Speaker #0Et bienvenue dans Confidence Fertile. Je suis Marion Jung et ici on parle vrai. On parle de ce désir d'enfant qui brûle, de ce corps qu'on ne comprend pas toujours et de ce cycle qu'on aimerait apprivoiser. Mais aussi de tout ce que ça remue à l'intérieur de nous. Ce podcast, c'est un espace pour déposer ce qu'on vit quand on traverse l'infertilité. Parfois, je vous partage mon propre chemin, ma propre expérience en tant que femme qui vit elle aussi l'infertilité, mais aussi avec mon regard de naturopathe fonctionnelle pour vous partager mes clés de croissance. de compréhension sur ce qu'il se passe dans notre corps. Et parfois, ce sont d'autres femmes qui viennent confier leur histoire. Dans tous les cas, l'idée reste la même, briser le silence, mettre des mots sur ce qui est souvent tu, et surtout, se sentir moins seule dans ce parcours. Si ce podcast vous plaît, je vous invite à le partager autour de vous et à le soutenir en laissant 5 étoiles. Bonne écoute ! Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Confidence Fertile. Aujourd'hui, enfin l'épisode de cette semaine et de la semaine prochaine vont être un petit peu spéciaux parce qu'ils vont fonctionner un peu en tandem. Je vois ça depuis plus de quasiment, ça va faire 4 ans que je pratique aujourd'hui, qu'en S&BB, et je l'ai vu aussi chez moi, on va pas se le cacher, quand l'été arrive, on a un petit peu deux mindsets qui se confrontent entre gros guillemets on va dire. C'est le mindset de j'ai envie de continuer à faire les choses dans ma routine, dans mon travail, de continuer d'être actrice dans mon projet et ses bébés, mais tout en laissant un peu la place au quotidien, peut-être aussi aux vacances. Et donc, il y a plein de questions qui se bousculent de qu'est-ce qu'on garde, qu'est-ce qu'on enlève, comment on part en vacances, comment on va faire pour continuer certaines choses, etc. Et puis... l'autre team qui est celle qui en a un peu ras le pompon, qui veut souffler, pour celles qui sont en PMA, qui veut profiter de la pause estivale de leur clinique pour justement se laisser vivre, se laisser porter et faire un petit break de toutes les exigences, de toute la charge mentale, etc. Donc, j'avais envie de vous faire un épisode pour chacune de ces ressentis que vous pourriez avoir. Donc vous pouvez tout à fait écouter les deux ou écouter que celui qui vous intéresse si vous le souhaitez. En tout cas aujourd'hui on va commencer par celles qui veulent souffler, celles qui veulent faire une petite pause, qui pensent que voilà l'été est propice à se laisser un petit peu porter par les beaux jours, par le temps, le soleil, le rythme qui est un peu plus doux aussi peut-être. par plein de... tout un tas de contextes sociétals et puis émotionnels, aussi on va pas se le cacher, qui nous donnent envie de ralentir un petit peu. En fait, là ça va pas être un épisode ultra concret comme j'ai l'habitude de vous faire, ça va pas être un épisode avec plein de conseils, avec quoi mettre en place, etc. Ça va plus être un épisode pour vous donner la permission de lâcher prise. Alors je sais que c'est un peu particulier de dire ça comme ça, et... C'est pas vous donner la permission en vous disant je vous autorise à, sous prétexte que je suis une pro de santé et que je connais plein de choses et que voilà, sans cette autorisation-là, vous n'auriez pas le droit de faire quoi que ce soit. C'est pas du tout ça. Loin de moi cette idée. Et loin de moi cette idée aussi de véhiculer le fait que vous devez demander la permission à quiconque de faire quoi que ce soit qui vous fait du bien. Vraiment, c'est pas du tout ça le sujet. Mais c'est plutôt de vous rassurer. En fait, de vous rassurer sur qu'est-ce que ça va faire à votre corps si vous lâchez la grappe pendant deux mois. Qu'est-ce que ça va faire à votre fertilité si vous laissez vivre. Et je pense que c'est un épisode que je tourne dans un contexte d'été, mais qu'en vrai, on peut appliquer à n'importe quel moment dans le parcours quand on en ressent le besoin. Je pense que c'est un épisode que j'aurais aimé entendre dans les moments où j'avais envie de tout lâcher et de me laisser vivre. c'est un épisode aussi qui concentre un petit peu souvent le discours que je tiens et les conseils que je donne à mes clientes qui me parlent de cette envie et de ce besoin profond de se lâcher la grappe. Et donc je me suis dit que ça pouvait être le bon moment de vous faire ce petit épisode un peu de bienveillance et d'écoute de soi. Si ça peut vous aider à enlever la culpabilité et à vivre les choses de manière plus douce et à profiter vraiment de ce moment de pause que vous avez envie de vous octroyer, eh bien tant mieux, c'est que l'objectif aura été atteint. Je trouve qu'avant de se lancer dans tout un tas de débats, d'émotions, etc., de plein de choses, la première chose que j'ai envie de dire et que je dis tout le temps à mes clientes, c'est Vous avez le droit d'être fatigué, vous avez le droit d'avoir envie de faire une pause, vous avez le droit d'avoir envie de décrocher de ce marathon qu'on court inlassablement et de vous arrêter pour soit vous arrêter complètement, soit juste revenir à un rythme plus doux de marcher. Parce qu'en fait c'est important, je trouve, et ça je le répète assez souvent, c'est... Il faut savoir écouter ce qu'on ressent à l'intérieur de nous et être capable d'entendre les signaux faibles qui nous disent que là, on en a un peu ras la casquette et qu'on a besoin de souffler un petit peu, de se lâcher la grappe, de se laisser porter et d'arrêter de contrôler ou de tout maîtriser. Dans un parcours de fertilité, dans un contexte d'avoir un enfant, qu'il soit au naturel... ou médicalisées, ça reste une charge mentale qui n'est pas négligeable. Ça reste une charge qui est physique, en fonction soit des compléments de ce qu'il se passe dans notre corps, de si on a de l'endométriose, si on a du SOPK, si on a des règles qui sont irrégulières ou tout un tas de symptômes qui nous font... qui sont lourds en fait au quotidien. Mais ça reste aussi une charge hormonale, ça reste une charge mentale. de gestion, du planning, des rendez-vous, de ce qui doit être fait après, de la suite à donner, etc. Et tout ça, ça ajoute aussi une charge émotionnelle. Et donc ça crée une attention permanente autour de notre cycle, autour de notre corps, autour de nos symptômes. et ça crée une pesanteur et une quantité d'informations à... intégrer, de gestes à ne pas oublier, de rendez-vous à Calais, de plantes à prendre, de compléments à avaler, de piqûres à aller chercher à la pharmacie, etc. Et en fait, malheureusement, à un certain moment, on en oublie presque qu'on est aussi une femme, une amie, une amante, et une personne à part entière, et que même si le projet nous tient profondément à cœur, parfois on a un peu tendance à s'oublier aussi. C'est pas parce qu'on pense à notre corps et qu'on pense à notre fertilité qu'on pense forcément à nous. Parfois on le prend comme un projet juste extérieur pour que ce soit plus facile à gérer, mais qui n'est pas vraiment raccroché à nous et qui ne prend pas forcément en compte nos besoins, notre énergie, notre capacité, etc. Parce qu'il y a plein de choses qui viennent peser dans la balance, le temps qui passe, l'âge qui défile, les problématiques de santé. les contraintes et tout un tas de choses aussi, que ce soit chez nous ou chez notre moitié. Et donc, ça vient rajouter beaucoup de petits poids sur la balance qui finissent par peser assez lourd. Et donc, si là, à force de m'entendre déblatérer sur tout ça, vous vous dites non mais j'en peux plus en fait, c'est vrai, j'en ai marre, je suis fatiguée de gérer tout ça et j'ai envie de poser mes valises, et bien je pense que c'est important de vous écouter Et c'est important d'entendre que vous en avez aussi besoin. Et que c'est pas parce que vous allez vous octroyer cette pause que, eh bien, votre projet fertilité va forcément reculer ou que vous allez passer à côté d'opportunités de tomber enceinte ou d'opportunités de changer les choses ou d'améliorer les choses ou quoi ou qu'est-ce. Je vais parler un petit peu biologie parce que vous me connaissez, je suis passionnée par le corps et que, ben, quand même... Un projet bébé, ça se passe aussi d'une manière très physiologique. Et en fait, j'ai aussi envie de vous apporter cette notion que faire une pause dans votre parcours, c'est aussi donner l'opportunité à votre corps de remettre les choses à l'équilibre, de lui donner de l'espace, de lui permettre de se reposer vraiment. Pas juste physiquement, mais aussi mentalement, mais aussi émotionnellement, de faire redescendre un petit peu cette jauge peut-être d'hypervigilance dans laquelle on était jusqu'à présent, et d'apaiser aussi. ce qu'il se passe à l'intérieur de nous. Alors ça veut pas dire que c'est forcément la bonne chose, et tout ce que je vais vous expliquer là dans la physiologie de comment ça fonctionne à l'intérieur de nous n'est pas vérité vraie, ça veut pas dire que parce que vous allez faire une pause ça va forcément marcher, ou parce que vous allez faire une pause vous allez forcément en avoir besoin et que ça va être bénéfique pour votre corps. C'est plus des généralités, de la théorie de ce qu'on connaît, mais ça ne marche pas toujours. et j'ai j'ai envie que vous entendiez ce petit warning aussi. Ce n'est pas une solution magique et ce n'est pas une solution qui marche à tous les coups. Et donc, c'est aussi de recadrer un petit peu ce qu'on entend souvent quand on essaye d'avoir un enfant et quand on en parle autour de nous, auprès de nos familles, de nos amis, de nos proches. L'âge pris, il essayera mieux. Ça peut être vrai et c'est ce qu'on va voir parce que physiologiquement, ça peut apporter plein de choses, mais ce n'est pas toujours le cas. Déculpabilisez-vous aussi. Si vous écoutez cet épisode par pur plaisir d'entendre ma voix et curiosité sur ce que je peux vous dire, mais que ça ne résonne pas en vous, c'est tout à fait OK. Et on verra la semaine prochaine qu'est-ce qu'on peut mettre en place, qu'est-ce qu'on peut garder, qu'est-ce qu'on peut faire pour continuer, mais peut-être s'octroyer à un rythme plus doux et un peu plus vivable par rapport à cette période qui est un peu la période où on a envie de... profiter du beau temps, de sortir, etc. Mais on verra ça la semaine prochaine. Si j'en reviens à ce qui se passe physiologiquement quand on se repose, eh bien, il y a l'axe très important qui vient piloter notre cycle, qui est l'axe hypothalamohypophyzaire, qui est extraordinairement sensible à l'environnement dans lequel il baigne au quotidien. Et cet environnement-là, c'est notre environnement de travail. Notre environnement personnel, notre environnement familial, notre environnement de couple, notre environnement amical, etc. Et en fait, quand cet environnement se calme, en tout cas quand on s'octroie un petit peu, un rythme plus doux, de s'écouter un peu plus, d'être attentive à ses signaux faibles, eh bien ça peut permettre aussi au corps de retrouver sa propre fluidité. Parce que... d'être en hyper-vigilance. Alors, sans parler vraiment de ce côté cortisol haut, cortisol bas, il faut remonter et tout, parce que tout n'est pas qu'une affaire de cortisol. Et cette simple hormone qu'on appelle de manière très réductrice l'hormone du stress, elle ne fait pas que ça, et elle n'est pas responsable de tous nos mots non plus. En fait, dans le côté stress, il y a un côté qui est Beaucoup plus important qui est de retrouver une bonne balance entre les ressources qu'on apporte à notre corps et ce qu'on lui demande de faire. Et souvent, ce déséquilibre-là, il peut être rééquilibré, il peut être réadapté avec peu de choses et peut-être avec une pause si c'est ce que vous ressentez. santé. Parce que quand il n'y a pas assez de ressources pour que... notre corps puisse utiliser notre énergie produite. Et en fait, de vous apporter cette pause, ça vous permet peut-être, et encore une fois, ce ne sont que des suppositions et que des généralités. Donc il faut aussi le remettre dans votre contexte et comme je vous disais sur l'épisode de la semaine dernière, reprendre, prendre les choses qui vous font du bien, garder ce que vous avez envie de garder. Et c'est pas grave si vous ne faites pas tout non plus. Mais avoir un meilleur sommeil, parce que l'hypervigilance diminue, donc ça veut dire que on est plus calme, on dort mieux, et donc on se régénère mieux, on sécrète une grande partie de nos hormones de croissance folliculaire pendant la nuit, grâce à la mélatoline. Donc c'est important aussi d'avoir un bon sommeil, et peut-être que ce moment où vous octroyez cette pause va vous permettre de retrouver un bon sommeil, et calmer aussi cette charge mentale dont on parlait tout à l'heure, qui peut permettre de faire du bien à nos hormones qui orchestrent notre cycle, la FSH, la LH, les oestrogènes, la progestérone, qui auront peut-être l'opportunité à ce moment-là de s'exprimer dans un terrain qui est plus propice à tout ça. En tout cas, je ne vous dis pas que faire une pause est la recette miracle, mais que le corps est constamment en train de travailler. Et peut-être aussi, je vous dis souvent qu'on ne peut pas prendre les plantes et les compléments sur du long terme. En tout cas, pas à tous. Et qu'on a forcément besoin de pauses un petit peu thérapeutiques pour laisser au corps aussi le temps de s'adapter, de voir s'il a toujours besoin de ces soutiens-là ou si au final l'équilibre est revenu et de lui permettre aussi... de marcher sans béquille. Et en fait, c'est vraiment ça l'image, c'est-à-dire que on peut venir en soutien à notre corps de plein de manières différentes, mais il faut aussi lui laisser l'opportunité de faire ses pas tout seul, sans béquille, sans assistance, et peut-être que ça peut être ça dont il a besoin pour se réguler durablement. Et que ce n'est pas parce que vous entrez en pause que vous vous laissez vivre pendant deux mois, ou pendant quelques semaines, ou qu'importe le temps que vous avez envie de vous poser, que vous êtes dans l'inaction, que vous perdez du temps, que vous ne vous octroyez pas, que vous ne mettez pas tous les moyens à votre disposition pour vous faire du bien et pour améliorer votre fertilité, des fois, c'est tout le contraire qui peut se passer. Et qu'en fait, c'est tout ce qu'il fallait que vous mettiez en place pour vous faire du bien. Donc, cette pause, elle peut prendre plusieurs formes. Elle peut tout arrêter. Du jour au lendemain. Et c'est ok. Alors attention, je ne parle pas des traitements. Je parle des plantes. Je parle des compléments. Je parle de le suivi du cycle, si ça vous pèse. Ou ça peut se faire progressivement aussi. Si vous avez besoin d'y aller tout doucement. Vous pouvez attendre qu'un nouveau cycle démarre pour vous lâcher la grappe. Faire le tri entre ce que vous avez envie de garder parce que vous pensez et vous voyez que ça vous fait vraiment du bien et que ce n'est pas une charge mentale si forte. donc garder que certaines choses et laisser d'autres qui sont plus difficiles pour vous. Vous pouvez revenir à quelque chose de plus facile pour vous et ne garder que l'alimentation et de basculer un petit peu les compléments que vous preniez dans l'alimentation ou inversement, vous pouvez arrêter de suivre votre cycle ou vous dire que vous ne suivez qu'un jour sur trois ou qu'une fois que les règles sont passées, vous reprenez la température et puis vous arrêtez dès que l'ovulation est passée parce que vous voulez quand même... maintenir un semblant de visibilité sur votre cycle. Moi, c'est ce que j'ai fait pendant des mois. Je ne voulais plus suivre mon cycle dans son ensemble. C'était trop lourd pour moi. Ça me pesait émotionnellement, etc. Et donc, ce que je faisais, c'est que je laissais passer les règles, je ne prenais plus ma température. Je laissais quelques jours et je reprenais. Voilà, une fois que mes règles étaient passées, au bout de 2-3 jours, je reprenais ma température. Je la prenais sur une semaine. Et dès que je voyais une ou deux températures hautes, hop, je laissais tomber à nouveau et je me laissais vivre jusqu'à la prochaine période ovulatoire, on va dire. Et ça m'a fait du bien. Il y a eu d'autres moments dans ma vie où j'ai pas éprouvé le besoin de faire de pause. Et il y a d'autres moments dans ma vie où je suis partie en vacances. Je partais pendant deux semaines et j'en avais marre. C'était juste avant de... En fait, je suis partie en faisant un arrêt de grossesse. Et ça a été trop lourd pour moi à porter tout ça et du coup j'ai tout lâché pendant les vacances et je me suis laissée vivre et ça m'a fait un bien fou. Ça m'a fait un bien fou. Alors pour moi personnellement, mon corps a pas kiffé et ça a créé plein d'autres déséquilibres derrière. Enfin ça a créé plein d'autres déséquilibres. C'est-à-dire que je soutenais beaucoup mes oestrogènes et que du coup j'ai eu un peu le contre-coup après. Mais encore une fois c'est mon corps, mon expérience, mes besoins que j'ai... assouvie à ce moment-là et qui était nécessaire pour moi d'y répondre. Et mentalement, ça m'a fait énormément de bien. Et c'est pas grave si j'ai eu besoin de prendre quelques cycles pour retrouver un peu l'équilibre que j'avais avant de partir. Et encore, je pense que dans tous les cas, c'était nécessaire parce que mentalement, j'étais trop fatiguée et j'avais besoin de cette étape-là. Je voulais aussi faire un petit message à celles qui ont du mal à lâcher. Celles pour qui l'idée de faire une pause... ça génère plus d'anxiété que de soulagement. Parce qu'on ne va pas se le cacher, pour certaines femmes, les routines, du parcours, les compléments, le suivi, les protocoles, c'est aussi une façon de se sentir active face à quelque chose qu'on n'arrive pas à maîtriser complètement. Et on peut se dire que tant qu'on fait quelque chose, on est dans l'action et on n'est pas impuissante. Et en fait, ça moi je l'ai beaucoup ressenti aussi dans les... des années où j'ai commencé à vraiment m'intéresser à mon cycle et à vraiment mettre en place des choses pour faire en sorte que ça se passe bien et que je me fasse du bien. Mais être terrorisée de lâcher prise, c'est pas une bonne chose non plus. Parce qu'on bascule dans ce que je vous disais tout à l'heure, qui est l'hypervigilance, qui est cette crispation autour de ce qu'on ne peut pas maîtriser. Et malheureusement, dans tous les cas, quoi que vous fassiez, même si vous mettez en place Tous les conseils que vous voyez sur internet, que vous faites tous les rendez-vous avec des médecins, des sophrologues, des naturopathes, des acupuncteurs, etc. Que vous fassiez absolument tout. Ça ne veut pas dire forcément que ça va marcher. Comme celles qui se laissent porter complètement tout le temps vont forcément finir par tomber enceintes à un moment donné. En fait, encore une fois, c'est pas que tout blanc ou tout noir, encore moins sur la fertilité. Il y a plein de choses qu'on ne comprend pas, qu'on n'arrive pas à savoir comment ça a un impact dans notre corps. Et du coup, il y a des fans chez qui ça va marcher, ça va être la bonne chose à faire. et il y en a chez qui ça ne va pas être la bonne chose à faire. Il n'y a pas de recette magique, il n'y a pas de recette facile et il n'y a pas de recette commune à tout le monde. En tout cas, pour celles qui sont terrorisées à l'idée de lâcher prise, mon point ici, ce n'est pas de vous forcer à faire quelque chose que vous ne voulez pas faire. C'est plutôt de vous apporter un peu de ce petit pas de côté que vous pourriez avoir besoin de faire et de regarder si vous êtes vraiment bien mentalement. en ce moment, dans cet état d'esprit dans lequel vous êtes, de préparer le prochain cycle, la prochaine insémination, le prochain transfert, etc. Ou les prochains essais au naturel. S'il y a des choses que vous pourriez faire pour descendre un petit peu le niveau d'angoisse et de stress, et si c'est vraiment la chose que vous voulez, de maintenir ce rythme-là. Et encore une fois, c'est pas dans le jugement que je vous dis ça, vraiment pas. C'est plus vous offrir l'opportunité de vous poser la question. de vous questionner sur qu'est-ce que vous ressentez vraiment au fond de vous. Qu'est-ce que votre corps vous dit ? Qu'est-ce que votre tête vous dit ? De quel côté votre cœur balance entre guillemets ? Et si la réponse c'est continuer tel que vous êtes aujourd'hui, c'est parfait, vraiment. Et si la réponse c'est d'arrêter tout, c'est parfait. Si la réponse c'est de trouver un nom juste au milieu, c'est ok aussi, c'est parfait aussi. L'idée de cet épisode c'est vraiment... juste de vous offrir l'opportunité de faire un pas de côté et de vous questionner sur où est-ce que vous en êtes, dans quel état émotionnel vous êtes. Est-ce que vous avez envie de vous offrir une pause ou pas du tout ? Est-ce que vous avez envie de ralentir ou de continuer tel quel ? Est-ce que vous avez envie de vous arrêter ou de continuer de courir ? Dans tous les cas, qu'importe le choix que vous ferez, si vous le prenez en pleine conscience, et en vous écoutant par rapport à ce que vous avez envie, ce sera forcément le meilleur. L'été, c'est un moment hyper propice pour se poser les bonnes questions, pour ralentir le rythme, pour réfléchir à la suite que vous voulez donner par rapport à votre parcours, par rapport à ce que vous avez envie de faire ou pas. C'est pas du temps perdu. C'est vraiment vous octroyer l'opportunité de vous poser les bonnes questions et de vous retrouver avec vous-même et de faire des choix. en pleine conscience. Dans tous les cas, moi ce que je veux vous dire, c'est que vous avez le droit de souffler. Pas juste parce que vous l'avez mérité, parce que vous n'avez pas arrêté depuis les 6, 9, 12, 14, 24 derniers mois, qu'importe. Mais parce que c'est le bon moment pour vous et que vous en avez besoin. Vous le sentez que pour votre corps, pour vos hormones, dans vos entrailles, vous sentez que ça résonne. et que c'est la bonne chose à faire. Et c'est ça qui compte le plus. Voilà, j'espère que cet épisode vous aura plu et vous aura permis de vous offrir ce petit pas de côté. Si vous avez aimé, n'hésitez pas à le noter 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée ou à l'envoyer à une amie qui aura envie et besoin d'entendre aussi ces phrases que je vous partage. On se retrouve la semaine prochaine pour aborder le sujet de... comment on fait pour continuer pendant l'été et adapter sa routine sans que ce soit trop lourd. Et comment on fait aussi quand on est en PMA et que la clinique, l'hôpital est en pause, mais qu'on a quand même envie de continuer à travailler sur sa fertilité et à travailler sur son corps. D'ici là, prenez bien soin de vous et à très vite.