quand même sur des hauts niveaux de technicité. Je pense que tu parles des opérations sur le capital, tu dois parler des opérations de cession, d'entrée de nouveaux actionnaires notamment. Et donc, ça, c'est un élément qui est important. Donc, la disponibilité. le niveau de connaissance et de compétence. Pour moi, il y a un autre élément aussi qui est très important, c'est la connaissance de l'écosystème. Dans quelle mesure est-ce que l'interlocuteur que je vais choisir pour cette opération ou ces opérations spécifiques a une bonne connaissance du tissu économique local et va pouvoir m'aider aussi à ouvrir des portes, non seulement pour être éclairé, mais aussi pour faire en sorte que l'opération aille correctement au bout. Donc moi, je dirais que ce sont les trois éléments qu'il faut identifier. sentir pour pouvoir travailler avec le bon interlocuteur.
- Speaker #0
Et dans le cadre d'une opération d'acquisition, par exemple, pourquoi est-ce que, selon toi, il faut être accompagné d'un expert comptable ?
- Speaker #1
Je pense que c'est nécessaire à différents égards. Comme je l'ai dit tout à l'heure, l'intervention de l'expert comptable, elle est hyper importante grâce à son haut niveau de technicité pour identifier les différents cartons. Et il y a d'autres éléments aussi pour assurer la cohérence du projet. Je m'explique, à mon sens, solliciter un expert comptable, ça permet déjà de s'assurer qu'il y ait une cohérence entre moi, porteur de projet, ou entreprise qui souhaite faire de la croissance externe, avec la cible que je veux acquérir. Avec aussi un interlocuteur qui va être capable de donner un point de vue objectif. L'expert comptable, ce n'est pas votre famille, ce n'est pas vos amis. Et donc, il va avoir un peu moins de mal à vous dire non, en fait, ce n'est pas une bonne idée. Donc ça, c'est déjà le premier élément, avoir un effet miroir objectif. Il y a aussi... travailler sur la cohérence du prix et de la valorisation, au regard des enjeux de robustesse, on en a parlé tout à l'heure, c'est est-ce que financièrement, sur la présentation des comptes, on est assez OK et on peut se dire que les agrégats, déjà à première vue, ils nous disent OK, il faut y aller, il faut se positionner, mais aussi regarder tout ce qui est autour, avec la dimension à la fois économique, mais aussi durabilité, sur peut-être des enjeux de ressources, des enjeux de fiscalité, droits de douane, géopolitique. Donc déjà valider tous ces éléments-là. Une fois qu'on a ces éléments-là, L'expert comptable, mais pas tout seul en équipe, ça c'est fondamental, parce que c'est vrai qu'on parle souvent de l'expert comptable. Moi, ce que je crois, c'est que sur ces opérations, l'expert comptable, il ne peut pas être omniscient, il ne peut pas intervenir partout. En tout cas, l'expert comptable va pouvoir organiser, structurer une équipe, adapter au projet, pour pouvoir mener les audits d'acquisition.
- Speaker #0
Nous, on le voit en ce moment, c'est une tendance. Il y a moins d'argent qu'il y a eu sur le marché grâce au PGE, grâce au ACOS. enfin bon bref, aujourd'hui on voit de plus en plus de gens qui font des audits light voire très light, voire pas d'audit et quel est ton avis toi là dessus, de quelqu'un qui dit j'achète vite vite vite, de toute façon si un carton, on le verra peut-être pas forcément dans les audits, et je me débrouillerai après, avec par exemple la garantie d'actif et de passif, mais c'est pas tellement sur la partie garantie d'actif et de passif que je veux t'entendre c'est plus sur les gens qui disent bah J'achète sans audit parce que 7, 10, 12, 15 000 euros, de toute façon, s'il y a un carton, ils ne le verront pas.
- Speaker #1
Moi, je ne suis pas d'accord. Je ne suis pas d'accord pour différentes raisons. C'est qu'il y a différentes choses à voir déjà. Il y a à voir ce qu'il y a dans les comptes, réellement. Il y a aussi à avoir une démarche qui est de mener des audits par des personnes qui sont suffisamment qualifiées. Et c'est peut-être ça l'important. C'est que finalement, mener des audits, où on se dit qu'on va avoir une ordre de stagiaire. qui vont aller regarder les documents comptables, c'est peut-être pas ça qu'on va chercher. Par contre, avoir un senior, un associé qui va mener les audits et qui va avoir l'expérience et le nez pour pouvoir identifier tout ce qui n'est pas visible, ça, c'est un élément qui est fondamental. Quoi qu'il en soit, pour moi, mener des audits, c'est hyper important, mais il faut surtout aussi orienter les travaux. C'est-à-dire que faire du full audit et tout regarder, c'est peut-être pas nécessaire et c'est peut-être pas adapté. Par contre, quand on a un effet d'expérience sur la transmission et l'accompagnement sur les opérations, On sait où est-ce qu'il faut aller chercher pour identifier les loups spécifiques. Je m'explique, il y a toute une partie droit social qui est fondamentale. C'est l'application, certes, du droit des contrats, mais c'est aussi identifier tout ce qui va être relatif à la paie. Là, on peut avoir des impacts significatifs qui vont en plus nous permettre de bien calibrer notre gap. Parce que, et là, je fais un petit retour en arrière, c'est... Pourquoi est-ce qu'il faut faire des audits ? Parce que ça permet de bien quantifier la gap et les différents seuils. Donc, pour moi, c'est essentiel, sur la partie sociale, on l'a dit, la partie fiscale.
- Speaker #0
Parce qu'il peut y avoir des enjeux notamment très simples, mais finalement très complexes, qui vont être liés à la TVA, selon les business. Et l'identifier aujourd'hui, même si on a une gap et on se dit qu'on va l'activer après, c'est peut-être se dire aussi je ne rachète pas. Parce que l'audit, il permet quoi ? Il permet de se dire il y a des loups, moi j'ai identifié ça en signaux faibles, en signaux visibles, et de se dire je ne rachète pas et je n'y vais pas. Parce que parfois la marge va être tellement grande que même si on se dit qu'on va faire jouer la gap, on aura peut-être fait une grave erreur. Et après, il y a toute la revue comptable. Et l'audit comptable, ce n'est pas uniquement s'assurer que les éléments ont été correctement comptabilisés. Il y a aussi un audit. L'audit comptable, en tout cas, c'est comme ça que nous, on le voit. C'est la compréhension du modèle économique sur les 3-4 dernières années. C'est comprendre les flux, comprendre le BFR, savoir s'il y a de la saisonnalité et correctement déterminer aussi le plan de financement. Parce que derrière, on rachète des titres, certes, mais parfois. on va avoir besoin de financer du BFR. Et ça, c'est au moment de la session qu'il faut réussir à le quantifier correctement. Donc l'audit, c'est certes identifier les éventuels cartons, les éventuels cadavres qu'on peut avoir dans le placard, mais c'est aussi se projeter dans la phase de reprise. Et moi, je trouve que c'est une période qui est juste exceptionnelle pour les chefs d'entreprise. Parce qu'il se passe un mois, deux mois, où vraiment, on les fait rentrer dans le cœur et dans le moteur de l'entreprise. Et ça permet d'avoir une phase de reprise aussi qui est beaucoup plus rapide.
- Speaker #1
Est-ce que tu as déjà eu des demandes de clients qui allaient bien au-delà de l'expertise comptable ? J'y pense parce que...
- Speaker #0
Je ne sais pas te dire.
- Speaker #1
On a souvent des clients qui nous disent « Non, non, mais l'aspect patrimonial, mon patrimoine perso, il est géré par mon expert comptable. » Est-ce que ça vous arrive de plus en plus, de moins en moins ? Comme tu l'as dit, beaucoup de clients pensent que l'expert comptable est omniscient. Parce qu'il connaît bien l'entreprise, il connaît tout. Est-ce que selon toi, c'est une bonne idée que l'expert comptable gère le patrimoine perso, par exemple ?
- Speaker #0
Moi, je pense qu'on ne peut pas être bon dans tout. Donc non, ce n'est pas une bonne idée, à mon sens, que l'expert comptable soit à la fois le conseil patrimonial et puis le conseil économique de l'entreprise. Par contre, ce que je crois et ce que je trouve bien, c'est que l'expert comptable soit en capacité de pouvoir proposer. différents services. Parce qu'il y a cette relation de confiance qui est essentielle. Et de là, la mise en relation et la connaissance de l'écosystème. Et donc pour moi, je pense qu'il faut qu'il y ait une mise en relation avec des gens qui sont des spécialistes. Rien n'empêche à l'expert comptable d'identifier le fait qu'il y a certainement une action, une opération à mener. Mais il y a une différence entre soumettre l'idée et accompagner à cette mise en œuvre et contribuer à la mise en œuvre. On pourrait parler de nous, mais ce n'est peut-être pas le sujet. Comme je l'ai dit tout à l'heure, il y a une quinzaine d'années, on a voulu créer le département conseil, parce qu'on a bien eu conscience que l'expert comptable ne pouvait pas accompagner l'ensemble des opérations. Donc, on a dédié des gens avec des profils différents. On a aussi créé une filiale de gestion de patrimoine avec des gens qui sont spécialisés en la gestion de patrimoine. Ce qui ne veut pas dire d'ailleurs que l'ensemble de nos clients doivent faire appel à des gens qui sont spécialisés en la gestion de patrimoine. à cette entité économique-là. Nous, on n'a aucun problème à travailler avec tout le monde. Mais ça permet de pouvoir proposer une solution à nos clients sans qu'il y ait confusion des genres.
- Speaker #1
Est-ce que tu sens qu'il y a eu une évolution en 15 ans, justement, des clients ? Comment est-ce que le client évolue aujourd'hui ? Nous, on dit que... J'ai commencé il y a une dizaine d'années, une douzaine d'années à travailler. C'était vraiment le sachant, le... Le médecin de l'entreprise, est-ce qu'aujourd'hui, tu penses que cette vision-là a évolué ? Est-ce que les clients ne sont pas plus volatiles également ?
- Speaker #0
C'est une question qui est compliquée parce qu'il y a la question du cas général et moi, de ce que je vis dans mon quotidien avec nos clients. Il y a une partie de la population qui est plus volatile. Cette partie de population qui est plus volatile, c'est celle qui va beaucoup s'adresser justement aux solutions 100% en ligne. Mais c'est lié aussi à une génération, à une manière de consommer qui est différente. Moi, ce que je vois chez nous, c'est qu'on réussit à avoir un très haut niveau de fidélisation de nos clients avec une volatilité qui est plutôt limitée et même une négociation des honoraires qui est... Relative. Parce que finalement, à partir du moment où on arrive à proposer ce qui est en phase avec les besoins et les attentes du client, la question de la volatilité se pose moins. Et c'est valable pour tout business, en fait. C'est-à-dire qu'à partir du moment où on fait correctement le job et où on satisfait le besoin client, dans ces cas-là, on travaille la fidélisation.
- Speaker #1
Quel conseil tu donnerais à un expert comptable qui veut se lancer aujourd'hui, un étudiant en école de commerce ou à l'IEE de Bordeaux, qui voudrait passer le DEC ? Quel conseil tu lui donnerais ?
- Speaker #0
Alors je lui dirais déjà, tu vas bosser.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
La route est un peu longue. Moi, ce que je lui dirais, c'est notamment dans le cadre de ses stages, aussi bien ses stages de DEC, mais aussi de DEC. d'aller dans des cabinets qui vont lui permettre de lui ouvrir les chakras et de développer une compétence économique importante. Parce que se dire demain je vais être expert comptable et réduire le métier, à savoir effectuer de la tenue ou de l'enregistrement, ça ne sera pas suffisant. Et ça va aller très très vite. Et donc il faut pour moi demain le bon expert comptable, le jeune. qui rentre dans la profession, il faut vraiment qu'il ait conscience qu'il va devoir coexister dans un environnement économique très important.
- Speaker #1
Et est-ce que tu aimerais que tes enfants rejoignent la profession, voire même le cabinet, plus tard ?
- Speaker #0
J'aurais du mal à répondre à ça parce que je ne sais pas quel va être le monde du cabinet expertise comptable demain. Par contre, moi, tel que je le vois et tel que je l'imagine, je pense que si mon fils venait intégrer Ce domaine, il va vraiment pouvoir se régaler et avoir une vraie utilité, à la fois pour les individus, mais aussi pour notre société, notre pays, notre économie. Et donc, je pense qu'il va y avoir de belles choses à faire.
- Speaker #1
Et pour conclure, qu'est-ce que tu préfères ? Qu'est-ce qui fait que tu te lèves le matin ? Qu'est-ce que tu préfères dans ton métier ?
- Speaker #0
Je me lève le matin par passion. Parce que tu m'as posé deux questions, finalement. Donc, je me lève le matin par passion parce que vraiment, je... J'adore mon quotidien, j'adore les personnes avec qui je bosse, j'adore l'entreprise dans laquelle je suis associée, qui a des valeurs et un fonctionnement qui est extra. Alors pour le coup, j'ai perdu la deuxième question.
- Speaker #1
Et qu'est-ce qui te passionne dans ton métier ?
- Speaker #0
Ce qui me passionne dans mon métier, c'est d'être utile et de créer des connexions. Et mon métier me permet à la fois d'accompagner des dirigeants, mais aussi de m'amuser dans un écosystème, de pouvoir faire partie de différentes associations qui sont utiles, de pouvoir être là. Et donc, on a un métier qui est résolument ouvert, ouvert sur l'extérieur. Et ça, c'est vraiment passionnant.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Alice.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Je remercie Thibaut Dupieris pour le montage et les équipes de conseil finance et transmission pour leur soutien sur cette belle aventure. N'hésitez pas à nous contacter pour nous suggérer des invités ou des thèmes que vous souhaitez aborder. Ce projet n'est pas seulement le mien. Je tiens à ce qu'il évolue avec ses auditeurs.