- Guillaume
Bienvenue sur Corespa, le podcast pour les entrepreneurs du fitness. Je suis Guillaume Legrand, fondateur de Corespa, et ici on parle business, franchise, rentabilité, stratégie et mindset pour aider les coachs et les entrepreneurs à ouvrir et développer un club de sport performant. Tu veux structurer ton activité, attirer plus de clients et maximiser tes revenus ? Tu veux un concept clé en main qui fonctionne ? Alors, tu es au bon endroit. C'est parti !
- Charlotte
Bonjour à tous, bienvenue dans le podcast dédié aux entrepreneurs du fitness. Je suis avec Florian aujourd'hui.
- Florian
Bonjour Charlotte.
- Charlotte
Florian est chargé d'animation et de formation chez Corespa. Tu as été manager de club pendant une paire d'années. 11 ans. On voulait parler aujourd'hui d'une phase un petit peu différente de ce qu'on a déjà vu comme sujet précédent sur les ouvertures de club, etc. Là, on commence à avoir des clubs assez matures qui ont plusieurs années de vie derrière eux. Et c'est une phase avec des problématiques différentes des ouvertures. On voulait parler un petit peu de cette phase qui peut être clé, où ça y est, tu as ton nombre de clients, ton club tourne, etc. Et où tu peux un petit peu te relâcher, où ça peut retomber un petit peu, la motivation peut être un peu plus faible. Comment toi tu gères ce type de cas et de situations, parce qu'en fait tout arrive et tout est possible mais il y a toujours des solutions. Donc on voulait te demander déjà à peu près à quel... en termes de timing, un club, il y a la phase d'ouverture, de vraiment de montée en puissance et tout ça, à partir de quand on considère qu'un club il est mature selon toi ?
- Florian
Ouais. Un club est mature quand il atteint entre 280 et 300 clients actifs. C'est un club qui tourne bien. On pense qu'on peut monter à 350 pour aller chercher vraiment un plafond de verre qu'on s'est mis. Donc un club mature, après, ça dépend aussi des modèles économiques. c'est-à-dire qu'un club mature peut... peut bien vivre avec un peu moins en fonction un peu derrière de l'aspect économique et la stratégie qu'on peut avoir. Effectivement, à Correspa, on a des clubs qui sont en projet, qui ont ouvert il y a quelques mois, donc ils n'ont pas la même dynamique. On en a d'autres qui, ça fait 4-5 ans qu'ils sont ouverts. Il y en a d'autres qui, ça fait plus de 18 ans qu'ils sont là, celui que je gère là actuellement. Effectivement, les problématiques changent un peu, mais il y a quand même une question toujours qu'on recherche, c'est les deux gros piliers, c'est comment acquérir et comment fidéliser. Parce que même si on a toujours, on atteint son rythme de croisière, on a quand même forcément la résiliation qui est là, c'est naturel. Ils atteignent leurs objectifs nos clients donc forcément au bout d'un moment ils arrêtent ils partent, on les remet sur le droit chemin et ils vivent ils volent de leurs propres ailes donc effectivement il y a toujours des problématiques qui sont là d'acquisition et de fidélisation et puis aussi le fitness évolue les méthodes les techniques d'acquisition et même de fidélisation évoluent donc il faut vraiment toujours aider le manager à pas rester sur ses acquis. A toujours être en veille par rapport à son modèle économique, par rapport à sa clientèle, par rapport au monde de fitness, comment il évolue, même si nous, avec la franchise, on va toujours bien sûr être en veille et donner le cadre et la dynamique, mais c'est important d'être au goût du jour. Je prends un exemple, par exemple, un club qui, ça fait 5-6 ans qu'il est ouvert, et puis voilà C'est important d'avoir un club qui paraît toujours neuf, purement sur l'aspect esthétique, sur l'aspect des murs, de refaire un coup de peinture. Et c'est important de le montrer au manager, parce que des fois, lui, il dit que le club tourne bien, il y a toujours des clients, tout va bien, mais il peut commencer à vieillir un petit peu. Et donc, c'est important de... d'aider le manager à ouvrir les yeux à ce niveau-là. Et quand un club évolue et qu'il performe, forcément le manager lève un peu le pied et il s'appuie aussi sur son équipe. Et donc, d'autres problématiques peuvent arriver, des problématiques de management. C'est là qu'on peut aussi aider le manager à mieux organiser, mieux gérer son équipe. Quand le club tourne bien, on se pose aussi des questions de rentabilité, de financement, d'optimisation. Là aussi, on peut apporter nos conseils. À tout niveau d'évolution des clubs, on peut vraiment aider en fonction des politiques de chacun.
- Charlotte
On ne peut jamais se reposer sur ses lauriers ?
- Florian
Il ne faut jamais reposer. De toute façon,
- Charlotte
Ce n'est pas pour ça qu'on a monté une entreprise. J'imagine. Oui,
- Florian
Faire des choix tous les jours. Et puis, un club qui tourne bien, autant en ouvrir un deuxième, un troisième, un quatrième dans les zones qui sont porteuses.
- Charlotte
Si on commence à s'ennuyer, on peut envisager des perspectives.
- Florian
Exactement.
- Charlotte
Vraiment. Je voulais te demander, alors là, tu es déjà parti. C'est hyper intéressant comme sujet. Les premiers petits signaux, selon toi, qui... qui peuvent montrer qu'on commence un petit peu à relâcher l'envie et l'énergie. C'est normal qu'au départ, on en mette plus. Mais si on en lâche un peu trop, à partir de quand, toi, tu commences à t'alerter ?
- Florian
Alors, en amont de chaque audit, moi, je fais une analyse du club grâce à notre reporting réseau qui permet de remonter les chiffres et notamment les chiffres qui montrent la dynamique et la santé du club. club notamment l'aspect vente et le et les chiffres d'affaires le nombre de clients actifs qui remonte également le panier moyen qui permet de savoir si on vend ce club vend toujours une autre spécialité qu'elle suivait personnalisé ou qui baisse un peu et que je peux voir la dynamique de l'aspect chiffres sur les mois les mois passés donc je peux voir si le club perd un peu. Ce qui est intéressant, c'est toujours le corrélé par rapport à la conjoncture de la région, de la période de l'année, parce qu'il y a une fluctuation dans le fitness qui fait qu'en janvier, c'est une bonne résolution, on a une dynamique. En septembre, c'est un peu pareil, c'est la rentrée. En octobre, on a la rentrée des mamans qui est après la rentrée des enfants. On a juillet et août où c'est un peu plus creux. Donc, on peut expliquer des baisses de chiffres par la saisonnalité, on va dire. Et après, c'est intéressant aussi pendant l'audit, donc ça c'est en amont où j'analyse, mais pendant l'audit, de connaître un peu la dynamique du manager ou des équipes. Est-ce que ça peut expliquer aussi une baisse ? Ou à l'inverse aussi, c'est intéressant de voir quand ça performe, de savoir qu'est-ce qui a aidé et qu'est-ce qui a performé pour pouvoir après faire remonter les bonnes idées et les dupliquer au long du réseau. On a... C'est intéressant quand on peut aider aussi un manager qui soit ne prend pas la bonne direction, soit qui n'a pas les bons leviers d'acquisition ou de stratégie. Et c'est bien aussi de voir ce qui marche bien et de pouvoir après faire bénéficier l'ensemble du réseau.
- Charlotte
Oui, d'avoir une petite émulation comme ça entre franchisés, c'est hyper intéressant. Je pense que c'est rassurant de se dire aussi celui d'à côté, il a peut-être aussi connu un petit creux et il s'en est remis, il a repris les rênes du truc et ça va bien. Ok. Comment tu fais concrètement quand tu vois un club qui s'essouffle un petit peu, pour leur remettre en mouvement, leur donner envie et du coup que les chiffres d'acquisition, de fidélisation se remettent en marche aussi ?
- Florian
Déjà, en amont d'un audit, je demande un peu une analyse des chiffres, une analyse un peu de la... Je parle de météo un peu personnelle du manager pour avoir vraiment tous les contextes et aussi les actions qui ont été faites au dernier trimestre pour atteindre les objectifs et également les prochaines étapes. Donc déjà, ce travail du manager permet de l'obliger à prendre de la hauteur. d'analyser son club, mais déjà en tirer des conclusions. Donc en amont de cette préparation, ça pousse le manager à se donner un peu des réponses à ses problématiques et la franchise, avec tout ce qui est le manuel opératoire, on a vraiment tous les leviers qui aident à performer. On a une bonne réponse que les managers ont à disposition. Et moi, je vais aider le manager à prioriser quels sont les leviers les plus importants. Mais le gros du travail, c'est le manager qui va le faire. Parce que c'est lui qui connaît mieux son secteur, c'est lui qui va lancer la dynamique. Et moi, je peux être source d'idées, de propositions et de conseils.
- Charlotte
Toi, tu as toute ta boîte à outils dans le manop. Et après, en fonction de la problématique, etc., tu vas lui proposer. OK, très bien. Donc, on voit que tu as un rôle vraiment de... de bienveillance, de challenge aussi auprès des franchisés, du fait qu'ils ne soient pas tout seuls face à cette période ou il y a moins d'émulation qu'à l'ouverture. Toi, tu dirais quoi à quelqu'un qui a peur à l'inverse de rejoindre un réseau parce qu'il a peur qu'il perde un peu son autonomie ? Là, on a vu, on voit, on commence à voir tout l'intérêt d'être en franchise. Qu'est-ce que tu dirais à quelqu'un qui dit la franchise, ce n'est pas pour moi ?
- Florian
Alors, la franchise, l'idée, c'est de dupliquer un concept qui marche et donc de bénéficier de toute l'expérience que le réseau a pu accumuler sur tester des choses, ça ne marche pas, mettre du budget dans une action qui n'est pas intéressante, d'optimiser un temps et de ne pas réfléchir à ce que je dois faire, c'est qu'on suit la directive, le concept qui fonctionne à cet endroit et qui ne t'égare pas dans d'autres recherches. Ça aide à avoir vraiment ce cadre et cette direction. Ça peut rassurer certains. Ça peut freiner d'autres qui se disent « je vais être trop limité dans ce cadre-là » . La franchise, on a cette ouverture d'esprit sur faire toujours évoluer le concept. C'est notre rôle aussi au siège d'être toujours, entre guillemets, tendance et à l'écoute du marché et des retours de chaque manager. Donc, on va à chaque fois s'orienter. Et après, le manager, il a vraiment la liberté d'optimiser son lieu de vente et sa société en fonction un peu de… de ses choix et nous on va vraiment s'adapter au profil de chacun, soit des managers un peu plus opérationnels et techniciens qui vont être au quotidien dans leur structure ou d'autres qui vont être plutôt en retrait et qui vont mettre en avant leur équipe et qui vont être plutôt sur de la gestion, du management, tout en gérant aussi l'aspect communication. Dans la franchise on peut avoir la crainte d'être un peu cadré et bridé. Mais c'est pour la réussite du business.
- Charlotte
En fait, on est cadré, mais on est aussi fortement soutenu. Ça, c'est hyper rassurant et ça fait progresser plus que si on était seul. Je pense qu'on a bien vu un petit peu le point sur cette phase de maturité d'un club. Merci, Florian, pour toutes tes réponses.
- Guillaume
Merci, Florian .
- Charlotte
On se retrouvera bientôt pour un prochain épisode. D'ici là, vous pouvez nous retrouver sur notre site web ou sur nos réseaux sociaux. N'hésitez pas à contacter Anne pour en savoir plus sur la franchise. Merci Florian. Merci Charlotte. À bientôt. Ciao.
- Guillaume
Corespa, c'est bien plus qu'un club de sport. C'est une opportunité pour réussir dans le secteur en tant qu'entrepreneur. Tu veux lancer ton propre club sans partir de zéro ? Tu veux un modèle éprouvé et un accompagnement pour réussir ? Alors réserve un rendez-vous en visio sur mon agenda en ligne et parlons de ton projet. A très vite pour un nouvel épisode et d'ici là, passe à l'action !