- Speaker #0
« Bienvenue au podcast Corporalité, les exploratorices du corps en mouvement. C'est une série d'entretiens sur le corps. Je suis Yael Pankos, exploratrice moi-même et curieuse du mouvement et des pratiques corporelles. J'ai plusieurs casquettes, dont celle de formatrice empinate, danseuse improvisatrice, praticienne de chassons. Tout au long de mon parcours, j'ai découvert de nombreuses personnes inspirantes sur mon chemin. Et j'aimerais partager ces découvertes avec vous. Ça serait bien qu'on puisse connaître un petit peu plus de ton parcours, Thomas. J'ai regardé un peu sur ton site, mais ce que tu fais, on s'est écrit derrière, Nordic Yoga. Oui, exactement. Mais d'où tu viens en fait ? Comment c'est né ? Et puis de nous expliquer effectivement qu'est-ce qui fait que tu es tout le temps sur les routes ? C'est quoi ta vie quoi ?
- Speaker #1
Tout le temps sur les routes et ouais, c'est pour ce Nordic Yoga que j'y suis sur les routes. Pour d'abord transmettre les formations et puis rencontrer et échanger. Donc j'ai été appelé, les gens voulaient pratiquer et souvent ils veulent que ça soit proche de chez eux. Donc ils m'ont amené, il faudrait que ça soit dans le sud, il faudrait que ça soit dans l'est. Donc à l'origine, je le faisais beaucoup à Bordeaux, puisque tu sais que je viens de la Dordogne. Et après, j'ai fait mes études de la fac de sport à Bordeaux, où j'ai aussi travaillé dans le milieu de la santé, aussi du sport santé. Donc c'est forcément là que j'avais aussi des contacts. Et puis je connaissais les lieux, des lieux qui pouvaient accueillir une pratique qui est à l'origine justement du Nordic Yoga. peut-être aussi demander, de dire d'où ça vient. C'est une rencontre avec la marche nordique. Donc la marche nordique, toi aussi, tu connais, il y a beaucoup de gens qui connaissent.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
tout à fait. Moi, je connaissais très peu, c'était en 2009-2010, donc c'était encore très récent. Et c'est mon parcours d'athlète, en fait, qui m'a amené à découvrir cette marche nordique. L'athlétisme qui, en fait, qui était délégataire, qui a très vite voulu rendre accessible cette pratique et qui a formé des personnes, des professionnels. Et moi, je viens de l'athlétisme. J'ai fait de l'athlétisme, c'est mon premier sport. Ils ont développé ce qu'ils appellent un coach athlésanté. Moi, ça allait à fond dans ce que j'avais fait dans mes études, plutôt dans le milieu sport santé. Et donc l'athlétisme, je pouvais retourner sur mon stade d'athlétisme et être engagé, salarié de mon club d'athlétisme pour enseigner le running, le renforcement musculaire et la marche nordique, qui était la grosse activité de mise en avant qu'avait le vent en poupe. Donc je me suis formé à cette marche nordique. Et de là est venue ensuite plein d'autres choses.
- Speaker #0
Tu parles de 2009-2010, et c'est aussi récent que ça la marche nordique en France ?
- Speaker #1
Oui, alors c'est tout à fait, tu as raison, c'est un sport récent. C'était 2006-2005. Je crois que c'est... Oui, il y a eu... C'est une activité qui a une vingtaine d'années, beaucoup en France. Même s'il y en avait qui l'a pratiquée auparavant, mais c'est vraiment professionnalisé, démocratisé au travers des clubs de la Fédération française d'athlétisme. qui a formé des professionnels et qui l'a rendu accessible dans des clubs, dans des assos, au travers des clubs d'athlètes.
- Speaker #0
On en voit partout. Moi, je sais, là, dans ma campagne où je suis, il y a beaucoup de marches nordiques.
- Speaker #1
Oui, il y a plein d'autres FEDE maintenant qui ont aussi leur formation qui se valent maintenant et beaucoup de professionnels qui communiquent et qui font ça très bien et qui, justement, amènent un autre regard sur cette activité qui pouvait, justement... Moi, c'était pour ça, au début, j'étais là, waouh ! Je voyais que des personnes âgées en faire et en faire mal. Donc, ça ne me donnait pas du tout envie. C'est un peu le postulat de base du Nordic Yoga. Je voulais changer l'image de ce sport que j'ai découvert. Dès le premier jour, j'étais là, waouh, c'est trop bien. Je suis dehors, je me propulse, c'est un travail physique. C'est une nouvelle sensation de déplacement. C'était ludique, j'avais quatre jambes. Bref, très vite, j'ai accroché. Et donc ensuite, je suis beaucoup sur les routes maintenant pour... Promouvoir, oui.
- Speaker #0
Promouvoir ça. Alors justement, comment tu as dépoussiéré ? Parce que tu nous as parlé, tu es venu de l'athlétisme, tu es arrivé dans la marche nordique, mais tu as rencontré d'autres choses aussi qui t'ont permis de créer ce Nordic Yoga.
- Speaker #1
Oui, très tôt, tu connais bien notre pilatesse, notre pilate. Il y a eu une rencontre à la fac de sport avec Anna McMillan, c'était une Canadienne qui était venue. Voilà, et qui directement, moi, m'avait amené un gros ressenti. Moi, je faisais de l'athlétisme en compète, assez assidûment. Et tout ce rapport à... à cette prise de conscience de l'organisation des épaules, du port de tête, du relâchement, pour laisser exprimer une forme de fluidité, de souplesse, ça nous parle en fait. C'est tout ce que j'avais pu entendre avec mes entraîneurs, mais avec un autre vocabulaire. Et là, c'était plus fin, j'avais une autre approche et j'ai très vite vu le parallèle. Donc très vite, j'ai réinvesti ce qu'elle nous avait apporté sur une rencontre d'un week-end et ça m'avait ouvert les yeux sur ce que ça pouvait apporter. Et puis, il y avait à l'époque déjà des reportages sur des sprinteurs qui s'entraînaient avec des danseuses pour amener justement à une plus grande explosivité. J'étais là, ah ouais, le rapport entre ce côté qui était plus placement, muscles profonds, mais en même temps, ça pouvait aussi bien, même sur le sprint court, avoir des effets. Moi, c'était le 400, donc le 400 mètres, le tour de piste.
- Speaker #0
D'accord. Oui, donc plus sur l'endurance, c'est un peu.
- Speaker #1
Exactement, sprint endurance. Donc, ça a été ça. Et par la suite, ça a été en 2014. Je suis parti pour mon ex-femme allemande. Je suis parti en Allemagne pour vivre ma paternité. J'y suis depuis 2014, à Cologne. Et à Cologne, j'ai rencontré un fameux Alex, Alexander, un Bollander, que j'ai rencontré sur les côtes atlantiques, là où j'ai rencontré ma femme, dans un camping.
- Speaker #0
Parce qu'il vient...
- Speaker #1
tout le temps camper dans la région de Bordeaux Alex en fait et oui tout le temps non mais ouais donc sur le camping du Gurp voilà pour le nommer ah ouais je savais pas ça moi j'ai travaillé oui mais à un moment donné
- Speaker #0
Alexander m'avait dit ah il y a un français qui travaille à Cologne et tout qui est tu devrais le rencontrer et en fait on s'est jamais rencontré non on a parlé beaucoup de toi aussi ouais on a entendu parler l'un de l'autre et en fait on s'est retrouvé plutôt plus tard via ça via le camp ouais Merci.
- Speaker #1
des activités. Et bientôt en Dordogne, en plus. Alors là, on va vraiment se voir.
- Speaker #0
Parfait.
- Speaker #1
Mais ouais, Alex, il m'a montré et puis voilà, il a ce super studio à Cologne, c'est super studio et ce grand studio et puis c'est nombreux intervenants, formateurs, professeurs. Donc, j'ai baigné là-dedans, je me suis reformé sur Réformer et puis j'ai pu apporter ma touche, voilà, un petit peu. Moi, c'était beaucoup avec les Swiss Ball, j'avais beaucoup ou... J'aimais beaucoup utiliser ces supports encore. Donc, on y revient encore, puisque les bâtons offrent cet appui aussi, que j'aime bien, qui moi me convient. Mais j'ai pu me rendre compte qu'ils permettent aux gens de mieux appréhender ce sol qui peut paraître parfois loin, ou contraignant. Donc, ensuite, j'ai pu travailler dans les Studios Springs à Cologne. Et puis, ouais, baigner dans cet univers de physiothérapeute. C'est ça,
- Speaker #0
parce qu'en fait, il y a une particularité dans le studio que propose Alex, qui est vraiment cette multidisciplinarité entre pilates et rééducation. Il n'y a pas vraiment beaucoup de structures comme ça encore en France. Il y a quelques kinés qui travaillent comme ça, mais là, on a vraiment une structure grande où on a d'un côté un studio de pilates. avec toutes les activités normales et une petite extension à un côté.
- Speaker #1
Et puis tous les physiothérapeutes sont formés.
- Speaker #0
Avec une plateau technique kiné qui est entièrement remplie d'appareils de pilates.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est assez incroyable. C'est vrai que moi, j'ai baigné dans ce milieu de Polestar Pilates qui est très tourné vers la rééducation aussi. Donc c'est vrai que j'ai aussi cette même approche qui est très tournée vers la santé.
- Speaker #1
Oui, c'était une chance de pouvoir le rencontrer. et de pouvoir continuer à me former et d'améliorer, de pouvoir baigner là-dedans. Mais très rapidement, en 2014, le fait de ce départ en Allemagne, puisque mes premiers écrits, c'est fin 2014, où déjà j'avais écrit ce terme de Nordic Yoga sur un cahier. J'étais déjà en train de chercher de pouvoir amener, de trouver une nouvelle façon de pouvoir aborder cette marche nordique. Et donc je suis bien sûr parti avec mes bâtons aussi, et ça a été aussi une forme de... une forme de petite thérapie aussi, d'aller marcher. Parce que le fait de quitter... Moi, j'avais tout un réseau que j'avais monté en 15 ans à Bordeaux. J'ai tout quitté. J'ai quitté mes amis, ma famille. Donc d'un coup, je n'étais plus personne. J'étais papa, mais j'étais un homme heureux. Mais ensuite, je n'avais plus de reconnaissance professionnelle. Je ne savais même pas écrire mon CV. Je n'avais pas parlé allemand. Donc c'est chaud. Au début, ça va, mais au bout de quelques temps, il faut très vite... de montrer tes valeurs et t'as envie d'être reconnu. Et professionnellement, moi, c'est le fait de transmettre qui m'animait. Et donc, je me suis dit, tiens, il faut que je trouve quelque chose, tiens, genre, du temps. Et du temps, j'en ai eu, j'ai mis trois ans à chercher. Mais très rapidement, je me suis intéressé aussi beaucoup au yoga. Je le connaissais, je le pratiquais à Bordeaux, mais je me suis beaucoup intéressé, intervenu dans des cours. Enfin, voilà, j'ai participé à différents cours. Ici, à Cologne, il y a plein de studios de yoga aussi, une grande ville qui permet ça. Et très rapidement, je me suis dit, ces postures se sont évitées avec mes bâtons en extérieur, et je m'amusais à les refaire. Et j'ai de suite trouvé une forme d'aisance, et surtout, ce que je retrouvais dans les entraînements d'athlètes, c'est que derrière ces postures, je pouvais marcher. Et je pouvais marcher nordique avec ces bâtons, chose qui est très fluide, très propulsif, engageant. Et j'adorais cet intervalle de faire des postures et remarcher derrière.
- Speaker #0
Ça fait une alternance aussi dans le mode de régime musculaire.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et il y a un truc qui m'interpelle tout de suite en t'entendant dire ça, parce que la base de beaucoup de la technique, c'est la respiration, autant sur la marche que sur le pilates, que sur le yoga, etc. Et quoi de meilleur que de respirer en étant dehors ?
- Speaker #1
C'est le premier argument. Il paraît banal, il paraît vidime, mais ensuite, non. C'est une activité dehors et ça, ça n'a pas de prix. L'athlétisme, comme je te dis, j'ai été, même pour ceux qui ont fait du foot ou du rugby, ils sont habitués d'être dehors. Mais nous, oui, la piste, elle est dehors, les crosses, c'est dehors. Il y a l'odeur de la terre. Et puis, j'ai vécu en Dordogne. Donc forcément, j'ai ces souvenirs de balade avec mes parents, de jouer avec mon voisin au foot dehors, d'être dehors. Et donc, de bouger dehors. Et par toutes les saisons, et même en Allemagne, je fais du Nordic Yoga. de janvier à décembre et les meilleures séances c'est même limite des fois en hiver et les pires c'est peut-être en été là où il fait trop chaud le pire ennemi c'est la chaleur c'est pas la pluie ni le froid la chaleur tu peux pas te protéger même
- Speaker #0
à l'ombre des fois il fait trop chaud donc ouais non c'est oui tout à fait t'as raison oui parce que quand on pratique le yoga ou le pilates moi des fois je me dis wow en fait on est très de... C'est limité dans notre espace. Souvent, c'est l'espace de notre tapis, c'est l'espace de notre appareil. C'est quelque chose qui est très contraint et qui est tout le temps à l'intérieur. Ça peut nous arriver de faire des séances en extérieur. Moi, je te parlais de ça un petit peu avant. Cet été, j'essaie de faire des interventions un peu à l'extérieur quand c'est l'été. Mais ça reste anecdotique.
- Speaker #1
Oui, je sais bien, ce n'est pas facile. Et puis, les gens sont aussi habitués. On sait que les personnes qui viennent sont habituées aussi à avoir un cadre, un sol plat. et puis la petite une ambiance aussi qui est très agréable mais pas facile ensuite de les amener à se confronter des fois un petit vent, une petite brise un ciel gris un sol qui n'est pas tout à fait droit tu veux dire à la réalité ? ouais exactement j'adore justement surfer là dessus et revenir justement et c'est un c'est le gros argument oui de l'activité et aussi bien pareil que Sur ce qu'on recherche dans le yoga, sur ce côté un petit peu méditatif, ce côté de venir s'unir à quelque chose d'autre que le mouvement et les bienfaits. Mais quoi de mieux que d'arriver à trouver cette présence, cette pleine présence ou le fait d'être attentif à ce que l'on fait, dans un milieu naturel où il y a un bébé qui peut crier, il y a un chien qui peut aboyer. Dans un studio de yoga, je dis souvent, c'est très facile, à 21 degrés, avec l'encens, tout est cosy. C'est très bien, ça fascine, mais ce n'est pas la vraie vie.
- Speaker #0
Tout à fait. C'est le problème de la méditation, tu médites sur un coussin dans un endroit hyper propice et la vie réelle, elle nous bouscule un petit peu. Oui, tout à fait. Et super. Et donc, j'ai entendu parler de toi depuis dans d'autres réseaux. Moi, je suis souvent avec les gens de la Fédération Sport pour Tous. Donc, je sais que tu as déjà fait des interventions dans certains...
- Speaker #1
Oui, pour le CQP. Je formais pour le CQP, oui.
- Speaker #0
Et donc, voilà, je vois qu'il y a quand même un certain engouement. Je pense qu'aussi, il y a peut-être eu un virage. Moi-même, j'ai commencé à me pencher sur cette possibilité d'activité extérieure à la période du Covid.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Voilà. Donc, est-ce que toi, tu as senti que ça a bougé depuis que tu as commencé ?
- Speaker #1
Oui, bien, enfin, il y a… C'est une nouvelle activité. Moi, ça fait 5 ans que je forme. Donc forcément, c'est encore tout frais. C'est un début. Et j'ai commencé à former peu avant le Covid. Donc, sur le côté extérieur, sur ce côté-là de pratiquer, forcément, ça a facilité. Parce que les gens ont dû justement faire du renforcement, du pilates, du crossfit, n'importe quoi. Toutes leurs activités en extérieur. Ou essayer de le faire. Et ils se sont rendus compte. Ah mais c'est chouette en fait, et puis dehors... En fait, c'est bien, on est libre. Et puis, j'ai mon air. Je n'ai pas cette problématique de devoir acheter un condensateur qui vient justement améliorer l'air, comme j'avais pu voir dans le studio de Pilates, ici, à Cologne. On travaillait avec quelque chose qui, justement, pour sécuriser les personnes qui venaient, quelque chose qui venait un petit peu purifier l'air. Donc, en période de Covid, c'était... Donc, dehors, oui, il n'y a pas ça. Et puis il y a ce plaisir-là que les personnes avaient peut-être perdu, je trouve. Je trouve qu'ils ont retrouvé le goût, ça leur a rappelé peut-être justement ce qu'ils avaient éprouvé auparavant dans l'enfance, et que l'extérieur, il n'est pas méchant, il ne fait pas mal, et au contraire, il est agréable. Et ils ont retrouvé un plaisir, oui. Donc forcément, oui, ça a un petit peu ouvert les consciences sur cette activité. Les professionnels aussi, ça les a forcément. Mes formations s'adressent aux personnes qui veulent ensuite transmettre au trois-quarts. Et forcément, ça leur a fait aussi tilt sur dire « Ah, ça serait pas mal que j'ai une activité, pour moi-même OK, mais c'est vrai que le Covid, j'ai rien à pouvoir utiliser à l'extérieur. » Et c'est vrai que nous, on pouvait continuer à pratiquer, en gardant les distances de sécurité, mais on était dehors. Il n'y avait pas de risque d'être dans un lieu fermé.
- Speaker #0
Oui, oui. Et aussi cette période, elle a fait revenir sur le devant. Et puis c'est un sujet qui est quand même en même temps très présent dans les médias. Et on en entend beaucoup parler. En même temps, on sait qu'il y a aussi peu de moyens qui sont mis sur la table pour ça. C'est tout ce qui est sport santé. En fait, c'est assez paradoxal. Et en même temps, on nous vend que les bienfaits du sport santé. En même temps, les structures, les subventions ne suivent pas toujours. On sait que c'est un peu compliqué. Et j'ai regardé sur ton site, tu parles de sport, santé, nature.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Là encore, pour appuyer sur le côté, ce n'est pas juste le sport santé. Moi, j'en étais un acteur dans les formations et dans mes enseignements. Mais là, il y a quelque chose en plus. On est totalement 100% dehors. Il fait partie de ce que l'on apporte. D'ailleurs, le sport santé, il peut avoir plein de... de magnifiques activités, mais là, celle-ci, elle se fait dans la nature. Donc, je trouvais ça intéressant de mettre ce sport santé nature,
- Speaker #0
en même temps. Ça fait bien écho. Moi, je travaille avec ce qu'on appelle les techniques mind-body, tu vois, on dit corps et esprit. Et pour moi, j'utilise maintenant toujours la notion mind-body environment avec l'environnement. Alors, c'est autant la nature qu'il y a autour de moi, mais en fait, c'est moi dans l'environnement. C'est ce principe de réalité dont on parlait.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Juste moi sur mon tapis. Et moi, j'ai une petite question. Du coup, comment tu choisis tes lieux ? Parce que je regardais un peu la liste de tes prochains stages et tout ça. Je vois que tu vas un peu partout.
- Speaker #1
Oui. Alors, ça dépend pour les formations ou pour les retraites ou pour des séances. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il faut que ça soit dans un milieu nature qui offre directement sur le site. Si jamais j'offre un temps plus long, moi, j'aime beaucoup. aussi bien dans les temps de formation que dans les temps de retraite, ce que j'appelle des retraites, c'est des temps plus longs mais ouverts au grand public, qu'on puisse manger et dormir à proximité. Souvent, c'est des lieux qui proposent justement un lieu d'hébergement, de restauration. Et autour de ça, il y a directement des lieux de pratique. Directement, on ne prend pas la voiture, ou on va la prendre une fois pour aller chercher un parcours vraiment atypique. Mais sinon, plus de la moitié de tout ce que l'on fait pendant ce temps-là, Tout est faisable à pied, directement à partir du site. Il faut choisir des chemins qui sont à la fois praticables, assez larges, pas à 100%, mais une pratique qui nous permet de pouvoir observer une nature généreuse. Et puis des lieux aussi, ce que je recherche, c'est des endroits où on va pouvoir s'arrêter pour faire pratiquer les postures. Ce sont des terrains plutôt dégagés qui peuvent accueillir une vingtaine, entre 10 et 20 personnes. Souvent, un espace ouvert, relativement plat, si possible, à côté d'un bel arbre, devant un lac, qui offre une belle vue. Mais souvent, on trouve, à chaque fois, une clairière, il y a tout le temps un champ. Et puis souvent, je prévois des choses, mais au sein de ma marche, au sein de ma séance, C'est ça qui est magnifique, la luminosité n'est pas la même, ton envie n'est pas la même, le groupe a une autre énergie, puis ça t'amène à t'arrêter où tu n'avais pas prévu, et c'est tout aussi bien.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
T'es libre, en fait, t'es libre. C'est ça,
- Speaker #0
la mobilisation quand on est avec des groupes de toute façon. C'est ça. Ouais, Est-ce que j'ai vu qu'un des stages, tu le fais à l'abbaye de Jumièges ?
- Speaker #1
Ouais, oui.
- Speaker #0
C'est incroyable.
- Speaker #1
Il y a eu des super vidéos là, encore. Et puis, on peut... Alors là, c'est typique, j'ai regardé. Il y a une formation la semaine dernière à Jumièges. C'est la première fois que... Voilà, une personne, une grande amie, Karine Butler, qui a formé, qui forme également maintenant à mes côtés. Donc, je l'ai formée pour qu'elle puisse former depuis trois ans. Elle a fait sa première formation la semaine dernière à Jumièges, de là où elle vient. Et donc on l'avait fait à deux l'année dernière, elle m'avait suivi, je l'avais encadré cette formation. Et elle m'avait montré, donc elle la connaît bien, donc on est dans l'abbaye, il y a de l'herbe et on est dans une abbaye à toit ouvert. Et on a fait cette marche, ces postures, ces déplacements, puisqu'on fait aussi ce que j'appelle des gammes nordiques yoga qui sont issues de l'athlétisme. C'est des formes dansées où on donne du rythme, on fait un travail de pied, on rythme avec les bâtons et les pieds. pour faire ce travail de placement, de posture. Donc, c'est une forme de danse à quatre appuis. Et donc, ça offre… Il y a plein de lieux, l'abbaye, mais il y en a plein d'autres qui donnent… C'est trop beau à faire.
- Speaker #0
Oui, c'est superbe. Alors justement, tu parlais un petit peu du vocabulaire, des choses que tu as créées. Donc, tu parles des gammes, il y a des postures. Peut-être que tu peux nous en dire un petit peu plus. Puis moi, ce que je me dis aussi, c'est que tu es en pleine… En plein développement, c'est-à-dire que même si c'est quelque chose que tu as fait déjà il y a une petite dizaine d'années, j'imagine que c'est quelque chose qui est en mode évolutif ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Depuis ma première formation, c'était fin 2018, le Nordic Yoga s'organise, c'est vraiment cet agencement hybride entre des temps de marche nordiques et des asanas réalisés avec les bâtons des postures Nordic Yoga. Je me suis beaucoup inspiré de l'ashtanga yoga, ce yoga dynamique qui s'organise en série, que je pratiquais moi-même, que j'aimais. Ce côté fluide, ce côté engagé. Pendant ces trois années de conception du Nordic Yoga, j'ai voulu également organiser cela en série, mais pour libérer le marcheur des postures utiles, qui me sont utiles ensuite dans la marche. Qu'est-ce que je ressens et qu'est-ce que ça permet de venir libérer dans l'énergie du marcheur nordique. J'ai beaucoup insisté sur le psoas, bien sûr, et sur les rotations, puisqu'on a une fabuleuse rotation du corps avec l'usage des bâtons, puisqu'on a un pas qui s'allonge, un travail de pied, donc toutes les postures, on va venir beaucoup travailler les appuis des chevilles. Et donc j'ai organisé six séries de postures qui étaient déjà là depuis 2018, le socle était déjà présent, et depuis huit ans maintenant, ce sont des choses qui se sont affinées dans... la transmission, la pédagogie, dans la façon de poser un bâton, d'être plus précis, plus concis. Donc c'est surtout ça. Et puis oui, maintenant, il y a des choses nouvelles, comme ce que j'ai appelé les gammes Nordic Yoga. Elles se sont complétées, puisque ce sont des mises en situation qui permettent également de faire des... On connaît très bien en athlétisme les montées de genoux, les talons-fesses, les choses qu'on a faites au collège. Donc là, on va les faire. J'en ai une douzaine, une quinzaine. Mais le bâton est présent aussi et ça va permettre de décortiquer toute la gestuelle de la marche, du travail de la joshfi, du placement du genou, la position du bassin, le travail de coordination, d'équilibre dynamique, et tout cela pour faciliter, pour libérer le marcheur ensuite, pour avoir plus de rythme, plus de fluidité dans sa marche. Donc il y a des gammes Nordic Yoga, il y a aussi des focus Nordic Yoga, où je vais mettre le focus. Sur la respiration nasale, on va faire des marches avec respiration alternée. On va mettre le focus, on va dessiner, on va signer sa respiration totale, qui est l'utilisation de ces diaphragmes, où on va faire le mouvement du signe en marchant. Mais également, c'est comme si on signait, comme dans le langage des signes, on va signer sa respiration. Donc, c'est super pour enseigner, puisqu'à distance, je vais pouvoir voir une personne, je vais savoir si elle est en phase d'inspire ou d'expire, puisqu'on va reproduire les mouvements en dessinant. Donc, on éduque beaucoup pour ensuite donner le pouvoir aux gens de comprendre et d'être acteurs de leur marche et de leur respiration. C'est vraiment l'ADN du Nordic Yoga. C'est vraiment basé sur comprendre comment je respire, comment ça agit, comment je peux le ressentir, le diriger en conscience pour habiter mes pas, pour rythmer. Donc, il y a la marche afghane aussi que j'utilise. Je ne sais pas si tu connais un peu ces principes.
- Speaker #0
C'est quelque chose qui a un lien avec la respiration aussi. C'est ça.
- Speaker #1
On va coordonner ses pas avec sa respiration et on va lui donner des rythmes. C'est des mélodies, c'est comme des mantras que je vais répéter. 3-1-3-1 est le basique, c'est un refrain. Je me laisse inspirer sur trois pas, je retiens un pas poumon plein et ensuite j'expire sur trois pas et je fais un pas poumon vide. Et donc en fait, il y a une forme de... En fait, quand je marche, je compte. Et en comptant, je suis présent à ce que je fais. Et ça améliore l'oxygénation. On peut parler de cohérence cardiaque.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Ce que j'entends, c'est que ça m'a l'air quand même assez technique. C'est-à-dire qu'il faut quand même penser à beaucoup de choses. Comme les gens qui commencent au pilates me disent qu'il faut penser à beaucoup de choses en même temps. C'est-à-dire qu'il faut penser, j'imagine, à la coordination de tes bras. comment tu plantes ton bâton, comment tu transfères ton poids, comment tu respires, etc. Est-ce que, de ton point de vue, c'est quelque chose qui est accessible à toute personne, toutes conditions physiques ?
- Speaker #1
Par expérience, je me fie depuis 10 ans, j'ai vu des milliers de personnes sur cette activité, en toutes les séances. Et oui, de l'enfant à la personne qui n'a jamais fait de marche nordique ou jamais fait de yoga. J'ai mon propre retour qui est je pense très fondé, mais j'ai également le retour, puisque je suis beaucoup intermédiaire dans des festivals de yoga, où là les personnes ne sont pas du tout habituées à la marche nordique, ne connaissent pas, et il y a également des fois des novices dans le yoga, et pas mal de profs de yoga qui viennent tester aussi, qui sont curieux, curieuses. Et au travers du yoga, les retours c'est « waouh, mais qu'est-ce que les gens sont bien placés grâce à ces bâtons » . puisque du coup ils sentent que ça facilite et que les gens sont très rapidement mais bien placés dans une posture de l'art, dans un guerrier. On a une empathie et on voit la personne, de toute façon ça se sent que la personne est novice, on le voit, puis elle le verbalise aussi. Et dans la marche, il y a toute une pédagogie, j'ai bien sûr défini des techniques pour amener les personnes à arrêter justement à poser le cerveau. Et à faire ce qu'ils savent faire depuis qu'ils ont un an, c'est-à-dire mettre un bras de façon coordonnée avec la jambe opposée. Et les bâtons, on va juste améliorer ça et on va juste laisser aller. Il faut juste se faire confiance. Et puis ensuite, ça devient très intuitif, très naturel ce mouvement. En fait, je m'appuie, c'est ce qu'on sait faire. On ne réfléchit pas quand on se lève le matin pour aller aux toilettes, pour aller à la douche. Il faut revenir dans ça. Oui,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Donc c'est très intuitif, en fait. Bien sûr, par la suite, la qualité du geste se peaufine. Moi, je le peaufine encore. Ça devient très technique et j'adore. Ensuite, c'est comme en athlétisme. On passe des années à travailler la gestuelle, le placement pour améliorer. Et bien là, avec les bâtons, c'est encore... On a quatre jambes, donc c'est... Oui, bien sûr, ça devient très précis par la suite. Il y a différentes techniques.
- Speaker #0
Oui, parce que finalement, la marche, c'est quand même la fonctionnalité première. C'est ce qu'il y a de plus important en tant qu'être humain. Et moi, ce que j'observe, je travaille beaucoup, forcément, les gens en statique, en mouvement dans le pilates, mais dans quelque chose qui est très contraint dans l'espace, etc., et très précis. Ça a son avantage, parce que ça remet les choses à leur place. Ça recrée un cadre assez... assez maîtrisé du corps. Mais si tu ne l'explores pas après ça, vers autre chose, pour moi, il y a un petit chénon manquant. C'est-à-dire que si les gens ne font que du pilates, et après, bien sûr, ils arrivent à le transférer un peu dans leur vie quotidienne, mais ce n'est pas toujours évident de bien réussir à faire ce transfert. Et il me semble que peut-être une activité comme la tienne, elle revient dans quelque chose qui est tout de suite beaucoup plus fonctionnel. Et elle fait ce gap-là.
- Speaker #1
Exactement. Moi c'était le Une observation que je faisais dans mes cours de pilates, et d'autant plus quand je suis arrivé à Cologne, où celles qui venaient, c'était très féminin, limite elles étaient plus fortes que moi. C'était une rigueur des personnes qui avaient une forme de souplesse, de force, de placement. Mais malgré ça, suite à la fin du cours, où parfois je les observais sur leur parking, pressés dans leur cogitation, une mauvaise posture en train de marcher, en train de ranger le tapis, déjà mal positionné. Et je me dis, c'est dommage, ces personnes-là qui me font des single leg stretches ou des choses très bien placées, qui ont tout pour que leur corps soit bien placé. Il y a un oubli, il n'y a pas de transfert, il n'y a pas de notion dans la vie quotidienne.
- Speaker #0
Et par la suite, comme moi, j'ai toujours aimé marcher, j'ai toujours adoré, et puis toi tu dois ressentir ça aussi après une bonne séance de pilates, souvent de marcher derrière, comme moi j'allais rejoindre un autre cours, mais cette sensation, forcément oui, tout ce que peut libérer une bonne séance de pilates, quel plaisir, jouissance même j'ai envie de dire, de sentir son corps, mais tout est là, tout a été, et c'est ça que j'ai voulu mettre dans le Nordic Yoga, c'est-à-dire cette alternance. ce que proposent justement des postures, ce côté postural, ce côté précision avec la respiration, cette écoute, mais de le transférer. Moi, c'était le postulat de mon mémoire en STAPS. C'était comment gérer sa vie, son quotidien quand on est… Moi, j'ai beaucoup travaillé avec les maturés sans, les seniors, pour leur apporter cette qualité de… On parlait d'équilibre, d'explosivité, de renforcement musculaire, parce que cet âge-là, ça compte. Donc, je l'ai préparé comme des athlètes. Mais le but, je leur donnais des devoirs. C'est important qu'ils ne fassent pas que deux fois par semaine avec moi, ou même trois. Mais même trois, c'est rien. Il faut qu'ils fassent chez eux tout le temps, dès le matin, qu'ils aient des 30 minutes tous les jours. Donc, il fallait qu'ils aient une discipline, et je les ai amenés vers ça. Et souvent, ces personnes-là sont plus assidues que nous, adultes, où on se dit, c'est bon. Parce qu'ils se rendent bien compte qu'ils en ont besoin.
- Speaker #1
C'est ça, ils ont vraiment la réalité du terrain. Mais voilà, nous,
- Speaker #0
on n'a pas encore... en douleur, voilà ça va on le sait bien, c'est que quand on a une blessure, on commence à prendre soin de soi souvent,
- Speaker #1
ou reprendre une utilité parce que des douleurs arrivent mais ouais est-ce que tu voudrais partager si t'as un peu des je sais pas, des visions, des projets que tu voudrais, peut-être que c'est aussi pas encore personnel Non, pas forcément personnelles, mais des choses sur lesquelles tu aimerais encore te développer ? J'ai vu qu'il n'y a pas longtemps, vous étiez passé qu'à Liopis, qui est très administratif. Mais voilà, des choses à prendre compte dans la croissance d'une entreprise. Parce que voilà, tu as des objectifs, des choses comme ça, des rêves.
- Speaker #0
Ouais, j'en ai plein. Bien sûr, déjà en premier, moi, c'est quelque chose… C'est l'écriture d'un livre, forcément, passer par l'écriture, puisque cette activité, j'ai des milliers d'écrits déjà, des milliers de mémos vocaux, d'enregistrements, de choses que je marque, que je m'enregistre, parce que dans mes voyages, parce que je suis en Allemagne, mais je me déplace beaucoup, donc j'ai beaucoup de temps seul dans ma voiture, où forcément, ça me nourrit beaucoup ma créativité, et j'enregistre beaucoup de choses, j'ai beaucoup de notes, mais comme j'aime bien faire les choses bien... j'ai ce projet là forcément de mettre sur cet objet noble le livre de le partager là je suis en train justement aussi d'illustrer puisqu'il y a le symbole dans le Nordic Yoga c'est la guerrière zen le guerrier pacifique c'est la personne valeureuse, courageuse que l'on veut incarner dans les postures, dans sa marche et que moi qui m'aide beaucoup dans ma vie quotidienne voilà cette personne que je veux incarner Et je veux la représenter avec une illustratrice avec laquelle je travaille. Donc elle est en train de mettre en représentation cette guerrière, cette amazone, ce vagabond, cet aventurier masculin, féminin, pour qu'on s'y aille. Voilà, ça aide. Pour faire travailler l'imaginaire, pour qu'on ait une représentation. Et donc ça, c'est un beau projet. Et Asra, Ilsa, ces deux représentations seront avec les attributs, les dix attributs du Nordic Yoga. puisque j'ai défini 10 repères qui permettent de conscientiser sa marche des pieds à la tête, de la terre au ciel, il y a 10 points de repères, et forcément, il pourra être équipé de choses qui remettent en valeur, justement, avec l'engagement du périnée, le placement de la langue, l'abaissement des épaules, le placement du pied, le genou, le coude, en fait, il y a comme une armure scintillante, mais tu vois, et il y a ce côté-là, j'ai envie d'incarner ce super-héros. Moi, je peux être cette super-héroïne aussi. Et je trouve que ça fait du bien de rêver comme un gosse aussi, de se dire, allez, moi aussi, je mets la cape et rien ne peut m'arriver aujourd'hui et j'y vais. Donc ça, c'est chouette parce que moi, ça m'anime.
- Speaker #1
Et c'est ce que tu dis, en fait, quand tu es dans cette... Enfin, je n'ai pas pratiqué de Nordic Yoga, mais quand tu pratiques une activité physique et que tu as... Tu as pris du plaisir, tu t'es senti en maîtrise. Effectivement, ça te donne une impression de puissance.
- Speaker #0
Exactement. Moi, je parle de douce puissance. J'adore ce terme de force tranquille, douce puissance. C'est vraiment ce qu'on recherche dans l'activité. L'amplitude, mais dans l'amplitude, il y a de la relaxation, mais il y a une force, une puissance qui se dégage. Donc ça, c'est un projet qui est présent, qui est en cours. Là, j'ai formé, j'ai deux personnes, j'ai deux formations cette année. Ce n'est pas moi qui les donne, donc c'est des personnes que j'ai formées. Donc c'est tout nouveau cette année. Donc ça s'est très bien déroulé la semaine dernière avec Karine. Et à Souston, dans les Landes, au mois d'octobre, c'est deux amis de la fac de sport, de Bilitis et Lugena, qui vont former également. Cette fois-ci, seul. Ça fait trois ans qu'elle m'accompagne sur les formations, mais cette année, voilà. Donc, c'était particulier de suivre ça à distance, d'être présent, et puis de travailler en binôme. Donc, c'est chouette. Le Nordic Yoga, c'est plus que moi, maintenant. C'est ça,
- Speaker #1
parce que c'est un peu lourd aussi de porter cette aventure tout seul. Et j'imagine que tu as envie de la partager.
- Speaker #0
Oui, voilà. C'était aussi pour montrer que ce n'est pas que Thomas Fayat, le Nordic Yoga. C'est aussi... Il y a un socle, le Nordic Yoga, il vit de lui-même maintenant, il y a quelque chose qui est défini, il y a une forme de philosophie que l'on partage maintenant, au travers de cette marche qui est ensemble mais silencieuse, qu'on recherche, cette écoute, ces asanas, ces séries qui s'organisent autour de cette guerrière zen, de ce héros pacifique. ces gammes nordique yoga, ces focus. Donc voilà, on a le même vocabulaire et on partage ça partout en France, en Belgique. Donc voilà, il y avait beaucoup de Belges qui sont venus se former aussi. Et mon projet, c'est de former en Allemagne, forcément.
- Speaker #1
Mais oui !
- Speaker #0
Donc c'est le gros projet depuis trois ans. Comme la France est grande, il fallait d'abord que je monte une équipe de formateurs pour ensuite former en Belgique, en France, et enfin en Allemagne aussi, ouais.
- Speaker #1
Ouais. super et une petite peut-être dernière question le Nordic Yoga donc c'est une marque que toi tu as déposé il y a la marche nordique est-ce que tu es lié à une fédération ou c'est vraiment quelque chose que toi tu portes de
- Speaker #0
ton côté je porte de mon côté ouais pour moi il n'y a pas de j'avais envie d'être libre aussi dans la parce que souvent me limiter dans la façon de gérer le temps de formation C'est un format long que je propose, c'est 7 jours. Oui, c'est long. J'aime ce côté long. Et quand les gens se rendent bien compte que c'est largement ce qu'il faut pour ce niveau 1, puisqu'il y a un niveau 2 aussi en 4 jours ensuite. Il y a beaucoup de choses dans le Nordic Yoga. Et plutôt que de le faire en 3 fois 3 jours, chose que je faisais auparavant, j'aime beaucoup, depuis 3 ans, je ne fais que du 7 jours. puisque c'est vraiment une aventure on vit ensemble pendant une semaine c'est rare de s'accorder une semaine sans ses enfants, sans son mari sans aussi pour soi de partir à l'aventure et c'est cet esprit là que j'aime bien partager avec les gens qui ensuite le retransmettent dans leur royaume dans leur région on se connait très bien on a partagé plein de choses c'est intense on est dehors comme t'as dit on revient et c'est pas pareil 7 jours quand t'es, j'ai déjà fait des formations aussi longues que ça en pilote, quand t'es à l'intérieur, là d'être dehors tout le temps dans la nature, ça change beaucoup les rapports entre 7 jours à respirer dehors, à pratiquer dehors à marcher, à voir plein de belles choses ça crée des liens forts ça donne drôlement envie bah ouais, de toute façon on va se voir en Dordogne oui oui Merci.
- Speaker #1
Je sais que je vais, je ne viens pas, je viens, je ne viens pas. Parce que j'aurais déjà, je pense, il y a deux ans, je m'étais inscrite pour faire un stage. Et puis, j'ai annulé au dernier moment parce que j'étais acculée de travail.
- Speaker #0
Là, voilà, c'est à côté, c'est à la Noël. C'est au lac de Rouffillac où j'allais quand j'étais petit en plus. C'est marrant. Où je chantais, où j'allais en colo quand j'avais entre 6 et 10 ans. Et chanter à 3 km à pied, ça use les souliers, parce que les monos, on était crevés de faire le tour du lac, ils nous faisaient chanter ça. Et moi, j'ai d'autres chansons dans le Nordic Yoga, on chante aussi.
- Speaker #1
Ah oui ?
- Speaker #0
Oui, on chante les repères, on chante les repères sur le rythme du 3-1-3-1, justement pour ancrer le rythme, donc justement pour préciser ce que l'on est en train de faire. Donc c'est trop marrant de venir faire aussi, faire vibrer dans la même expiration et rythmer, marcher en... faisant sortir une vibration j'ai hâte de vivre ça en tout cas ça va être très sympa t'es la bienvenue, de toute façon c'est là,
- Speaker #1
c'est dans pas longtemps ouais tout à fait merci beaucoup Thomas merci à toi
- Speaker #0
D'avoir été en direct depuis la Dordogne en plus, ça me fait plaisir.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai qu'on a tenté de se voir en vrai, mais ce n'était pas possible au niveau des dates.
- Speaker #0
Mais la technologie, on a été rapprochés par les satellites. Mais bientôt, on va se voir en route.
- Speaker #1
C'est cool. Merci beaucoup, Thomas.
- Speaker #0
Merci à toi, Yael. Merci.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode. Si tu as aimé, partage-le avec ta communauté et laisse un like ou un commentaire sur ta plateforme d'écoute. Cela m'aidera à rendre le podcast plus visible. Merci à Philippe Padden-Powell d'avoir si généreusement composé la musique originale de cette émission. La musique rythme nos vies et apporte de la joie au cœur. Avoir une musique qui me ressemble pour accompagner votre écoute est un vrai cadeau.