- Guillaume
Bienvenue sur Corespa, le podcast pour les entrepreneurs du fitness. Je suis Guillaume Legrand, fondateur de Corespa, et ici on parle business, franchise, rentabilité, stratégie et mindset pour aider les coachs et les entrepreneurs à ouvrir et développer un club de sport performant. Tu veux structurer ton activité, attirer plus de clients et maximiser tes revenus ? Tu veux un concept clé en main qui fonctionne ? Alors, tu es au bon endroit. C'est parti ! Bonjour à tous ! Bienvenue dans le podcast destiné aux entrepreneurs du fitness avec Guillaume Legrand. On va parler aujourd'hui d'un rêve un peu fou, le fait d'ouvrir plusieurs clubs de sport. Toi, tu n'étais pas parti dans cette optique, Guillaume, et puis finalement, toi aussi, tu vois très grand. Et on va voir en quoi un futur franchisé peut imaginer en ouvrir plusieurs. Comment c'est possible, comment il peut gérer ce projet. Donc, on peut parler de ton expérience à toi, Guillaume. Tu as commencé avec un club. Oui. Moi, je suis la contre expérience. Enfin, je ne sais même pas comment le dire. C'est pile l'inverse. J'aurais dû raisonner comme ce qu'on propose maintenant en franchise. Mais oui, moi, je n'avais pas du tout déjà... Crééer, c'était l'aventure. Avoir un club, c'était très bien. Et l'objectif, c'était d'avoir un club. Donc, je n'ai jamais raisonné de cette manière là j'ai jamais raisonné investissement tout ça j'ai appris depuis les 18 ans. L'idée n'était même pas là.
Tu penses ça aurait été possible dès le départ ? ou parce que tu l'as pas imaginé ou non c'était quand même pour toi...
J'aime pas dire à quelqu'un que c'est pas possible donc je vais pas me le dire à moi même mais après sur les faits sur la réalité économique moi j'avais 8000 euros dans les poches à 24 ans. Voilà donc je peux dire c'est impossible parce. Est-ce que je... je serais peut-être parti avec un autre investisseur à mes côtés, etc. Mais à un moment, il faut être factuel aussi. On prête qu'aux riches, "Riches", il faut le mettre entre guillemets. Donc, il faut quand même avoir ce bagage d'apport pour pouvoir dire on fait du multiclub. Mais moi, je ne l'avais même pas en tête. Mais c'est clair que oui.
- Charlotte
Alors commen ça s'est enclenché ?
- Guillaume
Ah, tu veux tout savoir ? Je m'ennuie vite. Et en fait, c'est arrivé par l'ennui.
- Charlotte
D'accord, au bout de combien de temps ?
- Guillaume
Le premier, j'étais coach sportif dans le club. Vers à peu près au bout de 5-6 ans, je commençais un peu à tourner en rond, etc. Et là, j'ai eu l'opportunité d'en faire un deuxième. Mais un deuxième, par contre, j'avais déjà l'immobilier en tête. Et donc, j'ai fait autant pour l'immobilier que pour le club.
- Charlotte
Tu as acheté les murs, c'est ça ?
- Guillaume
Oui, c'est ça. Mais plus aussi du placement. Et dans ma tête, ce n'était pas de dupliquer. Donc, j'ai fait un deuxième parce que j'avais l'opportunité avec quelqu'un qui était là. Mais certainement pas pour raisonner franchise dupliquée. Je n'avais pas tout ça en tête.
- Charlotte
Et comment ça s'est passé, ce passage à un deuxième club ?
- Guillaume
Bien et mal. Bien parce qu'il y en avait un deuxième, ça tournait.
- Charlotte
Donc tu étais un peu sur les deux ?
- Guillaume
Non c'est une grosse erreur. J'ai fait beaucoup d'erreurs, mais celle-là, c'est une erreur que je ne vais pas dire que je m'en veux, mais qui est quand même fort. C'est qu'en fait, ça tournait, mais je ne lance pas des clubs pour que ça tourne, je veux que ça explose. Elle explose dans le bon sens, que ça croît, que ça cartonne. Et donc, si tu veux tout savoir, c'était mois de juin avant de partir en vacances. Et j'étais fatigué. Et donc, j'ai dit, il faut faire du sport. Et d'habitude, je vais courir, je vais au tennis. Mais là, je me suis dit, je ne sais pas pour quelles raisons, je n'y allais pas dans l'objectif de ce que je vais te dire. J'ai été dans ce deuxième club. Parce que je voulais vraiment plus pratiquer et pas dans le club où j'étais, parce que je connaissais toute la clientèle. Et là, en fait, j'y allais pour moi, parce que j'étais fatigué et je voulais me refaire un peu une santé avant l'été. Comme quoi, tu vois, summer body, ça marche pour tout le monde. Et en fait, ce n'est pas du tout ce qui s'est passé. Je m'en rappelle très bien, j'étais sur l'elliptique et là, en fait, j'ai vu de la saleté. J'ai vu que la partie coaching qui était en face ne correspondait pas exactement au coaching que moi, j'avais en tête et que je le vivais dans mon club. Tout d'un coup, je voyais des choses qui étaient... pas forcément beau. Je voyais un truc qui manquait au niveau de la sécurité. Je n'avais pas le même club. Je n'avais pas le même club par l'ambiance, l'expérience client. Parce que là, j'étais enfin l'expérience client, ce que j'aurais dû faire depuis dès le début. Et ça, c'est une des très grosse erreur. Et vu , c'est déjà sorti dans un podcast précédent, pour moi, c'est le mot "responsable". C'est moi qui suis responsable. Au lieu de critiquer le gars qui était en face dedans, j'ai pris ça pour moi. Je me suis dit pourquoi tu en es arrivé là ? Alors, les chiffres étaient corrects. je ne veux pas dire que ça a explosé, mais c'était correct, il n'y avait aucun danger mais je ne pouvais pas imaginer que dans ce club là, on traitait les clients de cette manière là et donc là je suis parti, je suis parti en vacances Mais en vacances, je lis, en vacances, je m'aère,
- Charlotte
Tu réfléchis,
- Guillaume
et je suis parti en vacances en disant, Guillaume, il y a des gens dans le monde qui ont déjà créé, pas dans le milieu du fitness, qui ont dupliqué, je ne parlais pas de franchise du tout, je ne connaissais même pas ce que c'était que la franchise. Comment ces personnes-là font ? Qu'est-ce qui existe dans le monde pour garantir une expérience client ? Et là, je suis tombé assez rapidement sur la franchise.
- Charlotte
Déjà au deuxième club, tu es déjà dans cette optique de comment je maintiens la même expérience client ?
- Guillaume
L'Expérience client. pour moi c'était tellement normal que tu crées le deuxième t'as donné le truc c'est fait j'ai vu qu'en fait j'ai pas pris le temps de formation avec mon gars. Tous les outils qu'on a maintenant, j'ai rien fait de tout ça mais par contre j'avais pas la solution. J'avais des idées mais pas la solution et donc quand c'est comme ça, c'est toujours ce que je fais, je prends un peu de recul. On analyse et après on prend des décisions. Et donc là on sait ce qui s'est passé et là j'ai découvert la franchise mais pas pour dupliquer, juste pour dire, on garantit la même chose dans deux unités. Je n'étais certainement pas à vouloir dupliquer. Et c'est comme ça que ça s'est fait. Et en fait, dans les bouquins, c'est bien beau. Je suis revenu, j'avais trouvé les solutions. Tout était dessiné. Septembre, c'était dit, on va faire ça en trois à six mois. Et en trois à six mois, ça s'est mis en trois ans. Pourtant, je pense être quelqu'un qui passe l'action assez vite et qui implémente assez vite. Mais il y avait quand même beaucoup de choses. Beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses. Et vu que je suis... assez exigeant. Tout le MANOP, le manuel opératoire que tu vois, tu vois bien qu'il ne se crée pas comme ça de A à Z. Dès que tu bouges une virgule, ça bouge partout. Il fallait revoir l'esthétique. On a revu le logo, on a revu...
- Charlotte
Tu as fait table rase, tu en as profité pour tout mettre à plat.
- Guillaume
Tout. Et donc ça, ça demande du temps. Ça demande du temps, de la réflexion, ça demande des moyens humains, financiers, etc. Et donc là, moi, j'ai fait le choix de, entre guillemets, me virer. C'est-à-dire que je ne pouvais pas être coach, continuer et faire tout ce métier-là. C'est globalement le plus gros risque que j'ai pris.
- Charlotte
D'accord.
- Guillaume
Et là, j'ai Florian qui est toujours là, animateur réseau maintenant, qui est mon associé. En fait, il n'était pas associé, il était salarié. Donc, je lui ai dit, écoute, tu prends la clientèle, toi, tu sais gérer. Tu ne m'embêtes plus avec la clientèle. Moi, je développe le concept et tu vas m'aider à tester ça dans les trucs, mais pas du tout aussi formel qu'aujourd'hui.
- Charlotte
D'accord.
- Guillaume
Et j'ai fait la même chose à Wasquehal, ce n'était pas Sébastien à l'époque, je le connaissais d'avant. Et j'ai appelé Seb, j'ai dit, Seb, j'ai besoin d'un mec comme toi. tu prends tous les clients, toi tu veux être chef d'entreprise, tu veux gérer, ok tu les prends, c'est toi qui garantis ce truc là et nous trois avec Seb et Flo, on met en place tout ce parcours là et on fait tout ça en 6 mois. Et le 6 mois s'est transformé en 3 ans et au bout de 3 ans, on avait vraiment quelque chose d'abouti.
- Charlotte
Donc là tu avais 2 clubs avec une expérience client homogène qui te convenait et toi tu étais dédié à ce projet.
- Guillaume
En fait j'ai appliqué bête et méchant ce que c'est que la franchise. Parce qu'une fois que j'avais décidé que c'était le modèle de la franchise, la franchise c'est 3 plus 1, 1 c'est la marque une marque qui t'appartient qui est définie, donc on a commencé aussi par ça que ce soit l'aspect graphique, déposer à l'INPI, etc. et les 3 choses de la franchise c'est d'avoir des signes distinctifs donc c'est tout le travail qu'on a fait. Quels sont les signes actifs ? pourquoi ils sont distinctifs ? comment on les fait ? C omment on les implémente ? quelle est la valeur à ajouter ? quelle est la plus-value que ça apporte ? Après c'est un savoir-faire mais avec la transmission du savoir-faire. Donc, quel est notre savoir-faire ? Le définir, comment on le transmet ? Quels sont les outils de transmission ? Et le dernier, c'était l'assistance permanente. Assistance, ce n'est pas de l'assistanat. Donc, comment on accompagne ? C'est la loi Doubin qui décide tout ça. Et comment on assiste de manière permanente ? Et c'est ça que j'ai fait vivre avec mes deux acolytes, qui étaient carrément avec moi pendant plus de trois ans. Et tu te doutes bien que pendant trois ans, on a fait des conneries sur conneries sur conneries, mais on a tout amélioré. Donc ça, c'est top, parce qu'on a pris les six, sept ans d'avant. On a tout remis au goût du jour, on a fait nos tests sur trois ans, et là, on avait enfin, au bout de ces trois ans-là, une marque, un savoir-faire, des signes distinctifs, et la transmissiondu savoir-faire. Et là, je me suis ennuyé. Et donc, quand tu t'ennuies, tu crées.
- Charlotte
Re-belote.
- Guillaume
Et là, ta femme, elle te dit... Un soir, je lui dis "je m'ennuie", et elle me sort : "Ouais, en même temps, tu t'occupes uniquement, à l'époque, les clubs, ça correspondait globalement à 200-250 clients max. Elle me dit, en fait, tu es en train de gérer, tu rends service à 500 personnes. C'est vrai que ce n'est pas énorme par rapport à la population française". Et là, ça te fait mal. Là, ça fait mal, tu ne dors pas. Elle n'a pas réalisé, je lui ai déjà dit merci, mais elle n'a même pas réalisé l'impact que ça a fourni chez moi. Et donc, je me suis dis, oui, en effet, en fait, tu es tout petit. Alors, je dis, ce n'est pas de grossir pour grossir, mais pourquoi tu ne rends pas service à plus de personnes ?
- Charlotte
Hum hum, carrément.
- Guillaume
Et là, je me dis, qu'est-ce qui me manque ? Et en fait, là, tout d'un coup, c'est 4h du mat' quand c'est ce truc-là, qu'est-ce qui te manque ? À 4h20, tu te dis, rien.
- Charlotte
T'avais les... les fonds pour te lancer. Et tout le concept, c'était le fait.
- Guillaume
4h01 tu fais quoi ? Plan d'action. Plan d'action, 4h01, tu t'envoies un mail. Qu'est-ce que tu fais ? Et en fait, c'est là où tu te dis, je passe à autre chose. Et je vais... Et voilà, et là, tu apprends à être franchiseur.
- Charlotte
Ok.
- Guillaume
Et là, il y a un avant-après parce que t'es pas franchiseur comme ça en claquant du doigt. T'apprends à être franchiseur et cet apprentissage de franchiseur a mis du temps. Ça demande de l'argent, ça demande des compétences différentes, ça demande une équipe. Ça ne se fait pas tout seul, ça se fait progressivement. Et là, on a ouvert une structure en plus, et là, tu as le Covid qui est arrivé.
- Charlotte
D'accord. OK, donc aujourd'hui, on comprend que c'est un travail, c'est vraiment un projet à long terme. Toi, ça fait 18 ans que tu fais ça. Maintenant, tu es franchiseur, tu as un réseau de clubs. Et aujourd'hui, tu as des franchisés qui viennent, enfin des candidats qui... qui s'intéressent à Corespa. Tu leur proposes d'ouvrir un club avec le fameux MANOP et toutes les procédures et tous les signes distinctifs, etc. qui sont propres à Corespa. Est-ce que tu en as qui ont envie d'en ouvrir tout de suite deux ? Trois ?
- Guillaume
Oui. Quand je dis qu'on apprend à être franchiseur, je viens de coach et donc j'ai toujours été un peu plus orienté vers les coachs. Si vous nous regardez les amis coachs, je vous aime. Mais je ne vous aime plus en premier. C'est-à-dire qu'un investisseur proactif est plus ma cible première. Je n'oublie certainement pas les coachs. Certainement pas, parce que je viens de là. Et aujourd'hui, on a des coachs sportifs qui tiennent la baraque et qui ouvrent plusieurs clubs et qui savent le faire. Mais n'empêche que si on veut être en multi-sites, et la franchise, elle est faite pour quoi ? La franchise, elle est faite pour dupliquer un modèle avec un savoir qui est déjà établi. Donc, les coachs, c'est très, très bien. Mais je ne cherche pas à remettre en question toujours le modèle, etc. Je cherche à appliquer le modèle qui est là et à dupliquer le modèle. Et souvent, les coachs sportifs, financièrement, en plus, ne sont pas forcément Crésus. Donc, l'objectif, ce n'est pas de remettre à chaque fois l'activité en question où moi, je ferais comme ça, je ferais comme ça. Et financièrement, d'être sur d'autres modèles économiques.
- Charlotte
Et c'est quoi un investisseur actif ?
- Guillaume
Proactif, pour être très simple, je ne prendrai pas, moi, aujourd'hui, si vous êtes ceux-là, vous pouvez arrêter la vidéo. Je ne prendrai pas, j'ai eu l'exemple d'un... qu'on appelle ça d'un rugbyman pro, il y avait X mille à placer, mais globalement il ne voulaient rien faire. Donc purement un investisseur financier... Moi ça ne m'intéresse pas. Par contre, ces personnes-là, je ne les oublie pas, parce qu'ils peuvent aider un investisseur ou un coach sportif qui n'a pas tout financièrement.
- Charlotte
Ça peut être une association...
- Guillaume
Mais indirectement. Par contre, l'investisseur proactif, c'est quelqu'un qui est... qui est indépendant juridiquement, financièrement, qui est franchisé, qui veut être chef d'entreprise, mais qui va passer du temps. Ce n'est pas forcément énormément de temps. Les neuf premiers mois pour arriver au point mort, je conseille d'avoir à peu près quatre demi-journées.
- Charlotte
D'accord.
- Guillaume
Trois à quatre.
- Charlotte
Par club.
- Guillaume
Par club.
- Charlotte
Pour un club.
- Guillaume
Oui. Et une fois qu'après, on ouvre, je conseille d'avoir deux demi-journées. Une journée par club. C'est le modèle, moi, de mes structures. Mes structures, j'en ai deux. Seb et Flo ont trois demi-journées : une sur la communication, une sur la gestion,une sur le management par club.
- Charlotte
Donc ils ne coachent plus, ça c'est deux coachs qui font les amplitudes horaires, et eux en trois demi-journées, ils arrivent à gérer leur club, à gérer l'ensemble des aspects du club.
- Guillaume
C'est ça, c'est ce que je propose pour ceux qui veulent faire du multi-site, multi-franchise et qui ne sont pas diplômés, c'est de consacrer quatre demi-journées, et quand ils atteignent leur point mort, d'en mettre deux. Naturellement, ils peuvent ouvrir deux, trois clubs à la fois. Et là, on a un énorme projet. Enfin, énorme, on a un projet là où on se réunit on est trois. Donc moi aussi en franchise participative, c'est un autre sujet qu'on pourra aborder par la suite, mais je suis là aussi au niveau investisseur stratégique. Et il y a un investisseur qui va mettre de l'argent et on a un autre qui n'est pas diplômé non plus, qui va être plutôt chargé des opérations et l'objectif c'est d'en ouvrir quatre.
- Charlotte
D'accord, donc lui il va gérer quatre clubs, il va recruter à chaque fois deux coachs par club et lui il va gérer dans sa semaine Les quatre clubs ?
- Guillaume
C'est ça. Tu es en train de donner le modèle normatif.
- Charlotte
OK.
- Guillaume
Et demain, naturellement, tu peux voir plus grand sans aucun souci. Après, si tu vois plus grand, tu prends quelqu'un qui fait ce métier-là et toi, tu en ouvres d'autres. Donc ça, ce n'est vraiment pas un souci. Et pour donner un ordre d'idée, c'est intéressant pour ceux qui nous écoutent ou qui nous regardent. Financièrement, un club, c'est 250 000 avec un apport de 40. D'accord. On va même dire 50. Donc t'en veux 4, ça fait 4 fois 50.
- Charlotte
D'accord.
- Guillaume
Donc tu as 200 000, tu es multi-site, donc tu peux ouvrir avec 50 000, mais si demain tu as 100, 150, 200, 300, 400, tu peux voir plus gros, et après ce qui est bien c'est que les premiers alimentent les suivants, là le projet qu'on est en train de monter c'est de monter une vingtaine, ils commencent par 4 mais c'est ça.
- Charlotte
D'accord, ok alors là c'est vraiment un changement d'optique c'est pas la même façon de penser que d'ouvrir un club...
- Guillaume
Ouais, t'as dit ce qu'il fallait. C'est pas la même façon de penser. C'est pas mieux ou moins bien. C'est différent. Mais vu que j'ai créé un modèle économique qui se duplique facilement, avec moins de risques à dupliquer, avec ceux qui nous écoutent et qui ont moins de 50 000, ne le prenez pas mal, mais pas avec un apport non plus monstrueux, c'est plus facile et plus intéressant de faire du multi-site.
- Charlotte
Ok.
- Guillaume
Mais c'est différent. Bien sûr, on a des... Au sein du réseau, et on accueille bien entendu... Ceux qui ont un projet d'en faire un en diversification. Ou deux, là. On a Ludo sur Rennes, qui est DAF, il garde son métier, il va ouvrir deux clubs.
- Charlotte
D'accord.
- Guillaume
Très, très bien.
- Charlotte
Il va réussir à gérer en parallèle. Ok. Du coup, c'est un autre profil de personne. C'est quelle qualité pour toi ? Parce que c'est quand même quelque chose d'en avoir quatre d'un coup. C'est une sacrée responsabilité, on en parlait. La fois précédente sur la charge mentale et tout ça, quel atout doit avoir ce type d'entrepreneur pour se lancer dans l'ouverture de 2, 3, 4 clubs ?
- Guillaume
Oui, c'est presque les mêmes atouts que celui qui veut en ouvrir un.
- Charlotte
D'accord.
- Guillaume
Il y a quelques petites différences. Là, tu vois Vianney avec qui on va ouvrir. Il était en supply chain, tout ce qui va être plutôt au niveau industriel, au niveau des process. Il n'y a pas mieux.
- Charlotte
Oui, l'organisation quoi ?
- Guillaume
quelqu'un qui fait ce métier-là, chargé des opérations pour ouvrir plusieurs clubs directement, naturellement, en fait, plus tu vas savoir appliquer le savoir-faire que nous, on transmet, plus c'est facile à faire. Il faut quelqu'un d'action et qui met le process en place. Donc, plus il est formé, plus il a cette expérience, tu comprends facilement que quand tu sais le faire pour un, c'est trois fois plus facile pour faire deux, trois, quatre ou cinq. Après, il ne faut pas négliger l'aspect humain. Je reviens toujours à ça, parce qu'on n'est pas des machines. Et en plus, notre activité, ce n'est justement pas, entre guillemets, de la robotique. Et donc, l'aspect qualité, savoir être, tant pour l'équipe que tu animes, qui après va l'animer aux clientx finaux, ça, c'est vraiment important. Donc, l'aspect managériel.
- Charlotte
Ok. Pour moi, c'est ça. Savoir déléguer, quoi.
- Guillaume
Déléguer, mais il faut avoir une notion de leadership aussi. Parce que convaincre quelqu'un, c'est toujours facile de convaincre quelqu'un. Mais si tu es convaincu et tu sais faire passer les messages, oui, on va te suivre. Pourquoi veux-tu ?
- Charlotte
Donc, l'entrepreneur ne sera pas sur place, en tout cas pas tout le temps, ou moins. Donc, il faut arriver à ce que ça fonctionne, les deux coachs sur place, sans présence permanente de...
- Guillaume
Oui mais ça, c'est prévu.
- Charlotte
Ça fonctionne.
- Guillaume
Là, ce que tu définis, c'est le modèle normatif. On est ouvert 68 heures, plus le ménage etc., 72 heures. Ça fait deux temps pleins. C'est prévu pour ça.
- Charlotte
OK. D'accord. Très bien. Donc aujourd'hui, là, tu proposes éventuellement à des entrepreneurs de faire ça. Est-ce que tu peux nous rappeler les chiffres ? Il faut un apport forcément plus conséquent pour se lancer. Ce ne sont pas les mêmes investissements. Est-ce que tu peux juste nous rappeler ?
- Guillaume
Si je peux vous retenir, c'est 250 000 hors taxes. Ça, c'est tout le package. Globalement, il y a un peu plus de 100 000 pour les travaux et 60 000 pour les machines. Et après, on va arriver sur plein de petits matériels à droite à gauche. Mais retenir 250. Et ça comprend la trésorerie, ça comprend tout,
- Charlotte
Tout inclus, oui. La com et tout.
- Guillaume
Tout. Et une fois que c'est 250, ce qui est négocié, nous, avec les banques et les accords qu'on a, c'est d'arriver avec un apport minimum de 40. OK. Donc après, c'est simple. On a les mêmes outils qui se dupliquent. Donc tu vois, actuellement, ce qu'on est en train de mettre, c'est qu'on crée une holding qui est là-haut, soit en porteur de projet seul. soit en franchise participative, soit 2 personnes ou 3, peu importe. Et après, on va mettre des SARL différentes qui sont indépendantes. Et sur chaque chose, les banquiers vont résonner de la même manière. Il faut 250, 250 et en apport, il faut à chaque fois ça. Je vais faire exprès de prendre plutôt 50 000 que 40. Tu fais 4 fois 5, 20, tu as 200 000, tu crées les 4.
- Charlotte
D'accord.
- Guillaume
Donc en fait, on s'ouvre pas forcément qu'à 4, pas à 6 ou à 3. Peu importe. En fait, l'idée, c'est de se dire un club, c'est très bien, tu en ouvres un. Tu as 70 000, c'est un peu just, mais on peut arriver au deuxième. Tu as 150, tu peux en faire trois.
- Charlotte
OK. Et en termes de timing, tu les ouvres tous en même temps ? Comment tu gères ce lancement ? Est-ce que tu conseilles de commencer par un, et puis après le deuxième, je ne sais pas, quelques mois après ?
- Guillaume
Ça va vraiment dépendre du porteur du projet et la structuration qui est mise en place. Là, par exemple, on a deux cas différents, et donc je fais deux conseils différents. L'objectif, c'est de conseiller par rapport à...
- Charlotte
À sa situation.
- Guillaume
À sa situation et son projet de vie. Donc, ce n'est pas exactement la même chose. Là, on a deux autres projets qui sont déjà entrepreneurs et qui vont passer petit à petit. On en ouvre un. Et dans les six mois qui suivent, on ouvre le deuxième. Après, naturellement, entre ce qui est prévu et les vacances, quand est-ce que tu trouves ton local, l'administration française, etc. Ça n'est jamais exactement... au même moment. Par contre, le deuxième projet qu'on a là, avec Vianney et Charles, l'objectif, oui, c'est de mettre, quand je dis 4, ça va être plus par la suite. Et là, oui, on arrive directement à... L'objectif, c'est là d'ouvrir directement là, maintenant, les 6 prochains mois.
- Charlotte
Ok, d'accord. Gros projet.
- Guillaume
Oui, après, gros... Je pense que ça, je ne jugerai pas, parce qu'en fait, ça dépend. Moi, je n'y ai même pas pensé à l'époque quand j'avais 24 ans, donc ce n'était pas ce qui est gros ou pas gros, c'est que je ne raisonnais même pas comme ça. Là, quand on voit son projet à lui Vianney, je ne vais pas rentrer dans le détail de qui il est et comment, tout ça, mais tout est cohérent et tout est fait pour ça.
- Charlotte
C'est venu de lui, cette idée d'en ouvrir plusieurs ?
- Guillaume
Non, en fait, c'est un pote avec qui je faisais partie d'un groupe d'entrepreneurs et qui voulait, si tu veux tout savoir, il s'était intéressé à une boulangerie dans la franchise.
- Charlotte
D'accord.
- Guillaume
Et donc, on se connaît. Alors, ce n'est pas un ami, mais c'est... une personne avec qui on a des relations et on a les mêmes valeurs dans le business et la manière de faire. Donc, il m'a appelé tout simplement pour me dire, Guillaume, j'ai cette opportunité-là. Comment marche la franchise ? C'est quoi la franchise ? Est-ce que tu peux m'en dire plus ? Alors, bien sûr que je prends un café ou une bière et je lui explique. Et à la fin, il comprend vite qu'en fait, il ne faut pas aller là où il va parce qu'il y a la relation, l'affinité. parce que les chiffres sont nettement meilleurs avec ce que je lui propose, parce que quand il a vu tout l'accompagnement que je proposais, ça l'a entre guillements garanti. Et c'est lui, après, qui m'a mis en contact avec un de ses meilleurs potes. En disant, en fait, on a un projet plutôt à deux, parce que lui, il voulait aider son pote à monter une boulangerie, et en fait, ils sont venus faire un Corespa.
- Charlotte
D'accord.
- Guillaume
Donc, c'est beaucoup de relations aussi de cette manière-là. Et de comprendre, en fait, si on comprend la chance que j'ai à Corespa, il y a une question de chance, et après, il y a une question de la chance qu'on la produit, qu'on la pousse, c'est que l'activité, franchement... c'est quand même un kiff, de se lever le matin pour améliorer la qualité de vie des gens. Franchement, t'as certains métiers c'est pas ça j'ai rien contre McDo c'est une grosse franchise, mais c'est quand même pas le même métier. C'est juste génial cette activité elle a le vent en poupe et ça augmente ça augmente de partout. C'est juste royal. On a en ce moment les bâtiments qu'il faut etc et moi je donne un accompagnement c'est ça que je veux garantir, que tu n'entends pas trop dans le milieu de la franchise. Et moi, j'attache beaucoup d'importance à ça.
- Charlotte
Donc là, tu as eu des profils qui ont étudié une plus grosse franchise avec un plus gros investissement que Corespa.
- Guillaume
Ah oui, largement même.
- Charlotte
Et qui ont largement plus et qui ont décidé plutôt d'investir dans 4. Oui,
- Guillaume
là, c'est quelqu'un qui avait un projet à 1,2 million.
- Charlotte
Ah oui, ok. D'accord.
- Guillaume
Et là, tu as des gars qui pouvaient financer à peu près 1,2 million, qui ont 800 000, qui ont 300 000. Et en fait, il faut faire nettement moins.
- Charlotte
Ok.
- Guillaume
Donc, la réponse est oui. En fait, ce n'est pas le montant de combien on a, c'est qu'est-ce qu'on veut en faire et à quel niveau. Et la franchise, elle est faite pour se dupliquer et elle est faite pour après même voir des territoires. Donc, ça, c'est fait pour ça. Et les risques, en plus, sont dilués. Je joue un peu en bourse, etc. J'ai dit jouer. Pour moi, c'est un jeu. Si tu regardes le private equity, ça corespond à du Correspa. Et du Corespa, c'est plus de 50% d'EBTDA. Tu ne fais pas ça que pour l'argent, mais n'empêche que ça a un impact.
- Charlotte
Oui, c'est clair.
- Guillaume
Donc, pour ceux qui ont de l'argent aussi à placer, que placer, ça ne suffira pas. Ça, c'est clair que je l'affirme. Mais par contre, c'est un outil qui est royal.
- Charlotte
OK. Bon, clairement. Donc, avis aux amateurs.
- Guillaume
Il ne faut pas que ce soit l'argent qui vous motive en premier.
- Charlotte
Oui.
- Guillaume
Ça, c'est clair, clair, clair. Mais c'est clair aussi qu'on ne fait rien si ce n'est pas rentable.
- Charlotte
Et puis, il faut quand même un petit apport.
- Guillaume
Il faut l'apport.
- Charlotte
pour arriver dans ce modèle. Sinon, il faut commencer par un club et puis les choses avancent aussi.
- Guillaume
La chance aussi qu'on a, c'est que tu as beaucoup d'investisseurs qui disent oui, mais je ne connais pas le milieu du fitness. En fait, la chance qu'on a, c'est que notre activité, on n'a que des passionnés, mais avec des coachs sportifs. Ce n'est pas le cas à Corespa, parce que nous, à Coraspa, on embauche plutôt en CDI, en temps plein ou temps partiel. Mais par contre, dans le secteur du sport, dans le fitness, c'est beaucoup 80% qui sont des freelancers. Donc en fait, on a beaucoup de coachs sportifs qui sont présents sur le marché. Leur rêve, c'est d'avoir un club. Et ils ne peuvent pas le faire parce qu'ils n'ont pas l'apport ou ils n'ont pas les connaissances, on va dire, soit en management, soit en gestion. C'est souvent les deux trucs qui limitent. Et donc ça, c'est génial parce que des porteurs de projets tels qu'on discute avec des coachs sportifs qu'on met en relation ou qu'on recrute, ça matche super bien.
- Charlotte
Ça colle, ils ont toutes les compétences. Donc, on peut se lancer chez Corespa sans forcément être un sportif.
- Guillaume
Oui, exactement. Faut que t'aies les valeurs. Est-ce que j'ai envie de prendre un café et une bière avec toi ? C'est la base. Est-ce que tu es entrepreneur, profil entrepreneur, état d'esprit entrepreneur ? Est-ce que tu as l'état d'esprit de réseau ? de partage, d'apporter et d'être coachable. Financièrement est-ce que tu as des capacités ou non et après est-ce que tu es commerçant commercial. C'est pas la même chose mais c'est cet état d'esprit de commerçant commercial. Ok qu'est-ce que tu entends par commerçant Ca t'a intrigué ça commerçant commercial. Pour moi c'est pas une chose commercial c'est vraiment d'aller chercher du business donc chercher des leads d'être vraiment dans cette proactivité de communication pour faire venir, et te faire connaître et être visible. Et commerçant, parce que tu as l'état d'esprit de commerçant, tu fais partie d'un réseau de commerçants, c'est ça. Et l'état d'esprit de commerçant, c'est servir. Servir, le mot servir, vendre, c'est servir. Donc, si tu n'es là que pour le pognon et t'oublies tout ça, je pense que tu passes à côté et on n'a pas besoin de toi.
- Charlotte
Ok, parfait. Je pense qu'on a cerné le profil recherché pour ce type de projet. Merci pour tes réponses. Et on se retrouve bientôt dans un prochain épisode. En attendant, vous pouvez nous contacter si vous êtes intéressé par un ou plusieurs clubs, finalement, sur nos réseaux ou sur notre site web. Et on vous dit à très vite. Bye bye.
- Guillaume
Corespa, c'est bien plus qu'un club de sport. C'est une opportunité pour réussir dans le secteur en tant qu'entrepreneur. Tu veux lancer ton propre club sans partir de zéro ? Tu veux un modèle éprouvé et un accompagnement pour réussir ? Alors réserve un rendez-vous en visio sur mon agenda en ligne et parlons de ton projet. A très vite pour un nouvel épisode et d'ici là, passe à l'action !