Speaker #0Et bienvenue dans Confidence Fertile, je suis Marion Jung et ici on parle vrai. On parle de ce désir d'enfant qui brûle, de ce corps qu'on ne comprend pas toujours et de ce cycle qu'on aimerait apprivoiser, mais aussi de tout ce que ça remue à l'intérieur de nous. Ce podcast, c'est un espace pour déposer ce qu'on vit quand on traverse l'infertilité. Parfois, je vous partage mon propre chemin, ma propre expérience en tant que femme qui vit elle aussi l'infertilité, mais aussi avec mon regard de naturopathe fonctionnelle pour vous partager mes clés de croissance. de compréhension sur ce qu'il se passe dans notre corps. Et parfois, ce sont d'autres femmes qui viennent confier leur histoire. Dans tous les cas, l'idée reste la même, briser le silence, mettre des mots sur ce qui est souvent tu, et surtout, se sentir moins seule dans ce parcours. Si ce podcast vous plaît, je vous invite à le partager autour de vous et à le soutenir en laissant 5 étoiles. Bonne écoute ! Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Confidence Fertile. J'ai 34 ans dans un peu plus d'une semaine et je sais pas pourquoi, j'avais envie de vous raconter mon histoire d'infertilité, vous partager mon témoignage. Ça fait un moment que je recule cet épisode, donc il va être très honnête. Je n'ai même pas préparé le script. J'ai vraiment rien fait. On va y aller au freestyle. Je pensais attendre d'avoir une grossesse à vous annoncer à la fin de cet épisode pour pouvoir vous raconter mon histoire. Mais en fait, je crois que comme on ne sait jamais à quel moment on va tomber enceinte et que ça va tenir et que je suis un petit peu en tournant. de mon parcours d'infertilité. Je me disais que ce serait chouette quand même de pouvoir échanger avec vous sur les prochaines étapes qui vont arriver pour moi, pour nous, pour mon conjoint et moi. Donc il était peut-être temps de partager aujourd'hui cette histoire. Avec mon conjoint, avec mon mari, quand on s'est rencontrés, Et surtout quand on s'est mis ensemble, parce qu'on a été amis un petit peu avant de tomber dans les bras l'un de l'autre. Ça a été une évidence très vite. C'est-à-dire qu'on s'est embrassés un mercredi soir et à partir du vendredi, on ne s'est plus jamais quittés. Donc on a habité ensemble très vite. Il a fait sa demande en mariage un an après. Deux ans après, nous étions mariés. Et très vite, on a abordé le sujet de l'avenir ensemble, de ce qu'on recherchait dans une vie intime, dans une relation amoureuse et de ce qu'on voulait faire de notre futur, de notre vie. Lui est plus âgé que moi, il a sept ans de plus. Et moi, j'ai toujours été très attirée par... Les personnes plus âgées, j'ai eu un groupe d'amis qui étaient tous plus âgés que moi pendant des années que j'ai rencontré au lycée. J'ai été très vite mature dans ma tête. Et donc quand on s'est rencontré, moi j'avais 26 ans et lui 33. Et on savait tous les deux qu'on voulait avoir des enfants. C'était très clair à moi dans ma tête. Moi j'en voulais même à une époque, j'en voulais même avant 25 ans. mais après quand je suis arrivée à cet âge là j'ai un peu revu ma copie mais lui ça faisait déjà des années qu'il en voulait mais qu'il trouvait pas la personne avec qui les faire et quand on s'est mis ensemble c'était comme je vous disais une évidence et donc c'est un peu comme si on était tous les deux prêts depuis des années, chacun de notre côté et qu'en fait on s'est rencontré au bon moment où nos désirs et nos projections dans le futur ont coïncidé en fait pour aller dans le même sens. Donc c'était assez fou. Sauf que lui, c'était important pour lui qu'on se marie avant. Et donc j'ai respecté ça. Et on a fini par se marier en août 2020. J'avais arrêté ma contraception depuis décembre 2019, parce que ça faisait des années que j'enchaînais les symptômes indésirables à cause des pilules. J'avais été pendant des années, ma première pilule c'était la désobelle, et ensuite je l'ai arrêtée parce que l'histoire de troisième génération, etc. Ensuite, à partir du moment où j'ai changé, ça a été impossible de retrouver une hormone qui me convienne. J'avais énormément de maux de tête tous les jours. J'avais des cycles réguliers, mais en fait, c'était surtout les maux de tête qui me dérangeaient énormément et qui étaient très très impactants pour moi au quotidien, avec aussi une grosse fatigue et une libido pas ouf. Donc, j'ai pris la décision comme je savais qu'on... On se mariait dans six mois et en consultation avec Massage Femme, on s'est dit ça sert à rien de tester la dernière chose qui était le stérilet au cuivre, donc sans hormones, pour six mois. Ça n'avait pas de sens, donc on a décidé de rien mettre du tout et de repartir sur une protection à l'ancienne, qui sont les bons vieux préservatifs. Donc c'est ce qu'on a fait pendant six mois et puis au moment du mariage... on a décidé de se lancer dans le projet. J'étais persuadée que ça allait arriver très vite, comme beaucoup. Et j'ai très vite déchanté, parce que ça n'a pas été le cas. Il faut remettre dans le contexte qu'à ce moment-là, quand on s'est mariés, un an plus tôt, j'avais fait mon burn-out. Et même si c'était un mariage magnifique, j'étais quand même en pleine dépression. Donc, moralement, j'étais clairement pas au top. de ma vie, de ma tête, de ma santé mentale. Ce qui a clairement eu un impact fort. Je le pense très sincèrement à posteriori. Ça a vraiment perturbé mon corps et ma santé. Je pense que ce n'était pas le bon moment pour faire un enfant. On a continué. Je ne connaissais absolument rien à mon corps, rien à nos hormones. Rien du tout à la fertilité, au cycle, à la symptothermie, etc. Je ne faisais rien du tout. La seule chose que je connaissais, c'est un petit peu les températures. Parce qu'une de mes amies, pendant mon EVJF, m'avait parlé qu'elle suivait son cycle avec la température. Mais ça me paraissait assez nébuleux. Et ma meilleure amie suivait aussi son cycle. Ça avait marché pour elle parce qu'elle était enceinte. pendant notre mariage. Mais pareil, elle me donnait des petites infos, mais je ne comprenais pas trop bien ce que ça voulait dire. J'avais pris un thermomètre classique, donc forcément, on ne voit pas grand-chose. Je ne savais pas ce que c'était que la glaire, etc. Donc j'étais un peu perdue. Six mois se sont écoulés. J'ai pris rendez-vous chez une gynéco spécialisée en fertilité. Je ne savais pas à l'époque que ça voulait simplement dire une gynéco PMA. On va très clairement se le dire. et j'ai été très déçue d'ailleurs de... comprendre ça parce que je ne voulais pas de PMA. Ça a été un cauchemar ce rendez-vous. On est arrivés à deux. Elle nous a expédiés en cinq minutes. C'était un interrogatoire ultra sommaire, sans aucune émotion, sans aucune écoute, sans aucune attention. Et... Elle nous a assommé de questions, on avait à peine le temps de répondre. Et puis elle finit par nous donner une liste longue comme le bras d'examen à pratiquer. Et elle nous fait payer deux consultations parce que nous avons eu l'audace de venir à deux. C'est vrai que j'avais oublié qu'on pouvait tomber enceinte toute seule, lui comme moi apparemment. En tout cas c'était ce qu'elle avait l'air de penser. Et on finit par l'arrêter presque avant qu'elle se lève et qu'elle nous mette à la porte pour lui dire mais euh concrètement là c'est quoi la suite en fait ? Ah bah je peux pas savoir parce que vous avez pas fait les bilans mais bon on va partir sur une five, puis là elle commence à nous expliquer très succinctement que c'est qu'une five et puis voilà c'est tout, merci, bonne journée, la sortie c'est par là. Je suis sortie de là en pleurs, traumatisée de cette échange mais j'ai fait les examens donc hystérosalpingographie qui s'est révélée tout à fait normale quoique il y a des choses que je vais apprendre plus tard qu'on aurait dû comprendre dès cet examen là mais bon J'y reviendrai. On a fait les bilans sanguins. Évidemment, à ce moment-là, monsieur, enfin, monsieur, c'est pas contre lui, mais il avait absolument rien à faire. Tous les bilans ne concernaient que moi. Et puis, j'ai commencé à me renseigner. J'ai commencé à me questionner, à aller sur des forums, sur des blogs, à fouiller un petit peu Instagram à ce moment-là et à vraiment m'intéresser à l'asymptothermie et à suivre mon cycle. d'abord avec un thermomètre spécifique à double décimale, et puis... petit à petit à suivre avec ce qu'on appelle le temdrop, qui est un thermomètre qui prend la température au niveau de l'artère axiale, qui est juste sous l'aisselle du bras. Et je commence à comprendre le fonctionnement du corps, je commence à me former un petit peu par des petits ateliers, par-ci par-là. Je suis en formation d'herboristerie à ce moment-là, donc je commence aussi à apprendre toutes les choses qu'on peut comprendre du corps, le fonctionnement que ça a à l'intérieur, sans avoir d'idées précises. du corps de la femme et du cycle de la femme. Voilà, il commence à germer une idée en moi d'accompagner, de faire de la consultation et de me spécialiser autour de la femme parce que c'est ce que je vis au quotidien et je me forme aussi autour des hormones, etc. Enfin bref, tout ça m'amène à me questionner et à pousser ma connaissance De ce qui se passe à l'intérieur de nous, de ce qui se passe dans notre cycle, de comment ça fonctionne, etc. Deux ans après notre mariage, je tombe enceinte pour la première fois. Et je le sens tout de suite. Je le sens quelques jours après l'ovulation. Ça vibre en bas, ça vibre au niveau de mon bas-ventre, ça vibre au niveau de mon bas du dos, de mes lombaires. Je sens qu'il y a quelque chose de différent. et je le dis à... D'amis, j'en parle sur un groupe de femmes avec lesquelles on partage l'infertilité. Et puis voilà, le temps continue et en fait j'ai un ou deux jours de retard. Et puis finalement, les règles arrivent où en fait ce qui est un arrêt de grossesse très precoce, puisque je perds l'embryon, il ne s'accroche pas correctement, il s'en va. et je fais ma première... Fausse couche, mon premier arrêt de grossesse. Mais je suis pas déçue parce qu'en fait, je me dis ok, il s'est passé quelque chose, j'en suis convaincue. Donc c'est que ça marche, ça y est, ça fait deux ans qu'on essaye, ça fait deux ans qu'il se passe pas grand chose. Les examens sont bons, de tout ce qu'on a fait à ce moment-là. On est en infertilité inexpliquée, monsieur avait fait un spermogramme qui va bien. Enfin, y'a rien qui coince à part le fait qu'on n'arrive pas à tomber enceinte. Et là, enfin, je suis tombée enceinte. Comme je suis bien formée, que je commence à connaître un petit peu ce domaine-là, je sais que les arrêts de grossesse, ça arrive, et que donc ça fait partie malheureusement du lot de ce parcours. Donc je suis, malgré la tristesse de ne pas avoir réussi à garder ce bébé, je suis contente. Je sais pas quel terme employer, mais en tout cas, voilà, ça va bien dans ma tête. Et le cycle suivant se lance, et je retombe enceinte. J'ai le temps de faire un test positif. avec une ligne assez fine. On essaye de mettre en place avec la naturopathe qui me suit à ce moment-là, pas mal de plantes qui soutiennent la progestérone pour vraiment essayer de faire en sorte que ça tienne correctement. Mais pareil, au bout de 3-4 jours, ça s'écroule et mon cycle revient. Mais encore une fois, je suis positive, c'est pas grave, ça a marché deux fois, tout va bien, ça va bien se passer. Donc, Voilà, je reste avec cette énergie-là, les cycles s'enchaînent, plus grand-chose, il se passe plus grand-chose, je ne tombe pas enceinte, mais voilà, je vais bien. Et puis, six mois plus tard, on est début 2023, je retombe à nouveau enceinte, je le sens tout de suite, à nouveau, et à nouveau, arrêt de grossesse très précoce. Pareil, toujours très très vite, au bout des deux semaines de fin de phase luthéale. Ça tient un ou deux jours, puis pouf, ça s'écroule. Et là, c'est une autre paire de manches, parce que je sais que j'ai atteint le quota des trois arrêts de grossesse. Même s'ils sont précoces, ça fait quand même trois fois qu'un embryon se forme et ne tient pas. Et donc là, c'est la douche froide. Là, c'est très très dur psychologiquement pour moi. Je mets un mois à m'en remettre. Je vois mon corps aussi qui galère. Et je vais pas bien. Parce que je sais qu'à partir de 3, en France, c'est à ce moment-là qu'on fait des recherches, qu'on essaye de comprendre ce qui ne va pas. Et je suis terrorisée parce que je n'ai personne de confiance autour de moi pour m'aider à m'accompagner, à faire ces recherches-là, à faire des bilans et à essayer de comprendre ce qui peut bloquer, ce qui ne marche pas. J'en parle avec mon ostéopathe que je vois très régulièrement et qui me parle d'une gynéco dont elle n'a entendu que du bien. de part d'autres de ses patientes. Et donc je me dis ok, on va la voir. Pareil, on y va à deux avec mon conjoint, parce qu'encore une fois, pour nous c'est une évidence que c'est un parcours qui se fait à deux. Par contre, on lui dit très vite qu'on ne veut pas de PMA pour le moment. Ça fait deux ans et demi qu'on essaye, mais avec trois arrêts de grossesse. Donc pour moi, il n'y a pas... de... besoin de faire appel à la PMA puisque je tombe enceinte et que la PMA, c'est ce qu'elle peut garantir, de fabriquer des embryons. Mais au-delà de ça, la PMA ne peut pas garantir une accroche, elle ne peut pas garantir une nidation. Et donc, comme je suis déjà à ce stade-là, pour moi, la PMA ne peut pas m'apporter plus que ça. Elle ne l'entend pas. Ça a été un rendez-vous somme toute assez expéditif également, mais elle nous donne plus de bilans à faire, spécifiques arrêts de grossesse. Elle entend ça quand même. Et elle nous fait une lettre aussi pour rencontrer un professeur spécialisé dans les arrêts de grossesse, à répétition, sur Paris. Et donc on fait les examens, je fais une hyphosie pour vérifier la cavité utérine. Mon conjoint refait un spermogramme, qui est toujours bon. Et on fait aussi des karyotypes, Donc, ils sont des examens au niveau... génétique pour vérifier qu'on n'a pas de malformations génétiques qui pourraient empêcher et expliquer ces arrêts de grossesse à répétition. Et tout revient normal, évidemment, comme toujours. Et pendant l'iphosie, cette femme me dit, alors que j'avais bien précisé qu'on ne voulait pas de PMA, elle m'explique pendant l'examen que voilà comment ça se passerait si on... on ne sait même pas si, c'est quand on fera la FIV. par où elle passera, ce qu'on verra, etc. Et je n'aime pas du tout ce qu'elle me dit parce que pour moi, je ne me sens pas entendue, je ne me sens pas écoutée, je ne me sens pas accompagnée et donc je ne la revois plus. On décide de ne plus faire appel à elle du tout et on n'a pas pris rendez-vous non plus avec le spécialiste parce que je ne sais pas, j'ai envie d'attendre encore un peu ma connaissance du corps, de mon corps. Du corps de la femme, du fonctionnement du corps de la femme augmente de plus en plus, je me forme de plus en plus, de manière de plus en plus approfondie aussi. Et donc entre temps j'ai fait un travail sur une candidose que j'avais depuis des années, que je règle. Je régule aussi une fatigue chronique et une fatigue surrénalienne que j'avais depuis mon burn-out. Et donc ça, ça me prend du temps. et j'ai espoir qu'une fois que j'aurai fait ces changements dans mon corps et que je serai « poignée » , ça marchera. Donc je continue, les mois passent. Et puis mon conjoint aussi accepte de faire enfin, après des années à le tanner, de faire un test de somnolence et de vérifier son sommeil et de vérifier qu'il ne fait pas d'apnée. Il cède et on découvre qu'il fait. de l'apnée du sommeil à une très très très très haute gravité, puisqu'il est, pour celle à qui ça parle, il est à 83 apnées par minute, qui durent entre 30 secondes et une minute, donc je vous laisse faire le calcul, il ne respirait pas beaucoup. Donc clairement, à nouveau, je suis convaincue que une fois qu'on va régler ça, parce qu'il se retrouve appareillé, ça va aller. Moi mon corps va bien, mon cycle va bien, maintenant ça y est, lui ça va aussi, donc Je suis convaincue que ça va avoir un impact positif sur notre fertilité. Puisque de toute façon, nous sommes en infertilité inexpliquée depuis le début, il n'y a pas de raison que ça ne marche pas. Et on règle chacun les problèmes un à un, donc ça va aller pour le mieux. J'apprends également à cette même période mon endométriose. Je la découvre de manière tout à fait fortuite en allant... faire une visite de contrôle chez une nouvelle sage-femme que je ne connais pas, et je lui parle de mes douleurs de cycle classique, et elle me dit mais c'est quand même assez fort, ça a l'air quand même assez intense, ce serait bien de faire une IRM pour vérifier que tout va bien. Et c'est à la suite de cette IRM que je suis diagnostiquée avec de l'endométriose profonde, une partie sur l'ovaire droit, une partie sur les ligaments utérosacrés, et une partie au niveau au-dessus du rectum. Mais voilà, je sais ce que je fais, j'accompagne mon corps au maximum et au naturel. J'accompagne aussi mon conjoint par rapport à l'apnée du sommeil, je le soutiens, etc. Et donc voilà, on laisse encore passer plusieurs mois parce que je suis sereine, je me dis que ça va revenir. Et entre temps, parce que j'ai passé un peu vite, mais j'ai refait trois autres arrêts de grossesse, précoces toujours, toujours précoces. mais Ils passent différemment chacun, mais sans être aussi violents mentalement que le troisième. Et puis, au cours de mes formations, je parle un peu de mon parcours. Et j'ai une de mes collègues qui me parle d'une médecin en particulier. Mais je tarde un peu à prendre rendez-vous, et puis au bout d'un an à nouveau, où ça fait un an que mon conjoint a son appareil, que voilà, l'apnée du sommeil n'est plus, il a retrouvé énormément d'énergie, il dort mieux dans son corps, dans sa tête, etc. Et que bah, ça fait aussi quasiment... ouais, 6-8 mois que je suis pas retombée enceinte, même presque quasiment un an je crois. Je me dis que voilà, ça commence à faire long, ça fait 5 ans qu'on essaye. Je commence à me faire à l'idée que mon conjoint, il a eu 40 ans. Lui, ça commence à le peser aussi. Parce que là, je passe et que ça fait 5 ans qu'on essaye, ça fait 7 ans qu'on se connaît, qu'on a envie de ce bébé. Donc voilà, c'est lourd au quotidien de voir que ça ne marche pas. Le plus lourd, c'est surtout de voir les personnes qui se sont lancées dans ce parcours après nous et qui... pour qui ça aboutit, qui ont un voire plusieurs enfants, de se rendre compte que les enfants qu'on a vu grandir autour de nous, ils auraient pu avoir des copains avec qui jouer si nous aussi on était tombés enceintes au moment où on s'était lancés. Et que le temps passe et je me dis il serait peut-être temps de mettre mon orgueil de praticienne de côté et d'aller plus loin, d'expérimenter. Donc je prends rendez-vous chez ce médecin. à reculons parce que je vous ai épargné certains rendez-vous, mais c'est la quatrième que je vois. Et les trois premières, autant vous dire que c'était pas joli, la manière dont j'ai été reçue. Et donc j'ai, en plus, de par mon métier et les récits que j'entends régulièrement de professionnels de santé qui ne sont pas du tout à l'écoute, qui ne sont pas du tout attentifs, qui sont pour certains même maltraitants et malveillants, je suis très réfractaire et très stressée de ce rendez-vous. Et heureusement pour moi, c'est pas la troisième et la quatrième qui est la bonne, puisque je rencontre une femme qui est tout ce que j'attendais. Elle écoute, bienveillante, qui ne me regarde pas de haut parce que je sais de quoi je parle, qui entend ce que j'ai à lui dire, qui répond à toutes mes questions sans me juger, sans me dire que c'est elle qui a fait dix ans d'études et pas moi et que donc c'est elle qui sait mieux que moi, qui entend en fait notre désir de ne pas avoir de PMA et qui ne me remet pas du tout en question. et ça fait du bien. Elle pratique une palpation, je vous en avais déjà parlé dans un autre épisode, elle pratique une palpation à mon conjoint, chose qu'il n'avait jamais eue et que j'entends très rarement aussi quand mes clientes ont des rendez-vous avec des gynécos spécialisés en fertilité, ce qui est quand même bien dommage. Et elle nous donne des bilans à faire pour aller un peu plus loin, pour vérifier certaines choses qui n'avaient pas été faites et en regardant mes clichés Merci. de l'hystérosalpingographie, qui est donc un examen qui permet de vérifier la perméabilité des trompes, elle me dit qu'en fait, on voit les adhérences dues à mon endométriose sur ce cliché. Alors qu'il faut savoir que j'ai fait cet examen d'hystérosalpingographie deux ans avant de me faire diagnostiquer de mon endométriose. Et qu'à ce moment-là, on ne m'a jamais dit que ce serait bien d'aller vérifier ce qu'il se passe dans ma cavité utérine et de vérifier qu'il n'y a pas d'endométriose. On ne m'a jamais parlé d'adhérence. On ne m'a dit juste « Vous inquiétez pas madame, vos trompes sont perméables, tout va bien, vous serez enceinte dans trois mois. » Merci, bonne journée, au revoir. Donc, petit coup dans la carotide là, de découvrir qu'en fait on aurait pu découvrir mon endométriose bien avant. Mais bon, j'ai en face de moi une femme qui a l'écoute, qui entend, qui comprend notre besoin, et qui aussi remet notre pouvoir de décision au centre. C'est-à-dire que ce n'est pas un médecin qui nous dit « Bon bah vous devez faire ça, vous c'est ça la solution. » Merci, au revoir, donnez votre carte et on va vous prendre plein d'argent parce qu'on va faire plein d'examens et plein de tentatives de PMA et de protocoles, etc. Du coup, ça me fait du bien d'entendre ça et de me sentir valorisée par rapport à ma place, par rapport à mes connaissances et aussi par rapport à mes choix. Je dis beaucoup mais parce que c'est moi qui parle, mais il faut savoir que la décision de ne pas aller en PMA depuis le début... elle est conjointe avec mon mari. On en a toujours parlé, on a toujours été honnêtes entre nous à ce sujet et ça a toujours été d'un commun accord. Donc ça fait du bien de se retrouver au centre de ses décisions et de ne pas être forcée d'aller sur un chemin qu'on ne veut pas et d'être entendue par rapport à nos choix. Par contre, elle parle d'envisager l'opération pour enlever les cellules endométriosiques. Et ça, moi, c'est quelque chose que j'ai très peur. Je lui en fais part. elle dit ok, on se met d'accord sur le fait qu'on va d'abord faire tous les examens qu'elle nous a recommandés, lui comme moi, et qu'ensuite on verra à ce moment-là la suite des résultats. Quelques mois se passent parce que ça prend plus de temps que prévu de faire tous les examens, moi c'est assez rapide, mais mon conjoint c'est plus compliqué de trouver des rendez-vous, de par son planning et puis aussi parce qu'il en a plusieurs et qu'en fait c'est un bazar, il faut d'abord faire le spermogramme et en fait certains environnement ils veulent pas faire il avait aussi une échographie des testicules à faire et il voulait pas faire d'échographie malgré l'ordonnance qu'il avait si le spermogramme n'était pas mauvais donc ça a été compliqué trouver des réponses et trouver comment on pouvait faire dans quel ordre on pouvait faire tous les examens ce qu'il avait aussi des bilans sanguins à faire et tester la fragmentation de son adn donc bref ça nous a pris six mois à à faire tout ça. Et puis, on revient la voir, on lui montre tous les bilans. Elle nous dit que tout va bien, moi entre temps j'ai refait un arrêt de grossesse précoce. Et elle reparle de l'opération de l'endométriose. On n'a pas pu faire d'échographie parce que le spermogramme de mon conjoint est bon et que par chez nous, il refuse de faire d'échographie sans mauvais spermogramme. Donc elle nous donne un contact dans le bureau d'à côté de chez elle pour pouvoir faire... les échographies de testicules de mon conjoint. Et elle nous dit que, en fait, s'il y a bien une varicocelle de son côté, l'idéal, ce serait que lui se fasse opérer de cette varicocelle, parce que ça va impacter forcément la qualité de ses spermatozoïdes. Donc, pour qu'il en refasse des bons qui n'ont pas été impactés par cette varicocelle, puisque la varicocelle, ça déclenche de la chaleur, donc forcément, ça peut avoir un impact sur la bonne qualité. morphologie, énergie, etc. des varicocèles, eh bien, il faut attendre au moins deux mois avant d'avoir une fertilité optimisée. Sauf que moi, l'opération de l'endométriose, ma fertilité, elle va être, entre guillemets, optimale tout de suite après l'opération. Moyennant de digérer un petit peu le post-opératoire, au-delà de ça, ça va aller assez vite. J'ai pas besoin d'attendre un certain laps de temps avant de retrouver une fertilité bonne. Donc elle nous explique que ce serait bien qu'on commence par son opération à lui, qu'on attende ces deux mois, qu'on calme mon opération à moi, pour qu'au moment où moi je sorte entre guillemets de l'opération, et bien notre fertilité de couple est optimisée, est à son pic, et que le timing soit optimum. Moi je suis toujours un petit peu réfractaire. À cette opération, j'ai peur du post-op. J'ai bien conscience qu'à partir du moment où on ouvre, eh bien souvent, on découvre plus que ce qu'on avait vraiment vu sur les imageries. C'est quand même assez fréquent. J'ai peur aussi des adhérences que ça va engendrer en plus par rapport à l'opération. Donc voilà, j'ai plein de doutes, plein de questions. Je comprends ce qu'elle veut faire. Je trouve ça cohérent. Elle nous répète aussi que... C'est parce qu'on ne veut pas de PMA qu'on parle là-dessus. Donc je lui demande, qu'est-ce que ce serait si on n'était pas de cet avis-là ? Ce serait quoi sa recommandation ? Et elle me parle d'une FIV, parce que j'ai de l'endométriose, donc c'est une maladie inflammatoire et hormonale. Donc l'idée d'une FIV, c'est aussi de limiter les hormones. Ça correspond aussi à notre envie de ne pas en avoir beaucoup. Et que même par rapport à la FIV, en vrai, l'opération de l'endométriose, elle est importante à faire. Donc... À la fin de cet entretien-là, elle nous recommande de visiter son collègue échographe pour vérifier qu'il y a ou non une varicocelle du côté de mon mari et de rencontrer le chirurgien qui est aussi dans son même cabinet pour voir avec lui, poser toutes mes questions, avoir un échange et avancer sans forcément prendre de décision parce qu'encore une fois, elle nous remet vraiment au centre des choix qu'on peut faire. nous exposer toutes les données pour qu'on puisse prendre une décision éclairée. Donc, on sort de là et on revient quelques semaines plus tard pour faire la rencontre avec le chirurgien d'abord, qui est un rendez-vous très lourd émotionnellement parce que je suis très très stressée. Je ne sais pas comment va se passer. J'ai confiance en ma médecin, mais je ne sais pas si c'était elle qui était une extra... « terrestre » , entre guillemets, et que c'était elle l'exception, et qu'en fait tous les autres sont nuls, et que du coup je vais pas être écoutée à nouveau, je vais pas être entendue, il va me forcer la main, etc. Puis j'ai très peur quand même de l'opération, c'est une anesthésie générale, etc. Bref, je suis terrorisée, donc avant même de rentrer dans le bureau, j'ai les larmes au bord des yeux, et j'essaye de refouler mes émotions. Pendant quasiment toute la durée de l'entretien. Sauf qu'à nouveau, je suis en face d'un homme qui est bienveillant, qui a l'écoute, qui entend ce que je lui dis, qui comprend vite que je connais bien mon sujet, que je sais de quoi je parle, qui donc partage son niveau de connaissance avec moi et a des propos très très enveloppants par rapport à... à notre parcours, par rapport à mes doutes, mes peurs, etc. Ça me fait beaucoup de bien d'entendre tout ça. Et il a cette phrase qui a été à la fois choquante et à la fois qui m'a un peu remis une claque pour me réveiller un petit peu. Parce qu'il me dit, il nous pose la question de pourquoi on ne veut pas de PM1. Et donc je lui dis ce que je vous ai dit tout à l'heure. que, en fait, voilà, moi je sais comment ça se passe l'APMA, je vois ce que ça fait sur le corps, et qu'aujourd'hui, j'arrive à tomber enceinte. Donc, l'APMA ne peut pas m'apporter cette garantie-là, puisque moi, j'y arrive, et que ce qu'elle ne peut pas garantir, c'est ce que moi, j'aurais besoin d'avoir, qui est une accroche, une idation, et un bébé qui tient, quoi. Et là, il me dit, d'accord, vous avez raison. Cependant, si on prend un pas de côté, vous êtes tombé enceinte 7 fois en 5 ans et demi. Ça fait un peu plus d'une grossesse par an. On ne peut pas dire que votre fertilité, elle est optimale. Parce que si ça avait été le cas, vous seriez tombé enceinte bien plus de fois. Et là, ça fait un peu mal. Ça fait un peu mal et en même temps, je suis capable de recevoir cette information-là. Je sais que s'il me l'avait dit deux ans auparavant, je serais sortie de là en trombe, complètement fermée à tout ce qu'il aurait pu dire après. Parce que j'aurais pas été capable d'entendre cette donnée-là. Pourtant, c'est factuel et il ne l'a pas dit pour me blesser. Ça n'a pas été fait dans un sens malveillant, mais bien plus pour, voilà, faire comprendre factuellement. Ça fait plus de cinq ans que vous essayez. Vous êtes tombé enceinte cette fois. Mais du coup, ça fait à peine une grossesse par an. C'est pas optimal en fait ça. Alors on pourrait discuter qu'il y a un moment où j'étais pas bien, il y a un moment où j'avais ma santé qui était pas au top et tout, et clairement je sais que ça joue. Mais il y a eu plein de moments où je me sentais bien, il y a eu plein de moments où mon cycle allait bien, il y a eu plein de moments où j'étais apte, j'étais prête et ça ne marchait pas. Donc voilà, ça m'a fait réfléchir. J'ai eu besoin de temps pour digérer un petit peu la nouvelle, on va pas se le cacher. Mais en fait, ça va faire six ans qu'on essaye. Il est temps, j'ai fait tout ce que je pouvais. J'ai soutenu mon corps, accompagné mon corps et celui de mon conjoint du mieux que j'ai pu. Et là, j'arrive à un point où... il ne me reste entre guillemets plus grand chose à faire. On ne peut pas avoir un cycle parfait, ce n'est pas ce que je cherche non plus. J'ai une maladie qui s'appelle l'endométriose qui a un impact, mais je suis convaincue que ce n'est pas 100% et le chirurgien était bien d'accord avec moi. Ça ne peut pas être l'excuse de tout, il y a d'autres choses, mais elle est quand même là, cette endométriose. Et surtout qu'en discutant avec lui, il comprend qu'elle a un impact quand même sur mon quotidien. Elle ne m'empêche pas de vivre, mais elle me fait mal régulièrement, elle me fatigue beaucoup. Et forcément, même si elle n'a pas un impact flagrant aux yeux de ce qu'on peut regarder dans les bilans sanguins, etc., il y a forcément quelque chose qui... Elle agit forcément sur mon corps. Et en fait, il a cette image-là qui est très intéressante, je trouve, qui explique que c'est un peu comme si elle émettait un brouillard, finalement. Et que du coup, mes organes, mes ovaires, mon utérus, mes hormones ont peut-être du mal à communiquer correctement à cause de ce brouillard-là. Et que si on enlevait ce brouillard-là, ça favoriserait les choses. Alors, on n'est pas sûr à 100%. je ne fais pas partie des femmes qui euh... ont une endométriose énormément élevée. Il y en a qui ont bien pire que moi, mais j'en ai. J'en ai suffisamment pour que ce soit un sujet et qu'on envisage l'opération. Et par rapport à tout ce que je vous ai raconté jusque-là, il y a quand même un impact sur ma fertilité. Et que c'est l'une des seules choses sur lesquelles on peut agir avant d'envisager une five. Et de voir si c'est vraiment ça. En fait, il ne nous reste entre guillemets que ça sur lequel agir, même si je la contrôle très bien au naturel et au quotidien. J'arrive à la gérer. Ça ne veut pas dire que je la fais disparaître. Donc, clairement, peut-être que de l'enlever, ça va changer les choses. Donc, j'envisage l'opération. On voit l'échographe pour mon conjoint. qui découvre en effet une petite varicocelle, mais qui nous dit que compte tenu des résultats de spermogramme, il n'est pas convaincu qu'elle impacte forcément la fertilité. Et donc il finit par nous dire, moi ma recommandation j'en ai pas, parce que autant on sait quand il y a un spermogramme de mauvaise qualité, à quel point ça peut vraiment changer la donne d'enlever les varicocelles, Autant quand... les spermogrammes ne sont pas impactés, on ne peut pas savoir si ça va apporter une amélioration ou non. Donc lui nous laisse libres de notre choix. Et voilà, on est à aujourd'hui. Aujourd'hui ou dans quelques jours, je vais avoir rendez-vous avec ma médecin pour faire le point sur ces rendez-vous. voir ce qu'elle en pense de ce qu'on a échangé avec le chirurgien, l'échographiste, voir le timing. Avec mon mari, on est plus dans l'idée que de faire ce qu'on avait abordé avec ma médecin il y a quelques mois, c'est-à-dire faire l'embolisation, donc enlever sa varicocelle. Parce que même si elle peut ne pas avoir d'impact, en fait, quitte à ce que moi je me fasse opérer, autant qu'on fasse tout d'un coup. Et donc si ça se goupille bien, il se fait opérer d'ici l'été et mois à la rentrée. Et on arrive à avoir une fertilité optimisée au moment fin d'année, peut-être début 2027. Voilà. Je sais pas dans quel état je suis. En fait, tout le monde me dit que c'est une super nouvelle, que c'est la bonne chose à faire, etc. Et j'en ai pleinement conscience. Mais ça n'enlève pas la peur que j'ai de me faire opérer, ça n'enlève pas la peur que j'ai de découvrir qu'il y a plus de lésions que ce qu'on pensait, que ce qu'on avait vu à l'IRM. Ça n'enlève pas le deuil à faire. d'une grossesse simple, fluide et naturelle, même si se faire opérer de l'endométriose n'enlève rien aux essais naturels. Mais je sais que ma médecin veut qu'on soutienne un petit peu au niveau des hormones après l'opération de l'endométriose. Il y a encore plein de choses en suspens, plein de questionnements et à la fois... Je sais qu'on a enfin trouvé des professionnels de santé autour de nous qui nous veulent du bien, qui nous écoutent, qui entendent nos besoins et qui respectent notre avis. Et du coup, ça, ça change beaucoup. Je sais aussi que... Je pense que ce sera l'objet d'un autre épisode de podcast. Mais avec mon mari, on s'est beaucoup retrouvés aussi au niveau de notre libido, de notre rapport à nos relations sexuelles. On a retrouvé un peu un second souffle qui fait beaucoup de bien. Donc forcément, il y a toujours aussi cet espoir de... D'un bébé sous la couette, d'un bébé simple. Même si, au fond de moi, je pense qu'il arrivera certainement après l'opération. Et voilà. Je ne sais pas quoi vous dire plus. Mais aujourd'hui, j'avais envie de le poser. En fait, j'avais envie de le partager. J'en avais besoin, je crois, de refaire un peu toute l'histoire. à voir où ça nous mène. Voilà. J'espère que cet épisode vous a plu, malgré une fin qui nous laisse un peu sur notre faim, c'est le cas de le dire. J'espère que dans quelques mois, je pourrai apporter un petit edit à cet épisode et vous annoncer la bonne nouvelle. En tout cas, je vais peut-être finir là-dessus d'ailleurs, parce que je n'en ai pas beaucoup parlé, mais je ne regrette pas notre parcours. Je ne regrette pas de... pas avoir été en PMA jusqu'à maintenant. Je pense que je suis plus proche d'y aller que je ne l'ai jamais été, ça c'est sûr, parce que je l'envisage très sérieusement si dans quelques mois après l'opération, rien ne se passe. Mais voilà, j'avais besoin de tout ce temps-là pour processer, j'avais besoin de tout ce temps-là pour aussi m'accorder du temps, faire plein de choses dans ma vie personnelle, travailler mon corps aussi. J'ai... clairement, pleinement conscience que je suis au summum de ma santé actuelle. Et donc, c'est le meilleur moment pour me faire opérer l'endométriose parce que je ne suis pas au bout et mon corps est prêt à faire face à tout ça. J'ai eu besoin de toutes ces années pour avancer, pour prendre de l'expérience, pour aussi... parce que mine de rien, ça me nourrit en tant que naturopathe. Donc... Donc voilà, je vais pas tergiverser beaucoup plus, j'ai pas grand chose à ajouter, mais je trouvais que c'était important de le dire. Évidemment, mon histoire, c'est pas du tout pour... pour dénigrer les femmes qui ont choisi de partir en PMA, loin de là. Là, c'était mon histoire à moi, c'était mes propres choix que je vous partage, qui ne tiennent qu'à moi. Et ça ne veut pas dire que quand j'accompagne des femmes qui sont en PMA, ma recommandation, c'est de laisser tomber la PMA et d'aller sur le chemin que j'ai choisi. Ce n'est pas vrai, on n'en est pas toutes capables. On a toutes nos propres envies, nos propres besoins. On est toutes différentes. Et je sais bien que certaines ne pourraient pas vivre le parcours que moi j'ai eu, comme moi je ne pourrais pas vivre le parcours que certaines ont eu. Donc voilà, c'est des choix très très personnels, mais ça nous appartient. Voilà, j'espère que cet épisode vous a plu. N'hésitez pas à le noter 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée ou à le partager à une amie qui aurait besoin d'entendre mon récit. Et puis... On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. D'ici là, prenez soin de vous et à très vite.