- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast Corps et Fracas, le podcast mené par la Mutualité Française Centre-Val de Loire, qui rend des sujets de santé complexes accessibles à tous. A travers des thématiques variées, nous vous invitons à prendre soin de votre santé et de celle des autres en vous informant. Chaque thématique est explorée en trois épisodes. La prévention est au cœur de notre démarche, car s'informer, c'est déjà agir pour sa santé. Bonjour et bienvenue pour ce douzième épisode de notre podcast. Pour finir cette série sur le sommeil, nous accueillons Juliette Mondoulot, fondatrice de Faits de beaux rêves, qui va nous parler du sommeil des enfants. Que vous soyez parent, grand-parent, oncle et tante ou même babysitter, j'espère que vous trouverez dans cet épisode des réponses à vos questions ou inquiétudes. Bonjour Juliette.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Est-ce que vous pourriez vous présenter pour commencer ?
- Speaker #1
Je suis Juliette Mondoulot, autrice, conférencière, fondatrice de Faits de beaux rêves et j'accompagne les parents ou toutes les personnes qui souhaitent améliorer leur sommeil. Je forme aussi des femmes qui ont envie de donner du sens à leur vie et qui souhaitent elles-mêmes devenir consultantes en sommeil.
- Speaker #0
Très bien, merci beaucoup. Je propose qu'on commence directement avec une question, puisqu'on va parler du sommeil des enfants. Jusqu'à quel âge est-ce qu'on peut considérer qu'un sommeil sera différent entre un enfant et un adulte ?
- Speaker #1
Alors là, on peut avoir plusieurs âges, on peut citer plusieurs âges, mais je dirais que le moment où le sommeil est très différent, finalement, c'est les 3-4 premiers mois de la vie d'un bébé. Puisqu'il a des cycles de sommeil très différents de l'adulte, avec uniquement deux phases de sommeil. Une première phase de sommeil agitée et une deuxième phase de sommeil calme. Ensuite, il va transitionner vers des cycles qui ressemblent plus aux cycles de l'adulte, mais beaucoup plus courts. Et c'est bien là où se trouve le problème. Et donc, jusqu'à trois ans, on va être sur des cycles qui suivent. Le même schéma que les cycles des adultes, mais en plus court. Et voilà, je dirais jusqu'à l'adolescence, en fait, vous avez les cycles qui s'allongent petit à petit. Et à l'adolescence, on a un sommeil qui est légèrement différent du sommeil de l'adulte, puisqu'il y a un retard de phase. Et ce n'est pas uniquement une mauvaise volonté de nos ados, mais ils ont envie de se coucher plus tard et de se lever plus tard. Et ça, c'est vraiment leur rythme interne. Et ensuite, voilà, le sommeil adulte. Donc, je dirais que chez les enfants, ça va être en effet vraiment autour de 10 ans qu'ils ont pratiquement les mêmes cycles que les adultes. Mais avant ça, globalement, on voit bien qu'on a des cycles qui sont très similaires, mais beaucoup plus courts.
- Speaker #0
OK. Et donc, dans les deux types de sommeil, notamment chez les nourrissons, est-ce qu'on peut faire un petit peu des parallèles avec le sommeil profond des adultes ou des choses comme ça ? Chaque type de sommeil sert à une chose différente ?
- Speaker #1
Tout à fait. La première phase de sommeil qui est sommeil agité, c'est ce qui va devenir après le sommeil paradoxal, donc le sommeil des rêves, mais évidemment les tout-petits, à part mesurer une activité électrique, on ne sait pas vraiment ce qui se passe pendant leur sommeil. Et effectivement, la deuxième phase de sommeil dit sommeil calme sera les prémices du sommeil lent profond de l'adulte. Mais on voit bien que c'est dans un ordre qui est inversé. puisque chez l'adulte, on démarre par un sommeil léger, très léger, léger, profond, paradoxal. Et donc, chez le nourrisson, c'est inversé. Et donc ça, ça peut désarçonner pas mal de jeunes parents. Parce qu'en fait, quand ils voient leur enfant qui s'endort, eh bien, il peut être très agité. Il peut avoir l'impression qu'il grogne, qu'il s'agite dans son lit ou dans les bras et qu'il ne dort pas alors qu'il est en train de dormir. Et donc une erreur, c'est de... vouloir reprendre son nourrisson dans les bras ou bien penser qu'il ne dort pas.
- Speaker #0
Et à ce moment-là, comment est-ce qu'on peut distinguer ? Finalement, c'est peut-être le fait qu'il pleure ou qu'il ne pleure pas. Comment on peut distinguer s'il est en train de s'éveiller ou s'il est juste dans ce type de sommeil où il y a beaucoup de mouvements ?
- Speaker #1
Se dire que dans tous les cas, s'il n'y a pas un appel direct du nourrisson, c'est-à-dire en effet le pleur qui veut dire j'ai besoin d'attention et j'ai besoin d'être pris dans les bras, Se dire qu'on peut, en fait, observer son bébé, tout simplement en se disant, il est agité, il grogne, il essaye de mettre un peu ses mains à la bouche, il tourne la tête, laissons-le et observons-le avant de vouloir tout de suite agir.
- Speaker #0
Ok, très bien. Et donc si on part justement sur plus le sommeil des nourrissons, quelles sont les problématiques de sommeil qui sont le plus important ? plus rencontrés par les parents que vos accompagnés en général ?
- Speaker #1
Les problématiques de sommeil vont être autour de l'endormissement. Un endormissement... long, difficile, ou bien un endormissement qui se fait assez bien, mais par exemple dans les bras ou au sein, et des difficultés à poser le bébé dans son lit. Il va y avoir des difficultés autour des réveils nocturnes, mais qui sont physiologiques et normaux. Et on l'a vu tout à l'heure, les cycles sont plus petits. Donc en effet, plus il est petit, plus le bébé se réveille souvent. Donc ça c'est tout à fait normal. La problématique, ce n'est pas le réveil nocturne en lui-même, c'est le fait de ne pas réussir à enchaîner les cycles de sommeil. Et souvent, cette problématique, elle arrive plus après les 3-4 mois, la fameuse régression des 4 mois, puisque les cycles changent, j'en ai parlé tout à l'heure, et il y a des phases de sommeil qui sont plus légers entre les phases de sommeil profondes et plus agitées. Et donc là, ça veut dire que le bébé se réveille davantage. que lorsqu'il est tout petit. Et donc s'il a besoin de son parent pour s'endormir, c'est normal qu'il ait besoin de son parent pour se rendormir et enchaîner ses cycles de sommeil.
- Speaker #0
Et à ce moment-là, comment faire la différence entre un réveil entre deux cycles mais où l'objectif serait qu'il se rendorme rapidement et un réveil d'équivalent fin de nuit ?
- Speaker #1
D'équivalent de fin de nuit ou alors un réveil nutritionnel, c'est-à-dire d'avoir besoin effectivement de s'alimenter. Pour moi, l'important, c'est d'être à l'écoute de son bébé. Et un bébé qui veut vous dire qu'il a faim, il va vous le dire de manière assez explicite en général. Et là, il n'y a pas trop de questions à se poser. En début de nuit, je dirais que d'essayer d'aider bébé à enchaîner son cycle de sommeil sans forcément lui donner à manger, peut de toute façon être une bonne idée. Et s'il a faim, clairement, il ne va pas se rendormir.
- Speaker #0
OK. Et à ce moment-là, est-ce qu'il y a quelques recommandations un peu génériques de temps de sommeil entre deux périodes où il aura faim ? Ou est-ce que c'est vraiment très bébé dépendant ?
- Speaker #1
Pour moi, c'est bébé dépendant, surtout chez les bébés allaités, puisqu'on va plutôt les laisser, c'est vraiment l'allaité-tésoin à la demande. Et la lactation va répondre à vraiment l'offre et la demande. Et donc plus un bébé va téter souvent et plus ça va stimuler la lactation de la maman. Donc il y a un processus assez naturel qu'il vaut mieux laisser faire. Néanmoins, on peut quand même estimer qu'un bébé n'a pas forcément besoin de téter plus souvent que toutes les 3 heures. Mais attention, je ne dis pas qu'il ne faut pas lui donner plus souvent que toutes les 3 heures, mais ça donne une première indication éventuellement que... Ça fait trois quarts d'heure que j'ai couché mon bébé, il se réveille. Il y a des chances que ce ne soit pas la fin qu'il est réveillé, mais tout simplement qu'il a terminé un cycle.
- Speaker #0
Très bien. Merci beaucoup. Et si on va sur le sommeil des enfants un tout petit peu plus âgés, on a parlé notamment des difficultés d'endormissement. Qu'est-ce qui permettrait de faire la différence entre une situation préoccupante et simplement un endormissement ponctuellement un tout petit peu difficile ?
- Speaker #1
Alors, tout dépend de la fréquence. De la difficulté d'endormissement, déjà, si c'est une fois de temps en temps, effectivement, parce qu'on est revenu de vacances, donc il y a un changement de décor, il y a une petite maladie, il y a un contexte qui fait qu'effectivement on a un endormissement qui est plus compliqué. Et il y a également la durée de l'endormissement un petit peu difficile. Pour moi, moins d'une demi-heure, c'est un endormissement qui se passe relativement bien, mais... il y a des enfants qui vont effectivement avoir besoin systématiquement de 15-20 minutes pour décompresser de leur journée et s'endormir. Là où il y en a d'autres, ça va leur prendre 5-10 minutes sans problème. Mais au-delà d'une demi-heure, c'est un enfant soit qui n'est pas accouché à la bonne heure, ça c'est possible, il ne faut pas forcément se dire que c'est parce qu'on l'a couché trop tôt, parce qu'un enfant qui est trop fatigué va aussi avoir du mal à s'endormir le soir. Et donc ça c'est un piège dans lequel on tombe. assez facilement, surtout quand on a son enfant en mode pile électrique surexcité. Alors ça, je vous le donne plein dans le mille, c'est un enfant qui est trop fatigué. Mais on peut aussi avoir un enfant qui n'est pas assez fatigué, qui a du mal à s'endormir. Donc je dirais que ça, c'est une des premières choses à regarder. C'est le rythme de sommeil de l'enfant. Est-ce que j'ai la bonne fenêtre d'endormissement ? Et ensuite, ce qui peut avoir tendance à retarder l'endormissement, c'est d'avoir besoin de son parent. pour s'endormir et surtout quand le parent est là pour l'endormissement le soir mais qu'il n'est plus là la nuit. Parce que qu'est-ce qui se passe ? Le petit enfant il se dit « Ah, je sais que ma maman ou mon papa va partir dans sa chambre endormir, donc je ne vais surtout pas m'endormir. » pour être sûre qu'il reste bien là.
- Speaker #0
Et alors là, il y a une solution ?
- Speaker #1
Ça dépend de la philosophie parentale de chacun. Soit on peut opter pour un partage de chambre. L'OMS préconise un partage de chambre les six premiers mois de la vie d'un bébé, voire même jusqu'à un an, pour prévenir de la mort inattendue du nourrisson. Et ensuite, je dirais que c'est vraiment une affaire culturelle. Dans certains pays, on dort avec ses enfants jusqu'à six ans et ça ne pose de problème à personne. C'est vrai qu'en France, on a plutôt tendance à se dire chacun dans sa chambre et tout le monde va bien. Donc on peut aussi se dire chacun dans sa chambre, ça fonctionne très bien. Et dans ce cas-là, mieux vaut peut-être accompagner son enfant vers plus d'autonomie pour son endormissement pour que la nuit, déjà pour qu'il lâche prise plus facilement et que la nuit, il puisse se rendormir facilement également.
- Speaker #0
Ok, très bien. Et alors, vous avez parlé des recommandations de l'OMS. de 6 mois à 1 an pour le sommeil du bébé, de l'enfant, le fait de se séparer de chambre avant les 6 mois ou après les 1 an, est-ce que c'est quelque chose de négatif ?
- Speaker #1
Avant 6 mois, ce n'est pas forcément quelque chose de négatif, encore que c'est un facteur protecteur contre la mort inattendue du nourrisson. Après, ce que je dis toujours aux parents qui vraiment n'arrivent pas à dormir avec le nouveau-né dans leur chambre, c'est globalement, d'accord, il y a un petit peu plus de risques, mais qu'il n'en perde pas la santé, qu'il n'en perde pas le sommeil non plus. Donc c'est un choix parental. Et je dirais qu'au-delà de un an, et moi ce que je vois dans mes accompagnements, c'est souvent après 8-9 mois, en effet, la présence parentale peut amener davantage de réveils nocturnes chez l'enfant. En fait, ce n'est pas qu'il se réveille plus souvent, mais c'est qu'à chacun de ses réveils, il va peut-être plus souvent solliciter son parent qui est dans la même chambre que lui. Et ça, c'est quand même quelque chose que j'observe assez régulièrement. Non pas que ce soit une mauvaise chose en soi, si on a notre enfant qui dort dans notre chambre, on fait juste chute-chute-bisous, mais le sommeil est plus « complet » , même si la nuit complète, en vrai, ça n'existe pas, puisqu'on se réveille et on se rendort toutes les nuits, mais le sommeil a tendance à être plus qualitatif s'il n'est pas partagé.
- Speaker #0
Et on parlait également de réussir à trouver l'heure idéale de coucher selon les enfants. Est-ce que... Une fois que cette heure est un petit peu identifiée, elle sera toujours identique sur la semaine, sur le mois ? Bon, je m'imagine qu'avec les années, ça doit évoluer, mais au moins sur ce genre d'échelle-là ?
- Speaker #1
Alors, oui, globalement, en tout cas, le mieux, c'est d'avoir la même heure de coucher tous les jours, quand on a la bonne heure de coucher pour son enfant, et d'éviter le fameux « je couche mon enfant plus tard le week-end » pour qu'il se réveille plus tard. Déjà, en général, ça ne marche pas. Et puis, en plus, ce n'est pas forcément bien pour l'enfant. Donc l'heure de coucher, oui, elle va évoluer. Mais finalement, entre 7h et 8h, le soir va être valable à peu près jusqu'à 2 ans, 2 ans et demi, voire un peu plus tard que ça. Ça va dépendre aussi de la durée de la sieste. Parce qu'il y a des enfants à 2 ans et demi qui vont faire une très grande sieste. Et là, en effet, quand il y a une très grande sieste de 2-3 heures, on va plutôt préférer décaler le coucher vers 20h, 20h30. Et ensuite, ça va surtout être en fonction du nombre d'heures dont... notre enfant a besoin et aussi des contraintes qu'on peut avoir, comme aller à l'école par exemple. Mais globalement, c'est vrai que dans l'inconscient collectif, on pense souvent que notre enfant a besoin de 10 heures de sommeil et c'est beaucoup plus longtemps, 11 heures, dont l'enfant a besoin. Jusqu'à 10 ans, pratiquement, on est plus sur du 11 heures de sommeil que 10 heures. Après, c'est un intervalle entre 10 heures et 12 heures, globalement.
- Speaker #0
D'accord, très bien. Et alors que dire aux parents dont le bébé ne s'endort que dans les bras ou uniquement en contact avec eux et qui du coup ont peur de mal faire au moment de l'endormissement ?
- Speaker #1
Donc il n'y a pas de mauvaise habitude, ça c'est quelque chose que j'entends souvent, une culpabilisation, une culpabilité parentale. Néanmoins, il peut y avoir une fatigue. qui est généré par justement cet endormissement au bras. Déjà parce que parfois il y a un des deux parents simplement qui peut endormir son enfant. Donc ça peut peser un peu lourd sur les épaules. Et puis que, en effet, ça peut fragmenter davantage la nuit. Donc je dirais que ce n'est pas forcément l'endormissement lui-même qui pose souci, mais c'est plus la nuit qui suit derrière. Mais pour moi, il ne s'agit pas du tout d'une mauvaise habitude. Surtout qu'il y a des enfants qu'on endort au bras, au sein, au biberon. avec une tétine et qui vont consolider leur nuit et qui vont très bien dormir derrière. Il n'y a pas vraiment de règles en la matière.
- Speaker #0
Et par rapport aux réveils nocturnes qui peuvent également inquiéter pas mal les parents, est-ce qu'il y a des éléments qui peuvent savoir ce qui est physiologiquement normal et à partir de quand il faudrait être plus attentif ? peut-être consulter un pédiatre ou des choses comme ça ?
- Speaker #1
Alors, il y a peu de chances que ce soit des réveils qui soient anormaux. Vraiment, les réveils anormaux chez les bébés, c'est quand on en a 10-15 la nuit. Donc c'est vraiment un bébé qui ne fait même pas un cycle entier. Donc un cycle, ça va dépendre à quel âge, bien sûr, mais on est très souvent autour de trois quarts d'heure chez les bébés, en tout cas. Et après, en grandissant, ça devient une heure, une heure et quart, et bien sûr, adulte, une heure et demie, deux heures. comme on le sait déjà. Donc les réveils vraiment problématiques, ça va être des réveils qui vont être dus à une pathologie, je pense notamment au RGO, qui va parfois ne pas être diagnostiqué chez le tout petit enfant et qu'on peut hésiter à médicamenter parce qu'on connaît les risques associés. Et donc ça veut dire que ce sont des réveils qui sont plus fréquents que le cycle de l'enfant. Donc c'est des réveils au bout d'un quart d'heure, par exemple, de sommeil, ou 20 minutes. Ça, effectivement, ça doit inquiéter. Après, on peut avoir son bébé qui se réveille, lui, non à tous ses cycles, mais qui a besoin d'une aide parentale à chacun de ses réveils. Et là, c'est pas que ça comporte un risque pour le bébé, mais ça peut comporter un risque pour le parent, et donc, par association, pour le bébé. Parce qu'être un parent épuisé, c'est pas forcément être le parent qu'on a envie d'être. Et en plus, il y a un moment donné, on ne tient plus. Donc c'est important de tenir compte, pour moi vraiment, de l'épuisement parental. Et de ne pas attendre d'être complètement, complètement au bout de sa vie pour réagir. Parce que ce que j'aimerais transmettre aujourd'hui, c'est vraiment, il y a des solutions. Des solutions existent. Et on n'a pas eu, par malchance, un bébé qui ne dort pas. Et il y a une fatalité, on ne peut rien faire contre ça. Évidemment. qui ne sont pas tous logés à la même enseigne et qu'il y en a, on n'a pas fait grand-chose, ils dorment comme des loirs. Et puis, il y a les autres qui vont effectivement avoir besoin d'un peu plus d'accompagnement, mais ils vont y arriver eux aussi.
- Speaker #0
Effectivement, et merci de le rappeler. Et vous avez parlé du RGO. Est-ce que vous pourriez nous repréciser ce que c'est ? Et vous avez parlé également des effets des traitements.
- Speaker #1
Oui. Alors, le RGO, c'est le reflux gastro-œsophagien. Donc, c'est quand le contenu de l'estomac ressort de manière inhabituelle chez un enfant. Donc évidemment, les régurgitations, elles sont normales, surtout les trois premiers mois. Mais là où ce n'est pas normal, c'est lorsqu'elles sont douloureuses, parce que ça va brûler l'œsophage, et donc le bébé peut même faire une œsophagite. Il existe plusieurs traitements, ça dépend un petit peu de l'état où se trouve le bébé. Globalement, on commence toujours par des mesures d'hygiène, c'est-à-dire de digestion, position verticale, éventuellement un petit peu de gaviscon. Tout ça se fait très bien et lorsque ça ne fonctionne pas suffisamment, il y a des médicaments qui vont modifier l'acidité de l'estomac pour que l'estomac ne soit plus acide. Et ça veut dire que quand il y a des remontées, ça ne va plus brûler l'œsophage. Donc ça... On imagine bien que ça a quand même des conséquences derrière. Donc c'est pour ça que certains pédiatres peuvent être assez frileux pour le prescrire. Surtout que typiquement, les trois premiers mois, il y a vraiment des régurgitations qui ne sont pas pathologiques, qui sont normales. Donc ce qui doit amener à consulter, c'est vraiment lorsque les régurgitations sont loin des tétés ou du biberon et lorsque la laine sent mauvais. et que vraiment il y a une douleur qui est associée chez son bébé.
- Speaker #0
D'accord. Et alors, j'enchaîne, on a une idée reçue ou pas, je ne sais pas, parfois d'avoir l'idée de se dire, si on fait un biberon assez important avant de dormir, ça va permettre d'avoir un sommeil bien lourd. Qu'en est-il ?
- Speaker #1
Ça, c'est effectivement globalement une idée reçue, mais souvent, celle qui est plus une idée reçue, c'est de mettre des céréales dans le biberon.
- Speaker #0
En plus.
- Speaker #1
Voilà. qui n'est pas forcément nécessaire. Et c'est vrai que moi, je trouve, et surtout les céréales, avant d'avoir commencé la diversification. Moi, je préfère dans ce cas-là, effectivement, les bébés qu'on commence à diversifier et qu'on leur donne ces céréales-là sous forme de purée, beaucoup plus que cachées finalement dans un biberon. Et parfois, ça va même faire l'effet inverse parce que ça va les caler plus rapidement. Et surtout quand ils sont tout petits, c'est vraiment le lait qui est le plus important, beaucoup plus que ce qu'on va racheter dans le biberon. Et ça ne sert à rien de gaver absolument son bébé. Je pense notamment aux bébés à l'été. Ne leur donnez pas un biberon pour qu'ils fassent leur nuit. Il y a très très peu de chances pour que ce soit la raison des réveils nocturnes. Après, bien sûr, on fait attention à l'alimentation de son bébé. Et c'est important qu'il mange régulièrement pendant la journée. Mais ce qui va être important, ce sont ses apports. nutritionnel sur 24 heures et non pas ce qu'il va ingurgiter juste avant de dormir.
- Speaker #0
Très bien. Si on va chez des enfants encore un petit peu plus grands, qui vont peut-être être résistants au coucher, qui ne voudront pas aller se coucher, est-ce qu'à ce moment-là, quelle est la bonne méthode finalement ? Est-ce qu'il faut que les parents restent ? Est-ce qu'il faut parfois, on dit, laisser pleurer ou en cas où on se prend des enfants un peu plus grands, juste forcer le coucher ?
- Speaker #1
Là, on parle de quel âge ?
- Speaker #0
Peut-être à partir du moment où les enfants peuvent s'affirmer à ce niveau-là ?
- Speaker #1
Donc autour de 2-3 ans. Et bien, tout dépend de la philosophie parentale. Vraiment se dire que pour moi, il n'y a pas une bonne et une mauvaise solution. Je trouve qu'on culpabilise beaucoup les parents aujourd'hui sur leur manière de faire, que ce soit d'un spectre ou d'un autre. Donc c'est bien sûr ok si on a son enfant qui pleure, surtout si on lui a expliqué au préalable. Quelles sont les règles de la maison ? Qu'est-ce qu'on attend de notre enfant ? Et qu'on l'encourage sur le fait qu'il va réussir. Après, c'est vrai que dans ma philosophie et dans les accompagnements que je fais auprès des jeunes parents, j'essaie plutôt de faire les choses progressivement. C'est-à-dire de ne pas passer de coller serré avec mon parent le temps de l'endormissement à « bon ben ciao ciao, je t'enferme ma clé dans ta chambre et puis à demain matin » . Donc pour moi, c'est bien de faire les choses progressivement et de faire un pas après l'autre.
- Speaker #0
Très bien. Et alors, si on parle d'endormissement, forcément, ça fait penser au rituel du soir, la lecture de l'histoire, etc. Quelle importance ça a ?
- Speaker #1
C'est très important et ça fait vraiment partie de l'étape fondamentale pour aider nos enfants à bien dormir ou à mieux dormir s'il y a un souci de sommeil au départ. Et même si tout le monde le sait, je pense, je vois vraiment dans, je dirais, 90% des accompagnements que je fais, et bien ils sont Pas vraiment fait exactement comme il faudrait. Qu'est-ce que c'est un rituel ? Comment est-ce qu'il faudrait qu'il soit ? Déjà, par définition, il faut qu'il soit tous les jours le même. Et je vois souvent, bon, finalement, l'ordre, on change un peu d'un jour à l'autre, un petit peu comme ça nous arrange. Suivant le parent, il est un peu différent. Alors bien sûr, chacun peut avoir sa patte. Et il ne s'agit pas, par exemple, de lire toujours la même histoire. Pour le bien-être des parents. C'est ça. Et parce que de toute façon, plus tard, il y aura un âge. Ou votre enfant voudra toujours la même histoire, donc attendez ce jour-là avant de le faire par vous-même, parce que ça sent le vécu. Et donc le rituel, pour moi, il y a plusieurs choses qui sont importantes. La première, c'est qu'il ne dure pas trop longtemps, mais qu'il dure suffisamment longtemps. Une durée qui est bonne, c'est entre 20 et 30 minutes, c'est-à-dire pas 5 minutes expédiées, mais pas non plus 1h30. La deuxième chose, je l'ai déjà dit, on veut vraiment des étapes qui soient dans le même ordre. qu'ils soient globalement les mêmes d'un jour à l'autre. Même quand on est en voyage, quand on est ailleurs, on essaye de faire quelque chose qui ressemble. Si par exemple on a un bain dans un rituel, bon, on ne va peut-être pas pouvoir le faire à chaque fois, mais on peut avoir un petit gant de toilette par exemple pour faire comme si on faisait le bain. La troisième chose qui est importante, c'est la lumière pendant le rituel. Pas avoir des LED blanches hyper fortes ou alors quand on est en plein été, et là les jours vont bientôt arriver, c'est de se dire je tamise vraiment l'ambiance. Parce que s'il fait plein jour dehors, évidemment qu'on n'a pas du tout envie d'aller se coucher. Donc la lumière est importante et le tempo aussi du rituel est important. Parce qu'on veut à la fois que ce soit structuré, mais on ne veut pas être ni stressé ni dans le speed. On veut que ce soit quelque chose qui nous amène progressivement au sommeil. Donc on veut que ce soit assez. Lent. La lenteur amène le sommeil. Et les différentes étapes qu'on va avoir dans un rituel, il va y avoir souvent une étape d'hygiène, donc autour du brossage de dents, une dent, une brosse à dents. Souvent, je vois les brossages de dents qui commencent un peu tard. Même un bébé, on lui brosse les dents avec bien sûr une petite brosse toute douce ou alors juste une petite compresse avec du sérum physiologique. Un temps de partage. Typiquement, la petite histoire, souvent, ce n'est pas quand ils sont tout bébés, mais quand ils grandissent. Mais ça, c'est chacun qui l'instaure quand il le souhaite. Et ça peut être aussi, tout simplement, une petite chanson, une berceuse. Ça peut être de se raconter la journée. Ça peut être de faire des gratitudes, de faire des prières pour des parents qui sont religieux. Voilà, des choses comme ça, qui est vraiment un moment de partage entre soi et son bébé. Et bien sûr, un moment de... de câlins, d'affection, de bisous et de lui dire bonne nuit et à demain matin très bien alors là on a tout ce qu'il faut pour
- Speaker #0
Mettre en place le bon rituel. Merci beaucoup. Et alors une question par rapport aux familles nombreuses, quand il y a plusieurs enfants qui vont avoir un petit écart d'âge, est-ce qu'il faut essayer de grouper l'heure du coucher ou alors en intervalle, toutes les demi-heures, un enfant qui va se coucher ? Qu'est-ce qu'il y a de mieux pour faciliter l'endormissement ?
- Speaker #1
Globalement, de plutôt respecter les besoins en sommeil de chacun. Mais c'est vrai que quand il y a une fratrie, c'est quand même plus facile d'avoir des étapes. où on va le faire avec nos enfants en même temps. Donc on peut très bien avoir une heure de coucher échelonnée, mais avoir des étapes ensemble, parce que sinon, typiquement, on est toujours obligé d'être deux chaque soir et ça peut être un petit peu compliqué. Donc il n'y a pas forcément une bonne réponse et c'est vrai que certains enfants peuvent être couchés à la même heure, mais pour moi, c'est important d'avant tout répondre aux besoins de chacun. Il est tout à fait possible, même pour un partage de chambre, même des enfants qui partagent la même chambre. de ne pas les coucher exactement à la même heure. Ils peuvent très bien comprendre que quand ils vont se coucher, on ne fait pas trop de bruit parce qu'on a son petit frère ou sa petite sœur qui est déjà endormie. Et donc c'est vrai que souvent, on couche plutôt les plus jeunes en premier et les plus âgés ensuite, sauf un cas de figure particulier qui est lorsque le plus grand commence tout juste à ne plus faire la sieste. et qu'on a un petit qui fait encore la sieste. Là, effectivement, le grand, qui est en moyenne section, grande section, peut être très fatigué le soir et avoir besoin d'être couché plus tôt que son petit frère ou sa petite sœur.
- Speaker #0
Ok. Et alors, par rapport à la sieste, est-ce qu'il faut laisser l'enfant faire sa sieste de la durée qu'il le souhaitera ou est-ce qu'une sieste qui s'éternise... Déjà, qu'est-ce qu'une sieste qui s'éternise et est-ce qu'il faudrait aller réveiller l'enfant à ce moment-là ?
- Speaker #1
Alors, c'est rare qu'il faille réveiller un enfant. En général, il dort ce dont il a besoin et Souvent, les enfants qui font des siestes un peu longues, c'est qu'il y a un petit rattrapage de nuit. C'est que souvent, les nuits ne sont pas très bonnes, contrairement à ce qu'on pourrait penser. On peut avoir l'impression que c'est l'inverse qui se passe. Mais, comme toujours, il y a toujours des exceptions. Et il y a effectivement certaines siestes un peu longues qui peuvent empêcher un enfant de s'endormir correctement le soir. Je pense notamment à l'enfant de 2 ans, 2 ans et demi qui est chez la nounou ou à la crèche, qui va faire 3 heures de sieste. En effet, pour cet enfant-là, il peut... il peut être bien non pas de le réveiller, mais de faire en sorte qu'à un moment donné, il n'enchaîne pas vers un autre cycle. Et donc pour moi, ça c'est tout à fait différent. On ne va pas réveiller l'enfant au milieu du cycle, mais plutôt se dire, voilà, là ça fait une heure et quart, ou alors ça fait deux heures et quart, deux heures et demie, ça y est, il a fait un cycle ou deux cycles, je vais simplement ouvrir un peu la porte et dire, tiens, on va faire telle activité hyper intéressante, si bébé est en sommeil léger, il va entendre et se dire, tiens, ça peut être intéressant et je vais plutôt aller jouer plutôt que de me rendormir. Et donc là, on ne l'a pas réveillé, on lui a juste proposé de ne pas se rendormir, ce qui est assez différent.
- Speaker #0
Effectivement. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Et à l'école, pas de soucis en général, parce que les maîtresses ne laissent pas les enfants dormir trop longtemps. Donc, il n'y a jamais de sujet quand l'enfant est... rarement un sujet quand les enfants sont à l'école.
- Speaker #0
Et pour conclure, s'il y avait une idée reçue ou plusieurs qui soient très répandues sur le sommeil des enfants à déconstruire, laquelle serait-ce ?
- Speaker #1
Pour moi, il y a vraiment deux idées reçues qui ont la dent dure. La première, c'est ça va passer. Il y a beaucoup de médecins, par exemple, qui vont dire ça aux jeunes parents. Il est petit, c'est normal, ça va passer. Je trouve que c'est assez dangereux. Surtout chez les parents qui vivent l'épuisement parental, ça pour moi c'est une idée reçue. Non, ça ne va pas passer. Déjà, dans 80% des cas, lorsqu'on ne change rien à ses habitudes de sommeil, les enfants dorment de la même manière trois ans après. Donc non, ça ne va pas passer tout seul.
- Speaker #0
Et à ce moment-là, qui allait voir ?
- Speaker #1
Ça peut être d'aller voir un consultant de sommeil qui va pouvoir les aiguiller vers un sommeil plus réparateur. Après, ça peut être aussi de consulter des livres, de consulter Internet, de faire attention parce que vous allez lire tout et son contraire, et de faire attention aussi que ça corresponde à vous, votre philosophie parentale. Et voilà, vraiment, je déconseille d'essayer quelque chose trois jours, d'essayer autre chose, et de ne faire que varier dans sa manière de faire. Il vaut mieux être constant et cohérent avec son bébé, plutôt que d'essayer plein plein de choses.
- Speaker #0
Très bien.
- Speaker #1
Et la deuxième idée reçue... Pour moi, c'est vraiment qu'il faut laisser pleurer un bébé pour qu'il dorme bien. Ça, c'est une autre idée reçue qui est à la peau dure, qui est fausse. On peut vraiment accompagner tranquillement son bébé vers un meilleur sommeil. Ce n'est pas en le laissant tout seul dans son lit et en faisant des allers-retours. Voilà, qu'on va forcément l'aider à bien dormir. Pour ceux qui l'ont pratiqué et pour qui ça a marché, c'est très bien, c'est parfait. Mais ce n'est pas forcément la seule manière de s'y prendre.
- Speaker #0
Très bien. Donc finalement, il n'y a pas une manière magique. Il faut essayer, mais sans changer trop régulièrement. Et puis s'adapter à la situation, à son bébé, à sa propre situation personnelle, à sa fatigue, etc.
- Speaker #1
Exactement. Et toujours, avec le sommeil, se donner un petit peu de temps. Il y a rarement d'immédiat. il faut se donner du temps. A mes familles, je ne leur promets jamais une baguette magique de quelque chose qui va se résoudre très rapidement. Ça peut être en effet assez rapide, mais ça dépend du bébé et ça dépend des familles.
- Speaker #0
Merci beaucoup pour toutes ces informations très riches. J'espère que, chers auditeurs, vous avez pu en tirer des réponses à vos questions et on va pouvoir se retrouver dès maintenant avec les 2 minutes culture. Alors on a abordé beaucoup de choses lors de cet échange, et notamment le fait que l'endormissement peut être parfois un petit peu effrayant pour les enfants, mais finalement également pour les adultes, puisqu'on ne peut jamais dire exactement à quel moment on s'endort. Et ça, ça peut être un petit peu déconcertant. On va se souvenir d'avoir posé la tête sur l'oreiller, on se souviendra peut-être de notre dernière pensée, du début d'un rêve, mais le moment précis du basculement, lui, disparaît. La raison, elle est assez simple, c'est notre mémoire à court terme qui se met en veille avant nous. Pour fabriquer un souvenir, le cerveau a besoin de certaines substances chimiques, notamment l'acétylcholine ou la noradrénaline. Or, dès qu'on commence à s'endormir, leur niveau chute fortement. Résultat, le cerveau n'est plus vraiment capable d'enregistrer ce qui se passe. Les dernières pensées, les dernières sensations ne sont tout simplement pas stockées. Et contrairement à ce qu'on imagine, on ne va pas s'éteindre d'un coup. Le cerveau se déconnecte par petites étapes. Certaines zones liées à l'attention décrochent d'abord, puis celles impliquées dans la mémoire. Pendant quelques secondes, on peut encore avoir l'impression d'être conscient, alors que le système d'enregistrement, lui, est déjà hors ligne. C'est aussi dans cette phase qu'on peut ressentir cette impression étrange de tomber dans le vide juste avant de s'endormir. Ce phénomène s'appelle une secousse hypnique. Quand les muscles commencent à se relâcher, le cerveau, encore partiellement éveillé, peut interpréter ce relâchement comme une perte d'équilibre. Il déclenche alors un réflexe brutal, un sursaut, parfois accompagné d'une sensation de chute. C'est pour ça que le moment exact où vous perdez conscience reste invisible, la mémoire s'arrête avant que le sommeil ne soit complètement installé.
- Speaker #1
Très intéressant, et notamment lorsqu'on a cette impression de chute, c'est souvent justement quand on s'endort et qu'on est très fatigué, trop fatigué, et qu'on plonge dans le sommeil profond un peu trop rapidement. Et là, effectivement, le cerveau n'est pas en phase avec le relâchement des muscles et se dit « Ouh, ouh, qu'est-ce qui se passe ? » Et c'est là où on se réveille en sursaut. Donc très souvent, c'est ça qui se passe. C'est un signe de grande fatigue.
- Speaker #0
Bon indicateur. Très bien. Eh bien, merci beaucoup, Juliette, d'avoir échangé là-dessus aujourd'hui. C'était très riche, très intéressant. Et on peut continuer de se renseigner sur ce sujet-là via votre blog, votre Instagram. C'est bien cela ?
- Speaker #1
Tout à fait. Et donc sur notre site internet, vous pouvez aussi télécharger des 5 conseils pour aider bébé à mieux dormir dès cette nuit. Vraiment, pour certains parents, c'est suivant pour accompagner leur enfant vers un meilleur sommeil. Donc vraiment, je vous le recommande 100%. Et puis bien sûr, sur notre page Instagram, on vous donne plein de conseils sur le sommeil. On interagit aussi et on répond aux messages privés.
- Speaker #0
Super. On remettra dans tous les cas tous les liens dans la description de l'épisode. Merci encore. Merci, chers auditeurs, d'être restés avec nous jusque-là. Nous finissons donc avec cet épisode, notre série sur le sommeil. Nous espérons que ces trois épisodes vous auront apporté des nouvelles connaissances et des outils pour prendre en main votre sommeil et votre santé. Nous nous retrouverons en mai pour notre premier épisode sur la thématique du handicap. Abonnez-vous pour ne rien manquer et surtout parlez du podcast autour de vous. Ensemble, faisons circuler l'info et la parole. A bientôt !