Speaker #0Et bienvenue dans Confidence Fertile. Je suis Marion Jung et ici on parle vrai. On parle de ce désir d'enfant qui brûle, de ce corps qu'on ne comprend pas toujours et de ce cycle qu'on aimerait apprivoiser. Mais aussi de tout ce que ça remue à l'intérieur de nous. Ce podcast, c'est un espace pour déposer ce qu'on vit quand on traverse l'infertilité. Parfois, je vous partage mon propre chemin, ma propre expérience en tant que femme qui vit elle aussi l'infertilité, mais aussi avec mon regard de naturopathe fonctionnelle pour vous partager mes clés de croissance. de compréhension sur ce qu'il se passe dans notre corps. Et parfois, ce sont d'autres femmes qui viennent confier leur histoire. Dans tous les cas, l'idée reste la même, briser le silence, mettre des mots sur ce qui est souvent tu, et surtout, se sentir moins seule dans ce parcours. Si ce podcast vous plaît, je vous invite à le partager autour de vous et à le soutenir en laissant 5 étoiles. Bonne écoute ! Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Confidence Fertile. Peut-être que vous avez déjà entendu parler de thyroïde, d'immunité, de TSH, de T3, de T4, d'hypothyroïdie, tous ces mots un petit peu complexes, qu'on ne comprend pas tout forcément, mais qui reviennent régulièrement dans les posts, dans les articles de blog, sur les réseaux sociaux, etc. et sur lesquels on vous dit qu'il faut faire attention. Eh bien, j'ai envie de tout. d'ébunker, de tout déplier pour vous aujourd'hui. Parce que c'est un sujet hyper complexe, qui englobe plein de choses, et quand on essaie d'avoir un bébé, qui est important de prendre en considération assez rapidement. Donc, ça va être l'objectif de cet épisode, d'expliquer en quoi la thyroïde se sert, quel est son rôle dans le corps, quel est le lien avec nos hormones, quels sont les symptômes qu'on peut... rechercher quand on a des suspicions de thyroïdes un peu déréglés, qu'est ce qui va nous faire dire que ça peut être bien d'aller pousser les recherches un peu plus loin, d'aller questionner les bilans sanguins et le corps pour vérifier que tout va bien de ce côté là et donc quels sont les bilans et comprendre aussi qu'est ce qu'on va regarder à travers ces bilans là. Et puis le lien avec l'immunité qu'est ce que c'est que Hashimoto qu'est ce que... Qu'est-ce que ça veut dire quand on parle d'auto-immunité, d'anticorps, d'inflammations silencieuses, etc. D'arrêt de grossesse aussi malheureusement. Et justement on va aussi terminer par ce sujet-là parce que la thyroïde quand elle est déréglée, et particulièrement quand elle est en hypothyroïdie, donc en sous-travail, et bien elle peut expliquer les arrêts de grossesse à répétition. Et donc quel est le lien entre ces deux choses-là et comment ça impacte notre fertilité ? Voilà. le menu un petit peu de cet épisode du jour. J'espère que ça va vous plaire. On va commencer très simplement par comprendre qu'est-ce que c'est que la thyroïde. Donc physiquement, c'est une petite glande en forme de papillon qui se niche à la base de notre cou. Elle vient produire des hormones dont vous avez certainement entendu parler si vous êtes un peu renseigné, qu'on appelle la T3 et la T4. Et ces deux hormones-là, elles régulent littéralement le métabolisme de chaque cellule de notre corps. Et c'est ça qu'il faut prendre en compte. Et moi je dis souvent, pour bien comprendre, c'est un peu notre gouvernail. C'est un peu elle qui donne les directions. Et donc, elle va réguler la vitesse à laquelle on produit de l'énergie, notre température corporelle, notre digestion, notre peau, nos cheveux, notre humeur. Tout ça, c'est ce petit papillon, à la base de notre cou, qui vient le réguler. Et ce qui nous intéresse, nous, en fertilité, c'est son lien direct avec le système hormonal. En fait, la thyroïde et les hormones reproductives, elles ne travaillent pas de manière séparée, chacune dans leur coin. Bien au contraire, elles se parlent en permanence. Et donc, une thyroïde qui ne fonctionne pas bien va avoir un impact sur notre ovulation, sur notre production de progestérone, sur l'anidation, sur notre capacité, la capacité de notre corps à accepter l'embryon. Et dans les cas les plus silencieux, elle va être timide pour dire qu'elle ne fonctionne pas bien. En fait, beaucoup de femmes ne sont pas diagnostiquées en hypothyroïdie parce que les bilans sanguins sont dans les normes. Alors évidemment, je vais mettre un petit disclaimer ici, l'objectif de cet épisode n'est pas de poser un diagnostic. Je ne suis pas médecin. Ce podcast n'est pas un podcast médical, il est simplement là pour vous partager les connaissances du fonctionnement du corps et de comment on peut interpréter les choses et qu'est-ce qu'on peut en comprendre, mais ça ne vous permettra jamais de poser un diagnostic. Comme je vous le dis souvent, c'est dépendant de chacune en fonction du corps dans son ensemble et pas que au niveau des symptômes dont on va parler plus tard, et aussi des bilans sanguins et de... le corps, comment il va globalement. Mais maintenant qu'on a dit ça, clairement, la thyroïde, elle a un impact énorme sur le corps entier. Je vous disais tout à l'heure, elle régule le métabolisme de chaque cellule. Donc c'est, pour bien comprendre, c'est vraiment, c'est le gouvernail de votre corps, c'est le gouvernail de votre voiture, c'est le gouvernail de votre bateau, c'est elle qui est le capitaine de tout. Et si elle va pas bien, alors le reste ne va pas bien. Donc justement, Pour reconnaître un petit peu comment on peut savoir si notre thyroïde est un peu en sous-travail ou même en sur-travail, il y a des indices qu'on appelle des indices cliniques. Donc c'est tout ce qu'on ressent comme symptômes au quotidien qui vont nous parler. Et je vais aller plus loin, je vais plus me fier aux symptômes cliniques qu'aux bilans sanguins. par rapport à la thyroïde. Et ça, c'est un constat que je fais avec mes clientes et avec lesquelles on discute souvent avec mes collègues, naturaux, médecins, kinés, ostéos, etc. C'est que les bilans de la thyroïde ne sont pas si fiables que ça. Et qu'un corps qui exprime les symptômes dont je vais parler juste après, je vais partir du constat qu'il y a clairement un déséquilibre au niveau de la thyroïde, Même si les bilans sont dans les normes de santé. Mais on va y revenir. Je fais un autre petit disclaimer aussi. Ici, je vais beaucoup parler de la thyroïde qui travaille en sous-effectif, ce qu'on appelle l'hypothyroïdie. Encore une fois, on pose pas de diagnostic. C'est plus pour utiliser les mots que vous croisez au quotidien. Je vais plus parler d'hypothyroïdie plutôt que d'hyperthyroïdie parce que l'hyperthyroïdie est beaucoup plus rare et qu'elle est moins impactée. entre grosses guillemets sur la fertilité. En tout cas, de par mon expérience, je croise beaucoup plus de femmes en hypothyroïdie qu'en hyperthyroïdie, donc je vais surtout me concentrer sur une thyroïde qui travaille au ralenti, donc l'hypothyroïde. Les symptômes qu'on va regarder, et qui sont souvent des symptômes un peu banals, qu'on balaye du revers de main, parce que c'est des symptômes à la somme toute classiques. C'est une fatigue profonde, une bonne nuit de sommeil. C'est-à-dire que c'est difficile de sortir du lit, voire des fois, on peut avoir des difficultés à... enfin, d'avoir besoin un petit peu de s'échauffer pour descendre de son lit. On peut avoir les sensations de mains, de doigts, de visages qui sont gonflés au réveil. On peut avoir des coups de barre dans la matinée. On peut être très très sensible au froid, régulièrement, surtout aux extrémités, que même un peu Là, à l'heure où j'enregistre ce podcast, on approche très vite de l'été. Donc il fait chaud, il fait beau, on a du soleil. Et que malgré ces contextes de température élevée, on va avoir toujours besoin d'une petite laine. Ou les pieds froids, ou les mains fraîches, etc. Donc une sensation de froide vraiment permanente. Des cheveux qui tombent, mais qui tombent pas juste comme c'est normal, notre cuir chevelu se renouvelle régulièrement. Donc, on perd tous nos cheveux au quotidien. Jusque là, pas d'inquiétude. Par contre, il y a un moment donné où ça vous choque. Vous vous dites, là je perds vraiment beaucoup de cheveux. Plus que d'habitude. Plus que... Alors, c'est toujours difficile de dire plus que la normale, parce qu'on ne sait pas vraiment ce qui est normal ou pas. On est dépendant de ce qu'on connaît de notre corps. En tout cas, vous vous êtes déjà fait la réflexion de vous dire je perds vraiment beaucoup mes cheveux. Voilà, c'est plus cette réflexion-là qu'on va chercher à avoir. et aussi qui s'amincissent, qui sont fragiles, qui sont rêches, qui sont pas très très beaux. Ça peut être aussi un transit qui est très ralenti, avec une digestion lente, donc tendance à la constipation. Ça peut être une peau sèche, vraiment très sèche, des ongles cassants, avec, on va regarder la peau, pas tant le visage, parce que c'est moins représentatif, mais on va regarder les tibias, par exemple. Ça peut être une sensation de brouillard mental. de difficultés de concentration, parfois des épisodes un petit peu dépressifs mais légers, sans que ce soit vraiment qu'on s'installe dans une dépression forte. Ça peut être aussi une prise de poids sans forcément avoir l'impression de changer son alimentation. C'est pas parce que vous avez mal mangé ces dernières semaines, ces derniers mois, du coup vous avez pris du poids. c'est pas parce que vous avez arrêté votre activité, du coup vous avez pris du poids. C'est vraiment, vous avez continué votre quotidien comme si de rien n'était, entre guillemets, comme d'habitude, mais vous sentez dans vos vêtements, sur votre corps, quand vous vous regardez dans le miroir, que, ou peut-être même sur la balance, que vous prenez du poids. Après, côté cycle, on peut aussi noter des règles irrégulières ou très abondantes, un SPM un petit peu plus fort, Des cycles qui s'allongent ou une ovulation qui n'est pas de belle qualité, qui se décale un peu, ou il y a du mal à monter en termes de température en post-ovulatoire, si pour celles qui suivent en symptôme thermique, etc. Je vais mettre un bémol ici. L'objectif, ce n'est pas de cocher toutes les cases pour vous dire que vous avez éventuellement une thyroïde qui travaille au ralenti. Chez certaines personnes, ça va être très très fort, la fatigue, la sensation de froid et de la constipation par exemple. Mais le reste, elle ne va pas le ressentir. Chez d'autres, ça va être un brouillard mental total, mais pas de sensation de froid plus que ça, un petit peu de peau sèche, mais voilà. En fait, il ne faut pas se dire que tous les symptômes que j'ai cités doivent être impérativement cochés pour être considérés ou pour explorer un petit peu cette thyroïde. Il faut en cocher plusieurs, mais il y en a... Il y a des symptômes qui peuvent dire autre chose aussi dans d'autres contextes. Ce que je remarque moi dans ma pratique, c'est que quand même la frilosité, la constipation, les cheveux qui tombent, la fatigue... et une fatigue qui est vraiment écrasante. Et après, un moral qui fluctue. C'est des choses qui reviennent assez régulièrement et qui sont assez constantes. Mais encore une fois, on n'a pas toutes le même corps, on n'a pas toutes la même manière de répondre et on ne s'écoute pas toutes de la même manière non plus. Donc, c'est à regarder en fonction de votre contexte et de la connaissance de vous-même. Donc, on a identifié les symptômes. On comprend quel est l'impact. de cette thyroïde et pourquoi elle est importante dans notre fertilité et dans notre corps. Maintenant qu'on a fait ça, on va vouloir vérifier avec des bilans sanguins. Qu'on va regarder. Et la plupart du temps, quand vous en parlez à votre médecin ou à votre gynéco, il va vous prescrire la TSH. Alors la TSH, c'est quoi ? C'est une hormone hypophysaire. Donc elle, elle se situe au niveau de la base du crâne qui commande la thyroïde. Donc c'est le gouvernail du gouvernail. C'est le pilote automatique du gouvernail. Ok ? Et elle, si elle est élevée, ça veut dire que le cerveau a besoin de crier fort pour essayer de faire en sorte que la thyroïde réponde. Et aujourd'hui en France, on considère que c'est le seul, c'est la première phase. C'est le seul marqueur dont on a besoin pour aller plus loin. Si lui va bien, alors tout le reste va bien. malheureusement il y a un petit peu de nuances à apporter là-dessus parce que il y a beaucoup de personnes qui ont une TSH dans les normes mais où derrière quand on creuse au niveau des autres bilans qu'on va voir juste après, c'est pas le cas donc moi en médecine fonctionnelle je vais toujours chercher plus loin à minima T3 et T4 au maximum on va voir ce qu'on met en place et ce qu'on regarde mais la TSH ne suffit jamais en fait c'est un peu Comme si vous vouliez vérifier qui il y a de présent à une soirée, pour vérifier si vous pouvez y aller ou pas, si vous avez envie, s'il y a des potes, si vous avez passé une bonne soirée ou pas. Mais vous regardez uniquement par le trou de la serrure. Vous pouvez pas avoir tout le monde présent. C'est impossible. Vous pouvez pas savoir qui boit, vous pouvez pas savoir... C'est un peu nul comme comparaison, ça fait très alcoolique. Mais bon, écoutez, on va continuer dans cette lancée. Vous pouvez pas savoir s'il y a une bonne ambiance. Vous pouvez pas savoir s'il y a tous les gens que vous aimez voir. Vous pouvez pas tout voir. Vous pouvez pas savoir quelle est la grandeur de la salle parce que vous ne voyez que d'une certaine... Avec des œillères en fait, presque. Vous n'avez pas la vision complète de la chose. Pour avoir la vision complète, il faut au moins passer la seconde étape qui est la T3 et la T4. Aujourd'hui, la norme optimale de santé d'une TSH, c'est... et surtout dans un parcours de CVB, c'est inférieur à 2. C'est hyper important. Le problème, c'est que les recommandations de la Haute Autorité de Santé, c'est de considérer qu'on va aller regarder plus loin la thyroïde quand elle est au-delà de 4. Sauf que quand elle est au-delà de 4, c'est que c'est déjà une thyroïde qui est mal en point, malheureusement. Donc, en fonctionnel, on regarde toujours TSH, T3 et T4. Et donc ? Pourquoi la T3 et la T4 ? Parce que, en fait, ce sont les hormones actives que produit la thyroïde. En fait, même un peu plus précisément, la T3 est active, la T4 est la réserve. En fait, pour que le corps fonctionne bien, il a besoin de produire de la T4 qu'il va ensuite transformer en T3. Et celle qu'il utilise, celle qui est son carburant au quotidien, qu'elle va consommer, c'est la T3. Donc c'est pareil, quand on fait que la TSH et la T4, c'est pas suffisant. Parce que c'est la T3 qui est active. Ça, c'est les deux premières étapes. Quand on commence à voir des T3 et des T4 qui sont un petit peu dans les chaussettes, on va creuser un peu plus loin et on va regarder deux choses. Les anticorps, notamment anti-TPO et anti-thyroglobuline. Ça, c'est ceux qui reviennent souvent. On va y revenir plus tard. Et on va regarder, en tout cas en médecine fonctionnelle, on va regarder les cofacteurs. Les cofacteurs, c'est quoi ? En fait, votre corps, il ne travaille jamais seul. Et je vous disais, c'est pas la thyroïde et l'hypophyse qui sont chacun dans leur coin, c'est les deux ensemble. La thyroïde, c'est pareil, elle travaille pas que toute seule, elle a besoin d'autres choses pour produire ces deux hormones qui sont la T4 et la T3. Elle a besoin d'une série de micronutriments qui vont être l'iode d'abord, parce que c'est la matière première des hormones thyroïdiennes, donc de la T3 et de la T4. Les chiffres 3 et 4, C'est le nombre de molécules diodes qu'elles contiennent. Donc thyroïde 3, thyroïde 4. Par contre, attention, n'allez pas trop vite en besogne. On ne fera pas une supplémentation en iode sans bilan préalable. Ensuite, autre cofacteur important, c'est le sélénium. C'est le micronutriment le plus important pour la thyroïde. Parce qu'il est essentiel pour faire la conversion de la T4 en T3. Je vous l'expliquais tout à l'heure. On ne peut pas utiliser juste de la T3 directement. Il faut qu'elle passe par la conversion de T4 en T3. Et en fait, ce sélénium-là, ce micronutriment, il protège... la glande, donc le petit papillon qu'on a à la base du cou, du stress oxydatif. Des études ont également montré qu'une supplémentation en sélénium peut aider à réduire les anticorps anti-TPO. On va y revenir sur les anticorps. Aujourd'hui, on est un pays de grande culture agricole. Le problème, c'est que nos sols sont très pauvres en sélénium. Et que donc... Ce déficit est assez fréquent au quotidien. Alors ce qui est un avantage, c'est qu'on remonte très vite ce micronutriment. Donc il faut faire attention à ne pas passer par de l'excès non plus. Voilà pourquoi je n'aime pas trop quand il y a du sélénium dans les complexes multivitaminés, parce que si on n'en a pas besoin, ça peut dérégler un petit peu la thyroïde dans le mauvais sens. Donc il faut faire attention. Troisième micronutriment hyper important, troisième cofacteur, c'est... le fer. La conversion des hormones thyroïdiennes nécessite du fer. Et une féritine qui est basse peut freiner toute la chaîne. Ce qu'il faut savoir, c'est que le fer, il est indispensable dans beaucoup, beaucoup, beaucoup de situations. Mais particulièrement sur nos hormones. Et donc, c'est indispensable d'avoir une bonne réserve de fer, qu'on appelle la féritine. Encore plus quand on essaie d'avoir un enfant, parce que la première chose que va pomper bébé, quand il va se loger dans votre ventre, c'est le fer. Et si vous arrivez, si vous êtes déjà en hypo, en carence en fer, et que vous arrivez à la fin de la grossesse et que vous n'en avez plus, ça va être très très très compliqué pour l'accouchement et le postpartum. Et même de manière générale, vous allez avoir beaucoup, ça va accentuer en fait beaucoup de symptômes de grossesse comme la fatigue, les nausées, les douleurs dans le corps, etc. Et le postpartum, ça peut faciliter aussi là. le baby blues, voire la dépression du postpartum. Donc c'est des choses sur lesquelles il faut faire attention. Et ensuite, on en a deux derniers, le zinc, qui joue un rôle important dans le système hormonal thyroïdien, et la vitamine D, dont on sait maintenant qu'elle a un rôle immunomodulateur, donc de modulation de l'immunité, qui est important. Une carence en vitamine D va être souvent associée à un risque plus élevé de maladies auto-immunes, y compris Hashimoto. Ça va être le sujet juste après. Le problème aussi, c'est qu'on sait, on parle beaucoup des perturbateurs endocriniens, plastique, pesticides, bisphénol, etc. Et ces perturbateurs endocriniens, ils viennent grandement perturber notre thyroïde également. Certains sont capables de mimer ou de bloquer les hormones thyroïdiennes. Donc c'est un sujet à part entière, je ne vais pas développer ici, mais gardez en tête que l'hygiène de vie et la réduction de l'exposition Au perturbateur endocrinien, au perturbateur, j'oublie le syllabe, au perturbateur endocrinien est vraiment important encore plus quand on a un contexte de thyroïde fragilisé. Encore plus s'il y a aussi un historique dans votre famille des antécédents médicaux d'hypothyroïdie, de maladies auto-immunes, etc. J'ai beaucoup parlé de maladies auto-immunes, d'Hashimoto, d'immunité, etc. sans les développer. ça va être le cas maintenant parce que C'est le moment le plus complexe, parce que je vais essayer d'être la plus claire possible et de pas trop vous perdre. C'est aussi cette partie-là qui va vous faire comprendre à quel point c'est important de vérifier la thyroïde quand on essaye d'avoir un enfant. On peut avoir une hypothyroïdie qu'on appelle fonctionnelle, c'est-à-dire que la TSH, la T3 et la T4 vont être plus ou moins dans les normes de santé, mais les cofacteurs vont être complètement ras les pâquerettes. Et votre corps va vous donner tous les symptômes dont on a parlé. Et après, donc ça c'est entre guillemets l'hypothyroïdie la plus facile à réguler, puisqu'il suffit de soutenir les cofacteurs qui nous manquent. On peut être que en déficit de fer, ou on peut les avoir tous en déficit, ou on peut en avoir plusieurs, etc. Là où ça se complexifie un petit peu, c'est quand l'hypothyroïdie est tellement actée, La thyroïde est... tellement au ralenti que ça bascule dans une maladie auto-immune qu'on appelle la thyroïdite de Hashimoto. Et ça, en fait, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est que le système immunitaire va produire des anticorps contre notre thyroïde à nous. Comme si, en fait, l'ennemi était notre thyroïde. Et donc, ce qui fait qu'il l'abîme. En fait, on s'auto-sabote. On abîme notre organe, notre glande thyroïdienne. Ce qui peut être troublant, c'est qu'au début, parfois pendant des années, notre TSH va rester normal. C'est-à-dire que le gouvernail de notre gouvernail ne va pas se rendre compte que notre corps nous attaque. Et donc, il va... à maintenir un cap tout droit, sans chercher à modifier les choses, parce que pour lui, tout va bien. En fait, notre thyroïde, notre glande thyroïdienne, elle est capable de compenser, elle se défend, donc c'est pas grave, tout va bien. On arrive à avancer, donc tout va bien. Le problème, c'est que notre corps produit des anticorps, et qu'ils ne font pas que s'attaquer à la thyroïde. Et ça fait que notre système immunitaire, devient actif de manière chronique, c'est-à-dire perpétuel. Il n'y a plus de « je déclenche une attaque pour me défendre et ensuite je repars, je replie puisque j'ai répondu, j'ai détruit l'ennemi » , on va dire. Là, c'est « il déclenche des attaques tous les jours » . Et plus ça va traîner dans le fait qu'on n'accompagne pas le corps à se réguler, plus il va s'attaquer à tout et n'importe quoi à l'intérieur. Et donc ça, ça va créer un terrain inflammatoire systémique, chronique. Et ce terrain-là, il n'est pas neutre pour la grossesse. En fait, il y a plein d'études qui ont montré que la présence d'anticorps antithyroïdiens, malgré une TSH normale, malgré une T3 et une T4 qui vont bien, est associée à un risque augmenté d'arrêt de grossesse précoce et à des difficultés d'implantation. Pourquoi ? Parce qu'il faut comprendre que quand... On fabrique un embryon, il y a 50% de notre génétique qui nous appartient, ce qui est normal puisque ça vient de l'ovule, mais il y a 50% qui appartient aux spermatozoïdes. Et ces 50%-là, le corps, il ne les reconnaît pas. C'est un corps étranger à ce moment-là. Donc, ça crée un embryon qui est considéré comme à moitié étranger. Donc, comme à moitié quelqu'un qu'il faudrait éliminer. naturellement dans un corps qui va bien, notre défense immunitaire s'abaisse légèrement en seconde partie de cycle pour justement favoriser la reproduction et l'acceptation de cet embryon qui va venir se nicher dans la cavité utérine. Le problème, c'est que si votre corps est déjà à montrer l'écrou, toute arme dehors et à se défendre contre soi-même, il peut rejeter les embryons que vous fabriquez. et il peut empêcher l'anidation à l'intérieur de la cavité utérine. Et ça c'est vrai, là je vous l'explique dans un contexte de thyroïdite d'Hashimoto parce que ça va vraiment très très loin, mais ça peut être très vrai aussi même avant que ça aille jusqu'à la thyroïdite d'Hashimoto parce qu'il y a plein de corps qui réagissent différemment et on peut développer une immunité plus fragile, un peu surréactive, sans même aller jusqu'à avoir une thyroïdite d'Hashimoto. Mais bon, c'est très complexe. J'essaye de rester la plus claire possible et la plus simple possible, même si ce n'est pas facile. Mais encore une fois, si jamais vous avez des questions, si jamais vous avez besoin d'un peu plus d'informations, n'hésitez pas à m'écrire, que ce soit sur Instagram ou sur le WhatsApp Business. Je me ferai un plaisir de répondre à vos questions. Mais voilà, j'essaye d'être la plus claire ici et la plus imagée pour que vous puissiez comprendre vraiment complètement. Et en fait, pour reprendre... mon histoire, donc nos défenses immunitaires vont empêcher l'anidation de cet embryon. Et on pense même que ça va plus loin, parce qu'en fait, l'inflammation systémique qui est induite génère une modification de l'environnement utérin. Et du coup, quand il y a des arrêts de grossesse à répétition, c'est important de creuser très profondément la thyroïde, avec les anticorps, l'écofacteur, La T3 et la T4. On peut même aller plus loin, mais je ne le développerai pas. Si on continue à parler un petit peu des arrêts de grossesse, est-ce que c'est un sujet qui est important à avoir en tête ? Souvent, en France, on considère qu'il faut avoir fait trois arrêts de grossesse avant qu'on explore pourquoi ça ne tient pas. On considère qu'en dessous de trois, c'est normal, c'est la sélection naturelle. On va appeler ça comme ça, même si franchement c'est dégueulasse comme nom, mais... à défaut d'autre chose, et que ça arrive. Et donc, il faut attendre que ça se répète plusieurs fois avant d'aller creuser. Une fois que vous en avez fait plus de trois, ou même à la troisième, des fois il y en a qui acceptent de creuser à la troisième, il y a des bilans qui vont vous être recommandés. C'est pas toujours inclus un bilan thyroïdien complet. Donc l'idée aussi de ce post, de cet épisode-là, c'est de vous donner les informations pour aller poser des questions auprès de vos pros de santé. C'est hyper important de les challenger un petit peu, Parce que... C'est déjà suffisamment dur émotionnellement de perdre un bébé, de faire un arrêt de grossesse. Si en plus il faut se dire qu'il faut en faire plusieurs pour pouvoir avoir des vrais bilans et d'explorer les choses, c'est pas simple. Si vous avez besoin, envie d'aller creuser plus loin, voilà, sachez que c'est possible. Et voilà les bilans qui seraient intéressants d'aller creuser. Quand je vous parlais de la thyroïdite d'Hashimoto, je vous parlais d'anticorps antithyroïdiens. et que c'était lié. La présence de ces anticorps est aussi possible sans avoir une hypothyroïdie franche. Et un traitement hormonal ne suffit pas toujours, parce que certains traitements n'adressent que la T4. Et si vous n'avez pas suffisamment de micronutriments, particulièrement du sélénium, pour faire la conversion, ça ne suffira pas. Votre corps n'est pas capable de convertir la T4 en trait 3, donc il faut aller plus loin. C'est pour ça que... je suis convaincue, après je prêche pour ma paroisse, mais que sur ces sujets de thyroïde, important d'accompagner le traitement avec la naturopathie. D'accompagner avec des micronutriments, de vérifier si le système digestif fonctionne bien. Une thyroïde au ralenti impacte aussi la digestion. Et donc si vous ne digérez pas bien, vous ne assimilez pas correctement. Et donc si vous donnez des compléments sans travailler sur la digestion, vous ne pourrez pas utiliser ce que vous apportez à votre corps. Tout est lié. Vraiment, tout est lié. Je ferai aussi un épisode sur la digestion et sur le lien avec la fertilité. Parce que si je devais tout vous raconter, on en serait à trois heures de podcast. Mais donc, j'essaye de faire par case pour que ce soit plus facile. Mais je vous le dis tout le temps, le corps, tout est lié à l'intérieur du corps. Vraiment, vraiment, vraiment. Et c'est pas juste pour... prêcher pour ma paroisse et dire que la naturopathie c'est incroyable et c'est indispensable etc. Alors je... incroyable peut-être pas mais en tout cas c'est important, j'en suis convaincue, sinon je ferais pas ce métier, on est bien d'accord. Mais c'est qu'on a trop tendance à voir le corps comme une succession de petites cases qui fonctionnent chacune dans leur coin alors que ce n'est pas vrai. La thyroïde impacte les hormones féminines et les hormones de manière générale, la thyroïde impacte la digestion, la digestion impacte la thyroïde, les hormones impactent la thyroïde. L'inflammation et l'immunité sont impactées par la thyroïde, mais sont aussi impactées par la digestion, qui vont impacter elles-mêmes la fertilité, qui est liée aux hormones. Tout est lié partout. Tout le temps. Et là, je vous ai cité trois choses, mais ça... c'est bien plus complexe que ça. Voilà pourquoi c'était important de faire cet épisode pour moi, parce que quand on parle de fertilité, on voit souvent apparaître le sujet de l'hypothyroïdie, de la thyroïde, de la TSH, de la T3, de la T4, mais c'est important de comprendre pourquoi on en parle. Et sur les réseaux sociaux, on n'a pas le temps de tout développer, donc c'était l'idée de le faire ici, de prendre le temps de vous expliquer le plus... clairement possible quel est le rôle de la thyroïde, quels sont les symptômes qu'on va regarder, quel est l'impact face à la fertilité et comment on peut vérifier avec les bilans si ça va bien ou pas. Sachant encore une fois que je vais le redire ici, les symptômes cliniques sont plus forts en termes d'indication de ce qui se passe dans le corps que les bilans sanguins. Et travailler sur son corps de manière globale va permettre de faire en sorte de réguler, de soutenir le corps pour qu'il puisse fonctionner correctement. La fertilité, c'est la dernière roue du carrosse. Si quelque chose ne va pas bien en amont, il ne mettra pas la priorité sur la fertilité. Parce qu'en fait, si votre corps détecte qu'il ne peut pas s'occuper de lui-même, il ne va pas garder un bébé dont il ne pourra pas s'occuper. Surtout à partir du moment où il y a un bébé à l'intérieur, la priorité va au bébé d'abord et pas à la maman. Donc c'est des choses à garder en tête. sur comment fonctionne le corps et comment il fait sa hiérarchisation de priorité. Et comme la thyroïde, c'est le gouvernail de toutes les cellules, de tous les métabolismes des cellules, forcément, ça a un gros, gros, gros impact. Et j'ai vu des toutes petites hypothyroïdies fonctionnelles avoir d'énormes impacts sur la fertilité. Et j'ai vu des grosses hypothyroïdies, pas fonctionnelles, mais bien franches, Ne pas avoir d'impact sur la fertilité. Donc, rien n'est blanc ou noir, tout est zone de gris. L'idée, à travers cet épisode, c'est pas de vous dire que venez prendre rendez-vous et je réglerai tous vos problèmes de thyroïde et vous tomberez enceinte hyper facilement après. Non, malheureusement, c'est pas aussi simple parce que sinon, on ne serait pas là, je ne serais pas là, et vous ne seriez pas en train de m'écouter déblatérer sur une partie de votre corps qui, voilà, on va être très honnête, on s'en fout un peu, tant qu'elle fonctionne, tout va bien. Le problème, c'est que chez chacune d'entre nous, l'infertilité, elle peut être causée par un grain de sable ou elle peut être causée par 50 autres grains de sable. Et c'est pas facile de savoir lequel bouleverse tout et d'être sûre qu'on a éliminé tous les blocages, en fait. Donc voilà, je vais conclure là-dessus. C'était important de faire cet épisode sur l'hypothyroïdie. et sur la thyroïde de manière générale, parce que c'est hyper complexe et que ça gouverne beaucoup, beaucoup de choses dans notre corps. Et que si elle, elle est régulée, c'est déjà une énorme épine enlevée de notre pied et de notre fertilité. Encore une fois, si jamais vous avez des questions, s'il y a des choses qui sont pas claires, si vous avez envie que j'aille un peu plus loin sur certaines choses, dites-le moi. Et peut-être que ça fera l'objet d'un second... épisode de podcast. Si jamais cet épisode vous a plu, vous a apporté des informations précieuses, n'hésitez pas à le noter 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée ou à le partager à une amie qui a besoin de l'écouter. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. D'ici là, prenez bien soin de vous. A très vite.