Speaker #0Et bienvenue dans Confidence Fertile. Je suis Marion Jung et ici on parle vrai. On parle de ce désir d'enfant qui brûle, de ce corps qu'on ne comprend pas toujours et de ce cycle qu'on aimerait apprivoiser. Mais aussi de tout ce que ça remue à l'intérieur de nous. Ce podcast, c'est un espace pour déposer ce qu'on vit quand on traverse l'infertilité. Parfois, je vous partage mon propre chemin, ma propre expérience en tant que femme qui vit elle aussi l'infertilité, mais aussi avec mon regard de naturopathe fonctionnelle pour vous partager mes clés de croissance. de compréhension sur ce qu'il se passe dans notre corps. Et parfois, ce sont d'autres femmes qui viennent confier leur histoire. Dans tous les cas, l'idée reste la même, briser le silence, mettre des mots sur ce qui est souvent tu, et surtout, se sentir moins seule dans ce parcours. Si ce podcast vous plaît, je vous invite à le partager autour de vous et à le soutenir en laissant 5 étoiles. Bonne écoute ! Bonjour à toutes et bienvenue dans un nouvel épisode de Confidence Fertile. Cet épisode, il était peut-être un peu temps que je le fasse pour toutes celles qui démarrent un projet, qui ont envie d'avoir un peu des infos pour comprendre comment ça fonctionne, qu'est-ce qu'on peut mettre en place. Je pense que je vais aussi vous glisser des petites indications de ce que moi j'aurais aimé savoir avant de démarrer. Je pense qu'il était temps que je le fasse et donc de vous aiguiller un petit peu à comprendre qu'est-ce qu'on peut faire, pourquoi, c'est quoi cette histoire de s'y prendre trois mois à l'avance, qu'est-ce que c'est que cette recommandation de prendre l'acide folique, à quoi ça sert, pourquoi. Qu'est-ce qu'on peut mettre en place pour préparer tout ça du côté de la femme mais aussi du côté de l'homme ? On va parler un petit peu libido aussi certainement et voilà, c'est déjà pas mal comme sujet pour démarrer un projet fertilité, un projet bébé pour ça y est, se lancer dans le grand bain, accrocher votre ceinture, on est parti ! Je vais commencer par le commencement parce que je trouve que c'est important. de savoir comment ça se passe à l'intérieur de nous et de comprendre le cycle de l'ovocyte. Donc de comment notre corps arrive à produire un ovule qui va devenir ensuite un embryon, qui va devenir ensuite un bébé. Ce qu'il faut comprendre et ce qu'il faut avoir en tête, c'est qu'on ne produit pas... Et en fait, même cette phrase, elle n'est pas tout à fait vraie parce qu'en fait, on les a produits. On est nés avec un stock. défini à notre naissance qui décroît au fur et à mesure. Alors c'était vraiment un stock énorme, donc pas d'inquiétude, on est toutes en décroissance d'ovocytes. Mais ce qu'il faut comprendre, c'est que, en fait, c'est comme si on avait un stock de quinoa sec. Et vous voyez qu'on ne mange pas les quinoa bruts comme ça. Il leur faut du temps, de la cuisson, de l'hydratation et tout pour se développer. Eh bien, on va dire que c'est un peu la même chose dans notre corps. C'est-à-dire qu'on est avec une poche avec plein de billes de quinoa à l'intérieur, mais ces quinoa-là, au stade où ils sont secs, eh bien, ils ne sont pas ovocytes complètement. Ils ne sont pas matures pour ovuler et pour donner un bébé. Et donc, chaque période, à chaque moment de notre cycle, chaque début de cycle, Notre corps va utiliser ces hormones pour réveiller une certaine quantité de ces petites billes de quinoa. Mais qu'une certaine quantité. Comme nous quand on veut en manger, on ne va pas manger le sachet entier. On va prendre une poignée qu'on va préparer, qu'on va essorer, nettoyer, puis faire cuire une certaine durée de temps et ensuite consommer. Parce qu'ils seront bien. Le corps, c'est pareil, il va réveiller à chaque cycle une certaine quantité de petites billes qu'on appelle des... follicules entros. Alors c'est pas E-N plus loin T-R-O-P, c'est pas en excès, c'est entros A-N-T-R-A-U-X. Ça veut dire qu'ils sont pas encore formés, ils sont pas encore matures, et donc il va en réveiller une certaine quantité à chaque cycle, pour ensuite lancer ce que moi j'appelle la course à l'ovulation, à la maturation, et en élire un. qui va ovuler et qui va lui être capable de recevoir et de rencontrer un spermatozoïde et ensuite de donner un embryon. Et donc, tout cette... Ce cycle de l'ovocyte, c'est ce qu'on appelle la folliculogénèse. C'est ce long processus par lequel un follicule, donc une petite poche, une petite bille de quinoa dans notre ovaire, va grandir, mûrir et finalement libérer un ovocyte. Et en fait, là où ça va nous importer quand on cherche à faire un bébé, c'est d'influencer sur la qualité de cet ovocyte. Un ovocyte, ça se prépare pas en quelques jours, ça suit un cycle de maturation qui dure environ 90 jours, donc environ 3 mois, pendant lesquels il est exposé à tout ce qui se passe dans notre corps, exposé à l'alimentation qu'on se donne, à notre niveau d'inflammation, à notre niveau d'immunité, à notre niveau de stress, à notre niveau de carence, à notre digestion, à tout un tas d'éléments entre grosses guillemets extérieurs. Et c'est seulement ceux qui sont réveillés, qui sont exposés à ça. Ça veut dire que quand on veut travailler sur la qualité des ovocytes, on a la capacité d'agir. Même si au départ, ils sont de mauvaise facture, on va dire, eh bien, ça veut pas dire que toutes nos billes de quinoa sont forcément dégradées. On va pouvoir améliorer les choses. En tout cas, dans une très grande majorité. Il faut que je mette une petite note quand même. c'est pas 100% des cas, mais dans une très grande majorité, on peut changer la donne à travers justement le travail sur notre corps. C'est pour ça que souvent, quand vous allez voir une gynéco ou une sage-femme, un ou une d'ailleurs, et que vous dites que vous voulez démarrer un projet bébé, on vous dit prenez trois mois avant de vous lancer complètement pour travailler votre corps. Le truc c'est que c'est pas parce que vous allez vous laisser trois mois à vous faire à l'idée. psychologiquement, que ça va tout changer. En fait, ces trois mois, ils sont importants, ils sont nécessaires quand il y a un vrai changement dans notre alimentation, dans notre quotidien et une vraie prise de conscience aussi de ce que le corps a besoin. S'il y a des carences, ces trois mois sont nécessaires pour les remonter. Encore, ça dépend des carences aussi parce qu'on peut avoir besoin de plus de temps. S'il y a de l'inflammation, ça va être important de les traiter. Et en fait, c'est même moi, c'est pour ça que moi, mes accompagnements, ils durent 6 mois, parce qu'en fait, quand on démarre, qu'on change nos habitudes, notre routine, etc., ben, il faut du temps pour que les compléments entrent en action dans notre corps. Et ensuite, il faut qu'une fois que ce soit appliqué, et ben, que pendant 3 mois, on fasse du bien à tous les ovocytes qui sont produits. Et qu'on continue d'apporter du soutien pendant les 3 mois où l'ovocyte va rentrer en maturation. Donc en fait, il faut compter quand même, moi je trouve, mais après ce n'est que mon avis, vous faites bien que ce que vous voulez, vraiment, il faut garder ça en tête pendant toute l'écoute de cet épisode. Ayez l'esprit critique, c'est pas parce que moi je vous dis des choses qu'il faut forcément, déjà parce que ça veut pas dire que c'est 100% vrai, parce que je peux me tromper aussi, et il faut que vous fassiez en fonction de ce qui vous appelle et de ce qui fait du sens par rapport à votre corps. Moi je vous connais pas derrière, donc adapté en fonction de ce qui vous convient et de ce qui vous semble le plus percutant aussi. C'est important d'avoir de l'esprit critique à ce moment-là, même avec mes propres épisodes. Donc, moi je trouve qu'on parle souvent du cycle de 3 mois, de s'y mettre 3 mois à l'avance, d'arrêter l'alcool pendant 3 mois, de faire attention à son alimentation. Ce sont des règles qui sont importantes, c'est vrai, mais qui sont très généralistes. Ça veut dire que certaines bombes à envraies elles n'ont pas besoin de 3 mois pour se poser les questions et changer leur corps. Et il y en a certaines qui auront besoin de plus de 3 mois pour vraiment agir sur le chose. Et ça ne veut pas dire que ça suffit d'arrêter l'alcool et de, je ne sais pas moi, adapter une alimentation anti-inflammatoire. Si vous n'avez pas d'inflammation dans le corps, ça n'est pas nécessaire. Ça ne sert à rien d'arrêter... Enfin, ça ne sert à rien. Ce n'est pas obligatoire d'adapter un régime protéiné si en fait vous avez déjà une alimentation qui permet d'avoir un apport suffisant en protéines et que vous n'avez pas une dépense accrue de par une pratique sportive ou un métier qui requiert beaucoup de force et d'énergie et de cardio. C'est pas nécessaire d'arrêter le sucre si vous n'avez pas de problématiques de diabète ou de résistance à l'insuline par exemple. Après, si ça vous fait du bien... et que ça vous tient à cœur de mettre en place ce régime, enfin, ce que je n'aime pas trop les régimes, mais en tout cas cette attention au niveau de votre alimentation, c'est très bien. Ce n'est pas ce que je vous dis. Je vous dis juste que tout le monde ne doit pas respecter des règles hyper carrées parce qu'en fait, on n'a pas toutes le même corps, on n'a pas toutes les mêmes besoins, on n'a pas toutes le même cycle. Donc c'est ça qu'il faut garder en tête. Donc pour résumer, si... vous décidez aujourd'hui de mieux dormir, de réduire le sucre par exemple, de gérer votre stress différemment, eh bien vous récolterez les lauriers de ces effets-là sur votre ovocyte uniquement quand il arrivera à maturation dans trois mois. Donc c'est ça qu'il faut garder en tête et qu'il faut comprendre, parce que c'est pas parce que vous faites des changements maintenant que dans deux semaines ce sera parfait et que ce sera... cet ovocyte-là aura récolté le fruit. de vos changements. Ensuite, quand on parle des CBB, quand on se lance, quand on évoque le sujet avec soit les copines, soit les professionnels de santé, on entend souvent, enfin on nous fait souvent une ordonnance pour de l'acide folie. C'est assez connu, on en a quasiment tout entendu parler, on le presserait quasiment systématiquement et c'est une bonne intention, mais on oublie souvent d'aller un peu plus loin dans l'explication. C'est-à-dire que De l'acide folique, c'est une forme synthétique de la vitamine B9. Pour que notre corps puisse l'utiliser, cette vitamine B9, enfin cet acide folique, il doit être transformé grâce à une enzyme qui s'appelle la MTHFR. Pour celles qui ont écouté certains épisodes précédents, j'en ai déjà parlé mais je vais réexpliquer un petit peu. Cette enzyme-là, elle est hyper intéressante et hyper importante dans plein de domaines dans notre corps et... particulièrement au niveau du foie. Une femme sur deux environ a une variation génétique au niveau de cet enzyme qui rend cette conversion d'acide folique de forme synthétique inefficace, en tout cas moins efficace. Voir pour certaines très difficile. Ce qui veut dire que si vous prenez de l'acide folique classique et que vous avez cette modification génétique, votre corps ne sera pas capable d'en absorber la totalité. et voire même pas du tout en fait, si vous avez la mutation. Donc ça veut dire que vous prenez la pilule, l'acide folique tous les jours, mais en fait vous n'apportez pas ce qu'il faut à votre corps. Petite parenthèse parce que je ne l'ai pas précisé, mais pourquoi on fait un apport de B9 ? En fait la B9, elle joue un rôle clé dans la fermeture du tube neural du bébé. Donc c'est ce processus qui a lieu dans les tout premiers jours après la fécondation, Et souvent... avant même qu'on sache qu'on est enceinte. C'est pour ça que c'est hyper important de commencer la supplémentation avant de concevoir. Un déficit, une carence dans cette vitamine entraîne des malformations au niveau du fœtus et au niveau de, notamment tout ce qui est problématique de bec de lièvre, c'est dû à une carence en, pas que, mais ça l'explique, en B9 et aussi les spina bifida, donc qui sont des maladies au niveau du dos. de la moelle épinière sont aussi dues à des carences en vitamine B9. Et donc, on essaye de contrecarrer ça avec un apport et une souscription à de l'acide folique. Mais encore une fois, c'est pas l'idéal. Surtout qu'en France, la contenance, la composition de l'acide folique, c'est 0,4 mg. Le problème, c'est que bah Même si vous n'avez pas de mutation de la MTHFR, on ne l'assimile pas correctement. Pour peu que vous ayez un digestif qui soit impacté, pour peu que vous soyez stressé, donc qui va impacter aussi la digestion correcte, vous ne l'assimilerez pas correctement. C'est pour ça que vous voyez beaucoup recommandé sur les réseaux sociaux, sur les articles de blog, si vous voyez des naturaux, certains profs de santé commencent aussi à en parler de plus en plus et c'est très bien. vous entendez parler de la B9. Et en fait, c'est ce mot-là, ajouté, qui change tout, parce qu'en fait, ça veut dire que la B9 méthylée, elle a déjà été rendue active. En fait, elle est, sous cette forme-là, déjà convertie, on va dire. Et donc, elle est bien plus facilement assimilable, et donc c'est pour ça qu'on en prend bien moins que de l'acide folique. On est à un dosage de 400 microgrammes dans... les gélules que vous voyez ou dans les complexes vitaminés que vous voyez. Parce que, bah vous, on apporte directement la dose suffisante. Donc, si on résume jusque là, c'est bien de s'y prendre 3 mois à l'avance, mais c'est mieux de savoir comment optimiser son corps véritablement. Et pas de faire les choses à l'aveugle. Mais ça, c'est ma vision des choses, encore une fois. Vous faites ce qui vous semble le plus juste pour vous. Et 3 mois, ça ne suffit pas S'il y a des problèmes digestifs, s'il y a du gros stress, s'il y a de l'inflammation. Ensuite, supplémentation en acide folique, ok, mais pas optimale. Essayez plutôt de chercher une supplémentation en B9 méthylée. Et donc, il faut regarder sur les étiquettes que quand vous voyez acide folique, regardez entre parenthèses s'il y a une forme, si c'est marqué méthylfolate, méthylmethyle. Un mot qui commence par ça, en général, c'est que c'est bon. Et c'est beaucoup mieux pour optimiser justement votre rapport. Et donc, il faut le prendre au minimum pendant un bon mois, un bon cycle minimum avant de se lancer dans les essais bébés. On a parlé aussi un petit peu d'hygiène de vie. Je vous en ai parlé tout à l'heure. Pas obligatoire de suivre un régime hyper strict, surtout si c'est pas adapté à nos besoins. Maintenant, je parlais de la femme en particulier. Là, je vais rajouter aussi... Une donnée importante dans cette équation, c'est l'homme. Trop souvent, on néglige l'hygiène de vie et même le corps du partenaire masculin. La fertilité masculine, elle est aussi à prendre en compte parce que... monsieur apporte 50% de la génétique, qui est influencée par tout ce qu'on... Il y a une base, mais elle est aussi influencée par tout ce qu'on mange et ce qu'on apporte au quotidien, et qui va impacter aussi la qualité des spermatozoïdes. Je vous en parle parce que, ce qui est important à savoir, c'est que eux aussi, ils ne produisent pas les spermato-otakés en une journée comme ça. Eux aussi, ils ont un cycle de production qui est un peu plus court que le nôtre, puisque... eux, ils durent 72 jours environ. Donc, comme ce que je vous disais tout à l'heure, tout ce que mange un homme, boit, respire, stresse pendant les 72 jours, va influencer directement la qualité, la mobilité, la morphologie de ces spermatozoïdes. Donc, s'il y a une consommation d'alcool très régulière et très conséquente, s'il y a un manque de sommeil, s'il y a un stress chronique, s'il y a une exposition, aux perturbateurs endocriniens, s'il y a de la sédentarité, s'il y a une chaleur excessive au niveau du bas-ventre, s'il y a une digestion qui a impacté, un transit aussi de l'inflammation, ça va avoir un impact sur la qualité des spermatozoïdes. Donc si vous démarrez un projet bébé, il faut garder en tête, et peut-être que je m'adresse plus au monsieur qu'à vous mesdames, c'est un projet d'équipe. Cette préparation, c'est comme quand on se prépare. pour un marathon ou pour une compétition de n'importe quel sport qui vous fait plaisir, que vous pratiquez, eh ben, on se prépare en amont. On n'y va pas à brûle pour poing, comme ça, avec la gueule enfarinée. Elle est nulle mon expression, mais vous m'avez compris. Donc, ça veut dire que tout ce que vous, mesdames, vous avez envie de mettre en place au quotidien, d'avoir une meilleure alimentation, d'avoir un sommet réparateur, de gérer votre stress, de diminuer au maximum le contact avec des perturbateurs endocriniens dans l'environnement quotidien, d'avoir un soutien digestif, etc. C'est important de le faire passer les messages aussi auprès de messieurs. Alors, comme je vous le dis souvent, adapter à votre corps à vous, c'est pareil pour lui. C'est-à-dire que s'il n'est pas stressé, que c'est pas quelqu'un qui a mal au ventre ou qui a des problèmes digestifs, que il dort bien, etc. Bon, on va pas se prendre la tête non plus. Il faut remettre les choses au bon endroit. C'est pas une obligation, d'accord ? C'est des choses à mettre en place et c'est bien aussi de l'investir, finalement, dans ce projet parce qu'il a autant d'impact que nous. Donc c'est important de l'avoir en tête. Et je voulais faire aussi un petit moment, enfin un petit laïus sur la pression qu'on se met. Parce qu'au début, en fonction de comment vous vous sentez quand vous démarrez ce projet, projet-là, il peut y avoir un invité non désiré qui s'ajoute, qui n'était pas prévu, mais qui pèse très très fort, notamment dans les rapports que vous allez avoir, dans les rapports j'entends sexuels, et dans votre façon de gérer le quotidien. Parce qu'en fait, on va avoir envie de se donner le plus de chance, ce qui est normal, et on va, pour certaines, projeter aussi le quotidien dans un... Et si j'étais enceinte à ce moment-là ? Et croyez-en mon expérience de bientôt 6 ans d'infertilité, on ne peut pas s'arrêter de vivre parce qu'on ne sait pas combien de temps ça va prendre. Alors évidemment, je ne vous souhaite pas que ça prenne 6 ans. Je ne vous souhaite pas que ça prenne plus. Je ne vous souhaite même pas que ça prenne plus d'un an. On va être très honnête. Mais il faut dire ce qui est, il y a de plus en plus de problèmes d'infertilité en France et même dans le monde. Et donc, du coup, c'est de moins en moins une inconnue. il faut l'avoir en tête. Je trouve ça important de l'aborder avec vous, même si vous auriez peut-être préféré que ce soit un sujet très léger. Moi, mon objectif dans ce podcast, c'est de vraiment vous donner le plus d'informations possibles pour que vous puissiez prendre des choix éclairés, en pleine conscience. Et donc, c'est important pour moi de vous avertir là-dessus de cette pression qu'on peut se mettre quand on voit les tests négatifs si on fait des tests, ou qu'on voit revenir les règles. De cette pression qu'il y ait. bascule la sexualité en obligation et plus en plaisir, de cette pression qui change le cycle en obsession d'observer le moindre symptôme qu'on peut ressentir, et finalement jusqu'à sentir que notre corps est un ennemi et plus un ami. Et en fait, il y a plusieurs choses. Déjà, c'est hyper lourd au quotidien, c'est hyper lourd pour le couple aussi, et il y a déjà bien assez de charges mentales pour s'en rajouter. Et malheureusement, il y a aussi un impact très fort et très clair sur le corps, avec ce qu'on appelle le stress chronique, le stress physiologique, qui va avoir aussi un impact sur notre cycle, sur notre ovulation, sur notre qualité ovocitaire. Donc, il n'y a pas de remède miracle pour limiter la pression, l'enlever, etc. La seule chose que je peux vous dire à ce niveau-là, c'est ne vous empêchez pas de vivre parce que vous avez démarré un projet bébé. Ne vous empêchez pas de boire un verre. à l'occasion d'un mariage ou de vos 30 ans ou de vos 40 ans ou de vos 25 ans ou de fêter votre mariage, vos années de... Voilà. Ne vous empêchez pas de vivre. Faites ce qui vous semble le plus juste. Si vous n'avez pas envie de boire, eh bien ne buvez pas. Mais si c'est pesant pour vous au bout d'un moment de vous restreindre, laissez-vous aller. Autorisez-vous des moments pour souffler en fait. Et ne vous empêchez pas. de partir en vacances, ne vous empêchez pas de déménager, ne vous empêchez pas de changer de travail parce que vous avez démarré un projet bébé. Vraiment, je le vois quotidiennement, dans mes échanges avec mes clientes, dans mes échanges avec les femmes que j'ai autour de moi, de regrets de ne pas avoir fait les changements plus tôt parce que, en fait, de changer de travail par exemple, parce que c'est un environnement toxique, parce que ça nous donne trop de stress, parce qu'en fait c'est plus ce qu'on veut faire, parce qu'en fait ça nous bouffe. le mental au quotidien, ce sera pire si vous vous forcez à rester pour bébé. Alors que ça pourrait être hyper positif au moment où vous basculez, où vous prenez la décision et où vous changez, où vous donnez l'opportunité d'améliorer votre quotidien. Pareil, et ça je le dis souvent à mes clientes, Quand vous êtes en parcours, si jamais la PMA est une option qui vous est présentée comme obligatoire, ça ne l'est jamais, mais voilà. Trouvez des professionnels de santé en qui vous avez confiance. Ne vous rajoutez pas une pression d'être en face de quelqu'un qui ne vous écoute pas, qui ne vous entend pas, et qui ne prend pas en considération votre corps à vous, et qui vous considère comme un simple numéro, un simple utérus. Ok ? C'est hyper important. Encore une fois, et pour en avoir parlé avec un médecin... pour mon propre parcours à moi, lui-même le disait, le stress, ça fait plus de mal que de bien. Donc si vous êtes stressé par le parcours, c'est normal et vous allez l'être, on va être très très honnête avec ça. C'est impossible de le vivre sereinement tout le temps qui dure. Il y a des vagues, il y a des hauts, il y a des bas. Mais si vous avez les moyens et l'opportunité, la possibilité d'agir sur certaines briques, faites-le. Ne vous empêchez pas de partir en vacances, ne vous empêchez pas de déménager, ne vous empêchez pas de changer de métier, ne vous empêchez pas de changer de médecin si c'est trop lourd pour vous. Préparez votre corps. L'objectif, ce n'est pas rajouter de la pression. Se préparer à avoir un enfant, ce n'est pas endurer un quotidien lourd, pesant, horrible, parce qu'en fait, ça ne se passera pas bien pendant votre grossesse. Probablement, si c'est le boulot qui ne va pas bien, vous ne serez pas bien accueillis quand vous devrez reprendre. ce travail-là. Enfin, voilà. Le mieux, c'est de s'occuper dès maintenant. Je dis souvent que le temps que prend ce projet, voyez-le, prenez-le comme quelque chose qui vous permet d'être égoïste à ce moment-là et de vous accorder ce temps pour faire les changements qui vous font du bien et qui vous semblent nécessaires pour que demain, ce soit un automatisme et que ce soit d'autant plus beau que vous puissiez transmettre des belles valeur, des beaux réflexes, un beau quotidien à vos enfants, plutôt que de subir les choses et de mal le vivre au quotidien. Après, encore une fois, c'est mon avis personnel, vous faites bien ce que vous voulez, mais je parle avec un peu l'expérience de l'infertilité depuis plusieurs années, et en voyant aussi un nombre incalculable de fables qui se sont empêchées de vivre pendant des mois, voire des années, alors que des fois, il suffit d'un petit truc, d'enlever un petit grain de sable pour que tout bascule dans le bon sens. Voilà, donc c'était important pour moi de vous parler de ça parce que vraiment ça peut tout changer. Et voyez toute cette préparation-là comme une façon de vous réconcilier avec vous-même, avec votre corps, de vous faire confiance, de faire confiance à votre corps et de vous accorder du temps puisque on sait tous que quand le bébé est là, le temps disponible est un petit peu divisé par deux ou par trois ou par quatre. et que vous ne pourrez pas forcément tout de suite mettre en place des choses et votre attention et votre priorité sera déviée par bébé. Alors autant prendre ses essais et ce début de parcours pour justement faire les choses pour soi. Faire les choses pour soi, pour son couple, pour son corps, etc. Conclusion sur cet épisode, si vous devez retenir trois choses, c'est de commencer au grand minimum trois mois à l'avance pour préparer votre corps, faire en sorte de mettre en place des choses qui vous font du bien, qui vous sont nécessaires pour pouvoir avoir des ovocytes de qualité au bout de 3 mois. On prend plutôt de la vitamine B9 sous forme méthylée plutôt que de l'acide folique parce que ce n'est pas la même chose et ça va avoir un vrai impact sur votre carence et votre corps, un vrai soutien. Et donc au minimum, au plus tard, on se laisse un mois de prise de vitamine B9 méthylée plutôt que d'y aller direct. pour être sûr d'avoir suffisamment de réserve avant de se lancer et d'éliminer le moindre risque de malformation du bébé. On inclut son partenaire dans cette aventure. La fertilité, c'est un projet qui se joue à deux, évidemment. Quoi qu'en disent certains gynéco et médecins, ça se joue à deux. Donc gardez ça en tête. Et puis surtout, faites-vous confiance. L'objectif, c'est pas de tout faire parfaitement. C'est pas d'avoir un corps et un cycle idéal. sur tous les sujets, c'est de se sentir le mieux possible et de faire en sorte de faire les choses pour soi, pour améliorer le stress, pour améliorer le corps, pour améliorer le mental. Et on construit des choses aujourd'hui pour récolter les lauriers demain. J'ai une citation que j'avais vue et que je trouve très très vraie qui est qu'on sème aujourd'hui ce qu'on va récolter demain. Et je trouve que sur la fertilité, elle est hyper expressive. Parce que c'est vrai, je vous l'expliquais pour la qualité des ovocytes, la qualité des spermatozoïdes, c'est pareil. Pour le corps, pour le mental, commencez à semer des graines aujourd'hui pour les nourrir un peu chaque jour, les arroser, leur apporter de l'engrais, etc. Et faire en sorte que demain, vous et bébé, récoltez les lauriers. Voilà, c'est tout pour moi. J'espère que cet épisode vous a plu, qu'il vous a apporté plein d'informations. Si c'est le cas, n'hésitez pas à le noter 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée ou à le partager à une amie qui, elle aussi, démarre son projet. D'ici là, portez-vous bien. On se retrouve très vite pour un prochain épisode. Prenez soin de vous. À très vite. Bye.